vendredi 30 janvier 2015

Calogero - « Le Portrait »

<p>Calogero lors du concert anniversaire de la radio RFM pour ses 33 ans sur la scène des Folies Bergère à Paris le 16 juin 2014</p>

Source :

https://www.youtube.com/watch?v=ozTphe3zq0c

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mercredi 28 janvier 2015

La dette irakienne effacée d'un trait de plume ?

Jean-Luc Mélenchon dit-il vrai sur la dette irakienne ? © Reuters

D'après Jean-Luc Mélenchon, effacer la dette grecque est tout à fait possible. La preuve : "La dette de l'Irak a été annulée d'un trait de plume. Il y en avait pour combien ? 120 milliards de dollars." Plutôt vrai.

Plutôt vrai sur le chiffre

La dette de l'Irak a effectivement vu sa dette extérieure réduite à partir de 2004 et l'arrivée d'un nouveau pouvoir à Bagdad. La dette irakienne est passée de 120 milliards de dollars à 40 en l'espace de six ans. Et au final, ce n'est pas la totalité mais 80% de la dette extérieure de l'Irak a été effacée. 

Sauf que tout ne s'est pas passé d'un trait de plume, comme l'affirme Jean-Luc Mélenchon. En 2004, la dette irakienne était détenue en grande partie par des pays du Moyen-Orient et des pays occidentaux. Ces derniers, dont la France, les Etats-Unis, l'Allemagne et la Russie sont réunis dans le Club de Paris.

Pas d'un "trait de plume"

Et en l'occurence, les discussions ont été vives au sein de ce club sur le montant et les conditions de la réduction. Les Etats-Unis réclamaient l'effacement de la totalité de la dette quand la France se prononcait pour une baisse de 50%. Finalement, un compromi a été trouvé à 80% de réduction.

Une baisse qui s'est déroulée en trois étapes : 30% de réduction immédiate, 30% liés à l'adoption par Bagdad d'un plan de réformes de trois ans élaboré par le Fonds monétaire international et 20% supplémentaires si le programme du FMI était correctement appliqué.

Sources 

Les chiffres de la dette irakienne, site de la banque centrale irakienne
Situation et perspective de la dettte de l'Irak, site du Sénat
Accord de restructuration de dette entre le Club de Paris et l'Irak, Club de Paris
Le Club de Paris met en oeuvre la dernière phase de réduction de la dette, Club de Paris

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Source :

http://www.franceinfo.fr/emission/le-vrai-du-faux/2014-2015/la-dette-irakienne-effacee-d-un-trait-de-plume-27-01-2015-07-35

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mardi 27 janvier 2015

Ecole. Un plan de mobilisation de plus de 250 millions sur trois ans

Najat Vallaud Belkacem a présenté une série de mesure pour la refondation de l'école.
Najat Vallaud Belkacem a présenté une série de mesure pour la refondation de l'école. | Béatrice LE GRAND

Après les attentats qui ont endeuillé le pays et les réactions hostiles de certains élèves, le président de la République a posé « l'acte II de la refondation de l'école ».

Après les annonces de François Hollande, lors de ses vœux au monde éducatif, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, détaille la « Grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République ». Le plan va bien au-delà d’une réponse au rappel des valeurs laïques et aux réactions des élèves qui n’ont pas voulu s’associer aux hommages aux victimes d’attentats. François Hollande et le gouvernement voient plus large. En particulier en faveur des enfants en difficulté.

Une attention aux élèves en difficulté

Tout au long du parcours scolaire, les enfants en difficulté sociale, culturelle et scolaire doivent être mieux accompagnés. Sur le plan social, le gouvernement accroît sa dotation aux budgets sociaux pour que tous les enfants puissent manger, chaque jour.

Sur le plan scolaire, cela commence au CE2 avec les enfants qui ne maîtrisent pas la lecture. L’école doit se mobiliser pour qu’ils acquièrent cette maîtrise.

Cela se poursuit après le lycée pour que les élèves, en particulier les bacheliers professionnels, puissent être mieux accueillis et réussir dans l’enseignement supérieur. À l’université ou dans des instituts universitaires…

Toutes ces mesures doivent prévenir les risques de décrochage. Un objectif a été fixé : diminuer par deux le nombre de jeunes de 16-25 ans qui sortent de l’école sans diplôme, ni qualification.

Une attention aux élèves en rupture

Les directeurs de collèges et de lycées recevront une formation pour mieux repérer les élèves qui s’isolent, se replient sur soi, sont tentés par des idéologies dangereuses pour eux-mêmes et pour les autres.

Les jeunes placés sous contrôle de la justice et ceux qui sont placés en détention doivent pouvoir continuer à recevoir un enseignement.

Laïcité et citoyenneté

C’est la partie émergée de l’iceberg. Celle que tout le monde guette. Le gouvernement propose une formation des enseignants et des futurs enseignants. Il demande le signalement systématique des comportements mettant en cause l’autorité des profs, l’égalité garçon-fille, les valeurs de la République…

La ministre annonce la constitution d’une réserve citoyenne. Tous ceux qui aiment l’école, qui veulent défendre les valeurs qu’elle transmet, sont invités à épauler les enseignants… Ces réserves seront placées sous l’autorité des recteurs.

Les parents d’élèves seront davantage associés : ils devront par exemple venir signer le règlement intérieur et la charte de la laïcité.

Le 9 décembre, jour de la laïcité, donnera lieu à des manifestations dans les écoles.

Philippe SIMON.

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Source :

http://www.ouest-france.fr/ecole-laicite-citoyennete-eleves-en-rupture-ce-qui-change-vraiment-3133899?utm_source=of_alerte-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_alerte-generale&utm_content=20150122&vid=042035060061059051097116014036040046060041125055041063

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dimanche 25 janvier 2015

Message d'Elisabeth Badinter à celles qui portent volontairement la burqua

French police injured in row over burka

 

Source :

Article récolté sur Facebook ce jour

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samedi 24 janvier 2015

Un sanglier abattu en plein Bordeaux après une course poursuite dans la ville

© DR Photo amateur
Un sanglier abattu en plein centre ville de Bordeaux le 23 janvier 2015.

Repéré près de la gare peu avant minuit, le sanglier va traverser plusieurs axes de Bordeaux, poursuivi par la police. Il endommage deux voiture de la BAC et bouscule une piétonne. Il est abattu une heure et demie plus tard, en plein centre ville. Récit de cette incroyable course poursuite. 

Peu avant minuit, la police reçoit un appel : on lui signale un sanglier en plein Bordeaux. L'animal a été aperçu près de la gare de Saint-Jean de Bordeaux. Les effectifs de nuit, une dizaine d'hommes le prennent alors en chasse. 

Cours de la Marne, cours Aristide Briand. Les policiers finissent par coincer le sanglier dans une ruelle, rue Tastet, fermée par deux voitures de la BAC. Mais l'animal de 80 kilos charge et passe par dessous l'un des véhicules. Il reprend la fuite. 
Dans sa course, il bouscule une piétonne, sans gravité. Il finit par se réfugier dans un buisson place de la République.

C'est là qu'il est abattu par un lieutenant de louveterie, seul chasseur habilité par la Préfecture à abattre les animaux en ville. 

C'est la première fois qu'un sanglier est ainsi tué dans Bordeaux. Mais depuis plusieurs mois, ces animaux considérés comme nuisibles se rapprochent des zones urbaines et des battues sont régulièrement organisées

Plus de 50 sangliers ont été tués en quatre mois dans l'agglomération bordelaise.

Par Hélène Chauwin

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Source :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2015/01/23/un-sanglier-abattu-en-plein-bordeaux-apres-une-course-poursuite-dans-la-ville-638611.html#xtor=EPR-521-%5Bfrance3regions%5D-20150123-%5Binfo-titre1%5D

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L'année des grandes marées a débuté : un avant goût de la marée du siècle.

Les grandes marées font la joie des pêcheurs de coquillages
Les grandes marées font la joie des pêcheurs de coquillages
2015 avait été annoncée comme étant l'année de la marée du siècle, avec un coefficient de 119 le 21 mars prochain. Mais celles de ce week-end, avec un coefficient de 109 ce vendredi, ne manquera pas de faire plaisir aux promeneurs ou amateurs  de pêche à pied.
C'est le début d'une belle série de grandes marées qui tout au long de l'année 2015 devrait faire le plaisir des amateurs de promenade en bord de mer ou des passionnés de pêche à pied. Elles ont commencé ce jeudi avec un coefficient de 109 ce jeudi et ce vendredi. Un avant-goût de la première marée du siècle du IIIe millénaire qui aura lieu le 21 mars prochain avec un coefficient de 119.

Une marée du siècle qui en fait, n'en est pas tout à fait une. Car c'est ainsi que le Shom (Service hydrographique et océanique de la marine) qualifie ainsi toutes les marées dont le coefficient dépasse 118, ce qui devrait être le cas à six reprises, d'ici 2100 ! (Voir encadré). Le record est annoncé pour 2073 avec une grande marée de 120. 

De plus, cette année, les coefficients de marée devraient à deux reprises frôler ce seuil symbolique de 118. Le 21 février (117) et le 29 septembre (117) et un « petit » 116 prévu ce vendredi.
Les "marée du siècle" du 21è siècle.
Coefficient 119  : 21 mars 2015 ; 3 mars 2051 ;  Les 14 et 15 mars 2055 ;  5 mars 2068

Coefficient 120 25 mars 2073.

Par Eric Nedjar

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Source :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/23/l-annee-des-grandes-marees-debute-un-avant-gout-de-la-maree-du-siecle-638543.html#xtor=EPR-521-%5Bfrance3regions%5D-20150123-%5Binfo-image1%5D

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Le «Charlie Hebdo» des survivants dépassera les 7 millions d'exemplaires

La Une de Charlie Hebdo le 14 janvier 2015

La Une de Charlie Hebdo le 14 janvier 2015 - Joël Saget AFP

Le numéro «des survivants» de Charlie Hebdo, avec Mahomet en une, va dépasser les 7 millions d'exemplaires et est déjà en réimpression, ont annoncé vendredi soir les Messageries lyonnaises de presse, distributeur du journal.

300.000 exemplaires supplémentaires

D'ici samedi soir, les Messageries lyonnaises de presse auront livré 7 millions d'exemplaires du journal réalisé par les survivants de l'équipe de Charlie Hebdo après l'attentat du 7 janvier, et continue à réimprimer pour en livrer 300.000 autres dès lundi.

Sur ce total, 6,3 millions auront été livrés avant samedi soir au réseau des marchands de journaux français et 700.000 à l'international, ont précisé les MLP, alors que de nouvelles manifestations contre le journal ont eu lieu vendredi en Afghanistan, au Pakistan et au Cachemire indien.

Depuis la sortie de ce numéro historique le 14 janvier, Charlie Hebdo, qui tirait avant l'attentat à 60.000 exemplaires, n'a cessé de revoir à la hausse ses prévisions de vente face à l'engouement des lecteurs, qui ont pris d'assaut les kiosques.

La Belgique, championne à l'international

L'impression du journal continue donc: dès lundi, les MLP vont encore en distribuer 300.000, mais cette fois en ne livrant que les magasins qui le réclament, alors que jusqu'ici les 27.000 points de vente en France étaient tous réapprovisionnés quotidiennement.

Toute la semaine, les kiosquiers français ont été en rupture de stock quotidienne, signe que le journal a continué à se vendre très rapidement. «Tout ce qui était distribué était vendu», ont souligné les MLP.

Le chiffre final des ventes ne sera connu que dans sept semaines environ, selon les MLP. A l'international, le pays le plus demandeur a été la Belgique.

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Source :

http://www.20minutes.fr/medias/1524543-20150123-charlie-hebdo-survivants-depassera-7-millions-exemplaires

 

 

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vendredi 23 janvier 2015

Quand la grève des médecins favorise l'automédication

Alors que la vente de médicaments sans ordonnance est restée stable en 2014, le mois de décembre a été marqué par une subite hausse de l'automédication : un effet inattendu de la grève des médecins.

Comme chaque année, l'Afipa (Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable) a présenté son baromètre des produits du « selfcare », ou automédication, regroupant tous les médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux vendus sans ordonnance.

Les données révèlent qu'auprès une année 2013 où l'automédication était en recul, le marché a gagné 2,1% en valeur, et 0,8% en volume en 2014. Si cette hausse n'est pas alarmante, les données du mois de décembre sont, elles, assez inattendues. Ce mois-ci, le secteur de l'automédication a enregistré des ventes record à hauteur de 224 millions d'euros, soit « le chiffre d'affaires le plus important depuis 10 ans » d'après un communiqué de l'Afipa.

Une grève qui profite aux pharmaciens

Fermement opposés au projet de Loi santé de Marisol Touraine, les médecins libéraux se sont massivement mis en grève en décembre. C'est sans doute cette mobilisation qui aurait engendré une hausse subite de l'automédication, et qui a profité aux pharmaciens selon l'industrie pharmaceutique.

Selon l'Afipa, les patients se sont directement rendus chez leur pharmacien pour des pathologies bénignes, en remplacement du généraliste. « Plus de 8,2 millions d'euros de ventes sont imputables à cette grève », estime l'association. Pour Pascal Brossard, président de l'Afipa, cet épisode valide l'action de l'association, qui recommande « l'automédication responsable » comme une « première étape du parcours de soins ».

« Cela permet de rendre à chaque professionnel son vrai rôle : le pharmacien pour les pathologies bénignes, le médecin généraliste pour les pathologies plus graves et les Urgences pour les urgences » souligne M. Brossard, avant d'ajouter que « cela permet de faire des économies pour la sécurité sociale. » Pour le président de l'Afipa, ce modèle fonctionne dans les faits, et existe déjà dans tous les autres pays européens. Il dénonce donc « l'immobilisme » des autorités de santé françaises sur le sujet.

Cet avis n'est cependant pas partagé par le Dr Luc Duquesnel, président de la branche généraliste du CSMF, principal syndicat de médecins libéraux. Ce dernier estime que, même pour traiter les maux de l'hiver, l'automédication n'est pas sans danger. Le risque majeur réside dans l'association hasardeuse de certains principes actifs, qui peuvent interagir entre eux. « Il n'y a pas de petits bobos de l'hiver », assure le Dr Duquesnel. « Si vous prenez de l'ibuprofène et que vous avez un estomac sensible, vous pouvez faire un ulcère gastrique. » Le médecin rappelle ainsi que « contrairement au généraliste, le pharmacien ne connait pas les antécédents du patient. »

Parmi les médicaments sans ordonnance les plus achetés en décembre 2014, on retrouve les antidouleurs (avec le doliprane en tête), ainsi que les médicaments contre le rhume et la toux.

par

Source :

http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/medicaments/soigner/quand-la-greve-des-medecins-favorise-l-automedication-75677

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samedi 17 janvier 2015

Peut-on caricaturer le prophète Mahomet ?

Charlie Hebdo a décidé de tenir tête aux terroristes en dessinant à nouveau en une de son prochain numéro le prophète Mahomet. Une provocation au regard de l'islam ?

Le délit de blasphème n'existe pas en France, mais à l'étranger, notamment au sein des autorités mulsulmanes, la couverture du dernier numéro de Charlie Hebdo a été accueillie plutôt froidement.

Pour Al-Azhar cela va « attiser la haine »

Elle a déclenché de la colère chez le conseiller du Mufti de la république égyptienne qui a « mis en garde » contre ce dessin, y voyant « une provocation injustifiée pour les sentiments d'1,5 milliard de musulmans à travers le monde ».

« Nous dénonçons la violence et respectons la liberté d'opinion. Mais l'autre partie doit comprendre que nous aimons le prophète Mahomet », a expliqué Ibrahim Negm.

La publication de ces dessins « insultants à l'égard du prophète » va « attiser la haine (...). Elle ne sert pas la coexistence pacifique entre les peuples et entrave l'intégration des musulmans dans les sociétés européennes et occidentales », a indiqué le centre de recherches islamiques d'Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam.

Du Sénégal à l'Iran

Au Sénégal, « tous les moyens » devaient être employés pour interdire la distribution et la diffusion du numéro de mercredi de Charlie Hebdo et Libération. 

L'Iran a également condamné un « geste insultant » qui, selon la porte-parole de la diplomatie iranienne, « peut relancer le cercle vicieux du terrorisme ».

Les autorités musulmanes ne sont pas les seules à regretter ces caricatures de Mahomet. Le malaise est également présent chez nombre de musulmans modérés.

Rien ne justifie une telle interdiction

Le caricaturiste palestinien Ramzy Taweel, qui avait soutenu les dessinateurs assassinés, n'hésite pas à comparer, dans son dernier dessin, le journal satirique français à du papier toilette. 

« Mon cœur est avec les familles, ce qui est arrivé est terrible », confie M. Taweel, 36 ans, penché sur une tablette graphique, chez lui à Ramallah.

Dans le Coran, « il est interdit de tuer qui que ce soit pour ses idées », souligne-t-il. « Cela signifie-t-il que j'accepte ce qu'ils dessinent ? Non, cela me pose problème ».

Sauf que rien dans les textes du Coran ou dans la tradition prophétique ne justifie l'interdit religieux de représenter le prophète, bien au contraire, selon l'islamologue français Ghaleb Bencheikh.

Cette interdiction pourrait en revanche provenir de hadiths, c'est à dire les textes et les paroles prononcées par le prophète et rassemblées dans la Sunna. Qui n'entre pas forcément en concordance avec le Coran. Même si ce sont les les deux grandes sources de la foi et de la vie des musulmans rappelle Louis Gardet dans Islam, religion et communauté.

« Mais s'il fallait les suivre à la lettre, il ne devrait y avoir ni statues, ni photographies, ni télévisions dans les pays musulmanns, rappelle Le Point », expliquant qu'ils étaient surtout destinés « à combattre l'idolâtrie, un péché dénoncé dans l'islam, comme d'ailleurs dans le judaïsme et le christianisme. »

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Source :

http://www.ouest-france.fr/islam-peut-caricaturer-le-prophete-mahomet-3116632?utm_source=of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20150117&vid=042035060061059051097116014036040046060041125055041063

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vendredi 16 janvier 2015

Jean-Luc Mélenchon - « Droit au blasphème » dans le « Dictionnaire de la laïcité »

Voici la contribution écrite par Jean-Luc Mélenchon sur le « Droit au blasphème » dans le « Dictionnaire de la laïcité » publié chez Armand Collin. Il rappelle qu'en République, le blasphème n'existe pas.

Un blasphème est un discours jugé insultant à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qu’elles considèrent comme sacré. Mais "le blasphème n'est scandaleux qu'aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée" a dit Pierre Bayle au XVIIème siècle. Aucune loi n’institue un espace sacré dont le contenu serait placé hors du champ de la loi librement débattue. Il n'y a donc pas de blasphème "objectif". La notion de blasphème étant strictement religieuse, il existe du point de vue d’une société laïque une liberté de pensée et d’expression qui ne reconnait pas la limite de l’espace imaginaire déclaré comme sacré par les religions. Il n’y a donc pas de droit au blasphème puisque le blasphème n’a aucune réalité ni dans l’ordre de faits observables ni dans l’ordre juridique. Le « droit au blasphème » est donc aussi total que celui d’injurier le Père Noël.

Pourtant, les religions monothéistes ont réussi à imposer la condamnation du blasphème comme une norme. On trouve la condamnation à mort du blasphème dans les textes fondamentaux du Judaïsme, Christianisme et Islam.


Dés un des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique (24.1016), on peut lire : "celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort, toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de dieu"


Selon l'apôtre Jean, les Juifs voulaient lapider Jésus, parce que, étant homme, il disait être dieu, ce qu'ils estimaient être un blasphème (Jean 10 : 33). Puis les serviteurs de dieu sont aussi accusés de blasphème par Saint Marc : "Vous venez d'entendre le blasphème : que vous paraît-il? " Tous le condamnèrent (comme) méritant la mort" (Mc 14,64).


Dans le Coran, l'insulte à Allah ou la compagnie de blasphémateurs est passible de mort également : « Ceux qui injurient (offensent) Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà et leur prépare un châtiment avilissant » [Sourate Al Ahzab 33:57]


Les religions sont donc unanimes pour condamner le blasphème, même si elles en donnent des définitions et des modalités de répression fluctuantes. Cela atteste de la subjectivité absolue du blasphème et de l’impossibilité de le réprimer notamment dans une société où se pratiquent plusieurs religions.

En France, le blasphème fut passible de mort jusqu'à la Révolution Française. La victime la plus tristement célèbre de cette loi religieuse étant le Chevalier de la Barre. Il fut accusé en 1765 de blasphème pour avoir chanté deux chansons libertines irrespectueuses à l’égard de la religion et être passé devant une procession en juillet 1765 sans enlever son couvre-chef. Après dénonciation, une perquisition menée au domicile de La Barre amène à la découverte de trois livres interdits (dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire et des livres érotiques) : plus de doute pour les juges d'alors : il est coupable. Arrêté le 1er octobre 1765 à l’abbaye de Longvillers il est condamné à mort. Voltaire prendra sa défense au nom de la tolérance, faisant du Chevalier de la Barre l'exemple de l'absurdité des lois religieuses. 

Les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 suppriment la notion de blasphème du droit français, tant qu'il n'y a ni abus ni trouble à l'ordre public. La notion de blasphème est réinstaurée sous la Restauration et elle est à nouveau abrogée dans les années 1830. L’insulte d’une religion reconnue par l’Etat (en vertu du Concordat en vigueur jusqu’en 1905) conduit toutefois encore à des condamnations de militants anti-cléricaux pour leurs écrits, alors même qu’ils ne visent pas d’individus en particulier. Cette possibilité de condamnation est finalement supprimée avec les lois du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cependant, le rattachement de l'Alsace et la Moselle en 1918 a réintroduit la notion de blasphème dans le droit français, via l'incorporation de l'article 166 du code pénal allemand qui punit le blasphème de trois ans de prison.


Les églises, à commencer par l'Eglise catholique ne vont cependant jamais désarmer pour obtenir la répression du blasphème, signe de leur prétention, contraire à la laïcité, d’imposer dans l’espace public leurs normes particulières. On assiste ainsi à une recrudescence du mouvement anti-blasphème depuis les années 1980.


En 1983, le cinéaste américain Martin Scorsese envisage de tirer un film du roman de Nikos Kazantzakis, « La dernière tentation », pour lequel l'auteur a été excommunié par l'Eglise orthodoxe grecque. La Paramount cède aux pressions des puissants fondamentalistes protestants et renonce à le produire. Le film est finalement tourné au Maroc, fin 1987, et sort, en 1988. Le 6 septembre 1988, le cardinal Albert Decourtay, archevêque de Lyon, et le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, rendent public un communiqué dans lequel ils protestent d’avance contre la diffusion de ce film, sans d’ailleurs l’avoir vu. Ils y condamnent l’irrespect pour le Christ et les évangiles. Le cardinal Lustiger, dira même dans Le Figaro du 31 octobre 1991 : « cet irrespect d’autrui est une atteinte plus grave qu’il n’y paraît au pacte social. De telles pratiques pourraient être passibles des tribunaux ». Cette recrudescence du mouvement anti-blasphème se traduira y compris par des tentatives violentes d’empêcher la diffusion du film dans des cinémas.

Certains représentants de l'Islam ont également relancé l’appel à condamnation du blasphème. Le 14 février 1989, l’ayatollah Khomeiny, prononçait en tant que jurisconsulte un décret qui condamnait à mort Salman Rushdie, auteur des  Versets sataniques (publié le 26 septembre 1988), ainsi que ses éditeurs. Et il enjoignait les « musulmans zélés » « de les exécuter où qu’ils se trouvent », pour en faire un combat exemplaire contre le blasphème, pour que  « personne n’ose insulter la sainteté islamique ».


Plus récemment, l’affaire de « La Cène », une photo représentant l'épisode évangélique et la publication dans un journal hollandais puis dans Charlie Hebdo en France de caricatures du prophète Mahomet donnent lieu à des procès et des menaces de mises à mort des dessinateurs.

A chaque fois est invoqué le « respect dû aux religions » pour justifier les menaces ou les condamnations, bref pour justifier l'interdiction du blasphème. En fait c'est un détournement du sens de la tolérance qui signifierait alors "respect des convictions". Or, au sens où l'entendait Voltaire, aucune idée ne peut exiger le respect, aucun groupe ne peut exiger le respect de ses convictions ! Seules les personnes méritent le respect et aucune attaque contre une idée ne justifie la mise en cause ou l'insécurité de ceux qui la défendent. Il apparaît désormais "normal" à certains croyants de saisir la justice lorsque leurs convictions, en général religieuses les plus profondes, sont moquées ou tournées en dérision. Si l'on poursuit ce raisonnement, les idées ou les convictions, politiques ou religieuses ne pourraient plus être critiquées. Au nom du "respect" et de la "tolérance" les religieux remettent en réalité en cause frontalement la liberté de pensée et d’expression.

L’Union européenne dont la fondation est étroitement liée a la Démocratie Chrétienne n’interdit pas la punition du blasphème. De nombreux pays en Europe le condamnent donc: c'est le cas du code pénal allemand et du code pénal autrichien qui font clairement référence au blasphème. L’article 140 du code pénal danois prévoit une peine de détention pour celui qui, publiquement, ridiculise ou insulte le dogme ou le culte d’une communauté religieuse. En Finlande, l’article 1er du code pénal punit de réclusion quiconque « aura publiquement blasphémé dieu ». Des dispositions de même nature se retrouvent dans les législations pénales grecque, italiennes, néerlandaise, suédoise ou norvégienne.

Les Pays-Bas vont ôter de leur arsenal pénal un article qui punissait le blasphème. Il va être remplacé par une disposition qui condamne la discrimination, les “insultes graves” et les propos “inutilement blessants” à l’égard des individus, sur la base de “leur race, leur orientation sexuelle et leur religion”. En définitive, la réforme fait craindre une restriction de la liberté d’expression dans un pays qui a vécu plusieurs épisodes tumultueux au cours des dernières années. En 2004, le cinéaste Theo Van Gogh a été assassiné à Amsterdam par un islamiste radical pour avoir réalisé le film Submission. Il avait été taxé de blasphème par son meurtrier. Ayaan Hirsi Ali, députée d’origine somalienne, coscénariste du film désormais exilée à Washington, avait subi la même accusation. En 2006, l’affaire des caricatures danoises de Mahomet a eu un écho particulier aux Pays-Bas et fait craindre d’autres actions violentes.

En Irlande, critiquer une religion pourra désormais être puni d'une amende de 25 000 euros. La loi sur la diffamation est entrée en vigueur ce 1er janvier 2010. Son article 36 crée un délit de blasphème. La loi s'applique à toutes les religions, pas seulement au catholicisme dominant en Irlande. Les militants laïcs irlandais ont mis en avant le ridicule de la notion même de blasphème puisque les représentants de chaque monothéisme sont blasphématoires aux yeux des représentants des autres. Jésus lui-même, dans l'évangile selon Jean profère des attaques contre le judaïsme. Et Jésus a justement été condamné pour blasphème … ce qui montre le caractère impraticable de la répression du blasphème du moment où la liberté de conscience est reconnue dans une société. Si l’on devait écouter les églises, Benoît XVI n’aurait-il pas dû être poursuivi et condamné quand en en 2006, déjà pape, il avait cité un empereur byzantin, selon lequel Mahomet n'avait apporté que « du mauvais et de l'inhumain », blasphématoire pour les musulmans ?

Les condamnations, en Europe ne sont "que" pécuniaires. Mais au Pakistan par exemple, la loi sur le blasphème datant de la colonisation britannique n'a cessé de se renforcer et de se durcir dans le cas de prétendus blasphèmes contre l’islam, au point qu’elle prévoit maintenant la peine de mort en cas de blasphème contre Mahomet.
 
Les défenseurs d'une condamnation du blasphème ont aussi leurs entrées au Conseil des Nations Unies. L'Assemblée générale de l'ONU avait demandé au secrétariat général de la Conférence de l'Organisation islamique un rapport pour la mise en œuvre de la résolution 62/154, intitulée  “Combattre la diffamation des religions". Cette résolution cherche au fond à étendre la protection non pas aux êtres humains, mais aux opinions et aux idées, en accordant à celles-ci une immunité exclusive contre toute « offense ». Et le rapport transmis à l'ONU en juin 1988 appelle contre les insultes dont fait l’objet l’Islam à « sanctionner le mauvais usage ou l'abus de la liberté d'expression ».

La recrudescence des législations condamnant le blasphème, y compris en Europe et dans les instances internationales, va de pair avec les projets de reconfessionalisation de la société. Les mêmes qui défendent le blasphème sont les défenseurs de la théorie du "choc des civilisations" ou de la "laïcité positive". Dans cette logique, les religions doivent pouvoir influer sur les normes de l’espace public, en contradiction avec la laïcité qui cantonne leur pouvoir dans la sphère privée. Pour eux, "chacun son blasphème, chacun sa religion, chacun sa civilisation" est la nouvelle devise des temps modernes. Ce n'est que régression par rapport à l'esprit des Lumières et une négation de la laïcité. Le blasphème n'est qu'une critique ou une moquerie, il est un droit et ne doit plus être condamné.

Source :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/en-republique-le-blaspheme-nexiste-pas/

 

 

Posté par evynou35 à 12:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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