lundi 19 décembre 2016

Marre du rose !!!

Le rayon jouets, un rayon genré. Mike Mozart/Flickr

Pour promouvoir l’égalité hommes-femmes dans nos sociétés, il convient d’examiner de plus près le rayon jouets, qui perpétue un conservatisme anachronique :

En 2016, les filles semblent toujours cantonnées aux joujoux roses et aux rôles domestiques et/ou glamour, tandis que les garçons sont d’emblée incités à sauver le monde à grand renfort de super-héros.

Gabrielle Richard, sociologue du genre à l’Université Paris-Est Créteil, a répertorié quelques-unes des initiatives contemporaines qui visent à faire bouger les lignes et les couleurs, pour qu’enfin l’industrie du jouet, les parents et les éducateurs prennent conscience que toutes les petites filles et tous les petits garçons ont besoin d’imaginer leur destin librement, sans sacrifier aux stéréotypes de genre.

Bonne lecture !

Sonia Zannad, rédactrice

 

Comment les jouets (dé)construisent le genre de nos enfants

Gabrielle Richard, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

La période des cadeaux de Noël est l’occasion de se pencher sur les impositions de normes de genre aux enfants, et ce, dès leurs premiers jouets.

"Rose pour les filles, bleu pour les garçons. Quel consommateur n’a-t-il pas été confronté à cette inévitable réalité dans les rayons jouets ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 89 % des jouets dits « de fille » sont de couleur rose. C’est du moins ce que nous apprennent les résultats d’une recherche menée par l’Institution of Engineering and Technology (IET) et publiée début décembre.

L’enquête, conduite sur les sites Internet des 10 plus grands magasins de jouets du Royaume-Uni et sur les principaux moteurs de recherche (Google, Bing), nous apprend que les jeux axés sur la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques sont trois fois plus susceptibles d’être mis en marché de manière à cibler les garçons. L’IET déplore ce constat, relevant un lien par trop direct avec la faible proportion de femmes dans les métiers correspondant.

Ce n’est pas la première fois que la question des jouets genrés fait surface avant Noël. En décembre 2015, les magasins U publient leur catalogue de Noël et lancent la campagne publicitaire Noël sans préjugés, laquelle comprend une vidéo diffusée en ligne et sur les chaînes télévisées françaises à heure de grande écoute.

https://youtu.be/GEIQJqPgjLY

Elle met en scène des enfants qui expliquent à la caméra comment ils savent qu’un jouet est pour une fille ou pour un garçon. « Les jeux de garçon c’est le foot, et les jeux de filles, c’est la dînette », explique l’un des enfants. « Un château, il est rose, alors c’est pour les filles », d’expliquer un autre. Les enfants se voient ensuite ouvrir les portes d’une immense salle de jeux avec une diversité de jouets. Les enfants ont tôt fait de s’emparer des jouets qui leur plaisent, qu’ils soient ou non traditionnellement considérés comme appropriés pour leur sexe. Le message ? « Il n’existe pas de jouets pour filles ou pour garçons, mais des jouets tout simplement ».

Le maintien des stéréotypes

« L’ennui avec les jouets genrés, c’est qu’ils maintiennent chacun et chacune dans des cases pleines de stéréotypes », explique en entretien téléphonique Éléonore Stevenin-Morguet, porte-parole d’Osez le féminisme ! « Cela dessert particulièrement les filles. Dans la section rose des catalogues, on les invite à jouer trois types de rôles : la ménagère, la mère et la jolie. Les garçons, eux, se voient réservés la plupart des jeux cultivant l’imagination ».

Le problème est, dans les faits, double. D’une part, il concerne la manière dont les jouets sont catégorisés. La majorité d’entre eux ne sont censés s’adresser qu’aux filles ou aux garçons. Cela est évident par la manière dont ils sont conçus (leur couleur, ce qu’ils mettent en scène) et mis en marché (section du magasin ou rubrique du site Internet où on le trouve, quel enfant y joue dans les publicités, etc.).

Les jouets « de filles », par ailleurs souvent plus coûteux, suggèrent qu’on attend des filles qu’elles soignent la sphère domestique (jeux d’imitation, de ménage, de dînette), les enfants (poupées en tous genre), ainsi que leur apparence physique (robes de princesses, jeux de maquillage/coiffure, bijoux et autres apparats). Les garçons héritent plutôt des jeux d’aventure, de construction et d’exploration, ainsi que de la tâche de sauver le monde (superhéros, policiers, pompiers). Bref, il ne s’agit pas exactement d’une répartition équitable, les opportunités ludiques offertes étant à la fois plus nombreuses et plus valorisantes pour les garçons.

Les jouets genrés exacerbent donc les différences entre filles et garçons en se faisant porteurs de messages liés à ce que les enfants devraient aimer en fonction de leur sexe. Ils posent également problème parce qu’ils prescrivent ce que filles et garçons ne devraient pas aimer. Ils suggèrent que certains comportements ne sont pas attendus d’eux, qu’ils n’y performeront pas, voire qu’ils devraient s’en tenir à distance. Qu’une fillette n’aura peut-être pas les habiletés nécessaires pour construire le vaisseau spatial Lego. Qu’un garçon ne trouvera probablement pas sa place à la cuisine, ou n’aura pas l’instinct pour s’occuper d’un bébé, fut-il en plastique.

D’aucun diront que rien n’empêche les enfants qui le désirent de s’aventurer dans les sections réservées aux jouets du sexe dit « opposé ». Or, si l’incursion est possible, elle n’est viable que pour les filles – et encore, à condition qu’elle soit ponctuelle et qu’elle ne remette pas en question l’existence même de ces catégories genrées. Les garçons, eux, sont fortement découragés d’explorer du côté féminin.

Les jouets mettent en place un système genré

Le véritable danger de ces jouets genrés, c’est qu’ils alimentent une prophétie autoréalisatrice, c’est-à-dire qu’ils contribuent à faire advenir ce qu’ils créent. Maïté est théoriquement libre de collectionner les cartes Pokémon, mais sera déçue si les cadeaux offerts par sa chaîne de restauration rapide favorite prévoient pour elle une pouliche plutôt que l’option Pokémon réservée aux garçons. Si Thomas veut jouer à la dînette, mais que ses parents ne trouvent que des dînettes de couleur rose, il est peu probable qu’ils désirent la lui acheter. Bref, l’offre de jouets est à bien des égards en décalage avec ce avec quoi les enfants pourraient souhaiter s’amuser.

Les jouets n’ont toutefois pas toujours été aussi stéréotypés. L’exacerbation du sexisme dans l’industrie du jouet, documentée depuis les années 1980, doit être considérée avec les évolutions démographiques et sociétales qui lui ont été simultanées.

Avec les avancées du mouvement féministe, les années 1970 ont donné lieu à une réduction marquée des efforts de mise en marché ciblés sur le genre – et représentant les filles dans des domaines desquelles elles pouvaient souhaiter s’extirper. Dans l’édition 1975 du catalogue des magasins Sears, moins de 2 % des jouets sont explicitement présentés comme s’adressant aux garçons ou aux filles. Or, les années 1980 et 1990, avec la montée du marketing des produits dérivés du cinéma et l’essor d’un capitalisme de masse, auraient contribué à la reprise d’une commercialisation genrée accrue.

Haro sur le jouet sexiste !

Des voix associatives s’élèvent aussi pour contester l’omniprésence des stéréotypes de genre dans les jeux et jouets offerts aux enfants. Particulièrement mobilisée sur ces questions, l’association Let Toys Be Toys au Royaume-Uni travaille depuis 2012 à éradiquer l’imposition de catégories genrées par les détaillants de jouets et à remettre l’enfant et ses choix au centre de la discussion. Pour ce faire, elle épaule les particuliers qui désirent faire savoir à leur marchand de jouets qu’ils n’approuvent pas leur sélection de jouets ou la manière dont ils sont disposés en magasin. Elle recommande des petites entreprises ou des jouets destinés à un public mixte, et couronne les initiatives les plus inclusives.

La campagne Pinkstinks, avec ses antennes au Royaume-Uni et en Allemagne, s’attèle depuis 2012 à démanteler ce qu’ils appellent la « rosification » (pinkification) des filles. Ils considèrent que la marchandisation actuelle des jouets affecte particulièrement les filles, qui voient leurs options et leurs représentations considérablement limitées. En Australie, Play Unlimited est l’instigatrice de la campagne No Gender December, qui exhorte les consommateurs à s’engager à éviter les stéréotypes de genre lors de leurs achats de fin d’année. L’initiative existe depuis 2014, mais fait chaque année les frais d’une campagne de salissage. On lui reproche notamment de suggérer aux parents d’acheter une poupée Barbie aux garçons.

En France, l’hiver dernier, des militantes d’Osez le féminisme et des Chiennes de garde ont distribué des tracts dans les principaux magasins de jouets parisiens, dans le cadre de la campagne Marre du rose.

Ces campagnes remportent des succès. En 2013, les succursales de Toys “R” Us au Royaume-Uni et en Australie ont accepté de revoir leur classification des jouets après avoir été directement interpellés à ce sujet par Let Toys Be Toys et par Play Unlimited. Ceci dit, ces campagnes ont peut-être surtout le mérite d’amener la discussion sur la place publique. Car au-delà de ces campagnes organisées, ce sont probablement les initiatives des parents qui sont les plus susceptibles d’influencer la prise de décision des fournisseurs et, ultimement, la manière dont les enfants s’approprient les jouets disponibles. C’est suite au tweet d’une cliente mère de famille que la chaîne de magasins Target a accepté à l’été 2015 de se départir de ses divisions genrées. 


dimanche 31 mai 2015

Une grande majorité de singes refuse toujours de croire que l’Homme descend d’eux

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États-Unis – Selon un sondage réalisé auprès de plusieurs centaines de singes en captivité, nombre d’entre eux refusent d’admettre que l’Homme descend du singe. Près de 70% d’entre eux affirment que cette idée ne repose sur aucune base scientifique et rejettent en bloc une possible proximité génétique entre les deux espèces. Reportage.

C’est le résultat de plusieurs années d’apprentissage de langage des signes qui a permis aux scientifiques de recueillir ce précieux témoignage. « Quand on leur explique la chose scientifique, ils refusent d’y croire. Ils disent que c’est impossible, que ça n’a aucun sens » raconte Madeleine Hatkins, une jeune bénévole qui s’occupe d’un refuge pour singes dans le Montana. Les soigneurs ont ainsi expliqué aux singes, grâce au langage des signes, que l’Homme descendait d’eux par un ancêtre commun, il y a de cela plusieurs millions d’années. « Depuis qu’on leur a annoncé la nouvelle, certains sont dubitatifs, ils demandent à voir des preuves. Certains sont même déçus, en colère d’apprendre une telle chose, comme si on leur avait raconté une scène clé de leur série fétiche » ajoute Madeleine.

Des singes qui campent sur leur position, et qui réaffirment leur idée. « Homme blanc pas singe, pas possible » ne cesse de répéter Wikita, une jeune femelle chimpanzé de 6 ans qui semble sous le choc. « Wikita penser Grand Gorille créer monde » dit-elle dans des signes qui trahissent une certaine nervosité. Car selon les chercheurs, cette information remet beaucoup de choses en question pour les grands singes. « Sciences dire beaucoup choses. Penser que homme blanc descendre de singe est choquant » ajoute un autre singe qui demande à ce qu’on respecte ses idées.

Mais pour l’équipe des scientifiques, les singes seraient simplement vexés. « Ils ont raté le coche de l’évolution, c’est tout. On essaie juste de leur faire comprendre leur rang et où ils se placent par rapport à nous. ». Ce qui donne parfois des dialogues savoureux. Ainsi, après avoir appris que l’Homme et le singe étaient des cousins proches, un des singes a demandé si les cousins du soigneur vivaient aussi dans une cage.

La Rédaction

Source : http://www.legorafi.fr/2014/04/24/une-grande-majorite-de-singes-refuse-toujours-de-croire-que-lhomme-descend-deux/

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samedi 23 mai 2015

Egalité homme-femme : l'exécutif corrige sa copie

 

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée

a commencé mardi soir à examiner le projet de loi Rebsamen.

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Plusieurs amendements

sur l'égalité professionnelle devraient être adoptés.

Face à la fronde, François Rebsamen a tenté la semaine dernière de calmer le jeu en assurant que, non, son projet de loi de réforme du dialogue social ne sacrifie pas l'égalité entre hommes et femmes dans l'entreprise.

Mais il n'a pas rassuré. Les féministes maintiennent la pression. Vendredi, Yvette Roudy, à l'origine de la loi fondatrice de 1983, a rendu publique une lettre ouverte. Mardi, une vingtaine de chercheuses et chercheurs, ont publié une tribune sur Lesechos.fr.

Et, mardi toujours, lors de la remise par Jean-Christophe Sciberras de son rapport sur la lutte contre les discriminations, les ministres François Rebsamen, Christiane Taubira et Patrick Tanner ont été interpellés par les syndicalistes sur le sujet, en particulier par la CGT et la CGC.

Marisol Touraine ne devait pas être mécontente de ne pas être là pour se faire tancer, elle qui avait alerté des problèmes posés par la dilution de la thématique de l'égalité professionnelle avant la tempête sans être entendue, bien que le Haut Conseil à l'égalité ait, lui aussi, mis en garde…

La commission des Affaires sociales a commencé mardi dans la soirée à examiner le projet de loi dont les articles 13 et 14 sont au coeur de la polémique.

Un certain nombre d'amendements vont être présentés pour rectifier le tir. Le premier, d'origine gouvernementale, vise à sécuriser l'obligation pour l'employeur de mettre à la disposition des représentants du personnel les informations et éléments de diagnostic et analyse contenus dans le rapport de situation comparée dans « une rubrique dédiée à l'égalité professionnelle dans la base de données unique ».

Sans accord, des pénalités

Le gouvernement donnera aussi un avis favorable à cinq amendements d'origine parlementaire, présentés par la députée PS Sandrine Mazetier, au nom de la délégation aux droits des femmes et par le rapporteur du projet de loi, Christophe Sirugue.

Premier point, la négociation sur la qualité de vie au travail va être rebaptisée « négociation sur la qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle », une façon de bien signifier que le second thème n'est pas soluble dans le premier.

Les dispositions suivantes auront aussi le soutien de l'exécutif : intégration de la problématique de mixité des métiers dans la négociation sur la gestion des emplois et des parcours professionnels ; interdiction de modifier par accord les informations concernant l'égalité professionnelle à fournir dans la base de données unique ; affirmation du fait que la négociation sur l'égalité homme-femme devra se fonder sur ces informations ; réaffirmation de l'imposition à l'employeur d'une pénalité si l'entreprise n'est pas couverte par un accord sur l'égalité homme-femme.

De quoi convaincre que l'édifice patiemment construit pour changer la donne dans les entreprises depuis trente ans ne va pas s'écrouler ?

Nul doute que les textes des amendements seront décortiqués par les spécialistes.

Ce qui est sûr, c'est que la polémique fait désordre alors que le 6 mai dernier, le Premier ministre, Manuel Valls, soulignait que « beaucoup a été fait pour l'égalité femme-homme ».

Leïla de Comarmond, Les Echos
Source : http://www.lesechos.fr/journal20150520/lec1_france/02177262344-egalite-homme-femme-lexecutif-corrige-sa-copie-1120950.php?ryefdqpKE345t8Cg.99

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mercredi 3 décembre 2014

Remise du label égalité

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Pascale Boistard a remis ce lundi 1er décembre le label égalité à une quinzaine de nouveaux organismes. Le Label égalité, qui fête cette année ses 10 ans est délivré par l’Afnor aux organismes publics ou privés,  s’engageant pour l’égalité professionnelle entre femmes et hommes et dont l’activité est évalué sur 3 critères :

  • La prise en compte de l’égalité professionnelle dans les relations sociales, l’information et la culture de l’organisme
  • La gestion des ressources humaines et le management
  • La prise en compte de la parentalité dans le cadre professionnel

Face aux inégalités professionnelles, encore trop fortes, qu’il s’agisse des écarts de rémunération, de la place des femmes dans les entreprises ou de la mixité des métiers, l’engagement de 51 structures de tailles et de natures différentes est un élément positif qui montre que le mouvement vers l’égalité mobilise de nombreux acteurs sociaux et professionnels.

Au-delà de cette mobilisation, l’Etat s’engage. La loi du 4 août 2014 propose des avancées notables en matière de parité dans les instances de direction, d’obligation de négociation au sein des entreprises, de partage du temps parental pour mieux articuler vie familiale et vie professionnelle.  L’interdiction d’accéder aux marchés publics pour les entreprises ne remplissant pas leurs obligations légale en matière d’égalité entre d’ailleurs en vigueur ce 1er décembre.

Source :

http://femmes.gouv.fr/remise-du-label-egalite/

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mercredi 15 octobre 2014

Inégalités hommes-femmes : des progrès dans l'éducation, du surplace dans l'emploi

Des écolières pakistanaises assistent à un cours à Mingora, le 9 octobre 2013.

Des écolières pakistanaises assistent à un cours à Mingora, le 9 octobre 2013. (A MAJEED / AFP) Par

Une étude montre que les inégalités hommes-femmes tendent à se réduire. En revanche, sur le terrain économique, la crise a ralenti les évolutions

En dix ans, les inégalités hommes-femmes en matière d'accès à l'éducation se sont réduites malgré des progrès plus lents dans le secteur de l'emploi, indique une étude du Boston Consulting Group (PDF), publiée mercredi 15 octobre, à l'occasion du Women's Forum à Deauville (Calvados).

Au cours des dix dernières années, les petites filles ont été davantage scolarisées en primaire, puisque le taux mondial est passé de 86% à 91% en moyenne. Ainsi, l'"indice de parité" est passé de 95 filles pour 100 garçons scolarisés, à 98 filles scolarisées. En revanche, d'importants progrès restent à faire dans le secondaire. Seuls 78% des enfants entre 12 et 16 ans vont à l'école et les filles y sont un peu moins présentes : 96 filles pour 100 garçons, selon cet indice.

L'égalité hommes-femmes atteinte en 2110 ?

Sur le terrain de l'emploi, la part des femmes dans la population active est passée de 54% en 2000 à 57% en 2012. Elle a toutefois baissé dans trois pays : en Inde (de 36% à 30%), en Chine (de 77% à 70%) et aux Etats-Unis (de 70% à 67%). La crise économique a ralenti les progrès en matière d'inégalités.

Ainsi, la proportion de femmes est plus faible dans les secteurs porteurs et pour lesquels les pays se livrent une compétition forte, comme les nouvelles technologies et l'ingénierie. En revanche, le nombre des femmes entrepreneures a progressé, en passant de 35% en 2004 à 41% en 2011.

"Si on extrapole les courbes sans infléchir les tendances, l'égalité hommes-femmes dans les études scientifiques serait atteinte en 2110 seulement", regrette AgnèsAudier, directrice associée au bureau BCG de Paris.

Source :

http://www.francetvinfo.fr/societe/inegalites-hommes-femmes-des-progres-dans-l-education-du-surplace-dans-l-emploi

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lundi 16 juin 2014

Francis Cabrel - Des Hommes Pareils

Parole de Les Hommes Pareils:


Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules
Qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école
Si on y oublie l'essentiel ?
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes...

Moi, j'ai des îles, j'ai des lacs
Moi, j'ai trois poissons dans un sac
Moi, je porte un crucifix
Moi, je prie sur un tapis
Moi, je règne et je décide
Moi, j'ai quatre sous de liquide
Moi, je dors sur des bambous
Moi, je suis docteur-marabout

Et nous sommes
Des hommes pareils

Plus ou moins loin du soleil
Blancs, noirs, rouges, jaunes, créoles
Qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école
S'il y manque l'essentiel ?
Semblables jusqu'au moindre atome
Vous, vous êtes et nous, nous sommes...

Moi, je me teins et je me farde
Moi, mes chiens montent la garde
Moi, j'ai piégé ma maison
Moi, je vis sous des cartons
Moi, j'ai cent ans dans deux jours
Moi, j'ai jamais fait l'amour
Nous, enfants neveux et nièces
On dort tous dans la même pièce

Quelque soit le prix qu'on se donne
On nage dans le même aquarium
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes
Où nous sommes des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Tous tendus vers l'espoir de vivre

Qu'est-ce qu'on vous apprend dans les livres
S'il y manque l'essentiel...?
S'il y manque l'essentiel...?
J'aime mieux ce monde polychrome
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes...
Des hommes pareils...

Francis Cabrel

Mis en ligne par,

Source :

https://www.youtube.com/watch?v=hSwIMB_uUgM

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