samedi 20 octobre 2018

L’autoroute A10 rénovée avec du bitume 100 % recyclé.

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2013-09-23-panneau_chantier

 

La société Eurovia Grands Travaux vient de mettre au point une technologie écologique permettant la rénovation de chaussées à partir de bitume 100 % recyclé. Un procédé innovant qui limite grandement l’impact environnemental des travaux routiers et qui a déjà permis de rénover une portion d’un kilomètre de l’autoroute A10. Explications.

UNE GRANDE PREMIÈRE MONDIALE

Jusqu’à récemment, on ne pouvait utiliser guère plus de 60 % d’enrobés recyclés pour façonner de nouveaux revêtements routiers. Mais grâce à la technologie innovante mise au point par la société Eurovia Grands Travaux, il est désormais possible de recycler 100 % des anciennes chaussées pour en faire de nouvelles, offrant des propriétés et performances équivalentes aux équipements neufs. En Gironde, une portion d’un kilomètre de l’autoroute A10 a ainsi pu être rénovée grâce à ce procédé écologique basé sur le principe de l’économie circulaire.

Bien que cette technique de recyclage à chaud ait vu le jour au milieu des années 80, le taux d’enrobés recyclés tournait plutôt aux alentours de 50 % ces dernières années. Il s’agit donc d’une première mondiale qui démontre également que ce procédé permettant d’obtenir du bitume 100 % recyclable est efficace et pourra être mis en place dans le futur sur les axes routiers les plus fréquentés d’Europe.


Voir l'image sur Twitter
Eurovia@Eurovia_Group
, en collaboration avec @VINCI Autoroutes,
vient de dévoiler la première « route 100% recyclée » au monde
250 À 400 TONNES D’ENROBÉS RECYCLÉS PAR HEURE

Pour mettre au point ce procédé écologique, Eurovia Grands Travaux s’est associée à Marini-Ermont, spécialisée dans les usines d’enrobés mobiles. Comme l’a précisé Jean-Pierre Parisi, directeur général d’Eurovia : « On a conclu un partenariat pour concevoir et fabriquer une usine qui soit capable de fabriquer des enrobés avec 100 % d’agrégats recyclés et avec une cadence qui soit compatible avec les normes de mise en œuvre sur le chantier ».

Capable de produire entre 250 et 400 tonnes d’enrobés recyclés par heure, l’usine mobile installée le temps des travaux sur l’A10 a définitivement démontré son efficacité. Ce processus écologique innovant pourrait contribuer à réduire drastiquement l’impact environnemental des travaux routiers en limitant grandement les moyens de transport et trajets nécessaires à l’acheminement des enrobés sur les chantiers.

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lundi 15 octobre 2018

Années 1930 : « Femmes, restez au foyer ! » (extrait)

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« Mme Armand et ses six enfants », Agence Rol ; 1911 - source : Gallica-BnF
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En réaction à la vague d'émancipation féminine, les mouvements chrétiens organisent les « Congrès de la mère au foyer » afin d'aider la femme à « se perfectionner dans sa mission ».

Dans la France du XIXe siècle, on estime qu'entre 4 et 7 millions de femmes gagnaient leur vie en travaillant.

La guerre de 1914-1918 les a ensuite menées dans les usines tandis que les hommes étaient au front : des centaines de milliers de « munitionnettes » ont ainsi participé à l'effort de guerre.

Mais, tandis que les féministes militent pour que cette nouvelle égalité perdure, les tenants du patriarcat réclament au même moment, avec force, le retour à la « tradition ». 

Qu'importe : pendant les années folles, les femmes, parfois habillées en garçonnes, poursuivent leur mouvement d'émancipation et revendiquent l'égalité des sexes. 

Auteure : Marina Bellot

Source : https://www.retronews.fr/societe/echo-de-presse/2016/06/27/annees-1930-femmes-restez-au-foyer

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vendredi 5 octobre 2018

Le scandale des EHPAD

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http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2014/04/rtr2pda5.jpg 

Hella, licenciée pour avoir témoigné dans « Envoyé Spécial »

C'est France Inter qui a révélé l'information. Hella Kherief, une aide soignante, a été licenciée pour avoir témoigné, dans un reportage d'Envoyé Spécial, sur les conditions de travail dans les EHPAD. Au même moment, une autre aide soignante ayant témoigné sur France Culture a été convoquée devant la police après la plainte de son ancien employeur. Intimidations et violence au sein de la « silver économie ».

 

On le sait, la situation dans les EHPAD est chaque jour un peu plus dramatique. Que cela soit en terme de soin pour les patients comme pour les conditions de travail, la crise de ces institutions est forte et les colères des personnels vives. Alors que, depuis l’année dernière, les personnels des EPHAD ont décidé parler, les directions de ces établissements jouent la carte de l’omerta, au prix d’une répression féroce, voire de harcèlement auprès des personnels soignants.

Hella, licenciée pour avoir témoigner des conditions

de maltraitance des personnes âgées

Pour avoir osé témoigner, Hella Kherief, une aide soignante, est aujourd’hui victime de cette macabre politique. La jeune femme de 29 ans, qui n’avait pas hésité à révéler l’envers du décor des EHPAD dans diverses émissions de télévision ou à la radio, a remis le couvert pour l’émission Envoyé Spécial. De nouvelles révélations qui ont ulcéré sa direction, irritée de voir une « petite main » oser prendre la parole, au point de licencier la jeune aide soignante.

Du côté d’Envoyé Spécial, il a été affirmé qu’il avait été très difficile de recueillir des témoignages d’aides-soignants dans le cadre de cette enquête. Une information qui en dit long sur la pratique généralisée des directions d’établissement. Face au manque de moyen financier et humain, aux conditions d’accueil et de travail détériorés, c’est donc une politique de la terreur qui est mise en œuvre, cherchant à faire régner la loi du silence. Hella Kherief a eu le courage de relever la tête et est aujourd’hui licenciée.

Après l’avoir licenciée pour témoignage dans France Culture,

une plainte de l’employeur déposée contre Isma

Une affaire qui en rappelle une autre : celle d’Isma, aide-soignante d’un EHPAD marseillais, licenciée après une interview à France Culture diffusée il y a quelques mois. Son employeur, le groupe Korian, propriétaire de l’EPHAD a également décidé de porter plainte contre elle qui a du se rendre, cette semaine, devant la police. Des situations scandaleuses qui témoignent de la politique répressive des propriétaires des EHPAD.

Il est aujourd’hui indispensable d’apporter, à Hella et Isma, comme à l’ensemble des personnels des EHPAD un soutien massif et sans équivoque, contre leurs licenciements scandaleux, tout en généralisant les revendications qui émergent dans les nombreuses luttes dans le secteur de la santé. C’est à dire la fin des contrats précaires, un plan d’embauche massif permettant l’accueil de tous les patients dans des conditions décentes et la baisse du temps de travail pour faire face aux cas de burn-out et de suicide qui se multiplient dans les hôpitaux et les structures de santé.

Auteur : Henri Carmona

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Le-scandale-des-EHPAD-Hella-licenciee-pour-avoir-temoigne-dans-Envoye-Special

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jeudi 4 octobre 2018

La prison est-elle vraiment efficace contre le crime ?

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https://herveryssen.files.wordpress.com/2017/04/prison.jpg?w=620
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Auteur : Yann Lagarde

Source : https://www.franceculture.fr/sociologie/la-prison-est-elle-vraiment-efficace-contre-le-crime

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mercredi 3 octobre 2018

Charbon : la Chine construirait en cachette des dizaines de centrales

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Des centrales à charbon entrent en service alors que le gouvernement chinois avait promis l'arrêt de leur construction. Ces nouvelles capacités dépassent à elles seules la totalité des centrales américaines et mettent en péril le respect de l'accord de Paris.

Le groupe de recherche CoalSwarn dénonce aujourd'hui une manipulation concernant le climat. Selon l'organisation, la Chine prépare un tsunami de charbon, en construisant massivement des centrales en cachette. Alors que le gouvernement avait annoncé leur abandon, de nombreux projets seraient en réalité en construction ou provisoirement gelés en attendant leur redémarrage, affirme CoalSwarn, qui s'appuie sur une série de photos prises par des satellites.

En comparant des vues prises en 2017 et 2018, on constate par exemple que les deux tours de refroidissement de la centrale de Huadian Nanxiong, dont la construction est pourtant censée être arrêtée, ont bien été achevées. Sur d'autres photographies, on peut voir de la vapeur d'eau s'échappant des tours de refroidissement alors qu'il n'y en avait pas auparavant, indiquant que la centrale est en service.

Les photos de la centrale de Shangluo, dans la province de Shaanxi, montrent que les tours de refroidissement ont bien été achevées. Image extraite d'une animation sur le site PlaneteLab. © Ted Nace, PlanetLab

Potentiellement 25 % de plus pour la puissance des centrales à charbon

Au total, la capacité cumulée de cette production cachée s'élèverait à 259 gigawatts (GW), soit « plus que la totalité des centrales à charbonaux États-Unis et une augmentation de près de 25 % par rapport aux capacités actuelles » avertit le rapport publié par CoalSwarn. La raison de cette frénésie remonte à septembre 2014, lorsque le gouvernement central a transféré le pouvoir de délivrer des permis de construire aux autorités locales. Une décision qui a entraîné une multiplication par trois des permis de construire entre 2013 et 2015.

Les gouverneurs locaux ont relancé des projets à l'arrêt pour faire repartir la croissance économique et même régularisé après coup de centrales à charbon illégales. S'apercevant de son erreur, le gouvernement a fait passer dès 2016 une série de restrictions pour refréner les constructions. Ordre qui n'a semble-t-il pas été suivi d'effet, la plupart des chantiers s'étant poursuivis, dénonce CoalSwarn.

L’accord de Paris aux oubliettes

La Chine s'est pourtant engagée dans le cadre de son plan quinquennal à plafonner sa capacité de centrales à charbon à 1110 GW d'ici 2020. Mais si les 259 GW viennent s'additionner aux 993 GW déjà existants, ce seuil sera largement dépassé.

Contrairement aux Etats-Unis, la Chine est aussi signataire de l'accord de Paris, qui prévoit de limiter à 1,5 °C la hausse globale des températures. Le respect de ce seuil imposerait au pays la fermeture de toutes ses centrales à charbon d'ici 2040, d'après un rapport de Climate Analytics, un groupe d'experts sur le climat.

Or, si toutes les centrales prévues sont mises en service, l'objectif ne sera atteint qu'en... 2070. Et la tendance est plutôt inquiétante : au premier trimestre de 2018, les émissions de CO2 chinoises ont augmenté « à un rythme jamais vu depuis sept ans », alerte de son côté Greenpeace.

Mais après tout, comme aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de l'accord de Paris, un beau discours suffit à apaiser les inquiétudes.

Chine : de plus en plus de centrales en service, mais de moins en moins utilisées. © China Electricity Council 2018

CoalSwarn lance donc un appel aux autorités chinoises : « Annuler ces 259 GW de charbon ferait économiser 210 millions de dollars [environ 180 millions d'euros, NDLR], de quoi construire 300 GW de solaire ou 175 GW d'éolien », écrit-elle dans son rapport.

Ces nouvelles constructions sont d'autant plus inutiles que les centrales à charbon chinoises sont déjà largement en surcapacité : leur taux d'utilisation ne dépasse pas 49 % en moyenne, ce qui signifie qu'elles sont plus souvent à l'arrêt qu'en fonctionnement.

C'est finalement peut-être une bonne nouvelle : si les centrales restent inutilisées, le tsunami de charbon n'aura peut-être pas lieu.

  • La Chine avait annoncé l’arrêt des constructions de nouvelles centrales à charbon mais les aurait en fait poursuivies.
  • Ces nouvelles capacités pourraient ajouter 259 GW de capacités à celles déjà existantes.
  • De quoi faire mettre en péril l’accord de Paris, qui prévoit au contraire un déclin du charbon pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C.

Auteure : Céline Deluzarche, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-charbon-chine-construirait-cachette-dizaines-centrales-73041/

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mercredi 26 septembre 2018

Gratte-ciels futuristes : 10 gagnants du 2018 Skyscraper Competition

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Chaque année, le magazine d'architecture eVolo décerne le prix des meilleurs concepts de gratte-ciels. Le gagnant 2018 est un projet étonnant d'immeuble-origami pouvant être transporté et déployé sur les zones de catastrophes naturelles.

1er : un immeuble origami pour les réfugiés de catastrophes naturelles

Inondationstremblements de terretsunamis... : les catastrophes naturelles ne manquent pas. Le projet Skyshelter.zip, dessiné par trois Polonais, est destiné à loger tous les sans-abris dont la maison a été détruite. Cet immeuble qui se déplie comme un accordéon se transporte facilement par hélicoptère et, à capacité égale, occupe 30 fois moins d'espace au sol que des tentes ou des préfabriqués. La stabilité est assurée par d'immenses ballons gonflés à l'hélium et sa solidité par une structure en métal.

Ce gratte-ciel pliable est rapidement déployable et transportable pour loger des réfugiés après une catastrophe naturelle. © Damian Granosik, Jakub Kulisa, Piotr Pańczyk, eVolo

2e : un temple-ferme japonais

Cet immeuble imaginé pour la ville de Tokyo, au Japon, rassemble sous un même toit un jinja (un sanctuaire shinto) et une ferme verticale rizicole. « Le jinja et le riz sont les deux piliers économiques ancestraux du Pajon », explique son concepteur hong-kongais. Le riz serait ici cultivé en hydroponie sur les toits du sanctuaire, réalisés en matériaux organiques. Adjacents, ces toits permettent un déplacement fluide à travers tout l'immeuble.

À la fois temple shinto et ferme verticale, cet immeuble est destiné à devenir un centre d’attraction pour Tokyo. © Tony Leung, eVolo

3e : la tour anti-incendies

Près de 600.000 hectares et 2.500 maisons ont été ravagés par les incendies de forêt en 2017 au Chili. Partant de ce constat, un architecte chilien a dessiné ce gratte-ciel comme un nouvel habitat à intégrer dans les forêts à risque. Grâce à un système de ventilation ralentissant le vent autour et à une façade qui emmagasine l'humidité, il freine la propagation des flammes. Les terrasses situées tout autour du bâtiment récupèrent l'eau de pluie ou des nuages. Le projet est baptisé Waria Lemuy, ce qui signifie ville-forêt en langage mapudungun, la langue locale.

Cette ville-forêt chilienne prévient la propagation des incendies. © Claudio C. Araya Arias, eVolo

4e : le mur-immeuble contre la désertification

Destiné au Caire, ce gratte-ciel en forme de barrage est un moyen de lutte contre l'avancée du désert. Dans la capitale égyptienne, le Khamsīn, un vent chaud et sec, transporte le sable vers la ville qui est peu à peu engloutie. Le concept est également une solution à l'expansion des bidonvilles : l'immeuble accueille des habitants dans de jolis appartements végétalisés, alimentés en énergie par le vent récupéré de l'autre côté de la façade.

Ce barrage protège la ville contre le sable et permet de loger les habitants des bidonvilles. © Jiangchen Hu, Yining Bei, Xiayu Zhao, Mingwen Zhang, eVolo

5e : l’aéroport vertical

Avec l'essor du transport aérien, les infrastructures aéroportuaires occupent des surfaces en croissance continue : pistes de décollages, autoroutes pour relier les centre-villes, halls géants de départ et d'arrivée... Alors pourquoi ne pas construire... en hauteur ? C'est l'idée audacieuse de ce concept américain, basé sur l'espoir que les avions du futur décolleront et atterriront verticalement. Ils viendront s'immobiliser sur des pistes circulaires installées autour de l'aérogare, elle-même en forme de cercle. Tout sera entièrement automatisé, avec les bagages circulant à haute vitesse dans des tubes et un système de reconnaissance faciale évitant les files d'attente.

Avec l’aéroport vertical, plus besoin de longues pistes de décollage et l'espace au sol est réduit au minimum. © Jonathan Ortega, eVolo

6e : l’immeuble qui purifie l’eau

Le fleuve est quasiment sacré dans la culture indienne. Pourtant, les rivières sont massivement polluées, alors qu'à peine 30 % des eaux usées sont traitées avant d'être déversées dans la nature. D'où ce projet sud-coréen : un immeuble posé sur un fleuve, qui filtre l'eau et la distribue aux villages environnants grâce à un réseau de canalisations. À l'intérieur, les habitants peuvent se promener au milieu de jardins, de forêts et de cascades.

Cette tour transparente filtre l’eau des fleuves et accueille des jardins et même des forêts. © Kang Tae Hwan, Kim Min Jeong, Yun Seo Jun, Lee Se Won, eVolo

7e : la prison pour réhabiliter les détenus

Avec un taux de criminalité parmi les plus élevés des États-Unis, la ville de Detroit accueille 5 % des prisonniers du pays. De l'autre côté, d'immenses quartiers de la ville tombent en ruine suite à l'exode industriel de ces dernières années. Les quatre designers jordaniens de cette « Tour de réhabilitation » veulent changer la donne avec ce gratte-ciel modulaire comprenant trois niveaux. Le premier est occupé par les logements des détenus, le deuxième par des ateliers de travail pour la réinsertion et le troisième par le personnel et les services. Insérés dans le tissu social et modulables, les ateliers s'adaptent à la demande économique des entreprises environnantes.

8e : le « Manhattan du désert »

Aujourd'hui en proie à un conflit sanglant, le Yémen est pourtant un joyau de l'architecture verticale en brique crue séchée, comme dans la cité de Shibam, une ville classée au Patrimoine mondial de l'Unesco. C'est en s'inspirant d'elle que quatre Français ont dessiné ce projet. Comme il est impossible d'agrandir la ville horizontalement, encerclée par un mur d'enceinte, l'idée est d'exploiter le sous-sol en creusant sous les maisons pour les transformer en sorte de gratte-ciels souterrains et respecter leur authenticité. Des ponts relieront les immeubles entre eux pour facilité la mobilité urbaine.

Agrandir la ville fortifiée de Shibam, au Yémen, en respectant sa beauté ancestrale : tel est le défi de ce projet français. © Estelle Filliat, Charlotte Ferreux, Duc Truong, Elias Vogel, eVolo

9e : le Vapolator, récupérateur de condensation

Construit au bord des côtes, ce gratte-ciel baptisé Vapolator récupère l'eau issue de l'évaporation de la mer grâce à sa forme incurvée. Lorsque la vapeur d'eau atteint le sommet de la tour, elle est condensée puis envoyée dans un tube au centre de la structure, qui comprend cinq étages. À chaque étage, l'eau est filtrée et dessalée. Les concepteurs sud-coréens ont aussi prévu de cultiver des plantes à l'intérieur afin de fournir une alimentation aux habitants des villes côtières.

La tour condense l’eau issue de l’évaporation de l’eau de mer puis la filtre pour en faire de l’eau potable. © Seunghwan Jung, Ryeojin Jeon, eVolo

10e : la tour cimetière

Avec l'accroissement de la population, de moins en moins d'espace est disponible pour les cimetières. Dans ce gratte-ciel baptisé Tornado, les urnes funéraires sont placées dans des lanternes volantes qui flottent entre le socle et le sommet. Chaque défunt devient ainsi comme une étoile dans le ciel nocturne, et on peut ajouter des urnes au milieu de la tour qui s'agrandit au fur et à mesure. Un concept très symbolique imaginé par cinq ingénieurs chinois pour la ville de Tokyo.

Ce gratte-ciel virtuel est constitué de lanternes volantes contenant l’urne des défunts. © Yassin Nour Al-tubor, Fawzi Bata, Boran Al-Amro, Yazeed Balqar, eVolo

1) Evy - signature animée Titi

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jeudi 20 septembre 2018

Vu du Moyen Âge : Femme chrétienne, femme libérée ?

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Et n’oubliez pas, si ce n’est déjà fait, de prendre le temps de vous engager en faveur de notre média. Découvrez notre équipe dans cette vidéo et devenez lecteur-adhérent afin d’être au cœur de notre projet.

Elles se nommaient Frideburg, Ödis ou Ingerun :

il y a plus de 10 siècles, ces femmes du monde viking firent le choix subversif de se convertir au christianisme.

À travers l’exploration des pierres gravées d’inscriptions runiques, des découvertes archéologiques et de la mythologie scandinave, Tobias Boestad (doctorant en histoire médiévale, Sorbonne Université) nous entraîne dans un voyage surprenant aux origines de l’émancipation féminine, et nous rappelle qu’à la fin de l’époque viking, la conversion à la religion chrétienne représentait pour les femmes une prise en main de leur destinée, dans ce monde et dans l’au-delà.

Sonia Zannad - Chef de rubrique culture, social media manager

Les ruines de l'abbaye cistercienne d'Alvastra, fondée en juin 1143 en Suède. Wikimédia

Vu du Moyen Âge : Femme chrétienne, femme libérée ?

Tobias Boestad, Sorbonne Université.

En Scandinavie, dès la fin de l’époque viking,

les femmes en quête d’indépendance trouvèrent dans la foi chrétienne un soutien.

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mardi 18 septembre 2018

Le naufrage du Titanic en 1912

Le Titanic et la folie des grandeurs

Au début du XXe siècle, les compagnies maritimes britanniques et allemandes se livrent à une course au gigantisme. La White Star Line, présidée par Joseph Bruce Ismay, décide de lancer une nouvelle classe de paquebots dite Olympic devant surpasser en luxe, en confort et en sécurité ses concurrents britanniques de la compagnie Cunard, le Lusitania et le Mauretania.

La construction de l’Olympic et du Titanic est très médiatisée. Les qualificatifs ne manquent pas dans la presse : « Géants des mers » titre Le Matin, « Îles flottantes »« Léviathans des mers »« Espérons qu’ils ne couleront pas à leur première sortie » ironise. Les travaux débutent le 31 mars 1909 dans les chantiers navals de Belfast, Harland & Wolff. Le navire mesure 269 mètres de long sur 28 mètres de large et son tonnage (46 329) surclasse ses concurrents. Cela oblige à réaménager les ports pour accueillir ce type de navire. 

C’est surtout par son luxe que le paquebot frappe les esprits : les magnifiques ponts-promenades, le pont vitré à l’avant et le somptueux escalier surmonté d’une coupole de verre. Il a fallu plus de 10 mois pour réaliser les aménagements intérieurs. Les passagers des premières classes disposent des plus belles suites style Empire ou Renaissance. Chaque classe a ses restaurants, ses salons et ses bibliothèques : le navire est aménagé au service d’une ségrégation sociale et spatiale. Le navire dispose également d’une  piscine, de bains turcs, de salles de sport.... En plus d’être un complexe hôtelier, le Titanic est une centrale électrique, alimentant les lampes, radiateurs et ascenseurs. À la pointe de la modernité, il dispose d’une station de télégraphie sans fil et  possède un double fond, divisé en 16 compartiments étanches.

Le Titanic quitte Southampton le 10 avril 1912 pour réaliser son voyage inaugural sous le commandement d’Edward Smith. À la sortie du port, il connaît un premier incident. Après une escale à Cherbourg puis à Queenstown en Irlande, il entame sa première traversée transatlantique pour l’Amérique. Il compte à son bord plus de 2 200 passagers dont presque 900 membres d’équipage.

Le traitement de la catastrophe par la presse

Dès le 16 avril, la presse française titre en une sur le « naufrage », parlant d’« émouvant accident » : tous les journaux évoquent la collision du paquebot avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Mais tous se veulent rassurants, les passagers seraient sauvésLe Petit Parisien avance une explication : la vitesse accrue des navires accroît le « danger des icebergs ».

Stupeur de l’opinion publique française quand elle prend conscience de la tragédie le lendemain : c’est « le plus grand sinistre maritime » de l’histoire, « un désastre sans précédent »« une formidable catastrophe, 1 400 personnes ont péri » annonce Le Petit Journal. Les journaux titrent sur le nombre de victimes, avançant parfois des informations fantaisistes : 1 900 morts pour L’Intransigeant et plus de 2 000 pour La Presse. Seuls quelques quotidiens relèvent les informations erronées de la veille comme Le Temps et L’Humanité. Ils expliquent s’être appuyés sur les télégrammes qu’ils avaient reçus.

Progressivement, les lecteurs découvrent la réalité. À 23h40, un des veilleurs, Fleet, distingue un iceberg. L’officier William McMaster Murdoch ordonne de dévier le navire à bâbord, de l’arrêter et de faire machine arrière mais le navire ne vire que trop lentement et la partie immergée de l’iceberg éventre la coque. Malgré la fermeture des portes étanches de la coque, l’eau a pu s’infiltrer dans cinq compartiments. Immédiatement, les opérateurs télégraphient un premier appel de détresse « CQD ». À 00h25, alors que le paquebot penche vers l’avant, le commandant ordonne l’embarquement des passagers dans les canots de sauvetage. À 2h05, les 20 canots sont à la mer. Les opérateurs radio émettent un dernier SOS. La coque se fend à 2h17 et trois minutes plus tard, le paquebot disparaît dans les abîmes avec son commandant à bord. Le Carpathia arrive vers 4h du matin et recueille les quelque 700 survivants.

Pendant plusieurs jours, la catastrophe fait la une des journaux autour de deux grandes questions : combien de rescapés ? et « pourquoi tant de victimes ? ». Il faut à présent « dire la vérité »Le Gaulois dénonce « des fautes et des imprudences » (17 avril 1912). On relève rapidement le nombre insuffisant de canots de sauvetage. Les récits des rescapés sont retranscrits dans la presse à partir du 20 avril, décrivant le chaos de l’embarquement et les conditions effroyables de la mort des naufragés. Dès le 19 avril, les États-Unis constituent une commission d’enquête sénatoriale. On s’interroge sur les négligences du commandant Smith. Mais c’est surtout Joseph Bruce Ismay, qui a survécu au naufrage, qui est en ligne de mire : on l’accuse d’avoir forcé le commandant à maintenir une vitesse élevée, d’avoir négligé la sécurité et de s’être sauvé au détriment des passagers.

Le Petit Journal, Supplément du dimanche, 2 juin 1912 - source : Gallica-BnF

Les nations de l’Atlantique nord et les compagnies tirent les leçons de cette tragédie et décident d’établir de nouvelles règles de sécurité maritime. Elles fondent la patrouille internationale des glaces à l’initiative des États-Unis pour surveiller la dérive des icebergs et les signaler aux navires. Le Board of Trade réagit au naufrage en imposant un nombre de canots de sauvetage suffisant pour contenir l’ensemble des passagers et des membres d’équipage et des exercices d’embarquement.

Le mythe du Titanic naît immédiatement du désastre autour de son insubmersibilité. Pour rassurer ses parents, le chef opérateur Phillips avait lancé un dernier message : « Avançons lentement vers Halifax. Navire pratiquement insubmersible »L’Action française revient sur le terme « insubmersible » et fustige la croyance en la toute puissance de l’homme face à la nature (18 avril 1912). Une étrange coïncidence alimente le mystère du Titanic : le roman Futility de Morgan Robertson, publié en 1898, narre le naufrage d’un navire nommé Titan, et jugé insubmersible, qui heurta un iceberg en avril vers Terre-Neuve lors de sa première traversée.

Auteur : par 

Source : https://www.retronews.fr/accident-maritime-transport/long-format/

2018/03/16/le-naufrage-du-titanic-en-1912

1) Evy - signature animée Titi

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dimanche 26 août 2018

Mode à la plage: de l'émancipation à la libération

À Deauville, deux jeunes femmes en costume de bain avec un chien sur la plage, Agence Rol, 1925 - source : Gallica-BnF

Dans les années 1920, le corps de la femme se libère. Sur la plage, le costume de bain se fait de plus en plus léger et moulant. Une évolution qui ne se fait évidemment pas sans heurt.

Les années 1920 consacrent une petite révolution. Après l’horreur de la guerre, les privations et les restrictions, les Français veulent s’amuser.

Et les Françaises ne sont pas en reste. Elles qui s’étaient retrouvées en première ligne, assumant la place prise par les hommes partis au combat, affirment désormais leur envie de vivre et de se faire plaisir.

Cette émancipation va de pair avec une libération du corps. Jusqu'alors, le maillot de bain n'avait rien de seyant et l'expérience de la plage, rien d’agréable.

À mesure que le tourisme balnéaire se développe, la tenue des femmes à la plage se rétrécit peu à peu, à l’image du costume de ville qui s’allège et se simplifie. 

Les premiers maillots sont en laine tricotée, qui reste longtemps la plus appréciée pour sa souplesse. 

Attention toutefois : bienséance oblige, ils ne doivent pas être trop courts et sont tenus d'arriver à quelque 5 cm des genoux.

« Pendant longtemps les costumes de bain furent laids et inconfortables. Maintenant la femme les veut élégants et pratiques » résume en 1923 L'Écho d'Alger

Pour lire cet article sur le journal de l'époque,cliquez sur le lien ci-dessous ...

Auteure : Marina Bellot 

Source : https://www.retronews.fr/societe/echo-de-presse/2018/08/20/la-mode-la-plage?

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vendredi 24 août 2018

Gaspillage alimentaire

 

 gaspillage (1)

http://i.le360.ma/fr/sites/default/files/styles/asset_image_in_body/public/assets/images/2017/06/gaspillage.jpeg

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Gaspillage alimentaire :

en 2030, 66 tonnes de nourriture seront jetées chaque seconde.

 

Un tiers de la nourriture produite chaque année finit à la poubelle. Et le problème ne va faire que s'empirer, révèle une nouvelle étude. Plusieurs entreprises ont pourtant pris des initiatives efficaces pour réduire ce gaspillage.
Chaque année, 1.600 milliards de tonnes de nourriture partent à la poubelle dans le monde, soit un tiers de tout ce qui est produit sur Terre. Quelques chiffres de la FAO suffisent à rendre compte de l'ampleur du phénomène. Songez par exemple qu'un tiers des récoltes de céréales et près de la moitié des fruits et légumes sont perdus au cours de la chaîne alimentaire. Que 35 % des poissons et fruits de mer pêchés sont rejetés à la mer ou que 20 % du lait produit est finalement jeté. Un gaspillage d'autant plus révoltant que dans le même temps, 870 millions de personnes souffrent de malnutrition et que la production jetée génère 8 % des émissions de gaz à effet de serre
30 % de la production de céréales, 45 % des fruits et légumes et 35 % des poissons sont perdus pour la consommation. © FAO

Hélas, le problème n'est pas prêt de s'arranger. D'après les projections du Boston Consulting Group (BCG), le volume des déchets alimentaires va continuer à s'accroître de 1,9 % par an d'ici 2030, soit 2.100 milliards de tonnes à cette échéance.

Pour donner un ordre de grandeur, cela revient à 66 tonnes de nourriture jetée chaque seconde.

L'Asie sera la région la plus touchée : « Au fur et à mesure que les habitants s'enrichissent, ils augmentent leur consommation et demandent des aliments plus variés, souvent non produits localement », détaille Shalini Unnikrishnan, une des auteurs de l'étude.

De la récolte au placard du consommateur, un gaspillage à tous les niveaux. 

Les pertes s'additionnent tout au long de la chaîne d'approvisionnement. La plus grosse source de gaspillage se situe au niveau de la production, avec par exemple des rongeurs ou parasites qui dévorent les récoltes ou des dégâts mécaniques qui abîment les fruits lors de la cueillette.

Du côté de la chaîne d'approvisionnement, où 360 millions de tonnes sont perdues chaque année, le problème vient surtout du manque d'infrastructures adaptées (chaîne du froid inexistante dans de nombreux pays) ou de processus industriels qui se préoccupent davantage d'efficacité et de vitesse plutôt que de réduire les pertes.

Enfin, au niveau de la commercialisation, les standards différents selon les pays et l'imposition de dates de péremption trop strictes aboutissent à des gaspillages équivalent à 110 milliards de dollars, estime le BCG. 

La majeure partie du gaspillage alimentaire intervient en aval et en amont de la chaîne alimentaire. C.D, Futura, d’après BCG

« Les consommateurs ont souvent une conception erronée des mesures à adopter », regrette Shalini Unnikrishnan. « Ils pensent par exemple que les fruits et légumes frais sont plus sains que les surgelés, alors que c'est le contraire. Les denrées fraîches perdent leurs nutriments lors du transport et augmentent le risque de gaspillage. »

Autre dérive pointée du doigt : les promotions qui encouragent à acheter en grande quantité et qui conduisent le consommateur à jeter la nourriture qu'il n'a pas eu le temps de manger avant qu'elle ne s'abîme.

Au total, résoudre l'ensemble des problèmes de la chaîne alimentaire permettrait d'économiser 700 milliards de dollars par an en nourriture, estime le BCG. 

Les entreprises en première ligne pour la réduction du gaspillage.

Si les gouvernements et les consommateurs ont un rôle à jouer, les entreprises doivent être le fer de lance de la lutte contre le gaspillage.

Elles sont déjà nombreuses à avoir lancé des initiatives :

  • les grands semenciers (BASF, Bayer, Syngenta ou Monsanto) ont formé plus de trois millions de petits agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles pour lutter contre les nuisibles et réduire les pertes lors de la récolte ;
  • avec son initiative des « fruits et légumes moches » lancée en 2014, Intermarché redonne une chance à des produits non « standards » d'être consommés ;
  • en Angleterre, Marks & Spencer vend ses fraises sous un emballage spécial absorbant l'éthylène, permettant d'allonger la durée de conservation de 50 % ;
  • à Taïwan, Carrefour a ouvert un restaurant où sont cuisinés les produits invendus de ses fournisseurs ou magasins ;
  • Sodexo et Ikea ont noué un partenariat avec la start-up LeanPath pour mesurer et analyser le gaspillage et sensibiliser le personnel dans les espaces de restauration collective ;
  • au Kenya, la fondation Rockefeller collabore avec la compagnie TechnoServe pour fournir aux petits paysans des unités de stockage de froid alimentées à l'énergie solaire pour conserver leurs fruits et légumes ;
  • le distributeur britannique Tesco recycle ses aliments périmés en nourriture pour animaux et son huile usagée en biodiesel ;
  • PepsiCo a revu son approvisionnement en fruits et légumes pour favoriser des fournisseurs de proximité et réduire les pertes dans le transport.
Avec ses fruits et légumes moches, Intermarché donne une seconde chance aux produits mal calibrés. © Intermarché
  • Un tiers de la nourriture produite est déjà jeté et cela ne va faire que s’empirer au fur et à mesure que les populations s’enrichissent.
  • Les pertes se produisent tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
  • Certaines entreprises ont mis en place des mesures astucieuses pour limiter le gaspillage.

Source :  https://www.futura-sciences.com/

Auteure : Céline Deluzarche, journaliste

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