mardi 20 février 2018

Scandale à la cour de Louis XIV : l'affaire des poisons

  

La marquise de Brinvilliers a été torturée et a subi le supplice de l’eau pour avouer ses crimes. © Wikimedia Commons, Domaine Public

oOo

L'affaire des poisons secoue le royaume de France, et en particulier la Cour, entre 1679 et 1682.

Plusieurs personnalités sont impliquées dans ce scandale, qui provoque une véritable chasse aux sorcières.

Le danger des poisons est partout au XVIIe siècle.

L'affaire éclate en 1672, lorsqu'on retrouve dans les affaires personnelles de l'officier et aventurier Godin de Sainte-Croix neuf lettres de sa maîtresse, la marquise de Brinvilliers — née Marie-Madeleine Dreux d'Aubray—, accompagnées de plusieurs fioles ayant contenu du poison.

Dans ses lettres, cette dernière reconnaît avoir empoisonné son père et ses deux frères.

Après avoir fui à Londres, Valenciennes et en Hollande, elle rejoint la Belgique.

Réfugiée dans un couvent à Liège, elle est arrêtée le 25 mars 1676, puis exécutée.

Les poisons à la Cour de France

Quelques années plus tard, en 1679, l'affaire des poisons rebondit.

Ayant entendu quelques rumeurs d'empoisonnement, un petit avocat, maître Perrin, se confie à la police.

Une femme est alors arrêtée : Marie Bosse. Elle aurait fourni des poisons à des épouses de parlementaires voulant se débarrasser de leur mari.

En parallèle, elle dénonce une autre empoisonneuse. Des affaires de messes noires et de meurtres d'enfants sont révélées.
Catherine Deshayes, que l'on connaît sous le nom de « La Voisin », est mise en cause. Elle affirme avoir fourni poisons et sortilèges à des personnes de la Cour.
Un tribunal dédié, la Chambre ardente, est alors créé. Madame de Vivonne (la belle-sœur de Madame de Montespan, un temps favorite du roi), la comtesse de Soissons et le maréchal de Luxembourg font notamment partie des personnes impliquées.
La Cour vit au rythme des rumeurs : on raconte notamment que Madame de Montespan aurait fait empoisonner Marie-Angélique de Fontanges, l'une de ses rivales.

Au total, la Chambre ardente auditionna 442 accusés et prononça 36 condamnations à mort. 

Louis XIV ordonna que l'on brûlât les registres le 13 juillet 1709. 

Auteur : La rédaction de Futura

 .../....

 Pour poursuivre la lecture de cet article,

je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous : 

 Sourcehttps://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-scandale-cour-louis-xiv-affaire-poisons-5641/

 

EVY,

 

 Letter-E3-1024x1024

 

oOo

 

 

 

Posté par evynou35 à 11:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


lundi 19 février 2018

On a retrouvé le premier Poilu de Verdun grâce à son ADN

  

67c7c42bf2067d4fc42219980cd029ae-retrouve-le-premier-poilu-de-verdun-grace-son-adn

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/

 

oOo

 

Le sergent Fournier, premier Poilu de Verdun,

a été identifié grâce à son ADN.

oOo

« Il y a toute une série de petites circonstances miraculeuses » qui ont permis à « cette belle histoire », débutée par un coup de pelleteuse le 6 mai 2015, de connaître un dénouement « extraordinaire », sourit Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

.../
Vous pouvez lire cet article en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/guerre-14-18/

 

Source Ouest-France

oOo

EVY

Letter-E3-1024x1024

 

oOo

Posté par evynou35 à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 18 février 2018

Les roses équatoriennes à la conquête de la planète

 

 

Résultat de recherche d'images pour "images roses"

oOo


Une grande partie des roses de qualité sont aujourd'hui produites en Équateur.


La Saint Valentin est un moment privilégié pour signifier à la personne aimée son importance. Chaque année voit refleurir une valeur sûre de l’expression des sentiments : le bouquet de roses. Rouges de préférence, et de qualité supérieure, si on en a les moyens. Les amoureux ignorent probablement que la plupart de ces roses haut de gamme proviennent d’un seul endroit : l’Équateur, qui est devenu en quelques années l’un des leaders mondiaux de la fleur coupée.

Comment le David équatorien a-t-il fait pour résister à la concurrence du Goliath colombien, bien mieux armé pour pénétrer les marchés du Nord ? Grâce à un modèle économique audacieux et original, mais qui demeure fragile.

.../

Pour lire la suite de cet article, cliquez sur le lien ci-dessous :

https://theconversation.com/les-roses-equatoriennes-a-la-conquete-de-la-planete

 

Auteur  - Professeur d'économie, Grenoble École de Management (GEM) .

Cet article a été co-écrit avec Maria Mercédès Prado, professeur d’économie à la PUCE, université de Quito.

Déclaration d’intérêts :

Grégory VANEL ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

 

EVY

Letter-E3-1024x1024

 

oOo

 

 

Posté par evynou35 à 11:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 17 février 2018

Montesquieu - Un écrivain philosophe

Résultat de recherche d'images pour "Image montesquieu"
oOo

Personnalité essentielle du siècle des Lumières, Montesquieu a marqué le monde intellectuel en tant que philosophe de l’Histoire et figure fondatrice de la science politique. Il a laissé l’image d’un aristocrate impassible, sagace et pondéré, à l’instar des vieux sages Romains qu’il a fait ressurgir dans la culture de son temps. Cette représentation correspond à une certaine réalité, qui est cependant beaucoup plus complexe. Car Montesquieu possède plusieurs facettes, tant il est éclectique et son œuvre bigarrée, à l’exemple de sa vie qui semble si lisse et est pourtant bien plus animée qu’il n’y parait.

Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède (il n’héritera le titre de Montesquieu qu’à la mort de son oncle, en 1716) nait dans la propriété familiale en Guyenne, en 1689. Après des études chez les Oratoriens, puis à l’université de droit de Bordeaux dont il sort licencié en 1708, il monte à Paris pour s’initier à la pratique des affaires tout en complétant sa culture littéraire. La mort de son père en 1713 le ramène à La Brède, où il reprend la gestion de ses vignobles qui périclitaient pour en faire une affaire extrêmement rentable, le mettant à l’abri du besoin. Sa fortune augmente encore par son mariage avec une riche héritière protestante, qui lui apporte 100 000 livres de dot et lui donnera trois enfants. Devenu conseiller du Parlement de Bordeaux (1714), Président à mortier (1716) et membre de l’Académie de la ville, il devient un notable incontournable de la région. Outre ses différentes charges, il écrit beaucoup, sur des sujets très divers : économie, religion, histoire, et surtout sur les sciences : écho, éclair, aimant, pesanteur. Il envisage même une Histoire physique de la Terre, qui ne verra jamais le jour

Tout change en 1721. Il publie un roman épistolaire, les Lettres persanes, qui connaît un succès foudroyant. Ce récit de deux orientaux venant en Europe donne une vision décalée et ironique de la société française et rend son auteur célèbre. Sa réputation lui permet d’être introduit dans la haute société parisienne. Délaissant La Brède, il fréquente assidument les salons de la capitale, notamment celui de Madame Lambert qui l’aidera à devenir membre de l’Académie Française en 1727. Il continue d’écrire, notamment le Temple de Gnide qui obtient en 1725 un triomphe. Durant cette période, il côtoie les Grands du royaume, la fine fleur de la littérature et de l’art, et poursuit quelques aventures galantes, sans lendemain. En 1726 il quitte brusquement Paris et cette vie mondaine, suite peut-être à une rupture amoureuse avec une mystérieuse "belle Comtesse".

Libre professionnellement (il a vendu sa charge de Président à mortier), riche (sa fortune est évaluée à 550.000 livres), curieux, à la recherche aussi d’un poste diplomatique (mais le ministère ne donnera pas suite), il se lance dans un grand périple, suivant la tradition aristocratique du "Grand Tour" qui voyait les nobles sillonner l’Europe. Parti à Vienne en avril 1728, cette expédition dure trois ans : il visite la Hongrie, séjourne en Italie, notamment à Rome où il reste six mois, traverse l’Allemagne et les Pays-Bas avant de s’installer à Londres pendant un an et demi. Même s’il se divertit en chemin (théâtre, opéra), c’est avant tout un voyage d’études. Tout l’intéresse, de l’éruption du Vésuve à la franc-maçonnerie à laquelle il sera initié en Angleterre, des fortifications aux visages des gens rencontrés, des paysages à la diplomatie. Il enquête, discute, observe, et note tout, accumulant ainsi un ensemble phénoménal de connaissances.

Son retour en France en mai 1731 inaugure une nouvelle phase de sa vie, studieuse, calme et posée. Retiré à La Brède, il agrandit son domaine, établit ses enfants, et continue d’écrire. Des contes : Arsace et Isménie, Histoire véritable, mais surtout ses réflexions sur le monde, la politique, le pouvoir. Dès 1734, Les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence sont une méditation sur l’Histoire à travers celle de la Rome antique. On y trouve déjà quelques idées force : l’évolution des sociétés dépend de l’interrelation entre plusieurs facteurs concrets, comme la géographie, la culture, la religion, etc. Il est très critiqué, et certains, pastichant le titre de son livre, parlent de la "décadence" de Montesquieu. Mais celui-ci élargit son horizon, appliquant au monde entier les principes décrits dans son ouvrage. Il s’attelle à un travail de quinze ans : cela donne L’Esprit des lois.
De l'Esprit des lois

Publié à Genève en 1748, cette vaste composition mêle sociologie, droit, économie, politique, institutions. Il y analyse les différents types de gouvernements, développe ses théories sur le climat, la séparation des pouvoirs, l’éloge des corps intermédiaires, etc. 

C’est peu dire que l’accueil de l’Esprit des lois fut froid. Certains, comme Voltaire ou Fréron, furent très réservés. Madame Du Deffand alla jusqu’à persifler que ce livre ne faisait que de « l’esprit sur les lois ». Mais les attaques les plus virulentes vinrent de l’Eglise, qui ne pouvait accepter que l’action des hommes soit détachée de la volonté divine. Le livre fut mis à l’Index en 1751, et condamné par la Sorbonne en 1754. Affaibli, devenu presque aveugle, Montesquieu va pourtant se battre : en 1750 il expose une Défense de L’Esprit des lois. Il met également en ordre toutes ses notes, qui seront publiées plus tard sous les titres Mes Pensées et Spicilège, revoit certaines de ses œuvres, rédige pour l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert un article sur le Goût. Il décède le 12 février 1755 à Paris, d’une fièvre maligne, refusant sur son lit de mort des corrections à L’Esprit des lois que lui tendait un jésuite. Seul de tous les gens de lettres Diderot assistera à son enterrement.

Montesquieu est depuis sa mort continuellement étudié, analysé, critiqué, tant son influence a été et est encore immense. Mais son héritage est ambigu. D’un côté, il est totalement inséré dans l’élite sociale et culturelle de son temps. Loin d’être subversif, c’est un grand seigneur, dont le but est la perpétuation du nom, la continuité de la lignée, l’agrandissement de ses terres. Certains l’ont même catalogué comme réactionnaire, expliquant que sa défense des corps intermédiaires ne fait que camoufler une apologie de sa classe sociale et une défense des privilèges nobiliaires. À l’inverse, Montesquieu rompt radicalement avec l’idéologie de son temps en évacuant Dieu, le hasard ou le rôle prédominant des grands hommes dans l’Histoire. Il défend également et systématiquement la liberté, la tolérance, l’universalisme. C’est un précurseur dont se réclameront les philosophes des Lumières qui écriront après lui.

Au-delà du portrait de théoricien qu’a sculpté pour lui la postérité, Montesquieu est également un écrivain. Son œuvre littéraire est abondante, car il n’a cessé toute sa vie de rédiger contes, romans, nouvelles. Les Lettres persanes qui n’étaient considérées pendant deux siècles que comme un brouillon de son chef d’œuvre, un délassement de l’auteur, sont maintenant réévaluées, comme ses écrits plus personnels, Mes Pensées et Spicilège, publiés seulement au XXe siècle et depuis souvent réédités et longuement analysés. On a beaucoup glosé sur son style, assez différent de celui de ses contemporains : phrases simples, logique démonstrative, éliminant le superflu pour aller à l’essentiel : "Pour bien écrire, disait-il, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour n’être pas ennuyeux ; pas trop, de peur de n’être pas entendu". Et toujours un humour sous-jacent, qui transparait dans sa façon de justifier l’originalité et la nouveauté de son écriture : "Un homme qui écrit bien n’écrit pas comme on a écrit, mais comme il écrit, et c’est souvent en parlant mal qu’il parle bien".
Letter-E3-1024x1024
oOo

Posté par evynou35 à 12:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 15 février 2018

Orelsan

  

E 2004 0412 520

 

 Salut les Blogueuses et les Blogueurs, 

Je pousse un coup de gueule contre ce chanteur

(enfin, s'il mérite d'être appelé ainsi).

J'ai inséré plus bas dans le texte, le lien de la vidéo

dans le cas où vous ne connaîtriez pas cet individu.

Et pour vous faire une idée

de ce qu'il est capable "d'écrire et de rapper" sur

La Femme !

 

11295602_1588913748062992_7608870180891740453_n

 

 Mais si vous êtes écoeuré comme je le suis, 

je vous invite à ne pas visionner cette m.... !

Alors c'est vrai qu'en France, et heureusement, 

nous sommes libres de nous exprimer et d'émettre notre opinion 

sans être inquiété (ou presque !!!)

 

Daffy_fra__led

 

  En furetant sur la toile, j'ai vu une pétition sur Facebook,

qui demande la restitution des "victoires"

que le "chanteur-rappeur" a acquises

lors des dernières Victoires de la musique.

Sans aller jusque là,

(car peut-être que cet homme les mérite

pour les diverses "créations" qu'il a faites ces derniers temps),

mais par principe

et parce que l'on se doit respect les uns, les autres,

JE DIS :

 

Source: Flickr

 

S'il vous plait, 

un peu de respect Monsieur Orelsan.

Les femmes sont assez moquées partout et tout le temps,

pour que vous vous absteniez dans un art populaire,

La chanson française,

 

de jeter de telles injures et de telles ordures

à la face de la gente féminime.

 "Allez répandre votre fiel ailleurs" (pour rester polie).

 Si vous avez envie de vomir ou de pleurer,

c'est le moment de regarder cette vidéo

en cliquant sur le lien ci-dessous ...

 

3

 

https://youtu.be/fSOeeXGMWwg

 

PS : Ci-dessous, lien pour lire les paroles de cette ... (je ne sais même pas comment nommée ce texte infâmant) 

https://www.paroles.net/casseurs-flowters/paroles-01h16-les-putes-et-moi

 

 Letter-E3-1024x1024

 

 

oOo

 

Auteure : Evelyne Bretey

 

Posté par evynou35 à 12:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


jeudi 28 décembre 2017

Il n'y a pas de « il est trop tard »

 

Résultat de recherche d'images pour "dessins homme chinois"  

oOo

A écouter avec beaucoup d'attention s'il vous plait...

oOo

 

 

Wang Deshun,  le chinois 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=OjoLboTG4F4

 signature_1

oOo

Posté par evynou35 à 13:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 22 décembre 2017

Mot de la Blogueuse !

  

E 2004 0412 520

 Evy, la blogueuse

Résultat de recherche d'images pour "images sapins de noel scintillant"

Je vous prie de bien vouloir m'excuser

pour ma longue absence

due à des problèmes de santé 

et d'informatique. 

Pour l'heure, je suis à Bordeaux

pour les fêtes de Noël,

et chez ma belle fille ,

pour le réveillon du nouvel an. 

Je reprends mes activités "bloguestes"

En ...

 

 

!!! 2018 !!!

Résultat de recherche d'images pour "images boules de noel bleues"

Très heureuses fêtes de fin d'année à tous 

 

Résultat de recherche d'images pour "images smileys bisous"

signature_1

Résultat de recherche d'images pour "images étoiles"

 

 

Posté par evynou35 à 12:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Au pays des cathédrales de glace

 

Au pays des cathédrales de glace ©Lorraine Turci

oOo

On appelle l'Antarctique le continent blanc. À tort, car il est bien plus que cela. Pour partir à la découverte de ce sanctuaire de l'humanité, embarquement pour une croisière-expédition entre faune préservée et paysages démesurés.

La journée s'achève dans la baie de Neko. Au milieu d'une mer d'huile, on distingue de petits jets d'eau émergeant des flots. Le capitaine lance un appel de son poste de pilotage : « Depuis le début de l'après-midi, on aperçoit une dizaine de souffles de baleines, on va tenter de les approcher. » Une heure plus tard, la nageoire puis la queue d'une baleine à bosse apparaît sous la fenêtre de la cabine passager. Et à nouveau la voix du capitaine appelant à se rendre sur le pont supérieur. De bâbord à tribord, les souffles sont maintenant partout. Il y en a une trentaine au total. Lentement, un véritable ballet de cétacés se met en place sous les yeux des passagers incrédules. Cet hallucinant spectacle aquatique sur fond de cimes enneigés se prolongera jusqu'au coucher du soleil, bien plus tard dans la nuit australe. Si un tel épisode constitue le climax d'un voyage en Antarctique, il n'est que l'aboutissement d'une semaine entière consacrée à un show grandeur nature. La veille, dans la baie de Wilhelmina, une baleine à bosse avait effectué 33 sauts devant la proue du bateau. L'avant-veille, une famille d'orques avait fait son apparition et c'est sans parler des nombreuses otaries à fourrure, phoques de Weddell, léopards des mers et manchots en tous genre qui ont jalonné l'itinéraire de la croisière.

 

UN THÉÂTRE À CIEL OUVERT

©Ray Hems/Gettyimages

Une croisière polaire en Antarctique commence à Ushuaïa, la ville la plus australe au monde, capitale de la Terre de feu. Elle se poursuit le long de canal de Beagle, traverse les Cinquantièmes hurlants au niveau du redouté passage de Drake, avant de mettre le cap sur Shetland du Sud, porte d'entrée de la Péninsule Antarctique. Après deux jours de navigation sans la moindre côte en vue, une colonie de damiers du Cap signale l'approche du continent. Le Lyrial a alors dépassé le 63e parallèle, et se trouve à plus de 1 000 kilomètres des premières côtes (celles d'Ushuaïa), à 2 600 km de la Tasmanie et 4 000 km de l'Afrique du Sud. Autant dire au bout du monde, littéralement. Emoi des passagers et crépitement des flashs quand apparaît le premier iceberg. C'est qu'ils ne savent pas encore que celui-ci fait bien pâle figure comparé aux cathédrales de glace qui vont bientôt se dresser sur leur chemin. Au total, quatre jours de voyage auront été nécessaires depuis la France avant d'apercevoir les premières glaces. Un trajet comme il n'en existe plus...

Nous sommes en mars, à la fin de l'été austral, au moment où l'eau s'épaissit, où le brash (amas de glaçons) commence à se former ; dans quelques semaines, la mer sera entièrement recouverte de glace et le continent deviendra totalement inaccessible. C'est donc de novembre à mars qu'il convient de jouer aux explorateurs polaires. À cette période, quatre navires de la Compagnie du Ponant, aux côtés d'une trentaine d'autres, sillonnent sans jamais se croiser les côtes de la Péninsule Antarctique. Si cet appendice de terre long de 1 500 km ne représente que 1% du continent, elle en constitue la partie la plus accessible. C'est également ici qu'on observe la plus importante concentration d'animaux et les températures les plus clémentes (en moyenne de - 5 °C, contre - 50 °C sur le reste du continent). Tout au long de l'été, Le Lyrial vogue donc entre baies protégées, canal envahi par la glace et théâtre de sculptures sur glace à ciel ouvert. C'est aussi la saison idéale pour observer les manchots en mue lorsque debout, hirsutes et immobiles, ils attendent patiemment leur nouveau plumage.

 

©Fabrice Vallon

UNE PALETTE DE COULEURS

On l'appelle le « continent blanc », pourtant, cet espace inhabité de 14 millions de km2, recouvert à 90% de glace, porte bien mal son nom. Car rien n'est plus frappant que la palette de couleurs dont l'Antarctique est constituée. Gris, bleu, blanc et rose en sont les teintes dominantes. À chaque heure de la journée, à chaque variation de température, le paysage change de ton. Partout, les reflets turquoise des icebergs répondent au gris de la mer sur laquelle se reflète le blanc des montagnes enneigées. On avait imaginé de la banquise à perte de vue ; c'est en fait un étonnant paysage de reliefs et de glaciers qui caractérise la Péninsule (le Mont Français, l'un des plus hauts sommets du continent, culmine à 2 760 mètres). On avait imaginé une mer tourmentée ; le plus souvent elle prend des allures de lac placide. Seuls les vents catabatiques soufflant parfois à plus de 200 km/h ne viennent pas trahir nos fantasmes polaires. Unique signe d'une présence humaine : les quelques bases scientifiques installées dans les baies protégées. Dans tout le continent, on n'en compte pas plus de 82, disséminées dans cet étendue vaste comme 22 fois la France, soit moins de 1 000 habitants en permanence et jusqu'à 5 000 pendant l'été austral. On évalue en revanche à 20 millions le nombre de phoques crabiers... Les chercheurs et les membres d'équipage sont donc les rares individus à pouvoir appréhender l'éventail de ces paysages. « Chaque jour est unique car en fonction de la météo, les paysages et l'atmosphère ne sont jamais les mêmes. En début de saison, il y a peu d'animaux, les paysages sont beaucoup plus blancs avec davantage de banquise puis peu à peu viennent les icebergs. En fin de saison c'est au tour de la nuit de faire son apparition », s'enthousiasme Florence Kuyper, chef d'expédition du Lyrial et ancienne chef de base à Port Locroy, un mouillage découvert par le commandant Charcot en 1903, devenue base scientifique britannique dans les années 50, reconverti en petit musée vintage.

L'itinéraire d'une croisière-expédition est tracé chaque jour en fonction de la météo, des conditions de navigation mais aussi de la beauté de la glace et de l'intérêt de la faune. « Nous devons toujours avoir un plan B, voire un plan C », précise le capitaine Olivier Marien. 40 000 touristes débarquent sur la Péninsule chaque année, quand dans les années 90, ils étaient à peine 5 000. Depuis 1991, IAATO, l'organisme réglementant un tourisme responsable en Antarctique, impose des règles strictes auxquelles les passagers sont formés en début de croisière. Jamais plus de 100 personnes par jour sur un même site, passage par un bac de décontamination avant chaque débarquement, distance de sécurité obligatoire avec les animaux... Organisées par le chef d'expédition et accompagnées d'une équipe de naturalistes, les expéditions alternent sorties en zodiac et débarquements à terre, visites de base scientifique et ancienne station baleinière, observation de la faune et balade au milieu des icebergs...

 

CONTINENT POUR LA PAIX ET LA SCIENCE

©Margot SIB

Mais l'essentiel du spectacle se contemple depuis les différents ponts, pendant la navigation, à observer marsouiner les manchots et dériver les icebergs. Il se poursuit par le survol impromptu d'un albatros ou d'un pétrel géant. Et il se prolonge jusqu'au petit matin quand la luminosité confère au paysage d'autres couleurs encore. Quand les conditions s'y prêtent, le capitaine s'aventure à franchir le cercle polaire. Mais le plus souvent, le navire jette l'ancre dans l'un des sites répertoriés, évoquant les grands explorateurs polaires : Port Charcot, détroit de Gerlache, canal Lemaire...

L'Antarctique est le dernier continent à avoir été découvert puis exploré. La course vers le Grand Sud a débuté dès le xvie siècle, avec les premières cartographies. Francis Drake atteindra en 1578 le détroit de Magellan, James Cook sera le premier à dépasser le cercle polaire en 1773. La découverte territoriale s'intensifiera au xixe siècle avec Bellingshausen, puis Smith, Bransfield, Dumont d'Urville... avant de céder la place aux scientifiques. Et puis, Charcot documentera la vie sauvage, Amundsen atteindra le premier le pôle sud en 1911, Shakelton y mènera une expédition devenue culte. L'histoire du continent connaît un tournant en 1957 avec l'année de la géophysique internationale qui conduira en 1959 au traité de Washington gelant toute revendication territoriale. Le protocole de Madrid en 1991 finit de transformer l'Antarctique en un sanctuaire de paix et de science établissant un moratoire de 50 ans sur les ressources minières et protégeant le continent de toute exploitation. Selon certains spécialistes, il recèlerait 20% des réserves de gaz et pétrole, mais aussi du cuivre, de l'or et du fer... Alors, pour découvrir ces terres préservées, ce passager belge, globe-trotteur impénitent, n'a pas hésité à enfiler sa veste polaire. Mais accoudé au bastingage, alors que Le Lyrial a mis le cap au nord et que les derniers glaçons se diluent dans l'océan Austral, une question le taraude : « Que voir après ça ? » 

 

CINQ CHOSES QUE L'ON NE SAIT PAS SUR L'ANTARCTIQUE
  •  01 - Le continent abrite 90% des glaces de la planète et 60% de ses réserves d'eau douce.
  •  02 - Les premières croisières polaires ont été organisées dans la région, dès la fin des années 50, par le Chili et l'Argentine. Le tourisme s'est intensifié au début des années 2000 avec la mise à disposition d'une flotte de brise-glaces provenant de l'ex-Union Soviétique, reconvertis dans le tourisme.
  •  03 - L'Antarctique n'appartient à personne depuis le traité de Washington, mais une occupation régulière par le biais des bases scientifiques est un enjeu stratégique pour pouvoir attester d'une présence permanente et conforter toute revendication territoriale au cas où l'accord du traité prendrait fin.
  • 04 - Le bureau de poste le plus austral au monde se trouve à Port Locroy. 70 000 cartes postales y sont postées chaque année.
  • 05 - 60 000 baleines à bosse vivent au large de l'Antarctique. Elles étaient 2 millions au début du xxe siècle. La chasse a été interdite en 1984.

 

CARNET PRATIQUE

 La compagnie du Ponant, spécialiste des croisières-expéditions de luxe, propose plusieurs croisières en Antarctique. 

Pour la saison 2018 départs de croisière sont prévus à bord des quatre navires de la flotte, Le Lyrial, Le Boréal, L'Austral et Le Soléal.

Quatre circuits différents de 10 à 21 nuits. dont L'Antarctique emblématique (décrite dans l'article) : de Ushuaia à Ushuaïa en 11 jours/10 nuits, à partir de 9 290 euros. Le prix comprend la cabine supérieure sur la base d'une occupation double, vols intérieurs aller-retour Buenos Aires-Ushuaïa, vols long-courrier Air France depuis Paris en classe économique et préprogramme une nuit à Buenos Aires, les repas, les expéditions, taxes aériennes, portuaires et de sûreté inclus. Les parkas polaires et les bottes adaptées aux excursions en zone extrême sont fournies. 

Une croisière-expéditionen version 5 étoiles, comprend des cabines tout confort équipées d'un balcon, mais aussi deux restaurants (un restaurant buffet et un gastronomique), ainsi qu'un spa et un salon de coiffure. 

Des conférences et documentaires sont proposés tout au long de la croisière. Les expéditions, qui ont lieu deux fois par jour, alternent sortie en Zodiac et débarquement à terre, et sont toutes accompagnées d'un guide naturaliste.

La Compagnie du Ponant est membre de IAATO (Association internationale des tour-opérateurs en Antarctique) qui a pour but de promouvoir un tourisme responsable en Antarctique.

 

Auteure Mariana Reali / Journaliste

En savoir plus :  https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/0301050181081-au-pays-des-cathedrales-de-glace-2140620.php

Images : https://www.lesechos.fr/medias/2017/12/22/2140620_au-pays-des-cathedrales-de-glace-web-tete-0301050176472_1000x300.jpg

Source : https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/0301050181081-au-pays-des-cathedrales-de-glace-2140620.php

signature_1

 

oOo

 

 

Posté par evynou35 à 11:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 15 décembre 2017

Quelle est la différence entre une mer et un océan ?

La côte est canadienne donne sur la mer du Labrador.

© Pixabay/CC0
oOo

Dimensions, frontières physiques, profondeur... Plusieurs critères distinguent les mers des océans. Une distinction qui reste basée sur des conventions plus que sur des caractéristiques objectives !

Lorsque Vasco Núñez de Balboa franchit en 1513 l'isthme de Panamá et s'aventure sur des flots inconnus, il baptise ceux-ci Mer du Sud. Cinq ans plus tard, Magellan y navigant à son tour par temps calme l'appelle océan Pacifique... Nom qui ne devient officiel qu'à la fin du XIXe siècle. Voilà une façon de poser le problème : les mers et les océans sont d'abord des conventions. Il s'agit d'inventions humaines. D'où la difficulté à les différencier clairement, sinon à les justifier.

En l'état, il existe plusieurs critères. Le premier est le plus intuitif : ce qui distingue une mer d'un océan, c'est d'abord un rapport d'échelle. Par définition, l'océan est plus étendu. La superficie du plus petit d'entre eux, l'Indien, est de 73 millions de kilomètres carrés, tandis que la mer la plus grande, celle d'Arabie, couvre 3,6 millions de kilomètres carrés. Un rapport du simple à vingt.

Les océans sont bordés de continents

Les mers se distinguent par une superficie inférieure, mais encore ? La nature de leurs côtes, la profondeur de leur fond et la salinité de leurs eaux sont aussi prises en compte par les océanographes. Par convention, le terme océan désigne les plus grandes étendues d'eau salée, bordées par les continents. Elles sont au nombre de cinq : Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Austral.

Les mers, elles, sont de deux grandes catégories. D'une part, les mers bordières, disposées le long du contour des océans, et circonscrites par des péninsules, des îles ou des hauts-fonds. La mer des Caraïbes, par exemple, bordant l'océan Atlantique, est ceinturée par un chapelet d'îles.

Attention cependant, qui dit mer ne dit pas forcément "faible profondeur" ! Celle des mers bordières peut être très élevée, au-dessus des 2 000 mètres, à l'instar de la mer de Norvège (maximum 4 000 m) ou de la mer de Corail (maximum 9 140 m, située entre l'Australie et la Nouvelle Calédonie). Mais ces mers peuvent aussi être situées sur les plates-formes continentales, moins profondes que les plaques océaniques, et donc ne pas dépasser les 200 mètres de profondeur : c'est le cas de la Manche ou de la mer du Nord.

Les mers enclavées ont des caractéristiques propres

La deuxième grande catégorie, les mers annexes, communiquent avec l'océan uniquement par un détroit et sont cernées en quasi-totalité par des terres émergées. A l'instar de la Méditerranée, reliée à l'Atlantique par le détroit de Gibraltar. Du coup, contrairement aux mers bordières, leurs caractéristiques hydrologiques sont très différentes de celles de l'océan. Enclavées, elles sont soumises à une forte évaporation et sont souvent plus salées que l'océan mondial (les cinq océans communiquant entre eux). Alors que la salinité de ce dernier vaut 35 grammes/litre, en Méditerranée elle varie de 38 à 39,5 g/l, monte à 41 g/l en mer Rouge et plafonne à 275 g/l en mer Morte ! Toutefois, dans la Baltique, une mer alimentée par de nombreux fleuves, elle tombe à 5 ou 10 g/l.

Dernière différence : les mers affichent une plus grande diversité biologique que les océans. La Méditerranée, par exemple, abrite entre 4 et 18 % des espèces marines de la planète alors qu'elle représente moins de 1 % de la surface de l'océan mondial !

D'après Science & Vie QR n°20 « La mer & les océans »

Par Fiorenza Gracci et Emmanuel Monnier 

Source : https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/quelle-est-la-difference-entre-une-mer-et-un-ocean-10127

 

signature_1

 

oOo

Posté par evynou35 à 17:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 29 novembre 2017

Baie de Gibraltar

 

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "images carte gibraltar"                                                              

 Gibraltar Bay, Méditerranée occidentale

 

https://img.scoop.it/  - http://michka.blog50.com/media/02/00/1469263038.gif

 

La baie de Gibraltar, située près de la pointe sud de la péninsule ibérique,

 

est le point central de cette photographie d'astronaute. 

 

 

 

 

 

Le célèbre rocher de Gibraltar qui forme la frontière nord-est de la baie est formé de sédiments du fond marin de l'ère jurassique qui se sont solidifiés en calcaire, une roche formée principalement de la calcite minérale qui se trouve dans les coquillages des créatures marines. Le calcaire a ensuite été soulevé au-dessus de la surface de l'océan lorsque les plaques tectoniques africaines et eurasiennes sont entrées en collision. 

Les villes de La Linea et Algeciras qui bordent la baie, ainsi que les installations de traitement du pétrole le long du littoral nord, font partie de l'Espagne, tandis que la ville de Gibraltar (à l'ouest du rocher inclus) est sous la juridiction des États-Unis. Royaume.

Les eaux protégées de la baie de Gibraltar et sa proximité avec l'Afrique et le détroit de Gibraltar (la porte d'entrée entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée) contribuent à l'importance stratégique et économique passée et actuelle de la région. 

De nombreux navires et plusieurs sillages de navires sont visibles dans la baie; la majorité d'entre eux sont des cargos et des camions-citernes qui accèdent aux installations pétrolières. Les navires plus proches du Rocher de Gibraltar sont plus susceptibles d'être des navires de croisière, car Gibraltar est une destination populaire pour les touristes. 

La lumière solaire partielle (la lumière réfléchie directement à la caméra à bord de la Station spatiale internationale) dans la baie met en évidence l'eau de surface rendue rugueuse par les vents entrants dans la baie par les hautes terres environnantes. 

Une telle zone est visible directement à l'ouest de La Linea.

Scooped par : Seth Dixon sur l' éducation de la géographie

Source : https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=7285&eocn=image&eoci=related_image

Letter-E3-1024x1024

oOo

La photographie d'astronaute ISS014-E-6812 a été acquise le 30 octobre 2006 avec un appareil photo numérique Kodak 760C utilisant un objectif de 400 mm et est fournie par l'expérience ISS Crew Earth Observations et le groupe Image Science & Analysis du Johnson Space Center. L'image de cet article a été recadrée et améliorée pour améliorer le contraste. Le Programme de la Station spatiale internationale aide le laboratoire à aider les astronautes à prendre des photos de la Terre qui présenteront la plus grande valeur pour les scientifiques et le public, et à les rendre disponibles gratuitement sur Internet. Des images supplémentaires prises par les astronautes et les cosmonautes peuvent être visionnées à la NASA / JSC Gateway to Astronaut Photography of Earth.

Instruments): ISS - Appareil photo numérique

Posté par evynou35 à 11:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,