vendredi 23 juin 2017

Top 10 des douleurs les plus intenses

 

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Brûlantes, insupportables, intolérables...

voici les pires douleurs qu'il est possible de ressentir. Aïe !

L'université de McGill (Etats-Unis) a établi une échelle des douleurs en recoupant des questionnaires soumis à des malades. Voici donc le classement des douleurs les plus intenses ; elles sont ici classées de la plus tolérable à la plus insupportable.

10. Névralgie du trijumeau

Cette maladie appelée aussi « tic douloureux » se caractérise par des crises brutales et inattendues d'intenses douleurs sur la moitié du visage entre la paupière et la lèvre supérieure qui provoquent des contractions involontaires. Cela est souvent dû à une compression d'une partie du nerftrijumeau qui part de l'arrière du crâne pour innerver le visage.

9. Migraine

Les crises migraineuses sont dues à une inflammation des vaisseaux sanguins de la dure-mère provoquée par un dysfonctionnement du système nerveux central. Cette maladie héréditaire se caractérise par des douleurs intenses dans la moitié du crâne, des vomissements, une hypersensibilité à la lumière...

Une crise migraineuse peut durer jusqu'à trois jours... © Sasha Wolff, CC 2.0

8. Colique néphrétique

L'obstruction d'un canal d'excrétion urinaire par un calcul rénal provoque le gonflement du rein et des douleurs unilatérales très intenses et brutales qui partent des lombaires et rayonnent vers l'aine. Aucune position ne soulage, ce qui fait dire en faculté de médecine : « colique néphrétique, patient frénétique ».

7. Fibromyalgie

Cette maladie entraîne des douleurs diffuses tant au niveau articulaire que musculaire. Comme aucune lésion ou inflammation ne sont détectables, les médecins ont mis longtemps à reconnaître la réalité de la fibromyalgiepourtant très incapacitante. Ses causes sont encore mal connues.  

6. Polyarthrite rhumatoïde

Le système immunitaire du malade s'attaque à la membrane des articulations qui, en réponse, gonfle et fabrique des enzymes inflammatoires provoquant de vives douleurs qui sont encore ravivées par le contact (celui d'un vêtement suffit...). L'inflammation continue finit par endommager tendons, cartilages et os...

5. Maladie de Crohn

Cette inflammation, probablement auto-immune, du tube digestif entraine des crises de douleurs aiguës semblables à une crise d'appendicite qui ne pourrait être traitée. Les causes semblent être génétiques et environnementales.

4. Amputation d’un doigt

Le doigt étant la partie du corps la plus richement innervée, son amputationsans anesthésie provoque une douleur très intense. D'autant que la victime souffre souvent ensuite des douleurs dites du « membre fantôme ».

3. Accouchement

Un premier accouchement est souvent décrit comme une expérience non seulement douloureuse, mais également très longue (parfois plus de 6 h) avec des douleurs dues aux contractions brutales du muscle utérin puis par l'extension du périnée au moment du passage de la tête du bébé.

2. Piqure de Paraponera

Cette fourmi vivant en Amazonie délivre par son dard un venin neurotoxique extrêmement douloureux. Une sensation d’intense brûlure irradie dans tout le membre touché et provoque des contractions involontaires des muscles pendant plusieurs heures.

La piqure de Paraponera est considérée comme la plus douloureuse du règne animal. © Didier Descouens, CC sa 4.0

1. Syndrome douloureux régional complexe (SDRC)

Ce syndrome se déclare le plus souvent après une lésion (fracture, opération bénigne) qui lèse un nerf et entraînerait son dysfonctionnement. Le malade ressent alors des douleurs cuisantes avec une hypersensibilité, des œdèmes... Une crise peut durer plusieurs mois et il n'existe pas de traitement du SDRC...

 

Par Antoine Besse, Futura

 

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/medecine-top-10-douleurs-plus-intenses-7251/

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vendredi 2 juin 2017

Découverte d'une grenouille si translucide qu'on peut voir ses organes

 

La nouvelle espèce vue du dessus, du dessous, de face et de profil. © L. A. Coloma, Zookeys

La nouvelle espèce vue du dessus, du dessous, de face et de profil. © L. A. Coloma, Zookeys  

Une espèce de grenouilles de verre vient d'être découverte dans les plaines amazoniennes de l'Équateur. Elle possède une peau presque transparente, si bien que l'on peut voir son cœur battre ! Mais ce n'est pas son seul trait distinctif. Hyalinobatrachium yaku présente en effet des caractéristiques physiques différentes de bien d'autres de ses congénères. Hélas, les spécialistes craignent qu'elle ne soit déjà menacée de disparition.

  • Une nouvelle espèce de grenouille de verre a été découverte. Sa peau est très translucide.
  • Son comportement reproductif et certains de ses traits physiques sont uniques.
  • La production pétrolière dans la région amazonienne où elle a été découverte représente une grande menace pour cette créature fragile ainsi que pour tous les autres amphibiens.

Son nom est Hyalinobatrachium yaku. Les chercheurs qui ont séquencé son ADN et décrit cette nouvelle espèce de grenouilles dites « de verre » dans la revue en ligne Zookeys l'ont rencontrée lors de leurs enquêtes de terrain dans les plaines d'Amazonie, en Équateur. Juan Guayasamin, qui travaille à l'université San Francisco, à Quito, est encore émerveillé : « Je travaille avec des grenouilles tous les jours et c'est l'une des plus belles espèces que j'ai jamais vue ».

H. Yaku possède d'autres caractéristiques qui la rendent unique, soulignent leurs découvreurs. En effet, plusieurs aspects de son comportement font qu'elle se distingue des espèces voisines, notamment en ce qui concerne la reproduction. Ses appels sont différents. En outre, elle possède des taches vert foncé sur son dos. Juan Guayasamin a également relevé que « les mâles gardent les œufs attachés sous une feuille d'arbre jusqu'à ce qu'ils éclosent et tombent dans l'eau ».

Un environnement qui se dégrade très vite

Malheureusement, cette petite créature, comme d'ailleurs l'ensemble des amphibiens dans le monde, est en danger. C'est « la classe de vertébrés la plus menacée de la planète », rappelle Ariadne Angulo. Toutes les espèces n'ont pas encore été découvertes, s'inquiète-t-elle et « certaines peuvent disparaître avant même que nous ne les connaissions. Depuis 2005, nous identifions entre 100 et 200 nouvelles espèces d'amphibiens par an ».

Depuis 2005, nous identifions entre 100 et 200 nouvelles espèces d’amphibiens par an.

Les premières causes de la disparition de cette grenouille sont les activités humaines, directes et indirectes. D'une part, il y a le réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre. Et d'autre part, la dégradation de son habitat. Cela comprend notamment la prospection pétrolière et la construction de routes qui l'accompagne (plus largement l'artificialisation des sols) et, bien sûr, la pollution des eaux. Ces grenouilles ont besoin d'une eau pure, « si le courant se dessèche ou devient plus pollué, les grenouilles ne peuvent pas survivre, et d'autres créatures plus résilientes pourront être les suivantes ».

Une grenouille transparente

Article de Yves Miaux (Bulletins électroniques) publié le 19/11/2007

Le professeur Masayuki Sugita et son équipe de l'Institut de biologie des amphibiens d'Hiroshima ont réussi à obtenir une grenouille dont la peau transparente permet de voir directement les organes internes. Cette découverte a été annoncée lors de la réunion de la société zoologique japonaise (The Zoological society of Japan) le 22 septembre dernier.

Créé en 1967, l'Institut de biologie des amphibiens (université de Hiroshima) abrite 20.000 à 30.000 amphibiens de 80 espèces et 170 variétés différentes, dont certaines menacées d'extinction telle que la grenouille d'Ishikawa. La plupart des autres instituts de recherche sur les amphibiens se consacrent plus spécifiquement à l'étude de l'espèce Xenopus. Des grenouilles transgéniques sont aussi développées dans l'institut d'Hiroshima.

C'est en observant l'existence dans la nature de grenouilles brunes japonaises (Rana japonica) ayant une mutation rendant leur peau très claire que les chercheurs ont eu l'idée de faire se reproduire ces grenouilles mutantes afin de sélectionner parmi leur descendance celles qui restaient transparentes depuis le stade de têtard jusqu'au stade adulte. Toutefois le procédé n'est pas parfait puisque seulement une grenouille sur 16 est transparente et les œufs de ces grenouilles transparentes ne se développent pas bien. Le caractère transparent ne se maintient donc pas sur plusieurs générations.

Comme on peut étudier visuellement les organes internes et les vaisseaux sanguins de la grenouille vivante et ce pendant toute la duréede vie de l'animal, les chercheurs espèrent l'utiliser comme modèle peu coûteux pour les recherches sur le développement et la croissance des organes et la toxicité des médicaments ou de produits toxiques sur ces organes. Le professeur Sugita souligne que cette grenouille transparente pourrait constituer un modèle pour étudier comment certains médicaments ou produits toxiques agissent sur le métabolismeosseux.

Grenouille transparente de l'espèce Centrolenella vireovittata. © encarta.msn.com

Une autre application serait l'observation à travers la peau de la grenouille du développement de maladies et l'évaluation de l'efficacité de médicaments potentiels sur ces maladies.

Il existe déjà des systèmes d'imagerie médicale pour les petits animaux de laboratoire qui sont plus précis que l'observation directe mais les chercheurs japonais espèrent que le prix peu élevé de leur modèle animal constituera un avantage déterminant pour les chercheurs et les laboratoires. Cette grenouille pourrait aussi être utilisée dans les classes de sciences naturelles en remplacement de la dissection et serait donc bien reçue par les activistes qui luttent contre la vivisection et qui préconisent des simulations par ordinateur comme alternative à la dissection.

Une autre application envisagée par l'équipe de l'institut d'Hiroshima est de faire des grenouilles transgéniques et transparentes, afin de pouvoir observer in vivo l'expression de certains gènes. Pour cela, on accroche au gène que l'on veut étudier un gène dit rapporteur dont l'expression produit une protéine fluorescente lorsque l'organisme est éclairé par une lumière ultraviolette. Par l'intermédiaire de l'étude de l'expression du rapporteur, on peut ainsi suivre celle du gène d'intérêt en temps réel. Une autre application de l'imagerie de fluorescence chez ces grenouilles transparentes pourrait être le suivi de la croissance de tumeurs induites, permettant ainsi l'évaluation de l'efficacité de médicaments anti-tumoraux.

Xavier Demeersman, Journaliste

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/actualites/grenouille-decouverte-grenouille-si-translucide-quon-peut-voir-organes-13626/

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mardi 10 juin 2014

Bientôt moins de généralistes que de spécialistes en France


Selon le Conseil national de l'ordre, le nombre de médecins généralistes a baissé de 6,5 % ces sept dernières années, tandis que le nombre de spécialistes a augmenté de 6,1 % sur la même période.

Les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux en France, contrairement aux spécialistes (hors chirurgiens) qui pourraient même les dépasser d’ici 2020, d’après les chiffres dévoilés le 5 juin 2014 par le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom).

Au 1er janvier 2014, le Cnom recensait 198 760 médecins dits en « activité régulière », c’est-à-dire exerçant au même endroit, hors remplaçants ou temporairement sans activité. En légère baisse de 0,3 % par rapport à l’année 2013, ce chiffre vient confirmer la stabilisation des effectifs qui, selon le Cnom, devraient stagner jusqu’en 2020. Le Cnom recense aussi 60 823 retraités (+62,5 % depuis 2006), même si seulement un peu moins d’un quart d’entre eux sont toujours en exercice.

La baisse des médecins généralistes s’est accentuée, atteignant -6,5 % de 2007 à 2014, alors que leurs confrères spécialisés dans d’autres disciplines (hors chirurgie) ont connu une augmentation de +6,1 % sur la même période (+6,7 % pour la chirurgie). Une tendance bien partie pour perdurer, prévient le Cnom. Ainsi, si l’on compte actuellement 90 630 médecins généralistes pour 84 335 spécialistes (hors chirurgiens), le rapport devrait s’inverser d’ici 2020, avec 88 158 spécialistes pour 86 203 médecins généralistes, selon les prévisions du Conseil.

Meilleure rémunération pour les spécialistes, regain d’intérêt pour le salariat qui préserve la vie familiale, les raisons de cette baisse sont multiples. Mais pour le président de l’Inter Syndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (ISNAR-IMG), Julien Poimbeuf, le manque d’attrait pour la médecine générale s’explique avant tout par le format des études de médecine.
« Il y a trop peu de stages en médecine générale pour les étudiants qui n’ont qu’un seul stage de six mois obligatoire », estime-t-il. « Les étudiants effectuent surtout des stages dans les services hospitaliers et sont plus en contact avec d’autres spécialités. Ce n’est pas étonnant qu’ils aillent vers un exercice où ils sont plus à l’aise », explique Julien Poimbeuf. « On a un enseignant pour 103 élèves quand pour d’autres spécialités, on en a un pour cinq. »

Paris enregistre la plus forte baisse

Selon le président de l’ISNAR, le manque d’informations relatives à l’installation agit comme un frein pour la plupart des étudiants :« Quand on s’installe il y a tout un socle de connaissances à avoir. Il faudrait vraiment axer la formation sur ça. » Claude Leicher, le président de MG France, le principal syndicat de médecins généralistes, relativise le phénomène : « Cela baisse un peu moins vite que ce qu’on craignait. »

Selon lui, il y a toutefois « une érosion du nombre de médecins généralistes alors qu’il y a une augmentation très importante du numerus clausus », qui définit le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine. Cette augmentation « devrait commencer à produire des résultats. Mais le temps de formation d’un étudiant, c’est 14 ans », note-t-il. Aucune région métropolitaine n’est épargnée par cette baisse, à l’exception des Pays-de-la-Loire, où le nombre de généralistes est en hausse par rapport à 2007. A l’inverse, toutes les régions ont enregistré une hausse du nombre de spécialistes, de 0,6 % pour la Corse à 13,2 % pour le Nord-Pas-de-Calais.

Au niveau départemental, les disparités sont plus tangibles et confirment le recul de la population médicale de Paris, réputée pour sa densité. En perdant 21,4 % de ses médecins généralistes de 2007 à 2014, la capitale est la plus touchée, devant l’Aisne (-18,1 %), la Nièvre et le Val-de-Marne (-17,9 %). La Savoie connaît quant à elle la plus forte augmentation de médecins généralistes (+6,5 %), juste devant la Loire-Atlantique (+6,4 %).

Les coûts prohibitifs des loyers urbains expliquent en partie le regain d’intérêt des généralistes pour les régions rurales. Mais pour Julien Poimbeuf, les médecins ont surtout tendance à s’installer dans les régions où ils ont pu effectuer des stages. « On a toujours peur de ce qu’on ne connaît pas », estime le syndicaliste. Bien qu’appartenant à la Picardie, souvent évoquée pour sa situation alarmante, la Somme a connu une hausse du nombre de spécialiste de 19,6 % devant la Haute-Savoie (+19,1 %), la Lozère (+15,9 %) et la Gironde (+15,18 %).

Références

Atlas de la démographie médicale 2014

 

Source :

http://www.gazette-sante-social.fr/12107/bientot-moins-de-generalistes-que-de-specialistes-en-france?utm_source=newsletter-gss&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-10-06-2014

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