mercredi 3 octobre 2018

Charbon : la Chine construirait en cachette des dizaines de centrales

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Des centrales à charbon entrent en service alors que le gouvernement chinois avait promis l'arrêt de leur construction. Ces nouvelles capacités dépassent à elles seules la totalité des centrales américaines et mettent en péril le respect de l'accord de Paris.

Le groupe de recherche CoalSwarn dénonce aujourd'hui une manipulation concernant le climat. Selon l'organisation, la Chine prépare un tsunami de charbon, en construisant massivement des centrales en cachette. Alors que le gouvernement avait annoncé leur abandon, de nombreux projets seraient en réalité en construction ou provisoirement gelés en attendant leur redémarrage, affirme CoalSwarn, qui s'appuie sur une série de photos prises par des satellites.

En comparant des vues prises en 2017 et 2018, on constate par exemple que les deux tours de refroidissement de la centrale de Huadian Nanxiong, dont la construction est pourtant censée être arrêtée, ont bien été achevées. Sur d'autres photographies, on peut voir de la vapeur d'eau s'échappant des tours de refroidissement alors qu'il n'y en avait pas auparavant, indiquant que la centrale est en service.

Les photos de la centrale de Shangluo, dans la province de Shaanxi, montrent que les tours de refroidissement ont bien été achevées. Image extraite d'une animation sur le site PlaneteLab. © Ted Nace, PlanetLab

Potentiellement 25 % de plus pour la puissance des centrales à charbon

Au total, la capacité cumulée de cette production cachée s'élèverait à 259 gigawatts (GW), soit « plus que la totalité des centrales à charbonaux États-Unis et une augmentation de près de 25 % par rapport aux capacités actuelles » avertit le rapport publié par CoalSwarn. La raison de cette frénésie remonte à septembre 2014, lorsque le gouvernement central a transféré le pouvoir de délivrer des permis de construire aux autorités locales. Une décision qui a entraîné une multiplication par trois des permis de construire entre 2013 et 2015.

Les gouverneurs locaux ont relancé des projets à l'arrêt pour faire repartir la croissance économique et même régularisé après coup de centrales à charbon illégales. S'apercevant de son erreur, le gouvernement a fait passer dès 2016 une série de restrictions pour refréner les constructions. Ordre qui n'a semble-t-il pas été suivi d'effet, la plupart des chantiers s'étant poursuivis, dénonce CoalSwarn.

L’accord de Paris aux oubliettes

La Chine s'est pourtant engagée dans le cadre de son plan quinquennal à plafonner sa capacité de centrales à charbon à 1110 GW d'ici 2020. Mais si les 259 GW viennent s'additionner aux 993 GW déjà existants, ce seuil sera largement dépassé.

Contrairement aux Etats-Unis, la Chine est aussi signataire de l'accord de Paris, qui prévoit de limiter à 1,5 °C la hausse globale des températures. Le respect de ce seuil imposerait au pays la fermeture de toutes ses centrales à charbon d'ici 2040, d'après un rapport de Climate Analytics, un groupe d'experts sur le climat.

Or, si toutes les centrales prévues sont mises en service, l'objectif ne sera atteint qu'en... 2070. Et la tendance est plutôt inquiétante : au premier trimestre de 2018, les émissions de CO2 chinoises ont augmenté « à un rythme jamais vu depuis sept ans », alerte de son côté Greenpeace.

Mais après tout, comme aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de l'accord de Paris, un beau discours suffit à apaiser les inquiétudes.

Chine : de plus en plus de centrales en service, mais de moins en moins utilisées. © China Electricity Council 2018

CoalSwarn lance donc un appel aux autorités chinoises : « Annuler ces 259 GW de charbon ferait économiser 210 millions de dollars [environ 180 millions d'euros, NDLR], de quoi construire 300 GW de solaire ou 175 GW d'éolien », écrit-elle dans son rapport.

Ces nouvelles constructions sont d'autant plus inutiles que les centrales à charbon chinoises sont déjà largement en surcapacité : leur taux d'utilisation ne dépasse pas 49 % en moyenne, ce qui signifie qu'elles sont plus souvent à l'arrêt qu'en fonctionnement.

C'est finalement peut-être une bonne nouvelle : si les centrales restent inutilisées, le tsunami de charbon n'aura peut-être pas lieu.

  • La Chine avait annoncé l’arrêt des constructions de nouvelles centrales à charbon mais les aurait en fait poursuivies.
  • Ces nouvelles capacités pourraient ajouter 259 GW de capacités à celles déjà existantes.
  • De quoi faire mettre en péril l’accord de Paris, qui prévoit au contraire un déclin du charbon pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C.

Auteure : Céline Deluzarche, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-charbon-chine-construirait-cachette-dizaines-centrales-73041/

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

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mardi 2 octobre 2018

Les « sans religion » : la nouvelle religion ?

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https://ae01.alicdn.com/kf/HTB1l7CeXMmTBuNjy1Xbq6yMrVXaF/2017-

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Dans les pays où l’on demande aux citoyens d’indiquer leur religion dans les recensements, ou bien dans les sondages questionnant sur l’appartenance religieuse, il a longtemps été courant de proposer une liste de réponses possibles, le dernier item de la liste étant « aucune de ces réponses » (en anglais « none of the above »).

C’est donc en tant que nones que ceux qui ne déclaraient pas d’appartenance religieuse ont d’abord été désignés ; en français, on parle de « sans religion ».

Ce groupe a longtemps été un peu laissé de côté par les sociologues des religions. D’abord parce que le nombre de nones n’était, jusque vers les années 1970 environ, pas très élevé, mais aussi parce que ces sociologues s’intéressaient avant tout aux croyances, et que les nones semblait être un ensemble de personnes sans convictions. Jusqu’à récemment, on concevait en effet ce groupe un peu en creux : c’était le groupe de ceux qui étaient « sans » religion, qui « n’avaient pas » de croyances, qui « n’étaient pas » membres d’une Église. Bref, on le pensait en négatif, par rapport à une appartenance religieuse : le terme « non-religion » fait alors référence à tout ce qui n’est pas « religieux ».

Deux éléments ont conduit désormais les chercheurs à s’intéresser davantage à ces « non-religieux » : l’augmentation du nombre de personnes se déclarant sans religion (plus de 23 % de personnes, en moyenne, déclaraient ne pas appartenir à une religion, dans l’enquête européenne de 2008), mais aussi la prise en compte croissante de la diversité de ce groupe.

Map des « sans religion » par aires géographiques selon des données de 2006 selon pourcentage de la population, basée sur le Dentsu Communication Institute et Zuckerman. Emilfaro/Wikimedia

La religion, un ensemble d’éléments

En effet, lorsqu’on s’intéresse à la religion des personnes, on voit qu’il faut prendre en compte un ensemble d’éléments. Selon le lieu et le temps, les sociologues ont pu inclure dans cette définition les convictions, les visions du monde, les pratiques religieuses individuelles et collectives, l’engagement dans des activités liées à la religion, ou encore ce que les personnes disent d’elle-même. Soit, en termes plus techniques : les croyances, les dogmes, les pratiques et rituels, la militance, l’autodéclaration).

S’il est vrai que ces différents éléments sont souvent liés, on constate de plus en plus souvent des variations importantes : on peut être très pratiquant sans avoir des convictions très fortes, on peut être très engagé sans être pratiquant, etc. Ainsi, on va rencontrer de plus en plus fréquemment telle personne se disant chrétienne mais n’étant pas baptisée, très engagée dans sa paroisse mais n’étant pas sûre de l’existence de Dieu ; ou encore telle autre convaincue que Dieu existe et priant régulièrement, mais n’appartenant à aucun groupe religieux.

En France, par exemple, selon un sondage Ipsos de 2010, 2 % de non-croyants affirment lire la Bible au moins une fois par semaine. On a pu également lire récemment le manifeste de Hendrikse Klaas, un « pasteur athée », Croire en un Dieu qui n’existe pas.

Dans la religion, toutes les modalités de combinaison de ces différentes dimensions existent, et on retrouve dans la non-religion les mêmes variations. Cela fait donc en définitive de la non-religion un groupe peu homogène et mal connu. Voilà pourquoi la non-religion a été le sujet principal du colloque annuel de notre réseau de recherche sur les religions en Europe et au-delà, Eurel.

Un large éventail de visions du monde

Comme la religion, la non-religion inclut un large éventail de visions du monde, incluant des nouveaux athées qui « militent » contre la religion, aussi bien que des personnes affirmant qu’on ne peut rien savoir de l’existence ou de la non-existence de Dieu (agnostiques) mais qui peuvent être des pratiquants, ou encore des personnes totalement indifférentes à la religion et à la religiosité.


Richard Dawkins, athée militant, conférence TED, 2015.
Voir Vidéo ci-après : https://youtu.be/iJ2Tu6AuBg0?t=319

Pourtant, le plus souvent, la non-religion tend à se former en relation, en opposition et dans différents dialogues avec les formes dominantes de religion. De ce fait, celles-ci prendront aussi des formes différentes. De même, la place que la société accorde à la religion va influer sur la façon dont s’exprime la non-religion.

Dans certains pays comme la France ou l’Espagne par exemple, la non-religion peut être une forme de combat contre la domination d’un groupe religieux très fortement présent, elle est donc assez militante ; alors que dans d’autres sociétés, plus indifférentes sur le plan religieux (comme au Royaume-Uni actuellement), c’est presque la position « par défaut ».

Une majorité silencieuse

Dans de nombreuses sociétés européennes, le groupe des non-religieux est en train de devenir une majorité. Cette majorité est souvent silencieuse puisqu’il ne s’agit que rarement de groupes constitués, et qu’il n’y a que très peu de revendications collectives.

Ainsi, en 2016, Linda Woodhead a affirmé qu’au Royaume-Uni, « “no religion” is the new religion » (« la nouvelle religion, c’est la non-religion »).

Cette affirmation devient vraie en France également, pays qui se place au 4e rang par l’importance de l’athéisme avec 29 % de personnes se déclarant « athées convaincues », et où l’on enregistre entre 2005 et 2010 une baisse de 21 % du nombre de personnes se disant religieuses, selon un sondage RedGallup de 2012.

Certains célèbrent la diversité de leur non-croyance lors d’événements fédérateurs comme la Sunday Assembly Church, une « église » sans religion, fondée par deux comédiens britanniques.
Voir Vidéo ci-après : https://youtu.be/UH8RgGyDpzg?t=5

Certains chercheurs pensent également qu’il pourrait y avoir une part importante de « non-religieux » parmi les personnes qui déclarent appartenir à une religion majoritaire historiquement bien implantée, comme l’Église luthérienne dans les pays scandinaves, ou l’Église catholique en France, en Espagne ou en Italie. Le politologue Yann Raison du Cleuziou parle ainsi des « catholiques passagers » en France dans Qui sont les cathos aujourd’hui ? (2014) et le sociologue Jörg Stolz des « distanciés » en Suisse, Religion et spiritualité à l’ère de l’ego (2015).

Il faudrait cependant étudier de près cette question, pour déterminer à quel point l’appartenance peut aller au-delà de l’adhésion formelle au groupe religieux.

Impacts culturels, sociaux et… économiques

Notre colloque d’Oslo a également cherché à analyser comment les différents contextes nationaux peuvent influer sur ce rapport au croire, et notamment en quoi et comment le cadre social, historique et culturel de la religion dominante dans un espace géographique donné va contribuer au « formatage », à la définition de la non-religion (voir ainsi les interventions d’Ethan Quillen ou Chris Cotter).

On cherche également comment la non-religion joue sur la perception sociale de la minorité et de la majorité religieuses (comme l’expliquent Cristiana Cianitto et Rossella Bottoni ou encore Atko Remmel.

Par ailleurs, quel sera l’impact social et culturel lié à la présence croissante de ces groupes, comme l’analyse Stéphane Papi pour le Maroc par exemple ? Comment cela se manifestera-t-il selon les pays ?

Être athée au Maroc, un documentaire diffusé sur Arte (2016).

Voir Vidéo ci-après : https://youtu.be/_yvQRdlSwBA

Certains, comme Jorge Botelho Moniz, vont s’interroger sur le rapport entre non-religion et religion : y a-t-il dialogue ou conflit entre les deux, et si oui qui s’exprime, et au nom de qui ? Plus largement, comment la non-religion est-elle représentée sur les plans politique, culturel et social (voir Anne Lancien notamment), quelle place peut-elle tenir et, comme le souligne Nóra Lengyel, quelle influence peut-elle avoir ?

Enfin, l’existence de la non-religion a également des implications juridiques. Il existe en Europe de nombreux pays dans lesquels l’appartenance religieuse a une importance légale ou administrative. Par exemple, cette appartenance a une incidence sur les impôts en Allemagne ; dans plusieurs pays, les groupes religieux qui bénéficient d’une reconnaissance juridique bénéficient de certaines facilités financières ou juridiques.

Comment la non-religion s’inscrit-elle dans ces configurations, par exemple dans le cas du Brésil étudié par André Luiz Pereira Spinieli ou de l’Italie décryptée par Francesco Alicino ?

Pour une place légale de l’athéisme – Jean‑Yves Méreau, éditions L’Harmattan.

Voir Vidéo ci-après : https://youtu.be/gB931uPOIlw

Cerner les convictions (non)-religieuses

La diversité du groupe, son manque apparent de visibilité, le rendent d’autant plus difficile à cerner pour les chercheurs. Il faut alors se demander comment il est étudié et pris en compte, par exemple comment la population non-religieuse est analysée dans les recensements, comment elle est exposée dans les statistiques sur l’appartenance religieuse, et s’il y a éventuellement des zones d’ombre, des lieux non explorés. C’est notamment ce qu’explorent Teemu TairaTatiana Podolinska et Juraj Majo ou Sivert Urstad.

En retour, l’étude de la non-religion questionne la façon dont sont saisies et définies les modalités de l’appartenance religieuse (voir les travaux de Sofia Nikitaki ou de Timothy Stacey).

Pas plus que le « croire », en définitive, le « ne pas croire » n’est facile à mesurer par des enquêtes.


Le colloque Formatage de la non-religion dans la société post-moderne, perspectives institutionnelles et juridiques, coorganisé par Eurel et le projet « Good Protestant, Bad Religion ? Formatting Religion in Modern Society » (GOBA) de l’Université d’Oslo, s’est tenu à Oslo les 26 et 27 septembre 2018.

Auteure : Anthropologue des religions, CNRS, Université de Strasbourg

Déclaration d’intérêts

Anne-Laure Zwilling ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/les-sans-religion-la-nouvelle-religion

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lundi 1 octobre 2018

Charles Aznavour - La Boheme

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Charles Aznavour à Paris en février dernier. /

© Christophe Ena / POOL / AFP 

 La bohême - ma chanson préférée de Charles Aznavour

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Bon vent, Monsieur Aznavoir...

Encore Un Grand

qui nous quitte. 

Merci mille fois pour toutes vos belles chansons. 

Vous allez manquer à la chanson française. 

Je vous salue bien bas.

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dimanche 30 septembre 2018

Téléphone fixe: c'est bientôt fini

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Téléphone fixe: c'est bientôt fini
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À partir du 15 novembre 2018, Orange ne proposera plus d’abonnement classique au téléphone fixe. D'ici 2023, tous les clients devront avoir une box pour continuer à utiliser leur combiné.

Adieu le téléphone fixe! L’abandon programmé du réseau historique RTC (réseau téléphonique commuté), signe la fin d’une époque. Le téléphone fixe relié à une prise murale "T" branchée sur la prise téléphonique sera relié à une box d'ici à 2023.

• Pourquoi cette décision? 

En cause: l’obsolescence du matériel et la difficulté de maintenance de ce réseau.  

• Qui est concerné? 

Les 9,4 millions de Français qui possèdent une ligne fixe sans accès internet.

• Le calendrier 

Première étape: à partir du 15 novembre 2018, il ne sera plus possible de demander l’installation d’une ligne de téléphone fixe classique. Les nouveaux clients d’Orange, ou ceux qui déménagent, devront opter pour une offre de téléphonie fixe via une box. L'opérateur vend d'ores et déjà des box "voix uniquement".

Si vous utilisez une ligne fixe sans accès internet, vous avez donc encore un peu de temps. La fin du RTC est prévue pour fin 2023

• Faudra-t-il s’abonner à internet pour téléphoner?

Non, cette décision ne signifie pas l’arrêt du service téléphonique fixe: celui-ci continuera d’être fourni sur une nouvelle génération de réseaux, grâce à une technique appelée "voix sur IP" permettant de communiquer par la voix sur les réseaux compatibles avec internet. Il ne sera pas obligatoire, pour autant, de s’abonner à internet. Mais il faudra nécessairement avoir une box pour appeler depuis une ligne fixe. Orange promet "des équipements simplifiés pour les personnes âgées".

Bon à savoir! Les utilisateurs d’une box internet qui ont également une ligne fixe traditionnelle peuvent, dès à présent, souscrire une offre comprenant le service téléphonique sur IP.

• Faudra-t-il changer d’équipement?

Aujourd’hui, tous les téléphones fixes commercialisés sont compatibles avec la technologie IP. Toutefois, Orange s’engage à accompagner ses clients et vérifier avec eux la compatibilité de leur équipement (surtout s’il est très ancien) et proposera le cas échéant des solutions alternatives personnalisées.

• Une coupure risque-t-elle d’avoir lieu?

Non, il n’y aura aucune interruption de service. L’évolution de la téléphonie fixe vers le tout IP se fera de manière progressive. Dans chaque région, les clients seront informés en amont. Depuis février 2018, quatorze communes du Finistère testent ce nouveau dispositif. 

Bon à savoir! Lors du changement de technologie, les clients de ligne fixe pourront soit continuer avec Orange, soit choisir l’opérateur de leur choix. Pour en savoir plus: telecom-infoconso.fr  

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samedi 29 septembre 2018

Les fleurs amènent la pluie !!!

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Dans l'atmosphère, le pollen libéré par les fleurs s'éparpille sous l'effet de l'humidité en de minuscules particules qui peuvent favoriser la formation des nuages.

Conséquence : les fleurs font la pluie et le beau temps.

Mais la chercheuse se demandait ce qui arrivait aux particules de pollendans l'air, celles-là mêmes qui causent des allergies. Or la littérature scientifique sur ce sujet signale bien que le pollen peut se séparer en de minuscules morceaux et ainsi favoriser la réponse allergique.

Ces petits grains pourraient-ils aussi avoir une influence sur le climat tout comme les aérosols, de fines particules suspendues dans l'air qui jouent un rôle dans la formation des nuages ?

Pour le savoir, les chercheurs de l'université du Michigan ont réalisé des expériences sur du pollen de chêne, de pacanier, de cèdre, de bouleau, de pin et d'ambroisie.

Ces plantes représentent des sources importantes de pollen aux États-Unis.

Ceux-ci ont été imbibés d'eau puis dispersés sous forme de spray avec un atomiseur dans une chambre de « fabrication des nuages », du laboratoire de Sarah Brooks, professeur de sciences atmosphérique.

En résumé, quand les arbres émettent du pollen, ils pourraient favoriser la formation des nuages et la pluie qui nourrit en retour les arbres.

Le pollen transporté par le vent pourrait donc influencer le climat, suggérant ainsi un nouveau lien entre les plantes et l'atmosphère.

Donc, le pollen ne sert pas qu'à la reproduction des plantes, mais aussi à celle des nuages !

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Auteure : Marie-Céline Ray, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/fleurs-science-decalee-fleurs-amenent-pluie-58169/

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vendredi 28 septembre 2018

Galilée : on a découvert la lettre originelle raturée pour rassurer l'Inquisition

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La version non édulcorée de la missive de Galilée, envoyée à l'Église et exposant sa théorie de la Terre tournant autour du Soleil, vient d'être retrouvée. La preuve que le scientifique a cherché à amadouer l'Inquisition.

Comme il existe de nombreuses copies de toutes ces lettres, on n'avait jusqu'ici jamais eu le fin mot de l'histoire. Mais aujourd'hui, la lettre originale vient d'être redécouverte à la Royal Society à Londres, révèle le journal Nature. En possession de l'académie scientifique depuis 250 ans, elle avait été mal classée dans les archives. C'est à l'occasion d'un tout autre sujet qu'un post-doctorant italien a mis la main dessus, cet été, en parcourant le catalogue en ligne. Dans cette lettre, envoyée le 21 décembre 1613 par Galilée à son ami Benedetto Castelli, un mathématicien de l'université de Pise, il défend la théorie de Copernic, présentée 70 ans plus tôt, selon laquelle la Terre n'est pas immobile au centre de l'Univers mais tourne autour du Soleil. Il explique que les références de la Bible à des faits astronomiques ne doivent pas être « prises à la lettre » et que les ecclésiastiques n'ont « pas la compétence pour juger ces choses ».

La lettre originale, envoyée en 1613 par Galilée, comporte les ratures et modifications apportées deux ans plus tard par l’astronome en vue d’apaiser l’Inquisition. © The Royal Society

Galilée a adouci le ton de sa lettre

Plusieurs éléments attestent de l'authenticité de la lettre de sept pages. L'écriture est similaire à celle de la deuxième lettre conservée au Vatican. Signée « G.G », pour Galileo Galilei, elle porte des corrections de la main du scientifique italien suggérant des modifications plus acceptables pour l'Église. Par exemple, dans sa première version, il se réfère à un passage de la Bible comme étant « faux au sens littéral des mots ». Dans la deuxième version, le mot « faux » est remplacé par « semble différent de la vérité ». Plusieurs autres passages ont aussi été effacés et raturés. Ces retouches ont été faites après coup par Galilée, après que Benedetto Castelli lui a renvoyé la lettre. Galilée envoie alors à Rome la deuxième lettre avec ces altérations, prétendant que la première version qui circule est un faux.

Malgré cette tentative de rattrapage, l'Inquisition ne lâche pas Galilée et l'avertit en 1616 qu'il va devoir abandonner son appui au modèle de Copernic 70 ans plus tôt. L'astronome italien persévère pourtant et publie en 1632 « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde », un argumentaire sur les différentes preuves en faveur ou non des deux modèles. En réplique, l'Inquisition le convoque à Rome pour subir un procès. En 1633, il est condamné pour hérésie et son livre est interdit. Contraint de s'abjurer, Galilée est condamné à une peine de prison commuée par le Pape en assignation à résidence, qui durera jusqu'à son décès, neuf ans plus tard.

« Le problème de Galilée, c'est qu'il exposait sa théorie sans preuve réelle », explique Yaël Nazé, astrophysicienne à l'université de Liège. « Même s'il avait raison, il était impossible au XVIe siècle de prouver que la Terre tournait bien autour du Soleil. Le système héliocentrique était en fait plus logique. Il rendait l'ensemble des calculs astronomiques plus simples. » Et comme il était incapable de prouver sa théorie, il n'hésitait pas à tordre les faits ou à en inventer pour convaincre ses interlocuteurs, indique la scientifique.

Auteure : Céline Deluzarche, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-galilee-on-decouvert-lettre-originelle-raturee-rassurer-inquisition-72997/

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jeudi 27 septembre 2018

Aux origines de la phallocratie

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Donald Trump lors du concours Miss Univers en 2015. 
Rodrigo Varela / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Cet article est publié dans le cadre de la Nuit Sciences et Lettres: « Les Origines », qui se tiendra le 8 juin 2018 à l'ENS, et dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez le programme complet sur le site de l'événement.


Quelles sont les origines de la phallocratie, cette domination exercée par les hommes sur les femmes ? Depuis les chefs de l’Antiquité jusqu’à Donald Trump, les leaders masculins se sont servis de figures féminines réelles ou imaginaires – déesses, égéries, mannequins ou groupies –, pour se faire valoir et imposer leur domination.

Les singes dominants

La phallocratie remonte au règne animal, si l’on en croit 

Frans de Waal.

Observant les chimpanzés, ce zoologue identifie le « mâle dominant » : un singe physiquement plus fort que les autres qui s’impose à ses congénères comme un véritable chef politique. Il parvient à s’approprier des réserves de nourriture et à se constituer un harem de femelles dont il rétribue les faveurs en échange de friandises. Le mâle dominant met en place un système de domination basé sur une hiérarchie : il s’érige en souverain de son groupe de chimpanzés. Selon Frans de Waal, cette dominance chez les animaux préfigure les mécanismes de la domination phallocratique, les hommes étant les héritiers directs des singes. Le chimpanzé « dominant » a pour équivalent humain le leader politique, de l’Antiquité à nos jours.

Jean Lecomte du Noüy (1842-1923), « Ramsès dans son harem » (entre 1885 et 1886). 
Patrice Schmidt/Musée d’Orsay

La possession de femmes, symbole de puissance

Les pharaons, comme Amenhotep III (vers 1390-1352 av. J.-C.) ou Ramsès II (vers 1279-1213 av. J.-C.), possédaient – dans tous les sens du terme – des centaines de femmes, installées dans des palais qui leur étaient spécialement destinés.

Le roi perse Darius III aurait eu 360 concubines ; elles formaient un véritable cortège accompagnant le souverain lors de ses déplacements, comme le raconte l’historien antique Quinte-Curce.

Pourquoi posséder autant de femmes ? On conçoit que ces souverains aient souhaité être polygames afin de varier leurs plaisirs érotiques. Mais ils ne profitent pas plus de l’ensemble de leurs femmes qu’un milliardaire peut véritablement jouir de tous ses milliards. À quoi peuvent donc bien servir ces épouses que le chef thésaurise ?

Outre pour son divertissement, il a aussi besoin d’elles pour valoriser sa propre personne. C’est parce qu’il possède plus de femelles que les autres que le singe accède au statut de mâle dominant. La femme est reléguée au statut d’objet ; comme la nourriture ou l’or, elle devient un bien précieux, un faire-valoir. Bien que méprisée dans les sociétés patriarcales, elle n’en constitue pas moins un ingrédient essentiel dans la stratégie de domination des leaders. Darius impressionne ses sujets et conforte sa position de souverain lorsqu’il apparaît en public, suivi de son cortège de concubines. Les pharaons, collectionneurs de femmes, se servaient aussi d’elles comme monnaie d’échanges diplomatiques avec les autres rois du moment.

« Le roi Numa Pompilius écrit le les lois que lui dicte Égérie ».
Peinture d’Ulpiano Checa, 1885.
WikipediaCC BY-SA

Le mythe du chef aimé par une déesse

Il y a 5 000 ans, les souverains sumériens de la cité d’Uruk, au sud de l’actuel Irak, prétendaient qu’ils étaient les amants de la grande déesse Ishtar. Ils avaient en réalité recours à cette divinité pour légitimer leur pouvoir. Ishtar était censée faire don de sa fécondité au chef qu’elle aimait, et parce qu’elle l’aimait. La commémoration annuelle de cette relation servait aussi de cérémonie de réinvestiture symbolique du roi auquel la déesse, amante satisfaite, accordait, en guise de récompense, une nouvelle année de bonheur pour le royaume.

On retrouve ce schéma dans la Rome royale. Numa Pompilius, deuxième roi de la Cité (vers 716-673 av. J.-C., selon la tradition latine) est lui aussi présenté comme l’amant d’une divinité, nommée Égérie. Il tire profit de cette union, car Égérie lui enseigne la connaissance des choses divines et lui dicte la législation qu’il va imposer aux Romains. Comme l’explique l’écrivain antique Plutarque, auteur d’une biographie de Numa, ce mythe, inventé par le pouvoir, avait pour but de faire accepter les lois promulguées par le chef. Le discours politique exploite une prétendue relation amoureuse entre le souverain et la déesse, perçue comme une source de légitimité pour le leader.

Pisistrate et Phyé vêtue en Athéna. 
Turtledove.wikia.com

L’exploitation de l’image féminine par le leader

Le lien amoureux avec la déesse est parfois remplacé par une simple alliance entre la divinité et le chef ; la déesse continuant à jouer son rôle légitimant, mais sans qu’il soit question de relations sexuelles. Lors de son coup d’État, vers 554 av. J.-C., le tyran athénien Pisistrate se fait accompagner par Phyé, une marchande de fleurs, jeune fille remarquable par « sa beauté et ses formes admirables », écrit l’auteur grec Athénée de Naucratis.

Phyé, sorte de mannequin ou de « Miss » de l’époque, est vêtue en guerrière, à l’image de la déesse Athéna. Installée sur un char, aux côtés de Pisistrate, elle est censée le conduire jusqu’à son trône. La mise en scène rencontre un grand succès : Pisistrate est acclamé par la foule. À sa manière, Phyé est l’égérie de Pisistrate, une belle femme servant à promouvoir la carrière du leader masculin.

On retrouve encore à Rome, au Ier siècle av. J.-C., cette figure féminine tutélaire valorisante dans la propagande de Jules César. L’imperator romain affirme qu’il est le descendant de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté. La divinité est son alliée, sa protectrice personnelle ; elle lui inspire sa tactique militaire et lui offre la victoire. Ainsi, c’est à nouveau une figure féminine qui assure le succès du mâle dominant.

Égéries des présidents d’aujourd’hui

Les stratégies des leaders politiques contemporains n’ont pas beaucoup changé depuis l’Antiquité. Le président russe Vladimir Poutine est soutenu par une association, appelée « Armée de Poutine » (Armia Putina), composée de jeunes femmes qui organisent des manifestations à sa gloire. Elles vont jusqu’à déchirer publiquement leur T-shirts en signe de dévotion pour leur champion.

Bien avant de se faire élire président des États-Unis, Donald Trump, alors leader de la finance et du show business, s’est abondamment fait photographier en compagnie de jeunes beautés.

Portrait officiel de Melania Trump. 
By Regine Mahaux Weaver, Hilary (3 April 2017)

Mais, depuis son élection, c’est surtout sa troisième épouse, Melania, ancienne mannequin, qui assume le rôle traditionnellement dévolu à l’égérie du chef. Ses débuts comme First Lady furent pourtant relativement discrets : elle attendit le mois de juin 2017 avant de venir s’installer à la Maison-Blanche.

Désormais, le Président semble avoir bien compris le rôle d’atout de charme qu’elle est susceptible de jouer à ses côtés. Melania Trump revêt les plus belles robes, pose pour les photographes et sa popularité connaît une forte hausse en septembre 2017.

Stratège en communication et mâle dominant, Donald Trump a trouvé en Melania un instrument pour sa propre promotion. Mais cela suppose un minimum de consentement de la part de l’intéressée, car si la femme se rebiffe, elle peut faire vaciller la statue du mâle dominant. On se souvient des dégâts commis par Valérie Trierweiler à l’encontre de François Hollande, en 2014, lors de la publication de son livre : Merci pour ce moment. Melania Trump acceptera-t-elle de jouer jusqu’au bout le rôle de faire-valoir du Président ?

Auteur : 

Déclaration d’intérêts :

Christian-Georges Schwentzel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Partenaires :

Université de Lorraine apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR.


Christian-Georges Schwentzel a publié « La Fabrique des chefs : d’Akhenaton à Donald Trump », éditions Vendémiaire

Source : https://theconversation.com/aux-origines-de-la-phallocratie-

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mercredi 26 septembre 2018

Gratte-ciels futuristes : 10 gagnants du 2018 Skyscraper Competition

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Chaque année, le magazine d'architecture eVolo décerne le prix des meilleurs concepts de gratte-ciels. Le gagnant 2018 est un projet étonnant d'immeuble-origami pouvant être transporté et déployé sur les zones de catastrophes naturelles.

1er : un immeuble origami pour les réfugiés de catastrophes naturelles

Inondationstremblements de terretsunamis... : les catastrophes naturelles ne manquent pas. Le projet Skyshelter.zip, dessiné par trois Polonais, est destiné à loger tous les sans-abris dont la maison a été détruite. Cet immeuble qui se déplie comme un accordéon se transporte facilement par hélicoptère et, à capacité égale, occupe 30 fois moins d'espace au sol que des tentes ou des préfabriqués. La stabilité est assurée par d'immenses ballons gonflés à l'hélium et sa solidité par une structure en métal.

Ce gratte-ciel pliable est rapidement déployable et transportable pour loger des réfugiés après une catastrophe naturelle. © Damian Granosik, Jakub Kulisa, Piotr Pańczyk, eVolo

2e : un temple-ferme japonais

Cet immeuble imaginé pour la ville de Tokyo, au Japon, rassemble sous un même toit un jinja (un sanctuaire shinto) et une ferme verticale rizicole. « Le jinja et le riz sont les deux piliers économiques ancestraux du Pajon », explique son concepteur hong-kongais. Le riz serait ici cultivé en hydroponie sur les toits du sanctuaire, réalisés en matériaux organiques. Adjacents, ces toits permettent un déplacement fluide à travers tout l'immeuble.

À la fois temple shinto et ferme verticale, cet immeuble est destiné à devenir un centre d’attraction pour Tokyo. © Tony Leung, eVolo

3e : la tour anti-incendies

Près de 600.000 hectares et 2.500 maisons ont été ravagés par les incendies de forêt en 2017 au Chili. Partant de ce constat, un architecte chilien a dessiné ce gratte-ciel comme un nouvel habitat à intégrer dans les forêts à risque. Grâce à un système de ventilation ralentissant le vent autour et à une façade qui emmagasine l'humidité, il freine la propagation des flammes. Les terrasses situées tout autour du bâtiment récupèrent l'eau de pluie ou des nuages. Le projet est baptisé Waria Lemuy, ce qui signifie ville-forêt en langage mapudungun, la langue locale.

Cette ville-forêt chilienne prévient la propagation des incendies. © Claudio C. Araya Arias, eVolo

4e : le mur-immeuble contre la désertification

Destiné au Caire, ce gratte-ciel en forme de barrage est un moyen de lutte contre l'avancée du désert. Dans la capitale égyptienne, le Khamsīn, un vent chaud et sec, transporte le sable vers la ville qui est peu à peu engloutie. Le concept est également une solution à l'expansion des bidonvilles : l'immeuble accueille des habitants dans de jolis appartements végétalisés, alimentés en énergie par le vent récupéré de l'autre côté de la façade.

Ce barrage protège la ville contre le sable et permet de loger les habitants des bidonvilles. © Jiangchen Hu, Yining Bei, Xiayu Zhao, Mingwen Zhang, eVolo

5e : l’aéroport vertical

Avec l'essor du transport aérien, les infrastructures aéroportuaires occupent des surfaces en croissance continue : pistes de décollages, autoroutes pour relier les centre-villes, halls géants de départ et d'arrivée... Alors pourquoi ne pas construire... en hauteur ? C'est l'idée audacieuse de ce concept américain, basé sur l'espoir que les avions du futur décolleront et atterriront verticalement. Ils viendront s'immobiliser sur des pistes circulaires installées autour de l'aérogare, elle-même en forme de cercle. Tout sera entièrement automatisé, avec les bagages circulant à haute vitesse dans des tubes et un système de reconnaissance faciale évitant les files d'attente.

Avec l’aéroport vertical, plus besoin de longues pistes de décollage et l'espace au sol est réduit au minimum. © Jonathan Ortega, eVolo

6e : l’immeuble qui purifie l’eau

Le fleuve est quasiment sacré dans la culture indienne. Pourtant, les rivières sont massivement polluées, alors qu'à peine 30 % des eaux usées sont traitées avant d'être déversées dans la nature. D'où ce projet sud-coréen : un immeuble posé sur un fleuve, qui filtre l'eau et la distribue aux villages environnants grâce à un réseau de canalisations. À l'intérieur, les habitants peuvent se promener au milieu de jardins, de forêts et de cascades.

Cette tour transparente filtre l’eau des fleuves et accueille des jardins et même des forêts. © Kang Tae Hwan, Kim Min Jeong, Yun Seo Jun, Lee Se Won, eVolo

7e : la prison pour réhabiliter les détenus

Avec un taux de criminalité parmi les plus élevés des États-Unis, la ville de Detroit accueille 5 % des prisonniers du pays. De l'autre côté, d'immenses quartiers de la ville tombent en ruine suite à l'exode industriel de ces dernières années. Les quatre designers jordaniens de cette « Tour de réhabilitation » veulent changer la donne avec ce gratte-ciel modulaire comprenant trois niveaux. Le premier est occupé par les logements des détenus, le deuxième par des ateliers de travail pour la réinsertion et le troisième par le personnel et les services. Insérés dans le tissu social et modulables, les ateliers s'adaptent à la demande économique des entreprises environnantes.

8e : le « Manhattan du désert »

Aujourd'hui en proie à un conflit sanglant, le Yémen est pourtant un joyau de l'architecture verticale en brique crue séchée, comme dans la cité de Shibam, une ville classée au Patrimoine mondial de l'Unesco. C'est en s'inspirant d'elle que quatre Français ont dessiné ce projet. Comme il est impossible d'agrandir la ville horizontalement, encerclée par un mur d'enceinte, l'idée est d'exploiter le sous-sol en creusant sous les maisons pour les transformer en sorte de gratte-ciels souterrains et respecter leur authenticité. Des ponts relieront les immeubles entre eux pour facilité la mobilité urbaine.

Agrandir la ville fortifiée de Shibam, au Yémen, en respectant sa beauté ancestrale : tel est le défi de ce projet français. © Estelle Filliat, Charlotte Ferreux, Duc Truong, Elias Vogel, eVolo

9e : le Vapolator, récupérateur de condensation

Construit au bord des côtes, ce gratte-ciel baptisé Vapolator récupère l'eau issue de l'évaporation de la mer grâce à sa forme incurvée. Lorsque la vapeur d'eau atteint le sommet de la tour, elle est condensée puis envoyée dans un tube au centre de la structure, qui comprend cinq étages. À chaque étage, l'eau est filtrée et dessalée. Les concepteurs sud-coréens ont aussi prévu de cultiver des plantes à l'intérieur afin de fournir une alimentation aux habitants des villes côtières.

La tour condense l’eau issue de l’évaporation de l’eau de mer puis la filtre pour en faire de l’eau potable. © Seunghwan Jung, Ryeojin Jeon, eVolo

10e : la tour cimetière

Avec l'accroissement de la population, de moins en moins d'espace est disponible pour les cimetières. Dans ce gratte-ciel baptisé Tornado, les urnes funéraires sont placées dans des lanternes volantes qui flottent entre le socle et le sommet. Chaque défunt devient ainsi comme une étoile dans le ciel nocturne, et on peut ajouter des urnes au milieu de la tour qui s'agrandit au fur et à mesure. Un concept très symbolique imaginé par cinq ingénieurs chinois pour la ville de Tokyo.

Ce gratte-ciel virtuel est constitué de lanternes volantes contenant l’urne des défunts. © Yassin Nour Al-tubor, Fawzi Bata, Boran Al-Amro, Yazeed Balqar, eVolo

1) Evy - signature animée Titi

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mardi 25 septembre 2018

Pourquoi Nemo a trois bandes blanches : l’énigme enfin résolue !

 

Le papa de « Nemo » le plus connu des poissons à trois bandes. Disney Pixar

Les poissons coralliens sont connus pour leur grande diversité de couleurs et de motifs plus étonnants les uns que les autres. On peut citer par exemple le poisson-papillon à bec à bandes jaunes et blanches Paracanthurus hepatus (Chelmon rostratus) qui possède un œil noir sur son corps ou bien le poisson baliste-Picasso dont le nom est lié à ses couleurs vives et aux dessins qu’il possède sur ses flancs.

Myriade de couleurs chez les poissons coralliens. À gauche le poisson à bec, et à droite le poisson baliste-Picasso. J. E. RandallAuthor provided

Parmi ces poissons coralliens, on retrouve aussi le fameux Nemo : poisson-clown star du film d’animation des studios Pixar « le monde de Némo ». Ce petit poisson-clown qui vit en symbiose avec l’anémone de mer est très reconnaissable grâce à son corps orange vif parcouru de larges bandes blanches.

Comment expliquer la myriade de couleurs et motifs arborés par les poissons coralliens ? Comment se forment ces motifs ? Quel est le rôle de ces couleurs ? Notre équipe de chercheurs de l’Observatoire de Banyuls-sur-Mer (France) et de l’Université de Liège (Belgique) ont décidé de s’intéresser à ces questions en étudiant le poisson-clown et ses cousins.

Némo, alias Amphiprion ocellaris, appartient au groupe des poissons-clowns qui compte une trentaine d’espèces. Leur patron de coloration est caractérisé par une robe jaune, orange, brun ou noir avec des bandes blanches verticales composées de cellules réfléchissant la lumière appelées iridophores.

En plus d’autres caractères morphologiques, les espèces de poissons-clowns se distinguent par leur nombre de bandes blanches et la couleur de leur robe. Ainsi, certaines espèces n’ont aucune bande blanche verticale, comme Amphiprion ephippium ; d’autres n’en possèdent qu’une, comme Amphiprion frenatus ; ou alors ils en arborent deux comme Amphiprion sebae ; ou trois comme chez Amphiprion ocellaris, le fameux Némo. Nous avons donc voulu comprendre d’où venait cette diversité de patron de coloration chez les poissons-clowns. Qu’est-ce qui peut expliquer cette différence de nombre de bandes entre ces espèces ?

Quatres espèces de poissons-clowns illustrant les quatre patrons de colorations existants chez les poissons-clowns. De haut en bas- de gauche à droite : Amphiprion ephippium, Amphiprion frenatus, Amphiprion bicinctus et Amphiprion ocellaris. J. E. RandallCC BY

Comptons les bandes

Pour comprendre le mécanisme menant à la diversité des patrons de pigmentation, chaque poisson a été groupé selon son nombre de bandes verticales. Des analyses intégrant l’histoire évolutive des poissons-clowns ont révélé que leur ancêtre commun possédait 3 bandes blanches, et qu’au cours de leur diversification, des lignées de poissons-clowns ont perdu successivement la bande de la queue, puis celle du corps et enfin celle de la tête donnant ainsi quatre combinaisons : trois bandes (tête, corps et queue), deux bandes (tête et corps), une bande (tête seule) ou aucune bande. Il y a donc une diversité visiblement contrainte. Il semble que les mécanismes biologiques ne permettent pas d’avoir par exemple une espèce qui aurait une bande sur la queue et une sur la tête.

Une perte des bandes au cours de l’évolution

Pour comprendre ce mécanisme, nous nous sommes intéressés au développement de deux espèces ayant deux patrons de coloration différents à l’âge adulte : A. ocellaris qui présente trois bandes et A. frenatusqui n’a qu’une bande sur la tête.

Les bandes chez A. ocellaris apparaissaient dans un ordre bien défini au cours de sa transformation de larve à jeune adulte : d’abord celle de la tête, puis celle du corps et enfin celle de la queue. C’est-à-dire dans l’ordre inverse de celui de la disparition observée au cours de l’évolution !

Seconde observation très étonnante : A. frenatus présente le même développement que A. ocellaris à l’état larvaire, il y a l’apparition successive de trois bandes blanches de la tête à la queue alors que les individus adultes n’en possèdent qu’une ! Ces bandes surnuméraires sont ensuite perdues dans un ordre également séquentiel identique à celui de l’évolution (de la queue vers la tête).

Ces résultats suggèrent ainsi que la perte chronologique des bandes au cours de l’évolution a été contrainte par la séquence d’apparition des bandes au cours du développement et qu’il y a un lien très profond entre phylogenèse (histoire évolutive) et ontogenèse (développement de l’individu). Cela conduit à l’hypothèse que la formation des bandes est contrôlée par un mécanisme génétique très précis et dépendant de la polarité antéro-postérieure du poisson. Ces mécanismes restent encore à découvrir.

Finalement, à quoi servent ces bandes ?

Pour répondre à cette question, nous avons comparé la diversité des patrons de bandes blanches rencontrée chez des communautés naturelles de poissons-clowns avec la diversité observée chez des communautés où la diversité des patrons de bandes blanches serait distribuée totalement au hasard.

Grâce à ces simulations, nous avons pu montrer que la probabilité d’avoir des espèces de poissons-clowns avec le même nombre de bandes dans la même région était très rare.

Plusieurs facteurs écologiques peuvent influer cette distribution non aléatoire et il est très probable que le nombre de bandes blanches joue un rôle de signal permettant aux espèces de se reconnaître mutuellement. Cette reconnaissance est primordiale dans l’organisation sociale de ces poissons vivant dans des anémones et où peuvent se côtoyer plusieurs espèces. Cette reconnaissance permet également bien évidemment au papa de Némo de le retrouver à l’autre bout de l’océan !

Auteurs : 

Déclaration d’intérêts

Pauline Salis a reçu des financements de CNRS, et Sorbonne Université

Bruno Frédérich a reçu des financements du Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS) et de la Politique Scientifique Fédérale (Belspo) de Belgique. Il est membre du Laboratoire de Morphologie Fonctionnelle et Evolutive à l'Université de Liège (Belgique) (https://www.morfonct.uliege.be/cms/c_3353261/fr/morfonct-portail).

Vincent Laudet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/pourquoi-nemo-a-trois-bandes-blanches-lenigme-enfin-resolue-102941?

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vendredi 21 septembre 2018

Effet Flynn : l’humanité est-elle en marche vers la stupidité ?

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On connait le mot de Pierre Dac : « j’ai un bel avenir devant moi. Mais je l’aurai dans le dos chaque fois que je ferai demi-tour ». Cela ne pourrait-il s’appliquer à l’intelligence humaine ? Après avoir constaté que la moyenne des scores obtenus aux tests dits d’intelligence augmentait au cours du temps (effet Flynn), on scrute aujourd’hui avec inquiétude la stagnation, voire la baisse, de ces scores (inversion de l’effet).

Doit-on craindre une « stupidisation » (Le Monde du 13/06/2018) de l’humanité ? Un examen critique de la conception de l’intelligence véhiculée par le débat actuel sur sa progression et sa chute s’avère nécessaire.

L’effet Flynn concerne-t-il l’intelligence ?

Les faits ne sont guère discutables. Le néo-zélandais James Flynn a mis en évidence un accroissement, au XXème siècle, des scores aux tests de QI (quotient intellectuel) aux USA, puis dans 14 pays développés.

On constaterait, dans les pays occidentaux, une élévation de 3 à 7 points par décennie. Mais une nouvelle étude réalisée en 2016 par Richard Lynn et Edward Dutton est venue montrer que, depuis 1995, dans un certain nombre de pays, le QI avait tendance à régresser.

Ainsi le QI moyen des Français aurait baissé de 4 points entre 1999 et 2009.

La recherche des causes possibles de la hausse, puis de la baisse, du QI, n’est pas inintéressante. Le débat porte fondamentalement sur la part respective, dans les deux cas, des causes environnementales, et des causes génétiques.

On replonge alors dans la fameuse querelle de l’inné et de l’acquis.

L’enjeu du débat est fort. Il s’agit, en somme, de dire si l’« intelligence » est une donnée naturelle, auquel cas les possibilités de développement intellectuel de certains seraient réduites, du fait de leur faible « dotation », individuelle (théorie du don), ou collective (conception « racialiste »).

Ou bien, au contraire, est le résultat d’une construction sociale, ce qui ouvre à tous l’espoir d’un bon développement intellectuel (si les conditions en sont réunies).

Mais précisément, et cela nous paraît avoir été insuffisamment souligné, en se focalisant sur les causes des fluctuations de QI, sans s’interroger sur la nature de ce qui fluctue, c’est-à-dire sur l’idée même d’intelligence, on prend parti dans le débat !

On admet en effet implicitement l’existence d’une intelligence comme « donnée » naturelle, susceptible de s’accroître, ou de diminuer, en « volume ».

L’intelligence se réduit-elle au QI ?

La question est de savoir ce que mesure le QI. La possibilité d’apprécier le niveau de certaines aptitudes ou capacités, ou de certains facteurs (ex : facteur verbal, facteur numérique) à l’aide d’épreuves dédiées n’est aujourd’hui plus guère contestée.

Depuis les premières avancées dues à Binet et Simon, les tests ont fait la preuve de leur pertinence et de leur utilité. Mais pour mesurer quoi ? En fait : des niveaux de performance, dans des domaines spécifiques, et en les situant par rapport aux performances de l’ensemble des autres individus constituant une population.

Bien sûr, cette « mesure » soulève des problèmes techniques, et s’expose à de nombreux biais. Mais, pour nous, l’essentiel n’est pas là. Car il faut comprendre, tout d’abord, que cette mesure est relative. Le QI n’apprécie pas le « poids intellectuel » d’un individu, mais exprime sa position au sein de la distribution de l’échantillon d’étalonnage du test.

Il faut ensuite, et surtout, ne pas commettre l’erreur de confondre performance et compétence. Au mieux, les fluctuations du QI correspondent à des fluctuations de performances, cognitives ou motrices.

Que les performances puissent fluctuer est indéniable. C’est à bon droit que l’on peut, par exemple, déplorer des baisses de niveau dans les performances orthographiques d’une population, baisses que l’on pourra attribuer à la place prise par les écrans, et aux transformations du rapport à l’écrit.

Mais les fluctuations de performances ne sont en aucun cas la preuve de l’existence d’une sorte de capacité naturelle, inhérente à la structure de l’individu, et qui serait l’équivalent des aires ou des lobes structurant le cerveau humain sur le plan organique.

C’est tout le problème de l’intelligence générale, dont l’existence a toujours été plus ou moins contestée. Parler d’« intelligences multiples » (Howard Gardner) fait déjà progresser sur la voie d’une conception plus intelligente de l’intelligence.

Une conception qui nous dispenserait de nous encombrer avec l’idée d’une « réalité » intelligence, qui serait tapie au fond de notre personnalité comme un monstre au fond du lac du Loch Ness…

Comment concevoir intelligemment l’intelligence ?

Faut-il alors continuer à utiliser le terme d’intelligence, si ce terme ne renvoie à aucun donné naturel ? On ne peut pas se contenter de dire que l’on ne mesure, avec le QI, que des « facettes » de l’intelligence.

Il faut aller plus loin, en refusant les courts-circuits qui font remonter d’une performance (constatée) à une capacité intellectuelle (induite), puis de celle-ci à une intelligence générale (postulée).

L’intelligence n’est pas un organe. Il faut se délivrer de la tentation d’en faire une chose, de la « réifier ».

C’est pourquoi ce serait sans doute faire preuve d’intelligence que de se délivrer de la conception de l’intelligence implicitement admise par ceux qui, avec l’effet Flynn, se sont réjouis de son extension, avant de déplorer sa chute. Mais comment concevoir alors ce que l’on continue à désigner par ce terme ?

Nous avons proposé (Hadji, 1993, « Pour une conception intelligente de l’intelligence »), en la plaçant au sein des « universaux anthropologiques » identifiés par Edgar Morin et Massimo Piattelli-Palmarini (Le cerveau humain, 1974), de considérer ce qu’on appelle intelligence comme un « pouvoir ».

Les universaux anthropologiques sont des attributs, ou des caractères spécifiques, propres à tous les hommes. Ces attributs, comme l’écrit François Jacob (La logique du vivant, 1970), sont prescrits avec rigidité par le programme génétique, dans sa part fermée. Mais ils ne déterminent que des potentialités : pouvoir de marcher, de parler n’importe quelle langue, de comprendre, etc.

On pourrait dire que l’intelligence est l’attribut qui s’exprime dans le pouvoir de penser. Ce pouvoir nous fait tous égaux en intelligence. Mais il n’est qu’un pouvoir.

Libre à chacun d’en user, ou non. Ainsi l’intelligence a un bel avenir devant elle si les hommes (les êtres humains) décident d’exercer le pouvoir qu’ils ont de se montrer intelligents, c’est-à-dire décident de sauvegarder et de faire fructifier leur pouvoir de penser.

Sinon, on risque de voir triompher ce que l’on peut appeler la connerie…

Car, finalement, l’intelligence ne « chute » que si l’on ne s’en sert pas !

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Auteur : , Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes

Déclaration d’intérêts - Charles Hadji ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/effet-flynn-lhumanite-est-elle-en-marche-vers-la-stupidite-

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