jeudi 18 juin 2015

La traque du moustique tigre dans le Sud de la France

Le moustique tigre est aussi gros qu’une pièce d’un centime d’euro ©JB Ferré, EID Méditerranée

Aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre ne cesse de progresser dans le Sud de la France. Vecteur de la dengue et du chikungunya, il inquiète de plus en plus les autorités sanitaires du pays. 

« Depuis 2004, le moustique vecteur Aedes albopictus s’est progressivement implanté dans plusieurs départements méditerranéens, puis il a étendu son implantation», explique l’Agence régionale de Santé (ARS) du Languedoc-Roussillon. « En mai 2015, il est implanté dans 20 départements : Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Haute-Corse, Corse-du-Sud, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées Orientales, Haute-Garonne, Lot et Garonne, Drôme, Ardèche, Isère, Savoie, Rhône, Saône et Loire et Gironde. » Fort heureusement la France n’a pas encore déclaré d’épidémies dans ces départements.

Rappelons cependant qu’en 2010 dans les Alpes-Maritimes et le Var, deux cas autochtones de dengue et deux autres de chikungunya ont été identifiés. En 2013 et en 2014, dans les Bouches-du-Rhône, un cas autochtone de dengue a été recensé. En 2014, la ville de Montpellier a enregistré 11 cas de chikungunya.

Autant de données épidémiologiques qui ont amené les autorités à réagir et à mettre en place un système de surveillance. « Ce dernier vise à détecter l’activité du moustique afin d’agir le plus précocement possible pour ralentir sa progression géographique », précise l’ARS du Languedoc-Roussillon. Ainsi, l’Entente Interdépartementale pour la Démoustication (EID), missionnée par les Conseils généraux, surveille et cartographie l’implantation du moustique et son évolution. Lors d’un cas avéré de dengue ou de chikungunya validé par l’ARS, l’EID réalise un traitement anti-larvaire et/ou anti-adulte autour des zones habitées concernées. Par ailleurs, un site de signalement de la présence de moustiques tigres a été mis en œuvre pour les particuliers à l’adresse suivante : www.signalement-moustique.fr.

ARS Languedoc-Roussillon, 15 juin 2015

Source : https://destinationsante.com/la-traque-du-moustique-tigre-dans-le-sud-de-la-france

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samedi 9 août 2014

Chikungunya et dengue : quels sont les symptômes ?

 

 

Selon les dernières données publiées par l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), du 1er mai au 1er août 2014, 221 cas importés de chikungunya et 60 cas importés de dengue ont été signalés en France métropolitaine, essentiellement dans le Sud-Est de la France. Aucun cas autochtone n'a été recensé. Comment distinguer les différents symptômes pour ces deux virus ?

La période d'incubation pour le chikungunya est de dix jours ; en règle générale, les premiers symptômes du virus apparaissent même dans les cinq jours qui suivent la contamination. Les données sont similaires pour les symptômes de la dengue qui vont se manifester de cinq à huit jours après piqûre du moustique tigre.

Une fois ces délais passés, voici selon les explications du Dr Eric Caumes, spécialiste des maladies liées aux voyages et des maladies d'importation, les premiers signes de la maladie, dans le cas du chikungunya :

  • fièvre élevée (généralement supérieure à 38,5 °C) ;
  • douleurs articulaires invalidantes, car elles sont intenses et parfois associées à un œdème aux extrémités (mains, pieds…) : dans ce cas, le patient peut ressentir des difficultés pour marcher, d'où le mot "chikungunya" qui signifie "homme courbé" ;
  • maux de tête ;
  • éruption cutanée.

A ajouter à cela, pour certains patients, des douleurs musculaires aux extrémités des membres, des troubles digestifs (nausées, vomissements, perte d'appétit), des troubles de la pigmentation, des hémorragies bénignes (notamment chez les enfants, au niveau des gencives). Enfin, la plupart des malades ressentent une fatigue très importante pouvant aussi les alarmer.

En ce qui concerne la dengue, les signes pouvant démontrer une contamination sont les mêmes que pour le chikungunya, sans les douleurs articulaires, mais avec un risque de complications qui est bien plus important. La maladie peut en effet entraîner des hémorragies importantes, pouvant amener à un état de choc cardiovasculaire parfois fatal ; des complications au niveau du foie amenant à des hépatites parfois graves ; des complications au niveau du système nerveux central avec des risque de méningo-encéphalites ; ou encore des complications ophtalmologiques ou cardiaques.


Dans tous les cas, un diagnostic virologique, précis et rapide, est essentiel afin d'assurer une prise en charge adaptée et d'éviter les complications. Il est donc vivement recommandé de consulter son médecin dès reconnaissance de ces symptômes. Antidouleurs et anti-inflammatoires sont le seul traitement existant à ce jour contre ces deux virus.

Selon les chiffres de l'OMS, on estime que 500.000 personnes sont touchées par la dengue chaque année dans le monde, et 2,5% en meurent, alors que les victimes - bien plus rares - du chikungunya sont décédées de façon indirecte, fragilisées par une autre pathologie. 

Source :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-chikungunya-et-dengue-quels-sont-les-symptomes

Posté par evynou35 à 11:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 23 juin 2014

Dengue, chikungunya : le moustique tigre gagne du terrain en France

Après avoir touché les départements et collectivités d'Outre-Mer, l'épidémie de dengue et de chikungunya menace désormais aussi la métropole. L'Institut de veille sanitaire (InVS) alerte sur la multiplication des "cas importés" de ces maladies, et sur le risque de propagation de l'épidémie dans l'Hexagone. Dix-huit départements du sud de la France sont en alerte rouge concernant le moustique tigre. 

Le moustique tigre est désormais présent dans 18 départements français.

 Le moustique tigre (aedes albopictus), originaire d'Asie du Sud-Est, constitue le principal vecteur de transmission de ces maladies tropicales. Dans les Alpes Maritimes, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a mis en place un plan de surveillance estival depuis 2007, pour lutter contre la prolifération du moustique.

Très présent dans les zones urbaines, cet insecte est surnommé "moustique tigre" pour ses rayures blanches et son agressivité. Pour nourrir sa progéniture, la femelle pique principalement au lever du jour et au crépuscule. Les gîtes de ponte se trouvent dans les points d'eau stagnants.

Originaire de l'Asie du Sud-Est, le moustique tigre est arrivé en France en 2004 et a rapidement colonisé la côte méditerranéenne. Il peut rayonner jusqu'à 100 mètres autour du lieu de ponte. Sans action commune, il est donc impossible de l'éradiquer. 

Le moustique tigre est un vecteur de transmission de la dengue et du chikungunya, maladies contactées dans les zones tropicales. Quand une personne rentre de voyage, infectée par l'une de ces maladies, elle peut se faire piquer par un moustique tigre et contaminer d'autres personnes. Les contaminations restent cependant rares pour le moment. En 2013, un seul cas de dengue autochtone a été recensé.

En 2007, les autorités sanitaires des Alpes-Maritimes ont mis en place un plan de surveillance pour éviter tout risque d'épidémie.

Si vous reconnaissez un moustique tigre dans votre environnement, vous pouvez le signaler sur le site Internet Vigilance-moustiques.com. Ce site officiel, ouvert à la demande du ministère de la Santé, permet également de s'informer sur cet insecte.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

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Source :

http://www.allodocteurs.fr/

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