mercredi 6 septembre 2017

Violences conjugales : quelle prise en charge pour les enfants ?

 

Violences conjugales : quelle prise en charge pour les enfants ?

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Un rapport rendu public ce 7 septembre appelle à mieux reconnaître et prendre en charge les enfants victimes collatérales de violences conjugales.

Si elles ne sont pas toujours fatales, les violences conjugales peuvent avoir d'importantes répercussions sur la santé, le comportement et le développement des enfants, sans compter les risques de reproduction, une fois adultes, des violences dont ils ont été témoins dans leur jeune âge.

Un rapport signé d'experts et d’élus réunis par l'Observatoire régional des violences faites aux femmes (Centre Hubertine Auclert) recommande de reconnaître en droit pénal le statut de victime de l'enfant exposé aux violences conjugales, même s'il n'est pas directement ciblé. Il préconise aussi d'améliorer les dispositifs de mise en sécurité des femmes victimes de violences et de leurs enfants: accès facilité à l'hébergement d'urgence, meilleure application de la législation sur l'éviction du conjoint violent du domicile.

Le rapport conseille de développer dans le milieu associatif des dispositifs spécialisés d'accompagnement des enfants pour les aider à se reconstruire, par exemple grâce à des ateliers ou groupes de parole, et d'améliorer leur accès aux soins psycho-traumatiques.

Pour les enfants qui ont été témoins du meurtre de l'un de leurs parents par l'autre parent, il propose de généraliser le dispositif "féminicide" expérimenté en Seine-Saint-Denis: la prise en charge socio-médicale commence par une hospitalisation de trois jours de l'enfant, au cours de laquelle ses traumatismes sont évalués.

"D'après plusieurs études, entre 40% et 60% des conjoints violents sont aussi des pères violents", signale le groupe de travail. Dans les situations où les enfants ne sont pas directement ciblés par l'auteur des violences, "des études montrent que ces pères exerçant des violences sur leur partenaire sont peu impliqués et peu empathiques vis-à-vis de leurs enfants".

Le rapport propose de mieux appliquer la législation permettant de retirer, totalement ou en partie, l'autorité parentale au parent violent condamné pour un crime ou délit sur l'autre parent.

Un total de 157 personnes (123 femmes et 34 hommes) sont mortes, victimes de leur conjoint, petit ami, compagne, amant ou ex en 2016, selon le ministère de l'Intérieur.

NB : 

En France, 143.000 enfants vivent dans un foyer où une femme a déclaré des violences physiques ou sexuelles au sein de son couple, rappelle le groupe de travail composés d’experts et d’élus, réuni par l'Observatoire régional des violences faites aux femmes (chiffres Insee). Selon d’autre travaux, si l'on tient compte des violences non déclarées (y compris verbales et psychologiques), 4 millions d'enfants seraient concernés.

En 2016, 25 décès d'enfants dans le cadre de violences conjugales ont été recensés par le ministère de l'Intérieur, dont neuf ont été tués par leur père en même temps que leur mère.

Les conséquences des violences conjugales sur les enfants ont un coût pour la société estimé à 422 millions d'euros (chiffres Insee), notamment en raison des coûts d'accueil et accompagnement par l'aide sociale à l'enfance.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Source : http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/violences/violence-conjugale/violences-conjugales-quelle-prise-en-charge-pour-les-enfants_23170.html

Evy - signature animée Titi

 

 

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vendredi 5 mai 2017

La reconnaissance et prise en charge de la maladie " fibromyalgie " en tant qu handicapante.

 

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Pour une reconnaissance de la maladie " fibromyalgie "

par Madame Marisol Touraine, Ministre de La Santé. 

La fibromyalgie est reconnue par l'OMS depuis 1992, mais ce n'est toujours pas le cas en France! 

Nous sommes statistiquement plusieurs millions de français à souffrir de fibromyalgie. La fibromyalgie qu'est-ce que c'est ? C'est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, douleurs associées à une grande fatigue et à des troubles du sommeil. 

Ce syndrome est très éprouvant et empêche souvent la personne qui en souffre d’accomplir ses activités quotidiennes ou de fournir un travail à temps plein. 

La prise en charge médicale de ce syndrome n’en est qu'à ses balbutiements dans notre pays, et se révèle encore très insatisfaisante. 

Les administrations ne nous écoutent pas, voire nous ignorent. Faire reconnaître une invalidité auprès de la Sécurité Sociale pour fibromyalgie est tout simplement impossible, obtenir une ALD 31 pour fibromyalgie seule est aussi quasiment impossible. 

Notre handicap est nié par les pouvoirs publics, alors que bon nombre d'entre nous perdent leur emploi, leur famille, sont dans l'exclusion et la précarité la plus totale. 

Cette situation est tout simplement inadmissible, en plus de notre maladie nous devons souffrir de l'incompréhension de notre entourage, de la non prise en compte de notre handicap par les pouvoirs publics, nous sommes victimes d'injustices et de discrimination. 

Tout cela doit changer, alors mobilisons-nous et unissons-nous pour aller plus loin tous ensemble et œuvrer pour la reconnaissance de la fibromyalgie en France.  

Sophie VAISSON st germain du puy, France

 

Pour signer la pétition, cliquez le lien ci-dessous : pour-une-reconnaissance-de-la-fibromyalgie

Cette pétition sera remise à:
  • Ministère De La Santé
    Madame Marisol Touraine
  • Ministre des Affaires sociale, de la Santé et des Droits des femmes
    Marisol Touraine

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samedi 4 mars 2017

Sport sur ordonnance : les modalités de prise en charge

Sport sur ordonnance : les modalités de prise en charge
blasbike/epictura

Dès le 1er mars, les médecins pourront prescrire de l'activité adaptée. Mais le décret d'application reste trop flou pour les professionnels concernés.

 C’est un grand pas, pour un pays champion de la consommation médicamenteuse. Le 1e mars, la France va adopter le « sport sur ordonnance ». Les 10 millions de « patients ALD » (affection longue durée), qui souffrent de pathologies lourdes et chroniques, pourront se voir prescrire des séances d’activité physique adaptées à leur maladie. Objectif : améliorer la condition physique de ces patients mais aussi diminuer la dépendance du système de soins à l’allopathie.

Belle initiative, sur le papier, mais elle fait déjà grincer des dents. Car le dispositif n’est pas financé, comme l’a fait valoir Jean-Marc Descotes, co-fondateur de l’association CAMI – Sport et Cancer, qui exprimait ce mercredi son sentiment de frustration dans nos colonnes. « Le décret d’application a donné l’illusion qu’il ferait entrer l’activité physique et sportive (APS) dans le champ de la santé. Mais il n’en a pas donné les moyens », a-t-il ainsi déploré.

"Une réunion de finalisation"

De fait, le décret ne précise pas les modalités de prise en charge nationale du dispositif. Actuellement, la prescription ne peut donner donc lieu à un remboursement. Par ailleurs, le futur système pèche encore par son manque de simplicité, ce qui peut constituer un frein, à la fois pour les prescripteurs, les collectivités et les patients.

Pour répondre à ces difficultés, une réunion de finalisation doit avoir lieu ce lundi soir sous l’égide de la direction générale de la Santé, avec des représentants du ministère de la Santé, du Sport, de l’Enseignement, mais aussi des éducateurs sportifs, des kinésithérapeutes, des associations et fédérations sportives, ainsi que des élus locaux.

L’objectif est double : valider le formulaire de prescription – un point particulièrement important pour faciliter la démarche des prescripteurs – et mettre au point une instruction ministérielle obligeant les Agences Régionales de Santé (ARS) à inscrire dans tous les plans régionaux un « contrat local santé sport » organisé et financé.

"Basculement"

« Lorsque ces deux conditions seront réunies, les modalités de prise en charge vont s’organiser », veut croire Alexandre Feltz, adjoint santé à la mairie de Strasbourg, où le « sport sur ordonnance » est en place depuis plusieurs années.

« Il s’agit d’un basculement du système français vers la prévention, poursuit-il. Ce thème est déjà repris par les candidats à l’élection présidentielle, qui ont un intérêt évident pour les modalités de financement de la logique préventive. Je n’imagine pas que ce dispositif soit, au final, non remboursé ».

Financement multiple

Dans la capitale européenne, les autorités locales ont fait reposer le financement du « sport sur ordonnance » sur des sources multiples. La ville s’est engagée fortement aux côtés de l’ARS, du conseil départemental, du régime local de l’Assurance Maladie, de la Sécurité Sociale et des mutuelles.

Cette multiplicité des sources a permis de garantir la gratuité du dispositif pour la première année de prescription, succédée d’un système de « tarification solidaire » pour les autres années (20 € par an pour les patients qui perçoivent les minima sociaux ; 50 € pour celles qui sont au Smic ; 100 € pour les salaires supérieurs).

A l’échelle nationale, il y a fort à parier que le dispositif trouvera, à l’image de Strasbourg, un financement pluriel. « Il le faudra, car si la Sécurité Sociale se désengage de ce dossier, les offres privées prendront le dessus. C’est déjà le cas, avec les coach individuels et les salles de sport qui commencent à occuper le créneau ». Le risque de sélection par l’argent serait alors élevé, alors que les pathologies incluses dans la liste des ALD révèlent souvent une profonde discrimination sociale…

par Marion Guérin

 

Source http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/20123-Sport-sur-ordonnance-les-modalites-de-prise-en-charge

 

 

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mercredi 12 novembre 2014

Douleur. Bientôt sous contrôle ?

Elle touche 30% des Français de façon chronique.

Elle peut être légère ou intolérable, persistante ou passagère, localisée ou étendue. Mais dans tous les cas, elle empoisonne la vie quotidienne.

La douleur et les recherches qui visent à mieux la comprendre et la prendre en charge sont au cœur du nouveau dossier du magazine Science&Santé.

Alors que près d’un tiers des français souffrent de douleurs chroniques et que 50% des douleurs neuropathiques (liées à des lésions du système nerveux) ne sont pas correctement soulagées, la recherche biomédicale a du pain sur la planche !

Mieux comprendre les mécanismes de la douleur et ceux des médicaments déjà disponibles, identifier des facteurs de risque de chronicisation de la douleur, développer des stratégies de prises en charge non médicamenteuses… Les approches visant à découvrir comment mieux contrôler la douleur sont nombreuses et variées. 

Pour vous les faire découvrir, Science&Santé est parti à la rencontre de ceux qui luttent contre ce fléau et recherchent les traitements de demain.

Des voies prometteuses qui sont autant d’espoirs pour ceux qui souffrent jour après jour.

Pour lire le dossier complet,cliquez sur le lien ci-dessous :

Téléchargez le dossier "Douleur. Bientôt sous contrôle ?"

Source :

http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/douleur.-bientot-sous-controle

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