jeudi 20 septembre 2018

Vu du Moyen Âge : Femme chrétienne, femme libérée ?

________________________________________________________________________________________________________________________________________

images (1)

https://fscomps.fotosearch.com/compc/CSP/CSP075/tension-lib%C3%A8re-femme-dessin-anim%C3%A9-clipart__k20033032.jpg

oOo

Et n’oubliez pas, si ce n’est déjà fait, de prendre le temps de vous engager en faveur de notre média. Découvrez notre équipe dans cette vidéo et devenez lecteur-adhérent afin d’être au cœur de notre projet.

Elles se nommaient Frideburg, Ödis ou Ingerun :

il y a plus de 10 siècles, ces femmes du monde viking firent le choix subversif de se convertir au christianisme.

À travers l’exploration des pierres gravées d’inscriptions runiques, des découvertes archéologiques et de la mythologie scandinave, Tobias Boestad (doctorant en histoire médiévale, Sorbonne Université) nous entraîne dans un voyage surprenant aux origines de l’émancipation féminine, et nous rappelle qu’à la fin de l’époque viking, la conversion à la religion chrétienne représentait pour les femmes une prise en main de leur destinée, dans ce monde et dans l’au-delà.

Sonia Zannad - Chef de rubrique culture, social media manager

Les ruines de l'abbaye cistercienne d'Alvastra, fondée en juin 1143 en Suède. Wikimédia

Vu du Moyen Âge : Femme chrétienne, femme libérée ?

Tobias Boestad, Sorbonne Université.

En Scandinavie, dès la fin de l’époque viking,

les femmes en quête d’indépendance trouvèrent dans la foi chrétienne un soutien.

1) Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 13:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


mercredi 19 septembre 2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture

 _______________________________________________________________________________________________________________________________________

70th-cannes-film-festival-event-for-the-70th-anniversary-of-the-festival-red-carpet-arrivals-1_5911490

 "Il est capital que la culture soit à l’école et se diffuse"

oOo

Sur la future loi sur l’audiovisuel

Cette transformation de l'audiovisuel pour s’adapter aux enjeux du numérique et aller vers les publics ne s’est pas faite de façon isolée mais avec l’idée d’avancer ensemble, notamment avec les responsables des différentes sociétés.

Première partie de l'entretien à regarder en vidéo

https://youtu.be/2K2v89rMtRY

La redevance sera affectée par la suppression de la taxe d’habitation, puisqu’elles sont aujourd'hui recouvrées en même temps. Le gouvernement réfléchit à la façon dont la redevance fonctionnera après la suppression de la taxe d’habitation, pour l’instant aucune décision n’a été prise. Je peux dire qu'il n’y aura pas de hausse de la redevance, ni de recettes de la redevance.

Sur le Pass Culture

C’est un outil de reconquête d’un public éloigné, une application mobile géolocalisée qui permettra à tout jeune de connaître la multiplicité de l’offre près de chez lui, notamment tout ce qui concerne la pratique artistique et culturelle : un cours de hip hop, de théâtre, une rencontre avec un auteur…

On a développé cette application à travers ce que l’on appelle une "start-up de l’Etat", en travaillant via des ateliers avec le public concerné. La phase d’expérimentation à grande échelle va démarrer dès l’automne pour 10 000 jeunes.

Seconde partie de l'entretien à regarder en vidéo

https://youtu.be/hdjD-IkMDhw

Source : Vidéos captées sur Youtube 

1) Evy - signature animée Titi

oOo

 

Posté par evynou35 à 18:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 18 septembre 2018

Le naufrage du Titanic en 1912

Le Titanic et la folie des grandeurs

Au début du XXe siècle, les compagnies maritimes britanniques et allemandes se livrent à une course au gigantisme. La White Star Line, présidée par Joseph Bruce Ismay, décide de lancer une nouvelle classe de paquebots dite Olympic devant surpasser en luxe, en confort et en sécurité ses concurrents britanniques de la compagnie Cunard, le Lusitania et le Mauretania.

La construction de l’Olympic et du Titanic est très médiatisée. Les qualificatifs ne manquent pas dans la presse : « Géants des mers » titre Le Matin, « Îles flottantes »« Léviathans des mers »« Espérons qu’ils ne couleront pas à leur première sortie » ironise. Les travaux débutent le 31 mars 1909 dans les chantiers navals de Belfast, Harland & Wolff. Le navire mesure 269 mètres de long sur 28 mètres de large et son tonnage (46 329) surclasse ses concurrents. Cela oblige à réaménager les ports pour accueillir ce type de navire. 

C’est surtout par son luxe que le paquebot frappe les esprits : les magnifiques ponts-promenades, le pont vitré à l’avant et le somptueux escalier surmonté d’une coupole de verre. Il a fallu plus de 10 mois pour réaliser les aménagements intérieurs. Les passagers des premières classes disposent des plus belles suites style Empire ou Renaissance. Chaque classe a ses restaurants, ses salons et ses bibliothèques : le navire est aménagé au service d’une ségrégation sociale et spatiale. Le navire dispose également d’une  piscine, de bains turcs, de salles de sport.... En plus d’être un complexe hôtelier, le Titanic est une centrale électrique, alimentant les lampes, radiateurs et ascenseurs. À la pointe de la modernité, il dispose d’une station de télégraphie sans fil et  possède un double fond, divisé en 16 compartiments étanches.

Le Titanic quitte Southampton le 10 avril 1912 pour réaliser son voyage inaugural sous le commandement d’Edward Smith. À la sortie du port, il connaît un premier incident. Après une escale à Cherbourg puis à Queenstown en Irlande, il entame sa première traversée transatlantique pour l’Amérique. Il compte à son bord plus de 2 200 passagers dont presque 900 membres d’équipage.

Le traitement de la catastrophe par la presse

Dès le 16 avril, la presse française titre en une sur le « naufrage », parlant d’« émouvant accident » : tous les journaux évoquent la collision du paquebot avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Mais tous se veulent rassurants, les passagers seraient sauvésLe Petit Parisien avance une explication : la vitesse accrue des navires accroît le « danger des icebergs ».

Stupeur de l’opinion publique française quand elle prend conscience de la tragédie le lendemain : c’est « le plus grand sinistre maritime » de l’histoire, « un désastre sans précédent »« une formidable catastrophe, 1 400 personnes ont péri » annonce Le Petit Journal. Les journaux titrent sur le nombre de victimes, avançant parfois des informations fantaisistes : 1 900 morts pour L’Intransigeant et plus de 2 000 pour La Presse. Seuls quelques quotidiens relèvent les informations erronées de la veille comme Le Temps et L’Humanité. Ils expliquent s’être appuyés sur les télégrammes qu’ils avaient reçus.

Progressivement, les lecteurs découvrent la réalité. À 23h40, un des veilleurs, Fleet, distingue un iceberg. L’officier William McMaster Murdoch ordonne de dévier le navire à bâbord, de l’arrêter et de faire machine arrière mais le navire ne vire que trop lentement et la partie immergée de l’iceberg éventre la coque. Malgré la fermeture des portes étanches de la coque, l’eau a pu s’infiltrer dans cinq compartiments. Immédiatement, les opérateurs télégraphient un premier appel de détresse « CQD ». À 00h25, alors que le paquebot penche vers l’avant, le commandant ordonne l’embarquement des passagers dans les canots de sauvetage. À 2h05, les 20 canots sont à la mer. Les opérateurs radio émettent un dernier SOS. La coque se fend à 2h17 et trois minutes plus tard, le paquebot disparaît dans les abîmes avec son commandant à bord. Le Carpathia arrive vers 4h du matin et recueille les quelque 700 survivants.

Pendant plusieurs jours, la catastrophe fait la une des journaux autour de deux grandes questions : combien de rescapés ? et « pourquoi tant de victimes ? ». Il faut à présent « dire la vérité »Le Gaulois dénonce « des fautes et des imprudences » (17 avril 1912). On relève rapidement le nombre insuffisant de canots de sauvetage. Les récits des rescapés sont retranscrits dans la presse à partir du 20 avril, décrivant le chaos de l’embarquement et les conditions effroyables de la mort des naufragés. Dès le 19 avril, les États-Unis constituent une commission d’enquête sénatoriale. On s’interroge sur les négligences du commandant Smith. Mais c’est surtout Joseph Bruce Ismay, qui a survécu au naufrage, qui est en ligne de mire : on l’accuse d’avoir forcé le commandant à maintenir une vitesse élevée, d’avoir négligé la sécurité et de s’être sauvé au détriment des passagers.

Le Petit Journal, Supplément du dimanche, 2 juin 1912 - source : Gallica-BnF

Les nations de l’Atlantique nord et les compagnies tirent les leçons de cette tragédie et décident d’établir de nouvelles règles de sécurité maritime. Elles fondent la patrouille internationale des glaces à l’initiative des États-Unis pour surveiller la dérive des icebergs et les signaler aux navires. Le Board of Trade réagit au naufrage en imposant un nombre de canots de sauvetage suffisant pour contenir l’ensemble des passagers et des membres d’équipage et des exercices d’embarquement.

Le mythe du Titanic naît immédiatement du désastre autour de son insubmersibilité. Pour rassurer ses parents, le chef opérateur Phillips avait lancé un dernier message : « Avançons lentement vers Halifax. Navire pratiquement insubmersible »L’Action française revient sur le terme « insubmersible » et fustige la croyance en la toute puissance de l’homme face à la nature (18 avril 1912). Une étrange coïncidence alimente le mystère du Titanic : le roman Futility de Morgan Robertson, publié en 1898, narre le naufrage d’un navire nommé Titan, et jugé insubmersible, qui heurta un iceberg en avril vers Terre-Neuve lors de sa première traversée.

Auteur : par 

Source : https://www.retronews.fr/accident-maritime-transport/long-format/

2018/03/16/le-naufrage-du-titanic-en-1912

1) Evy - signature animée Titi

oOo

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 17 septembre 2018

Marie Curie, une femme d'exception

________________________________________________________________________________________________________________________________________

ab56d3af52_50016138_marie-curie-the-nobel-foundation-1911-04

Découvrez le parcours de Marie Curie, scientifique exceptionnelle et seule femme à avoir été récompensée par deux prix Nobel dans deux disciplines différentes. Ses découvertes ont changé le monde.

La jeune femme arrive en France en 1891 pour y suivre des études de mathématiques. Elle sera reçue première à la licence ès sciences et physique en 1893. L'année suivante, elle fait la connaissance de Pierre Curie qui travaille sur le magnétisme. Tous deux partagent la même passion pour les sciences, pas pour les mondanités. Ils se marient le 26 juillet 1895 dans la plus grande intimité.

La découverte d’un étrange phénomène

En 1897, l'année de naissance de leur fille Irène, Marie s'intéresse à un phénomène qui sera mis en évidence par Henri Becquerel : c'est la radioactivité (c'est elle qui lui donne ce nom). Son mari Pierre la rejoint dans ce domaine de recherche en 1898. C'est ensemble qu'ils annoncent avoir extrait deux nouveaux éléments radioactifs, le radium et le polonium.

Les découvertes de Marie et Pierre Curie seront couronnées par un prix Nobel en 1903, prix partagé avec Henri Becquerel. Quelques mois après la mort soudaine de son mari dans un malchanceux accident de la circulation, Marie Curie le remplace à son poste de professeur à la Sorbonne. C'est une première !

En 1911, Marie Curie reçoit le prix Nobel de chimie, son second prix Nobel. C'est à ce jour la seule femme à avoir obtenu deux fois ce prix prestigieux dans deux disciplines différentes. Hélas, ses expositions aux substances radioactives auront raison de sa santé : Marie Curie s'éteint le 4 juillet 1934.

Marie Curie aura changé le monde par ses découvertes et l'image de la femme dans le monde à travers son extraordinaire parcours de scientifique.

Auteur : Futura sciences

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/marie-curie-femme-exception-5011/

1) Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 12:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 16 septembre 2018

Trop fortes pour être femmes, ces athlètes hors-normesque l’on malmène

 

L'athlète sud-africaine Caster Semenya. Africa Top success

Zhang Shan. Cina Wiki

Il s’est passé quelque chose d’inédit et pourtant totalement inaperçu aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. L’épreuve de skeet (le skeet est une discipline olympique de tir qui ressemble à du ball-trap) a été remportée par l’athlète chinoise Zhang Shan. Le skeet est une des très rares épreuves olympiques mixtes. C’est la seule épreuve mixte de l’histoire des JO a avoir été remportée par une femme (devant deux hommes qui complétèrent le podium). Il s’est passé quelque chose d’encore plus étonnant et encore plus inaperçu aux JO suivants : Zhang Shan n’a pas pu défendre son titre. L’épreuve de skeet a été définitivement interdite aux femmes. Être femme et gagner, ce n’est pas acceptable. L’histoire de Caster Semenya en est un exemple encore plus violent.

Le cas Semenya

Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres et championne olympique. Elle devient championne du monde en 2009 et ses performances spectaculaires font qu’elle est immédiatement soupçonnée de tricherie. Caster Semenya est accusée à demi-mot d’être un homme par de nombreuses concurrentes et dans les médias.

Un « test de genre » est réalisé à son insu, elle est interdite de concourir, puis de nouveau autorisée à le faire à condition de suivre un traitement hormonal. En cause, sa production de testostérone (naturelle) jugée trop importante pour une femme. Suite à une mésaventure similaire, l’athlète Dutee Chand attaque l’IAAF (la Fédération internationale d’athlétisme) au TAS (Tribunal d’arbitrage du sport) et obtient que l’hyperandrogénie (c’est le nom de cette production exceptionnelle de testostérone) n’entraîne plus la radiation des athlètes féminines… du moins tant que l’IAAF ne peut prouver scientifiquement que la sécrétion naturelle de testostérone procure un avantage « injuste ». Cette décision permet à Semenya de courir de nouveau librement en 2016, et elle gagne l’épreuve de 800 m des jeux olympiques. Cette victoire, la plus médiatique, provoque dans les médias les réactions désabusées de ses concurrentes.

Hyperandrogénie et testostérone

La testostérone est une hormone mâle. Elle est particulièrement utile pour ses fonctions anaboliques : elle participe à l’augmentation de la masse musculaire. C’est de fait, avec les produits de la même famille appelés stéroïdes, le produit dopant le plus utilisé en athlétisme.

Certaines personnes présentent une condition d’hyperandrogénie, particulièrement celles appartenant à des catégories dites « intersexes »(c’est-à-dire difficiles biologiquement à classer en tant qu’homme ou femme, à la fois phénotypiquement (organes sexuels non typiquement mâles ou femelles), génétiquement (chromosomes ni XX ni XY) ou endocrinologiquement (productions d’hormones non typiquement mâles ou femelles). Une femme hyperandrogène produit naturellement une quantité de testostérone équivalente ou même supérieure à celle d’un homme. Chez les athlètes, êtres exceptionnels par définition, cette condition se retrouve plus fréquemment que dans une population normale. Ironiquement, de nombreuses femmes hyperandrogènes (y compris chez les athlètes) sont insensibles à la testostérone qu’elles produisent et n’en tirent donc aucun avantage anabolique.

Traquer la frontière entre hommes et femmes

Historiquement, les organismes gouvernant le sport (et particulièrement l’athlétisme) ont toujours eu l’ambition de tracer la frontière entre hommes et femmes par souci « d’équité ». Comprendre : par peur paranoïaque qu’un homme se déguise en femme pour gagner facilement une compétition réservée à des catégories plus faibles que lui (ce qui n’est pourtant jamais arrivé).

Cette préoccupation est si grande que l’IAAF a convoqué, au cours du vingtième siècle, plusieurs sciences différentes (l’anatomie, puis la génétique, puis l’endocrinologie) avec comme mission de pouvoir séparer clairement hommes et femmes. L’effet a été opposé : il a mis en évidence que la frontière entre homme et femme est de plus en plus floue. L’examen des organes génitaux ne permet pas forcément de trancher. Les examens génétiques révèlent des individus qui ne sont ni XX ni XY. Certaines femmes produisent naturellement une grande quantité de testostérone.

Essayer de définir le fait d’être un homme ou une femme par le taux d’une hormone dans le sang implique que de nombreuses personnes se retrouvent entre les deux. De surcroît, le sport est la seule institution qui se permet de décider à la place de l’individu s’il est un homme ou une femme, contre son avis (jusqu’à le torturer). Mais il y a pire : étant donné le caractère dopant de la testostérone exogène (celle qu’on s’injecte), cette définition présente l’homme comme supérieur, la femme comme inférieure… et la femme qui produit trop de testostérone (donc trop forte pour son sexe) est considérée comme une tricheuse.

La course à la « preuve scientifique »

L’affaire Dutee Chand avait forcé en 2015 le TAS à un verdict : l’IAAF devait prouver qu’il est « scientifiquement fondé » que la testostérone procure un « avantage injuste » et elle disposait de 24 mois pour ce faire. L’IAAF a donc fait appel à une équipe française d’endocrinologues et de médecins du sport (financée directement par elle) pour publier en un temps record (moins de quatre mois entre la soumission et la publication, avec révision entre temps !) une étude statistique entre taux de testostérone d’athlètes en compétition et résultats sportifs.

Il ne s’agit pas de fraude mais d’un cas typique ou tout est fait pour produire le résultat attendu le plus rapidement possible. Les multiples défauts (de conception, de réalisation, méthodologiquesstatistiques et même de justification a posteriori) ont été critiqués immédiatement dans plusieurs publications. Les résultats des travaux avancent un « avantage injuste » principalement au lancer du marteau, et, moins significativement, au saut à la perche et au demi-fond – et pas du tout en sprint, pourtant la discipline la plus sensible aux avantages supposés de la testostérone. Et pourtant, sur la base de ces travaux, l’IAAF décide d’interdire les taux trop élevés de testostérone uniquement dans les épreuves de demi fond, justement celles que court Caster Semenya.

Du « gender test » à l’« unfair advantage »

Quand Caster Semenya a commencé à gagner en 2009, le « test de genre » avait été effectué à son insu. En plus d’être accusée (injustement) de tricherie et d’être déchue de ses titres, elle avait été publiquement humiliée : elle n’était pas une « vraie » femme.

Après sa victoire aux JO de Rio, le lynchage médiatique avait repris de plus belle. Pour ne pas être accusé de sexisme, l’IAAF a abandonné la rhétorique du « test de genre » (en fait un test de sexe : trancher si on est « biologiquement » un homme ou une femme) pour celle de « l’avantage injuste » et de « l’équité » dans le sport, concept encore plus tordu : quoi de plus inéquitable que le sport puisqu’il faut un vainqueur, et que celui ci est forcément plus fort que les autres, pour quelque raison que ce soit ?

Les femmes n’ont pas le droit d’être trop fortes

On notera qu’il n’est jamais question « d’avantage injuste » chez les hommes, que ça soit lié à la production de testostérone ou autre chose. Si jamais une femme sportive devient trop forte, alors on considère tout simplement qu’elle n’est plus une femme (et on lui dit qu’elle a le droit de concourir avec les hommes, en première division). Le processus est comparable – toutes proportions gardées – à la difficulté de définir, pour l’institution sportive, qui est « suffisamment invalide » pour concourir dans les disciplines paralympiques.

On aurait tort de considérer le sport comme futile, particulièrement dans les mouvements féministes. Le sport est, entre autres, une entreprise de morale. Il agit par la règle : il impose, aux individus même, une définition de qui est femme et qui est homme. Son but est, entre autres, de maintenir les femmes à leur place : en dessous des hommes. Zhang Shan a disparu du paysage sportif dans l’indifférence. Mais les cas de Caster Semenya et de Dutee Chand sont plus graves : on ne les empêche pas seulement de courir, on les empêche d’être des femmes.

 

 

  • Auteur :  - Professeur des Universités en Histoire des Sciences, Université de Lorraine

Déclaration d’intérêts

Alexandre Hocquet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/trop-fortes-pour-etre-femmes-ces-athletes-hors-normes-que-lon-malmene

1) Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

Posté par evynou35 à 16:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


jeudi 13 septembre 2018

Tour du monde en 6 sommets

Kilimandjaro-2

Afrique, Amériques, Antarctique, Asie, Europe et Océanie ont chacun leur superbe point culminant. Tous enneigés — quoique le Kilimandjaro voit se restreindre sa coiffe blanche —, ils attirent, magnétiquement, les alpinistes de haut niveau. 

oOo

Le Puncak Jaya, sur la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée, dans la province de Papouasie, est le point culminant de l'Océanie. Reinhold Messner, célèbre alpiniste italien (qui, le premier, gravit l'Everest en solitaire et sans oxygène), insista pour en faire un des « Sept sommets », à la place du mont Kosciuszko, en Australie.

Cette liste recense les points les plus hauts de chaque continent, les deux Amériques étant considérées séparément. Elle comprend le mont McKinley en Alaska, rebaptisé depuis le Denali, qui représente l'Amérique du Nord.

Dans notre sélection de six sommets, le plus haut des Amériques est l'Aconcagua. Ce pic argentin frôle les 7.000 mètres au sein de cette immense chaîne de la cordillère des Andes, soulevée et concassée par la plaque océanique qui, venue du Pacifique, glisse sous ses racines.

Plus au sud, les humains ont mis du temps à repérer le massif Vinson (du nom d'un homme politique américain) quelque part en Antarctique, par 85° de longitude ouest.

Les neiges du Kilimandjaro

Le Kilimandjaro, lui, est connu depuis des temps immémoriaux. Sur le continent africain, ce corps massif abrite trois volcans, dont le Kibo, le plus haut et le plus récent, au milieu des deux autres et formant une bouche elliptique.

Depuis plusieurs décennies, la calotte glaciaire sommitale du Kibo régresse rapidement en raison de l'évolution du climat (réchauffement et assèchement), et aussi de la déforestation locale.

Les glaciers pourraient avoir totalement disparu avant 2050.

Le dernier de la liste est le plus haut de tous. On ne présente pas le mont Everest, sommet du monde, côtoyé par une kyrielle de « plus de sept mille » dans la chaîne de l'Himalaya, au relief dantesque.

Née du fracas de la plaque tectonique indienne, la plus rapide du monde, venue percuter l'Eurasie il y a 70 millions d'années, elle n'a jamais empêché les Hommes de la traverser, et même d'y vivre.

Aujourd'hui, on y afflue pour marcher (pardon, trekker) et les alpinistes se bousculent sur la voie menant du glacier du Khumbu à l'arête sommitale de Chomolungma, la déesse mère des vents, de son nom tibétain.

Auteur : © Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/videos/tour-monde-6-sommets-5147/

1) Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 12:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 12 septembre 2018

Comment la tour de Pise a résisté aux tremblements de terre

p1

http://data.planet-puzzles.com/m82/p58122/p1.jpg

La tour de Pise penche. Elle vacille même pourrait-on dire. Mais elle a déjà résisté à plusieurs tremblements de terre qui ont secoué la région depuis sa construction. Des chercheurs pensent avoir compris comment.

Rappelons tout d'abord que si la tour de Pise penche, c'est, semble-t-il, dû aux caractéristiques du terrain sur lequel elle a été élevée. Un terrain constitué d'alluvions. Un terrain riche en eau susceptible de s'affaisser. Un terrain incapable de soutenir une telle bâtisse. On s'attendrait donc à ce que la tour subisse au moins d'importants dommages à chaque séisme.

Au fil des siècles, la tour de Pise n’a cessé de vaciller sur ses bases. En cause, un sol pas suffisamment stable pour soutenir une telle structure. Et qui interagit avec elle de manière dynamique. De quoi lui éviter le pire en cas de tremblement de terre. © schmidmatthieu, Pixabay, CC0 Creative Commons

Sauvée par une interaction dynamique avec le sol

Mais une équipe internationale de chercheurs nous apprend aujourd'hui comment, en pareilles circonstances, la tour a pu résister à pas moins de quatre forts tremblements de terre« Ironiquement, le sol qui est à l'origine de son instabilité est aussi responsable de sa capacité à ne pas s'effondrer en cas d'évènement sismique », raconte le professeur George Mylonakis, sismologue à l'université de Bristol.

Cette conclusion arrive après une étude détaillée de données sismologiques, géotechniques et structurelles. L'étonnante stabilité de la tour résulte d'une interaction dynamique entre le sol et la structure. En d'autres mots, la hauteur et la rigidité de la tour combinées à l'instabilité du terrain modifient sensiblement les caractéristiques vibratoires de la structure. La tour ne résonne pas avec les mouvements du sol. Et résiste ainsi aux tremblements de terre.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-tour-pise-resiste-tremblements-terre-71187/

1) Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 12:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 11 septembre 2018

Les mésanges savent autant se contrôler que les chimpanzés

 

Blaumeise11ib_(cropped)

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Blaumeise11ib_(cropped).jpg/290px-Blaumeise11ib_(cropped).jpg

oOo

La capacité à se contrôler est traditionnellement associée à des capacités cognitives plutôt avancées. Pourtant une étude de chercheurs suédois montre aujourd'hui que les mésanges charbonnières sont capables de faire preuve d'une étonnante maîtrise de soi.

Pour en arriver à cette conclusion, les biologistes ont soumis les mésanges à des tests simples de mise en œuvre. Ils ont placé de la nourriture à l'intérieur de cylindres transparents et ouverts aux extrémités. Les mésanges qui ont picoré le cylindre pour accéder à la nourriture ont échoué au test. Celles qui se sont déplacées vers l'une des ouvertures ont réussi.

La mésange et le chimpanzé ont un point commun : ils savent maîtriser leurs impulsions. © Thomas Lersch, Wikipedia, CC by-2.5

Pas de lien avec la taille du cerveau ?

Au final, 80 % des mésanges ont su faire preuve d'un certain contrôle et ne pas céder au comportement impulsif de picorer le cylindre. Un chiffre qui dépasse celui de la plupart des animaux déjà testés ainsi et qui place les mésanges charbonnières presque sur un pied d'égalité avec les chimpanzés. 

« C'est incroyable compte tenu du fait que le cerveau d'une mésange correspond à seulement 0,1 % de celui d'un chimpanzé », précise Anders Brodin, professeur à l'université de Lund.

Cette étude fait suite à celle réalisée par la même équipe il y a quelques années. Elle avait conclu que les mésanges charbonnières sont capables d'observer d'autres oiseaux à distance. Objectif, mémoriser où ceux-ci cachent leurs provisions de nourriture afin de mieux pouvoir les leur voler.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/animaux-mesanges-savent-autant-controler-chimpanzes-72258/

Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 16:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 9 septembre 2018

Stonehenge a-t-il été construit par des Gallois ?

stonehenge-pixabay2-n

http://www.escapadesalondres.com/medias/images/stonehenge-pixabay2-n.jpg?fx=r_1200_800

Stonehenge est encore loin d'avoir livré tous ses secrets. Les ossements de plusieurs individus ensevelis dans les trous tout autour des mégalithes montrent qu'ils étaient au Pays de Galles avant leur mort. Tout près de l'endroit d'où proviennent les fameuses pierres bleues.

Dernier rebondissement : une équipe européenne a découvert que les restes qui reposaient au fond des trous d'Aubrey, datant d'environ 5.000 ans, appartenaient à des individus qui n'avaient pas toujours vécu dans la région de Stonehenge. En effet, pour au moins 10 des 25 personnes analysées, elles ont passé les dernières années de leur vie dans l'ouest du Pays de Galles, à plus de 160 kilomètres de là.

Surprise : les chercheurs ont pu déterminer que ces personnes ont habité tout près du site d'origine des fameuses pierres bleuesprésentes à Stonehenge. Ont-elles fait partie du convoi qui a acheminé ces blocs de roche que l'on ne trouve qu'en ce lieu unique des collines de Preseli et de ses alentours ? Les archéologues n'en ont pas la certitude mais ils ont tout de même été frappés par le rapprochement des dates de ces ossements avec celles de l'érection des pierres. C'est la même période : « [...] bien que nous ne puissions pas prouver que ce sont les os des gens qui les ont amenés, il doit au moins y avoir une relation, a expliqué au Guardian John Pouncett, l'un des auteurs de l'étude publiée dans Nature Scientific ReportsLa plage de dates augmente la possibilité que des siècles durant, des personnes aient pu être amenées à Stonehenge pour y être enterrées avec les pierres ».

Le strontium a fait parler les restes des personnes enterrées à Stonehenge

Les 56 trous d'Aubrey doivent leurs noms à John Aubrey qui, le premier, mit au jour ce cercle extérieur à ceux des pierres debout (l'homme voyait en Stonehenge un lieu de culte celtique). Les ossements furent découverts au fond de ces trous quelque trois siècles plus tard, en 1920, par le colonel William Hawley lequel, après les avoir prélevés les réenterra grossièrement dans un seul et même trou. Jusqu'à récemment, ces cavités disposées à des intervalles réguliers étaient supposées avoir accueilli de grands piliers de bois, 3.000 ans avant notre ère, mais de minuscules morceaux de pierres bleues y furent retrouvés suggérant désormais qu'elles y furent disposées dans un premier temps, avant d'être déménagées vers un autre cercle (ce qui est arrivé plusieurs fois à l'intérieur de la structure). Était-ce l'œuvre de Gallois ?

C'est grâce à des analyses des isotopes de strontium que l'équipe a pu faire parler les restes de ces corps qui ont été brûlés sur un bûcher. C'est une technique inédite qui fut d'abord expérimentée par Christophe Snoeck, alors en doctorat à l'université d'Oxford, sur des os de cochons brûlés. Se décrivant comme « ingénieur chimiste amoureux d'archéologie », le jeune chercheur s'est donc concentré sur les atomes les plus lourds, ceux du strontium, les rares qui aient pu résister à des températures élevées. « La crémation détruit toute lamatière organique, y compris l'ADN, mais la matière inorganique survit », a-t-il déclaré. « [...] aucune altération n'a été observée », a-t-il ajouté.

Alors, qui étaient les défunts ? Des personnalités importantes ? Visiblement, elles ont passé leurs dernières années près de l'endroit où furent exploitées les pierres bleues mais en étaient-elles natives ? Combien de temps ont-elles vécu là-bas ? Pourquoi ont-elles été inhumées sur le site de Stonehenge ? Cela fait encore beaucoup de questions sans réponses. L'histoire de ce site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et affublé de nombreuses légendes est loin d'être terminée.

  • Les premiers aménagements à Stonehenge dateraient de 5.000 ans.
  • Les ossements brûlés retrouvés dans certains trous d’Aubrey qui composent le cercle extérieur appartenaient à 25 individus.
  • Au moins 10 d’entre eux avaient vécu leurs dernières années au Pays de Galles, près du site où ont été prélevées les pierres bleues de Stonehenge.

Auteur : Xavier Demeersman, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-stonehenge-t-il-ete-construit-gallois-72325/

1) Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 12:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,