vendredi 19 décembre 2014

Droit à la retraite progressive dès 60 ans : faciliter la transition emploi-retraite

Droit à la retraite progressive dès 60 ans : faciliter la transition emploi-retraite

La ministre de la Santé Marisol Touraine vient d’annoncer la publication cette semaine au Journal Officiel du décret élargissant l’accès à la retraite progressive, prévu par la loi du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites.

Plus concrètement, la retraite progressive va permettre aux assurés des régimes alignés (salariés du régime général, salariés agricoles, artisans, commerçants) de poursuivre leur activité à temps partiel, tout en commençant à percevoir une fraction de leur pension. Naturellement, ces bénéficiaires  continuent dans le même temps à cotiser pour leur retraite, afin d’améliorer son montant quand ils décideront de cesser définitivement leur activité.
 
Selon le communiqué du ministère, la mise en place de la retraite progressive devrait permettre de favoriser la transition entre l’emploi et la retraite, alors qu’aujourd’hui trop de seniors sont hors de l’emploi lorsqu’ils liquident leur pension… Afin de faciliter le recours à ce dispositif, le droit à la retraite progressive est ouvert à partir de 60 ans et non plus à partir de 62 ans. En outre, son barème est simplifié : en remplacement de l’actuel barème par tranches, peu lisible, le pourcentage de retraite perçu sera complémentaire de la quotité de travail. Par exemple, pour un travail à 65%, l’assuré percevra 35% de sa retraite. C’est effectivement assez simple.
 
Cette mesure complète d’autres dispositifs de la réforme des retraites de 2014 : tandis qu’un salarié pourra donc partir à la retraite dès 60 ans s’il a eu une carrière très longue ou pénible, dans les autres cas, il aura la possibilité de demander à réduire son activité dès 60 ans tout en bénéficiant d’une fraction de sa retraite.
Source :

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mardi 16 décembre 2014

La Rance mérite qu'on la traite avec révérence

 

Voilà un fleuve côtier qui ne colle pas vraiment à son nom. Car la Rance n’a rien de rance, bien au contraire... La preuve, vue du ciel, avec de spectaculaires photos.

La Rance prend sa source dans les monts du Mené à Collinée, dans les Côtes-d’Armor. Elle se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine. Le photographe d’Ouest-France David Ademas nous propose à un voyage au gré des courants de ce fleuve côtier, qui mérite qu'on le traite avec révérence... À découvrir aussi dans notre hors-série La Côte d’Émeraude vue du ciel. Pour un premier aperçu, nous avons réuni une sélection d'images, en une galerie photos...

 

 

Source :

http://www.ouest-france.fr/en-images-la-rance-merite-quon-la-traite-avec-reverence-3056652?utm_source=of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20141216&vid=042035060061059051097116014036040046060041125055041063

 

 

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Arizona. Mer de nuages dans le Grand Canyon

Ces jours derniers, le Grand Canyon était envahi par une mer...de nuages.

Un phénomène météo qui n'est pas si fréquent.

Il a été photographié par les gardes du parc.

En principe, plus on monte en altitude, plus il fait froid. Sauf en cas d’« inversion thermique ». Ce phénomène météo se produit par temps calme : une masse d’air froid, plus lourd, se glisse sous de l’air chaud, plus léger. L’air chaud forme alors un couvercle.

Dans les villes, en hiver, ça donne des pics de pollution. Dans le Grand Canyon, en Arizona, un joli spectacle.Le canyon creusé par le fleuve Colorado se remplit alors de nuages. Ce phénomène vient de se produire.

Source :

http://www.ouest-france.fr/arizona-mer-de-nuages-dans-le-grand-canyon-3056634?utm_source=of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20141216&vid=042035060061059051097116014036040046060041125055041063

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lundi 15 décembre 2014

Etiquetage alimentaire : l'Europe aide les consommateurs à mieux manger

étiquetage europe

Les consommateurs européens devraient manger plus sereinement à partir de samedi, grâce à une refonte des règles de l'étiquetage alimentaire. Au programme, une meilleure information pour éviter la crise d'allergie au restaurant, compter ses calories sans avoir besoin de loupe ou ne pas ingérer de nanomatériaux. Détails des mesures annoncées.


Une nouvelle réglementation européenne doit aider les consommateurs à manger plus sainement et les personnes souffrant d'intolérances alimentaires à être mieux protégées.

 

La Commission européenne a détaillé jeudi ces nouvelle mesures, qui entreront progressivement en vigueur à partir du 13 décembre, trois ans après leur adoption, à l'issue de nombreux bras de fer et compromis avec l'industrie agroalimentaire.  Selon l'exécutif européen, cette réglementation doit aider les consommateurs de l'UE à manger plus sainement et les personnes souffrant d'intolérances alimentaires à être mieux protégées.

Se régaler sans allergènes

Dès samedi, la présence des 14 suspects allergènes habituels (arachides, lait, noix, etc) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris pour les produits non préemballés, à charge pour les boulangers ou restaurateurs de prendre les mesures qui s'imposent.

A priori, la retranscription de cette directive en France devrait concrètement se traduire par le fait que les restaurateurs devront fournir oralement à son client des informations sur la composition des aliments dans son assiette, notamment la présence éventuelle des allergènes les plus courants. Une liste écrites de tous les plats contenant ces allergènes devra être disponible sur demande et conservée dans le restaurant.

Huile de palme et viande reconstituées ne pourront plus se cacher

Pour les biscuits ou friandises à l'huile et aux graisses "végétales", les fabricants devront préciser s'il s'agit d'huile de palme, de tournesol ou autre. Même mention obligatoire pour les ajouts d'eau ou de protéine, tandis que les "poissons" ou "viandes" reconstituées ne pourront plus faire semblant de ne pas l'être.

Les nanomatériaux de moins en moins invisibles

La présence de "nanomatériaux manufacturés" devra également être signalée, une règle censée dissiper le flou total entourant actuellement leur usage par l'industrie. Susceptibles de figurer par exemple dans des desserts chocolatés, charcuteries ou soupes, ces matériaux minuscules sont soupçonnés de pouvoir nuire à la santé humaine.

Sous pression de la filière agroalimentaire, la Commission entendait limiter cette obligation de transparence, mais le Parlement européen s'y est opposé au nom du principe de précaution.

Améliorer la traçabilité

Le patriotisme alimentaire bénéficiera de l'extension aux viandes porcine, ovine, caprine et de volaille de l'indication obligatoire d'origine imposée jusque-là à la seule viande bovine.

Transparence aussi pour l'origine des poissons, dont les noms commercial et d'espèce devront être déclinés, avec leur zone de capture et l'engin de pêche utilisé.

Un décret d'application qui pourrait intervenir rapidement

Les mousses au chocolat ou saucissons pourront par contre rester en vente pendant encore trois ans sans étiquetage nutritionnel (valeur énergétique, teneur en sel, sucre, matières grasse). L'affichage de ces données ne deviendra obligatoire qu'au 13 décembre 2016.

Mais si les fabricants les mentionnent déjà volontairement, ce qui est souvent le cas, ils devront le faire de manière "lisible et visible": en chiffres ou mots, et non pictogrammes ou symboles, et avec une taille minimale de caractères.

Ces règles doivent s'appliquer aux ventes en ligne. Pour garantir le respect de cet arsenal, l'UE examine actuellement un renforcement des contrôles et sanctions, qui devront être "dissuasives", a précisé une source européenne.

L'Union européenne à l'origine de cette directive prévoit une entrée en vigueur le 13 décembre. Le décret d'application ne devrait être adopté en France que fin décembre ou fin janvier.

Avec AFP/Relaxnews

Sources :

Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires

Communiqué de la commission européenne - décembre 2014

Ma Source :

http://news.doctissimo.fr/Nutrition/Etiquetage-alimentaire-l-Europe-aide-les-consommateurs-a-mieux-manger-39014

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samedi 13 décembre 2014

Fin de vie. Jean Leonetti défend le "droit à la non-souffrance"

 

Le député UMP est le coauteur d'un rapport sur la fin de vie, qui propose une sédation profonde et continue aux malades dont le pronostic vital est engagé à court terme.

Entretien

Jean Leonetti, député des Alpes-Maritimes, coauteur du rapport sur la fin de vie.

Vous proposez d’administrer une sédation profonde et continue aux malades en phase terminale qui le souhaitent. Qu’entendez-vous par là ?

Nous ne parlons pas de "phase terminale" dans notre rapport. Nous proposons que la sédation profonde et continue soit administrée dans trois cas. 1. Si le pronostic vital du patient est engagé à court terme. 2. Si le patient, placé sous respirateur artificiel, demande la fin de son traitement. 3. Si les médecins, en collégialité, décident d’arrêter un traitement déraisonnable.

Comment juger qu’un malade est « arrivé au bout » ?

On a beaucoup de difficulté à définir cela. En pratique, on peut dire qu’on arrive dans cette phase quand, malgré un traitement continu, le malade continue à se dégrader. On peut parler de phase organique, de défaillance polyviscérale, quand plusieurs organes ne fonctionnent plus, ce qui peut entraîner des troubles de la conscience. On peut aussi mettre en avant le fait que le malade échappe aux thérapeutes, que sa souffrance ne peut être calmée.

L’association pour le droit de mourir dans la dignité estime que la sédation profonde revient à « faire mourir de faim et de soif les patients arrivés en fin de vie ». Que répondez-vous ?

Quelqu’un dont le pronostic vital est engagé à court terme, ce qui le tue, c’est sa maladie. Sur le plan physiologique et technique, la sédation profonde empêche tout ressenti. Je ne connais personne qui se soit réveillé après une anesthésie en ayant soif ou faim. Quand on arrête un respirateur, personne ne dit que le malade va s’étouffer, car cela se fait progressivement, et la sédation empêche toute sensation. Ces arguments sont employés par les mêmes personnes qui souhaitent que l’euthanasie soit légalisée. Or, on ne peut à la fois appuyer sur le frein et la pédale d’accélérateur.

A l’inverse, d’autres jugent que vous ouvrez la voie à l’euthanasie ou au suicide assisté…

De quel droit, on pourrait refuser à un patient en fin de vie le droit élémentaire à la non-souffrance ? C’est notre seul propos. Le suicide, c’est un sujet existentiel, philosophique. Pour se tuer, on n’a pas besoin d’un médecin. Ce que nous proposons, c’est autre chose : que les malades ne souffrent pas au moment de lâcher prise. La sédation ne tue pas. Pour que ce soit le cas, il faudrait des doses considérables. Encore une fois, ce qui accélère la mort, c’est la maladie, et rien d’autre.

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mercredi 10 décembre 2014

Homophobie. Laurent Kerusoré de "Plus belle la vie" raconte son agression

Dans le documentaire "Homos, la haine", diffusé ce soir sur France 2, des inconnus et des personnalités comme l'acteur gay de Plus Belle la vie Laurent Kerusoré raconte les agressions et les insultes qu'ils subissent au quotidien.

« Depuis juin-juillet 2013, les choses ont changé. Depuis ces manifestations (contre le mariage pour tous, NDLR), les gens traversent la rue pour me dire qu'ils sont contre moi et contre mon personnage ».

Laurent Kerusoré, qui incarne le personnage pourtant très populaire de Thomas Marci dans Plus Belle la vie, a accepté après réflexion de témoigner dans ce documentaire.  Homosexuel à l'écran comme dans la vie, l'acteur constate une régression dans l'évolution des mentalités depuis le mariage pour tous. « On traverse dans la rue pour me dire qu'on est contre moi. Avant, on était le couple préféré de la série.  »

« Épaule démise, côtes cassées... »

Parmi les anecdotes racontées, Laurent Kerusoré confie comment un homme l'a agressé physiquement alors qu'il faisait ses courses dans un supermarché.

« Ce monsieur a eu la bonne idée de me suivre, et de m'attaquer par-derrière, dans le dos. Je suis blessé pendant un mois et demi : épaule démise, côtes cassées... C'est étrange, surtout quand on ne fait rien, quand on fait ses courses. C'est très, très violent ».

Des témoignages glaçants

Le documentaire racontent aussi le calvaire de Bruno Wiel, torturé, violé et laissé pour mort en 2006 à Vitry-sur-Seine ou de Wilfred, tabassé en 2013 alors qu'il sort de soirée avec son compagnon. 

« Avec ce film, je ne cherche pas à convaincre les homophobes, mais à les dénoncer, à montrer la réalité de leur haine, le produit de leur haine » explique à l'Obs plus Philippe Besson, co-auteur du film avec Eric Guéret, qui avoue avoir été surpris par le «  degré de violence subie »

Source :

http://www.ouest-france.fr/homophobie-laurent-kerusore-de-plus-belle-la-vie-raconte-son-agression

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lundi 8 décembre 2014

Surendettement: Deux tiers des dossiers concernent des personnes isolées

Illustration dossier de surendettement.

Illustration dossier de surendettement. - JAUBERT/SIPA

Près de deux tiers (64,4%) des dossiers de surendettement jugés recevables en 2013 concernaient des personnes vivant seules et la majorité des ménages en difficulté (51,4%) n'ont pas de personne à charge, selon une étude publiée ce lundi.

Les foyers surendettés restaient, en outre, majoritairement locataires en 2013 (77,8%) même si la part des propriétaires a de nouveau augmenté.

L'an passé, 223.012 dossiers ont été déposés auprès des commissions de surendettement et 195.126 d'entre eux ont été jugés recevables.

Augmentation de l'endettement immobilier

Qu'elles soient célibataires, veuves ou divorcées, les personnes seules sont restées majoritaires dans les dossiers recevables, au même niveau qu'en 2012.

A retrouver par ici Surendettement: Le nombre de dossiers recevables explose

«Les classes d'âge des 35 à 44 ans et, dans une moindre mesure, des 45 à 54 ans, sont les plus représentées (respectivement 27,3% et 26,1%)», précise cette étude de la Banque de France.

Si les locataires restent les plus nombreux parmi les personnes en situation en surendettement, leur part a continué à diminuer, affichant un repli de 0,5 point par rapport à 2012 et de 0,8 point par rapport à 2011, pour retrouver un niveau proche de celui de 2004 (78,2%).

La portion des surendettés salariés a, en outre, reculé entre 2012 et 2013, pour passer de 38,8% à 37,7%, alors que, dans le même temps, la part des personnes au chômage grimpait de 1,8 point pour atteindre 28,7%.

Parmi les dossiers jugés recevables, près de neuf cas sur dix (86,6%) contenaient des crédits à la consommation.

L'étude note aussi une augmentation de la part des dossiers comportant un endettement immobilier, que ce soit dû à l'acquisition d'un bien ou à la réalisation de travaux (10,8% contre 9,8% en 2012 et 8,7% en 2011).

«Cette évolution est à mettre en relation avec la progression observée de la part des propriétaires et des propriétaires accédants dans les situations de surendettement déclarées recevables par les commissions», précisent les auteurs de l'étude.

Le montant moyen des dettes immobiliers s'établissait à 103.151 euros et à 22.195 pour les crédits à la consommations.

Source :

http://www.20minutes.fr/societe/1496443-20141208-surendettement-23-dossiers-concernent-personnes-isolees

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samedi 6 décembre 2014

L'Assemblée nationale supprime un avantage fiscal accordé aux sociétés autoroutières

Embouteillage au péage de Vienne (Isère), dans le sud-est de la France, le 2 août 2014, lors du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens

Embouteillage au péage de Vienne (Isère), dans le sud-est de la France, le 2 août 2014, lors du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens - Philippe Desmazes AFP

Le mécanisme est complexe. Mais le symbole est très clair. Engagé dans une lutte avec les sociétés autoroutières, à l'occasion de la prolongation de leur contrat, le gouvernement a reçu, ce vendredi après-midi, un coup de pouce de la part des députés. L'Assemblée nationale a, en effet, voté la suppression d'un avantage fiscal qui n'était jusque là qu'appliqué aux sociétés autoroutières.

Décryptage: Tout comprendre au débat autour des sociétés d'autoroute

Concrètement, ces sociétés qui dégagent, selon un rapport de l'Autorité de la concurrence, une rentabilité d'au moins 20% ne pourront plus déduire 100% de leurs charges financières dans leurs impôts. Elles seront désormais soumises à un plafonnement de 75% de la déductibilité des charges financières, comme le prévoit une disposition du budget 2013. Jusqu'ici, ces sociétés pouvaient déduire 100% de leurs charges financières (intérêts des emprunts) au moment de remplir leur déclaration d'impôts sur les sociétés. 

Le gouvernement regrette de perdre une «arme»

Ce plafonnement permettrait à l'Etat «d'économiser plus de 60 millions d'euros par an, l'équivalent du coût d'une quarantaine de lignes de bus», a souligné le député PS Olivier Faure à l'origine de cet amendement voté en séance à l'occasion du débat sur le projet de budget rectificatif 2014. Olivier Faure a estimé à «3,6 milliards d'euros» l'ensemble des niches fiscales dont ont bénéficié les sociétés concessionnaires d'autoroutes depuis leur privatisation en 2005-2006.

Le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert s'était montré défavorable à cet amendement qui «conduirait probablement à une demande de compensation par une hausse des péages» et pourrait être jugé trop spécifique par le Conseil constitutionnel. En outre, il a jugé que cela privait le gouvernement d'une de ses «armes» dans le «dialogue franc et vigoureux» que le gouvernement a actuellement avec les sociétés d'autoroutes et espère conclure avant la fin de l'année.

Source :

http://www.20minutes.fr/economie/1495603-20141205-assemblee-nationale-supprime-avantage-fiscal-accorde-societes-autoroutieres

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La pollution à Paris aussi nocive que le tabagisme passif

La tour Eiffel avait presque disparu dans le brouillard de particules, lors du pic de pollution de mars 2014.

L’image a de quoi faire frémir : le 13 décembre 2013, les rues de Paris étaient aussi polluées qu’une pièce de 20 mètres carrés occupée par huit fumeurs. La capitale subissait alors un épisode de pollution extrêmement dense, dû au trafic routier, au chauffage au bois et aux activités industrielles. A 18 heures, le ciel était chargé de 6 millions de particules très fines par litre d’air, 30 fois plus que la normale. L’atmosphère pour un Parisien était assimilable à du tabagisme passif.

Ces données inédites, rendues publiques lundi 24 novembre, ont pu être établies grâce au ballon de Paris, installé au-dessus du parc André-Citroën, dans le 15arrondissement, et équipé depuis dix-huit mois d’un appareil laser, mis au point par le CNRS, capable de mesurer en continu les nanoparticules présentes dans l’air. Ces particules ultra-fines, dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre (µm), sont extrêmement nocives pour la santé humaine, car elles pénètrent profondément dans les poumons, entrent dans la circulation sanguine et peuvent atteindre les vaisseaux du cœur.

Sept millions de décès

Fines ou ultra-fines, les particules sont classées depuis 2012 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme cancérogènes (poumon, vessie). Elles peuvent favoriser des maladies cardiovasculaires et l’asthme. Elles ont aussi des incidences sur les naissances et exposent les femmes enceintes à un risque accru de mettre au monde des enfants de faible poids. L’OMS estime que plus de 2 millions de personnes dans le monde meurent chaque année du fait de l’inhalation de particules fines présentes dans l’air intérieur et extérieur – parmi les 7 millions de décès dus à la pollution globale de l’air.

Avec les instruments de mesure du ballon de Paris, c’est un peu comme si les scientifiques avaient posé une loupe sur le ciel de Paris. Jusqu’à présent, la qualité de l’air était analysée par l’observatoire francilien Airparif. Ses stations au sol, fixées au plus près des axes de circulation de la capitale, mesurent les concentrations de particules d’un diamètre plus important, les PM 10 et PM 2,5 (de diamètres respectivement inférieurs à 10 et 2,5 µm). Le ballon de Paris va au-delà : il pèse les particules et caractérise « l’empreinte » de la pollution, pour déterminer notamment si elle est carbonée, c’est-à-dire provenant de combustions fossiles, ou d’origine naturelle. Au final, il fournit une sorte de carotte de l’air de 0 à 300 mètres d’altitude.

L’intérêt de mesurer les nanoparticules est capital, car elles sont massivement présentes dans l’air. « Il y a deux cents fois plus de particules comprises entre 0,2 et 1 µm qu’entre 1 et 10 µm. Et il ne s’agit là que de la partie immergée de l’iceberg, car les particules en dessous de 0,2 µm sont encore plus nombreuses », souligne Jean-Baptiste Renard, directeur du laboratoire de physique et de chimie de l’environnement et de l’espace du CNRS. Chaque jour, les Parisiens inhalent 100 000 particules à chaque respiration.

Malgré leur dangerosité, aucun seuil réglementaire d’émissions n’a été encore fixé pour les nanoparticules. Seules les plus grosses, les PM10, sont encadrées : depuis 2008, la directive européenne sur la qualité de l’air impose de ne pas dépasser 50 microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3) pendant plus de trente-cinq jours et 40 µg/m3 en moyenne pendant une année. La France, qui ne respecte pas ces normes, fait l’objet d’un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

« Matelas de poussières »

Outre la pollution chronique, le ballon de Paris a ausculté deux pics, en décembre 2013 et en mars 2014 – ce dernier épisode ayant marqué les esprits par sa durée et par l’image de la tour Eiffel disparaissant sous l’effet du brouillard de particules. La concentration de PM10 avait atteint 100 µg/m³. A la veille des élections municipales, le gouvernement avait fini par imposer, le 17 mars, la circulation alternée. Les deux épisodes sont cependant forts différents : en décembre 2013, les sources de la pollution ont essentiellement été locales (trafic routier et chauffage au bois), tandis qu’en mars 2014, des imports de polluants se sont ajoutés à la pollution générée par le trafic.

Dans le premier cas, la concentration de nanoparticules a été beaucoup plus importante. « Les Parisiens ont vécu sous un véritable matelas de poussières », assure Jérôme Giacomoni, le cofondateur d’Aérophile, gestionnaire du ballon de Paris. « L’épisode de décembre 2013, qui se caractérisa par une météo très belle sans aucun brassage d’air, a été dominé par des particules ultrafines, avec une moyenne de 3 millions tout au long de la journée, tandis que les particules plus grosses, supérieures à 1 µm, étaient comparables à celle d’une journée standard », précise Jean-Baptiste Renard.

La municipalité parisienne va devoir tirer les leçons de ces résultats. « Les données recueillies par le ballon de Paris viennent confirmer la gravité de la situation. Elles constituent un élément supplémentaire qui rend légitime une action forte », relève Christophe Najdovski, l’adjoint (EELV) du maire de Paris en charge des transports. L’élu devrait présenter début 2015 un plan antipollution ambitieux, qui vise une sortie du diesel d’ici à 2020, avec notamment la mise en place d’une zone à faibles émissions, bannissant les véhicules les plus polluants.

La lutte contre la pollution passe par l’éradication des moteurs diesel – l’une des principales sources de particules fines– dont la nocivité a été reconnue par l’OMS dès 1988. Pendant des années, malgré les alertes, la France a subventionné l’achat de ce type de moteur. Résultat, le pays compte le parc automobile le plus « diésélisé » au monde (61 %).

Obligation de résultat

La pollution de l’air n’est cependant pas une spécificité française. Les collectivités locales et les Etats de l’ensemble de l’Union européenne sont appelés être plus volontaristes. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans un arrêt rendu le 19 novembre concernant le Royaume-Uni, vient de rappeler que les valeurs limites des polluants fixées par la directive européenne sur la qualité de l’air constituent une obligation de résultat.

Dans cet arrêt, la Cour rappelle que les valeurs limites du dioxyde d’azote (NO2) – autre polluant généré par les moteurs diesel – ne devaient plus être dépassées après le 1er janvier 2010. Un report de cinq ans de cette échéance, soit au 1er janvier 2015, est cependant possible lorsque ces valeurs limites ne peuvent être respectées en dépit de mesures de lutte contre la pollution. Mais il faut que les Etats membres en aient fait la demande à la Commission et aient adopté un plan relatif à la qualité de l’air prévoyant des mesures appropriées pour que la période de dépassement soit la plus courte possible. En cas d’inertie, affirme la CJUE, « il appartient à la juridiction nationale compétente, éventuellement saisie, de prendre, à l’égard de l’autorité nationale, toute mesure nécessaire, telle une injonction, afin que cette autorité établisse le plan exigé ». Voilà les Etats membres prévenus.

« Ce jugement devrait faire bouger les choses, se félicite Jean-Félix Bernard, président d’Airparif. Car si, jusque-là, en France notamment, les plaintes fondées sur la loi sur l’air restaient lettre morte, les tribunaux les classant sans suite, ces derniers sont désormais sous la pression d’un désaveu européen. »

Le phénomène n’est pas seulement urbain, mais concerne aussi des territoires ruraux, comme la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, asphyxiée par le trafic routier. Dimanche, le préfet a déclenché le dispositif d’alerte, limitant la vitesse des véhicules.

LE MONDE Par

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/24/a-paris-la-pollution-est-aussi-nocive-que-le-tabagisme-passif_4528203_3244.html#J81F1cmJjVkFB6yt.99
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