mardi 7 juin 2016

Le nombre de médecins généralistes va chuter de manière inexorable selon le CNOM

Le Conseil National de l'Ordre des Médecins a présenté le 2 juin dernier son nouvel atlas 2016 de la démographie médicale. 285.840 médecins étaient inscrits au tableau de l'ordre en 2015, soit une progression de 1.7% en un an , dont 215 583 étaient en activité totale et 70 527 étaient retraités. Si le nombre de médecins en activité est relativement stable depuis plusieurs années et devrait continuer à l'être dans les années qui viennent, le nombre de médecins généralistes chute de manière inquiétante et inexorable selon le CNOM.

En 2015, le tableau de l'ordre recensait 88 886 médecins généralistes en activité régulière soit une diminution de 8.4% des effectifs depuis 2007. Et cette tendance devrait se confirmer au moins jusqu'en 2025, ce qui nous amènerait à un nombre de 81 455 et pourrait se traduire par la perte d'un médecin généraliste sur 4 pendant la période 2007-2025.

C'est l'Ile-de-France qui connaît la perte la plus importante depuis 2007 avec une baisse de 18.7 % suivie par la région Centre (-13.1%) et la région PACA et les Haut de France (~ -10.5%). Au niveau départemental c'est Paris et la Nièvre qui arrive en tête de ce triste palmarès avec 25% de perte suivis par L'Yonne et les Yvelines (-21%), ce qui confirme que cette désertification n'est pas qu'un phénomène rural.
Au moins deux facteurs peuvent expliquer cette tendance de fond.

D'une part, le vieillissement de la population médicale qui a pour corollaire l'explosion du nombre de départ à la retraite. En effet depuis 10 ans le nombre de départ à la retraite a augmenté de près de 90 % alors que le nombre de médecins actif est resté stable ( 1.2%). Ce phénomène impacte principalement les généralistes, selon Jean-François Rault, président de la section santé publique et démographie médicale du Cnom.

D'autre part la Médecine Générale souffre d'une désaffection chronique chez les étudiants en médecine qui font souvent ce choix par défaut. Selon les enseignements tirés de l' étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) par l' Association nationale des étudiants en médecine de France , elle serait même redevenue la spécialité la moins attractive pour les étudiants.

par Caducee.net

Source http://www.caducee.net/actualite-medicale/13192/le-nombre-de-medecins-generalistes-va-chuter-de-maniere-inexorable-selon-le-cnom.html

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samedi 14 mars 2015

Télémédecine, données personnelles : comment les médecins comptent passer à la santé connectée

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La révolution numérique est en marche dans les cabinets médicaux. Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) dévoile, mardi 3 février, son Livre blanc sur la santé connectée.

Pour le docteur Jacques Lucas, auteur du Livre blanc et vice président du Cnom, il est grand temps que les médecins se mettent à l’heure du numérique. "Notre objectif est d’accompagner le développement des TIC dans le champ de la santé, en y imprimant l’éthique et la déontologie médicales. Nous faisons dans ce nouveau Livre blanc des propositions concrètes pour inciter les médecins à renforcer leur présence professionnelle et humaniste sur le web", indique-t-il dans une interview à Silberblog.

Francetv info fait le point sur la santé connectée, un nouvel eldorado qui n’est pas sans danger.

Faire entrer les objets connectés dans les cabinets

Ce qui existe. Le nombre d’applications mobiles de santé a explosé. Balances, podomètres, tensiomètres connectés, plus de 100 000 applications étaient disponibles en 2013, alors qu’il n’en existait que 6 000 en 2006 selon le Livre blanc sur la santé connectée. La promesse est belle : les concepteurs de ces produits proposent un suivi médical personnalisé et instantané pour rester en bonne santé.

Une vague technologique qui est bienvenue pour la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Ces applications et objets ne répondent certes pas à l’ensemble des demandes mais pour certaines personnes, c’est une façon d’être plus attentif à leur mode de vie", a déclaré la ministre lors d’une visite des locaux de l’entreprise Withings le 19 décembre, rapporte le Quotidien du médecin.

Ce que préconise l’Ordre des médecins.  Le vice-président du Cnom souhaite, dans son Livre blanc, que les médecins s’emparent de ces applications mobiles. "Les applications et objets connectés de santé peuvent constituer des outils complémentaires utiles à la prise en charge des patients. Ils peuvent soutenir et renforcer la relation patient-médecin. Les patients se montrent d’ailleurs en attente de conseils en la matière de la part de leurs médecins."

Mais leur utilisation n’est pas sans risque. L’Ordre des médecins préconise un contrôle des applications mobiles de santé pour s’assurer de leur fiabilité. L'auteur donne l’exemple de la société Dmd santé, gérée par un interne en psychiatrie, qui a pour objectif "d’évaluer et de recommander les applications mobiles de santé sur le marché français". Au Royaume-Uni, le National Health Service a lancé, en mars 2013, le portail "Health Apps Library" qui fait le tri entre les bonnes et les mauvaises applications disponibles sur le marché.

Lutter contre les déserts médicaux avec la télémédecine

Ce qui existe. La télémédecine est porteuse d’espoir dans le domaine médical. Elle permettrait de lutter contre les déserts médicaux. Le manque de médecins concerne 2 à 3 millions de personnes. La consultation à distance est l’une des mesures prévues dans le cadre du plan anti-déserts médicaux lancé en décembre 2012 par le gouvernement. Fini le long trajet pour aller chez son généraliste, les patients peuvent directement échanger avec leur médecin traitant par écrans interposés. Les professionnels de santé peuvent aussi communiquer entre eux pour établir des diagnostics à distance grâce aux applications mobiles.

Une petite révolution dans la prise en charge du patient. "En un an, la télémédecine a progressé dans tous nos établissements et dans tous nos territoires. Je pense à l’AVC, qui exige le délai de prise en charge le plus court possible. En Franche-Comté, dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Bourgogne, les services d’urgence peuvent désormais prendre en charge leurs patients par télé-expertise et télé-assistance", se réjouissait la ministre de la Santé le 10 février 2014.

Ce que préconise l’Ordre des médecins. L’organisation estime que les expérimentations doivent se poursuivre et être amplifiées. L’utilisation d’applications mobiles dans le cadre de la télémédecine permet de suivre à distance les patients. "L’utilisation des technologies en médecine permet d’effectuer un acte médical à distance. Les objets connectés et applications mobiles peuvent être utilisés dans la télémédecine. Par exemple, on peut aujourd’hui envoyer le son des battements du coeur du stéthoscope à distance", explique le cardiologue Jacques Lucas, auteur du Livre blanc, contacté par francetv info.

L’utilisation des objets connectés permet ausssi une meilleure prise en charge des maladies chroniques selon le docteur Pierre Simon, président de la Société française de télémédecine (SFT-ANTEL) : "La tablette numérique, dans l’étude Domoplaies par exemple, permet aux infirmières à domicile de montrer à un médecin expert, en téléconsultation, l’état de la plaie chronique et de recevoir en temps réel les conseils de soins."

Protéger les données personnelles des patients

Ce qui existe. Les données médicales des patients peuvent désormais circuler à la vitesse du haut-débit. Mais la question de la protection de ces information sensibles se pose. Selon le Livre blanc sur la santé connectée, aucun pays ne s’est doté d’une législation spécifique aux applications mobiles de santé. Ce sont les lois relatives à la protection de la vie privée et les diverses autorités médicales qui encadrent l’utilisation des données médicales des patients. En France, la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a même créé un label qui doit "faciliter l’identification des 'organismes qui garantissent un haut niveau de protection' des données personnelles". L’Union européenne doit aussi proposer une réglementation visant à protéger les données personnelles des individus.

Ce que préconise l’Ordre des médecins. Pour l’auteur du Livre blanc sur la santé connectée, une loi française ne serait pas suffisante pour encadrer l’utilisation des données personnelles. Le docteur Jacques Lucas soutient la création d’une législation européenne à ce sujet, "voire au-delà", pour contrôler des applications qui sont le plus souvent développées à l’étranger. Mais, "un contrôle de toutes les applications disponibles sur le marché paraît illusoire. Le Livre blanc propose que les entreprises déclarent que leur application répond aux normes européennes sur le plan technique et aussi médical."

La Cnil pourrait alors procéder à des contrôles de manière aléatoire avec de possibles sanctions économiques si les règles ne sont pas respectées.  

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vendredi 23 janvier 2015

Quand la grève des médecins favorise l'automédication

Alors que la vente de médicaments sans ordonnance est restée stable en 2014, le mois de décembre a été marqué par une subite hausse de l'automédication : un effet inattendu de la grève des médecins.

Comme chaque année, l'Afipa (Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable) a présenté son baromètre des produits du « selfcare », ou automédication, regroupant tous les médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux vendus sans ordonnance.

Les données révèlent qu'auprès une année 2013 où l'automédication était en recul, le marché a gagné 2,1% en valeur, et 0,8% en volume en 2014. Si cette hausse n'est pas alarmante, les données du mois de décembre sont, elles, assez inattendues. Ce mois-ci, le secteur de l'automédication a enregistré des ventes record à hauteur de 224 millions d'euros, soit « le chiffre d'affaires le plus important depuis 10 ans » d'après un communiqué de l'Afipa.

Une grève qui profite aux pharmaciens

Fermement opposés au projet de Loi santé de Marisol Touraine, les médecins libéraux se sont massivement mis en grève en décembre. C'est sans doute cette mobilisation qui aurait engendré une hausse subite de l'automédication, et qui a profité aux pharmaciens selon l'industrie pharmaceutique.

Selon l'Afipa, les patients se sont directement rendus chez leur pharmacien pour des pathologies bénignes, en remplacement du généraliste. « Plus de 8,2 millions d'euros de ventes sont imputables à cette grève », estime l'association. Pour Pascal Brossard, président de l'Afipa, cet épisode valide l'action de l'association, qui recommande « l'automédication responsable » comme une « première étape du parcours de soins ».

« Cela permet de rendre à chaque professionnel son vrai rôle : le pharmacien pour les pathologies bénignes, le médecin généraliste pour les pathologies plus graves et les Urgences pour les urgences » souligne M. Brossard, avant d'ajouter que « cela permet de faire des économies pour la sécurité sociale. » Pour le président de l'Afipa, ce modèle fonctionne dans les faits, et existe déjà dans tous les autres pays européens. Il dénonce donc « l'immobilisme » des autorités de santé françaises sur le sujet.

Cet avis n'est cependant pas partagé par le Dr Luc Duquesnel, président de la branche généraliste du CSMF, principal syndicat de médecins libéraux. Ce dernier estime que, même pour traiter les maux de l'hiver, l'automédication n'est pas sans danger. Le risque majeur réside dans l'association hasardeuse de certains principes actifs, qui peuvent interagir entre eux. « Il n'y a pas de petits bobos de l'hiver », assure le Dr Duquesnel. « Si vous prenez de l'ibuprofène et que vous avez un estomac sensible, vous pouvez faire un ulcère gastrique. » Le médecin rappelle ainsi que « contrairement au généraliste, le pharmacien ne connait pas les antécédents du patient. »

Parmi les médicaments sans ordonnance les plus achetés en décembre 2014, on retrouve les antidouleurs (avec le doliprane en tête), ainsi que les médicaments contre le rhume et la toux.

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Source :

http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/medicaments/soigner/quand-la-greve-des-medecins-favorise-l-automedication-75677

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vendredi 5 décembre 2014

Médecins en grève à Noël : les urgentistes aussi

Les urgentistes pouvant être assignés, leur mobilisation ne devrait toutefois pas déstabiliser les hôpitaux. "Chez nous, c'est simple : la grève c'est porter un badge. Il y aura les mêmes effectifs", a expliqué Christian Prudhomme, porte-parole de l'AMUF, lors d'une conférence de presse. 

"C'est un effet d'affichage pour les medias mais aussi pour les 18 millions de personnes qui passent aux urgences chaque année", a-t-il ajouté, annonçant que la CGT allait également déposer un préavis de grève illimitée.

L'accès aux soins "garanti" selon le ministère

De son côté, le ministère de la Santé a assuré à l'AFP que "l'accès aux soins serait garanti" malgré les fermetures de cabinets et l'appel à la grève des gardes des généralistes.

Des directives ont d'ores et déjà été envoyées aux agences régionales de santé (ARS) pour permettre aux préfets de réquisitionner des médecins et assurer ainsi la continuité des soins, précise-t-on de même source.

L'AMUF réclame une limite de 48 heures de travail par semaine, une revalorisation des heures supplémentaires (au-delà de 39 heures) et des gardes, dont les rémunérations sont inégalitaires entre les praticiens (les médecins universitaires sont par exemple payés 200 euros de plus par garde que les praticiens hospitaliers, les libéraux ayant pour leur part obtenu la défiscalisation d'une partie ou l'intégralité de leur revenus pour la permanence des soins).

Des conditions de travail dégradées

Les urgentistes font par ailleurs valoir que leurs conditions de travail, déjà difficiles, se sont dégradées dans un contexte d'économies drastiques pour l'hôpital (plus de 2 milliards d'ici à 2017), d'autant que la "désorganisation de la médecine de ville" provoque un afflux de patients.

Or, ils sont exclus du compte de pénibilité, mesure phare de la dernière réforme des retraites permettant aux salariés aux conditions de travail difficiles de cesser plus tôt d'exercer leur emploi.

Les médecins hospitaliers qui, par exemple, travaillent de nuit, ne bénéficient pas de ce dispositif, en dépit d'engagements passés de la ministre de la Santé Marisol Touraine, selon des syndicats.

"Rien contre la loi Santé"

Du côté du Samu-Urgences de France, "un mouvement de grève n'est pas à l'ordre du jour", a indiqué à l'AFP son président, François Braun, après une réunion au ministère.

Les intersyndicales de médecins hospitaliers, quant à elles, n'excluent pas de faire grève début janvier, moment choisi par les cliniques privées pour fermer et dénoncer le projet de loi Santé de Marisol Touraine.

L'AMUF a tenu à rappeler que ses revendications n'avaient "rien à voir" avec celles des médecins libéraux, son président Patrick Pelloux n'ayant "rien contre la loi Santé", qui doit être votée début 2015.

Pour calmer le jeu, la ministre a annoncé une relance des discussions avec l'ensemble des professionnels de santé pour décembre. "Il semble qu'il y ait une volonté d'ouverture", a indiqué ce 4 décembre à l'AFP Patrick Gasser, président de l'UMESPE, syndicat de médecins spécialistes, au lendemain d'une rencontre au ministère.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Source :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-medecins-en-greve-a-noel-les-urgentistes-aussi-15034.asp?1=1#xtor=EPR-1000002224

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