jeudi 29 novembre 2018

Irak, Syrie, Yémen : le patrimoine sous les bombes

 

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samedi 10 octobre 2015

Syrie : grâce à la Russie, Daech est aux portes d'Alep

llustration : le 8 juillet 2015, dans les rues d'Alep, les habitants inspectent les décombres après une attaque des forces de Bachar al-Assad © MaxPPP

Le groupe Etat islamique a pris position vendredi à la lisière d'Alep, deuxième ville de Syrie, grâce à une percée éclair contre les rangs des rebelles déboussolés par les frappes russes qui les visent principalement. L'intervention de la Russie dans le conflit syrien redistribue totalement les cartes sur le plan militaire.

Daech est au plus près d'Alep. Il a pris ses positions vendredi autour de la seconde ville de Syrie. C'est une conséquence directe des frappes russes, qui ont affaiblies les rebelles et permet maintenant au groupe Etat islamique de réaliser une percée rapide et sans précédent.

Vers une nouvelle bataille d'Alep ? 

Pour le moment, le front d'Alep est relativement calme, mais il pourrait bientôt se rallumer. Les signes d'un affrontement prochain sont là. Les djihadistes du groupe Etat islamique ont pris position à la lisière de l'agglomération alépine après avoir chassé des groupes islamistes rivaux. Un général iranien des Gardiens de la révolution vient d'être tué lors d'un bombardement sur un aéroport militaire. 

Pour Pierre Merjaneh, député indépendant de la ville, la bataille d'Alep se profile à l'horizon. "Je crois que l'armée syrienne se prépare à faire quelque chose dans les alentours d'Alep, explique-t-il. Après les frappes aériennes de la Russie, je crois que les rebelles attendent pour leur défense, ils n'ont plus d'initiatives terrestres."

Des cartes totalement redistribuées

Pendant l'hiver 2014, l'armée de Bachar Al-Assad avait lancé une offensive sur les quartiers de la ville tenus par les insurgés. Les rebelles étaient parvenus à repousser l'assaut grâce à une aide logistique en armes et en munitions fournie par la Turquie. Cette fois-ci, la configuration sur le terrain a complètement changé avec la puissance de feu de la Russie désormais mise au service de Bachar Al-Assad.

par Christian Chesnot

Source : http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/syrie-grace-la-russie-daech-se-rapproche-dangereusement-d-alep-737479

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mardi 25 août 2015

Patrimoine en péril en Syrie

Le temple de Baalshamin à Palmyre, en Syrie a été détruit par le groupe État Islamique.

   Crédits photos JOSEPH ETD/AFP

Le temple de Baalshamin, érigé en l'an 17 en l'honneur du dieu du ciel phénicien, était classé au patrimoine de l'humanité par l'Unesco.

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Les djihadistes du groupe État islamique (EI) ont détruit un trésor archéologique mondial à Palmyre, en Syrie. «Daech [acronyme en arabe de l'EI] a placé aujourd'hui une grande quantité d'explosifs dans le temple de Baalshamin avant de le faire exploser. Le bâtiment est en grande partie détruit», a déclaré dimanche 23 août à l'AFP Maamoun Abdulkarim, le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé la destruction de ce monument classé au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco.

Le temple de Baalshamin a commencé à être érigé en l'an 17 puis a été agrandi et embelli par l'empereur romain Hadrien en 130. Baalshamin est le dieu du ciel phénicien, et est associé à Aglibôl (dieu de la lune) et à son frère cadet Malkbêl (dieu du soleil). C'est le sanctuaire le plus important après celui de Bêl, selon le musée du Louvre à Paris.

«Nos plus sombres prédictions sont malheureusement en train de se réaliser», a déploré Maamoun Abdulkarim. Les djihadistes «ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ils ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre, et ont transformé le musée en tribunal et en prison. Ils ont également assassiné mardi l'ancien directeur des Antiquités de la ville», a-t-il poursuivi.

L'EI s'est emparé en mai dernier de Palmyre. L'Unesco s'était déjà insurgé le 3 juillet contre la destruction d'œuvres d'art de Palmyre. «La destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l'on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d'une perversité glaçante», avait dénoncé sa directrice Irina Bokova.

L'organisation extrémiste a également détruit vendredi le monastère syriaque catholique de Saint Elian, datant du 5e siècle et situé à al-Qaryataïne dans le centre de la Syrie, a rapporté vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). «Au moyen de bulldozers, ils ont détruit le monastère sous prétexte que les gens y adoraient un (autre) dieu que Dieu», a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire.

Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l'ONU. Les djihadistes, qui contrôlent de larges pans de territoires irakien et syrien, ont détruit en avril en Irak à coups de bulldozers, de pioches et d'explosifs le site archéologique de Nimroud, joyau de l'empire assyrien fondée au 13e siècle avant JC.

La ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, a condamné sur son compte Twitter la destruction du temple de Baalshamin.

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Patrimoine syrien, classé en péril par l'Unesco

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jeudi 21 mai 2015

Syrie : l'Etat islamique a pris le contrôle de la quasi-totalité de la cité antique de Palmyre

 Une vue de Palmyre (Syrie), le 18 mai 2015.

 Une vue de Palmyre (Syrie), le 18 mai 2015. (STR / AFP)

La cité de Palmyre, vieille de plus de 2 000 ans, revêt une importance stratégique pour l'organisation jihadiste.

Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) contrôlent la quasi-totalité de la cité antique de Palmyre, assure l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon l'ONG, les forces gouvernementales se sont retirées mercredi 20 mai des différents secteurs de cette ville de l'ouest de la Syrie, théâtre de violents combats entre l'armée fidèle au président Bachar Al-Assad et l'organisation jihadiste depuis l'assaut l'ancé par celle-ci le 13 mai.

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a fait état du "retrait massif des forces du régime de tous les secteurs". Il a cependant précisé que les jihadistes n'étaient pas entrés dans la prison (à l'est de la ville) ni au siège des Renseignements militaires (à l'ouest) où se trouvent un grand nombre de soldats loyalistes. 

La télévision syrienne a indiqué de son côté que les forces gouvernementales se retiraient de Palmyre "après avoir assuré l'évacuation de la plupart des civils". Elle a ensuite précisé que les jihadistes essayaient désormais d'entrer dans les sites historiques de la ville. 

Une cité stratégique 

La cité de Palmyre, vieille de plus de 2 000 ans, revêt une importance stratégique pour l'EI puisqu'elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province d'Al-Anbar en Irak, qu'il contrôle déjà en grande partie. 

Contacté par l'AFP, le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdelkarim, a affirmé que "la situation était très mauvaise", s'inquiétant du sort du site archéologique inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité. "Je suis vivement préoccupée par la situation du site de Palmyre. Les combats menacent l'un des sites les plus significatifs du Moyen-Orient et la population civile qui s'y trouve", a pour sa part déclaré la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova. "Je réitère mon appel en faveur d'un arrêt immédiat des hostilités sur le site", classé au patrimoine mondial de l'humanité, a-t-elle dit dans un communiqué.

Dimanche, l'organisation jihadiste a déjà pris le chef-lieu de la province d'Al-Anbar, la ville irakienne de Ramadi, infligeant un important revers à Bagdad et à son allié américain.

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mardi 26 août 2014

L’Etat islamique gagne du terrain en Syrie

Un groupe de combattants de l'Etat islamique (EI) en parade dans la ville de Rakka en Syrie.

SYRIE - Alors que les forces kurdes parviennent à reprendre des villes irakiennes à l’Etat islamique (EI), les djihadistes continuent leur avancée en Syrie…

L’EI, qui affronte en Syrie à la fois les rebelles et le régime de Bachar al-Assad, parvient pourtant à conquérir de nouveaux territoires. Bousculé en Irak, le «califat» autoproclamé fin juin poursuit sa stratégie de conquête sur l’autre région forte qu’il contrôle. «20 Minutes» fait le point sur l’avancée de l’EI en Syrie.

Où l’EI progresse-t-il en Syrie?

Les djihadistes ont perdu un peu de terrain en Irak, où les combattants kurdes, aidés des forces irakiennes et des frappes américaines, leur ont repris ce lundi trois villages au nord-est de Bagdad, dans la province de Diyala, ainsi que l’une des routes principales utilisées par l’EI pour transporter combattants, matériels et vivres. C’est donc du côté syrien que l’EI a intensifié les combats et a enregistré une importante victoire en prenant dimanche l’aéroport militaire de Tabqa, dernier bastion du régime de Bachar al-Assad dans la province de Rakka, riche en pétrole et aujourd’hui sous le contrôle intégral des djihadistes, où ils s’étaient déjà emparés de trois bases militaires au cours des dernières semaines.

L’EI a-t-il les moyens de poursuivre son offensive en Syrie?

Avec la prise de Tabqa, l’EI a mis la main sur un important arsenal d’armes, composé d’avions de chasse, d’hélicoptères et de pièces d’artillerie. Une prise venue gonfler un butin déjà bien garni, surtout depuis que les djihadistes ont pris le contrôle de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, et ont mis la main sur l’ensemble des armes laissées par l’armée irakienne dans sa fuite.

Sur le plan humain, l’EI compterait de 10.000 à 50.000 soldats dans ses rangs. Une estimation modeste comparée aux 35.000 peshmergas kurdes et aux 250.000 soldats irakiens qui les combattent de l’autre côté de la frontière, à ceci près que les djihadistes de l’EI sont fanatiques et prêt à tout pour leur cause, y compris à mourir.

Enfin, et surtout, si le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi a compris une chose, c’est que l’argent est le nerf de la guerre. Le trésor de guerre de l’EI serait estimé à 2 milliards de dollars, et proviendrait notamment de fonds qataris et saoudiens. Une fortune qui permet à l’organisation djihadiste de rémunérer grassement ses troupes et de contenir toute velléité de révolte sur les territoires qu’elle contrôle.

Peut-on intervenir en Irak sans intervenir en Syrie pour combattre l’EI?

Depuis le 8 août, les Etats-Unis ont mené plus de 90 frappes contre l’EI dans le nord de l’Irak. Washington, qui n’entendait pas intervenir sur le territoire syrien, a durci sa position depuis l’exécution sommaire par les djihadistes de l’EI du journaliste américain James Foley, enlevé en Syrie. Malgré la menace de l’EI de tuer un second otage américain si les raids se poursuivent, les Etats-Unis ont affirmé leur détermination à poursuivre leurs raids en Irak et menacé de les étendre à la Syrie, où les djihadistes affrontent à la fois les rebelles et le régime de Bachar al-Assad.

«Si vous vous en prenez à des Américains, nous irons vous chercher où que vous soyez», a déclaré Ben Rhodes, conseiller adjoint à la Sécurité nationale du président Obama, cité par le Wall Street Journal, signant ainsi la volonté de Washington d’apporter une réponse puissante à la menace que représente l’EI.

De leur côté, les autorités syriennes se sont dit prêtes lundi à coopérer avec la communauté internationale, y compris les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pour lutter contre les djihadistes mais ont souligné que toute frappe en Syrie devait se faire «en coopération» avec elles.

Anissa Boumediene
Source :
http://www.20minutes.fr/monde/1432195-20140825-etat-islamique-gagne-terrain-syrie

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