lundi 6 mars 2017

Contre l’arthrose, faites comme Michel-Ange


Plusieurs portraits du grand maître italien de la Haute Renaissance Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, alias Michel Ange, suggèrent qu’il était atteint d’arthrose aux mains, en particulier la gauche. 

Le Dr Davide Lazzeri, chirurgien à la clinique Villa Salari de Rome, a fouillé les documents d’archive et retrouvé la trace de lettres de Michel Ange, notamment une datant de 1552 à son neveu, où il évoque des douleurs articulaires très vives. 

Il a pourtant peint, sculpté, dessiné, buriné jusqu’à sa son dernier souffle, en 1564.

Son secret ? Le travail, justement.

D’après le Dr Lazzeri, c’est lorsqu’il exerçait que sa douleur était plus supportable. 

Et c’est vrai même si l’on n’est pas Michel Ange : les douleurs de l’arthrose ont tendance à diminuer lorsqu’on fait de l’exercice physique. 

Cela paraît contradictoire, le réflexe étant en général de bouger le moins possible pour diminuer la douleur. 

Mais en réalité, faire du sport provoque une sécrétion d’endorphines, des hormones qui diminuent la sensibilité.

Les endorphines sont des opiacés naturels, autrement dit des substances proches de l’opium, produites par le cerveau, et qui ont un effet similaire à celui de la morphine. 

 

Gabriel Combris


Sourceswww.santenatureinnovation.com

 

 

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lundi 28 novembre 2016

FIBROMYALGIE: Le nouveau patch au cannabidiol qui soulage la douleur

https://www.santelog.com/news/rhumatologie/fibromyalgie-le-nouveau-patch-au-cannabidiol-qui-soulage-la-douleur_16597_lirelasuite.htm


Ces 2 patchs transdermiques à base de cannabidiol, développés par Cannabis Science, Inc. ont pour indication la prise en charge de la douleur, spécifiquement chez les patients atteints de fibromyalgie et de neuropathie diabétique. L’innovation, relayée par l’association australienne spécialisée dans la fibromyalgie, ME/CFS Australia illustre à la fois la reconnaissance de la fibromyalgie en tant que véritable pathologie, avec son besoin de traitements, et la reconnaissance de l’intérêt du cannabidiol, un des principaux principes actifs du cannabis, d'ailleurs pour le traitement de nombreuses affections. 

La fibromyalgie est avant tout décrite comme un syndrome de douleur généralisée avec des symptômes associés dont des troubles du sommeil, la fatigue, la raideur, des troubles de l'humeur, des maux de tête, des paresthésies, et, dans de nombreux cas, le syndrome du côlon irritable. Sa prévalence est estimée entre 2% et 6% chez les patients de consultations de médecins généralistes, de 5% à 8% chez les patients hospitalisés et de 14% à 20% chez les patients de consultations en rhumatologie. Cette pathologie finalement fréquente est aujourd’hui reconnue comme multimodale, et systémique touchant à la fois le système nerveux central et les « petites fibres nerveuses »Si ses symptômes sont multiples, la fibromyalgie est principalement caractérisée par cette douleur chronique et diffuse et par une réponse plus élevée, plus douloureuse à la pression. Une neuropathie qui entraîne toute une série d’effets douloureux qui varient, chez chaque patient, en fonction des nerfs affectés. Ce nouveau patch transdermique pourrait permettre d’apporter aux patients fibromyalgiques de trouver un soulagement au niveau des sites les plus douloureux.  

Ces patchs transdermiques sont fabriqués avec un extrait de cannabinoïde, le cannabidiol, en forte concentration. La libération du principe actif de la peau vers la circulation sanguine, puis le SNC, est prolongée et contrôlée. Le cannabidiol (CBD) est connu pour être l'un des principes actifs du cannabis qui présentant de multiples bénéfices curatifs, dont anticonvulsifs, anti-inflammatoires et analgésiques. Contrairement au le Δ9-tétrahydrocannabinol (Δ9-THC), le CBD n’a pas d’effet psychoactif. Aujourd’hui, on connaît mieux la gamme des effets pharmacologiques du THC et du CBD, y compris en interaction avec un réseau de signalisation endogène appelé système endocannabinoïde, et en particulier avec deux récepteurs connus sous le nom de CB1 et CB2. 

Ces patchs analgésiques ne représentent ainsi qu’une toute petite partie des développements de dispositifs et de traitements possibles à partir de CBD.

Source : ME/CFS Australia 8 November 2016 New CBD Patches Combat Nerve Pain And Fibromyalgia 

Plus de 40 études sur la Fibromyalgie

Plus d’infos sur Cannabis Science 

 

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lundi 5 septembre 2016

La fibromyalgie, maladie imaginaire ?

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(Vous devez cliquer sur le lien en haut à gauche où se trouvent le petit casque 

Ecouter jusqu'au bout malgré les différentes interruptions !!!)

 

La fibromyalgie, qui associe notamment douleurs musculaires et fatigue chronique.

 

Une pathologie qui a eu du mal à être considérée comme une vraie maladie.

 

Des malades longtemps vus comme des hypocondriaques.

 

Pendant longtemps, la fibromyalgie faisait donc passer ceux qui en souffraient pour des malades imaginaires.

 

Mais c’est une maladie désormais reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Nous verrons ce matin ce qu’est-ce que la fibromyalgie ?

 

Quels sont ses symptômes ?

 

Qui est principalement touché par cette pathologie mal connue ?

 

Comment la soigner ?

 

Quelles sont les pistes thérapeutiques non conventionnelles ?

 

Vous pouvez témoigner ou réagir à notre adresse grandbienvousfasse@radiofrance.com

 

Sur Twitter, avec le #grandbienvousfasse.

 

Et bien sûr au standard de France Inter.

 

01 45 24 7000.

 

Avec Patrick Giniès médecin anesthésiste au CHU de Montpellier

 

Cécile Barroux, souffrante de fibromyalgie, membre de l’association fibromyalgies.fr

 

Au téléphone : Georges Forestier, historien, spécialiste en littérature française

éditeur des deux volumes de la Pléiade sur Molière

 

Partenariat Santé Magazine avec Aline Perraudin, directrice de la rédaction .

NB : le texte qui est barré fait partie de l'article de France Inter

mais n'a plus son intérêt à l'heure où je mets cet article et cette émission en ligne. 

Merci de votre compréhension et belle journée à toutes et à tous :)

La fibromyalgie, maladie imaginaire ?

Ce matin on s'intéresse à une maladie longtemps considérée comme imaginaire... La fibromyalgie, qui associe notamment douleurs musculaires et fatigue chronique. Une pathologie qui a eu du mal à être considéré comme une vraie maladie. Des malades longtemps vu comme des hypocondriaques. Pendant longtemps, la fibromyalgie faisait donc passer ceux qui en souffraient pour des malades imaginaires.

https://www.franceinter.fr

par Ali Rebeihi

 

Source https://twitter.com/franceinter/status/772758749026983936

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dimanche 17 janvier 2016

Le coma pour soulager les douleurs....

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.... Fallait y penser.

Des tests en labo d'un nouveau médicament théoriquement capable de lutter (entre autres) contre les douleurs chroniques se solde par une véritable catastrophe avec une personne en état de mort clinique (donc de mort tout court) et plusieurs autres cobayes ayant subi des dommages cérébraux irréversibles.
« On est devant des tableaux insidieux, difficile à cerner. Ce médicament avait pour but de soulager les douleurs. Il augmente un cannabinoïde endogène. C’est un mécanisme utile pour soulager les patients en état d’anxiété, victimes de syndromes douloureux. »
Est il besoin de rappeler que les tests de médicaments contiennent une part de risque ? En tous cas j'ai appris grâce à ce drame que les cobayes étaient payés 4000€.... de quoi attirer pas mal de gens en difficulté. Je me demande si tout ça est bien normal d'ailleurs ?
 "Nous suivons l’état de santé de 6 volontaires à un test mené par notre centre de recherche. A ce stade il est trop tôt pour déterminer les causes précises de ces événements. L’étude clinique a été stoppée dès l’apparition des premiers symptômes", indique François Peaucelle, le directeur général de Biotrial qui s’est exprimé sur le site de Ouest-France.
L'enquête vient juste de démarrer. Attendons.
Extraits du site 20 minutes:
Pour une question de fréquence cardiaque un peu trop élevée, Florent* a peut-être échappé à la mort. Ou du moins à de graves problèmes neurologiques, comme certains volontaires actuellement hospitalisés après avoir participé au test d’un médicament sous la coupe du laboratoire Biotrial à Rennes. Le jeune homme faisait partie des candidats à l’essai thérapeutique, avant d’être recalé par le corps médical. « J’étais à 120 pulsations au repos parce que j’étais stressé. Il ne fallait pas dépasser 100 pulsations. »
 
Après avoir effectué plusieurs études au sein de ce labo ces cinq dernières années, il était donc prêt à tester le BIA 10-2474, « un produit en cours de développement qui augmente le taux cérébral des endorphines (substances produites par le corps et pouvant jouer un rôle dans le traitement de différentes affections médicales allant des troubles de l’anxiété aux troubles moteurs de la maladie de Parkinson, la fibromyalgie*,mais également dans le traitement des douleurs chroniques, de la sclérose en plaques ou encore dans le traitement de l’obésité) », indique la société dans le descriptif de son étude. Indemnité annoncée : 4 000 euros.
 
En découvrant les conséquences de ce drame sanitaire à la télévision, ce vendeur d’une trentaine d’années réalise ce qui aurait pu lui arriver. « Je me dis que je ne suis pas passé loin de ça [du drame]. J’ai déjà participé à quatre études. A chaque fois, j’ai réussi les tests [médicaux] de sélection. Là, ils m’ont refusé. S’ils m’avaient pris, j’y serais allé. Il y a des gens que j’ai vus qui étaient dans le groupe, forcément. »
« Personne là-bas n’a l’impression de mettre sa vie en danger »
Habitué des essais thérapeutiques, Florent reconnaît que l’argent était sa seule motivation. Il avait décidé récemment de ne plus répondre au laboratoire à cause des contraintes de protocole des expérimentations. Habitant à plus de 150 km de Rennes, il devait poser des congés pour se rendre aux rendez-vous. « C’est loin, et il faut se libérer pour certaines dates précises. Deux fois 14 jours, pas forcément les week-ends. Avant j’étais au chômage, ça allait. Mais depuis que je travaille, je le fais sur mes congés. »
 
 Au cours des différents tests, il n’a jamais eu l’impression de prendre des risques, même s’il avait connaissance des possibles effets secondaires des molécules ingérées. « On nous avertit. A la première visite de sélection, on nous donne un document de 13 pages. Il faut lire, le signer. On nous explique à quoi sert le médicament, sur quels animaux il a été testé. Si d’autres gens l’ont fait avant. On prend un risque, mais on l’assume. Personne là-bas n’a l’impression de mettre sa vie en danger. Je n’avais pas peur », témoigne le testeur qui aurait conseillé à n’importe qui de faire ces tests jusqu’à aujourd’hui. « Si on se renseigne un peu, il n’y a jamais eu d’accident en France avant. Le risque était quand même minime. » Mais réel apparemment.
* rajouter par la blogueuse, fibromyalgique (douleurs et fatigue intenses)

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lundi 7 septembre 2015

Douleurs neuropathiques. Un traitement innovant de longue durée

Neurotransmetteurs

© Fotolia

Le Pr Alain Serrie* expose les avantages d’une nouvelle thérapie locale destinée aux résistants aux médicaments.

Quelle est la définition d’une douleur neuropathique périphérique ?

Pr Alain Serrie. Ces douleurs (pour 10 % de la population) concernent le système nerveux situé à la périphérie de l’organisme et non le système nerveux central (celui du cerveau et de la moelle ­épinière). La fonction des nerfs est celle d’un signal d’alarme qui envoie un message douloureux lors d’agressions diverses – traumatismes, zona, etc. En cas d’anomalie de ce processus, certaines substances sont alors sécrétées (histamine, sérotonine), qui irritent les fibres nerveuses conductives. Nous parlons alors d’une “soupe inflammatoire”, qui amplifie une douleur de façon excessive.

Comment s’assure-t-on précisément du diagnostic ?

Après un long interrogatoire et un examen ­clinique, nous utilisons un outil de dépistage très ­efficace, le DN 4 : le patient doit répondre à 10 questions très spécifiques. Quatre “oui” suffisent à ­établir un diagnostic en deux minutes.

Avec ce questionnaire, quels sont les symptômes qui vous alertent ?

Les patients atteints de neuropathie périphérique peuvent ressentir, selon les cas, des fourmillements, des picotements intenses, des décharges électriques, un fond douloureux type brûlure, une sensation de compression avec un engourdissement de la zone concernée. Ces symptômes ont des retentissements importants sur la qualité de vie : fatigue, anxiété, troubles du sommeil et dépression.

Quelles peuvent être les causes de ces douleurs ?

Elles sont nombreuses : les suites d’une opération, d’un AVC, d’une hémiplégie paraplégique, d’un traumatisme dû à un accident, un zona…

Actuellement, quels sont les traitements ?

La première approche, la plus fréquente, consiste à prescrire des antidépresseurs ou des antiépileptiques, à doses modérées. La seconde approche est non pharmacologique, comme la méthode de neurostimulation externe grâce à un petit appareil porté quatre à six heures par jour.

Quels résultats obtient-on avec cette prise en charge conventionnelle ?

Les médicaments ont des effets secondaires qui diffèrent selon les individus, et le port quotidien d’un appareil stimulateur peut se révéler très contraignant. Avec ces approches, l’intensité de la douleur peut diminuer de moitié chez 30 à 40 % des patients.

En quoi consiste la nouvelle méthode appliquée dans les centres antidouleur ?

Il s’agit d’un traitement médicamenteux prescrit en cas d’échec des thérapies classiques, extrait du piment rouge, la capsaïcine. La douleur étant transmise par des neurotransmetteurs, l’application d’un patch imbibé de cette substance libère les fibres nerveuses conductrices enflammées par les sécrétions excessives d’histamine et de sérotonine. En conséquence, la souffrance peut diminuer fortement.

Comment applique-t-on ce patch ?

Le médecin porte des gants spéciaux, et repère d’abord la zone douloureuse avec un marquage sur la peau qu’il recouvre d’un anesthésique local. Une heure après, il peut appliquer le patch. Durant trente minutes pour les atteintes au niveau des pieds, soixante pour les autres parties du corps. Ce traitement nécessite une hospitalisation d’une journée et peut être répété tous les quatre-vingt-dix jours.

Quelle est son efficacité ?

Elle a été évaluée par cinq études qui ont toutes mis en évidence une nette diminution de la douleur durant plusieurs mois et plus ou moins ­importante selon les patients. Dans les meilleurs cas, de 40 %.

En résumé, quels sont les avantages de ce patch ?

Pas de contrainte de prise quotidienne de médicament ou de port d’un appareil. 2. Absence d’effets secondaires. 3. Efficacité sur certaines douleurs rebelles. 4. Confort moral du patient car traité seulement “là où ça fait mal”.

Pr Alain Serrie - Chef du service de médecine de la douleur à l’hôpital Lariboisière

Source : http://www.parismatch.com/Actu/Sante/Douleurs-neuropathiques-Un-traitement-innovant-de-longue-duree-154689

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lundi 30 mars 2015

Douleur à la mâchoire : et si c'était un SADAM ?

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Le syndrome de Costen, plus communément appelé S.A.D.A.M, se manifeste par des douleurs au niveau de la mâchoire, mais pas seulement. Faute d'un diagnostic précoce, la recherche d'une prise en charge efficace ressemble souvent à un parcours du combattant. Zoom sur cette pathologie méconnue.

Aujourd'hui près de 10 % de la population semble être affectée d'un S.A.D.A.M -Syndrome Algo Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur (ou mâchoire)-, en particulier les femmes de 20 à 40 ans. Mais seule une partie des personnes touchées consulte au sujet des symptômes de cette pathologie. Pourtant, des solutions existent, pour le plus grand soulagement des patients.

Le SADAM, conséquence d'un dysfonctionnement articulaire

Au niveau anatomique, les A.T.M, ou articulations temporo-mandibulaires, situées de part et d'autre de la mâchoire, assurent des fonctions déterminantes au niveau de la parole, de la déglutition ou de la mastication. En conséquence, elles sont la clef de voûte de l'occlusion dentaire et donc du bon engrainement des dents du haut sur les dents du bas.

Le dysfonctionnement de ces articulations, quel que soit son origine (articulaire, orthodontique, musculaire, nerveux…), entraîne un déséquilibre qui se répercute progressivement sur l'ensemble des chaînes musculaires et enfin sur la posture du squelette tout entier, provoquant alors l'apparition de symptômes non spécifiques (exemple : pression de la branche montante de la mandibule au niveau de l'os temporal, qui peut entraîner des douleurs de l'oreille et des acouphènes).

Les facteurs favorisant l'apparition d'un SADAM

Le plus souvent, les patients atteints d'un SADAM n'ont pas de pathologie directe de l'ATM : cette dernière dysfonctionne en raison d'une hypercontraction des muscles.

Ces hypercontractions peuvent être dues ou favorisées par :

  • Le stress en lui-même ;
  • L'obstruction nasale chronique, qui va retentir sur la ventilation et, chez l'enfant, la croissance de la mâchoire ;
  • La perte des dents postérieures ou de certaines prémolaires, ce qui va faire reculer la mâchoire ou modifier l'occlusion dentaire ;
  • La crispation des mâchoires ( bruxisme), également le plus souvent lié au stress

SADAM : des symptômes peu spécifiques

Douleurs et/ou craquements de la mâchoire, blocages, mais aussi douleurs aux tempes, aux oreilles, névralgies faciales, cervicalgies, acouphènes, mal de dos, fatigue visuelle ou torticolis qui ne font pas forcément penser à une origine buccale : les personnes victimes d'un SADAM sont souvent dans l'incapacité de situer précisément la zone dont partent tous leurs maux. Dans les cas les plus évolués, les personnes touchées peuvent ressentir des vertiges et rencontrent de réels problèmes d'équilibre.

Les douleurs des tempes et des douleurs que les patients situent au niveau des oreilles semblent cependant être le point commun aux diverses manifestations de ce syndrome.

Une possible errance diagnostique

Mal connu du grand public, les symptômes du syndrome de Costen, souvent provoqués par le stress, sont confondus avec de la spasmophilie. Le SADAM affecte le plus souvent des individus de nature anxieuse et peut d'ailleurs être associé à des crises de fibromyalgie ou de spasmophilie. Conséquence : ses conséquences sont trop souvent traitées comme des symptômes dépressifs, au moyen d' antidépresseurs et d' anxiolytiques, alors qu'il y a surtout un aspect mécanique, lésionnel à corriger.

Les examens complémentaires - panoramique dentaire, voire IRM des ATM - vont permettre de confirmer, ou non, l'existence d'une lésion anatomique constituée (modifications de l'appareil discal et des surfaces articulaires), ce qui va permettre d'affirmer le diagnostic.

Une prise en charge souvent pluridisciplinaire

En raison de ses causes et des anomalies mécaniques consécutives, le traitement du SADAM est souvent pluridisciplinaire : dentiste, médecin généraliste, kinésithérapeute, éventuellement chirurgien, psychologue, psychiatre. Ce traitement repose principalement sur :

  • Le soulagement des symptômes : relaxation (kinésithérapie, éventuellement myorelaxants), lutte contre les douleurs ( antalgiques, anti-inflammatoires), anxiolytiques en cas de composante psychologique associée ;
  • La correction des anomalies articulaires : rétablissement orthodontique d'une occlusion stable, avec en particulier le port d'une gouttière amovible qui va permettre la stabilisation de la mandibule lors de la fermeture, une rééducation des muscles et un recentrage de l'articulation ;
  • La correction des facteurs favorisants : remplacement de dents manquantes, prise en charge d'un stress et/ou d'un bruxisme chronique, correction de troubles éventuels du sommeil ou de la ventilation, traitement de l'obstruction nasale, etc.

La chirurgie peut être un recours dans certains cas, lorsque la mandibule est positionnée trop en arrière (rétrognathie), trop en avant (prognathie) ou déviée d'un côté (latérognathie). Mais par contre la chirurgie de l'ATM elle-même ne semble pas apporter de résultats intéressants (douleurs post-opératoires, fibrose, etc.). La priorité est donc le traitement de l'occlusion, tout en soulageant les symptômes le temps que cette correction soit effective.

Enfin dans certaines formes très douloureuses, rebelles aux antalgiques classiques, la toxine botulique peut être testée sur les muscles de la mâchoire.

En conclusion, en cas d'apparition de troubles musculosquelettiques dans le visage, la mâchoire ou la nuque, il faut en parler rapidement, par exemple à votre dentiste qui pourra déceler un éventuel dysfonctionnement articulaire. Il vous orientera alors vers un stomatologue ou un chirurgien maxillo-facial plus à même de poser un diagnostic précis et surtout d'enclencher une prise en charge efficace, sans attendre l'installation des troubles et la dégradation de l'articulation.

Le rétablissement d'une bonne occlusion dentaire, via notamment le port d'une gouttière, et la correction des facteurs favorisants, en particulier l'obstruction nasale, permettent le plus souvent de corriger ce trouble.

Marine Blondet
Dr Jean-Philippe Rivière

Sources :

"Faut-il  opérer les syndromes algo-dysfonctionnels de l'appareil manducateur (SADAM) ?", R Gola et coll., E-mémoires de l'Académie Nationale de Chirurgie, 2005, 4(3) : 30-41, article téléchargeable en ligne

Source : http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/rhumatismes/articles/14905-sadam-douleur-machoire.htm

 

 

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mardi 18 novembre 2014

Anomalies cérébrales chez les personnes souffrant du syndrome de fatigue chronique

Doctor examines the patient tomogram

Photo Fotolia

WASHINGTON - Des personnes souffrant du syndrome de fatigue chronique (SFC) présentent des anomalies cérébrales, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale américaine Radiology, réalisée avec différentes techniques de scanners.

Ce syndrome, également appelé encéphalomyélite myalgique, se caractérise notamment par une fatigue persistante et inexpliquée qui perdure pendant des mois, voire des années, malgré le repos.

Considérée comme une maladie neurologique, elle apparaît souvent de façon soudaine, entraînant une détérioration rapide et importante de la santé. Plus d'un million d'adultes et d'enfants en sont affectés aux États-Unis, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont effectué des imageries par résonance magnétique (IRM) sur quinze patients, hommes et femmes, atteints de ce syndrome et sur un groupe témoin de quatorze personnes des deux sexes et du même âge en bonne santé.

Ils ont utilisé trois différentes techniques d'IRM pour obtenir une analyse volumétrique permettant de mesurer la taille des différents compartiments du cerveau, pour observer la substance blanche du cerveau composée de fibres nerveuses transportant des messages entre les neurones et une autre pour mesurer le flot sanguin cérébral.

La comparaison des différents résultats a révélé que les personnes souffrant du syndrome de fatigue chronique ont un volume légèrement plus faible de substance blanche. Ils ont aussi une diffusion anormale de molécules d'eau dans une partie de la substance blanche de l'hémisphère cérébral droit.

Enfin, les chercheurs ont constaté chez les sujets souffrant de ce syndrome des anomalies dans deux parties du cerveau qui relient le lobe frontal et le lobe temporal.

«Plus ces deux parties du cerveau sont anormales, à savoir plus épaisses dans leur apparence, plus les symptômes sont sévères», souligne le Dr Michael Zeineh, professeur adjoint de radiologie à la faculté de médecine de Stanford en Californie.

Ces résultats permettent d'envisager la possibilité d'avoir un biomarqueur du syndrome de fatigue chronique qui pourrait aider à le diagnostiquer, estime-t-il.

Bien que cette recherche ne porte que sur quinze malades, les techniques d'imagerie sont prometteuses comme outil de diagnostic afin d'identifier les personnes souffrant de cette pathologie, jugent les chercheurs, précisant être parvenus à un taux de détection de 80%.

Outre l'outil diagnostic, des IRM pourraient aussi identifier les mécanismes du cerveau où la maladie affecte le système nerveux central, selon les auteurs.

L'hypothèse d'une cause virale est de plus en plus retenue car une infection est souvent identifiée comme facteur de déclenchement couplée à un dysfonctionnement du système immunitaire.

Les symptômes ne se limitent pas à une grande fatigue mais comprennent aussi des douleurs articulaires et musculaires, des migraines, un gonflement des glandes lymphatiques, des problèmes gastro-intestinaux et une tension artérielle anormale.

AFP

Source :

http://www.journaldemontreal.com/2014/10/29/anomalies-cerebrales-chez-les-personnes-souffrant-du-syndrome-de-fatigue-chronique

!!! Un grand merci à mon amie, Martine qui m'a communiqué ce lien !!!

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mercredi 12 novembre 2014

Douleur. Bientôt sous contrôle ?

Elle touche 30% des Français de façon chronique.

Elle peut être légère ou intolérable, persistante ou passagère, localisée ou étendue. Mais dans tous les cas, elle empoisonne la vie quotidienne.

La douleur et les recherches qui visent à mieux la comprendre et la prendre en charge sont au cœur du nouveau dossier du magazine Science&Santé.

Alors que près d’un tiers des français souffrent de douleurs chroniques et que 50% des douleurs neuropathiques (liées à des lésions du système nerveux) ne sont pas correctement soulagées, la recherche biomédicale a du pain sur la planche !

Mieux comprendre les mécanismes de la douleur et ceux des médicaments déjà disponibles, identifier des facteurs de risque de chronicisation de la douleur, développer des stratégies de prises en charge non médicamenteuses… Les approches visant à découvrir comment mieux contrôler la douleur sont nombreuses et variées. 

Pour vous les faire découvrir, Science&Santé est parti à la rencontre de ceux qui luttent contre ce fléau et recherchent les traitements de demain.

Des voies prometteuses qui sont autant d’espoirs pour ceux qui souffrent jour après jour.

Pour lire le dossier complet,cliquez sur le lien ci-dessous :

Téléchargez le dossier "Douleur. Bientôt sous contrôle ?"

Source :

http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/douleur.-bientot-sous-controle

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samedi 8 novembre 2014

L’oxycodone, quand le médicament devient drogue

L’OxyContin, médicament à base d’oxycodone, est deux fois plus puissant que la morphine. ©Cannabis Infos

Antalgique très puissant, l’oxycodone est prescrit pendant 28 jours maximum dans un cadre très strict : l’apaisement des douleurs intenses, notamment chez les malades atteints d’un cancer. Connue pour ses effets proches de l’héroine, cette substance est aussi très recherchée sur le marché de la drogue. Face au risque de pharmacodépendance accru pour les consommateurs, l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) sonne l’alarme.

Comme la morphine, elle est prescrite pour apaiser les douleurs. Et comme la morphine, elle possède des propriétés addictogènes dès lors que sa consommation est excessive et/ou inadaptée. De qui s’agit-il ? De l’oxycodone, médicament disponible en France depuis 2002.

Des bénéfices particuliers

« L’usage des médicaments contenant de l’oxycodone est réservé en seconde intention aux traitements des douleurs sévères d’origine cancéreuses », rappelle l’ANSM. Avec l’amélioration de la prise en charge de la douleur en France, l’usage de spécialités à base d’oxycodone a donc augmenté entre 2008 et 2013.

Dommages collatéraux, l’oxycodone est plus facilement accessible et le risque de mésusage décuplé. En plus d’apaiser les souffrances, l’oxycodone – lorsqu’elle est mâchée ou écrasée, puis injectée ou inhalée  - produit en effet les mêmes sensations que l’héroine. Raison pour laquelle les usagers de drogue y ont souvent recours en substitutif. Et l’impact sur l’organisme est loin d’être anodin. Le risque d’accoutumance est tel que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe cet opioïde parmi les stupéfiants les plus dangereux. C’est-à-dire le niveau III des antalgiques, classe médicamenteuse qui comprend la morphine et ses dérivés destinées aux traitements des douleurs intenses.

Et des risques avérés

Une consommation inadaptée d’oxycodone décuple le risque de troubles digestifs, de détresse respiratoire, d’hypotension et augmente la fréquence des épisodes de confusion (pertes de mémoire, difficultés à s’organiser, à se repérer dans le temps et dans l’espace).

Enfin, sur le long terme l’usage d’oxycodone perturbe le fonctionnement hormonal et fragilise le système immunitaire. La délivrance de cette molécule contre une maladie chronique non cancéreuse doit donc « être évaluée avec précision afin de ne pas utiliser de médicament inefficace (…) qui pourrait provoquer des effets délétères, voire entraîner le patient vers un état de dépendance physique et/ou psychique », prévient l’ANSM.

Source :

https://destinationsante.com/loxycodone-quand-le-medicament-devient-drogue

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jeudi 30 octobre 2014

A Lyon, la douleur se met en scène !

 

aie-plus-jamais-ca

Pour célébrer ses 10 ans d’existence, la Fondation APICIL propose, le 6 novembre une pièce de théâtre-forum, gratuite, sur le thème de la douleur. Cette soirée est ouverte à tous ceux qui souhaitent parler de leur souffrance, ou de celle de leurs proches, avec des professionnels de santé, par le biais d’un moyen divertissant. Original.

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la douleur parrainée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une enquête réalisée auprès d’un échantillon de 2 000 personnes a révélé que 92% des Français ont souffert d’une douleur persistante ou de courte durée durant les douze derniers mois. Pire, parmi eux, 52% ont avoué souffrir encore au moment de l’enquête. Au « palmarès » de ces douleurs récurrentes, le mal de dos (67%) et le mal de tête (62%) dont les origines demeurent diverses: mauvaise posture, stress, maladie ou accident. Autre chiffre significatif, parmi les personnes ayant déclaré souffrir lors de l’enquête, 68 % ressentent ces douleurs depuis plus d’un an. Cette proportion augmente avec l’âge, puisque ce taux atteint 79 % chez la population la plus âgée de cette enquête (50-60 ans).

La douleur n’est pas une fatalité !

Pour soulager la douleur, les besoins sont nombreux et variés. Parfois surprenants aussi. La pièce « Aïe ! plus jamais ça », qui sera donnée le 6 novembre prochain à Lyon, à l’initiative de la fondation APICIL, est ainsiune manière différente et ludique de parler de la douleur, en se penchant sur les idées reçues, le vécu des patients, des proches et des soignants face à la douleur chronique… Cette opération gratuite, ouverte à tous, vise à sensibiliser le grand public et tordre le coup à certaines idées reçues : la douleur n’est pas une fatalité !

Jouée par les comédiens de la compagnie Tenfor, la pièce aborde le sujet universel de la douleur, qui touche 14 millions de personnes en France, par le biais de personnages mythologiques. Thésée, après avoir battu le minotaure, souffre de douleurs. Son ami Minos ne comprend pas qu’il se plaigne tout le temps. Ariane, elle, l’écoute…

Une pièce ludique et interactive

La compagnie théâtrale Tenfor et l’Association Douleurs Sans Frontière ont créé la pièce à partir d’interviews de patients et de l’expérience de professionnels de la prise en charge de la douleur.

La pièce est interactive, le public sera sollicité : il pourra participer aux différentes scènes, expliquer son ressenti et commenter. Certains pourront monter sur scène pour rejouer une partie de la pièce, en donnant des conseils…

La représentation sera également suivie d’un débat avec le docteur Vivianne Belleoud, médecin spécialiste de la douleur à l’hôpital St-Joseph St-Luc.

Depuis 2004, la Fondation APICIL accompagne et finance des projets d’intérêt général dans le domaine de la lutte contre la douleur. Elle répond aux besoins des chercheurs, des équipes médicales et des associations en France qui ont des idées mais pas les moyens de les réaliser.

Infos utiles :

Représentation à l’IFAG Jeudi 6 novembre 2014
Campus René Cassin 47, rue sergent Michel Berthet Lyon 9 (Métro D et bus : arrêt gorge de loup)
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Inscriptions obligatoires sur : www.fondation-apicil.org
Accueil à partir de 18h00 / Représentation à 18h30 précises.

http://www.ra-sante.com/
Source :
http://unelouvecombat.canalblog.com/archives/2014/10/26/

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