dimanche 9 septembre 2018

Stonehenge a-t-il été construit par des Gallois ?

stonehenge-pixabay2-n

http://www.escapadesalondres.com/medias/images/stonehenge-pixabay2-n.jpg?fx=r_1200_800

Stonehenge est encore loin d'avoir livré tous ses secrets. Les ossements de plusieurs individus ensevelis dans les trous tout autour des mégalithes montrent qu'ils étaient au Pays de Galles avant leur mort. Tout près de l'endroit d'où proviennent les fameuses pierres bleues.

Dernier rebondissement : une équipe européenne a découvert que les restes qui reposaient au fond des trous d'Aubrey, datant d'environ 5.000 ans, appartenaient à des individus qui n'avaient pas toujours vécu dans la région de Stonehenge. En effet, pour au moins 10 des 25 personnes analysées, elles ont passé les dernières années de leur vie dans l'ouest du Pays de Galles, à plus de 160 kilomètres de là.

Surprise : les chercheurs ont pu déterminer que ces personnes ont habité tout près du site d'origine des fameuses pierres bleuesprésentes à Stonehenge. Ont-elles fait partie du convoi qui a acheminé ces blocs de roche que l'on ne trouve qu'en ce lieu unique des collines de Preseli et de ses alentours ? Les archéologues n'en ont pas la certitude mais ils ont tout de même été frappés par le rapprochement des dates de ces ossements avec celles de l'érection des pierres. C'est la même période : « [...] bien que nous ne puissions pas prouver que ce sont les os des gens qui les ont amenés, il doit au moins y avoir une relation, a expliqué au Guardian John Pouncett, l'un des auteurs de l'étude publiée dans Nature Scientific ReportsLa plage de dates augmente la possibilité que des siècles durant, des personnes aient pu être amenées à Stonehenge pour y être enterrées avec les pierres ».

Le strontium a fait parler les restes des personnes enterrées à Stonehenge

Les 56 trous d'Aubrey doivent leurs noms à John Aubrey qui, le premier, mit au jour ce cercle extérieur à ceux des pierres debout (l'homme voyait en Stonehenge un lieu de culte celtique). Les ossements furent découverts au fond de ces trous quelque trois siècles plus tard, en 1920, par le colonel William Hawley lequel, après les avoir prélevés les réenterra grossièrement dans un seul et même trou. Jusqu'à récemment, ces cavités disposées à des intervalles réguliers étaient supposées avoir accueilli de grands piliers de bois, 3.000 ans avant notre ère, mais de minuscules morceaux de pierres bleues y furent retrouvés suggérant désormais qu'elles y furent disposées dans un premier temps, avant d'être déménagées vers un autre cercle (ce qui est arrivé plusieurs fois à l'intérieur de la structure). Était-ce l'œuvre de Gallois ?

C'est grâce à des analyses des isotopes de strontium que l'équipe a pu faire parler les restes de ces corps qui ont été brûlés sur un bûcher. C'est une technique inédite qui fut d'abord expérimentée par Christophe Snoeck, alors en doctorat à l'université d'Oxford, sur des os de cochons brûlés. Se décrivant comme « ingénieur chimiste amoureux d'archéologie », le jeune chercheur s'est donc concentré sur les atomes les plus lourds, ceux du strontium, les rares qui aient pu résister à des températures élevées. « La crémation détruit toute lamatière organique, y compris l'ADN, mais la matière inorganique survit », a-t-il déclaré. « [...] aucune altération n'a été observée », a-t-il ajouté.

Alors, qui étaient les défunts ? Des personnalités importantes ? Visiblement, elles ont passé leurs dernières années près de l'endroit où furent exploitées les pierres bleues mais en étaient-elles natives ? Combien de temps ont-elles vécu là-bas ? Pourquoi ont-elles été inhumées sur le site de Stonehenge ? Cela fait encore beaucoup de questions sans réponses. L'histoire de ce site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et affublé de nombreuses légendes est loin d'être terminée.

  • Les premiers aménagements à Stonehenge dateraient de 5.000 ans.
  • Les ossements brûlés retrouvés dans certains trous d’Aubrey qui composent le cercle extérieur appartenaient à 25 individus.
  • Au moins 10 d’entre eux avaient vécu leurs dernières années au Pays de Galles, près du site où ont été prélevées les pierres bleues de Stonehenge.

Auteur : Xavier Demeersman, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-stonehenge-t-il-ete-construit-gallois-72325/

1) Evy - signature animée Titi

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

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jeudi 14 juin 2018

Plus de 25 géoglyphes découverts au Pérou, près de Nazca

Redécouvert en novembre 2017, un grand géoglyphe représentant une orque et daté d’environ 2.000 ans. © Johny Isla Cuadrado, Peruvian Ministry of Culture, German Archaeological Institute

© Johny Isla Cuadrado, Peruvian Ministry of Culture, German Archaeological Institute 

On connaît tous au Pérou les lignes de Nazca. Avec l'aide de drones, des archéologues ont découvert des dizaines de géoglyphes dessinés dans le désert bien avant le peuple Nazca. De styles différents, ils sont une nouvelle énigme archéologique.

Ces géoglyphes, aujourd'hui presque imperceptibles à l'œil nu, seraient l'œuvre des Paracas, qui vivaient dans la région entre -500 et 200 de notre ère, et aussi de la culture intermédiaire des Topará. Quelques-uns, surtout ceux composés de lignes, sont attribués aux Nazca qui vivaient entre 200 et 700. La majorité de la cinquantaine de géoglyphes découverts à ce jour a été réalisée sur les flancs des collines, sans doute pour être vus des habitations en contrebas, pensent les chercheurs.

Beaucoup représentent des Hommes, en particulier des guerriers, et aussi des animaux. Les thèmes et aussi le point de vue les distinguent des motifs de Nazca. Toutefois, dans les deux cas, le sens de ces représentations demeure mystérieux.

Pourquoi avoir dessiné ces figures ? Quel était le rituel ? Quoi qu'il en soit, ces découvertes montrent que la tradition est très ancienne : « Au total, nous parlons de 1.200 ans de production de géoglyphes », a souligné Johny Isla Cuadrado, du ministère de la culture péruvien, à Reuters

Cette découverte ouvre la porte à de nouvelles théories sur la fonction et la signification de ces gravures ».

Des géoglyphes découverts et protégés par des drones

Très inquiet des menaces de pillage et de dégradation qui pèsent sur l'ensemble des sites archéologiques du Pérou - il y a eu l'épisode malheureux des manifestants de Greenpeace qui ont marché près du colibri, à Nazca, en 2014, et ont ainsi piétiné toute la zone (l'ONG s'est depuis excusée) - Luis Jaime Castillo Butters, de l'université pontificale catholique du Pérou, a donc tout de suite accepté l'offre de GlobalXplorer de mener des cartographies aériennes. « La documentation et la géolocalisation des sites sont la meilleure protection que nous pouvons leur offrir », a-t-il expliqué à National Geographic (la National Geographic Society participe au financement).

C'est ainsi que des sites candidats remarqués sur des images satellites ont été survolés par des drones, plus à même de dévoiler des détails. Ils ont pu identifier des géoglyphes en partie effacés dont les lignes ne mesurent pas plus de quelques centimètres de large.

Pour le chercheur, bien que les géoglyphes soient dans la même zone que Nazca, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, il est important de les protéger du développement urbain, souvent illégal dans ces provinces, et d'autres dégradations possibles, volontaires ou non. « Nous ne nous battons pas contre un pilleur équipé d'une pelle qui s'enfuit en courant lorsqu'il est repéré. Nous nous battons contre une armée d'avocats. » 

C'est pourquoi les emplacements de ces sites sont pour l'instant gardés secrets.

Auteur : Xavier Demeersman, Journaliste

Source https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-plus-25-geoglyphes-decouverts-perou-pres-nazca-71540/

Evy - signature animée Titi

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mardi 12 juin 2018

Quelles sont les plus vieilles villes du monde ?

 L’ancienne ville d’Alep, le centre historique de la ville actuelle, est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. © Craig Jenkins, Wikimedia Commons

© Craig Jenkins, Wikimedia Commons 
Démêler les faits des mythes et légendes, c'est la tâche qui incombe aux archéologues pour couronner les plus anciennes villes du monde.
Mais faire parler les vestiges archéologiques, s'ils existent, ne suffit pas. Encore faut-il se mettre d'accord sur ce qu'est une ville.

Les plus vieilles villes encore habitées

Plusieurs villes se revendiquent comme étant les plus anciennes au monde. Parfois, les traces archéologiques leur donnent tort ou témoignent d'un peuplement intermittent, et non continu.

Ci-dessous une liste non exhaustive des villes comptant parmi les plus anciennes de la planète :

En Asie :
  • Varanasi, Inde : fondée en 3000 av. J.-C, d'après la légende ; en 1000 av. J.-C., d'après les vestiges archéologiques.
  • Luoyang, Chine : une des capitales historiques de Chine, établie en 2070 av. J.-C.

En Europe :

  • Athènes, Grèce : ville depuis 4000 av. J.-C. ; des indices d'une présence humaine dès 11000 av. J.-C.
  • Argos, Grèce : 5000 av. J.-C., possiblement la plus ancienne ville d'Europe.
  • Plovdiv, Bulgarie : fondée en 6000 av. J-C., mais habitée continûment depuis 3500 av. J.-C.
  • Fayoum, Égypte : autrefois Shedet, ou Crocodilopolis pour les Grecs, 4000 av. J.-C.
  • Suse, Iran : possède une acropole datant de 4200 av. J.-C. qui témoigne typiquement du statut de cité.
  • Byblos, Liban : depuis au moins 5000 av. J.-C.
  • Damas, Syrie : fondée en 9000 av. J.-C., mais habitée avec certitude depuis 2000 av. J.-C.
  • Jéricho, Palestine : les archéologues ont trouvé 20 peuplements successifs et les premières fortifications remontant à 9000 av. J.-C., mais habitée continûment depuis 3000 av. J.-C. seulement.
  • Alep, Syrie : autrefois Halab, aurait été fondée en 4300 av. J.-C. ; existait depuis au moins le deuxième millénaire avant notre ère, d'après l'Unesco ; des traces d'occupation humaine dès 5000 av. J.-C.

 

Auteure : Floriane BOYER, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/villes-sont-plus-vieilles-villes-monde-8819/

Evy - signature animée Titi

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vendredi 9 juin 2017

Homo sapiens : l'Homme aurait 100.000 ans de plus qu'on ne le pensait

 

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Des scientifiques ont mis au jour, sur un site marocain, des restes d'Homo sapiens datant de plus de 300.000 ans, alors que les plus anciens fossiles connus dataient d'environ 200.000 ans. De quoi remettre en cause nos idées sur l'origine géographique et l'évolution de l'humanité.

  • Des restes de cinq Homo sapiens, datés, avec précision, de 315.000 ans, ont été découverts sur le site de Jebel Irhoud au Maroc.
  • Cette découverte fondamentale déplace, dans le temps et dans l’espace, l’origine de l’humanité.
  • Ce qui différencie morphologiquement ces Homo sapiens anciens de l’Homme moderne, c’est surtout la boîte crânienne plus allongée.
Notre espèce n'a pas 200 000 ans mais 300 000 !  Au Maroc, une équipe internationale menée par Jean-Jacques Hublin (du Collège de France et de l’Institut Max Planck) a découvert les restes fossiles de cinq individus qui appartiennent à notre espèce. Mais ils datent de 300.000 ans, alors que les plus vieux Homo sapiens connus remontaient à 195.000 ans. De plus, les premiers Hommes semblaient être apparus en Afrique de l’est. La découverte contraint à revisiter l’histoire de l’espèce humaine et, de plus, montre que, depuis ses premiers représentants, c'est la boîte crânienne, donc le cerveau ou au moins le cervelet, qui a le plus évolué.
http://dai.ly/x5pmg3z

Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Jean-Jacques Hublin, paléoanthropologue au Collège de France et à l'Institut Max Planck (Allemagne), et Abdelouahed Ben-Ncer de l'Institut national d'archéologie et de patrimoine de Rabat (Maroc), vient de mettre au jour des os fossilisés d'Homo sapiens. Jusque-là, rien d'exceptionnel. Sauf que ces os-là ont pu être datés de manière fiable. Et le résultat est des plus surprenants : ces fossiles sont vieux de 315.000 ans +/-34.000.

Un âge plus que respectable et un lieu géographique étonnant lui aussi : le site paléolithique de Jebel Irhoud, au Maroc. De quoi remettre en question l'histoire établie de l'évolution de l’humanité à partir de l'est africain. Cette découverte a fait l'objet de deux articles dans la revue Nature et a été présentée dans un communiqué du Collège de France.

Homo sapiens occupait déjà l’Afrique toute entière il y a plus de 300.000 ans.

Jusqu'ici, la plus ancienne trace d'Homo sapiens avait été relevée en Éthiopie, sur le site d'Omo Kibish (voir le lien ci-dessous) et remontait à 195.000 ans. « Nous avions imaginé cette région comme étant le berceau de l'humanité. La découverte d'un fossile plus ancien au Maroc suggère qu'Homo sapiens occupait déjà l'Afrique toute entière il y a plus de 300.000 ans », conclut Jean-Jacques Hublin.

Jebel Irhoud : uns site archéologique exceptionnel

Le site de Jebel Irhoud était déjà connu depuis le début des années 1960 pour receler des fossiles humains et des outils, initialement attribués à l'Homme de Néandertal et, surtout, datés avec une grande imprécision. Mais le projet mené par l'Institut Max Planck et l'Institut national d'archéologie et de patrimoine de Rabat a permis de mettre au jour de nouvelles pièces, plus anciennes. En tout, le site en a fourni 22. Parmi elles, des crânes, des dents et des os longs ayant appartenu à au moins cinq individus (trois adultes, un adolescent et un enfant).

Ils ont pu être précisément datés par la méthode de la thermoluminescence appliquée à des morceaux de silex brûlés associés aux fossiles. Et les résultats obtenus ont été confirmés par une autre technique, celle de la résonance de spin électronique, appliquée à une mandibule, qui a donné 286.000 ans +/- 32.000.
Les fossiles humains — ici, au centre de l’image, dans un ton brun légèrement plus jaune, le sommet écrasé d’un crâne humain et juste au-dessus, un fémur partiel — trouvés sur le site de Jebel Irhoud au Maroc ont autour de 315.000 ans. © Steffen Schatz, MPI EVA Leipzig, CC by-SA 2.0

Une découverte qui bouleverse l’histoire de l’humanité

La datation des os semble très fiable. Et les chercheurs n'ont aucun doute non plus sur le fait qu'il s'agit bien de restes d'Homo sapiens. Car les études par tomographie informatisée et les analyses statistiques sur des centaines de détails morphologiques montrent que ces individus n'étaient ni des Néandertaliens ni des Homo erectus.

Autre information importante : si le visage et les dents de ces Hommes-là ressemblent à s'y méprendre aux nôtres, leur boîte crânienne est plus allongée que celle des Hommes modernes. La forme globale de l'endocrâne semble plus primitive et certainement différente aussi de celle de Néandertal ou d'Homo erectus. Des observations qui indiquent que la forme actuelle de la face humaine est apparue très tôt dans l'histoire de l'humanité, mais que celle du crâne a davantage évolué. Le cervelet de ces anciens humains semble plus petit que le nôtre.

Ces découvertes corroborent par ailleurs l'interprétation qui avait été faite du crâne partiel découvert à Florisbad, en Afrique du Sud, en 1932. Un crâne daté de 260.000 ans et déjà soupçonné être celui d'un représentant précoce d'Homo sapiens. De quoi, tout de même, compliquer un peu l'histoire de l'évolution de notre espèce. Elle se serait en effet jouée sur l'ensemble du continent africain et plus seulement sur sa partie est. Ainsi, les tout premiers Hommes auraient pu se disséminer à partir et sur plusieurs régions du continent africain simultanément.

Nathalie Mayer, Journaliste

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-homo-sapiens-homme-aurait-100000-ans-plus-quon-ne-pensait-27053/

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