mercredi 23 août 2017

Mer, océan, lac, étang, mare : quelles différences ?

 

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Il n'est pas toujours aisé de différencier mer, océan, lac et étang, mare.

Même les scientifiques montrent parfois des désaccords quant à ces classifications. Quelques caractéristiques simples de chacune de ces étendues d'eau permettent d'y voir un peu plus clair.

« Vaste étendue d'eau salée qui couvre une grande partie de la surface du Globe ».

Les dictionnaires ne font pas toujours la différence entre une mer et un océan. Pourtant, comme il existe des différences entre un fleuve et une rivièremer et océan présentent des caractéristiques bien définies.

Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

Quelles différences entre un océan, une mer et un lac ?

Les mers et les océans sont tous les deux de vastes étendues d'eaux salées. Ils peuvent aussi bien être froids que chauds. Et tous les deux peuvent également subir le phénomène de marée. Même s'il est plus marqué du côté des océans.

Pourquoi la mer Morte est-elle si salée ?

Mais trois critères essentiels permettent de distinguer une mer d'un océan :
  • Un océan est plus vaste qu'une mer. Le plus grand des océans (1) de la planète s'étend sur une superficie de près de 180 millions de km2. Le plus petit océan couvre quelque 14 millions de km2. La plus grande mer, la mer d'Arabie, quant à elle, ne mesure qu'environ 3.600.000 km2.
  • Un océan est également nettement plus profond qu'une mer.
  • Un océan entoure un continent et repose sur un plancher basaltique. Une mer, quant à elle, repose sur de la croûte continentale.

Les lacs, quant à eux, se différencient des océans et des mers essentiellement par le fait qu'ils sont remplis d'eau douce.

Ils sont isolés de la mer, alimentés par un cours d'eau et comportent également un cours d'eau émissaire.

Pour mériter la désignation de lac, il faut qu'une étendue d'eau soit suffisamment grande et profonde — supérieure à 20 mètres — pour permettre le dépôt de sédiments sur son fond et/ou la stratification thermique des eaux.

Quelles différences entre un lac, un étang et une mare ?

Contrairement au lac, l'étang est une étendue d'eau, douce ou salée, et surtout peu profonde (entre 5 et 10 mètres). Un étang se forme par accumulation d'une eau non absorbée par un sol trop imperméable. Son alimentation se fait par des sources de faible débit (eaux de pluies, ruissellements, ruisseaux, nappes phréatiques, etc.). L'eau d'un étang est donc stagnante. Et son écosystème est, de fait, bien différent de celui d'un lac.

Une mare enfin, est de petite taille. Et sa profondeur est inférieure à 2 mètres. Elle peut être naturelle (mare forestière, mare de prairie, etc.) ou anthropique (mare de régulation de collecte d'eau, mare de réserve d'eau pour l'usage domestique, etc.) et elle n'est pas nécessairement pérenne.

Plongez dans le fascinant lac vert d'Autriche  En Autriche, à la fin du printemps, un site de randonnée se transforme en site de plongée grâce à la fonte des neiges ! Sentiers, bancs, passerelles, arbres : tous sont submergés sous au moins 10 m d'eau. Le paysage sous-marin rappelle alors un lieu enchanté que nous vous invitons à découvrir en vidéo.

Nathalie Mayer, Journaliste

(1) Le plus grand des océans est l'océan Pacifique, avec une surface de plus de 166 millions de km². 

C'est donc le plus vaste des 5 océans du globe terrestre, devant l'Atlantique (160 millions de km²), l'Océan Indien (73 millions de km²), l'océan Antarctique (20 millions de km²) et l'océan Arctique (14 millions de km²).

C'est aussi dans le Pacifique que l'on trouve les fosses les plus profondes de la planète : plus de 10.000 mètres de profondeur.

L'océan Pacifique a été découvert en 1513 par l'Espagnol Vasco Nuñez de Balboa. Mais c'est l'explorateur portugais Magellan qui fut le premier à y naviguer. Il lui donna d'ailleurs le nom de "Pacifique" en raison du temps calme qu'il trouva pendant sa traversée.

 

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/ocean-mer-ocean-lac-etang-differences-7651/

 

 

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jeudi 17 août 2017

Pourquoi la mer Morte est-elle si salée ?

 

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Si la mer Morte est morte, c'est qu'elle renferme un excès de sel fatal à toute forme de vie macroscopique, qu'elle soit animale ou végétale.

Mais quelle est l'origine d'une telle quantité de sel ?

La mer Morte ne contient pas moins de 27,5 % de sel. Un chiffre presque incroyable lorsqu'on le compare au taux de salinité moyen des autres mers et océans de notre planète qui oscille entre 2 et 4 %.

De manière générale, le sel dissout dans les mers et les océans qui recouvrent largement la surface du Globe est issu de l'érosion de la croûte terrestre.

Ce sont les rivières et les fleuves qui les alimentent en sels divers et variés. Concernant la mer Morte — qui n'est en réalité qu'un lac —, on estime que le Jourdain lui apporte quelque 850.000 tonnes de sel par an.

Mais aujourd'hui, on évalue à 90 % au moins, le volume d'eau qui approvisionnait traditionnellement la mer Morte et qui est détourné à des fins d'irrigation. Ajoutez à cela juste ce qu'il faut d'évaporation naturelle et vous ferez baisser le niveau de la mer Morte d'environ un mètre par an.

Vous comprendrez d'où lui vient cette salinité hors du commun !

Le sel présent en grande quantité dans l’eau de la mer Morte permet de flotter plus facilement. © Rottan, Pixabay, CC0 Public Domain

On flotte mieux dans l’eau salée de la mer Morte

Ajouter du sel à de l'eau influe sur sa densité. L'opération a tendance à la faire augmenter. Ainsi, selon le principe énoncé par le célèbre Archimède, un corps humain plongé dans l'eau subit une poussée verticale, dirigée du bas vers le haut, et égale au poids du volume d'eau déplacé par le corps.

Comme l'eau de mer — et d'autant plus celle de la mer Morte dont la masse volumique atteint les 1.240 kg.m-3 — est plus lourde que l'eau douce, nous flottons mieux dans la mer Morte que dans le bassin olympique de la piscine municipale.

Ainsi, une baignade dans la mer Morte se fait-elle un peu... assis sur l'eau. Et on peut y profiter des bienfaits pour la peau que procure la densité importante de sels minéraux qu'elle contient.
Mais autant de sel peut aussi être dangereux pour la santé.
Alors, attention à prendre quelques précautions : ne pas mettre la tête sous l'eau afin d'éviter les brûlures aux yeux, par exemple, et ne pas boire cette eau beaucoup trop salée ni même s'y baigner trop longtemps — une dizaine de minutes suffisent — afin de ne pas provoquer de déséquilibre de la concentration en sels minéraux dans votre corps.

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dimanche 6 août 2017

Pourquoi entend-on le bruit de la mer dans les coquillages ?

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http://idata.over-blog.com/4/00/72/32/photo-blog/blog-photos-N-3/photo-blog--5-/photo-blog--6-/photo-blog-7/deviens-coquillage-tawara-machi-L-1.jpeg

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Coller son oreille à un coquillage. Petits ou grands, nous l'avons tous déjà fait. Pour entendre le bruit de la mer et nous rappeler un peu la douceur des vacances. Mais est-ce vraiment le souvenir de son environnement d'origine que nous restitue le coquillage ?

Comment est-il possible qu'un coquillage garde en mémoire le bruit des vagues sur la jetée ? La réponse est simple. Mais elle risque de décevoir les plus romantiques. Cela n'est tout simplement pas possible. Les sons que nous percevons lorsque nous collons notre oreille à un coquillage ne sont donc pas ceux de la mer.

En réalité, le coquillage - comme d'ailleurs tout objet cylindrique creux et fermé - fait caisse de résonnance. En d'autres termes, il amplifie les sons qui le pénètrent. Ceux qui arrivent à l'ouverture de la cavité se réfléchissent sur les parois plus ou moins lisses et dures du coquillage. Et selon la forme et les dimensions de celui-ci, le son perçu par notre oreille sera différent. Ainsi, sera-t-il plus grave pour une cavité plus importante.

Si l’on croit entendre le bruit de la mer dans les coquillages, c’est parce que nous associons ces objets à nos vacances au bord de l’eau. © KRPhotography, Pixabay, CC0 Public Domain

Les coquillages amplifient le son de la vie.

Quant à l'origine de ce bruit qui se répercute sur les parois du coquillage alors qu'il est collé à notre oreille, elle est attribuée à notre propre circulation sanguine. Et nous l'entendons d'autant mieux que le geste isole quelque peu notre oreille des bruits de l’extérieur. Il suffit par ailleurs d'éloigner ou de rapprocher le coquillage de notre oreille pour provoquer des variations de ce ronronnement régulier.

Et si ce bourdonnement nous rappelle le son de la mer, c'est sans doute par association d'idées. Finalement, c'est le coquillage qui nous ramène à nos vacances. Car remarquez que l'expérience peut aussi bien être vécue en accolant un simple verre à moutarde à votre oreille ou juste votre main. Les personnes souffrant d'acouphènes pulsatiles — dus à une hypertension artérielle, à un souffle au cœur ou à une inflammation de l'oreille — entendent, quant à elles, ces bruits en permanence.

Nathalie Mayer, Journaliste

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/physique-entend-on-bruit-mer-coquillages-7647/

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jeudi 27 octobre 2016

Un voilier pour ramasser les déchets en mer, le projet d'Yvan Bourgnon

Pas besoin d'aller bien loin pour constater l'ampleur de la pollution en mer. En novembre 2015, à Marseille, pneus, bouteilles s'entassent dans la Méditerranée. © BORIS HORVAT / AFP 

© BORIS HORVAT / AFP Pas besoin d'aller bien loin pour constater l'ampleur de la pollution en mer. En novembre 2015, à Marseille, pneus, bouteilles s'entassent dans la Méditerranée.


8 millions de tonnes de plastique polluent les océans, chaque année. A chacune de ses traversées, le skipper Yvan Bourgnon constate l'ampleur des dégâts. Il a donc décidé de lancer un projet baptisé "Sea Cleaners". L'idée ? Un voilier géant muni de herses collecterait les déchets en mer. 

Son récent tour du monde en catamaran de sport a confirmé l'inquiétude du navigateur Yvan Bourgnon. Pendant 200 jours, il trouve de tout, des crayons, des jouets, des bouteilles. Certaines fois, il doit même s'arrêter pour dégager des objets coincés sous son bateau. 

L'état des mers et océans empire. Les déchets y sont nombreux. 8 millions de tonnes de plastique y sont déversées, par an. Les 50 prochaines années ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices. Selon lui, des initiatives existent déjà pour le littoral mais très peu finalement pour la mer. 

UN VOILIER, COLLECTEUR DE DÉCHETS

L'idée d'Yvan Bourgnon ? Construire un voilier géant, à quatre coques et deux mâts baptisé le Manta. A l'arrière se trouverait une herse, laquelle permettrait de ramasser les déchets, jusqu'à 1m50 de profondeur. Autonome pendant deux mois, ses cuves pourraient stocker 300 mètres cube de plastiques triés et compressés. Le skipper a pensé à tout, afin que le voilier puisse passer partout, modifier sa vitesse selon les situations. Sa composition même respecte l'environnement avec par exemple l'utilisation de panneaux solaires. Douze personnes composeraient l'équipage. Yvan Bourgnon espère lancer une première campagne de ramassage en 2021.

 

https://youtu.be/9odp14Mz6C4

 Par Emilie Colin

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mercredi 20 juillet 2016

Banquise et glacier, quelle différence ?

La banquise est une glace de mer dont la fonte n’impacte quasiment pas le niveau des océans. Ici, un ours polaire bondissant entre deux blocs de glace de la banquise fondante, sur l'île de Spitzberg, dans l'archipel norvégien de Svalbard. © Arturo de Frias Marques, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

La banquise est une glace de mer dont la fonte n’impacte quasiment pas le niveau des océans. Ici, un ours polaire bondissant entre deux blocs de glace de la banquise fondante, sur l'île de Spitzberg, dans l'archipel norvégien de Svalbard. © Arturo de Frias Marques, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0 

Ces termes sont parfois utilisés à tort et à travers. Pourtant, ils ne désignent pas la même chose.

Quelle est la différence ?

La banquise se forme en mer

La banquise se forme en mer, lorsque la température de l’eau de mer atteint -1,8 °C. À cette température, des cristaux de glace se forment puis se rejoignent pour former une couche de glace qui emprisonne des poches de saumure où les sels se sont concentrés.

Le glacier se forme sur le continent

À l’inverse, un glacier se forme sur le continent, aux niveaux des pôles ou des montagnes, par compactage de la neige accumulée. Avec le temps, ce compactage chasse l’air contenu dans la neige tandis que les cristaux de glace se soudent pour former de la glace. Un glacier est donc constitué d’eau douce gelée.

Fonte des glaciers et élévation du niveau des mers

Une autre différence entre banquise et glacier tient à la conséquence de leur fonte sur le niveau des mers. En effet, la fonte d’un glacier se traduit par une arrivée d’eau supplémentaire dans les océans, ce qui provoque leur élévation (même si le phénomène le plus important est la dilatation thermique de l’eau).

Au contraire, la fonte de la banquise ne modifie pas le niveau des mers (ou de manière négligeable). En effet, en vertu du principe de la poussée d’Archimède, la banquise qui flotte sur l’océan déplace un volume d’eau de mer dont le poids est égal à celui de la glace. Donc si cette glace fond, l’eau de fonte occupera exactement le volume d’eau de mer déplacé par la banquise.

Dans le détail, les différences de salinité et de température entre l’eau de mer et l’eau de fonte de la banquise se traduisent par une très légère élévation des océans, de l’ordre de 4,4 mm si toutes les banquises disparaissaient. Cette élévation est négligeable en comparaison à celle que causerait la fonte de toutes les glaces terrestres, à savoir une centaine de mètres.

A découvrir en vidéo autour de ce sujet : 

http://www.dailymotion.com/video/x293kqq_chasing-ce-captures-largest-glacier-calving-ever-filmed-official-video_news

Source http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/qr/d/eau-banquise-glacier-difference-1132/

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vendredi 20 mai 2016

Éolien en mer : le déploiement débute en France

 

Le parc éolien de Sheringham Shoal, en mer du Nord, au large de Norfolk, en Angleterre, totalise 316,8 MW. © NHD-Info, CC by-sa 2.0
Le parc éolien de Sheringham Shoal, en mer du Nord, au large de Norfolk, en Angleterre, totalise 316,8 MW.
© NHD-Info, CC by-sa 2.0
Les trois premiers projets de parcs éoliens en mer vont commencer à se déployer, en Manche et dans l'océan Atlantique. Le Français EMF et le Canadien Enbridge viennent de signer un accord industriel pour la construction et le pilotage. La ressource emble importante en France et a déjà commencé à être exploitée en Europe, notamment en Allemagne, au Danemark et au Royaume-Uni.
En mer, le vent, qu’aucun relief ne ralentit, souffle plus fort qu’à terre, plus régulièrement et de manière moins turbulente. Selon France Énergies Marines, une même éolienne produit jusqu’à deux fois plus de puissance quand elle est installée loin de la côte. De plus, au large, les espaces disponibles sont plus vastes et l’impact visuel est moindre. Cette logique a conduit à imaginer desparcs éoliens implantés plus ou moins loin des côtes – « offshore » ou « farshore » –, soit sur des fondations posées sur le fond (à moins de 50 m actuellement), soit sur des barges flottantes (une technique naissante).

Le chemin est cependant long entre l’idée et la réalisation car l’océan est un milieu difficile pour les constructions humaines. Le coût d’installation est donc nettement plus élevé qu’à terre. De plus, l’impact sur l’environnement n’est pas nul, surtout près des côtes, où les riverains n’apprécient pas forcément l’apparition d’une forêt de pylônes barrant leur horizon.

Ce potentiel a commencé à être exploité en Europe, où il semble élevé, notamment en France. Selon Wind Europe (ex-EWEA), la puissance totale installée en Europe était de 11.027,3 MW en décembre 2015. L’effort a été considérable cette année-là, particulièrement au Royaume-Uni, aboutissant à 3.230 éoliennes, réparties sur 84 parcs. La puissance moyenne de ces éoliennes était alors de 4,2 MW, soit 13 % de plus que l’année précédente. Les pales ont donc tendance à s’allonger…

D'année en année, les éoliennes offshore se font de plus en plus grandes. © France Énergies Marines


D'année en année, les éoliennes offshore se font de plus en plus grandes.

© France Énergies Marines

Trois parcs en construction

L’énergie produite atteindrait 40,6 TWh par an (« lors d’une année aux vents normaux », préciseWind Europe), soit 1,5 % de la consommation d’électricité européenne. On remarque là le meilleur rendement de l’éolien offshore, dont le « facteur de charge » serait donc de 43 %. Ce paramètre est le rapport entre l’énergie produite sur une période donnée et l’énergie théorique maximale. Ainsi, sur une année, une éolienne de 1 MW pourrait produire 8.760 MWh car il y a 8.760 heures dans une année. Mais il y a les jours avec des vents faibles, nuls ou trop forts, sans oublier les pannes et les arrêts pour maintenance. Si elle n’en produit que 2.000, son facteur de charge est de 23 % (2.000/8.760). Les 11 TWh installés correspondent en effet, au maximum, à 96 TWh par an. En comparaison, les éoliennes françaises ont un facteur de charge d’environ 23 % (source :RTE, 2013).

En France, aucun parc n’existe actuellement alors que le potentiel estimé est de 80.000 MW. Mais les projets se précisent enfin, avec quatre prévus en Manche et sur la façade atlantique. Trois sur quatre ont été attribué en 2011 à EMF (Éolien Maritime France), filiale de EDF Énergies nouvelles. Cette semaine, l’entreprise vient d’annoncer un partenariat à parts égales avec le Canadien Enbridge. « Le démarrage progressif de leur construction est prévu à partir de 2017 » promet le communiqué de presse de EDF. Les trois sites vont donc sortir de terre, ou plutôt de mer :

  • Éoliennes offshore des Hautes Falaises, 498 MW, au large de Fécamp, dans la Manche ;
  • Parc du Banc de Guérande, 480 MW, au large de Saint-Nazaire, océan Atlantique ;
  • Éoliennes offshore du Calvados, 450 MW, au large de Courseulles-sur-Mer, dans la Manche.

D’autres sites viendront s’y ajouter, à commencer par le projet de la baie de Saint-Brieuc (496 MW), par l’entreprise Ailes Marines SAS. D’après Antoine Cahuzac, directeur exécutif d’EDF chargé des énergies renouvelables et directeur général d’EDF EN, interrogé par Le Monde, l’investissement pour les trois parcs à venir est de six milliards d’euros. À l’avenir, les parcs éoliens pourraient s’éloigner des côtes, quand sera bien maîtrisée la technique des éoliennes flottantes. Les marins devront s’habituer…

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/energie-renouvelable-eolien-mer-deploiement-debute-france-62765/#

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jeudi 3 décembre 2015

Les déchets plastique en mer, un septième continent ?

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La production mondiale de plastique augmente chaque année (299 millions de tonnes, soit + 4 % en 2013 par rapport à 2012), en lien direct avec l’accroissement de la population, avec pour conséquence l’augmentation de la quantité de déchets. Pourquoi ce succès ?

Apparus dans les années 1950, ces matériaux pluriels répondent à de multiples usages et sont aujourd’hui incontournables. Du fait de leurs qualités particulières – hygiène, résistance aux chocs et aux variations de température, facilité de mise en forme… et imputrescibilité (une qualité, mais un défaut majeur !) –, on les croise à chaque instant de notre vie quotidienne, en particulier sous la forme d’emballages, qui représentent actuellement 66 % des déchets plastique.

Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages... © Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0
Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages...

© Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0

La production mondiale de sacs plastique a explosé dans les années 1970, jusqu’à atteindre 4-5 milliers de milliards par an… En France, 16 milliards de sacs étaient encore distribués en 2000, avec, depuis, une baisse spectaculaire de 90 %, soit 1 milliard quand même !

Les types de déchets plastiques retrouvés sur une berge. © DR
Les types de déchets plastiques retrouvés sur une berge. © DR

Les déchets plastique dans les égouts, les rivières puis la mer

Ni collectés ni recyclés, la plupart des déchets finissent par emprunter le chemin des égouts, des rivières… poussés par les pluies, les courants, les vents… Les apports terrestres représentent ainsi 80 % des déchets qui arrivent en mer.

À côté de la négligence, des catastrophes naturelles (crue, tsunami, glissement de terrain de décharge en bord de littoral…), des accidents (suite à une perte de conteneurs, 150 tonnes de granulés plastique industriels furent retrouvés sur les plages de Hong Kong en juillet 2012), c’est l’activité économique qui reste le principal vecteur de cette pollution (industries, activités urbaines et portuaires, zones de pêche, décharges à ciel ouvert, tourisme…). On a constaté par exemple une augmentation de 75 % du volume des déchets en Méditerranée en période estivale près des zones touristiques.

Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages. © Nigel Mykura, CC by-nc 2.0
Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages.

© Nigel Mykura, CC by-nc 2.0

Quant aux déchets marins, on constate qu’ils sont majoritairement d’origine maritime en Atlantique (zone de pêche et de transports maritimes) et terrestre en Méditerranée (tourisme, urbanisation). Six millions de tonnes de débris sont rejetés chaque année par les navires (dont des containers...). Dans la mer du Nord, 90 % des débris rencontrés sont des emballages en plastique (sacs, bouteilles).

En fonction de leurs propriétés et de leur épaisseur, ces déchets ont des durées de vie diverses : 1 à 5 ans pour le fil de nylon, 1 à 20 ans pour les emballages plastiques fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastiques et 600 ans pour les fils de pêche en nylon.

Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges, que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale). © Maldeseine, CC by-nc 3.0
Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges,

que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale).

© Maldeseine, CC by-nc 3.0

Macrodéchets et microdéchets

Visibles à l’œil nu, bouteilles et sacs plastiques, morceaux de polystyrène… constituent des macrodéchets qui, sous l’effet de l’érosion et de la dégradation (favorisée par la lumière et l’oxygène), finiront par se transformer en microparticules (taille inférieure à 5 mm). On rencontre en grand nombre d’autres sources de microdéchets tels les petits filaments issus du lavage des textiles synthétiques.

L'ensemble des morceaux de plastique retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie au Laboratoire national de la faune. © Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0
L'ensemble des morceaux de plastique retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie au Laboratoire national de la faune.

© Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0

Les déchets d’origine industrielle ne représentent que 10 % et sont principalement constitués de granulés plastique destinés à être transformés. Ces perles de plastique, des microdéchets d’un demi-centimètre de diamètre, de formes et de couleurs variées, que l’on retrouve sur toutes les mers du globe, sont surnommées par l’Ifremer « les larmes des sirènes », en référence aux perles de nacre et aux morceaux de verre multicolores érodés par les vagues que l’on trouvait autrefois sur les plages.

Par Roselyne Messal, Journaliste

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dossiers/d/pollution-dechets-plastique-mer-septieme-continent-1898/page/2/

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dimanche 29 novembre 2015

Hexagone - Renaud

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=TC0l4fhvXco

NB de la blogueuse qui assume :

"je sais que c'est irrévérencieux, insolent, irrespecteux,

que le trait est forcé,

très révolutionnaire

très "tout" ...

mais il y a tellement de vrai dans ce texte..."

(Attention : il faut remettre dans le

contexte de l'époque !!!)

"Ils s'embrassent au mois de janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y'a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même,
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne.
La France est un pays' de flics,
à tous les coins d'rue y'en a cent,
pour faire régner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr'côté des Pyrénées,
un anarchiste du Pays Basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait de mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierais pas qu'il est allemand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
Les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'histoire.
J'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la liberté, s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin,
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui.
Ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Français craient : vive Pétain,
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y'avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire en vérité
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation.
Ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gouvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté
après une longue année d'usine,
ils crient : vive les congés payés ;
ils oublient un peu la machine.
En Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et, par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine
un peuple et une liberté
au coeur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler.
Un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accuueilli,
le fascisme c'est la gangrène,
à Santiago comme à Paris.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs côtes-du-rhône et leurs bordeaux.
Ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camembert,
c'est leur seule gloire, à ces tarés.

En novembre, au Salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'il pourront jamais se payer.
La bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre, c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y'a d'la joie dans les ghettos.
La Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon,
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'Hexagone,
on peut pas dire qu'ça soit bandant.
Si l'roi des cons perdait son trône,
y'aurait cinquante millions de prétendants."

Date : 1975

 

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samedi 28 novembre 2015

Les déchets plastique en mer, un septième continent ?

Le septième continent de plastique, se situe également au fond des océans. Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs. © Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP

Le septième continent de plastique, se situe également au fond des océans.

Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs.

© Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP

 

Chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produites annuellement) finissent en mer, dont une grande partie est constituée de matières plastiques. Certains n'hésitent pas à parler de « septième continent ». Objets flottants ou microparticules, ces déchets plastique se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins. Quels effets ont-ils sur l’Homme et son environnement ?

Un septième continent, formé de déchets plastique :

réalité alarmante ou exagération de langage ?

Dévoilés dès les années 1990,

ces amas de déchets, aussi appelés « îles flottantes »,

font régulièrement la Une des médias.

Quels sont exactement ces déchets ? D’où viennent-ils ? Quelles sont les conséquences sur notre environnement ? Y a-t-il des solutions pour préserver l’avenir de nos océans ?

Pour éviter la pollution de l'eau par ces matières, il faut notamment développer le recyclage du plastique. La tâche n'est pas simple mais de nombreuses initiatives fleurissent dans le monde pour réduire l'impact écologique de ces déchets et développer de nouvelles techniques de recyclage (voir la vidéo ci-dessous).

Posté par evynou35 à 15:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 15 juin 2014

La mer doit reprendre progressivement possession du littoral

Littoral aquitain : la spectaculaire érosion en images

 

Très attachés à la loi Littoral, les Français veulent moins de constructions en bord de mer

La loi Littoral de 1986 a prouvé son efficacité concernant la protection du rivage pour une nette majorité de Français (59%, soit 6 points de plus en huit ans) selon le sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest Dimanche.

Néanmoins, il se trouve une proportion non négligeable (41%, -9 points) pour estimer qu'elle n'a pas suffi à limiter l'urbanisation des côtes. De plus, les habitants du littoral (c'est-à-dire résidant à moins de 10 km de la côte) expriment un jugement un peu plus mitigé sur la loi : seuls 52% d'entre eux considèrent, en effet, qu'elle a permis de protéger efficacement le rivage en France. Mais que l'on reconnaisse son efficacité ou que l'on pense qu'elle n'a pas constitué une protection suffisante, un quasi plébiscite se dessine (91%) pour estimer qu'il ne faut pas l'assouplir mais la maintenir en l'état pour éviter le bétonnage des côtes et préserver les espaces naturels, contre 9% seulement de tenants de son assouplissement pour soutenir l'activité économique.

 

Alors qu'au lendemain de la tempête Xynthia, qui avait déferlé à l'hiver 2010 sur le littoral aquitain jusqu'aux côtes normandes, l'opinion était très partagée sur la meilleure décision à prendre pour les zones non habitées et potentiellement inondables en bord de mer, un peu plus de quatre ans après, une nette majorité de Français (60%, soit 10 points de plus) considère qu'il faut laisser la mer reprendre progressivement possession de ces espaces.

A l'inverse, ils ne sont plus que 40% (contre 50% en 2010) à estimer qu'il vaut mieux investir de l'argent public dans la construction et l'entretien des digues : une évolution qui s'explique, en outre, par le contexte général de réduction des déficits publics, dans lequel l'opinion se montre de plus en plus systématiquement réticente à toute nouvelle dépense publique.

 

Le littoral aquitain bénéficie, enfin, d'une image globalement positive auprès des Français puisqu'ils l'associent d'abord aux plages pour le surf, à un espace naturel préservé ou à un lieu où les vacanciers ont de l'espace (27% pour chacune de ces associations) et, dans une bien moindre mesure, à une destination bon marché (14%) ou assez banale et peu attirante (5%).

Les habitants du Sud-ouest posent un regard un peu différent sur leur littoral, puisqu'ils sont plus nombreux à le voir comme un lieu où les vacanciers ont de l'espace (33%) qu'à l'assimiler aux plages pour le surf (23%). Ils sont, en outre, encore moins nombreux à le percevoir comme une destination bon marché (11%).

SOS Littoral : les trois débats organisés par Sud Ouest

À Soulac, mercredi 18 juin, à 18 heures ; à Moliets, mercredi 25 juin, à 9 heures ; et à Biarritz, mercredi 2 juillet, à 18 heures, la rédaction de "Sud_Ouest" organise trois débats sur le thème « Faire face à l’érosion littorale ». Seront réunis par votre quotidien des élus, des experts de l’évolution du trait de côte, des spécialistes du développement économique et touristique autour de la question centrale suivante : que faut-il faire à court, moyen et long termes pour réparer ou contenir les effets de l’érosion, préserver l’environnement de la côte aquitaine et continuer à en développer le potentiel touristique ?

Des patrons d’hôtel, des responsables du développement touristique, des associations de protection d’environnement (Surfrider Foundation Europe), des spécialistes nationaux de la relocalisation d’activités d’Egis, une filiale de la Caisse des dépôts, ainsi que Guillemette Rolland, déléguée régionale Aquitaine du Conservatoire du littoral, apporteront leur éclairage.

 

 

Source :

http://www.sudouest.fr/2014/06/15/la-mer-doit-reprendre-progressivement-possession-du-littoral-1585545-6059.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20140615-[zone_info]

Posté par evynou35 à 12:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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