dimanche 2 avril 2017

Un plastique sans hydrocarbure !

 

Le plastique à base de plumes a pour but de préserver l'environnement, à moindre coût, tout en valorisant des tonnes de déchets. © Mai Velasquez, Stockvault

Le plastique à base de plumes a pour but de préserver l'environnement,

à moindre coût, tout en valorisant des tonnes de déchets.

© Mai Velasquez, Stockvault

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Fabriquer du plastique à base de plumes de poulet ? Un bon titre pour un poisson d'avril, mais ce n'en est pas un ! C'est même une idée très sérieuse de chercheurs américains qui, en 2011, ont réussi à obtenir une matière solide et de bonne qualité.

  • En 2011, des scientifiques ont exploré une voie chimique pour synthétiser un polymère à partir de plumes d'oiseaux et, concrètement, de poulets.
  • Ils ont obtenu un bon résultat à l'aide de l'acrylate de méthyle, qui polymérise avec la kératine (constituant majeur de la plume).
  • Les résultats sont depuis restés au stade du laboratoire.

Du fait de son bas prix et de son goût qui plaît à tous, le poulet est l'une des viandes les plus consommées dans le monde. Ce ne sont donc pas les plumes qui manquent ! Des scientifiques américains ont eu la bonne idée de valoriser ce déchet jusqu'à présent inutilisé, qui s'accumule à raison de plusieurs millions de tonnes par an. L'idée est plutôt originale et surtout très intéressante, puisqu'ils en ont fait... du plastique !

Et pas n'importe quel plastique. Les chercheurs de l'université du Nebraska (Lincoln), qui ont annoncé leur découverte à l'occasion du 241e congrès national de l'American Chemical Society, ont réussi à obtenir un « thermoplastique ». Il s'agit donc d'une matière qui peut être rendue malléable en la chauffant, mais qui redevient solide lorsqu'elle retrouve sa température initiale. La forme peut alors être modelée à volonté, par simple chauffage. En plus de son origine écologique, c'est donc un plastique réutilisable, recyclable. Les résultats ont ensuite été publiés dans la revue Colloids and Surfaces B: Biointerfaces.

D'un point de vue moléculaire, les liaisons chimiques formant la matière thermoplastique doivent donc pouvoir résister à la température. C'est le cas du nylon (bas féminins), du polyéthylène (sacs plastiques), du polystyrène(retrouvé dans les boîtes d'emballage pour préserver des chocs), ou encore du polychlorure de vinyle, mieux connu sous son sigle PVC. Elles se distinguent des matières thermodurcissables (comme la Bakélite), qui deviennent irréversiblement solides une fois chauffées (et ne sont donc pas recyclables), à l'image d'un œuf cuit.

Que ce soit l'un ou l'autre des types de plastiques, ils sont actuellement majoritairement fabriqués à partir d'hydrocarbures, autrement dit à base de pétrole ou de gaz, avec les problèmes que cela pose. « Utiliser des déchets comme source alternative de matériaux est l'une des meilleures approches pour tendre vers une société plus durable et plus responsable d'un point de vue environnemental », explique Yiqi Yang, l'un des auteurs de ce travail. Les plumes n'étant pas chères, abondantes et à priori inépuisables, elles étaient dès lors une piste à explorer sérieusement.

Pour obtenir une matière plastique écologique, les plumes de poulet, constituées de kératine (comme les cheveux, les cornes, les ongles...), ont été traitées avec des produits chimiques, dont l'acrylate de méthyle. Ce produit liquide et incolore, notamment retrouvé dans les vernis à ongle, subit des polymérisations, c'est-à-dire que les molécules peuvent s'associer une à une pour former de très longues chaînes.

Le meilleur plastique écologique !

En l'occurrence, ils ont obtenu un polymère issu d'un mélange kératine-acrylate de méthyle, appelé feather-g-poly(methyl acrylate) ou plume-g-poly(acrylate de méthyle). Il possède apparemment d'excellentes propriétés thermoplastiques, meilleures que les matières fabriquées à partir de protéines de soja ou d'amidon. De plus, il s'agit du premier plastique à base de plume qui possède une bonne résistance à l'eau.

« D'autres avaient déjà essayé de développer des thermoplastiques à base de plumes, explique Yiqi YangMais aucun d'entre eux ne se comporte bien quand ils sont mouillés. Avec cette technique, nous pensons que nous sommes les premiers à démontrer que l'on peut fabriquer des thermoplastiques à base de plumes de poulet stables dans l'eau et conservant de solides propriétés mécaniques. »

Par Claire Peltier, Futura

Source : http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-plastique-ecologique-base-plumes-poulet-29238/

 

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lundi 20 mars 2017

La fabrication du plastique en 5 étapes

 

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http://dailygeekshow.com/wp-content/uploads/2014/12/decharge-morceaux-plastiques-une.jpg

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Le plastique peut aujourd'hui être obtenu à partir de cellulose, d'amidon ou encore de gaz naturel mais la majorité des plastiques sont encore fabriqués à partir de produits pétroliers. Lumière sur les différentes étapes de la fabrication du plastique.

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Le naphta, ingrédient de base du plastique

Le naphta est un liquide issu du raffinage du pétrole qui se condense entre 40 et 180 °C.

Il constitue la matière première des plastiques. Avant d'être utilisé par les plasturgistes, le naphta doit subir une opération de craquage.

Le craquage

Sous l'effet d'un chauffage (800 °C) puis d'un refroidissement brutal (400 °C), les grosses molécules d'hydrocarbures qui constituent le naphta se voient fragmentées en molécules plus facilement exploitables.

La polymérisation

Les monomères obtenus après craquage contiennent entre 2 et 7 atomesde carbone chacun.

Grâce à des réactions dites d'addition (chaîne de monomères identiques) ou de condensation (chaîne de monomères différents), ils se lient entre eux pour former des polymères.

La mise en forme

À la sortie de la raffinerie, les polymères se présentent sous forme de granulés, de liquides ou de poudres.

Les différents matériaux plastiques que nous connaissons sont obtenus grâce à l'ajout d'adjuvants et d'additifs.

Ils sont ensuite mis en forme par moulage, par extrusion, par injection ou encore par thermoformage.

Le recyclage des déchets plastiques

Après usage et collecte, les déchets plastiques sont acheminés vers des usines de traitement pour y être prélavés et triés.

Ils sont ensuite broyés en paillettes, lavés, rincés, essorés, séchés, plastiques suivent tamisés et régénérés en granules.

Il est à noter que le pouvoir calorifique du plastique équivaut à celui du charbon ou du pétrole.

Ainsi, une part importante des déchets plastiques suivent actuellement une filière de valorisation énergétique.

Par Nathalie Mayer, Futura

Source http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/chimie-fabrication-plastique-5-etapes-6227/

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mercredi 15 juin 2016

Pollution : les larves de poissons aiment trop le plastique

Le brochet mange aussi des petites proies, comme des larves de perche. Si elles ont avalé des petites particules de matière plastique, elles évitent moins bien la bouche de ce prédateur. © Vladimir Wrangel, Shutterstock

Le brochet mange aussi des petites proies, comme des larves de perche. Si elles ont avalé des petites particules de matière plastique, elles évitent moins bien la bouche de ce prédateur.

© Vladimir Wrangel, Shutterstock

Mises en présence de leur nourriture habituelle et de minuscules particules de plastique, des larves de perche ont préféré... les secondes. Les chercheurs qui ont réalisé l'expérience ont observé les cruelles conséquences de ce choix : croissance ralentie, modification du comportement et mortalité accrue. La dissémination des « microplastiques » dans les eaux douces et les océans n'est donc probablement pas sans conséquences.

Des milliards de tonnes de matière plastique sont jetées dans l’environnement et la majeurre partie ne se dégrade pas. Et quand ils se dégradent, les morceaux de plastique s’émiettent en minuscules particules qui peuvent se retrouver dans les océans : ce sont les microplastiques, quasiment indestructibles. Provenant essentiellement de sacs plastique et autres emballages, ils entrent dans les océans en quantités importantes.

Or, des organismes marins ingèrent cette matière plastique : de petites particules ont été trouvées dans des oiseaux des mers, des poissons, des baleines, qui les avalent mais ne les digèrent pas. Alors quel est l’effet de l’absorption de ces microplastiques sur la biologie des poissons ? Une nouvelle étude parue dans Science en montre pour la première fois les conséquences ?

Des chercheurs de l’université d’Uppsala en Suède se sont intéressés aux larves de la perche européenne (Perca fluviatilis) exposées aux microplastiques. Ils ont trouvé que l’exposition à des particules de 90 µm diminue la croissance des poissons, qui n’atteignaient pas la maturité. Curieusement, les jeunes poissons préféraient même manger ces minuscules particules depolymères plutôt que leur nourriture naturelle (du plancton). Les poissons exposés à ces matériaux pendant leur développement montraient un retard de croissance.

Cette larve de perche de la mer baltique a son estomac rempli de microplastiques.
L'estomac de cette larve de perche de la mer baltique est empli de microplastiques.

© Oona Lönnstedt

Les larves sont plus vulnérables aux prédateurs

De plus, l’exposition aux microplastiques modifiait le comportement des larves de perches, qui ne répondaient plus aux signaux olfactifs. Ces signaux chimiques les alertant de la présence de prédateurs, cette incapacité devrait augmenter le risque d'être mangées, d’où un taux élevé de mortalité en présence de prédateurs. L’expérience le vérifie. Quand des prédateurs (desbrochets) étaient introduits dans l’environnement, les perches exposées aux microplastiques étaient mangées quatre fois plus vite que les autres.

Comme l’explique Peter Eklöv, co-auteur de l'étude, « les larves exposées à des particules de plastique ont également affiché des comportements modifiés au cours du développement et étaient beaucoup moins actives que les poissons élevés dans une eau sans microplastiques ».

L’étude suggère aussi que le mal est déjà fait, qu’il est urgent d’empêcher l’arrivée de matière plastique dans l’océan et que les quantités actuelles auront un impact à long terme. Si d’autres espèces sont affectées de la sorte, les effets pour les écosystèmes aquatiques seraient importants. D’autres travaux ont montré un déclin des espèces de poissons côtiers au cours des dernières années, alors que la quantité de déchets plastique dans les océans a augmenté.

Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/poisson-pollution-larves-poissons-aiment-trop-plastique-63078/

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jeudi 3 décembre 2015

Les déchets plastique en mer, un septième continent ?

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La production mondiale de plastique augmente chaque année (299 millions de tonnes, soit + 4 % en 2013 par rapport à 2012), en lien direct avec l’accroissement de la population, avec pour conséquence l’augmentation de la quantité de déchets. Pourquoi ce succès ?

Apparus dans les années 1950, ces matériaux pluriels répondent à de multiples usages et sont aujourd’hui incontournables. Du fait de leurs qualités particulières – hygiène, résistance aux chocs et aux variations de température, facilité de mise en forme… et imputrescibilité (une qualité, mais un défaut majeur !) –, on les croise à chaque instant de notre vie quotidienne, en particulier sous la forme d’emballages, qui représentent actuellement 66 % des déchets plastique.

Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages... © Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0
Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages...

© Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0

La production mondiale de sacs plastique a explosé dans les années 1970, jusqu’à atteindre 4-5 milliers de milliards par an… En France, 16 milliards de sacs étaient encore distribués en 2000, avec, depuis, une baisse spectaculaire de 90 %, soit 1 milliard quand même !

Les types de déchets plastiques retrouvés sur une berge. © DR
Les types de déchets plastiques retrouvés sur une berge. © DR

Les déchets plastique dans les égouts, les rivières puis la mer

Ni collectés ni recyclés, la plupart des déchets finissent par emprunter le chemin des égouts, des rivières… poussés par les pluies, les courants, les vents… Les apports terrestres représentent ainsi 80 % des déchets qui arrivent en mer.

À côté de la négligence, des catastrophes naturelles (crue, tsunami, glissement de terrain de décharge en bord de littoral…), des accidents (suite à une perte de conteneurs, 150 tonnes de granulés plastique industriels furent retrouvés sur les plages de Hong Kong en juillet 2012), c’est l’activité économique qui reste le principal vecteur de cette pollution (industries, activités urbaines et portuaires, zones de pêche, décharges à ciel ouvert, tourisme…). On a constaté par exemple une augmentation de 75 % du volume des déchets en Méditerranée en période estivale près des zones touristiques.

Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages. © Nigel Mykura, CC by-nc 2.0
Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages.

© Nigel Mykura, CC by-nc 2.0

Quant aux déchets marins, on constate qu’ils sont majoritairement d’origine maritime en Atlantique (zone de pêche et de transports maritimes) et terrestre en Méditerranée (tourisme, urbanisation). Six millions de tonnes de débris sont rejetés chaque année par les navires (dont des containers...). Dans la mer du Nord, 90 % des débris rencontrés sont des emballages en plastique (sacs, bouteilles).

En fonction de leurs propriétés et de leur épaisseur, ces déchets ont des durées de vie diverses : 1 à 5 ans pour le fil de nylon, 1 à 20 ans pour les emballages plastiques fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastiques et 600 ans pour les fils de pêche en nylon.

Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges, que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale). © Maldeseine, CC by-nc 3.0
Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges,

que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale).

© Maldeseine, CC by-nc 3.0

Macrodéchets et microdéchets

Visibles à l’œil nu, bouteilles et sacs plastiques, morceaux de polystyrène… constituent des macrodéchets qui, sous l’effet de l’érosion et de la dégradation (favorisée par la lumière et l’oxygène), finiront par se transformer en microparticules (taille inférieure à 5 mm). On rencontre en grand nombre d’autres sources de microdéchets tels les petits filaments issus du lavage des textiles synthétiques.

L'ensemble des morceaux de plastique retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie au Laboratoire national de la faune. © Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0
L'ensemble des morceaux de plastique retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie au Laboratoire national de la faune.

© Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0

Les déchets d’origine industrielle ne représentent que 10 % et sont principalement constitués de granulés plastique destinés à être transformés. Ces perles de plastique, des microdéchets d’un demi-centimètre de diamètre, de formes et de couleurs variées, que l’on retrouve sur toutes les mers du globe, sont surnommées par l’Ifremer « les larmes des sirènes », en référence aux perles de nacre et aux morceaux de verre multicolores érodés par les vagues que l’on trouvait autrefois sur les plages.

Par Roselyne Messal, Journaliste

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dossiers/d/pollution-dechets-plastique-mer-septieme-continent-1898/page/2/

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dimanche 29 novembre 2015

Hexagone - Renaud

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=TC0l4fhvXco

NB de la blogueuse qui assume :

"je sais que c'est irrévérencieux, insolent, irrespecteux,

que le trait est forcé,

très révolutionnaire

très "tout" ...

mais il y a tellement de vrai dans ce texte..."

(Attention : il faut remettre dans le

contexte de l'époque !!!)

"Ils s'embrassent au mois de janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y'a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même,
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne.
La France est un pays' de flics,
à tous les coins d'rue y'en a cent,
pour faire régner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr'côté des Pyrénées,
un anarchiste du Pays Basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait de mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierais pas qu'il est allemand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
Les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'histoire.
J'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la liberté, s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin,
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui.
Ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Français craient : vive Pétain,
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y'avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire en vérité
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation.
Ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gouvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté
après une longue année d'usine,
ils crient : vive les congés payés ;
ils oublient un peu la machine.
En Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et, par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine
un peuple et une liberté
au coeur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler.
Un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accuueilli,
le fascisme c'est la gangrène,
à Santiago comme à Paris.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs côtes-du-rhône et leurs bordeaux.
Ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camembert,
c'est leur seule gloire, à ces tarés.

En novembre, au Salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'il pourront jamais se payer.
La bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre, c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y'a d'la joie dans les ghettos.
La Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon,
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'Hexagone,
on peut pas dire qu'ça soit bandant.
Si l'roi des cons perdait son trône,
y'aurait cinquante millions de prétendants."

Date : 1975

 

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samedi 28 novembre 2015

Les déchets plastique en mer, un septième continent ?

Le septième continent de plastique, se situe également au fond des océans. Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs. © Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP

Le septième continent de plastique, se situe également au fond des océans.

Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs.

© Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP

 

Chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produites annuellement) finissent en mer, dont une grande partie est constituée de matières plastiques. Certains n'hésitent pas à parler de « septième continent ». Objets flottants ou microparticules, ces déchets plastique se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins. Quels effets ont-ils sur l’Homme et son environnement ?

Un septième continent, formé de déchets plastique :

réalité alarmante ou exagération de langage ?

Dévoilés dès les années 1990,

ces amas de déchets, aussi appelés « îles flottantes »,

font régulièrement la Une des médias.

Quels sont exactement ces déchets ? D’où viennent-ils ? Quelles sont les conséquences sur notre environnement ? Y a-t-il des solutions pour préserver l’avenir de nos océans ?

Pour éviter la pollution de l'eau par ces matières, il faut notamment développer le recyclage du plastique. La tâche n'est pas simple mais de nombreuses initiatives fleurissent dans le monde pour réduire l'impact écologique de ces déchets et développer de nouvelles techniques de recyclage (voir la vidéo ci-dessous).

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lundi 26 octobre 2015

Les déchets en plastique ont atteint l’Arctique

 

Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord. © Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord.

© Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

31 déchets de plastique repérés par les océanographes du Polarstern dans la mer de Barents et le détroit de Fram. Le chiffre est faible mais, selon les chercheurs, il démontre la formation d’un sixième « continent de plastique » en Arctique, confirmé par la quantité de déchets présents au fond et par les matières plastiques retrouvées dans les estomacs d’oiseaux de mer et de requins.

En juillet 2012, Melanie Bergmann, de l’institut Wegener (en Allemagne), et ses collègues du Pole (Laboratory of Polar Ecology, Belgique) ont remonté la côte norvégienne puis fait route vers le nord, avec la mer de Barents à leur droite et la mer de Norvège à leur gauche, jusqu’à longer l’ouest du Spitzberg (archipel du Svalbard), dans le détroit de Fram qui mène à l’océan Arctique. À bord du navire océanographique Polarstern (de l’institut Wegener), affrété pour une étude sur les mammifères marins et les oiseaux de mer, ces chercheurs ont compté les objets de plastique flottant en surface, depuis le pont du bateau et depuis un hélicoptère.

Résultat : 23 déchets vus depuis les airs et 8 depuis le navire le long du trajet de 5.600 km. L’observation pourrait sembler anecdotique mais la faible efficacité de la méthode visuelle conduit à conclure que la quantité réelle est très supérieure. L’équipe vient de publier ces résultats dans la revue Polar Biology. Lors d’une précédente étude, Mélanie Bergmann avait rapporté des observations réalisées sur le fond dans l’océan Arctique. Ces résultats montraient une augmentation du nombre de déchets (dont 57 % de matière plastique) entre 2002 et 2011, passant de 3.635 à 7.710 par kilomètre carré, atteignant ainsi, expliquaient les auteurs, la même densité que celle mesurée dans un canyon sous-marin au large du Portugal.

Une étude de la Nasa montrant les trajectoires de bouées (en blanc, reconstituées à partir de 35 ans d'observations) et celles, simulées sur ordinateur, de petits déchets se déplaçant à 0,25 m/s (en bleu) sur une période de 2.188 jours, soit 6 ans. Les deux sources fournissent le même résultat : une accumulation dans les régions centrales du Pacifique nord et sud, de l'Atlantique nord et sud et de l'océan Indien. © Nasa, NOAA

Les morceaux de plastique sont ingérés par les oiseaux de mer

La pollution par les déchets plastiques, qui a longtemps épargné les hautes latitudes, commencerait donc à y être présente. Les conditions de circulation des courants océaniques font dire aux auteurs qu’il se forme peut-être actuellement dans ces régions une zone de concentration des déchets, comme il en existe déjà cinq dans l’océan mondial : deux dans l’Atlantique (au nord et au sud), deux dans le Pacifique et une dans l’océan Indien. Les auteurs soulignent que, contrairement à une idée répandue, le plastique ne reste pas toujours en surface : la moitié coule jusqu’au fond.

Enfin, l’article scientifique rappelle que de précédentes études ont montré que 88 % des fulmars boréaux (Fulmarus glacialis), des oiseaux passant leur vie en mer, ont du plastique dans leur estomac. Une étude australienne, publiée cette année, aboutissait à la même proportion : neuf oiseaux de mer sur dix ingéreraient des morceaux de plastique. C’est le cas aussi pour 8 % des requins du Groenland (Somniosus microcephalus), qui vivent jusqu’en Arctique, même en hiver. Des comptages plus vastes seraient sans doute une bonne idée. Dans le communiqué publié par l’institut Wegener, Melanie Bergmann estime qu’il serait « utile de faire réaliser ce genre d’observations par des navires d’opportunité, comme les bateaux commerciaux, les pêcheurs, les plaisanciers ou les garde-côtes ».

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/pollution-marine-dechets-plastique-ont-atteint-arctique

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dimanche 20 septembre 2015

Les sacs plastiques à usage unique interdits au 1er janvier 2016

Les sacs plastiques à usage unique interdits au 1er janvier 2016

D’ici quelques mois, les consommateurs vont devoir s’organiser: les sacs plastiques à usage unique vendus, ou donnés, lors du passage en caisse seront interdits.

Cabas, panier ou sac en tissus? A partir du 1er janvier 2016, les consommateurs vont devoir changer leurs habitudes lorsqu’ils iront faire leurs courses. A cette date, les sacs en plastique à usage unique, vendus quelques centimes, ou parfois encore donnés gratuitement à la caisse, seront bannis. Cette mesure, qui s’inscrit dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, a été transmise le 14 septembre 2015 au Conseil d’Etat. 

Cette interdiction, soutenue par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, se fera en deux temps: le 1er janvier 2017, ce sont les sacs plastiques alimentaires, disponibles en libre service dans les rayons fruits et légumes ou chez le poissonnier qui disparaîtront à leur tour.

Ces derniers devront être remplacés par des sacs "compostables en compostage domestique", c’est-à-dire fabriqués en matériaux naturels. Le décret précise qu’ils devront comporter 30% (60% en 2025) de matières "biosourcées" (de l’amidon de maïs par exemple).

Envisagée au cours des débats, la possibilité pour les commerçants d’écouler leur stock de sacs plastiques n’a finalement pas été retenue.

• Objectif: protéger les océans

Cette décision vise bien entendu à réduire l’impact catastrophique de ces sacs sur l’environnement et l'écosystème. La ministre de l’Ecologie a rappelé que sur 300 millions de tonnes de plastique produites par an dans le monde, 10% finissent dans l’océan. Les animaux les plus touchés sont les tortues marines qui confondent les sacs plastique avec des méduses mais aussi les oiseaux. En mer du Nord, 94% d'entre eux ont du plastique dans l'estomac. 

• Une aubaine pour l'emploi?

Alors qu’aujourd’hui, 80% des sacs plastiques proviennent d’Asie, la ministre de l’Ecologie a précisé que cette mesure allait permettre de créer des emplois et de "développer des industries de fabrication de sacs bio-dégradables". Une bonne nouvelle sur tous les plans?

Par

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mardi 25 novembre 2014

Tara révèle une pollution plastique inquiétante en Méditerranée

POLLUTION - Le voilier Tara revient d’une expédition de sept mois en mer Méditerranée, à la recherche de la pollution plastique. Les premiers résultats sont accablants…

 

De notre envoyée spéciale à Lorient

Il n’y a plus une seule goutte d’eau de Méditerranée qui ne soit pas polluée par les plastiques. Les premières observations de l’expédition Tara Méditerranée, revenue à son port d’attache de Lorient ce samedi, font peur. Sur les 350 «traits de filet» réalisés par les scientifiques, pas un seul n’est revenu vierge de micro-déchets plastique. «C’est très alarmant, commente Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice scientifique de l’expédition. Nous avons trouvé en Méditerranée des concentrations de plastique du même ordre de grandeur que dans le "big garbage patch" du Pacifique Nord: au large de Nice, on atteint 500.000 particules de plastique par kilomètre carré.»

Poisson sauce bisphénol

La pollution plastique vient pour 90% des terres, principalement des grandes agglomérations: Marseille, Naples, Beyrouth figurent parmi les plus gros apporteurs de déchets. Mais les courants favorisent la dispersion de ces plastiques qui se fragmentent en micro-particules et infiltrent tout l’écosystème méditerranéen: «Les baleines et les poissons peuvent les ingurgiter, explique Maria Luiza Pedrotti. Les adjuvants au plastique, du type phtalates ou bisphénol, sont aussi lâchés dans l’environnement: on en a retrouvé des traces dans des biopsies de baleines. Nous allons maintenant chercher à voir s’ils se transfèrent in fine vers nos assiettes.»

Parabènes, bisphénol ou phtalates: Les perturbateurs endocriniens, des substances banales aux effets néfastes

Les micro-particules de plastique sont également un danger pour la santé, car elles servent de radeau à tout type d’organismes, micro-faune, algues, mais aussi virus: «La bactérie Vibrio cholerae, responsable du choléra chez l’homme, peut être disséminée par le plastique auquel elle se colle», alerte Maria Luiza Pedrotti.

Halte aux sacs plastiques

Les analyses qui seront menées sur les 2.300 échantillons collectés par Tara permettront de mieux connaître la composition de ces micro-plastiques, les organismes qui les colonisent et leur impact sur l’environnement. Les quatorze laboratoires impliqués commenceront leurs travaux en décembre et devraient révéler leurs premiers résultats au printemps prochain. D’ici là, les scientifiques qui ont participé à l’expédition espèrent déjà une prise de conscience de la part des politiques, des industriels et des citoyens: «La pollution au plastique peut devenir dramatique en termes sanitaires», estime Stéphane Bruzaud, professeur à l’Université de Bretagne Sud qui mène des recherches sur les bioplastiques. «Il existe aujourd’hui des plastiques oxodégradables, explique-t-il, mais qui ne font qu’accélérer la dégradation sans aller à son terme.»

La seule solution pour que la Méditerranée ne s’étouffe pas dans les sacs plastiques serait d’en limiter l’usage dans les pays côtiers. «L’Europe s’est engagée à réduire de plus de trois quarts l’usage des sacs plastiques à usage unique d’ici à 2025, se félicite André Abreu, responsable environnement et climat de Tara Expéditions. La France doit montrer l’exemple pour que naisse une volonté méditerranéenne de contrôler la consommation de sacs plastiques.» Seule la Corse a aujourd’hui interdit les sacs plastiques à usage unique. Présente à l’arrivée de l’expédition Tara, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal n’a pas manqué de rappeler sa volonté d’étendre la mesure à toute la France: «On peut fabriquer des sacs biodégradables ici dans les entreprises françaises et créer des emplois en réduisant la pollution», a déclaré la ministre.

L’Assemblée nationale interdit sacs plastiques et vaisselle jetable

Mais il faudra aussi se pencher sur les fibres textiles qui sortent de nos machines à laver, les emballages qui ne sont pas recyclés et la pollution des eaux fluviales qui terminent à la mer. D’après une étude d’Eco Emballages, sur le million de tonnes d’emballages plastiques mis sur le marché chaque année en France, seulement un sur cinq est recyclé et seuls 15% des centres de tri sont équipés pour trier les flux de plastiques. Un appel à projets a été lancé par l’éco-organisme pour moderniser les centres de tri et actualiser les consignes auprès des particuliers.

* Audrey Chauvet
Source :
http://www.20minutes.fr/planete/1486831-20141124-tara-revele-pollution-plastique-inquietante-mediterranee

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lundi 24 novembre 2014

L'accord historique de l'Europe qui s'attaque aux sacs en plastique

Les Européens vont devoir se mettre pour de bon aux cabas et sacs en papier.

 Les Européens vont devoir se mettre pour de bon aux cabas et sacs en papier. Crédits photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

Les 28 pays de l'Union européen ont validé vendredi un texte qui vise à faire baisser drastiquement la consommation de sacs en plastique d'ici 2025.

Les Européens vont devoir se mettre pour de bon aux cabas et sacs en papier. Les représentants des 28 gouvernements européens ont scellé hier un accord «historique», préparé avec le Parlement européen en début de semaine, visant à réduire de plus de trois quarts d'ici 2025 l'usage des sacs plastique à usage unique qui asphyxient eaux et sols. «Cela va permettre à l'Europe de faire face efficacement à un problème environnemental», s'est félicité le ministre italien de l'Environnement, Gian Luca Galleti, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE. L'élue verte danoise Margrete Auken a salué une «percée historique». «Il s'agit du premier accord au niveau de l'UE sur des objectifs contraignants pour réduire les déchets», a-t-elle souligné.

Le Parlement doit valider la mesure

Les Etats ne l'ayant pas encore fait devront imposer que ces sacs soient payants d'ici le 31 décembre 2018 ou prendre les mesures nécessaires pour réduire leur consommation annuelle à 90 sacs par habitant d'ici le 31 décembre 2019. En 2025, la consommation annuelle ne devra pas dépasser 40 sacs par habitant, alors que la moyenne européenne s'établissait à 178 en 2010. Sont visés les sacs à poignée dits «légers» (d'une épaisseur inférieure à 50 microns) encore libéralement distribués dans nombre de supermarchés européens. Plus de 90% des 100 milliards de sacs plastiques mis sur le marché de l'UE entrent dans cette catégorie. Selon la Commission européenne, ils sont plus de 8 milliards par an à finir en déchets sauvages, étouffant poissons et oiseaux et s'agrégeant en ce que les experts qualifient de «soupe mortelle» à la surface des eaux. La nouvelle Commission européenne de Jean-Claude Juncker s'est affichée en retrait sur cette législation, qui doit encore être formellement avalisée par le Parlement européen.

Cet accord intervient un peu plus d'un mois après que les députés français ont voté l'interdiction des sacs plastiques à usage unique à partir de 2016. Depuis qu'ils ont été rendus payants ou ont été remplacés par des cabas, le nombre de sacs plastique distribués en caisse dans les grandes surfaces alimentaires est déjà passé de 10,5 milliards en 2002 à 700 millions en 2011. Cet effort aurait fait économiser à la grande distribution au moins 150 millions d'euros.


Le constat «édifiant» de Tara sur les microplastiques en Méditerranée

La goélette d'exploration Tara est de retour samedi à Lorient après un périple de sept mois en Méditerranée pour traquer les microplastiques qui a abouti à des constats «édifiants» sur l'ampleur de la pollution, non seulement près des villes mais également en pleine mer.

«Les premiers constats de l'expédition sont édifiants», a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l'expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l'AFP.

«A chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de microplastiques, et ce dans toute la Méditerranée», a précisé Stéphane Bruzaud, de l'Université de Bretagne Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays, ainsi qu'à proximité des grandes villes, ports et zones touristiques.

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Posté par evynou35 à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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