jeudi 9 novembre 2017

Retraites complémentaires : les pensions pourraient baisser dès 2019

 

 
Crédit : iStock-Getty images
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Les partenaires sociaux seraient sur le point de valider une modulation des pensions en fonction de l’équilibre financier des régimes complémentaires, d’après Le Parisien.

La hausse de la CSG et le gel des pensions ne sont pas les seuls sujets d’inquiétudes pour les retraités… selon Le Parisien, les partenaires sociaux seraient sur le point d’entériner une mesure explosive, qui pourrait faire baisser le montant des pensions versées par les régimes complémentaires des salariés du privé à partir de 2019.

Une négociation sur le sujet s’ouvre ce mercredi, dans le but d’obtenir un accord le 17 novembre.

Pour rappel, l’accord trouvé entre les partenaires sociaux en 2015 prévoit déjà toute une série de mesures d’économies.

Certaines sont déjà entrées en vigueur : la date de revalorisation des pensions a été décalée d’avril à novembre et cette revalorisation se fait selon l’inflation, moins un point. 

Lire la suite sur Capital.fr, notre partenaire droit, argent, retraite.

Par la rédaction de Capital.fr

Source : https://www.serengo.net/conso-futee/retraites-complementaires-pensions-pourraient-baisser-2019/

 

Evynou35

 

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jeudi 14 septembre 2017

Les Glorieuses - Sois belle, et tais toi !!!

 

 

                                  LES GLORIEUSES - LES FEMMES ONT ENFIN LEUR NEWSLETTER

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Les Glorieuses est soutenue par les donatrices et les donateurs. Vous voulez faire partie de la famille, faire un don ? C'est ici que ça se passe !

Quel est l’outil le plus robuste, le plus puissant, le plus funeste de la société patriarcale ?

Ce n’est pas la « force ».

Ce n’est pas non plus l’argent.

Et encore moins le pouvoir.

Ce qui conforte les femmes dans leur position est leur voix intérieure. Une voix qui s’est façonnée, année après année, à coup de remarques, d’avis, de demandes et de « conseils ». « N’écarte pas les jambes », « tiens toi droite », « tes cheveux seraient mieux lisses, non ? », « ohh, qu’elle est jolieee », … Si les paroles s’envolent, les mots restent.

Bonne nouvelle.


Ce qui nous tient dans une position dominée est également ce qui va nous libérer.  Cette voix qui, chaque matin, nous dira « Rêve. Rien ne peut diminuer la lumière qui brille de l’intérieur » (merci Maya Angelou) et non plus « ouh là t’as besoin de vacances ma grande ».

Ecouter cette voix intérieure est libératoire car cela valorise notre intuition. C’est la conteuse et psychanalyste américaine Clarissa Pinkola Estés qui nous le préconise : « Ecoutez votre intuition, votre voix intérieure ; posez des questions, soyez curieuse, regardez ce que vous voyez, et agissez en connaissance de cause. Notre âme a reçu ces dons intuitifs à la naissance. » (Femmes qui courent avec les loups* ,Histoires Et Mythes De L'Archétype De La Femme Sauvage).

Et ne pas écouter son instinct, c’est se soumettre à ce qu’on attend de nous. Et on ne peut pas dire que cela ait fonctionné pour les femmes jusqu’à présent, n’est-ce-pas ? « Lorsqu'une femme n'écoute plus les instincts qui lui disent de dire "oui" ou "non", lorsqu'elle abandonne son intuition, sa perspicacité et autres traits sauvages, elle se retrouve dans des situations qui lui promettent de l'or et ne produisent que du chagrin. Elle va renoncer à son art pour un mariage d'argent ou bien elle va abandonner le rêve de sa vie. »

Pinkolas Estés choisit un exemple parmi d’autres. Mais elle souligne un point fondamental qu’on retrouve chez beaucoup de femmes. Elles sont sensibles. « La plupart des femmes sont sensibles, comme le sable est sensible à la vague, comme les arbres sont sensibles à la qualité de l'air, comme un loup entend un autre animal pénétrer sur son territoire à plus d'un kilomètre à la ronde. Elles ont le don extraordinaire de voir, d'entendre, de sentir, recevoir, transmettre des idées, des images, des sentiments à la vitesse de l'éclair, de deviner la moindre variation de caractère chez une autre personne, de lire sur les visages et sur les corps - on appelle cela l'intuition - et souvent, à partir de minuscules indices, elles savent ce que les gens ont en tête. Pour pouvoir exercer ces dons sauvages, elles restent ouvertes à tout. »

Chères Glorieuses, et si nous essayions d’écouter notre voix intérieure ? Celle qui nous dit de créer, de donner, de transmettre et celle aussi qui nous dit de rester au lit, de prendre du recul. Car cette voix est notre meilleur atout pour faire de notre vie exactement ce qu’on en attend.

Source : https://lesglorieuses.fr/voix-interieure-intuition/

 *   Femmes Qui Courent Avec Les Loups, Histoires Et Mythes De L'Archétype De La Femme Sauvage

Clarissa Pinkola Estés

Le Livre de poche

Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d'un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette « Femme sauvage », afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l'é den, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie. A travers des « fouilles psycho-archéologiques » des ruines de l'inconscient féminin, en faisant appel aux traditions et aux représentations les plus diverses, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la petite marchande d'allumettes, elle ouvre la route et démontre qu'il ne tient qu'à chacune de retrouver en elle la Femme sauvage. Best-seller aux Etats-Unis, ce livre exceptionnel est destiné à faire date dans l'évolution contemporaine de l'identité féminine.

Evy - signature animée Titi

 

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mardi 5 septembre 2017

Assurance-chômage: les syndicats prêts à en découdre

 

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Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO. - NICOLAS MESSYASZ/SIPA
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Emmanuel Macron veut que l’Etat soit partie prenante à la gestion de l’Unedic. Les syndicats refusent de basculer vers un régime universel de solidarité.

Les  ordonnances réformant le Code du travail à peine dévoilées, les syndicats fourbissent déjà leurs armes pour la prochaine grande concertation sociale avec le gouvernement, celle qui va porter sur l'assurance-chômage.

« Cela risque d'être encore plus dur », a lâché jeudi Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, à l'issue de la réunion à Matignon. Emmanuel Macron veut en effet s'attaquer à l'un des prés-carrés historiques des partenaires sociaux. 

Rappelées dans  son interview au « Point » , les grandes lignes n'ont pas varié par rapport au discours de campagne. L'Unedic ? « Ce n'est plus un système assurantiel, ce qui justifiait qu'elle soit gérée uniquement par les partenaires sociaux », a déclaré le chef de l'Etat. Etant donné sa dette - plus de 30 milliards d'euros - et son déficit annuel - de l'ordre de 4 milliards - l'Etat, par sa garantie financière, a de facto « plus que son mot à dire ». 

Pour financer l'extension du régime aux indépendants et aux démissionnaires, et compenser  la suppression des cotisations chômage salariés, le projet prévoit une hausse de la CSG .

Un système de bonus-malus censé freiner le recours aux contrats courts est également à l'étude ainsi qu'un renforcement du contrôle des chômeurs. « Sortons de cette hypocrisie française vieille de plusieurs décennies ! Par cette réforme du financement de l'Unedic, l'Etat sera pleinement légitime a être présent autour de la table et prendra les décisions avec ses partenaires », a-t-il poursuivi. 

Un des pans du paritarisme remis en cause

Après avoir concédé une remise en cause de leur monopole de négociation, les syndicats s'apprêtent donc à parer une attaque sur le front de la gouvernance de l'assurance-chômage.

Emmanuel Macron a certes adouci son propos (il parlait de nationalisation au début de la campagne), mais c'est bien une remise en cause d'un des pans du paritarisme qui se profile : patronat et syndicats arrêtent les règles de financement et d'indemnisation depuis... 1958 ! 

Sentant le vent du boulet venir, les trois organisations patronales et les cinq syndicats ont - fait assez rare pour être souligné- publié un communiqué commun fin juillet.
Les syndicats sont d'autant plus déterminés à se défendre que c'est au travers de cette réforme, et celle de la formation professionnelle, qu'ils espèrent contrebalancer l'orientation très libérale donnée au Code du travail par les ordonnances. 

Pour les indépendants et les démissionnaires

S'ils ne ferment pas la porte à l'Etat, les intéressés rappellent qu'ils connaissent très bien le marché du travail. Qu'ils savent prendre des décisions difficiles, à l'image des économies incluses dans la dernière convention. Et que sans la crise financière et toutes les dépenses dont l'Etat s'est déchargé, la dette ne serait pas ce qu'elle est. 

L'ambition d'étendre la couverture aux indépendants ou aux démissionnaires ne rencontre pas non plus d'opposition de principe. «Pourquoi pas, mais encore faut-il savoir qui paye », demande Michel Beaugas (FO), soulevant la principale crainte des partenaires sociaux : avec  la bascule des cotisations vers la CSG , donc l'impôt, les ressources de l'Unédic - et donc les indemnités versées - seront tributaires des politiques de dépenses publiques.

Le régime actuel, assurantiel, pourrait basculer vers un régime universel de solidarité versant une indemnité forfaitaire, à même de favoriser les caisses complémentaires privées. « Un revenu de remplacement doit être financé par une cotisation », martèle Véronique Descqaq (CFDT). 

Défendre la couverture chômage par les cotisations, c'est aussi le crédo de la CFE-CGC. « Nous irons à la concertation avec un esprit pragmatique. Non pas confiants, mais sereins », assure Jean-François Foucart, secrétaire national en charge de l'emploi et de la formation professionnelle.

En rappelant toutefois que, contrairement au Code du travail, les changements de règles en matière d'indemnisation chômage ont un effet immédiat.

Ce qui peut faire beaucoup de mécontents...

 

@AlainRuello


En savoir plus sur : https://www.lesechos.fr/economie-france/social/010209617885-assurance-chomage-les-syndicats-prets-a-en-decoudre-2111544.php

 

Evy - signature animée Titi

 

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lundi 4 septembre 2017

Corée du Nord : le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence pour examiner la situation

 

Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-Un, photographié par l\'agence du régime. 
Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-Un, photographié par l'agence du régime.  (STR / KCNA VIA KNS)

Au lendemain de l'essai nucléaire nord-coréen,

le Conseil de sécurité se réunit en urgence pour examiner la situation.

Le Japon réclame de nouvelles sanctions.

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Au lendemain du nouvel essai nucléaire du régime de Pyongyang, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit, lundi 4 septembre, pour examiner la situation et évoquer la possibilité d'un nouveau train de sanctions internationales.

Avant même le début de cette réunion d'urgence, le Japon a demandé "une nouvelle résolution" et de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord"Nous espérons qu'à la fin de la réunion il y aura le sentiment général que nous avons besoin de travailler ensemble sur une nouvelle résolution", a-t-il déclaré, espérant que Moscou et Pékin, allié du régime de Pyongyang, "seront à bord". Suivez notre direct sur franceinfo. 

 La puissance de l'essai nucléaire estimée à 50 kilotonnes. L'essai nucléaire mené par la Corée du Nord était d'une puissance estimée à 50 kilotonnes, ont déclaré lundi des responsables du ministère sud-coréen de la Défense devant le Parlement.

Cette quantité d'énergie signifierait que l'essai était cinq fois plus puissant que le cinquième test nucléaire mené par la Corée du Nord en septembre 2016, et plus de trois fois plus puissant que la bombe américaine qui a ravagé Hiroshima en 1945.

De nouveaux tirs de missiles ? "Nous voyons des signes qu'il pourrait y avoir de nouveaux tirs de missiles balistiques. Nous nous attendons aussi à ce que la Corée du Nord tire un missile balistique intercontinental", a expliqué un responsable du ministère sud-coréen de la Défense devant le Parlement.

Pyonyang aurait réussi à miniaturiser une arme nucléaire. Selon la Corée du Sud, le régime nord-coréen maîtrise cette étape cruciale pour la conception d'un missile nucléaire. "Nous pensons qu'elle pourrait être installée sur un missile balistique intercontinental", a déclaré Song Young-Moo, le ministre sud-coréen de la Défense.

"La gamme complète des capacités nucléaires". "Le président Trump a réaffirmé l'engagement des Etats-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons",  indique la présidence américaine.

 

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Evy - signature animée Titi

 

 

 

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vendredi 1 septembre 2017

Manterruption (hommeterruption ou mecterruption, en français), ou la coupure brutale de la parole d’une femme par un homme.

 

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On doit ce néologisme à Jessica Bennett, chroniqueuse pour le New York Times et le Time Magazine, qui l’a utilisé pour la première fois en 2015. Les médias audiovisuels donnent régulièrement à voir ces manterruptions lors d’émissions politiques ou de talk shows. Au quotidien, les femmes sont susceptibles d’y être exposées dans la sphère professionnelle, sociale ou privée, face à un patron, collègue ou conjoint.

Une pratique bien réelle qui concerne toutes les femmes

Plus surprenant, les femmes influentes, qui, plus que toutes, savent user de la parole et du discours comme instruments d’influence et de persuasion, y sont aussi exposées. C’est ce que révèle par exemple la récente étude de Tonja Jacobi et Dylan Schweers, chercheurs à la Pritzker School of Law at Northwestern University, à propos des femmes qui sont juges, lors des échanges avec leurs homologues masculins à la Cour Suprême des États-Unis. L’étude révèle au passage que la séniorité n’a qu’un très faible impact sur les interruptions de parole.

Quant aux femmes politiques, elles n’échappent pas à ce phénomène, comme le montrent les récentes périodes électorales en France et aux États-Unis. Ainsi, le 17 novembre 2016, lors du dernier débat télévisé avant le premier tour des primaires de la droite et du centre en France, la candidate Nathalie Kosciusko Morizet a été interrompue deux à trois fois plus que les six autres candidats masculins et, en particulier, par les deux journalistes masculins qui animaient le débat :

 

BuzzFeed News/Datawrapper
Cet épisode, largement relayé dans la presse et sur lequel la candidate s’est elle-même exprimée, fait écho à ce qui s’est passé deux mois plus tôt outre-Atlantique, entre les deux candidats à la présidentielle.

Si Hillary Clinton et Donald Trump se sont mutuellement coupés la parole pendant le premier débat télévisuel des élections, le score – malgré des décomptes quelque peu divergents selon les sources – reste sans appel : Hillary Clinton a interrompu Donald Trump une dizaine de fois, tandis que ce dernier lui a coupé la parole environ cinquante fois, soit cinq fois plus.

 

Une création d’artiste, illustrant la manterruptionainsi que l’application réalisée par BETC Sao Paulo. BETC Sao Paulo/Kajsa Råsten

Si le comptage manuel des manterruptionspeut se révéler fastidieux, il est désormais possible d’utiliser des applications telles que celle lancée par BETC Sao Paulo en mars 2017. Ces applications permettent de calculer précisément le nombre de fois où, au cours d’échanges mixtes, les femmes sont interrompues par les hommes.

Les décomptes qu’elles fournissent et les analyses qu’elles permettent, contribuent à sensibiliser hommes et femmes à des pratiques bien réelles. Leur usage permet aux hommes de prendre conscience de la fréquence à laquelle ils coupent la parole à leurs interlocutrices et du nombre de manterruptions.

En quantifiant précisément les manterruptions, ces applications contribuent aussi à objectiver des « micro-pratiques » qui pourraient rester de l’ordre du ressenti ou du subjectif pour les protagonistes.

L’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas acquise

Dans la sphère politique en particulier, l’attention portée aux manterruptions permet d’aller au-delà des analyses rassurantes fondées sur le calcul de parités femmes-hommes dans les assemblées mixtes.

Bien sûr, la question du nombre est et reste essentielle. Mais que vaut la parité des sexes dans une assemblée (ou tout espace de décision) où l’accès à la parole est manifestement déséquilibré entre hommes et femmes, en l’occurrence capté par les hommes ?

L’entrave à la parole des femmes peut contribuer à rendre l’exercice de l’action politique plus pénible et plus décourageante pour elles. Il n’est alors pas étonnant que les femmes qui entrent en politique vivent les prises de paroles comme des épreuves « cruciales », qu’elles appréhendent et qu’elles perçoivent parfois comme « traumatisantes », comme l’ont souligné deux chercheuses en sciences politiques, Delphine Dulong et Frédérique Matonti.

Cette pratique est d’autant plus pernicieuse qu’elle se dissimule derrière un discours selon lequel l’égalité entre les hommes et les femmes serait désormais « acquise », comme le soulignent Grégory Derville et Sylvie Pionchon dans leur article pour la revue Mots. Les langages du politique.

Qui plus est, le phénomène de manterruption n’est souvent pas isolé. Il peut s’accompagner d’autres pratiques telles que le mansplaining (quand un homme croit bon d’expliquer, à la place d’une femme experte, le sujet dont elle parle ou bien explique à une tierce partie ce que la femme essaye de dire) et le bropropriating (quand un homme s’approprie les idées d’une femme).

Ces néologismes un peu sarcastiques attestent en réalité de la frustration que les interruptions de parole sous toutes leurs formes peuvent engendrer pour celles qui y sont exposées.

La parole, un instrument de pouvoir genré

Alors, que nous enseignent ces manterruptions ? Comment les interpréter ? Les manterruptions rappellent tout d’abord que la parole, instrument de communication, d’influence, de persuasion est aussi un instrument… de pouvoir. Interrompre l’autre, c’est faire la démonstration de sa « domination verbale », comme le soulignent Tonja Jacobi et Dylan Schweers dans leur étude.

Dans la sphère politique, historiquement et éminemment masculine, les manterruptions illustrent le fait que la parole reste un attribut et un instrument de pouvoir genré. Et l’on peut lire dans ces pratiques la volonté des hommes politiques de ne pas partager le pouvoir avec leurs homologues féminines, voire de les en exclure.

Si ce phénomène reflète et perpétue les rapports de genre dans la sphère politique, il est aussi révélateur des rapports de genre dans la société tout entière. Il met en évidence tout le chemin qui reste à parcourir pour les femmes, dans une civilisation occidentale qui se dit « émancipée ».

Auteures : 

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Déclaration d’intérêts

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/politiquement-incorrecte-la-pratique-de-manterruption-

 

 

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mardi 15 août 2017

Brexit : le coût du divorce et la question de Gibraltar font débat

Les habitants de Gibraltar redoutent le Brexit

Les habitants de Gibraltar redoutent le Brexit Crédits : Sébastien Berriot - Radio France

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Selon le Sunday Telegraph, le Royaume-uni serait prêt à payer à l'Union-européenne 40 milliards d'euros dans le cadre du règlement financier sur le Brexit. Le sujet fait débat en Angleterre, et il y aussi la question de Gilbraltar qui s'invite dans les discussions.

Le coût du Brexit continue de faire débat en Grande-Bretagne, et ce qui a relancé le sujet et mis le feu aux poudres, c'est une information parue en Angleterre dans le Sunday Telegraph. Selon le journal, la Grande-Bretagne est prête à payer la somme de 40 milliards d'euros à l'Union européenne, dans le cadre du règlement financier du Brexit.

Le Sunday Telegraph cite des sources gouvernementales britanniques parlant sous couvert de l'anonymat. C'est la première fois que de façon semi-officielle un montant chiffré est ainsi avancé pour la facture du Brexit. Dans le détail, toujours selon le même journal, les 40 milliards d'euros seraient répartis sur plusieurs années : des paiements annuels de 10 milliards d'euros dont une partie serait réglée après la sortie de l'Union européenne.

Le journal Le Temps de Lausanne rappelle que 40 milliards d'euros, c'est une somme qui est bien inférieure aux 100 milliards évoqués par Bruxelles au moment de l'annonce du Brexit, mais c'est quand même évidemment une somme considérable, une pilule difficile à faire avaler à la population britannique.

C'est sans doute pour cette raison que le 10 Dowming Street cité par The Independant a minimisé l'information du Sunday Telegraph. On explique que Theresa May doit prononcer un discours à la fin de l'été dans lequel elle précisera le détail d'une éventuelle offre financière proposée à Bruxelles.

La somme de 40 milliards d'euros en tout cas a fait bondir de nombreux responsables britanniques, notamment le député conservateur Peter Bone qui s'exprime dans les colonnes du Guardian. Selon lui, "il est peu probable que le parlement vote en faveur d'une somme aussi importante". Et le député tory va plus loin. Il conteste le principe même d'un règlement financier. "L'une des principales raisons dit il pour lesquelles le royaume-uni a décidé de quitter l'Union européenne, c'est d'arrêter d'envoyer des milliards de Livres par an à Bruxelles. Il serait ajoute-t-il totalement bizarre de continuer à donner après la sortie". Selon Peter Bone, le Royaume-uni a déboursé depuis qu'il est membre de l'UE plus de 220 milliards d'euros et le député de conclure : "s'il devait y avoir aujourd'hui un transfert d'argent, il serait de l'Union européenne vers le Royaume-un et non pas dans le sens inverse".

Un point de vu résumé de façon peu diplomatique par le secrétaire au Foreign office cité par le Guardian. Pour Boris Johnson, "l'Europe peut toujours courir".

Sauf que la Grande-Bretagne a encore besoin de l'Union européenne. The Independant explique que si des sources gouvernementales ont lancé ce chiffre de 40 milliards d'euros, ce n'est pas un hasard . C'est une manière de ne pas braquer la commission européenne, dans la perspective des futures négociations commerciales.

Londres ne peut pas se passer d'un accord sur le commerce avec l'Europe et une facture du divorce acceptable par Bruxelles pourrait permettre de faciliter les discussions.

Selon The Economist, un Brexit sans accord commercial serait catastrophique pour le Royaume-uni car il pourrait aboutir à une chute de 40% des échanges commerciaux du pays. Les Britanniques ont donc intérêt à faire des compromis sur cette facture du divorce pour obtenir en échange un accord commercial le plus favorable possible.

A Bruxelles, en tout cas, on met la pression sur le gouvernement britannique. Le journal Le Temps explique qu'avant de démarrer toute discussion sur un accord de libre échange, l'Europe exigera des progrès sur trois points : les droits des citoyens européens résidant en Grande-Bretagne, la question de la frontière entre l'Ulster et l'Irlande et surtout donc le règlement financier du Brexit.

Pour le commissaire européenn au budget qui s'exprime ce matin dans le quotidien allemand Bild, le Brexit va laisser un gouffre de 10 à 12 milliards d'euros dans les caisses de l'UE, et pour lui le Royaume-uni devra continuer de payer au moins jusqu'en 2020.

Le Brexit remet un vieux dossier sur le devant de la scène, c'est celui de Gilbraltar

Gibraltar qui fait depuis des années l'objet d'un bras de fer très virulent entre la Grande-Bretagne et l'Espagne.

Depuis l'annonce du Brexit, le gouvernement espagnol n'a pas caché son intention de profiter de cet évènement pour récupérer le rocher de 6 kilomètres carrés qui est sous domination britannique depuis 1713 et que Madrid considère comme une colonie, dans un secteur hautement stratégique entre Europe et Afrique.

Un dossier épineux qui pourrait venir compliquer sérieusement les négociations sur le Brexit, l'Espagne ayant montré dans un premier temps sa volonté d'inclure le cas de Gibraltar dans les discussions.

Mais Madrid a visiblement décidé d'assouplir quelque peu sa position. Ce matin, dans les colonnes du quotidien espagnol ABC, le ministre des affaires étrangères Alfonso Dastis, assure que l'Espagne ne fera pas de la récupération de Gibraltar une condition dans les négociations sur le Brexit.

Même si la revendication sur la souveraineté du rocher n'est pas pour autant abandonnée. Le chef de la diplomatie rappelle que la proposition espagnole de double nationalité pour les 30 000 habitants de Gibraltar tient toujours. Une co-souveraineté espagnole et britannique qui pour Madrid déboucherait ensuite sur la restitution du territoire à l'Espagne.

Un point de vu que Londres ne partage pas du tout. Le Telegraph explique que le gouvernement britannique s'est engagé, lui, à impliquer Gibraltar de manière totale dans les négociations sur le Brexit, et à défendre les habitants du rocher qui ont toujours affiché leur volonté de rester dans un territoire britannique d'outre-mer.

 

Auteurs : Thomas CluzelSébastien Berriot

 

Source https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/brexit-le-cout-du-divorce-et-la-question-de-gibraltar-font

 

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jeudi 10 août 2017

Pour la reconnaissance de la fibromyalgie (Article émanant de Fibromyalgie.fr)

 

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http://idata.over-blog.com/2/73/53/61/image-blog-1/t-fibromyalgie.jpg

À l'attention : de Monsieur ou Madame le futur Président de la République

« La fibromyalgie est une perturbation de la modulation des voies de la douleur, système complexe : le cerveau, hypersensible à toutes les stimulations, ne parvient pas à inhiber la douleur, qui se diffuse. » Professeur Serge Perrot.    

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Nous allons au-devant d'une catastrophe humanitaire.

Le 12 mai représente la date anniversaire des malades souffrant de fibromyalgie, une pathologie handicapante, invalidante et excessivement douloureuse, que pourtant la France ne prend toujours pas en considération.

Malgré l’existence de preuves, sa reconnaissance officielle et sa prise en charge réelle en 2017 demeurent inopérantes. Elle dépendrait, en partie, des résultats de l’expertise collective de l’INSERM, attendus pour fin 2018.

Et pendant tout ce temps, les malades souffrent, et la connaissance de la pathologie piétine, faute de recherche fondamentale.

Cette journée représente la journée internationale de lutte contre la fibromyalgie, dont les prémices remontent au début du XIX siècle.

• Cette pathologie est reconnue officiellement comme maladie par l’O.M.S depuis 1992 et figure dans le C.I.M 10 sous le numéro M79.7, et ce depuis 2006.

• En 2009, le Parlement européen a adopté une déclaration afin que ce syndrome soit reconnu comme maladie à part entière.

• Le nombre de personnes atteintes augmente rapidement, les hommes représentant aujourd’hui un diagnostic sur deux, quand ce n’était qu’un sur 13 il y a une dizaine d’années. Des enfants, même très jeunes en souffrent.

• Ces malades n’ont à ce jour aucun espoir de guérison. Le rapport de la commission d’enquête sur la fibromyalgie de 2016 mentionne que : selon la Direction Générale de la Santé, entre 2 % à 5 % de la population française seraient concernés.

La fibromyalgie n’est pas une maladie rare. Pourtant, elle est le parent pauvre de la santé.

Combien de suicides seront encore nécessaires avant une réelle prise en charge ?

Considérant cela, nous demandons :

• la prise en compte de la fibromyalgie en tant que maladie qui peut être invalidante et non plus comme syndrome, permettant ainsi de :

◦ soulager les malades, incompris à ce jour,
◦ donner un cadre à leurs douleurs et fatigues,
◦ reconnaître leurs maux.

• la formation des médecins, véritable enjeu de ces prochaines années, pour l’obtention d’un diagnostic plus rapide par une augmentation de la durée des enseignements, en particulier le chapitre douleur.

• l’élaboration rapide d’un guide commun à l’ensemble des personnels médicaux, sous forme de recommandations de la Haute Autorité de Santé définissant les modalités de prise en charge de la maladie.

• une recherche clinique sur les causes et déterminants du syndrome fibromyalgique, intégrant une cohorte importante de malades.

• un recensement des patients souffrant de fibromyalgie, favorisé par la  codification obligatoire des actes des médecins traitants permettant de les différencier des personnes soignées pour dépression.

• la fin de l’errance médicale actuelle, catastrophique. Six années, en moyenne, avant que ne soit posé le diagnostic de fibromyalgie.

Tous les examens nécessaires doivent être effectués sur une durée très courte et inclure la participation des services de médecine interne.

Les formes mineures doivent être détectées rapidement à ce stade, suivies d’une prise en charge afin de limiter l’aggravation de l’état des patient(e)s.

• l’obtention de l’ALD
De nos jours, le traitement des demandes d’ALD 31 ne respecte absolument pas le principe d’égalité, et crée des disparités géographiques criantes. Il résulte de décisions non coordonnées de médecins-conseils, ou le plus souvent de leur bon vouloir.

• un traitement identique, sur l’ensemble du territoire des demandes formulées auprès des Maisons Départementales des Personnes handicapées.

• une large campagne d’information sur la fibromyalgie doit être menée, dans les plus brefs délais, par les pouvoirs publics afin de :

◦ favoriser une meilleure connaissance de cette pathologie,
◦ limiter l’incompréhension qu’elle suscite encore,
◦ stopper la perte du lien social ou professionnel,  facteurs d’aggravation de l’état des malades.

• un recensement et une prise en charge des médecines dites alternatives : il est urgent de privilégier les méthodes douces qui apportent un soulagement au moins aussi important aux malades.

• l’élaboration de Programmes d'Éducation Thérapeutique, pour améliorer la  prise en charge actuelle.

• l’obtention de crédits supplémentaires accordés aux structures spécialisées dans le traitement de la douleur,  pour doter les Centres Anti Douleur de moyens accrus en personnels et matériels, pour une prise en charge multidisciplinaire satisfaisante.

• Une médecine de prévention  plus performante,

La recherche du maintien dans l’emploi est primordiale dans cette affection. 

La médecine professionnelle doit privilégier reclassements et  adaptations du poste de travail. La généralisation du télétravail doit être recherchée. Ainsi, seraient évitées de difficiles situations financières et sociales.

• la nécessaire inscription de la fibromyalgie sur la liste des pathologies ouvrant droit à un Congé de Longue Maladie, Congé de Longue Durée,

• la prise en charge la plus rapide possible des enfants souffrant de  fibromyalgie,

• l’élaboration par la Haute Autorité de Santé d’un panier de soins complet, pris en charge par l’Assurance Maladie, incluant les thérapies non médicamenteuses.

• le remboursement des frais restant à la charge des malades dans le cadre des cures thermales,

• la possibilité d’avoir accès au cannabis thérapeutique, pour une amélioration de la qualité de vie en l’absence de tout traitement médicamenteux efficace à long terme disponible.

L’Association espère que les  travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur la fibromyalgie ne restent pas lettre morte.

Cliquer ici pour lire les propositions

L’association ne peut  attendre que L’INSERM élabore son rapport. Certains malades ont recours au suicide, faute de pouvoir gérer leurs douleurs chroniques, fatigue importante, insomnies, et d’être soulagés. Bien que peu documentée, l’idée de faire cesser cette souffrance quotidienne est pourtant bien présente, très ancrée dans la vie d’une personne fibromyalgique.

L’association fibromyalgies.fr redoute un scandale sanitaire, compte tenu du nombre grandissant de malades et de l’absence de thérapeutique efficiente.

Nous allons vers de graves difficultés, d’autant plus que les jeunes sont de plus en plus atteints par cette pathologie. Quant aux enfants … espérons qu’un traitement puisse être très rapidement mis sur le marché.

Dans l’espoir que la France puisse trouver une solution pour ces millions de patients souffrant de fibromyalgie, je vous prie d’agréer, Monsieur ou Madame le Président de la République, l’expression de la gratitude de tous les malades et l’hommage de mon profond respect.

 

Auteur : fibromyalgies.fr, créé le 23/03/2017 

Sourcehttps://www.mesopinions.com/petition/sante/reconnaissance-fibromyalgie/29188

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Avec l'aimable autorisation du Président de l'association Fibromyalgie.fr,

Monsieur Bruno Delferrière que nous remercions vivement.

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mardi 11 juillet 2017

Réforme du code du travail. Il y a quoi dans la loi qui se prépare.

Le projet de loi d'habilitation de la réforme du code du travail sera débattu à partir de lundi l'Assemblée nationale.

http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2017/07/10/loi-travail-2-plus-loin-que-la-loi-el-khomri.jpg?itok=xoDWOStN

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Le projet d’habilitation de la réforme du code du travail par ordonnances

est arrivé à l’Assemblée nationale.

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Que prévoient les textes qui vont alimenter le débat parlementaire ?

Loi travail. Saison 2. Episode 3. L’Assemblée nationale s'est saisie lundi  du projet de loi d’habilitation qui doit permettre au gouvernement de réformer le code du travail par ordonnance. Présentée en Conseil des ministres le 28 juin, la loi dite "de renforcement du dialogue social" sort tout juste de son examen par les commissions des Affaires sociales et des Finances. Elle doit permettre l’examen et l’adoption des ordonnances avant la fin du mois de septembre. Le contenu définitif de la réforme n’est donc pas connu, mais à quoi faut-il s’attendre ?

Réformer la négociation collective

C’est l’une des priorités du gouvernement et le premier point abordé par la loi d’habilitation. Le gouvernement entend "reconnaître et attribuer une place centrale à la négociation collective, notamment d’entreprise".

Concrètement, le projet de loi propose de renverser la hiérarchie des normes dans plusieurs domaines du droit du travail. Le gouvernement entend ainsi élargir les domaines négociés exclusivement au niveau de la branche. Ceux-ci comprennent déjà les salaires minimaux, les classifications, la mutualisation de la formation pro, la mutualisation des fonds de prévoyance, de l’égalité professionnelle et la prévention de la pénibilité.

La ministre du travail Muriel Pénicaud souhaite y ajouter le financement du paritarisme entre patronat et syndicats, la régulation des contrats courts, la durée minimale du temps partiel et les conditions de recours aux CDI dits de chantier. Des domaines qui appartiennent encore à la loi.  

Pour les autres domaines, l’objectif est d’accorder la primauté aux accords d’entreprise. Une priorité déjà concédée par la loi El Khomri mais uniquement sur la durée et sur l’organisation du temps de travail.

Faciliter la consultation des salariés

Le gouvernement entend également "faciliter le recours à la consultation des salariés pour valider un accord". Emmanuel Macron avait affirmé pendant la campagne présidentielle vouloir donner la possibilité aux employeurs de consulter leurs salariés par référendum. Une possibilité à laquelle seuls les syndicats ayant recueilli aux moins 30 % des voix pendant les élections professionnelles peuvent pour l’instant recourir.

Dans son projet de loi d’habilitation, Muriel Pénicaud avait également indiqué vouloir améliorer la participation des salariés aux organes d’administration et "déterminer les conditions dans lesquelles les représentants du personnel peuvent être mieux associés aux décisions de l’employeur".

Fusionner les instances représentatives du personnel

Un point de friction important avec les partenaires sociaux. Le gouvernement d’Edouard Philippe désire fusionner les instances représentatives du personnel en un seul et même organe. Ces instances comprennent les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions. C’est l’affaiblissement de ce dernier qui inquiète particulièrement les syndicats. Lesquels refusent également que la nouvelle instance puisse négocier des accords d’entreprises.

Une possibilité de fusion de ces instances avait déjà offerte par la loi Rebsamen de 2015 pour les entreprises de plus de 300 salariés.

Muriel Pénicaud ne s’est toutefois pas opposée à l’intégration des délégués syndicaux dans cette nouvelle instance, sous réserve d’une négociation d’entreprise.

Instaurer un barème obligatoire pour les indemnités prud’homales

François Hollande l’avait promis. C’est finalement Emmanuel Macron qui devrait la faire voter. La barémisation des indemnités prud’homales avait été retirée de la loi El Khomri sous la pression des syndicats. Seul un barème indicatif avait été inscrit dans la loi, avec un plancher d’un mois de salaire pour un nouvel embauché et un plafond de 21,5 mois à partir de 43 ans d’ancienneté.

Le gouvernement, lui, veut fixer un "référentiel obligatoire établi en fonction de l’ancienneté". Il ne s’appliquerait néanmoins qu’aux licenciements sans cause réelle et sérieuse. Il exclurait de fait  les licenciements "entachés par une faute de l’employeur d’une particulière gravité".

Il s’agit d’une réforme particulièrement contestée par les syndicats qui défendent une "réparation intégrale du préjudice subi" par le salarié licencié.

Redessiner le périmètre des licenciements  économiques

C’est une mesure justifiée par le maintien de l’attractivité de la France. Le gouvernement d’Edouard Philippe propose de permettre aux groupes internationaux de mener des plans de licenciements en France, même si leur activité internationale ne le justifie pas.

Il s’agit, selon les termes du projet de loi, de redéfinir les paramètres encadrants les licenciements économiques dans la filiale d’un groupe international en "définissant le périmètre d’appréciation de la cause économique".

La mesure avait également été intégrée à la loi travail de 2016 avant d’être retirée sous la pression des organisations syndicales.

Flexibiliser le contrat de travail

Le projet de loi d’habilitation doit permettre aux branches de décider des conditions dans lesquelles les entreprises peuvent recourir aux CDD. Pour l’instant, le recours au CDD n’est possible que "pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire et seulement dans les cas énumérés par la loi".

Un nouveau type de contrat verrait enfin le jour. Il pourrait se rapprocher de ce qu’on appelle le CDI de chantier et ne permettrait de licencier un salarié qu’une fois un chantier terminé ou un projet abouti. Si les salariés concernés par ces contrats ne pourront toucher des indemnités de licenciement comme avec un CDD, ils seront tout de même admissibles à des indemnités conventionnelles de licenciement.

Simplifier le compte personnel de prévention pénibilité

Le compte personnel de prévention de la pénibilité fera également l’objet d’une réforme par ordonnances. Introduit en 2014, le dispositif doit permettre aux salariés de cumuler des points pour se former, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite. La mesure avait été contestée par le patronat lors de son instauration en 2014, car jugée trop lourde et contraignantes pour les dirigeants d’entreprises, et notamment les PME.

Les grandes lignes de la réforme voulue par le gouvernement d’Edouard Philippe sont connues depuis samedi. Devenu "compte de prévention", le mécanisme sera simplifiée.

Quatre des dix critères de pénibilité retenues par la loi seront redéfinis. Concrètement, un seul "constat médical" en fin de carrière sera requis pour la manutention manuelle de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques. Pour l’instant, c’est à l’employeur d’évaluer l’exposition de ses salariés à ces critères tout au long de leur carrière.

Le financement du compte prévention sera enfin repensé. Fini, le financement par cotisations différenciées. La pénibilité sera désormais financée par la branche accidents de la Sécurité sociale. Une dernière réforme qui désolidarise donc les employeurs des difficultés de leurs salariés au travail.  

Thomas MOYSAN

Sourcehttp://www.ouest-france.fr/economie/reforme-du-code-du-travail-

 

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mardi 4 juillet 2017

Corée du Nord. Un tir de missile intercontinental inquiétant

 

La Corée du Nord a tiré un nouveau missile balistique ce mardi. L’engin a volé pendant une quarantaine de minutes et a atteint une altitude de 2 800 km, provoquant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Inquiétudes encore avivées par le fait que Pyongyang vient de confirmer que la Corée du nord avait réussi le tir d'un missile intercontinental capable d'atteindre n'importe quelle partie du monde.

La tension monte, à mesure que la Corée du Nord multiplie les tirs de missiles de plus en plus puissants. Pyongyang a ainsi procédé à un nouveau tir de missile ce mardi 4 juillet - le jour même de la Fête de l’indépendance américaine, et quelques jours après un premier sommet entre les présidents américain et sud-coréen précisément consacré à la menace nord-coréenne.

Plus inquiétant, le missile nord-coréen a, selon le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga, volé « pendant environ 40 minutes », et atteint une altitude estimée à 2 800 km. Il a, selon l’armée sud-coréenne parcouru « plus de 930 kilomètres ».

Une portée de près de 7 000 km

David Wright, scientifique membre de l’association Union of Concerned Scientists, a estimé que les données disponibles pointaient vers une nette augmentation de la portée des missiles nord-coréens.

Le missile tiré mardi matin a potentiellement effectué une trajectoire « très incurvée » et atteint une altitude de plus de 2 800 km, a-t-il dit.

« Si les informations sont correctes, ce même missile pourrait atteindre une portée maximale d’environ 6 700 km sur une trajectoire standard », a-t-il écrit sur le blog de cette association. 


« Cette portée n’est pas suffisante pour atteindre les 48 États (situés au sud du Canada) ou les plus grandes îles d’Hawaï, mais elle serait suffisante pour atteindre l’Alaska. ».

L’engin pourrait être tombé dans la zone économique exclusive nippone, soit à moins de 400 km des côtes du Japon, a déclaré une porte-parole du ministère japonais de la Défense.

 

Corée du Nord : ses missiles et leur portée.
Corée du Nord : ses missiles et leur portée. | Visactu

« Missile balistique non identifié »

Ce nouveau tir s’inscrit dans une longue série d’essais de missiles en violation de nombreuses résolutions internationales qui, assorties de sanctions, interdisent à Pyongyang de développer ses programmes balistique et nucléaire.

Ce « missile balistique non identifié » a été lancé depuis un site proche de Banghyon, dans une province frontalière de la Chine, a indiqué l’état-major interarmes sud-coréen dans un communiqué. L’engin est tombé en mer Orientale, appellation coréenne de la mer du Japon.

Cette nouvelle provocation a en tout cas provoqué la colère de Donald Trump« La Corée du Nord vient juste de lancer un autre missile. Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ? », a interrogé le président américain sur Twitter. « Difficile de croire que la Corée du Sud et le Japon toléreront cela très longtemps. Peut-être que la Chine va faire un geste fort au sujet de la Corée du Nord et mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ! », a-t-il ajouté.

« Une annonce importante »

La Corée du Nord, qui avait indiqué qu'elle allait faire une « annonce importante », vient par ailleurs de confirmer ce mardi matin qu'elle avait réussi le tir d'un missile balsitique intercontinental (ICBM). Et était donc en capacité militaire d'attaquer n'importe quelle partie du monde.

L'essai « historique » d'un missile Hwasong-14 a été supervisé par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a annoncé une présentatrice de la télévision publique nord-coréenne dans un bulletin spécial. 

 

Source http://www.ouest-france.fr/monde/coree-du-nord/coree-du-nord-vives-inquietudes-apres-un-tir-de-missile-balistique-5111436?utm_source=of_alerte-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_alerte-generale&utm_content=20170704&vid=787228

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mardi 20 juin 2017

Groupe parlementaire : pourquoi c'est si important pour les députés

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http://www.assemblee-nationale.fr/img/l_lth_hemi-vide-vue_plongeante.jpg

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L'objectif des législatives pour beaucoup de partis était d'avoir assez de députés pour constituer un groupe parlementaire, car cela leur donne de nombreux avantages à l'Assemblée nationale.

Pour constituer un groupe parlementaire, il faut au moins 15 députés à l'Assemblée nationale. Après les élections législatives 2017, les partis ayant un groupe parlementaire sont : la République en Marche, le MoDem, les Républicains, l'UDI, le Parti socialiste et la France insoumise. Cependant, les formations politiques qui n'ont pas assez de députés, comme le Parti communiste ou le Front national, peuvent si elles le souhaitent rallier d'autres députés pour constituer ou intégrer un groupe parlementaire.

Avoir un groupe parlementaire permet d'abord d'avoir des collaborateurs, comme des chefs de cabinet ou des secrétaires. Il y a aussi des avantages matériels : des bureaux, des salles de réunion et une dotation financière (10 millions d'euros pour l'ensemble des groupes). Le président du groupe parlementaire peut participer à l'organisation des débats, demander un scrutin public ou une suspension de séance. Enfin, les groupes parlementaires ont plus de sièges dans les commissions qui préparent les lois et plus de temps de parole, réparti proportionnellement entre les groupes selon le nombre de membres.

 

Source http://www.linternaute.com/actualite/politique/1388159-groupe-parlementaire-pourquoi-c-est-si-important-pour-les-deputes/?een=4fe3b4be836450fd8b8349d292a231c8&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml475_attentatchamps-

 

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