vendredi 16 janvier 2015

Jean-Luc Mélenchon - « Droit au blasphème » dans le « Dictionnaire de la laïcité »

Voici la contribution écrite par Jean-Luc Mélenchon sur le « Droit au blasphème » dans le « Dictionnaire de la laïcité » publié chez Armand Collin. Il rappelle qu'en République, le blasphème n'existe pas.

Un blasphème est un discours jugé insultant à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qu’elles considèrent comme sacré. Mais "le blasphème n'est scandaleux qu'aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée" a dit Pierre Bayle au XVIIème siècle. Aucune loi n’institue un espace sacré dont le contenu serait placé hors du champ de la loi librement débattue. Il n'y a donc pas de blasphème "objectif". La notion de blasphème étant strictement religieuse, il existe du point de vue d’une société laïque une liberté de pensée et d’expression qui ne reconnait pas la limite de l’espace imaginaire déclaré comme sacré par les religions. Il n’y a donc pas de droit au blasphème puisque le blasphème n’a aucune réalité ni dans l’ordre de faits observables ni dans l’ordre juridique. Le « droit au blasphème » est donc aussi total que celui d’injurier le Père Noël.

Pourtant, les religions monothéistes ont réussi à imposer la condamnation du blasphème comme une norme. On trouve la condamnation à mort du blasphème dans les textes fondamentaux du Judaïsme, Christianisme et Islam.


Dés un des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique (24.1016), on peut lire : "celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort, toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de dieu"


Selon l'apôtre Jean, les Juifs voulaient lapider Jésus, parce que, étant homme, il disait être dieu, ce qu'ils estimaient être un blasphème (Jean 10 : 33). Puis les serviteurs de dieu sont aussi accusés de blasphème par Saint Marc : "Vous venez d'entendre le blasphème : que vous paraît-il? " Tous le condamnèrent (comme) méritant la mort" (Mc 14,64).


Dans le Coran, l'insulte à Allah ou la compagnie de blasphémateurs est passible de mort également : « Ceux qui injurient (offensent) Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà et leur prépare un châtiment avilissant » [Sourate Al Ahzab 33:57]


Les religions sont donc unanimes pour condamner le blasphème, même si elles en donnent des définitions et des modalités de répression fluctuantes. Cela atteste de la subjectivité absolue du blasphème et de l’impossibilité de le réprimer notamment dans une société où se pratiquent plusieurs religions.

En France, le blasphème fut passible de mort jusqu'à la Révolution Française. La victime la plus tristement célèbre de cette loi religieuse étant le Chevalier de la Barre. Il fut accusé en 1765 de blasphème pour avoir chanté deux chansons libertines irrespectueuses à l’égard de la religion et être passé devant une procession en juillet 1765 sans enlever son couvre-chef. Après dénonciation, une perquisition menée au domicile de La Barre amène à la découverte de trois livres interdits (dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire et des livres érotiques) : plus de doute pour les juges d'alors : il est coupable. Arrêté le 1er octobre 1765 à l’abbaye de Longvillers il est condamné à mort. Voltaire prendra sa défense au nom de la tolérance, faisant du Chevalier de la Barre l'exemple de l'absurdité des lois religieuses. 

Les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 suppriment la notion de blasphème du droit français, tant qu'il n'y a ni abus ni trouble à l'ordre public. La notion de blasphème est réinstaurée sous la Restauration et elle est à nouveau abrogée dans les années 1830. L’insulte d’une religion reconnue par l’Etat (en vertu du Concordat en vigueur jusqu’en 1905) conduit toutefois encore à des condamnations de militants anti-cléricaux pour leurs écrits, alors même qu’ils ne visent pas d’individus en particulier. Cette possibilité de condamnation est finalement supprimée avec les lois du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cependant, le rattachement de l'Alsace et la Moselle en 1918 a réintroduit la notion de blasphème dans le droit français, via l'incorporation de l'article 166 du code pénal allemand qui punit le blasphème de trois ans de prison.


Les églises, à commencer par l'Eglise catholique ne vont cependant jamais désarmer pour obtenir la répression du blasphème, signe de leur prétention, contraire à la laïcité, d’imposer dans l’espace public leurs normes particulières. On assiste ainsi à une recrudescence du mouvement anti-blasphème depuis les années 1980.


En 1983, le cinéaste américain Martin Scorsese envisage de tirer un film du roman de Nikos Kazantzakis, « La dernière tentation », pour lequel l'auteur a été excommunié par l'Eglise orthodoxe grecque. La Paramount cède aux pressions des puissants fondamentalistes protestants et renonce à le produire. Le film est finalement tourné au Maroc, fin 1987, et sort, en 1988. Le 6 septembre 1988, le cardinal Albert Decourtay, archevêque de Lyon, et le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, rendent public un communiqué dans lequel ils protestent d’avance contre la diffusion de ce film, sans d’ailleurs l’avoir vu. Ils y condamnent l’irrespect pour le Christ et les évangiles. Le cardinal Lustiger, dira même dans Le Figaro du 31 octobre 1991 : « cet irrespect d’autrui est une atteinte plus grave qu’il n’y paraît au pacte social. De telles pratiques pourraient être passibles des tribunaux ». Cette recrudescence du mouvement anti-blasphème se traduira y compris par des tentatives violentes d’empêcher la diffusion du film dans des cinémas.

Certains représentants de l'Islam ont également relancé l’appel à condamnation du blasphème. Le 14 février 1989, l’ayatollah Khomeiny, prononçait en tant que jurisconsulte un décret qui condamnait à mort Salman Rushdie, auteur des  Versets sataniques (publié le 26 septembre 1988), ainsi que ses éditeurs. Et il enjoignait les « musulmans zélés » « de les exécuter où qu’ils se trouvent », pour en faire un combat exemplaire contre le blasphème, pour que  « personne n’ose insulter la sainteté islamique ».


Plus récemment, l’affaire de « La Cène », une photo représentant l'épisode évangélique et la publication dans un journal hollandais puis dans Charlie Hebdo en France de caricatures du prophète Mahomet donnent lieu à des procès et des menaces de mises à mort des dessinateurs.

A chaque fois est invoqué le « respect dû aux religions » pour justifier les menaces ou les condamnations, bref pour justifier l'interdiction du blasphème. En fait c'est un détournement du sens de la tolérance qui signifierait alors "respect des convictions". Or, au sens où l'entendait Voltaire, aucune idée ne peut exiger le respect, aucun groupe ne peut exiger le respect de ses convictions ! Seules les personnes méritent le respect et aucune attaque contre une idée ne justifie la mise en cause ou l'insécurité de ceux qui la défendent. Il apparaît désormais "normal" à certains croyants de saisir la justice lorsque leurs convictions, en général religieuses les plus profondes, sont moquées ou tournées en dérision. Si l'on poursuit ce raisonnement, les idées ou les convictions, politiques ou religieuses ne pourraient plus être critiquées. Au nom du "respect" et de la "tolérance" les religieux remettent en réalité en cause frontalement la liberté de pensée et d’expression.

L’Union européenne dont la fondation est étroitement liée a la Démocratie Chrétienne n’interdit pas la punition du blasphème. De nombreux pays en Europe le condamnent donc: c'est le cas du code pénal allemand et du code pénal autrichien qui font clairement référence au blasphème. L’article 140 du code pénal danois prévoit une peine de détention pour celui qui, publiquement, ridiculise ou insulte le dogme ou le culte d’une communauté religieuse. En Finlande, l’article 1er du code pénal punit de réclusion quiconque « aura publiquement blasphémé dieu ». Des dispositions de même nature se retrouvent dans les législations pénales grecque, italiennes, néerlandaise, suédoise ou norvégienne.

Les Pays-Bas vont ôter de leur arsenal pénal un article qui punissait le blasphème. Il va être remplacé par une disposition qui condamne la discrimination, les “insultes graves” et les propos “inutilement blessants” à l’égard des individus, sur la base de “leur race, leur orientation sexuelle et leur religion”. En définitive, la réforme fait craindre une restriction de la liberté d’expression dans un pays qui a vécu plusieurs épisodes tumultueux au cours des dernières années. En 2004, le cinéaste Theo Van Gogh a été assassiné à Amsterdam par un islamiste radical pour avoir réalisé le film Submission. Il avait été taxé de blasphème par son meurtrier. Ayaan Hirsi Ali, députée d’origine somalienne, coscénariste du film désormais exilée à Washington, avait subi la même accusation. En 2006, l’affaire des caricatures danoises de Mahomet a eu un écho particulier aux Pays-Bas et fait craindre d’autres actions violentes.

En Irlande, critiquer une religion pourra désormais être puni d'une amende de 25 000 euros. La loi sur la diffamation est entrée en vigueur ce 1er janvier 2010. Son article 36 crée un délit de blasphème. La loi s'applique à toutes les religions, pas seulement au catholicisme dominant en Irlande. Les militants laïcs irlandais ont mis en avant le ridicule de la notion même de blasphème puisque les représentants de chaque monothéisme sont blasphématoires aux yeux des représentants des autres. Jésus lui-même, dans l'évangile selon Jean profère des attaques contre le judaïsme. Et Jésus a justement été condamné pour blasphème … ce qui montre le caractère impraticable de la répression du blasphème du moment où la liberté de conscience est reconnue dans une société. Si l’on devait écouter les églises, Benoît XVI n’aurait-il pas dû être poursuivi et condamné quand en en 2006, déjà pape, il avait cité un empereur byzantin, selon lequel Mahomet n'avait apporté que « du mauvais et de l'inhumain », blasphématoire pour les musulmans ?

Les condamnations, en Europe ne sont "que" pécuniaires. Mais au Pakistan par exemple, la loi sur le blasphème datant de la colonisation britannique n'a cessé de se renforcer et de se durcir dans le cas de prétendus blasphèmes contre l’islam, au point qu’elle prévoit maintenant la peine de mort en cas de blasphème contre Mahomet.
 
Les défenseurs d'une condamnation du blasphème ont aussi leurs entrées au Conseil des Nations Unies. L'Assemblée générale de l'ONU avait demandé au secrétariat général de la Conférence de l'Organisation islamique un rapport pour la mise en œuvre de la résolution 62/154, intitulée  “Combattre la diffamation des religions". Cette résolution cherche au fond à étendre la protection non pas aux êtres humains, mais aux opinions et aux idées, en accordant à celles-ci une immunité exclusive contre toute « offense ». Et le rapport transmis à l'ONU en juin 1988 appelle contre les insultes dont fait l’objet l’Islam à « sanctionner le mauvais usage ou l'abus de la liberté d'expression ».

La recrudescence des législations condamnant le blasphème, y compris en Europe et dans les instances internationales, va de pair avec les projets de reconfessionalisation de la société. Les mêmes qui défendent le blasphème sont les défenseurs de la théorie du "choc des civilisations" ou de la "laïcité positive". Dans cette logique, les religions doivent pouvoir influer sur les normes de l’espace public, en contradiction avec la laïcité qui cantonne leur pouvoir dans la sphère privée. Pour eux, "chacun son blasphème, chacun sa religion, chacun sa civilisation" est la nouvelle devise des temps modernes. Ce n'est que régression par rapport à l'esprit des Lumières et une négation de la laïcité. Le blasphème n'est qu'une critique ou une moquerie, il est un droit et ne doit plus être condamné.

Source :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/en-republique-le-blaspheme-nexiste-pas/

 

 

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jeudi 15 janvier 2015

France, terre d'attentats contre la presse ?

 

image : France, terre d'attentats contre la presse ?

Les attentats qui ont frappé la France la semaine dernière ont de multiples dimensions qui ont mobilisé le pays. On ne négligera pas l'antisémitisme assumé de la prise d'otages tragique de la Porte de Vincennes. Avec l'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo le 7 janvier, c'est la liberté de la presse qui est attaquée.

Cet attentat s’inscrit dans une longue tradition de violence à l’encontre de la presse et des journalistes, y compris dans notre pays. En effet, de nombreux journaux furent la cible d’attentats dont les dégâts ne furent généralement que matériels. Un attentat se distingue d’emblée, qui aurait pu servir de répétition à celui du 7 janvier : la fusillade du 18 novembre 2013 au siège de Libération, au cours de

laquelle un photographe avait été grièvement blessé par les balles d’Abdelhakim Dekhar… Mais celui-ci, se revendiquant de l’extrême gauche, déclara par la suite être venu pour faire peur et non pour tuer. Par ailleurs, Charlie Hebdo avait déjà été la cible d’un attentat à l’explosif en novembre 2011, s’inscrivant alors dans une liste qui voyait se côtoyer la presse d’extrême droite (Minute en 1971, 1974, 1975, 1982 et 1985, Le Choc du Mois en 1989), la presse de gauche (Globe hebdo en 1988, Libération en 1991 et 2013) et d’extrême gauche (L’Humanité en 2004) ainsi que la presse régionale (Corse Matin en 1992, 1994, 1997 et 2011) et internationale (Jeune Afrique, en 1987)… tous pris à partie par le terrorisme, qu’il soit d’inspiration nationaliste, islamiste ou révolutionnaire.

Cet œcuménisme improbable éclaire l’un des paradoxes du terrorisme. En effet, si la liberté de la presse est une cible récurrente pour les terroristes, paradoxalement, le terrorisme trouve dans les médias un adjuvant indispensable, au point qu’on a pu, dans certains cas, dénoncer une connivence. Margaret Thatcher, le 15 juillet 1985, s’adressant à des avocats américains, déclarait : « Nous devons enlever aux terroristes l’oxygène publicitaire dont ils dépendent » (And we must try to find ways to starve the terrorist and the hijacker of the oxygen of publicity on which they depend). Cette relation entre terrorisme et médias est ancienne, et la censure de presse fut aussi l’un des moyens dont usèrent les États pour lutter contre la violence politique… Mais l’attentat contre Charlie Hebdo nous ramène à la réalité du terrorisme autant qu’il éclaire l’évolution récente du phénomène.

Certes, la violence politique prônée pour punir un supposé blasphème est un drame déjà vécu par la société occidentale. La fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Khomeiny contre l’écrivain Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques était une condamnation quasiment « officielle » d’un texte (brûlé à Téhéran sous l’objectif des caméras occidentales) et de son auteur, imposant depuis des années à cet écrivain une existence quasi clandestine, sous la protection des démocraties. Pourquoi alors le 7 janvier 2015 constitue-t-il un tournant ?

D’abord parce que cet attentat est, en France, le plus meurtrier depuis les années 1960 et les attentats organisés par l’OAS (le déraillement du train Paris-Strasbourg à la hauteur de Vitry-le-François, le 18 juin 1961 qui fit 28 morts). Au-delà de ce record macabre, la distinction entre cible et victime prend du sens : les victimes sont les hommes et femmes tombés sous les balles des assassins, la cible, c’est l’opinion publique, et la presse, sa vigie. L’enjeu va au-delà de la simple vengeance au nom d’un hypothétique honneur bafoué. Il s’agit, selon une logique terroriste digne du jeu de billard, de provoquer une réaction identitaire, de braquer les communautés et les cultures, d’enflammer autant que de terrifier : assimiler l’islam à cette barbarie serait rentrer dans le jeu des assassins.

Al-Qaida contre Daesh

Cet attentat éclaire par ailleurs les évolutions récentes d’un terrorisme islamiste qui se passe de commandement religieux, et revendique, à la manière des « lone wolves » (loups solitaires) son autonomie de décision selon les préceptes d’Abdallah Azzam, à l’origine du groupe Al-Qaida. Il s’agit d’un terrorisme autochtone, dont les acteurs, passés par la délinquance (un phénomène courant dans les divers groupes terroristes, où les idéologues s’effacent au profit d’une jeunesse en marge), se sont radicalisés sur place, en prison et par le net. Ils nous renvoient à ce péril nouveau, de terroristes vivant en France, partis se former à l’extérieur et revenus préparer des attentats, une situation à l’inverse du terrorisme islamiste tel que la France l’a connu dans les années 1980/1990. La méthode même interroge : on ne peut s’empêcher d’observer le mélange d’efficacité et de bévues (l’oubli d’une carte d’identité dans la voiture ayant servi à l’opération) dont firent preuve les deux responsables de l’attentat du 7 janvier. Est-ce le temps d’un « terrorisme amateur » dont l’économie de moyens et de stratégie ne signifie hélas pas une moindre dangerosité ?

Cet attentat met également en lumière la macabre rivalité qui existe entre deux structures terroristes : Al-Qaida, la « franchise » terroriste et ses divers avatars nationaux, et Daesh – la forme actuellement la plus aboutie de guérilla islamiste. Faut-il considérer que les démocraties sont devenues le champ clos d’un match entre ces deux groupes, voire ces deux formes de terrorisme, par journalistes interposés – le massacre parisien faisant pièce aux décapitations sur internet ? Enfin, la question se pose de nouveau : si le projet de loi adopté le 4 novembre 2014 permet de poursuivre les étudiants en jihadisme partis se former dans les havres du terrorisme islamiste, il attend encore ses décrets d’application, annoncés désormais comme imminents. Il faut se poser – comme naguère l’Amérique – la question des terroristes « natifs » et de la législation : le débat entre liberté et sécurité demeure d’actualité.

Gilles Ferragu, université Paris Ouest – Nanterre – La Défense

(© de la photo : Ph. Pons, J. Dalban/Photononstop ; illustration F. Da Cunha).

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Source :

http://newsletters.histoire.presse.fr/lettre/

 

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MILLE COUPS DE FOUET CONTRE RAIF BADAWI !

MILLE COUPS DE FOUET CONTRE RAIF BADAWI !

FOUETTE EN PUBLIC TOUTES LES SEMAINES

DEPUIS LE 9 JANVIER 2015

 

La torture comme sanction contre le délit de blasphème.

 

En mai 2014, lors du procès du blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans de prison en Arabie Saoudite pour des propos tenus sur son blog, l'Association Internationale de la Libre Pensée écrivait à propos des fondements juridiques de cette décision  :

 

« L'Arabie saoudite est un élément clé du système occidental d'alliances dans la région. Ses alliés s'embarrassent peu de remettre en cause cette théocratie et ses pratiques médiévales.

 

En réalité le décret utilisé vise toutes les nuances de la liberté d'expression puisqu'il qualifie de "terroristes" certes les athées, mais aussi tous ceux qui remettent en question les fondamentaux de l'Islam tels qu'ils servent de base à la monarchie wahabbite. Cela peut s'appliquer aux chiites, aux soufis, aux alaouites, aux ahmadis, tous musulmans, mais aussi aux chrétiens et aux hindouistes.

 

L'AILP considère qu'il s'agit là d'une mesure avant tout dirigé contre les saoudiennes et saoudiens qui commencent à revendiquer leurs droits fondamentaux de citoyens ou même à contester d'un point de vue religieux la dictature wahabbite. Le décret qui organise le renforcement de cette expression est avant tout un crime contre la liberté de pensée  , et en premier lieu celle des saoudiennes et des saoudiens. »

 

Le communiqué se terminait par un appel aux libres penseurs pour qu'ils interviennent auprès de leurs gouvernements respectifs pour l'annulation de la sanction. Quelques-uns sont intervenus. La sanction s'applique, barbare et sauvage. Elle doit cesser !

 

L'Association Internationale de la Libre Pensée considère que la liberté d'expression ne se divise pas.

 

La conjointe de Raif Badawi, Ensaf Haidar, réfugiée au Canada le demande aux gouvernements : « Intervenez auprès du gouvernement d'Arabie saoudite » !

 

Elle appelle toutes les organisations affiliées à intervenir auprès de leurs gouvernements respectifs et à publier les résultats de ces interventions.

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Source :

Merci à mon ami Jacqueline P. pour m'avoir fait parvenir ce communiqué émanant de L'AILP (Association Internationale des Libres Penseurs) dont vous trouverez ci-après, le lien de leur site : http://www.fnlp.fr/

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mercredi 14 janvier 2015

Charlie : quelques dessins (merci à leurs auteurs du fond du coeur !)

 

 

Source : je n'en ai pas !!!

Pardon à tous les auteurs de ces dessins mais j'avais envie de les partager avec mes amis !

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Ligne b du métro de Rennes : Le tunnelier a commencé à creuser

photo le tunnelier élaine a commencé à creuser la deuxième ligne du métro de rennes, vendredi 9 janvier. © photo : philippe chérel / ouest-france.

Le tunnelier Élaine a commencé à creuser la deuxième ligne du métro de Rennes, vendredi 9 janvier.© Photo : Philippe Chérel / Ouest-France.

C'est parti ! Le tunnelier a commencé à creuser la seconde ligne du métro de Rennes, vendredi, à 18h. Élaine a pour l'instant creusé 2,20 m. Il lui en reste 8 647...

Le tunnelier qui creuse la deuxième ligne de métro, à Rennes, a commencé à croquer la terre vendredi 9 janvier, à 18 h précises.

Il a creusé à nouveau lundi en s’enfonçant de deux mètres dans la terre. Il est encore en réglage avant d’atteindre la vitesse de 10 centimètres par minute, soit 2 mètres par heure.

200 mètres par mois

Long de 86 m, d'un poids de 1 450 tonnes, le tunnelier Élaine aura pour mission de creuser 8 650 m de couloir souterrain entre La Courrouze et le boulevard de Vitré, à Rennes.

Le tunnelier fonctionne sur le principe d'une grosse râpe à fromage (la tête de coupe à l'avant), qui grignote le sol à raison de 200 mètres par mois.

600 000 m3 de roches et de terre

À l'arrière, il éjectera au moyen d'un tapis roulant 600 000 m3 de roches et de terre, au rythme de 860 tonnes par heure.

Au fur et à mesure de son avancée, les parois du tunnel seront tapissées avec des voussoirs (des éléments préfabriqués en béton), fabriqués par l'entreprise Bonna Sabla, à Bruz.

Une fois achevé, le tunnel intérieur mesurera 9,44 m de diamètre.

Ouest-France  

Source :

http://www.rennes.maville.com/actu/actudet_-ligne-b-du-metro-de-rennes-le-tunnelier-a-commence-a-creuser_fil-2694773_actu.Htm

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mardi 13 janvier 2015

Rennes : minute solennelle en mémoire des trois policiers tués lors des attentats

Une minute de silence pour leurs collègues tués les 7 et 8 janvier 2015 © Catherine Jauneau
© Catherine Jauneau Une minute de silence pour leurs collègues tués les 7 et 8 janvier 2015

A Rennes comme partout en France, les policiers de l'Hôtel de Police de la Tour d'Auvergne  ont respecté ce matin une minute de silence en mémoire de leurs trois collègues : Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe.

Au même moment à la préfecture de police de Paris, le chef de l'Etat, devant les familles des victimes et des membres des forces de l'ordre, déclarait :

"Ils avaient un idéal, celui de servir la République. Ils sont morts dans l'accomplissement de leur mission, ils sont morts en policiers "  François Hollande.


Tous les trois sont morts en service en s'opposant aux actes terroristes des frères Kouachi et de Amedy Coulibaly. Ils ont courageusement lutté pour éviter certainement un bilan plus lourd de victimes innocentes des djihadistes.

Franck Brinsolaro, 49 ans, était le brigadier affecté à la protection du dessinateur Charb, il a été tué par un des frères Kouachi dans les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier.
Ahmed Merabet, 40 ans, était brigadier était en poste à la brigade VTT du commissariat du 11e arrondissement de Paris, d'abord blessé il a été froidement abattu dans la rue.
Clarissa Jean-Philippe, 26 ans, était policière municipale et venait d'être titularisée. Elle se rendait sur les lieux d'un accident de la route, à Montrouge. Elle a été tuée par Amedy Coulibaly le 8 janvier. L'enquête devra dire si elle a voulu protéger une école voisine.

Ce matin les hommes et les femmes de toutes les polices et de la gendarmerie saluaient leur courage. Le Président François Hollande les a tous les trois fait chevaliers de la légion d'honneur  "au nom de la République française" devant leurs familles et leurs collègues.

A Rennes, Patrick Chaudet Contrôleur de la direction départementale de la sécurité publique s'est entretenu avec les policiers bretons mobilisés pour la sécurité des établissements publiques et religieux, des écoles et des médias.

Marc-André Mouchère

Source :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/13/une-minute-solennelle-en-memoire-des-trois-policiers-tues-lors-des-attentats-631746.html

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lundi 12 janvier 2015

Sans commentaire... ou plutôt si : restés debout !!!

crayon

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Plus de 115 000 Rennais ont manifesté ce dimanche

17 h 30. La foule est toujours aussi nombreuse dans les rues du centre-ville. La marche s’achève, mais la foule s’attarde. La place de la mairie est noire de monde

17h. la préfecture a communiqué les chiffres définitifs de la manifestation à Rennes: 115 000 personnes ont battu le pavé. Historique!

 16 h 30. La tête de cortège est arrivée place de la République, pour ensuite se disloquer. En raison de l’affluence, le circuit a été modifié. La marche n’a pas remonté la rue Gambetta, pour passer ensuite par la place du Parlement. Elle a longé les quais jusqu’à la place de la République, lieu où le rassemblement s’achève.

16h. La manifestation n'en finit pas de défiler. Un silence impressionnant ponctué d'applaudissements. "Je n'ai jamais vu ça à Rennes" assure ce septuagénaire rennais. 

A 14 h, une centaine de personnes étaient déjà sur place, sur l’espla,ade du général de Gaulle, la plus vaste place de la ville. La foule devrait grossir au fil des minutes, avant le début de cette marche républicaine, dont le départ sera donné à 15 h.

110 policiers sont mobilisés pour la sécurité, et 50 bénévoles de la Croix-Rouge.

Le parcours de la marche

Le parcours va partir en direction du boulevard de la Liberté, remonter l’avenue Janvier, emprunter les quais (quai de Richemont, avenue du Sergent Maginot), traverser la Vilaine puis revenir vers le centre-ville (avenue Aristide Briand, quai Dujardin), pour emprunter ensuite la rue Gambetta, la rue des Fossés, se diiriger vers la place du Parlement de Bretagne. Une fois terminé, le défilé se dispersera place de la République.

Journalistes et policiers en tête

Le Club de la presse sera le seul à prendre la parole au départ de la marche. Partis et syndicats défileront sans signe distinctif à leur effigie (drapeaux, pancartes…). Journalistes et forces de l’ordre seront en tête du cortège derrière une banderole « unique et fédératrice ».

Source :

http://www.ouest-france.fr/charlie-hebdo-la-marche-silencieuse-va-selancer-15-h-rennes-3107593

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dimanche 11 janvier 2015

Jacques Brel - Le Moribond

Equipe de charlie hebdo

En hommage à ceux qui "vont aller dans le trou"

à cause de "pauvres cons"

qui ont cru qu'ils allaient aller au paradis ou je ne sais où !!!

o

o             o

Source :

https://www.youtube.com/

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