vendredi 19 octobre 2018

Aux États-Unis, le temps des femmes

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La candidate amérindienne Deb Haaland
qui postule à un siège au Congrès,
ici en campagne le 1er octobre, à Albuquerque (Nouveau-Mexique).
Mark Ralston/AFP
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En 1992, les femmes ont occupé le devant de l’actualité électorale aux États-Unis : 47 d’entre elles faisaient alors leur entrée au Congrès, soit plus que durant toute la décennie précédente ! Le titre « d’année de la femme » qui a été donné à cette année-là rappelle depuis cet exploit.

En réalité, il y avait déjà eu une « année de la femme », en 1984 : elles étaient tellement nombreuses à s’être rendues rendues aux urnes pour faire entendre leur voix qu’on comptait 6 millions de votantes de plus que de votants. Du jamais vu depuis que le droit de vote leur avait été accordé, en 1920 !

Mais 1992 fut aussi été une année particulière : les femmes réagissaient à un combat très dur, lors de la nomination du juge Clarence Thomas à la Cour suprême. Celle-ci avait été imposée par un Congrès composé quasi exclusivement d’hommes, alors qu’une jeune femme, Anita Hill, l’accusait de harcèlement sexuel. Cet événement avait profondément choqué les Américaines qui s’étaient alors mobilisées en masse lors des élections qui avaient suivi.

Demain, bien plus qu’hier

Le parallèle avec notre époque n’est que trop flagrant et l’affaire Kavanaugh suffirait à elle-seule à s’interroger sur l’attitude des femmes dans le scrutin à venir, celui des Mid-terms (le 6 novembre prochain). Toutefois, en 2018, la crise est encore plus profonde : le mouvement #MeToo vient tout juste de fêter sa première bougie, alors qu’une première condamnation symbolique vient d’être prononcée : le « papa de l’Amérique », Bill Cosby, dort désormais en prison.

Par ailleurs, l’instruction se poursuit dans l’affaire Harvey Weinstein, dont le procès sera le point d’orgue de cette lutte pour que soit entendue et reconnue la parole d’une femme qui se dit victime d’un homme, même s’il est très puissant.

Bien entendu, c’est aussi et surtout à la tête de l’État, le locataire de la Maison Blanche, qui révulse toutes ces femmes. Nombre d’entre elles ne décolèrent pas depuis son élection.

De la résistance à la réaction

Elles le font savoir sur tous les tons, elles ont multiplié les mouvements de protestation, les manifestations de rue, les actes de « résistance ». Il s’agit d’un mouvement spontané auquel une grande majorité d’entre elles se sont associées, au nom de valeurs qu’elles veulent défendre et pour lutter contre ce qu’elles estiment être des attaques inacceptables – qu’il s’agisse de questions de genre, de race, de sexisme, de l’avortement, etc.

Peinture murale dans une rue d’Abulquerque. 
Mark Ralston/AFP

Le mouvement #MeToo a porté la colère, l’a amplifiée et l’a structurée. Le juge Kavanaugh a été précipité au milieu de cette lutte presque par hasard. Car, s’il a concentré sur son nom tous les griefs et toutes les colères, l’action qui sous-tend l’ensemble est bien plus profonde : on a pu s’en rendre compte lors des primaires qui, aux États-Unis précèdent toutes les élections.

Très vite, on a pu constater que des milliers de femmes s’étaient présentées sur les différents postes électifs à travers tout le pays et à tous les niveaux.

Plus étonnant encore, tout au long du processus électoral, qui a débuté en mars, le vote féminin est devenu de plus en plus important en nombre et en proportion, si on le compare à celui des hommes. Ce vote a renforcé l’impression première qu’il se passait effectivement quelque chose d’inhabituel : les femmes sont sorties en tête dans beaucoup de scrutins lors de ces primaires, puis en ont remporté de plus en plus, et ont fini par les dominer quasiment tous.

L’année de tous les records

À quelques jours du scrutin de mi-mandat, une chose est déjà sûre : on est dans un temps particulier qui s’inscrit dans la logique de ces trois années symboliques pour les Américaines : 1920, 1984 et 1992. L’année 2018 sera, à son tour, une année de la femme, et ce, quel que soit le résultat : la participation aux primaires a explosé dans certains États, jusqu’à doubler, voire tripler par rapport à celle habituellement constatée pour ce type d’élection.

Par ailleurs, le nombre de candidates a atteint un niveau record, avec des milliers de femmes qui se sont engagées. Le précédent record de 167 femmes candidates à la Chambre des représentants a été largement battu : elles sont 234 cette année. Pour le sénat, c’est la même chose, avec 23 candidates au lieu de 21, un nouveau record également. Il y aura également 15 femmes candidates au poste de gouverneur – un nombre jamais atteint à ce jour – sur un total de 36 postes à conquérir.

Avec quelques limites

Toutefois, lorsqu’on examine plus attentivement ces candidatures, on peut être un peu déçu : la plupart des femmes qui sont présentées aux suffrages le sont sur des postes non-éligibles. La bonne performance lors des primaires est donc un peu refroidie, car cela n’aura pas forcément servi à les amener jusqu’à la victoire finale.

C’est flagrant au niveau des gouverneures : Andria Tupola n’a aucune chance à Hawaii, pas plus que Paulette Jordan en Idaho, Mary Throne dans le Wyoming, Lupe Valdez au Texas, Molly Kelly dans le New Hampshire. De même, sept des 23 candidates au Sénat n’ont visiblement aucune chance d’être élues, à l’instar de Jenny Wilson qui est opposée à Mitt Romney dans l’Utah.

Stacey Abrams en campagne, le 22 mai dernier, pour le poste de gouverneure de Géorgie. 
Jessica McGowan/AFP

Mais on peut faire une autre lecture de ces combats électoraux : toutes ces femmes sont toutes arrivées au sommet, en figurant sur le bulletin de vote, et leur destin dépend désormais des électeurs. Car rien n’est impossible, dans aucun État, et des candidatures jugées totalement improbables voici à peine quelques mois nourrissent désormais de réels espoirs : Stacey Abrams en Georgie et Laura Kelly au Kansas sont en passe de devenir gouverneures dans des États très républicains, alors qu’elles sont démocrates et femmes.

Au niveau du Sénat, on va assister à des combats entièrement féminins, comme dans l’État de Washington (entre Maria Cantwell et Susan Hutchison), mais aussi dans le Minnesota (entre Tina Smith et Karin Housley), dans le Wisconsin (entre Tammy Baldwin et Leak Vukmir), dans l’État de New York (entre Kirsten Gillibrand et Chele Farley), dans le Nebraska (entre Deb Fisher et Jane Raybould) ou dans l’Arizona, (entre Kyrsten Sinema et Martha McSally). Autant de postes que les hommes ne pourront pas gagner en 2018.

Néanmoins, la déception sera forcément grande : s’il y a 13 sénatrices sortantes cette année, les femmes ne peuvent compter que sur l’élection de 11 à 13 d’entre elles au final. Au mieux, elles maintiendront donc leur nombre ! On ne changera donc pas encore cette fois-ci l’image d’une commission judiciaire sénatoriale très masculine comme on a pu le constater lors des auditions dans l’affaire Kavanaugh, qui a tant choqué la majorité des Américaines.

Pas très loin du sommet

Si on scrute les étages situés en dessous du Sénat ou des postes de gouverneurs, on mesure qu’il s’est réellement passé quelque chose : c’est là que s’est faite la vraie différence, à la Chambre des représentants ou dans des élections plus locales.

En plus de record de candidates, flagrant au Parti démocrate – avec 183 prétendantes contre seulement 51 au Parti républicain –, il faut souligner que 133 des candidates sont des personnes de couleur et, plus étonnant encore, 158 sont totalement novices en politique !

Au Parti démocrate, près de 40 % des candidats sont donc des candidates – du jamais vu. La Chambre des représentants, qui compte actuellement 84 élues (22 % du total), devrait donc changer de visage.

Dans les assemblées des États, 87 des 99 congrès locaux seront renouvelés, soit 6070 sièges à pouvoir. Les femmes sont en première ligne pour prendre toute leur place dans ces différentes assemblées, et la poussée sera forte : 3 260 femmes sont candidates dans les 46 États sousmis au vote. Là encore, le précédent record (2 649 candidates), qui date de 2016, est battu.

Les petites nouvelles qui deviennent grandes

S’il semble désormais évident que les femmes vont progresser très largement dans les congrès des États, les chances des femmes dans ce scrutin législatif au niveau fédéral sont également très élevées : sur les 125 sièges qui peuvent basculer d’un parti à l’autre (sur un total de 435), elles sont 65 candidates à pouvoir espérer devenir députée (Représentante). Cinq d’entre elles sont même certaines de siéger puisqu’elles n’ont aucune opposition !

Les primaires ont révélé plusieurs surprises, permettant à certaines d’entre elles d’émerger sur la scène nationale : Alexandria Ocasio-Corteza battu Joseph Crowley un ponte du Parti républicain, alors qu’elle était totalement inconnue jusque-là et soutenue par Bernie Sanders, le plus révolutionnaire des papys de la politique aux États-Unis. Aujourd’hui, les cadres du parti ne jurent plus que par elle et Barack Obama vient de lui apporter son soutien. 

Alexandria Ocasio-Cortez On The Future Of The Democratic Party | The View 

 Ayanna Pressley a réalisé le même exploit dans le Massachusetts 

en battant une autre star républicaine, Mike Capuano, qui était réélu haut la main depuis vingt ans.

D’autres profils ont également émergé : deux démocrates vétérans de l’armée (Amy Mcgrath et MJ Hegar), qui insistent sur leur patriotisme dans des États très républicains, pourraient ravir le poste de députée. En Idaho, au Nouveau-Mexique ou au Kansas, ce sont des Amérindiennes qui occupent désormais le devant de la scène : Paulette Jordan, Debra Haaland et Sharice Davis comptent bien faire la différence.

Les minorités sont d’ailleurs très bien représentées parmi les candidates. Certaines sont déjà très médiatisées, comme les hispaniques Michèle Lijan Grisham et Lupe Valdes, ou encore Jayana Hayes et Stacey Abrams, qui portent les espoirs de la communauté afro-américaine.

Parmi les profils les plus étonnants, on distingue ceux de Rashida Tlaib, dans le Michigan (certaine d’être élue puisqu’elle ne fait face à aucune opposition), et de Ilhan Oma, dans le 5e district du Minnesota : ces deux femmes sont musulmanes et vont faire l’Histoire en entrant au congrès. Une première, d’autant plus étonnante que le président des États-Unis s’appelle Donald Trump.

Enfin, Lupe Valdez « cumule » puisqu’elle se présente comme femme et comme hispanique, mais également comme gay. Mais son profil atypique en deviendrait presque terne en comparaison de la candidate choisie par le Parti démocrate du Vermont : Christine Hallquist est transgenre. Personne ne croit réellement en sa chance de victoire, mais elle est déjà entrée dans l’histoire de ses élections.

Il se passe donc quelque chose de nouveau #IciAussi en 2018.

Auteur : , Maître de conférences politique et société américaines et chercheur associé à l'institut Iris., Université Paris 2 Panthéon-Assas

Source : https://theconversation.com/aux-etats-unis-le-temps-des-femmes-104355

1) Evy - signature animée Titi

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

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dimanche 16 septembre 2018

Trop fortes pour être femmes, ces athlètes hors-normesque l’on malmène

 

L'athlète sud-africaine Caster Semenya. Africa Top success

Zhang Shan. Cina Wiki

Il s’est passé quelque chose d’inédit et pourtant totalement inaperçu aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. L’épreuve de skeet (le skeet est une discipline olympique de tir qui ressemble à du ball-trap) a été remportée par l’athlète chinoise Zhang Shan. Le skeet est une des très rares épreuves olympiques mixtes. C’est la seule épreuve mixte de l’histoire des JO a avoir été remportée par une femme (devant deux hommes qui complétèrent le podium). Il s’est passé quelque chose d’encore plus étonnant et encore plus inaperçu aux JO suivants : Zhang Shan n’a pas pu défendre son titre. L’épreuve de skeet a été définitivement interdite aux femmes. Être femme et gagner, ce n’est pas acceptable. L’histoire de Caster Semenya en est un exemple encore plus violent.

Le cas Semenya

Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres et championne olympique. Elle devient championne du monde en 2009 et ses performances spectaculaires font qu’elle est immédiatement soupçonnée de tricherie. Caster Semenya est accusée à demi-mot d’être un homme par de nombreuses concurrentes et dans les médias.

Un « test de genre » est réalisé à son insu, elle est interdite de concourir, puis de nouveau autorisée à le faire à condition de suivre un traitement hormonal. En cause, sa production de testostérone (naturelle) jugée trop importante pour une femme. Suite à une mésaventure similaire, l’athlète Dutee Chand attaque l’IAAF (la Fédération internationale d’athlétisme) au TAS (Tribunal d’arbitrage du sport) et obtient que l’hyperandrogénie (c’est le nom de cette production exceptionnelle de testostérone) n’entraîne plus la radiation des athlètes féminines… du moins tant que l’IAAF ne peut prouver scientifiquement que la sécrétion naturelle de testostérone procure un avantage « injuste ». Cette décision permet à Semenya de courir de nouveau librement en 2016, et elle gagne l’épreuve de 800 m des jeux olympiques. Cette victoire, la plus médiatique, provoque dans les médias les réactions désabusées de ses concurrentes.

Hyperandrogénie et testostérone

La testostérone est une hormone mâle. Elle est particulièrement utile pour ses fonctions anaboliques : elle participe à l’augmentation de la masse musculaire. C’est de fait, avec les produits de la même famille appelés stéroïdes, le produit dopant le plus utilisé en athlétisme.

Certaines personnes présentent une condition d’hyperandrogénie, particulièrement celles appartenant à des catégories dites « intersexes »(c’est-à-dire difficiles biologiquement à classer en tant qu’homme ou femme, à la fois phénotypiquement (organes sexuels non typiquement mâles ou femelles), génétiquement (chromosomes ni XX ni XY) ou endocrinologiquement (productions d’hormones non typiquement mâles ou femelles). Une femme hyperandrogène produit naturellement une quantité de testostérone équivalente ou même supérieure à celle d’un homme. Chez les athlètes, êtres exceptionnels par définition, cette condition se retrouve plus fréquemment que dans une population normale. Ironiquement, de nombreuses femmes hyperandrogènes (y compris chez les athlètes) sont insensibles à la testostérone qu’elles produisent et n’en tirent donc aucun avantage anabolique.

Traquer la frontière entre hommes et femmes

Historiquement, les organismes gouvernant le sport (et particulièrement l’athlétisme) ont toujours eu l’ambition de tracer la frontière entre hommes et femmes par souci « d’équité ». Comprendre : par peur paranoïaque qu’un homme se déguise en femme pour gagner facilement une compétition réservée à des catégories plus faibles que lui (ce qui n’est pourtant jamais arrivé).

Cette préoccupation est si grande que l’IAAF a convoqué, au cours du vingtième siècle, plusieurs sciences différentes (l’anatomie, puis la génétique, puis l’endocrinologie) avec comme mission de pouvoir séparer clairement hommes et femmes. L’effet a été opposé : il a mis en évidence que la frontière entre homme et femme est de plus en plus floue. L’examen des organes génitaux ne permet pas forcément de trancher. Les examens génétiques révèlent des individus qui ne sont ni XX ni XY. Certaines femmes produisent naturellement une grande quantité de testostérone.

Essayer de définir le fait d’être un homme ou une femme par le taux d’une hormone dans le sang implique que de nombreuses personnes se retrouvent entre les deux. De surcroît, le sport est la seule institution qui se permet de décider à la place de l’individu s’il est un homme ou une femme, contre son avis (jusqu’à le torturer). Mais il y a pire : étant donné le caractère dopant de la testostérone exogène (celle qu’on s’injecte), cette définition présente l’homme comme supérieur, la femme comme inférieure… et la femme qui produit trop de testostérone (donc trop forte pour son sexe) est considérée comme une tricheuse.

La course à la « preuve scientifique »

L’affaire Dutee Chand avait forcé en 2015 le TAS à un verdict : l’IAAF devait prouver qu’il est « scientifiquement fondé » que la testostérone procure un « avantage injuste » et elle disposait de 24 mois pour ce faire. L’IAAF a donc fait appel à une équipe française d’endocrinologues et de médecins du sport (financée directement par elle) pour publier en un temps record (moins de quatre mois entre la soumission et la publication, avec révision entre temps !) une étude statistique entre taux de testostérone d’athlètes en compétition et résultats sportifs.

Il ne s’agit pas de fraude mais d’un cas typique ou tout est fait pour produire le résultat attendu le plus rapidement possible. Les multiples défauts (de conception, de réalisation, méthodologiquesstatistiques et même de justification a posteriori) ont été critiqués immédiatement dans plusieurs publications. Les résultats des travaux avancent un « avantage injuste » principalement au lancer du marteau, et, moins significativement, au saut à la perche et au demi-fond – et pas du tout en sprint, pourtant la discipline la plus sensible aux avantages supposés de la testostérone. Et pourtant, sur la base de ces travaux, l’IAAF décide d’interdire les taux trop élevés de testostérone uniquement dans les épreuves de demi fond, justement celles que court Caster Semenya.

Du « gender test » à l’« unfair advantage »

Quand Caster Semenya a commencé à gagner en 2009, le « test de genre » avait été effectué à son insu. En plus d’être accusée (injustement) de tricherie et d’être déchue de ses titres, elle avait été publiquement humiliée : elle n’était pas une « vraie » femme.

Après sa victoire aux JO de Rio, le lynchage médiatique avait repris de plus belle. Pour ne pas être accusé de sexisme, l’IAAF a abandonné la rhétorique du « test de genre » (en fait un test de sexe : trancher si on est « biologiquement » un homme ou une femme) pour celle de « l’avantage injuste » et de « l’équité » dans le sport, concept encore plus tordu : quoi de plus inéquitable que le sport puisqu’il faut un vainqueur, et que celui ci est forcément plus fort que les autres, pour quelque raison que ce soit ?

Les femmes n’ont pas le droit d’être trop fortes

On notera qu’il n’est jamais question « d’avantage injuste » chez les hommes, que ça soit lié à la production de testostérone ou autre chose. Si jamais une femme sportive devient trop forte, alors on considère tout simplement qu’elle n’est plus une femme (et on lui dit qu’elle a le droit de concourir avec les hommes, en première division). Le processus est comparable – toutes proportions gardées – à la difficulté de définir, pour l’institution sportive, qui est « suffisamment invalide » pour concourir dans les disciplines paralympiques.

On aurait tort de considérer le sport comme futile, particulièrement dans les mouvements féministes. Le sport est, entre autres, une entreprise de morale. Il agit par la règle : il impose, aux individus même, une définition de qui est femme et qui est homme. Son but est, entre autres, de maintenir les femmes à leur place : en dessous des hommes. Zhang Shan a disparu du paysage sportif dans l’indifférence. Mais les cas de Caster Semenya et de Dutee Chand sont plus graves : on ne les empêche pas seulement de courir, on les empêche d’être des femmes.

 

 

  • Auteur :  - Professeur des Universités en Histoire des Sciences, Université de Lorraine

Déclaration d’intérêts

Alexandre Hocquet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/trop-fortes-pour-etre-femmes-ces-athletes-hors-normes-que-lon-malmene

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vendredi 9 mars 2018

Le Réveil des Femmes

 

femme arbre et lune

 

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« La vie sauvage, et la femme sauvage sont toutes deux des espèces en danger.

Au fil du temps nous avons vu la nature instinctive féminine saccagée.

On l’a malmenée, au même titre que la faune, la flore et les terres sauvages » 

pose d’emblée la psychanalyste américaine jungienne Clarissa Pinkola Estès,

en introduction à son ouvrage 

« Femmes qui courent avec les loups » 

paru en 1992, devenu depuis un best-seller.

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Un message plus que jamais d’actualité, comme en témoigne une nouveau courant, l’éco-féminisme, retissant la trame entre les femmes et la nature, l’écologie et le féminisme, et qui pourrait bien amorcer un changement majeur.

Apparu en 1974, sous la plume d’une française Françoise d’Eaubonne, amie de Simone de Beauvoir, l’Eco-féminisme fait des émules : Dr Vandana Shiva, emblème de la révolution écologique en Inde, Marie Mies, professeure émérite de sociologie, l’américaine Rachel Carson, lanceuse d’alerte sur les risques phytosanitaires pour la santé, les femmes du mouvement Chipko Andolan, scientifiques, juristes, paysannes… chacune relaye un dialogue singulier déjà présent, si on prend le temps de s’y attarder, au cœur des traditions ancestrales.

Quels sont les liens entre les femmes et la Terre Mère ?
Comment cette alliance va –t-elle agir sur la mutation ? 
Pourquoi et comment les valeurs féminines
doivent-elles s’épanouir dans nos sociétés ?

Auteure : Catherine Maillard 

Sourcehttps://www.inrees.com/articles/feminin-grand-mere-nature-journee-femme-2018/

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(Pour lire la suite de cet article cliquez sur le lien ci-dessus)

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Evy

 

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mercredi 6 septembre 2017

Violences conjugales : quelle prise en charge pour les enfants ?

 

Violences conjugales : quelle prise en charge pour les enfants ?

http://www.allodocteurs.fr/media/larger/13355-violences-conjugales.jpg

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Un rapport rendu public ce 7 septembre appelle à mieux reconnaître et prendre en charge les enfants victimes collatérales de violences conjugales.

Si elles ne sont pas toujours fatales, les violences conjugales peuvent avoir d'importantes répercussions sur la santé, le comportement et le développement des enfants, sans compter les risques de reproduction, une fois adultes, des violences dont ils ont été témoins dans leur jeune âge.

Un rapport signé d'experts et d’élus réunis par l'Observatoire régional des violences faites aux femmes (Centre Hubertine Auclert) recommande de reconnaître en droit pénal le statut de victime de l'enfant exposé aux violences conjugales, même s'il n'est pas directement ciblé. Il préconise aussi d'améliorer les dispositifs de mise en sécurité des femmes victimes de violences et de leurs enfants: accès facilité à l'hébergement d'urgence, meilleure application de la législation sur l'éviction du conjoint violent du domicile.

Le rapport conseille de développer dans le milieu associatif des dispositifs spécialisés d'accompagnement des enfants pour les aider à se reconstruire, par exemple grâce à des ateliers ou groupes de parole, et d'améliorer leur accès aux soins psycho-traumatiques.

Pour les enfants qui ont été témoins du meurtre de l'un de leurs parents par l'autre parent, il propose de généraliser le dispositif "féminicide" expérimenté en Seine-Saint-Denis: la prise en charge socio-médicale commence par une hospitalisation de trois jours de l'enfant, au cours de laquelle ses traumatismes sont évalués.

"D'après plusieurs études, entre 40% et 60% des conjoints violents sont aussi des pères violents", signale le groupe de travail. Dans les situations où les enfants ne sont pas directement ciblés par l'auteur des violences, "des études montrent que ces pères exerçant des violences sur leur partenaire sont peu impliqués et peu empathiques vis-à-vis de leurs enfants".

Le rapport propose de mieux appliquer la législation permettant de retirer, totalement ou en partie, l'autorité parentale au parent violent condamné pour un crime ou délit sur l'autre parent.

Un total de 157 personnes (123 femmes et 34 hommes) sont mortes, victimes de leur conjoint, petit ami, compagne, amant ou ex en 2016, selon le ministère de l'Intérieur.

NB : 

En France, 143.000 enfants vivent dans un foyer où une femme a déclaré des violences physiques ou sexuelles au sein de son couple, rappelle le groupe de travail composés d’experts et d’élus, réuni par l'Observatoire régional des violences faites aux femmes (chiffres Insee). Selon d’autre travaux, si l'on tient compte des violences non déclarées (y compris verbales et psychologiques), 4 millions d'enfants seraient concernés.

En 2016, 25 décès d'enfants dans le cadre de violences conjugales ont été recensés par le ministère de l'Intérieur, dont neuf ont été tués par leur père en même temps que leur mère.

Les conséquences des violences conjugales sur les enfants ont un coût pour la société estimé à 422 millions d'euros (chiffres Insee), notamment en raison des coûts d'accueil et accompagnement par l'aide sociale à l'enfance.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Source : http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/violences/violence-conjugale/violences-conjugales-quelle-prise-en-charge-pour-les-enfants_23170.html

Evy - signature animée Titi

 

 

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jeudi 8 juin 2017

Troubles du sommeil : les femmes plus concernées

 

© Getty Images
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Vous ne fermez pas l’œil de la nuit alors que votre mari dort toujours comme un loir ? Ne cherchez plus, vous n’êtes pas égalitaires face au sommeil. Selon une étude menée par des chercheurs australiens de la clinique du sommeil de Coolangatta, les femmes seraient davantage touchées par les troubles du sommeil et affectées par leurs conséquences au quotidien.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont suivi, entre 2013 et 2015, 744 patients soignés pour différents problèmes de sommeil. Les participants ont été évalués grâce à plusieurs tests et formulaires, comme l’échelle de somnolence d’Epworth, une série de questions qui permettent d’évaluer le degré de somnolence pendant la journée.

Les données récoltées ont montré que les femmes souffraient davantage de somnolence diurne : 49 % contre 37 % des hommes. « Même si les troubles du sommeil peuvent être génétiques, ils sont souvent d’ordre hormonal », explique le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). « Globalement, les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes ».

La gent féminine serait également plus susceptible d’être excessivement fatiguée, de développer des dépressions sévères et d’avoir des difficultés à se concentrer et à mémoriser. Un cercle vicieux, en somme. Et pour ne rien gâcher, ces problèmes s’accroissent avec l’âge. « Les femmes sont beaucoup plus vulnérables à la ménopause, donc plus affectées par les insomnies et autres troubles du sommeil », précise Joëlle Adrien.

Ces nouveaux travaux confirment l’intérêt de mettre en place des traitements plus personnalisés. À quand un médecin spécialiste du sommeil des femmes ?

Par Agathe Mathieu

Source http://www.serengo.net/check-up/troubles-sommeil-femmes-plus-concernees/

 

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vendredi 10 mars 2017

Femmes et mystiques

 

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mercredi 8 mars 2017

8 mars - Journée mondiale de la femme

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https://www.google.fr/search?q=images+femmes&newwindow=1&espv=2&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwi1o5q63cbSAhVMXBoKHQZtDFwQsAQIGw&biw=1366&bih=638#imgrc=via0FNj9WsuJBM:

1. Lucy Stone (1818-1893), abolitionniste et suffragette américaine

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Lucy Stone était une militante féministe et une abolitionniste. Elle est la première femme à avoir obtenu un diplôme universitaire dans le Massachusetts, et après l’université, elle aida les mouvements féministe et abolitionniste à faire de grandes avancées. Elle était aussi journaliste et auteure, ainsi qu’une brillante oratrice. En plus, elle portait des pantalons au XIXe siècle.»

Envoyé par gwood98

2. Zénobie, impératrice de l’empire de Palmyre, en Syrie, au IIIe siècle

Zénobie, impératrice de l'empire de Palmyre, en Syrie, au IIIe siècle
en.wikipedia.org / Creative Commons

«La reine Zénobie —COMMENT LES GENS PEUVENT-ILS NE PAS LA CONNAÎTRE?— était la reine de ce qui est aujourd’hui la Syrie. C’était une guerrière, une féministe et une diplomate. Elle parlait au moins quatre langues, elle a écrit un livre rapportant en détails un millier d’années d’histoire asiatique, et elle chassait les ours à la lance en montant à cheval. Elle et son mari, tous les deux en armure, ont mené des armées à travers la Perse et vaincu une invasion goth (pas ceux qui ne portent que du noir, hein). Et elle déchirait tellement que le pape fit l’éloge de sa bravoure. Lorsque son mari fut assassiné, elle arrêta les meurtriers et les offrit en sacrifice au temple de Baal, juste pour montrer qu’elle pouvait le faire.

Mais Zénobie n’en était qu’à ses débuts. Elle s’autoproclama reine de l’Est, envahit l’Égypte, et dirigea un énorme empire. Elle rétablit l’économie, établit des alliances avec l’Arabie, et renvoya l’armée romaine chez elle lorsqu’ils osèrent venir l’emmerder.»

Envoyé par Anne McClintock via Facebook

3. Mary McLeod Bethune (1875-1955), militante pour les droits civiques et éducatrice américaine

Hulton Archive / Getty Images

en.wikipedia.org / Creative Commons

Elle travailla comme une dingue pour enseigner en bonne et due forme, aux noirs comme aux blancs, les accomplissements du peuple noir à une époque où un large pourcentage des citoyens américains pensaient que les noirs étaient biologiquement sous-humains. Elle était pote avec W.E.B. Du Bois, et elle était la seule femme noire présente lors de la création des Nations unies.»

Envoyé par Dawn Sardella-Ayres via Facebook

4. Laskarina Bouboulina (1771-1825), commandante de la marine grecque

commons.wikimedia.org / Creative Commons

«Je suis grecque et j’ai grandi en admirant énormément Laskarina Bouboulina. C’était une riche mère de neuf enfants, deux fois veuve, qui vécut de 1771 à 1825. Après que ses deux maris ont été tués par des pirates algériens, elle hérita de leurs fortunes et les fit fructifier. Plus tard, elle devint la seule femme à rejoindre une organisation clandestine qui préparait les Grecs à se révolter contre l’Empire ottoman.

Elle participa également à la guerre d’indépendance grecque. Elle commanda une flotte de huit navires, dont cinq lui appartenaient. Elle participa à des blocus maritimes dans trois villes. Pendant le massacre de Chios, elle maîtrisa des soldats turcs qui détruisaient l’île et sauva la vie des femmes et des enfants du harem du dirigeant de la ville. Elle finit par être considérée comme étant dangereuse par l’État grec, et elle fut arrêtée et exilée sur son île. Après sa mort, la Russie l’honora du titre d’amirale. Elle est la seule femme à avoir reçu ce titre. La Grèce émit une pièce à son effigie de 1978 à 1997, et nomma plusieurs rues en son honneur.»

Envoyé par Maria Kokora via Facebook

5. Margaret Hamilton (1936-), informaticienne dont le travail nous a emmené sur la Lune

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«Margaret Hamilton était à la tête de l’équipe qui développa le logiciel de vol pour les missions Apollo. Sans son travail, l’homme n’aurait pas mis le pied sur la Lune.»

Envoyé par megant44c30fe88 et Kate Burkhart via Facebook

6. Artémise Ire de Carie (Ve siècle av. J.-C.), reine et commandante navale durant les guerres médiques

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«Artémise Ire de Carie était une reine célibataire très prospère aux alentours de 400 av. J.-C. Comme si ça ne suffisait pas, elle devint l’un des meilleurs généraux militaires de l’Empire perse, où on la connaissait comme étant très intelligente et stratège. L’empereur envoya même ses enfants pour qu’ils soient élevés auprès d’elle, espérant qu’ils la prendraient en exemple.

(Oui, c’est la femme dans 300, mais elle était TELLEMENT PLUS COOL DANS LA VRAIE VIE.)»

Envoyé par tessjane77

7. Hürrem Sultan (1526-1558), une des femmes les plus influentes de l’histoire de l’Empire ottoman

Hürrem Sultan (1526-1558), une des femmes les plus influentes de l'histoire de l'Empire ottoman
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«Hürrem Sultan, aussi connue sous le nom de Roxelane, était une esclave ukrainienne qui intégra le harem de Soliman le Magnifique à l’âge de 15 ans. Elle devint politiquement influente, allant jusqu’à pousser Soliman à congédier le reste de son harem, à la libérer, et à l’épouser officiellement. Elle joua un rôle important en politique et fut à l’origine du sultanat des femmes (une période d’environ 130 ans au cours de laquelle les femmes avaient une énorme influence politique sur le sultan ottoman).»

Envoyé par Haylie Roberts via Facebook

8. Noor Inayat Khan (1914-1944), agente secrète indienne-américaine pour le compte du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale

Noor Inayat Khan (1914-1944), agente secrète indienne-américaine pour le compte du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale
commons.wikimedia.org / Creative Commons

«Noor Inayat Khan était une agente secrète britannique au cours de la Seconde Guerre mondiale, et elle travaillait en tant que radiotélégraphiste à Paris, alors sous contrôle nazi. L’espérance de vie moyenne à ce poste était de six semaines, mais elle y resta cinq mois. Elle fut trahie par un pilote français, et interrogée pendant plus d’un mois au camp de concentration de Dachau. Pendant son interrogatoire, elle affronta les nazis si ardemment qu’ils commencèrent à avoir peur d’elle et la qualifièrent de “prisonnière dangereuse”. Pendant tout son temps à Dachau, elle ne livra pas la moindre information aux nazis… On raconte que son dernier mot avant d’être exécutée aurait été “liberté”.»

Envoyé par sophiea4c13044d2 et anniec4a6ed333a

9. Veronica Franco (1546-1591), poétesse et courtisane italienne

Veronica Franco (1546-1591), poétesse et courtisane italienne
en.wikipedia.org / Creative Commons

«Veronica Franco était une courtisane, une poétesse et une éditrice du XVIe siècle. Elle était une femme instruite, fait rare à cette époque, et faisait partie de la classe intellectuelle des courtisanes. Elle publia au moins deux livres de poésie et elle en édita d’autres. Elle faisait partie du cercle littéraire le plus prestigieux de Venise, et elle défendait les femmes et les enfants pauvres. Elle fut jugée pour sorcellerie, mais les charges furent abandonnées. On pense qu’elle aurait eu une liaison avec le roi Henry III de France. Veronica Franco était une femme qui se frayait son propre chemin à une époque où les femmes n’étaient guère plus que des propriétés.»

Envoyé par minerva9544

10. Madge Syers (1881-1917), pionnière britannique dans le domaine du patinage artistique

Madge Syers (1881-1917), pionnière britannique dans le domaine du patinage artistique
en.wikipedia.org / Creative Commons

«Madge Syers était une patineuse artistique britannique qui changea complètement ce sport. En 1902, elle participa au championnat du monde, qui était alors un événement exclusivement masculin. Elle parvint à remporter l’argent. Après les championnats du monde, l’Union internationale de patinage (UIP) vota pour empêcher les femmes de pratiquer ce sport. Malgré cette décision, Madge participa à d’autres compétitions. L’année suivante, elle participa au championnat britannique et décrocha la première place, battant tous les autres participants, dont son mari. Finalement, en 1905, l’UIP céda et permit officiellement aux femmes de participer.»

Envoyé par jmc289

11. La reine Hatchepsout, pharaonne d’Égypte entre 1478 et 1458 av. J.-C.

La reine Hatchepsout, pharaonne d'Égypte entre 1478 et 1458 av. J.-C.
Rob Koopman / en.wikipedia.org(RMO_Leiden).jpg / Creative Commons

«Selon l’égyptologue James Breasted, Hatchepsout fut légitimement l’un des plus grands pharaons ayant régné et “la première grande femme de l’Histoire dont nous ayons connaissance”. Elle organisa des expéditions à l’étranger, développa le commerce, initia une renaissance architecturale en Égypte, accumula beaucoup de richesses, et conduisit à une longue période de paix pour l’Égypte.»

Envoyé par imafreakokay

12. Nettie Stevens (1861-1912), généticienne américaine

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«Nettie Stevens découvrit que le sexe d’un organisme était déterminé par ses chromosomes X et Y —réfutant les centaines d’années au cours desquelles les hommes avaient accusé les femmes de ne pas leur donner “d’héritier mâle”.»

Envoyé par Ariel Melissa via Facebook

13. La reine Nzinga du Ndongo et du Matamba (1583-1663), qui combattit le colonialisme portugais en Angola

Fotosearch / Getty Images

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«La reine Nzinga d’Angola combattit la colonisation portugaise de son royaume. Pendant une rencontre avec des représentants portugais, ceux-ci cherchèrent à l’humilier. Elle entra dans la salle, et la seule chaise était occupée par l’un des représentants portugais. Ils pensaient qu’elle serait forcée de s’asseoir par terre. Mais elle parcourut la pièce des yeux, puis elle fit signe à l’un de ses serviteurs qui se mit immédiatement à quatre pattes pour lui servir de chaise.»

Envoyé par Meagan Stewart via Facebook

14. Maya Deren (1917-1961), cinéaste américaine révolutionnaire

en.wikipedia.org / Creative Commons

Envoyé par Natalya Lobanova

15. Joséphine Baker (1906-1975), artiste et militante française, née américaine

General Photographic Agency / Getty Images

en.wikipedia.org / Creative Commons

Oh, et il y a une anecdote incroyable sur elle: sa bonne serait entrée dans son boudoir en disant: “Miss Baker, douze hommes sont là pour vous voir.” Joséphine répondit: “Oh, je suis tellement fatiguée. Renvoyez-en un.”»

Hannah Jewell - BuzzFeed Staff, UK

Envoyé par Susan Clare et Vanessa Heine via Facebook

Sourcehttps://www.buzzfeed.com/hannahjewell/15-femmes-ayant-marque-lhistoire-que-tout-le-monde-devrait-c?utm_term=.po3oyvm5a

oOo

 

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lundi 19 décembre 2016

Marre du rose !!!

Le rayon jouets, un rayon genré. Mike Mozart/Flickr

Pour promouvoir l’égalité hommes-femmes dans nos sociétés, il convient d’examiner de plus près le rayon jouets, qui perpétue un conservatisme anachronique :

En 2016, les filles semblent toujours cantonnées aux joujoux roses et aux rôles domestiques et/ou glamour, tandis que les garçons sont d’emblée incités à sauver le monde à grand renfort de super-héros.

Gabrielle Richard, sociologue du genre à l’Université Paris-Est Créteil, a répertorié quelques-unes des initiatives contemporaines qui visent à faire bouger les lignes et les couleurs, pour qu’enfin l’industrie du jouet, les parents et les éducateurs prennent conscience que toutes les petites filles et tous les petits garçons ont besoin d’imaginer leur destin librement, sans sacrifier aux stéréotypes de genre.

Bonne lecture !

Sonia Zannad, rédactrice

 

Comment les jouets (dé)construisent le genre de nos enfants

Gabrielle Richard, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

La période des cadeaux de Noël est l’occasion de se pencher sur les impositions de normes de genre aux enfants, et ce, dès leurs premiers jouets.

"Rose pour les filles, bleu pour les garçons. Quel consommateur n’a-t-il pas été confronté à cette inévitable réalité dans les rayons jouets ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 89 % des jouets dits « de fille » sont de couleur rose. C’est du moins ce que nous apprennent les résultats d’une recherche menée par l’Institution of Engineering and Technology (IET) et publiée début décembre.

L’enquête, conduite sur les sites Internet des 10 plus grands magasins de jouets du Royaume-Uni et sur les principaux moteurs de recherche (Google, Bing), nous apprend que les jeux axés sur la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques sont trois fois plus susceptibles d’être mis en marché de manière à cibler les garçons. L’IET déplore ce constat, relevant un lien par trop direct avec la faible proportion de femmes dans les métiers correspondant.

Ce n’est pas la première fois que la question des jouets genrés fait surface avant Noël. En décembre 2015, les magasins U publient leur catalogue de Noël et lancent la campagne publicitaire Noël sans préjugés, laquelle comprend une vidéo diffusée en ligne et sur les chaînes télévisées françaises à heure de grande écoute.

https://youtu.be/GEIQJqPgjLY

Elle met en scène des enfants qui expliquent à la caméra comment ils savent qu’un jouet est pour une fille ou pour un garçon. « Les jeux de garçon c’est le foot, et les jeux de filles, c’est la dînette », explique l’un des enfants. « Un château, il est rose, alors c’est pour les filles », d’expliquer un autre. Les enfants se voient ensuite ouvrir les portes d’une immense salle de jeux avec une diversité de jouets. Les enfants ont tôt fait de s’emparer des jouets qui leur plaisent, qu’ils soient ou non traditionnellement considérés comme appropriés pour leur sexe. Le message ? « Il n’existe pas de jouets pour filles ou pour garçons, mais des jouets tout simplement ».

Le maintien des stéréotypes

« L’ennui avec les jouets genrés, c’est qu’ils maintiennent chacun et chacune dans des cases pleines de stéréotypes », explique en entretien téléphonique Éléonore Stevenin-Morguet, porte-parole d’Osez le féminisme ! « Cela dessert particulièrement les filles. Dans la section rose des catalogues, on les invite à jouer trois types de rôles : la ménagère, la mère et la jolie. Les garçons, eux, se voient réservés la plupart des jeux cultivant l’imagination ».

Le problème est, dans les faits, double. D’une part, il concerne la manière dont les jouets sont catégorisés. La majorité d’entre eux ne sont censés s’adresser qu’aux filles ou aux garçons. Cela est évident par la manière dont ils sont conçus (leur couleur, ce qu’ils mettent en scène) et mis en marché (section du magasin ou rubrique du site Internet où on le trouve, quel enfant y joue dans les publicités, etc.).

Les jouets « de filles », par ailleurs souvent plus coûteux, suggèrent qu’on attend des filles qu’elles soignent la sphère domestique (jeux d’imitation, de ménage, de dînette), les enfants (poupées en tous genre), ainsi que leur apparence physique (robes de princesses, jeux de maquillage/coiffure, bijoux et autres apparats). Les garçons héritent plutôt des jeux d’aventure, de construction et d’exploration, ainsi que de la tâche de sauver le monde (superhéros, policiers, pompiers). Bref, il ne s’agit pas exactement d’une répartition équitable, les opportunités ludiques offertes étant à la fois plus nombreuses et plus valorisantes pour les garçons.

Les jouets genrés exacerbent donc les différences entre filles et garçons en se faisant porteurs de messages liés à ce que les enfants devraient aimer en fonction de leur sexe. Ils posent également problème parce qu’ils prescrivent ce que filles et garçons ne devraient pas aimer. Ils suggèrent que certains comportements ne sont pas attendus d’eux, qu’ils n’y performeront pas, voire qu’ils devraient s’en tenir à distance. Qu’une fillette n’aura peut-être pas les habiletés nécessaires pour construire le vaisseau spatial Lego. Qu’un garçon ne trouvera probablement pas sa place à la cuisine, ou n’aura pas l’instinct pour s’occuper d’un bébé, fut-il en plastique.

D’aucun diront que rien n’empêche les enfants qui le désirent de s’aventurer dans les sections réservées aux jouets du sexe dit « opposé ». Or, si l’incursion est possible, elle n’est viable que pour les filles – et encore, à condition qu’elle soit ponctuelle et qu’elle ne remette pas en question l’existence même de ces catégories genrées. Les garçons, eux, sont fortement découragés d’explorer du côté féminin.

Les jouets mettent en place un système genré

Le véritable danger de ces jouets genrés, c’est qu’ils alimentent une prophétie autoréalisatrice, c’est-à-dire qu’ils contribuent à faire advenir ce qu’ils créent. Maïté est théoriquement libre de collectionner les cartes Pokémon, mais sera déçue si les cadeaux offerts par sa chaîne de restauration rapide favorite prévoient pour elle une pouliche plutôt que l’option Pokémon réservée aux garçons. Si Thomas veut jouer à la dînette, mais que ses parents ne trouvent que des dînettes de couleur rose, il est peu probable qu’ils désirent la lui acheter. Bref, l’offre de jouets est à bien des égards en décalage avec ce avec quoi les enfants pourraient souhaiter s’amuser.

Les jouets n’ont toutefois pas toujours été aussi stéréotypés. L’exacerbation du sexisme dans l’industrie du jouet, documentée depuis les années 1980, doit être considérée avec les évolutions démographiques et sociétales qui lui ont été simultanées.

Avec les avancées du mouvement féministe, les années 1970 ont donné lieu à une réduction marquée des efforts de mise en marché ciblés sur le genre – et représentant les filles dans des domaines desquelles elles pouvaient souhaiter s’extirper. Dans l’édition 1975 du catalogue des magasins Sears, moins de 2 % des jouets sont explicitement présentés comme s’adressant aux garçons ou aux filles. Or, les années 1980 et 1990, avec la montée du marketing des produits dérivés du cinéma et l’essor d’un capitalisme de masse, auraient contribué à la reprise d’une commercialisation genrée accrue.

Haro sur le jouet sexiste !

Des voix associatives s’élèvent aussi pour contester l’omniprésence des stéréotypes de genre dans les jeux et jouets offerts aux enfants. Particulièrement mobilisée sur ces questions, l’association Let Toys Be Toys au Royaume-Uni travaille depuis 2012 à éradiquer l’imposition de catégories genrées par les détaillants de jouets et à remettre l’enfant et ses choix au centre de la discussion. Pour ce faire, elle épaule les particuliers qui désirent faire savoir à leur marchand de jouets qu’ils n’approuvent pas leur sélection de jouets ou la manière dont ils sont disposés en magasin. Elle recommande des petites entreprises ou des jouets destinés à un public mixte, et couronne les initiatives les plus inclusives.

La campagne Pinkstinks, avec ses antennes au Royaume-Uni et en Allemagne, s’attèle depuis 2012 à démanteler ce qu’ils appellent la « rosification » (pinkification) des filles. Ils considèrent que la marchandisation actuelle des jouets affecte particulièrement les filles, qui voient leurs options et leurs représentations considérablement limitées. En Australie, Play Unlimited est l’instigatrice de la campagne No Gender December, qui exhorte les consommateurs à s’engager à éviter les stéréotypes de genre lors de leurs achats de fin d’année. L’initiative existe depuis 2014, mais fait chaque année les frais d’une campagne de salissage. On lui reproche notamment de suggérer aux parents d’acheter une poupée Barbie aux garçons.

En France, l’hiver dernier, des militantes d’Osez le féminisme et des Chiennes de garde ont distribué des tracts dans les principaux magasins de jouets parisiens, dans le cadre de la campagne Marre du rose.

Ces campagnes remportent des succès. En 2013, les succursales de Toys “R” Us au Royaume-Uni et en Australie ont accepté de revoir leur classification des jouets après avoir été directement interpellés à ce sujet par Let Toys Be Toys et par Play Unlimited. Ceci dit, ces campagnes ont peut-être surtout le mérite d’amener la discussion sur la place publique. Car au-delà de ces campagnes organisées, ce sont probablement les initiatives des parents qui sont les plus susceptibles d’influencer la prise de décision des fournisseurs et, ultimement, la manière dont les enfants s’approprient les jouets disponibles. C’est suite au tweet d’une cliente mère de famille que la chaîne de magasins Target a accepté à l’été 2015 de se départir de ses divisions genrées. 

mercredi 26 octobre 2016

La contraception, une affaire de femmes ?

 

 La contraception, une affaire de femmes ?


Jusqu'à un certain âge, ces conversations marquent le début d'une histoire sérieuse dans les relations hétérosexuelles : on fait des dépistages MST, on arrête les préservatifs et... elle s'occupe du reste. La contraception n'est pas une affaire de femmes, c'est une affaire de couples. 

41% des femmes prennent aujourd'hui la pilule. C'est le moyen de contraception le plus répandu en France (alors qu'au Canada c'est... la stérilisation temporaire masculine). 
Erigée en symbole de l'acquisition de l'indépendance sexuelle des françaises, la pilule est un réflexe.
Pourtant les alternatives sont nombreuses ! On fait le point.

Le point sur la pilule 

Une étude danoise menée pendant 13 ans sur plus d'un million de femmes âgées de 15 à 34 ans lève les doutes.

Pour un tiers des femmes qui la prennent, la pilule est responsable de nausées, de maux de tête, d'une baisse du désir sexuel et de sautes d'humeur pouvant même aller jusqu'à des états dépressifs. 

Ces effets secondaires, connus dès les années 70, ont été ignorés du fait d'une conception biaisée de la contraception.

La pilule ne peut convenir à tout le monde et ce "réflexe pilule" devrait laisser sa place à des choix plus informés sur ce qui convient à chacune.

Les Glorieuses

NB : pour lire la suite suivre le lien ci-dessous.

Sourcehttp://lesglorieuses.fr/contraception/

 

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dimanche 4 septembre 2016

Femmes scientifiques

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http://images.google.fr/

 

 

Enseignants et parents: je vous autorise par la présente à imprimer cette affiche et à l'utiliser en classe, à la maison, sur vos t-shirts, où vous voulez (sauf sur des marchandises destinées à la vente).

J'ai fait ce petit dessin pour inspirer les filles qui ont envie d'étudier en sciences.

À l'université, pour toutes sortes de raisons, les filles sont moins présentes que les garçons dans les programmes de sciences pures.

Évidemment, je suis consciente qu'il en existe de nombreuses autres scientifiques importantes, et j'invite les enfants à faire leurs recherches et à créer leur propre affiche s'ils en ont envie.

Sur Internet, j'ai reçu de nombreuses suggestions d'ajouts et quelques critiques qui déplorent le manque de garçons dans ce dessin: vous pouvez vous lancer, à vos crayons!

Cette affiche n'est ni complète ni parfaite.

Je vous invite à suggérer vos scientifiques les plus inspirant(e)s dans les commentaires ci-dessous.

Elise Gravel 

Source http://elisegravel.com/fr/content/affiche-%C3%A0-imprimer-femmes-scientifiques

Posté par evynou35 à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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