lundi 23 novembre 2015

Après les attentats, le Mont-Saint-Michel est déserté par les touristes

 

Après les attentats de Paris, les toursites se font plus rares dans les ruelles du Mont-saint-Michel

Après les attentats de Paris,

les toursites se font plus rares dans les ruelles du Mont-saint-Michel

L'onde de choc économique des attentats qui ont touché Paris se répercutent en Normandie, notamment au Mont-Saint-Michel, premier monument français visité hors de la ville de Paris et de la région parisienne. Les annulations de réservation se multiplient ces derniers jours.

Certes, ce n'est pas la pleine saison mais il est toute de même plus facile que d'ordinaire de circuler sur le Mont depuis quelques jours.

Les répercussions des attentats de Paris se ressentent jusqu'en Normandie. Les touristes semblent avoir déserté la Merveille.

Restaurants avec un nombre de couverts divisé par deux, magasins de souvenirs, personne n'est épargnée. "Quand vous voyez ce qui s'est passé à Paris et dans d'autres pays, il n'y a pas que l'argent, c'est un temps, on verra après", déclare, philosophe, Emmanuel Conan, responsable du magasin "Les Mouettes".

Pour certains, en revanche, difficile de faire preuve de la même philosophie quand leur emploi est en jeu.

Chez les hôteliers, on enregistre actuellement beaucoup plus d'annulations que de réservations. En cette saison, le site accueille traditionnellement bon nombre de jeunes touristes japonais.

Compte tenu des événements récents, leurs parents préfèrent les garder "à la maison".

Le groupe hôtelier Sodetour a donc décidé de fermer quatre de ses huit établissements à partir du 30 novembre pour une période de quatre mois.

68 salariés vont se retrouver en chômage partiel voire total.

CM - Reportage de Jean-Baptiste Pattier et Joël Hamard

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/manche/sud-manche/apres-les-attentats-le-mont-saint-michel-est-deserte-par-les-touristes

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jeudi 13 août 2015

Irak : le groupe Etat islamique revendique l'attentat qui a fait au moins 38 morts à Bagdad ce matin

 

 

 

 

L'explosion s'est produite dans le quartier chiite de Sadr City.

Nouvel attentat à Bagdad (Irak). Au moins 38 personnes ont été tuées et 74 autres blessées, jeudi 13 août, dans l'explosion d'un camion piégé à Sadr City, un grand quartier chiite à forte densité. Cette attaque, revendiquée par l'organisation Etat islamique, est l'une des plus meurtrières à viser la capitale irakienne ces derniers mois.

L'explosion s'est produite vers 6 heures locales (5 heures, heure de Paris) dans un marché de fruits et légumes. L'explosion a dévasté le lieu, tuant également des chevaux qui tiraient des carrioles chargées de fruits et légumes. Des ambulanciers ramassaient des restes humains et des aliments étaient éparpillés un peu partout sur place, tandis que des véhicules étaient en feu.

Un mode opératoire souvent utilisé par l'Etat islamique

Ce mode opératoire est fréquemment utilisé par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui occupe de vastes pans de territoire irakien à l'ouest et au nord de Bagdad. Cette organisation extrémiste sunnite vise souvent les chiites, qu'elle considère comme hérétiques.

L'EI avait revendiqué en juillet un attentat-suicide dans un marché qui avait fait au moins 120 morts et une centaine de blessés à Khan Bani Saad, une ville majoritairement chiite située à 20 km au nord de Bagdad. Et lundi, au moins 33 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans trois attaques, dont deux attentats-suicides à la voiture piégée, dans la province de Diyala, dans le nord-est de l'Irak, revendiquées par l'EI.

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mardi 27 janvier 2015

Ecole. Un plan de mobilisation de plus de 250 millions sur trois ans

Najat Vallaud Belkacem a présenté une série de mesure pour la refondation de l'école.
Najat Vallaud Belkacem a présenté une série de mesure pour la refondation de l'école. | Béatrice LE GRAND

Après les attentats qui ont endeuillé le pays et les réactions hostiles de certains élèves, le président de la République a posé « l'acte II de la refondation de l'école ».

Après les annonces de François Hollande, lors de ses vœux au monde éducatif, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, détaille la « Grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République ». Le plan va bien au-delà d’une réponse au rappel des valeurs laïques et aux réactions des élèves qui n’ont pas voulu s’associer aux hommages aux victimes d’attentats. François Hollande et le gouvernement voient plus large. En particulier en faveur des enfants en difficulté.

Une attention aux élèves en difficulté

Tout au long du parcours scolaire, les enfants en difficulté sociale, culturelle et scolaire doivent être mieux accompagnés. Sur le plan social, le gouvernement accroît sa dotation aux budgets sociaux pour que tous les enfants puissent manger, chaque jour.

Sur le plan scolaire, cela commence au CE2 avec les enfants qui ne maîtrisent pas la lecture. L’école doit se mobiliser pour qu’ils acquièrent cette maîtrise.

Cela se poursuit après le lycée pour que les élèves, en particulier les bacheliers professionnels, puissent être mieux accueillis et réussir dans l’enseignement supérieur. À l’université ou dans des instituts universitaires…

Toutes ces mesures doivent prévenir les risques de décrochage. Un objectif a été fixé : diminuer par deux le nombre de jeunes de 16-25 ans qui sortent de l’école sans diplôme, ni qualification.

Une attention aux élèves en rupture

Les directeurs de collèges et de lycées recevront une formation pour mieux repérer les élèves qui s’isolent, se replient sur soi, sont tentés par des idéologies dangereuses pour eux-mêmes et pour les autres.

Les jeunes placés sous contrôle de la justice et ceux qui sont placés en détention doivent pouvoir continuer à recevoir un enseignement.

Laïcité et citoyenneté

C’est la partie émergée de l’iceberg. Celle que tout le monde guette. Le gouvernement propose une formation des enseignants et des futurs enseignants. Il demande le signalement systématique des comportements mettant en cause l’autorité des profs, l’égalité garçon-fille, les valeurs de la République…

La ministre annonce la constitution d’une réserve citoyenne. Tous ceux qui aiment l’école, qui veulent défendre les valeurs qu’elle transmet, sont invités à épauler les enseignants… Ces réserves seront placées sous l’autorité des recteurs.

Les parents d’élèves seront davantage associés : ils devront par exemple venir signer le règlement intérieur et la charte de la laïcité.

Le 9 décembre, jour de la laïcité, donnera lieu à des manifestations dans les écoles.

Philippe SIMON.

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Source :

http://www.ouest-france.fr/ecole-laicite-citoyennete-eleves-en-rupture-ce-qui-change-vraiment-3133899?utm_source=of_alerte-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_alerte-generale&utm_content=20150122&vid=042035060061059051097116014036040046060041125055041063

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jeudi 15 janvier 2015

France, terre d'attentats contre la presse ?

 

image : France, terre d'attentats contre la presse ?

Les attentats qui ont frappé la France la semaine dernière ont de multiples dimensions qui ont mobilisé le pays. On ne négligera pas l'antisémitisme assumé de la prise d'otages tragique de la Porte de Vincennes. Avec l'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo le 7 janvier, c'est la liberté de la presse qui est attaquée.

Cet attentat s’inscrit dans une longue tradition de violence à l’encontre de la presse et des journalistes, y compris dans notre pays. En effet, de nombreux journaux furent la cible d’attentats dont les dégâts ne furent généralement que matériels. Un attentat se distingue d’emblée, qui aurait pu servir de répétition à celui du 7 janvier : la fusillade du 18 novembre 2013 au siège de Libération, au cours de

laquelle un photographe avait été grièvement blessé par les balles d’Abdelhakim Dekhar… Mais celui-ci, se revendiquant de l’extrême gauche, déclara par la suite être venu pour faire peur et non pour tuer. Par ailleurs, Charlie Hebdo avait déjà été la cible d’un attentat à l’explosif en novembre 2011, s’inscrivant alors dans une liste qui voyait se côtoyer la presse d’extrême droite (Minute en 1971, 1974, 1975, 1982 et 1985, Le Choc du Mois en 1989), la presse de gauche (Globe hebdo en 1988, Libération en 1991 et 2013) et d’extrême gauche (L’Humanité en 2004) ainsi que la presse régionale (Corse Matin en 1992, 1994, 1997 et 2011) et internationale (Jeune Afrique, en 1987)… tous pris à partie par le terrorisme, qu’il soit d’inspiration nationaliste, islamiste ou révolutionnaire.

Cet œcuménisme improbable éclaire l’un des paradoxes du terrorisme. En effet, si la liberté de la presse est une cible récurrente pour les terroristes, paradoxalement, le terrorisme trouve dans les médias un adjuvant indispensable, au point qu’on a pu, dans certains cas, dénoncer une connivence. Margaret Thatcher, le 15 juillet 1985, s’adressant à des avocats américains, déclarait : « Nous devons enlever aux terroristes l’oxygène publicitaire dont ils dépendent » (And we must try to find ways to starve the terrorist and the hijacker of the oxygen of publicity on which they depend). Cette relation entre terrorisme et médias est ancienne, et la censure de presse fut aussi l’un des moyens dont usèrent les États pour lutter contre la violence politique… Mais l’attentat contre Charlie Hebdo nous ramène à la réalité du terrorisme autant qu’il éclaire l’évolution récente du phénomène.

Certes, la violence politique prônée pour punir un supposé blasphème est un drame déjà vécu par la société occidentale. La fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Khomeiny contre l’écrivain Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques était une condamnation quasiment « officielle » d’un texte (brûlé à Téhéran sous l’objectif des caméras occidentales) et de son auteur, imposant depuis des années à cet écrivain une existence quasi clandestine, sous la protection des démocraties. Pourquoi alors le 7 janvier 2015 constitue-t-il un tournant ?

D’abord parce que cet attentat est, en France, le plus meurtrier depuis les années 1960 et les attentats organisés par l’OAS (le déraillement du train Paris-Strasbourg à la hauteur de Vitry-le-François, le 18 juin 1961 qui fit 28 morts). Au-delà de ce record macabre, la distinction entre cible et victime prend du sens : les victimes sont les hommes et femmes tombés sous les balles des assassins, la cible, c’est l’opinion publique, et la presse, sa vigie. L’enjeu va au-delà de la simple vengeance au nom d’un hypothétique honneur bafoué. Il s’agit, selon une logique terroriste digne du jeu de billard, de provoquer une réaction identitaire, de braquer les communautés et les cultures, d’enflammer autant que de terrifier : assimiler l’islam à cette barbarie serait rentrer dans le jeu des assassins.

Al-Qaida contre Daesh

Cet attentat éclaire par ailleurs les évolutions récentes d’un terrorisme islamiste qui se passe de commandement religieux, et revendique, à la manière des « lone wolves » (loups solitaires) son autonomie de décision selon les préceptes d’Abdallah Azzam, à l’origine du groupe Al-Qaida. Il s’agit d’un terrorisme autochtone, dont les acteurs, passés par la délinquance (un phénomène courant dans les divers groupes terroristes, où les idéologues s’effacent au profit d’une jeunesse en marge), se sont radicalisés sur place, en prison et par le net. Ils nous renvoient à ce péril nouveau, de terroristes vivant en France, partis se former à l’extérieur et revenus préparer des attentats, une situation à l’inverse du terrorisme islamiste tel que la France l’a connu dans les années 1980/1990. La méthode même interroge : on ne peut s’empêcher d’observer le mélange d’efficacité et de bévues (l’oubli d’une carte d’identité dans la voiture ayant servi à l’opération) dont firent preuve les deux responsables de l’attentat du 7 janvier. Est-ce le temps d’un « terrorisme amateur » dont l’économie de moyens et de stratégie ne signifie hélas pas une moindre dangerosité ?

Cet attentat met également en lumière la macabre rivalité qui existe entre deux structures terroristes : Al-Qaida, la « franchise » terroriste et ses divers avatars nationaux, et Daesh – la forme actuellement la plus aboutie de guérilla islamiste. Faut-il considérer que les démocraties sont devenues le champ clos d’un match entre ces deux groupes, voire ces deux formes de terrorisme, par journalistes interposés – le massacre parisien faisant pièce aux décapitations sur internet ? Enfin, la question se pose de nouveau : si le projet de loi adopté le 4 novembre 2014 permet de poursuivre les étudiants en jihadisme partis se former dans les havres du terrorisme islamiste, il attend encore ses décrets d’application, annoncés désormais comme imminents. Il faut se poser – comme naguère l’Amérique – la question des terroristes « natifs » et de la législation : le débat entre liberté et sécurité demeure d’actualité.

Gilles Ferragu, université Paris Ouest – Nanterre – La Défense

(© de la photo : Ph. Pons, J. Dalban/Photononstop ; illustration F. Da Cunha).

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Source :

http://newsletters.histoire.presse.fr/lettre/

 

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mardi 13 janvier 2015

Rennes : minute solennelle en mémoire des trois policiers tués lors des attentats

Une minute de silence pour leurs collègues tués les 7 et 8 janvier 2015 © Catherine Jauneau
© Catherine Jauneau Une minute de silence pour leurs collègues tués les 7 et 8 janvier 2015

A Rennes comme partout en France, les policiers de l'Hôtel de Police de la Tour d'Auvergne  ont respecté ce matin une minute de silence en mémoire de leurs trois collègues : Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe.

Au même moment à la préfecture de police de Paris, le chef de l'Etat, devant les familles des victimes et des membres des forces de l'ordre, déclarait :

"Ils avaient un idéal, celui de servir la République. Ils sont morts dans l'accomplissement de leur mission, ils sont morts en policiers "  François Hollande.


Tous les trois sont morts en service en s'opposant aux actes terroristes des frères Kouachi et de Amedy Coulibaly. Ils ont courageusement lutté pour éviter certainement un bilan plus lourd de victimes innocentes des djihadistes.

Franck Brinsolaro, 49 ans, était le brigadier affecté à la protection du dessinateur Charb, il a été tué par un des frères Kouachi dans les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier.
Ahmed Merabet, 40 ans, était brigadier était en poste à la brigade VTT du commissariat du 11e arrondissement de Paris, d'abord blessé il a été froidement abattu dans la rue.
Clarissa Jean-Philippe, 26 ans, était policière municipale et venait d'être titularisée. Elle se rendait sur les lieux d'un accident de la route, à Montrouge. Elle a été tuée par Amedy Coulibaly le 8 janvier. L'enquête devra dire si elle a voulu protéger une école voisine.

Ce matin les hommes et les femmes de toutes les polices et de la gendarmerie saluaient leur courage. Le Président François Hollande les a tous les trois fait chevaliers de la légion d'honneur  "au nom de la République française" devant leurs familles et leurs collègues.

A Rennes, Patrick Chaudet Contrôleur de la direction départementale de la sécurité publique s'est entretenu avec les policiers bretons mobilisés pour la sécurité des établissements publiques et religieux, des écoles et des médias.

Marc-André Mouchère

Source :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/13/une-minute-solennelle-en-memoire-des-trois-policiers-tues-lors-des-attentats-631746.html

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