mardi 19 mars 2019

Les insectes pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d’ici 100 ans !

 

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Qu'ils volent ou qu'ils rampent, les insectes ne sont pas de ceux dont nous aimons à nous émouvoir. Pourtant, de leur survie dépend aussi celle de nombreux écosystèmes. Et aujourd'hui, les chercheurs sont inquiets. Selon eux, les insectes pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d'ici 100 ans.

« Cela se passe à une vitesse incroyable. Dans 100 ans, tous les insectes pourraient avoir disparu de la surface de notre planète, s'inquiète Francisco Sanchez-Bayo, biologiste à l'université de Sydney (Australie). Si ce déclin ne peut pas être enrayé, cela aura des conséquences catastrophiques pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l'humanité. »

Car les insectes, s'ils ont toujours un peu mauvaise presse, apparaissent pourtant indispensables à la pollinisation des plantes. Ils savent aussi recycler les nutriments. Et ils servent de nourriture de base à un certain nombre d'autres animaux comme les oiseaux, les reptiles, les amphibiens ou encore les poissons.

Selon une étude, l’état de la biodiversité des insectes est « épouvantable » et leur biomasse diminue d’environ 2,5 % par an. © ROverhate, Pixabay, CC0 Creative Commons

Une destruction des habitats fatale

La plupart des travaux sur lesquels reposent ces conclusions alarmantes ont été menés en Europe ou en Amérique du Nord. Il reste donc de larges régions du globe pour lesquelles les données sont manquantes. Mais les chercheurs ne se montrent pas optimistes à cet égard. « La situation pour les invertébrés tropicaux semble encore pire. L'ampleur du déclin mondial pourrait même avoir été sous-estimée », commente Georgina Mace, chercheur au University College London(Royaume-Uni).

L'ampleur du déclin pourrait être sous-estimée.

La faute au changement climatique dont les effets sur des insectes tropicaux peu tolérants aux variations de température commencent à se faire ressentir. Pourtant selon le rapport, le réchauffement climatique est loin de constituer la plus grande menace pour les insectes du monde. La principale cause de leur déclin reste la destruction des habitats due à l'agriculture intensive et à l'urbanisation. La pollution aux pesticides et aux engrais ainsi que les espèces invasives ou les agents pathogènes n'arrivent qu'ensuite.

Lépidoptères, hyménoptères, coléoptères sont les taxons terrestres les plus touchés. Du côté des écosystèmes humides, quatre taxons majeurs que sont les odonates, les plécoptères, les trichoptères et les éphéméroptères ont déjà perdu une proportion considérable d'espèces. Et même si des espèces plus généralistes et plus tolérantes aux changements investissent déjà les niches laissées vacantes, la situation est préoccupante. Face à un taux de mortalité huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux ou des reptiles, les chercheurs appellent notamment à repenser les pratiques agricoles actuelles.

  • Plus de 40 % des espèces d’insectes seraient menacées d’extinction dans les prochaines décennies.
  • La perte des habitats due à l’agriculture intensive est le principal facteur de déclin.
  • Les polluants agrochimiques, les espèces envahissantes et le changement climatique n’apparaissent que comme des causes secondaires.
Les populations d’insectes se sont effondrées en trois décennies

Des données avaient déjà attiré l'attention sur le déclin inquiétant du nombre d'abeilles ou de papillons. Aujourd'hui, des chercheurs allemands publient des chiffres encore un peu plus alarmants. Le déclin atteindrait 75 % et semble se généraliser à l'ensemble des populations d'insectes volants. 

L'avez-vous remarqué ? Nous passons de moins en moins de temps à nettoyer nos pare-brise des insectes volants morts qui s'y sont écrasés. Une étude menée par des chercheurs de la Krefeld Entomological Society (Allemagne) suggère aujourd'hui que c'est tout simplement parce que le nombre d'insectes volants a dramatiquement diminué ces dernières années.

Selon des relevés réalisés dans 63 réserves naturelles situées en Allemagne de l'ouest et du nord, entre Bonn et Cologne et jusqu'au sud de Berlin, la quantité d'insectes volants (en nombre d'individus) aurait ainsi chuté, au cours de ces 27 dernières années, de pas moins de 76 %. Avec un pic durant la saison estivale à moins 82 % !

Pour compter les insectes, les entomologistes allemands ont utilisé des pièges Malaise comme celui-ci, installé en forêt en Guyane. © G. Lamarre, Q. Molto, P. Fine et C. Baraloto, Wikipedia, CC by 3.0

Un déclin encore inexpliqué

Les insectes n'ont pas toujours bonne presse auprès du public, mais pourtant une perte, tant en diversité qu'en nombre d'individus, peut provoquer des effets en cascades sur la chaîne alimentaire. Et mettre ainsi en péril tout un écosystème. D'où l'intérêt que les chercheurs portent à la question.

Y répondre n'est pas simple. Le déclin observé par les entomologistes allemands reste à ce jour inexpliqué. Leurs tentatives de le corréler à des changements de conditions météorologiques, de paysages ou de couverture végétale semblent avoir échoué. Ils ne peuvent qu'imaginer -- sans preuve formelle pour l'heure -- que la proximité de terres cultivées en agriculture intensive et l'utilisation de pesticides dans les champs voisins pourraient avoir joué un rôle.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/insectes-insectes-pourraient-avoir-disparu-surface-terre-ici-100-ans-68949/

1) Evy - signature animée Titi

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

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mardi 12 février 2019

Une étude met en lumière le déclin catastrophique des insectes

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MENACE  Ils sont un maillon indispensable de nombreux écosystèmes

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Eviter l’effondrement

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d'extinction « et chaque année, environ 1 % supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41 %) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10 %) huit fois plus », soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires » : « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels », insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Les pesticides fortement soupçonnés

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition : le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018. « Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait un des chercheurs, Vincent Bretagnolle : car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

A l’origine de la perte des insectes, les chercheurs australiens désignent le bouleversement de leur habitat et le recours aux pesticides de synthèse, au cœur de l’intensification de l’agriculture dans le monde ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur le cas de l’Europe et des États-Unis où l’on dispose de suivis les plus réguliers. « Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ». A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes, les espèces invasives, et enfin le changement climatique mais surtout dans les régions tropicales.

Auteurs : 20 Minutes avec AFP

Source : https://news-w-planete.20minutes.fr/planete/2448663-20190211-

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Signature - Evy bleugif

 

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mardi 5 février 2019

Êtes-vous prêt à manger des insectes ?

 

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Vegans, végétariens, omnivores...

Seriez-vous prêt(e) à consommer quotidiennement des insectes dans le futur ?

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Avez-vous déjà entendu parler de l'entomophagie ? Cette pratique (qui consiste à manger des insectes, oui, vous avez bien lu) pourrait se populariser dans le futur : d'ailleurs, d'après certains chercheurs, 2 milliards de personnes dans le monde seraient déjà concernées !

Ça vous dégoûte ? Pourtant, les insectes présentent des qualités nutritives incontestables : riches en protéines (on trouve par exemple 53 g de protéines dans 100 g de chenille d'Afrique), vitamines, minéraux (cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, sélénium et zinc, entre autres) et acides gras essentiels, ils pourraient même contribuer à la bonne santé du microbiote intestinal, selon une étude de l'Université du Wisconsin-Madison (aux États-Unis) publiée en août 2018.

Des chercheurs de la University of Eastern Finland et de la University of Helsinki (en Finlande) se sont associés pour évaluer quelle serait la tolérance des populations végétariennes, omnivores et vegans à la consommation d'insectes. Leurs travaux ont été publiés dans la revue spécialisée Nutrients.

LES INSECTES, UNE SOLUTION

AUX PROBLÈMES ÉCOLOGIQUES ACTUELS ?

Les chercheurs ont travaillé avec 567 volontaires : 73 % d'omnivores, 22 % de végétariens (comprendre : ayant adopté un régime alimentaire sans protéines animales, à l'exception des œufs et des laitages) et 5 % de vegans (comprendre : ayant adopté un régime alimentaire refusant tous les aliments issus de l'exploitation animale).

Sans surprise, les volontaires ayant adopté une alimentation vegan étaient les moins enclins à consommer des insectes au quotidien - « nous anticipions ce résultat : les vegans considèrent les insectes au même titre que les autres animaux » analysent les scientifiques.

Plus étonnant peut-être, les végétariens étaient plus enthousiastes encore que les omnivores à l'idée de manger des insectes - « cette population considère notamment que la consommation d'insectes pourrait constituer une solution durable aux problématiques écologiques actuelles » expliquent les chercheurs. Prêt(e) pour des brochettes de sauterelles, un wok de scarabées ou une sucette de scorpion ?

 Auteure : 

Source : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/les-supers-aliments/etes-vous-pret-a-manger-des-insectes

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lundi 9 avril 2018

La consommation d’insectes

 

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La consommation d’insectes gagne du terrain !

Les arguments en faveur de la consommation d’insectes, notamment de leurs protéines, sous forme de poudre ou de produits reconstitués se multiplient.

L’argument majeur est que leur contenu en protéines est supérieur de 60% à ce qui existe dans les sources alimentaires animales : un grillon comporte par exemple 3 fois plus de protéines à poids égal que le bœuf et 100 g de grillons couvrent pratiquement les besoins quotidiens en protéines d’un homme de 70Kg.

Un pas majeur vient d’être franchi par l’autorisation donnée à la nutrition des poissons destinés à la consommation humaine par des farines extraites d’insectes.

Entre nous, cela me paraît normal car quand je vais pêcher je mets un asticot ou un ver sur mon hameçon….

L’usage de protéines issues d’insectes existe également déjà dans l’alimentation humaine sous des formes plus ou moins déguisées.

Signalons par exemple que le colorant naturel utilisé pour donner de jolies couleur rouge ou orangée à certains produits alimentaires est issu d’un insecte appelé cochenille.

Le seul problème est la législation dite « Novel Food » qui oblige à soumettre à des tests sur des animaux, afin d’en évaluer notamment l’allergénicité, les aliments qui n’ont pas été consommés en quantité significative en Europe avant 1995.

Le but est d’éviter que se développent des phénomènes d’allergies alimentaires liés à une consommation de produits auxquels la population n’est pas habituée et qui peuvent parfois être importants et dangereux comme des états de choc anaphylactiques.

 

par le DR FRANÇOIS-ANDRÉ ALLAERT 

Docteur Bien Public

 

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jeudi 20 avril 2017

Top 7 des pires piqûres d'insectes

 

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Avec l'arrivée du printemps, les abeilles sont de retour et sortent de la ruche pour butiner les fleurs. Certains d'entre nous craindront de se faire piquer par ces butineuses. Certes cela fait mal, mais peut-être pas autant que d'autres piqûres d'insectes bien plus redoutables... Alors quelle est la pire piqûre au monde ? Pour le savoir, un entomologiste, Justin Schmidt, a créé une échelle qui porte son nom (l'indice Schmidt) afin de noter la douleur induite par des piqûres d'insectes hyménoptères. Et il en a testé beaucoup. Âmes sensibles s'abstenir.

Pour son travail d'entomologieJustin Schmidt avait besoin d'être en contact étroit avec un grand nombre d'insectes. Mais pour comparer leur venin, il fallait bien évaluer leur toxicité et la douleur engendrée. C'est ainsi qu'est née la « Schmidt Pain Scale for Stinging Insects » (ou index Schmidt), une échelle qui note entre 1 et 4 la douleur induite.

Voici donc sept insectes hyménoptères qui illustrent la diversité des piqûres qu'il a endurées. Attention, ça va faire très mal...

Numéro 7 : la fourmi de feu

Malgré son nom peu engageant, la fourmi de feu Solenopsis invicta, originaire d'Amérique du Sud, ne vous laissera qu'une piqûre classée au niveau 1 de l'index Schmidt. Sa piqûre est « forte, soudaine, légèrement alarmante. » Pour le chercheur, elle s'apparente au fait de marcher sur un tapis à poils durs en cherchant l'interrupteur électrique.

Numéro 6 : l’abeille

Beaucoup d'entre nous l'ont expérimentée. L'abeille Apis mellifera que l'on trouve en Europe pique en induisant un niveau 2 de douleur. Sa piqûre brûle la peau, un peu comme le ferait une tête d'allumette.

Numéro 5 : la guêpe

Vespula pensylvanica  testée par l'entomologiste américain est une guêpe d'Amérique du nord proche de la guêpe européenne. La douleur est estimée à un niveau 2 sur l'index Schmidt. Chaude, cette piqûre serait comparable à l'effet de quelqu'un qui éteindrait « son cigare sur votre langue ».

Numéro 4 : la fourmi rouge moissonneuse

Pogonormyrmex badius est originaire d'Amérique du Nord. Sa piqûre atteint le niveau 3 de douleur sur l'index Schmidt. Le chercheur la compare à quelqu'un qui utilise une perceuse «  pour creuser votre ongle incarné ».

Cette guêpe s’attaque à une tarentule. Et elle fait très mal. © Astrobradley, Wikimedia Commons, DP

Numéro 3 : la guêpe Pepsis

Les guêpes Pepsis sont originaires d'Amérique. Elles font partie de la famille des pompiles, des guêpes chasseuses d'araignées. La fameuse « Tarantula hawk » s'attaque aux tarentules. La douleur de sa piqûre est électrique et atteint le niveau 4 sur l'index Schmidt. C'est comme si « un sèche-cheveuxtombait dans votre bain moussant ».

Numéro 2 : la fourmi « balle de fusil »

Son nom n'inspire rien de bon... Et pour cause : Paraponera clavata, une fourmi d'Amérique centrale et du Sud, atteint elle aussi le niveau maximum de douleur sur l'index Schmidt (4). La douleur est intense puisque c'est comme « marcher sur un charbon ardent avec un clou de 3 pouces (10 cm) dans le talon ».

Numéro 1 de la douleur : la guêpe guerrière

Synoeca septentrionalis ou guêpe guerrière est présente en Amérique du sud. Et cette fois pour décrire sa piqûre il s'agit carrément de « torture. Vous êtes enchaîné dans l'écoulement d'un volcan actif ».

Les abeilles  guerrières

 Les abeilles Jadai protégées par des guerrières  Les nids des abeilles Jadai, Tetragonisca angustula, sont surveillés par des individus soldats morphologiquement adaptés à leur rôle. La protection est à la fois terrestre et aérienne. © Christoph Grueter, université du Sussex

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 Par Marie-Céline Jacquier, Futura

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/actualites/insectes-top-7-pires-piqures-insectes-64088/

 

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lundi 24 août 2015

Mangerons-nous bientôt tous des insectes ?

Mangerons-nous bientôt tous des insectes ?

Crédit photo : Fried insects - Anton Gvozdikov - Fotolia.com

Cela s'appelle l’entomophagie.


Et si le fait de manger des insectes est encore choquant pour la plupart des occidentaux, cette pratique est naturelle dans de nombreuses cultures : environ 80% des pays de la planète sont entomophages, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Près de 1400 espèces d’insectes sont consommées, principalement les coléoptères, les chenilles, les abeilles, les guêpes et les fourmis, suivis de près par les sauterelles, les criquets et les grillons.
Les insectes sont consommés frits, bouillis, grillés ou sous forme de farines.

Manger des insectes est une pratique ancestrale en Europe puisqu’on en trouve des traces dans l’antiquité. Aristoste faisait l’éloge des nymphes (larve de cigale) en les décrivant comme des mets exquis. La Bible et le Coran mentionnent la consommation d’insectes.

Riches en protéines et pauvres en graisse, les insectes sont considérés comme une réelle alternative alimentaire par l’ONU.

L’idée de manger des insectes peut être incongrue pour les Européens, et pourtant nous en mangeons 500 g par an à notre insu : il s’agit essentiellement de fragments d’insectes dissimulés dans les farines de céréales (le pain et les biscuits), mais on en trouve également des traces dans les soupes et les compotes industrielles.

UN ENJEU DE SAUVEGARDE PLANÉTAIRE


Un récent rapport de l’ONU explique que si l’homme devenait entomophage, on pourrait récupérer 30% des surfaces de la planète consacrées à l’élevage, réduire de 18% nos émissions de gaz à effet de serre et baisser de 33% le coût de l’alimentation.

En effet, l’élevage d’insectes est le plus écologique, et le plus économique de tous les élevages de sources de protéines animales.
Pour 10 kg de nourriture, les éleveurs produisent 1 kg de bœuf, 3 kg de porc, 5 kg de volaille et 9 kg d’insecte ! Les bœufs, porcs et volailles n’utilisent pas la nourriture qu’ils ingèrent uniquement pour faire des réserves et prendre du poids, ils s’en servent également pour maintenir une température corporelle constante. Les insectes n’ont pas ce besoin et n'utilisent la nourriture que pour prendre du poids.

D’ici 2050, nous serons 9 milliards sur Terre et la question de pouvoir nourrir tout le monde se pose réellement. La consommation d’insectes semble être la meilleure des alternatives.

Valeur nutritionnelle des insectes
Deux chercheurs, Rumpold et Schlüter, ont compilé en 2013 les compositions nutritives de 236 espèces d’insectes comestibles.

Les valeurs nutritionnelles des insectes sont très variables selon l'espèce. Et même au sein d’une même espèce, ces valeurs peuvent changer en fonction de l’état de métamorphose de l’insecte (état de larve ou état adulte), en fonction de leur habitat et de leur régime alimentaire.
De plus, le mode de préparation influe directement sur la valeur nutritionnelle : en effet, les insectes frits seront plus riches en lipides et plus caloriques que les insectes bouillis.

Les valeurs nutritionnelles des insectes restent cependant mal connues car très peu d’études sur le sujet ont été faites et beaucoup sont peu fiables.

En 1997, Ramos Elorduy a étudié 79 espèces provenant du monde entier dont il a évalué l’apport calorique. Comme pour la composition en nutriments, la valeur énergétique dépend de l’alimentation de l’animal.

Tableau : exemple de valeur énergétique de quelques espèces d’insectes pour 100g d’insectes frais


Nom de l’insecte

Valeur nutritionnelle pour 100g en Kcal

Sauterelle australienne

499

Fourmi verte

1272

Sauterelle à pâtes rouges

160

Vers de farine (larve)

206

Vers de farine (adulte)

138

Termite (adulte)

535

Fourmi coupe feuille

404

Fourmi à miel

116

Criquet

120

Punaise d’eau géante

165

Sauterelle vietnamienne

89

Vers à soie

94

Sauterelle migratrice

179

Source FAO 2012

Les insectes sont principalement constitués de protéines, d’acides gras, des fibres, de vitamines et d'oligo-éléments.

Les études montrent que les acides aminés (les composants des protéines) sont de qualité satisfaisante pour l’Homme.

Le taux de protéines varie de 13% à 77% selon l’alimentation des insectes : un insecte herbivore sera moins riche en protéines qu’un insecte carnivore.

Tableau comparatif de la teneur en protéines entre les insectes, le poisson et la viande


Animal

Espèces

Teneur en protéines pour 100g

Insectes

Sauterelles (larves)

14 à 18%

 

Sauterelles (adultes)

13 à 28%

 

Chapulines (criquets mexicain) adultes

35 à 48 %

 

Vers à soie

10 à 17%

 

Scarabées (larves)

7 à 36 %

 

Vers de farine (larve)

14 à 25%

 

Criquets (adultes)

8 à 25%

 

Termites (adultes)

13 à 28%

Viandes

Bœuf

19 à 26%

 

Volaille

14 à 30%

Poissons

Maquereau

16 à 28%

 

Homard

17 à 19%

 

Crevette

13 à 27%

Source FAO 2012

Les acides gras présents sont des acides gras poly et mono insaturés. Les insectes contiennent 38% de lipides pour 100 g de masse sèche (c’est-à-dire d’insectes séchés). Très peu d’études ont été faites en ce qui concerne les compositions en matières grasses des insectes. Nous ne sommes pas en mesures de fournir plus d’informations.

Ils sont riches en oligo-éléments tels que le cuivre, le zinc, le manganèse, le fer, le magnésium, le phosphore et le sélénium. Ils sont également riches en vitamines du groupe B (B2, B5, B8 et de la vitamine B9 dans certains cas). Les études se contredisent au sujet de la biodisponibilité de ces composants (désaccord quant au taux d’absorption dans l’organisme).

En ce qui concerne les risques alimentaires liés aux insectes par rapport aux transmissions de maladies et aux risques allergiques, toute la lumière sur la question n’a pas encore été faite.

Pour conclure, bien avant de travailler sur les risques alimentaires liés aux insectes, il faut déjà travailler sur l’aspect psychologique de la consommation volontaire et régulière d'insectes. Les chercheurs et les ingénieurs en marketing travaillent sur le sujet. Affaire à suivre …

Sophie - Diétét...Diététicien

Source : http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/mangerons-nous-bientot-tous-des-insectes

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