samedi 11 mars 2017

Se soigner avec du venin d’abeille ?

 

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On cite souvent une phrase, attribuée à Einstein, selon laquelle

« si l’abeille disparaissait, l’humanité en aurait pour quatre ans à vivre ».

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Personne ne sait au juste si la phrase vient du fameux savant ! 

En revanche, plus personne ne doute des services rendus par les abeilles à la planète et à l’humanité. 

Leur travail de pollinisation est remarquable C’est elles (avec le vent et d’autres pollinisateurs) qui permettent la reproduction sexuée chez de nombreuses plantes, gage d’une adaptation permanente des espèces, voire d’une biodiversité renouvelée. 

70% des espèces végétales terrestres dépendent des pérégrinations de l’abeille. 

De fleurs en fleurs, elles butinent. Elles récoltent le nectar, le pollen et des résidus végétaux pour fabriquer la propolis. 

Du nectar elles feront du miel pour nourrir la colonie. 

Le pollen sera amélioré et servira de « complément alimentaire » : riche en vitamines et minéraux, il apporte tous les éléments dont la ruche a besoin pour vivre en bonne santé. 

Avec la propolis, les abeilles vont colmater les trous de la ruche et construire les alvéoles où sera déposé le miel. La propolis est également un puissant aseptisant qui sert à embaumer des intrus tués par les abeilles mais trop gros pour être délogés de la ruche : une souris, par exemple. 

Si cette dernière s’aventure dans la ruche, les ouvrières se ruent sur elle. Elles piquent, perdent leur dard, et en meurent. 

Cruel sacrifice de l’individu pour la sauvegarde de la collectivité ! 

Embaumée de propolis, la souris restera là, prisonnière de la ruche comme les pharaons dans leurs pyramides au temps de l’Egypte ancienne... 

Par la pollinisation, nos vieilles dames les abeilles (elles existent depuis 80 millions d’années), assurent à la terre entière et à l’humanité un service considérable. Des économistes se sont même amusés à chiffrer ce service à 14 milliards d’euros. 

En vérité, ces estimations n’ont pas beaucoup de sens. Comment peut-on évaluer la biodiversité, l’apparition continue de nouvelles espèces, la beauté des paysages que ces végétaux façonnent, les nouveaux équilibres et écosystèmes ainsi créés ? Le service rendu est déjà inestimable. 

Et pourtant la générosité – aiguillée par les apiculteurs – des abeilles ne s’arrête pas là. 

Les produits de la ruche sont aussi des produits de santé. Leurs vertus sont multiples et connues depuis des siècles dans de nombreuses médecines traditionnelles. 

On appelle apithérapie, l’art de soigner avec les merveilles de la ruche. Car, comme nous allons le voir, venin, gelée royale, propolis, pollen ou miel sont des remèdes extraordinaires. Leurs mérites sont diversifiés, puissants et variables. Par ailleurs, il existe aussi des contre-indications importantes notamment pour les allergiques. Avant de se lancer dans des cures de produits de la ruche, autant savoir où l’on va. 

Nous avons décidé de vous proposer une conférence sur le thème passionnant « L’apithérapie au quotidien - Vivre mieux et se soigner avec les produits de la ruche » avec Nicolas Cardinault, qui est l’un des experts en France les plus reconnus sur le sujet. 

Nicolas Cardinault a écrit un livre de référence sur le sujet, Soignez-vous avec les produits de la ruche (publié chez Thierry Souccar Editions en 2016). Son ouvrage est passionnant, très complet et parfaitement documenté. La conférence aura lieu le 20 avril 2017 à Paris (Association du quartier ND des Champs - 92 bis boulevard du Montparnasse - 75014 Paris) 

La lettre que je vous propose aujourd’hui s’appuie en grande partie sur son livre que j’ai lu avec délectation et dans lequel vous retrouverez toutes les études scientifiques que je mentionne dans ce texte. 

Le venin qui soigne !

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une piqûre d’abeille ne peut vous faire que du bien – à moins que vous ne soyez allergique. Le venin ne devient toxique pour l’homme, qu’à partir de 2,8 mg par kg de poids, ce qui correspond à 1400 piqûres d’abeilles. 

Pour autant, se soigner au venin d’abeille n’est pas exactement une thérapie douce ! 

S’agissant d’un produit toxique, il appartient par essence au champ médical et est interdit à la vente en France. 

En revanche, certaines équipes médicales commencent à s’y intéresser sérieusement. C’est le cas par exemple des travaux de la Fondation Michael J. Fox qui finance une étude menée au sein de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière pour mesurer les effets des piqûres d’apivenin sur des patients atteints de la maladie de Parkinson. 

Dans ce type de thérapie, le produit utilisé n’est pas du venin frais mais de l’apivenin. Le plus souvent, il s’agit d’un venin séché et lyophilisé qui se conserve mieux. 

En Corée cette thérapie est couramment et traditionnellement utilisée. 

Notamment : 

  • contre l’arthrose. Sont associées des injections d’apivenin et des séances d’acupuncture. Ce traitement vise à limiter l’inflammation du patient et à soulager sa douleur. 

  • pour réguler l’immunité par ses actions anti-inflammatoire et immuno-régulatrice. 

  • pour accompagner le traitement des maladies neuro-dégénératives (Parkinson et Alzheimer, en freinant les dégâts causés par la maladie sur les neurones.) 

D’autres effets du venin d’abeille ont été démontrés chez la souris comme son activité anti-tumorale pour certains cancers (côlon, poumon, col de l’utérus), antibactérienne ou protectrice du foie. Pour autant, à ce jour, ces travaux n’ont pas donné lieu à la création de protocoles médicaux correspondant. 

Propolis : la gardienne du temple

Les abeilles récoltent sur les bourgeons, les jeunes rameaux et les blessures de certains arbres, un produit qui les protège et dont elles se serviront pour construire leurs alvéoles et colmater les trous de la ruche. C’est la propolis. Antibactérienne, antifongique, antivirale telles sont les propriétés de la plus médicinale des denrées de la ruche. 

Produit puissant, la propolis sert à lutter contre les maladies infectieuses tout en renforçant le système immunitaire grâce à ses propriétés anti-oxydantes qui s’ajoutent aux autres. 

Selon l’origine de la propolis, ses qualités varient. Elle sert à protéger les abeilles des agents pathogènes que celles-ci sont susceptibles de rencontrer. Sans surprise donc, la propolis est utile pour faire face aux microbes locaux. Néanmoins, d’une propolis à l’autre on retrouve des propriétés semblables. Les deux plus connues sont la propolis de peuplier (celle que l’on trouve en Europe) et la propolis de Baccharis, que l’on trouve au Brésil. 

Ainsi la propolis peut être utile : 

  • contre certaines bactéries : staphylocoques, bacilles, proteus, pseudomonas, listeria, salmonelles et autres microbes qui, lors des crises sanitaires font la une des journaux ! 

  • contre les virus : rotavirus, poliovirus, coronavirus ou plus simplement celui de la grippe. Peut-être qu’au lieu de faire vacciner chaque année toutes les personnes âgées contre la grippe sans résultat probant (cf l’affaire de la maison de retraite près de Lyon : 13 personnes âgées meurent de la grippe alors que la moitié sont vaccinés. Il y a eu presque autant de décès chez les sujets vaccinés que chez ceux qui ne l’étaient pas [1]), il serait préférable de leur proposer une cure de propolis de qualité : c’est moins cher, plus naturel et plus efficace ! 

Gelée royale, une solution pour la fertilité !

C’est un des mystères de la ruche et… de l’évolution ! 

Si vous n’êtes pas convaincu que l’alimentation joue un rôle dans l’évolution génétique des êtres vivants, regardez la différence de développement au sein de la ruche entre une reine et une ouvrière. 

Au départ la larve royale est une larve comme les autres. 

Deux choses la distinguent : 

  • son habitat : elle est logée dans une alvéole royale située dans un endroit stratégique et protégé de la ruche, 

  • son alimentation : elle est gorgée de gelée royale matin, midi et soir. 

Et c’est ce régime et lui seul qui lui permet de devenir une reine. 

Résultat : elle devient plus grande que ces congénères et son dard est rétractable ce qui lui permet de piquer autant de fois qu’elle veut sans perdre son dard et donc sans mourir. 

La gelée royale est un « superaliment » gorgé de minéraux, d'oligoéléments, de vitamines, d’enzymes et d’acétylcholine dont les bienfaits pour la santé sont multiples. 

Le premier bienfait intéresse directement les hommes : la gelée royale pourrait avoir un effet sur le nombre, la viabilité et la motilité des spermatozoïdes. C’est en tout ce que disent les études sur les souris mâles ! 

Une chose est sûre : la gelée royale joue sur l’équilibre hormonal et favorise ainsi la fertilité chez les hommes et les femmes. Attention toutefois au revers de la médaille : la stimulation de l’activité hormonale sera calamiteuse en cas de cancer hormono-dépendant ! 

Parmi les autres qualités de la gelée royale, on retrouve des propriétés classiques pour les produits de la ruche : elle est antioxydante, antibactérienne et permet de renforcer l’immunité. 

Ses atouts cependant ne s’arrêtent pas là ! On la dit bonne pour le sommeil, excellente pour les femmes à tous les âges de la vie et utile en cas de diabète. 

Le pollen : un apport d’énergie au quotidien

Le pollen de la ruche est encore un fabuleux « cadeau » des abeilles. C’est un produit à l’action multiple qui permet notamment de pallier les carences nutritionnelles courantes. 

Le pollen apporte de l’énergie, renforce le système immunitaire, permet de lutter contre les bactéries, lutte contre les radicaux libres et l’inflammation. Il limite la prolifération de cellules cancéreuses. 

C’est également un atout contre le vieillissement qui assure une meilleure santé des os et fournit l’enzyme Q10 nécessaire au fonctionnement du métabolisme, qui faiblit avec l’âge. 

Le miel : le sucre des anciens

Le miel est issu, soit du nectar des fleurs, soit du miellat ou sève végétale des arbres. Le premier est le plus courant. Les butineuses récoltent le nectar dans leur jabot où il se transforme grâce aux sécrétions de leurs glandes salivaires. Revenues à la ruche, elles échangent leur butin avec d’autres abeilles puis le dépose dans les alvéoles. La dernière étape est le séchage (ou la déshydratation) qui se fait dans la ruche grâce aux ventileuses. Puis, les alvéoles sont fermées : la marchandise est stockée ! 

Même si les vertus du miel varient selon le type de fleurs butinées, on lui reconnaît généralement un pouvoir : 

  • énergisant et anti anémique, 

  • antioxydant, 

  • d’aide à l’assimilation des nutriments, 

  • émollient 

  • laxatif 

  • protecteur du foie et du cœur 

  • sédatif et hypotensif 

  • antibactérien 

  • fébrifuge (qui fait tomber la fièvre) 

  • antitussif 

  • cicatrisant 

Cette dernière propriété a fait couler beaucoup d’encre en France ces dernières années depuis que le Pr Bernard Descottes du CHU de Limoges a fait rentrer le miel dans ses protocoles de cicatrisation. 

Tous les miels cependant ne se valent pas. Si vous cherchez un miel riche en minéraux et oligo-éléments mieux vaut opter pour un miel liquide et foncé (d’acacia par exemple) que vous aurez pris soin d’aller chercher directement chez votre apiculteur préféré. 

Des produits vivants !

Enfin, il faut noter que tous ces produits de la ruche sont vivants. Cela veut dire qu’ils ne sont pas standardisés. 

Les effets sur la santé sont donc variables. 

Ce sont aussi des produits instables qui peuvent se détériorer très vite s’ils ne sont pas conservés dans de bonnes conditions. 

Leur qualité est également très variable. Produits vivants, ils sont très marqués par les influences de leur environnement. Produits en ville, ils risquent d’être bourrés d’hydrocarbures. Dans les régions de vin, de pesticides... 

Enfin, ce sont des produits souvent puissants (le venin, la gelée royale et la propolis notamment). Il est bon de se renseigner avant de les utiliser, d’en discuter avec un spécialiste et/ou avec votre médecin. 

Afin d’approfondir le sujet, nous vous proposons une conférence “L’apithérapie au quotidien. Vivre mieux et se soigner avec les produits de la ruche” avec Nicolas Cardinault

Ce dernier est docteur en nutrition, directeur scientifique de Pollenergie, membre du conseil scientifique de l’Association Francophone d’Apithérapie (AFA) et membre de la commission d’apithérapie d’Apimondia. 

C’est un passionné d’apithérapie qui connaît le sujet sur le bout des doigts. Amoureux de l’abeille, expert de ses produits et conférencier passionnant, il nous donnera tous les conseils pratiques pour bien l’utiliser dans sa vie de tous les jours. 

N’hésitez donc pas et venez nous rejoindre le 20 avril à Paris (Association du Quartier Notre Dame des Champs - 92 bis boulevard du Montparnasse - 75014 Paris) à 19h30. 

Je réserve ma place pour la conférence !
Informations et réservation ici 


Augustin de Livois 
Sourcehttp://www.ipsn.eu/

 


vendredi 15 juillet 2016

Le bourdon est-il le mâle de l'abeille domestique ?

 

Les bourdons, du genre Bombus, sont de la même famille que les abeilles, mais sont plus trapus et plus poilus. Le terme « bourdon » est masculin, mais il existe bel et bien un bourdon reine et des ouvrières. © Trounce, Wikipédia, CC by-sa 2.0

Les bourdons, du genre Bombus, sont de la même famille que les abeilles, mais sont plus trapus et plus poilus. Le terme « bourdon » est masculin, mais il existe bel et bien un bourdon reine et des ouvrières. © Trounce, Wikipédia, CC by-sa 2.0

Le bourdon est plus gros que l’abeille, son vol est plus bruyant, mais ces deux animaux se ressemblent par ailleurs. La taille du bourdon conduit souvent à penser qu’il s’agit du mâle de l’abeille. Or, il n’en est rien, ce sont deux genres d’insectes différents.

Le bourdon diffère très peu de l’abeille domestique : il se nourrit du nectar des fruits et récolte le pollen pour nourrir les larves. Il est donc un important pollinisateur.

Ce n’est en revanche absolument pas le mâle de l’abeille : il existe des reines bourdons et des ouvrières femelles sexuées. Le terme « bourdon » n’a pas de définition propre ; il désigne des espèces d’insectes volants plus gros que les abeilles. Le plus souvent, « bourdon » désigne le genre Bombus, de la même famille que les abeilles, les apidés.

Le bourdon est plus gros que le faux-bourdon, le mâle de l’abeille

La confusion entre le bourdon et le mâle de l’abeille vient du fait que ce dernier est nommé faux-bourdon. Chez l’abeille domestique, le faux-bourdon est de taille supérieure par rapport aux ouvrières, les larves évoluant dans des alvéoles plus grandes. Ils n’ont pas de dard, ne rapportent pas de pollen pour les larves et ont une durée de vie de deux mois.

Les bourdons se différencient physiquement des apis par leur taille et leur pilosité. Ces insectes sont plus grands (ils peuvent mesurer jusqu’à 25 mm), sont trapus et ont une pilosité importante. Celle-ci, couplée au fait que l’insecte est endotherme (capable de produire sa chaleur corporelle), permet au bourdon de voler dès 5 °C (l’abeille vole plutôt à partir d’une quinzaine de degrés).

Le système social est le même que chez les abeilles. Au printemps, la reine fonde une colonie. Elle pond d’abord des ouvrières stériles, puis, à la fin de l’été, des mâles et des femelles stériles pour assurer la descendance de l’espèce.

Le bourdon diffère très peu de l’abeille domestique : il se nourrit du nectar des fruits et récolte le pollen pour nourrir les larves. Il est donc un important pollinisateur.

Ce n’est en revanche absolument pas le mâle de l’abeille : il existe des reines bourdons et des ouvrières femelles sexuées. Le terme « bourdon » n’a pas de définition propre ; il désigne des espèces d’insectes volants plus gros que les abeilles. Le plus souvent, « bourdon » désigne le genre Bombus, de la même famille que les abeilles, les apidés.

À découvrir en vidéo autour de ce sujet :

Le miel est l'un des plus anciens moyens de sucrer les aliments. Il est virtuellement impérissable et sa fabrication demande beaucoup de travail aux abeilles. Unisciel et l’Université de Lille 1 nous expliquent, avec le programme Kézako, les étapes de sa confection.

 

 

Par Delphine Bossy, Futura-Sciences

Source http://www.dailymotion.com/video/xibsv3_kezako-comment-les-abeilles-fabriquent-elles-du-miel_tech

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mardi 10 mai 2016

Pétition pour sauver les abeilles

 

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Nous sommes à deux doigts de sauver les abeilles ! 

Plus de 340 000 membres de SumOfUs et de la Fondation Nicolas Hulot ont signé la pétition demandant aux Sénateurs de mettre fin au massacre des abeilles en interdisant les pesticides néonicotinoïdes. 

Après une adoption par l’Assemblée nationale en mars, le projet de loi biodiversité - qui prévoit une interdiction totale des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles - doit désormais passer une nouvelle épreuve : le vote du Sénat à partir de DEMAIN, mardi 10 mai.

Au moment-même où vous lisez cet email, l’industrie phytosanitaire redouble d’efforts afin de faire pression sur les Sénateurs et faire barrage à l’interdiction des néonicotinoïdes.

Il ne nous reste plus que quelques heures pour faire pencher la balance en notre faveur ! 

Mobilisons un maximum de citoyens en partageant massivement notre pétition. 

FacebookCliquez ici afin de partager cette campagne avec vos ami(e)s sur Facebook. : https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A//d.shpg.org/192970262f%3Fsource%3Dfb

Source https://act.sumofus.org/go/347656?t=7&akid=19246.11043928.czdrEJ

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vendredi 3 juillet 2015

La phacélie bourdonne !...

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Nous avons installé, autour de nos 2 nouvelles ruches, un "garde-manger" pour abeilles :

- Luzerne (Medicago sativa)
- Mélilot officinal (Melilotus officinalis) ou Mélilot jaune
- Tréfle blanc (Trifolium repens) ou Trèfle rampant
- Phacélie à feuilles de tanaisie (Phacelia tanacetifolia)

C'est la phacélie qui a ouvert le bal et les 10 m2 bourdonnent littéralement.

C'est impressionnant !

  • Les bourdons sont aussi de la partie, qu'ils soient des pierres, terrestres ou des champs.
  • Les syrphes se frayent un chemin au milieu de toute cette agitation ainsi que quelques abeilles solitaires.

La luzerne commence à fleurir et nous attendons la réaction des abeilles qui, en principe, sont très attirées par cette variété.
Le trèfle pousse avec retard du fait de la sécheresse mais il sera précieux cet automne.
Le mélilot est une plante bisannuelle, les plantules seront installées cet automne pour l'an prochain.

Nous vous tiendrons au courant des résultats pour chaque variété de plantes car, par ces choix, réalisés en collaboration avec HUMANITE & BIODIVERSITE, nous avons tenté de fournir un terrain nourricier pour les abeilles jusqu'en octobre, l'arrière saison étant souvent beaucoup plus pauvre en nectar et pollen...

A suivre....

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mardi 2 juin 2015

Les abeilles font leur miel en ville

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Il y a le miel des champs et maintenant le miel des villes. En effet, aussi paradoxale que cela puisse paraître, un grand nombre d’abeilles ont fui les campagnes pour se réfugier dans les villes où elles se portent comme un charme.
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La monoculture, donc la diminution de la biodiversité, l’usage intensif des pesticides et autres produits phytosanitaires ont, soit disséminé de nombreuses colonies d’abeilles, soit poussé les abeilles à trouver refuge dans des zones qu’elles considèrent comme plus saines et sécuritaires où elles peuvent butiner à leur aise.

Union Nationale des Apiculteurs
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Déjà en 2005, l’UNAP (Union Nationale des Apiculteurs) a pris conscience de ce phénomène grave. Quelques ruches ont été introduites sur les toits de grands édifices, comme au sommet de l’opéra de Paris, à Lille, à Marseille. L’expérience s’étant avérée plus que concluante, elle se poursuit aujourd’hui. On ne compte pas moins de 300 ruches à Paris dans les jardins du Luxembourg, à Nantes, Besançon, Lyon, de nombreux autres centres urbains introduisent des ruches à leur environnement.

La biodiversité des fleurs, indispensable aux abeilles
miel et abeillesmiel et abeilles

La diversité des fleurs, (un choix de pollens important, plus de 200) que l’on retrouve dans les parcs, sur les terrasses, est une aubaine pour les abeilles qui trouvent de moins en moins de biodiversité dans les campagnes, car à cause des pesticides les « mauvaises herbes » riches en pollen n’existent plus. Les hommes prennent peu à peu conscience (il était temps) de l’importance de ces petites travailleuses ailées indispensables au bon équilibre de l’environnement.


miel et abeillesmiel et abeilles

Les abeilles se portent beaucoup mieux en ville et leur taux de mortalité est très faible. Elles bénéficient généralement d’un environnement climatique favorable, une sorte de microclimat, d’une période de floraison plus grande grâce à la diversité florale présente toute l’année.
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Le miel produit par les abeilles des villes est d’une qualité excellente. On pourrait se poser la question, et la pollution ?
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De nombreuses analyses ont été réalisées et ô surprise aucune trace de plomb, ni de mercure, ou autres polluants. Décidément nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec ces petites travailleuses ailées qui, précise Henri Clément président de l’union de l’apiculture française, « butinent des fleurs qui ont souvent la tête en bas ; celles-ci ne servent pas de réceptacle à la pollution, à la différence des tulipes qui ne sont pas butinées ». Une ruche parisienne peut produire jusqu’à 60 kg de miel soit quatre fois plus qu’une ruche installée en campagne.

Écologie et protection de l’écosystème urbain
miel et abeilles
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L’écologie et la protection de l’environnement ont le vent en poupe. Les jardiniers des espaces verts sont de plus en plus sensibilisés à l’environnement et l’utilisation d’engrais chimiques, de pesticides est totalement banni. La ville de Paris vient de se doter d’une charte destinée à protéger l’écosystème urbain visant à préserver la biodiversité : la certification ISO 14001 encadre les activités des jardiniers de la ville ».
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En région parisienne, l’association "Savoir-faire et découvertes", spécialisée dans les stages écolo, propose depuis peu une initiation sur deux jours à la production de miel en ville.


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« Cette activité bénéficie de l’engouement pour les questions environnementales et nécessite peu de moyens », explique Cédric Chenevière qui assure cette formation à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
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Régie par le Code rural, la pratique de l’apiculture urbaine n’impose que deux grandes règles : pas de ruche à moins de 25 mètres d’un hôpital ou d’une école et une haie protectrice de 2 mètres de haut à proximité, sauf si la ruche est elle-même installée à plus de 2 mètres de hauteur.
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Espérons qu’à long terme toutes ces initiatives porteront leurs fruits et que nos petites abeilles pourront continuer leur travail de butineuses, pollinisatrices et productrices de miel.

L’abeille, sentinelle de l’environnement
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Près de 80 kg de miel ont été recueillis à l’occasion de la 1ère récolte de miel des abeilles installées en juin dernier à l’Hôtel de Région à Nantes. En effet, 320 à 400 000 abeilles venant d’Ouessant avaient pris leurs quartiers au cœur de la ville de Nantes dans 8 ruches installées sur les toits terrasses du Conseil régional. Les Pays de la Loire sont ainsi devenus la 4e région à soutenir le programme national "L’abeille, sentinelle de l’environnement", avec une particularité : l’implication de 3 lycées des Pays de la Loire, le Lycée agricole Jules Rieffel (CFA) de Saint-Herblain, le Lycée Kastler Guitton de la Roche-sur-Yon, et le Lycée Clémenceau de Nantes qui accueillent également des ruches.
alimentation santé : miel
Jackie Thouny

Source : http://www.energie-sante.net/bn/?p=416

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