jeudi 27 octobre 2016

Un voilier pour ramasser les déchets en mer, le projet d'Yvan Bourgnon

Pas besoin d'aller bien loin pour constater l'ampleur de la pollution en mer. En novembre 2015, à Marseille, pneus, bouteilles s'entassent dans la Méditerranée. © BORIS HORVAT / AFP 

© BORIS HORVAT / AFP Pas besoin d'aller bien loin pour constater l'ampleur de la pollution en mer. En novembre 2015, à Marseille, pneus, bouteilles s'entassent dans la Méditerranée.


8 millions de tonnes de plastique polluent les océans, chaque année. A chacune de ses traversées, le skipper Yvan Bourgnon constate l'ampleur des dégâts. Il a donc décidé de lancer un projet baptisé "Sea Cleaners". L'idée ? Un voilier géant muni de herses collecterait les déchets en mer. 

Son récent tour du monde en catamaran de sport a confirmé l'inquiétude du navigateur Yvan Bourgnon. Pendant 200 jours, il trouve de tout, des crayons, des jouets, des bouteilles. Certaines fois, il doit même s'arrêter pour dégager des objets coincés sous son bateau. 

L'état des mers et océans empire. Les déchets y sont nombreux. 8 millions de tonnes de plastique y sont déversées, par an. Les 50 prochaines années ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices. Selon lui, des initiatives existent déjà pour le littoral mais très peu finalement pour la mer. 

UN VOILIER, COLLECTEUR DE DÉCHETS

L'idée d'Yvan Bourgnon ? Construire un voilier géant, à quatre coques et deux mâts baptisé le Manta. A l'arrière se trouverait une herse, laquelle permettrait de ramasser les déchets, jusqu'à 1m50 de profondeur. Autonome pendant deux mois, ses cuves pourraient stocker 300 mètres cube de plastiques triés et compressés. Le skipper a pensé à tout, afin que le voilier puisse passer partout, modifier sa vitesse selon les situations. Sa composition même respecte l'environnement avec par exemple l'utilisation de panneaux solaires. Douze personnes composeraient l'équipage. Yvan Bourgnon espère lancer une première campagne de ramassage en 2021.

 

https://youtu.be/9odp14Mz6C4

 Par Emilie Colin

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jeudi 3 décembre 2015

Les déchets plastique en mer, un septième continent ?

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La production mondiale de plastique augmente chaque année (299 millions de tonnes, soit + 4 % en 2013 par rapport à 2012), en lien direct avec l’accroissement de la population, avec pour conséquence l’augmentation de la quantité de déchets. Pourquoi ce succès ?

Apparus dans les années 1950, ces matériaux pluriels répondent à de multiples usages et sont aujourd’hui incontournables. Du fait de leurs qualités particulières – hygiène, résistance aux chocs et aux variations de température, facilité de mise en forme… et imputrescibilité (une qualité, mais un défaut majeur !) –, on les croise à chaque instant de notre vie quotidienne, en particulier sous la forme d’emballages, qui représentent actuellement 66 % des déchets plastique.

Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages... © Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0
Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages...

© Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0

La production mondiale de sacs plastique a explosé dans les années 1970, jusqu’à atteindre 4-5 milliers de milliards par an… En France, 16 milliards de sacs étaient encore distribués en 2000, avec, depuis, une baisse spectaculaire de 90 %, soit 1 milliard quand même !

Les types de déchets plastiques retrouvés sur une berge. © DR
Les types de déchets plastiques retrouvés sur une berge. © DR

Les déchets plastique dans les égouts, les rivières puis la mer

Ni collectés ni recyclés, la plupart des déchets finissent par emprunter le chemin des égouts, des rivières… poussés par les pluies, les courants, les vents… Les apports terrestres représentent ainsi 80 % des déchets qui arrivent en mer.

À côté de la négligence, des catastrophes naturelles (crue, tsunami, glissement de terrain de décharge en bord de littoral…), des accidents (suite à une perte de conteneurs, 150 tonnes de granulés plastique industriels furent retrouvés sur les plages de Hong Kong en juillet 2012), c’est l’activité économique qui reste le principal vecteur de cette pollution (industries, activités urbaines et portuaires, zones de pêche, décharges à ciel ouvert, tourisme…). On a constaté par exemple une augmentation de 75 % du volume des déchets en Méditerranée en période estivale près des zones touristiques.

Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages. © Nigel Mykura, CC by-nc 2.0
Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages.

© Nigel Mykura, CC by-nc 2.0

Quant aux déchets marins, on constate qu’ils sont majoritairement d’origine maritime en Atlantique (zone de pêche et de transports maritimes) et terrestre en Méditerranée (tourisme, urbanisation). Six millions de tonnes de débris sont rejetés chaque année par les navires (dont des containers...). Dans la mer du Nord, 90 % des débris rencontrés sont des emballages en plastique (sacs, bouteilles).

En fonction de leurs propriétés et de leur épaisseur, ces déchets ont des durées de vie diverses : 1 à 5 ans pour le fil de nylon, 1 à 20 ans pour les emballages plastiques fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastiques et 600 ans pour les fils de pêche en nylon.

Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges, que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale). © Maldeseine, CC by-nc 3.0
Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges,

que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale).

© Maldeseine, CC by-nc 3.0

Macrodéchets et microdéchets

Visibles à l’œil nu, bouteilles et sacs plastiques, morceaux de polystyrène… constituent des macrodéchets qui, sous l’effet de l’érosion et de la dégradation (favorisée par la lumière et l’oxygène), finiront par se transformer en microparticules (taille inférieure à 5 mm). On rencontre en grand nombre d’autres sources de microdéchets tels les petits filaments issus du lavage des textiles synthétiques.

L'ensemble des morceaux de plastique retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie au Laboratoire national de la faune. © Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0
L'ensemble des morceaux de plastique retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie au Laboratoire national de la faune.

© Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0

Les déchets d’origine industrielle ne représentent que 10 % et sont principalement constitués de granulés plastique destinés à être transformés. Ces perles de plastique, des microdéchets d’un demi-centimètre de diamètre, de formes et de couleurs variées, que l’on retrouve sur toutes les mers du globe, sont surnommées par l’Ifremer « les larmes des sirènes », en référence aux perles de nacre et aux morceaux de verre multicolores érodés par les vagues que l’on trouvait autrefois sur les plages.

Par Roselyne Messal, Journaliste

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dossiers/d/pollution-dechets-plastique-mer-septieme-continent-1898/page/2/

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dimanche 29 novembre 2015

Hexagone - Renaud

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=TC0l4fhvXco

NB de la blogueuse qui assume :

"je sais que c'est irrévérencieux, insolent, irrespecteux,

que le trait est forcé,

très révolutionnaire

très "tout" ...

mais il y a tellement de vrai dans ce texte..."

(Attention : il faut remettre dans le

contexte de l'époque !!!)

"Ils s'embrassent au mois de janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y'a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même,
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne.
La France est un pays' de flics,
à tous les coins d'rue y'en a cent,
pour faire régner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr'côté des Pyrénées,
un anarchiste du Pays Basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait de mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierais pas qu'il est allemand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
Les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'histoire.
J'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la liberté, s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin,
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui.
Ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Français craient : vive Pétain,
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y'avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire en vérité
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation.
Ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gouvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté
après une longue année d'usine,
ils crient : vive les congés payés ;
ils oublient un peu la machine.
En Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et, par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine
un peuple et une liberté
au coeur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler.
Un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accuueilli,
le fascisme c'est la gangrène,
à Santiago comme à Paris.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs côtes-du-rhône et leurs bordeaux.
Ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camembert,
c'est leur seule gloire, à ces tarés.

En novembre, au Salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'il pourront jamais se payer.
La bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre, c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y'a d'la joie dans les ghettos.
La Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon,
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'Hexagone,
on peut pas dire qu'ça soit bandant.
Si l'roi des cons perdait son trône,
y'aurait cinquante millions de prétendants."

Date : 1975

 

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samedi 28 novembre 2015

Les déchets plastique en mer, un septième continent ?

Le septième continent de plastique, se situe également au fond des océans. Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs. © Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP

Le septième continent de plastique, se situe également au fond des océans.

Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs.

© Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP

 

Chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produites annuellement) finissent en mer, dont une grande partie est constituée de matières plastiques. Certains n'hésitent pas à parler de « septième continent ». Objets flottants ou microparticules, ces déchets plastique se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins. Quels effets ont-ils sur l’Homme et son environnement ?

Un septième continent, formé de déchets plastique :

réalité alarmante ou exagération de langage ?

Dévoilés dès les années 1990,

ces amas de déchets, aussi appelés « îles flottantes »,

font régulièrement la Une des médias.

Quels sont exactement ces déchets ? D’où viennent-ils ? Quelles sont les conséquences sur notre environnement ? Y a-t-il des solutions pour préserver l’avenir de nos océans ?

Pour éviter la pollution de l'eau par ces matières, il faut notamment développer le recyclage du plastique. La tâche n'est pas simple mais de nombreuses initiatives fleurissent dans le monde pour réduire l'impact écologique de ces déchets et développer de nouvelles techniques de recyclage (voir la vidéo ci-dessous).

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lundi 26 octobre 2015

Les déchets en plastique ont atteint l’Arctique

 

Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord. © Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord.

© Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

31 déchets de plastique repérés par les océanographes du Polarstern dans la mer de Barents et le détroit de Fram. Le chiffre est faible mais, selon les chercheurs, il démontre la formation d’un sixième « continent de plastique » en Arctique, confirmé par la quantité de déchets présents au fond et par les matières plastiques retrouvées dans les estomacs d’oiseaux de mer et de requins.

En juillet 2012, Melanie Bergmann, de l’institut Wegener (en Allemagne), et ses collègues du Pole (Laboratory of Polar Ecology, Belgique) ont remonté la côte norvégienne puis fait route vers le nord, avec la mer de Barents à leur droite et la mer de Norvège à leur gauche, jusqu’à longer l’ouest du Spitzberg (archipel du Svalbard), dans le détroit de Fram qui mène à l’océan Arctique. À bord du navire océanographique Polarstern (de l’institut Wegener), affrété pour une étude sur les mammifères marins et les oiseaux de mer, ces chercheurs ont compté les objets de plastique flottant en surface, depuis le pont du bateau et depuis un hélicoptère.

Résultat : 23 déchets vus depuis les airs et 8 depuis le navire le long du trajet de 5.600 km. L’observation pourrait sembler anecdotique mais la faible efficacité de la méthode visuelle conduit à conclure que la quantité réelle est très supérieure. L’équipe vient de publier ces résultats dans la revue Polar Biology. Lors d’une précédente étude, Mélanie Bergmann avait rapporté des observations réalisées sur le fond dans l’océan Arctique. Ces résultats montraient une augmentation du nombre de déchets (dont 57 % de matière plastique) entre 2002 et 2011, passant de 3.635 à 7.710 par kilomètre carré, atteignant ainsi, expliquaient les auteurs, la même densité que celle mesurée dans un canyon sous-marin au large du Portugal.

Une étude de la Nasa montrant les trajectoires de bouées (en blanc, reconstituées à partir de 35 ans d'observations) et celles, simulées sur ordinateur, de petits déchets se déplaçant à 0,25 m/s (en bleu) sur une période de 2.188 jours, soit 6 ans. Les deux sources fournissent le même résultat : une accumulation dans les régions centrales du Pacifique nord et sud, de l'Atlantique nord et sud et de l'océan Indien. © Nasa, NOAA

Les morceaux de plastique sont ingérés par les oiseaux de mer

La pollution par les déchets plastiques, qui a longtemps épargné les hautes latitudes, commencerait donc à y être présente. Les conditions de circulation des courants océaniques font dire aux auteurs qu’il se forme peut-être actuellement dans ces régions une zone de concentration des déchets, comme il en existe déjà cinq dans l’océan mondial : deux dans l’Atlantique (au nord et au sud), deux dans le Pacifique et une dans l’océan Indien. Les auteurs soulignent que, contrairement à une idée répandue, le plastique ne reste pas toujours en surface : la moitié coule jusqu’au fond.

Enfin, l’article scientifique rappelle que de précédentes études ont montré que 88 % des fulmars boréaux (Fulmarus glacialis), des oiseaux passant leur vie en mer, ont du plastique dans leur estomac. Une étude australienne, publiée cette année, aboutissait à la même proportion : neuf oiseaux de mer sur dix ingéreraient des morceaux de plastique. C’est le cas aussi pour 8 % des requins du Groenland (Somniosus microcephalus), qui vivent jusqu’en Arctique, même en hiver. Des comptages plus vastes seraient sans doute une bonne idée. Dans le communiqué publié par l’institut Wegener, Melanie Bergmann estime qu’il serait « utile de faire réaliser ce genre d’observations par des navires d’opportunité, comme les bateaux commerciaux, les pêcheurs, les plaisanciers ou les garde-côtes ».

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/pollution-marine-dechets-plastique-ont-atteint-arctique

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