vendredi 5 juin 2015

Ces millions de mètres carrés possédés par l’Etat qui restent vides

Ces millions de mètres carrés possédés par l’Etat qui restent vides

Dans le livre "A qui appartient la France ?",

deux journalistes reviennent sur le patrimoine immobilier de l’Etat qui reste vacant.

Des chiffres surprenants.  

 

Le livre "A qui appartient la France ?", co-écrit par les journalistes Denis Boulard et Fabien Piliu, paru jeudi, révèle que l’Etat et ses administrations posséderaient 11,1 millions de mètres carrés de logements et bureaux vides, comme le rapporte mercredi Metronews.fr, qui a pu lire l’ouvrage avant sa sortie.

"Pour déterminer ce chiffre stupéfiant, les journalistes Denis Boulard et Fabien Piliu ont eu accès à un logiciel de l'administration baptisé Chorus, dédié précisément à l'inventaire de l'immobilier de l'Etat. Ces plus de 11 millions de m² dépassent de trois à quatre fois

Bureaux, logements de fonction, casernes... 

Ce patrimoine immobilier serait ainsi composé de bureaux, logements de fonction inutilisés mais aussi de casernes. Le ministère de la Défense "totalise à lui seul près du tiers des surfaces inoccupées sur le territoire français", précise Metronews.

L'ensemble de ces biens vacants représenterait pas moins de 15% du patrimoine immobilier de l’Etat, selon les deux journalistes. Des chiffres qui surprennent, lorsque l’on sait que près de 3,5 millions de Français seraient mal-logés, selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre publié en février dernier. Parmi eux, 141 500 personnes seraient sans domicile fixe.

Certains de ces biens commencent tout de même à être vendus, mais pas encore suffisamment pour le moment. Ces ventes génèrent "près de 500 millions d'euros de recettes annuelles destinées à renflouer les comptes publics".

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mardi 2 juin 2015

Les abeilles font leur miel en ville

miel et abeilles

Il y a le miel des champs et maintenant le miel des villes. En effet, aussi paradoxale que cela puisse paraître, un grand nombre d’abeilles ont fui les campagnes pour se réfugier dans les villes où elles se portent comme un charme.
miel et abeilles
La monoculture, donc la diminution de la biodiversité, l’usage intensif des pesticides et autres produits phytosanitaires ont, soit disséminé de nombreuses colonies d’abeilles, soit poussé les abeilles à trouver refuge dans des zones qu’elles considèrent comme plus saines et sécuritaires où elles peuvent butiner à leur aise.

Union Nationale des Apiculteurs
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Déjà en 2005, l’UNAP (Union Nationale des Apiculteurs) a pris conscience de ce phénomène grave. Quelques ruches ont été introduites sur les toits de grands édifices, comme au sommet de l’opéra de Paris, à Lille, à Marseille. L’expérience s’étant avérée plus que concluante, elle se poursuit aujourd’hui. On ne compte pas moins de 300 ruches à Paris dans les jardins du Luxembourg, à Nantes, Besançon, Lyon, de nombreux autres centres urbains introduisent des ruches à leur environnement.

La biodiversité des fleurs, indispensable aux abeilles
miel et abeillesmiel et abeilles

La diversité des fleurs, (un choix de pollens important, plus de 200) que l’on retrouve dans les parcs, sur les terrasses, est une aubaine pour les abeilles qui trouvent de moins en moins de biodiversité dans les campagnes, car à cause des pesticides les « mauvaises herbes » riches en pollen n’existent plus. Les hommes prennent peu à peu conscience (il était temps) de l’importance de ces petites travailleuses ailées indispensables au bon équilibre de l’environnement.


miel et abeillesmiel et abeilles

Les abeilles se portent beaucoup mieux en ville et leur taux de mortalité est très faible. Elles bénéficient généralement d’un environnement climatique favorable, une sorte de microclimat, d’une période de floraison plus grande grâce à la diversité florale présente toute l’année.
miel et abeilles
Le miel produit par les abeilles des villes est d’une qualité excellente. On pourrait se poser la question, et la pollution ?
miel et abeilles

miel et abeilles

De nombreuses analyses ont été réalisées et ô surprise aucune trace de plomb, ni de mercure, ou autres polluants. Décidément nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec ces petites travailleuses ailées qui, précise Henri Clément président de l’union de l’apiculture française, « butinent des fleurs qui ont souvent la tête en bas ; celles-ci ne servent pas de réceptacle à la pollution, à la différence des tulipes qui ne sont pas butinées ». Une ruche parisienne peut produire jusqu’à 60 kg de miel soit quatre fois plus qu’une ruche installée en campagne.

Écologie et protection de l’écosystème urbain
miel et abeilles
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L’écologie et la protection de l’environnement ont le vent en poupe. Les jardiniers des espaces verts sont de plus en plus sensibilisés à l’environnement et l’utilisation d’engrais chimiques, de pesticides est totalement banni. La ville de Paris vient de se doter d’une charte destinée à protéger l’écosystème urbain visant à préserver la biodiversité : la certification ISO 14001 encadre les activités des jardiniers de la ville ».
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En région parisienne, l’association "Savoir-faire et découvertes", spécialisée dans les stages écolo, propose depuis peu une initiation sur deux jours à la production de miel en ville.


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« Cette activité bénéficie de l’engouement pour les questions environnementales et nécessite peu de moyens », explique Cédric Chenevière qui assure cette formation à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
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Régie par le Code rural, la pratique de l’apiculture urbaine n’impose que deux grandes règles : pas de ruche à moins de 25 mètres d’un hôpital ou d’une école et une haie protectrice de 2 mètres de haut à proximité, sauf si la ruche est elle-même installée à plus de 2 mètres de hauteur.
miel et abeilles
Espérons qu’à long terme toutes ces initiatives porteront leurs fruits et que nos petites abeilles pourront continuer leur travail de butineuses, pollinisatrices et productrices de miel.

L’abeille, sentinelle de l’environnement
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Près de 80 kg de miel ont été recueillis à l’occasion de la 1ère récolte de miel des abeilles installées en juin dernier à l’Hôtel de Région à Nantes. En effet, 320 à 400 000 abeilles venant d’Ouessant avaient pris leurs quartiers au cœur de la ville de Nantes dans 8 ruches installées sur les toits terrasses du Conseil régional. Les Pays de la Loire sont ainsi devenus la 4e région à soutenir le programme national "L’abeille, sentinelle de l’environnement", avec une particularité : l’implication de 3 lycées des Pays de la Loire, le Lycée agricole Jules Rieffel (CFA) de Saint-Herblain, le Lycée Kastler Guitton de la Roche-sur-Yon, et le Lycée Clémenceau de Nantes qui accueillent également des ruches.
alimentation santé : miel
Jackie Thouny

Source : http://www.energie-sante.net/bn/?p=416

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lundi 1 juin 2015

Lucy, la petite australopithèque, avait un voisin

Reproduction du squelette de Lucy au musée national d'Ethiopie, à Addis-Abeba, le 3 décembre 2014

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Des chercheurs ont découvert en Ethiopie les restes fossiles d'une nouvelle espèce d'hominidé datant de 3,3 à 3,5 millions d'années, qui vivait à la même époque et au même endroit que Lucy, la célèbre australopithèque, apportant la preuve que plusieurs sortes de pré-humains cohabitaient déjà.

"Un nouveau parent rejoint 'Lucy' dans l'arbre familial humain", estime le musée d'histoire naturelle de Cleveland (Etats-Unis), dont l'un des scientifiques, Yohannes Haile-Selassie, est à l'origine de cette découverte.

L'étude publiée mercredi dans la revue Nature bat un peu plus en brèche l'hypothèse, ancienne et désormais très contestée, que Lucy serait "la mère de l'Humanité" et notre ancêtre direct.

Principal auteur de l'étude, Yohannes Haile-Selassie a analysé des mâchoires supérieures et inférieures ainsi que des dents isolées retrouvées en 2011 à 35 kilomètres de l'endroit où vivait l'espèce Australopithecus afarensis, à laquelle appartenait Lucy. Les fouilles se sont déroulées dans l'Afar, région désertique située à l'est de l'Ethiopie et considérée comme l'un des berceaux de l'Humanité.

La nouvelle espèce a été baptisée "Australopithecus deyiremeda". En langue Afar, deyi signifie "proche" et "remeda" veut dire "parent".

Elle diffère de l'espèce de Lucy par la forme et la taille de ses dents et par l'architecture robuste de ses mâchoires inférieures.

Ce voisin "est une nouvelle confirmation qu'Australopithecus afarensis n'est pas la seule espèce potentiellement ancêtre de l'homme qui vivait dans la région éthiopienne de l'Afar durant le Pliostène moyen", relève Yohannes Haile-Selassie.

Lucy, dont le squelette est complet à plus de 40% avec 52 ossements, a été découverte en 1974 par une équipe comprenant Donald Johanson, Maurice Taieb et Yves Coppens. Vieille de 3,2 millions d'années, mesurant 1,10 mètre, elle était bipède mais aussi grimpeuse.

Son espèce, Australopithecus afarensis, vivait entre 2,9 millions et 3,8 millions d'années, sur une période plus étendue que Australopithecus deyiremeda.

Le Français Yves Coppens fait valoir depuis de nombreuses années que Lucy a été "présentée à tort comme la mère de l'Humanité".

Alors que pendant longtemps, les paléontologues ont pensé qu'il n'y avait eu qu'une seule espèce de pré-humain pour la période allant de 3 à 4 millions d'années, plusieurs découvertes, au Tchad et au Kenya, ont remis en cause cette thèse.

Pour sa part, Yohannes Haile-Selassie s'attend à ce que certains de ses collègues "se montrent sceptiques" à l'égard de la nouvelle espèce Australopithecus deyiremeda.

"Mais je pense qu'il est temps que nous regardions ce moment de l'évolution humaine avec un esprit ouvert et que nous examinions avec soin les fossiles disponibles plutôt que de les rejeter quand ils ne correspondent pas à nos hypothèses", ajoute-t-il.

Source : http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/17/1450998/lucy_la_petite_australopitheque_avait_un_voisin.shtml?een=4fe3b4be836450fd8b8349d292a231c8&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml287_antennesrelaisp

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dimanche 31 mai 2015

Une grande majorité de singes refuse toujours de croire que l’Homme descend d’eux

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États-Unis – Selon un sondage réalisé auprès de plusieurs centaines de singes en captivité, nombre d’entre eux refusent d’admettre que l’Homme descend du singe. Près de 70% d’entre eux affirment que cette idée ne repose sur aucune base scientifique et rejettent en bloc une possible proximité génétique entre les deux espèces. Reportage.

C’est le résultat de plusieurs années d’apprentissage de langage des signes qui a permis aux scientifiques de recueillir ce précieux témoignage. « Quand on leur explique la chose scientifique, ils refusent d’y croire. Ils disent que c’est impossible, que ça n’a aucun sens » raconte Madeleine Hatkins, une jeune bénévole qui s’occupe d’un refuge pour singes dans le Montana. Les soigneurs ont ainsi expliqué aux singes, grâce au langage des signes, que l’Homme descendait d’eux par un ancêtre commun, il y a de cela plusieurs millions d’années. « Depuis qu’on leur a annoncé la nouvelle, certains sont dubitatifs, ils demandent à voir des preuves. Certains sont même déçus, en colère d’apprendre une telle chose, comme si on leur avait raconté une scène clé de leur série fétiche » ajoute Madeleine.

Des singes qui campent sur leur position, et qui réaffirment leur idée. « Homme blanc pas singe, pas possible » ne cesse de répéter Wikita, une jeune femelle chimpanzé de 6 ans qui semble sous le choc. « Wikita penser Grand Gorille créer monde » dit-elle dans des signes qui trahissent une certaine nervosité. Car selon les chercheurs, cette information remet beaucoup de choses en question pour les grands singes. « Sciences dire beaucoup choses. Penser que homme blanc descendre de singe est choquant » ajoute un autre singe qui demande à ce qu’on respecte ses idées.

Mais pour l’équipe des scientifiques, les singes seraient simplement vexés. « Ils ont raté le coche de l’évolution, c’est tout. On essaie juste de leur faire comprendre leur rang et où ils se placent par rapport à nous. ». Ce qui donne parfois des dialogues savoureux. Ainsi, après avoir appris que l’Homme et le singe étaient des cousins proches, un des singes a demandé si les cousins du soigneur vivaient aussi dans une cage.

La Rédaction

Source : http://www.legorafi.fr/2014/04/24/une-grande-majorite-de-singes-refuse-toujours-de-croire-que-lhomme-descend-deux/

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samedi 30 mai 2015

Une opération mains propres sur la santé économiserait 10 milliards.

Gélules (Rodrigo Senna/Flickr/CC)

Une association anti-corruption (Anticor) et une association de médecins indépendants (le Formindep), ainsi que des élus (groupe écologiste européen) ont déclenché une opération « Mains propres sur la santé » pour reprendre le contrôle des politiques de santé et du médicament afin de « faire économiser 10 milliards d’euros par an » à la sécurité sociale et en terminer avec les « conflits d’intérêts ».

Interview de deux responsables de cette campagne, l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi et Jean-Sébastien Borde, président du Formindep.

Votre appel « Opérations mains propres sur la santé » s’ouvre sur un constat très dur : celui de la « généralisation de la corruption » et du péril démocratique que pose « le lobbying institutionnel des multinationales ». Quelle est la réalité de ces phénomènes dans le monde de la santé en France ?

M. Rivasi : lorsque Médiapart révèle que le président de la commission de la transparence (2003-2014), qui fixe le seuil de remboursement des médicaments, est accusé de toucher du « cash » directement par les laboratoires, comment appeler cela autrement que de la corruption ?

Ces révélations récentes accréditent l’idée que notre système de santé, et ses agences sanitaires, sont aujourd’hui intoxiqués par la corruption et les conflits d’intérêts.

J.S. Borde : ces liaisons dangereuses entre experts, politiques (n’oublions pas le rôle de Cahuzac par exemple) et industrie ont des conséquences graves sur la santé publique : des vies sont brisées par des médicaments qui n’auraient jamais dû être sur le marché ; des décisions sont prises par les autorités sanitaires ou politiques sur la base de données falsifiées, de risques minorés ou sous la pression de l’industrie (chantage à l’emploi)...

La France est le plus gros consommateur de médicaments en Europe, comment expliquer cela comparativement à nos voisins ?

M. Rivasi : chaque année les Français consacrent 2% du PNB à la consommation de médicaments, c’est entre 50% et 100% de plus que nos voisins européens.

En Italie, avec 60 millions d’habitants, le coût des médicaments s’élève en 2013 à 18 milliards d’euros contre 34 milliards pour la France. Soit 70% de plus pour une même espérance de vie des deux côtés des Alpes, cherchez l’erreur.

Il y a un vrai problème de surfacturation des médicaments, par exemple, le Lantus, insuline de Sanofi, est vendu 53 euros en Italie contre 63 en France.

J.S. Borde : il y a aussi une surconsommation qui s’explique par le rôle des médecins qui ont tendance à surprescrire pour « rassurer » les patients, souvent friands de médicaments.

La formation continue des médecins doit être revue : ceux-ci doivent être formés à la pharmacovigilance et à la sobriété en matière de prescription médicamenteuse.

Aussi, les génériques sont deux fois moins prescrits en France qu’en Allemagne, en Angleterre ou aux Pays-Bas, aux profits des molécules, sans plus-value thérapeutiques, vendues par les grands labos.

En 2014, le déficit de la sécurité sociale était de 9,4 milliards d’euros, et significativement en baisse, que proposez-vous pour le résorber définitivement ? Quelles sont les faiblesses actuelles du système à résoudre prioritairement ?

M. Rivasi : en luttant contre la surconsommation et la surfacturation des médicaments par une meilleure prescription, l’assurance maladie pourrait réaliser au moins 10 milliards d’euros d’économies, c’est-à-dire annuler son déficit chronique, et ce sans dommage pour la santé publique, bien au contraire.

J.S. Borde : nos comptes sociaux sont grevés à la fois par le coût de médicaments inutiles, la surprescription guidée par le lobby pharmaceutique et par le coût des effets indésirables aisément évitables.

C’est en faisant toute la lumière, une véritable « opération mains propres », sur la situation du système sanitaire et les dérives de Big Pharma que l’intérêt général ressurgira et que nous redeviendrons maître de notre santé !

Du point de vue politique et médical, quels sont les blocages à une réforme ? Pourquoi vouloir « faire pression sur le ministère de la Santé » comme le stipule votre appel ?

J.S. Borde : le système est aujourd’hui « pharm-amical » et gangrené par les conflits d’intérêts. Aussi, avons-nous interpellé la ministre de la Santé car nous considérons que sa loi de santé fait l’impasse sur le cœur du problème : les intérêts privés qui viennent heurter l’intérêt général.

M. Rivasi : il faut une réforme totale de la filière du médicament, à commencer par un renforcement de notre arsenal législatif pour garantir la transparence. Pour ce faire, il convient d’élargir les missions de contrôle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique à l’ensemble des agences sanitaires.

Il faut créer d’urgence aussi un pôle d’expertise publique indépendant, de qualité et impartiale, garantissant la transparence du processus d’évaluation avec la publication de tous les résultats d’essais cliniques.

Deuxième levier,

il faut toiletter les instances de régulation du prix et du remboursement du médicament afin de garantir une baisse générale des prix des médicaments.

Cela passe par la fin des autorisations complaisantes de mise sur la marché délivrées par l’Agence européenne du médicament.

Enfin, la logique du brevet doit être revue pour relancer la recherche avec une identification des médicaments présentant un fort intérêt public afin de permettre leur appropriation par l’Etat : la logique sanitaire devant primer sur la logique commerciale.

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Le mystère des "trous" dans le fromage enfin élucidé

L'institut des sciences en denrées alimentaires Agroscope, basé à Berne, vient de trouver l'explication scientifique aux "trous" dans certains fromages suisses. Et les bactéries, longtemps soupçonnées, n'y sont pour rien...

Qui ne s'est jamais demandé pourquoi l'Emmental ou encore l'Appenzell étaient criblés de trous ? ... A l'origine de l’apparition de ces cratères de toutes formes qui amusent tant les enfants, il n'y a pas d'intervention humaine, ni aucune petite souris qui serait passée par là... Alors depuis des décennies, la Suisse, pour qui le fromage est une affaire tout a fait sérieuse, tente de percer le mystère. Et c'est chose faire.

Après un siècle d'étude, l'institut des sciences en denrées alimentaires Agroscope, basé à Berne, vient de découvrir le pot-au-roses. Les "trous" dans le fromage sont en fait provoqué par des gaz qui se dégagent pendant la fermentation. Et ces gaz sont eux-même engendrés par de petites particules de foin qui tombent dans le lait pendant la traite des vaches.

"C'est une découverte qui a été faite complètement par accident, comme toutes les grandes découvertes", se réjouit l'institut scientifique
Rien que du naturel donc et pourtant, ce sont les techniques modernes qui ont permis de faire cette découverte. Les chercheurs, qui avaient bien remarqué qu'il y avait de moins en moins de trous dans le fromage depuis ces dernières années, ont en effet constaté qu'ils avaient tendance à disparaître quand le lait était extrait avec des techniques plus modernes et "aseptisées" que celles des fromagers d'antan...

Et c'est là, la révélation ! "C'est la disparition du seau traditionnel", placé sous le pis de l'animal, et dans lequel les fameuses particules de foin pouvaient flotter à loisir, qui est à l'origine de la disparition des "trous", explique  un porte-parole de Agroscope. 

Cette découverte pourrait permettre au fromager de varier le nombre de "trous" désirés dans ses meules en jouant sur le dosage des microparticules de foin, et aux enfants de de continuer à s'amuser de ces drôles de cratères. 

par Rédaction de France Info vendredi 29 mai 2015 06:52

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vendredi 29 mai 2015

Faille de San Andreas : faut-il en avoir peur ?

Faille de San Andreas : faut-il en avoir peur ?

Un film catastrophe évoquant la faille de San Andreas vient de sortir au cinéma,
l’occasion de revenir sur ce phénomène qui fait trembler les Etats-Unis.
La superproduction hollywoodienne San Andreas mettant en scène un terrible séisme ravageant la Californie est sortie mercredi au cinéma. Un scénario catastrophe que certains scientifiques américains envisagent sérieusement, comme le rapporte France Info.

En effet, le Big One, un puissant séisme lié à la faille de San Andreas, est attendu selon les sismologues dans les 30 prochaines années. Cette faille géologique de 1300 km traverse la Californie. D’un côté, se trouve la plaque tectonique Pacifique et de l’autre la plaque Nord-américaine. En cas d’activité sismique, les dégâts pourraient être très importants sans compter le nombre de victimes.

Les Californiens sont prêts à affronter le Big One dès l'enfance

Big One pourrait être plus violent que le tremblement de terre de 1906 qui a provoqué la destruction de San Francisco à 80%. Toutefois, les californiens, traumatisés par le séisme survenu dans la ville de Northridge en 1994 qui avait fait 72 morts et 9000 blessés, se préparent dès leur plus jeune âge à faire face à cette possible catastrophe.

Ainsi, dans une école primaire située au sud de Los Angeles, des cours de survie sont prodigués aux élèves pour qu’ils sachent quoi faire en cas de séisme décrit France Info. Lorsque la fausse alerte retentit durant l’exercice, tous les élèves se jettent au sol. "En cas de tremblement de terre, il faut se mettre au sol, se glisser sous une table par exemple et s'y accrocher", indique Nestor, un élève de CM1.

Les secours mettraient 72 heures à intervenir

Les secouristes évaluent leur délai d’intervention à 72 heures, les habitants doivent donc se tenir prêts. C’est pourquoi il y a un container plein de produits de première nécessité dans chaque école de Los Angeles. Il existe également des boutiques spécialisées qui vendent  notamment de la nourriture sous vide non-périssable durant 25 ans ou des lampes-dynamo.

D’après les spécialistes, les normes de construction antisismiques ne sont pas suffisantes. "On ne va pas voir de maisons s'écrouler sur les gens. On ne va pas voir d'immeubles s'effondrer dans les proportions observées récemment au Népal. En revanche, on a beaucoup plus d'infrastructures sous-terraines que là-bas, comme des canalisations d'eau ou de gaz et quand cette secousse prolongée va se produire, ces infrastructures-là vont céder", a signalé Tood Leitz, chef secouriste de l’organisation MySafeLA.
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Neuf questions que vous n'osez pas poser sur le Panthéon

Le Panthéon vu depuis le jardin du Luxembourg, à Paris.

Le Panthéon vu depuis le jardin du Luxembourg, à Paris. (MANUEL COHEN / AFP)

Au-delà de la pompe officielle et des morceaux de bravoure ("Entre ici, Jean Moulin…"),francetv info répond à ces questions que vous n'avez jamais osé poser sur le Panthéon et les panthéonisations.

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François Mitterrand, sept, François Hollande, quatre. Le premier président socialiste de la Ve République avait procédé à une floppée de panthéonisations pendant ses deux septennats. Le second fait entrer, mercredi 27 mai, quatre résistants d'un coup au Panthéon : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

Mais à quoi rime ce funèbre cérémonial d'entrée au Panthéon ? Qu'y a-t-il réellement dans les caveaux ? Qui décide des panthéonisations ? Pourquoi y a-t-il une croix sur ce bâtiment soi-disant laïque ? Francetv info répond à neuf questions que vous n'avez jamais osé poser sur le Panthéon.

1) Les quatre choisis par François Hollande pour entrer au Panthéon, c'est qui déjà ?

Pour commémorer la fin de la seconde guerre mondiale, le président de la République panthéonise quatre résistants. Avec un souci de parité affiché puisque deux hommes, Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), et deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008), y entrent simultanément.

Vous êtes un peu court sur ces nouveaux "grands hommes" et femmes honorés par "la patrie reconnaissante" ? Francetv info vous a préparé l'antisèche sur le héros de la Résistance Pierre Brossolette, qui s'est suicidé pour ne pas parler, le 22 mars 1944, après avoir été capturé par la Gestapo. L'ethnologue Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce de Charles et future présidente d'ATD-Quart Monde, sont restées, elles, liées toute leur vie par leur amitié forgée en déportation, au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne). Quant à Jean Zay, après avoir été ministre de l'Education du Front populaire, en 1936, il est mort en juin 1944, quinze jours après le Débarquement, assassiné par la Milice.

Portraits de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon affichés au Panthéon pour l'exposition

Portraits de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon affichés au Panthéon pour l'exposition "Quatre vies en résistance", du 28 mai 2015 au 10 janvier 2016.  (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)

2) Le Panthéon, c'est une sorte de cimetière, c'est ça ?

Oui, c'est sa vocation depuis deux siècles. En 1791, l'Assemblée révolutionnaire a décidé de faire une nécropole des "grands hommes" de l'église Sainte-Geneviève, située dans le 5e arrondissement de Paris. Commandée par Louis XV à l'architecte Soufflot, celle-ci a paru idéale : vide, en cours de finition, elle n'était encore ni consacrée ni affectée à une paroisse. La crypte, au sous-sol, abrite 26 caveaux, qui peuvent chacun contenir une douzaine de cercueils. Théoriquement, donc, plus de 300 personnes peuvent y être accueillies. Comme il n'y en a que 77 (panthéonisation du 27 mai incluse), il reste de la place.

Mais tous les corps des personnalités ne se trouvent pas dans les caveaux. Mieux vaut n'y pas regarder de trop près : le cercueil de Nicolas de Condorcet est vide, les cendres de Jean Moulin sont incertaines, le corps de Louis Braille y repose sans ses mains, si précieuses pour lire l'écriture tactile des aveugles qu'il a inventée, d'autres caveaux ne contiennent qu'une urne où repose un cœur…

Cette aura funèbre alimente aussi quelques légendes, pas toujours avérées. L'administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, fin connaisseur du lieu, assure qu'il n'y a pas d'accès direct au bâtiment par les catacombes, comme le dit la rumeur. En revanche, il y avait bien jadis un passage en sous-sol entre le lycée Henri-IV et le monument.

La tombe de Jean Jaurès au Panthéon.

La tombe de Jean Jaurès au Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)

3) Qui est au Panthéon, déjà ?

Après l'entrée des quatre résistants, il y aura au total 75 personnalités honorées au Panthéon, plus deux inhumées sans être honorées. Si vous voulez tester vos connaissances sur le sujet, francetv info vous propose ce quiz, qui réserve quelques surprises (un peu d'aide ? Ni De Gaulle, ni Napoléon n'y sont enterrés, mais Voltaire, ci-dessous, y est entré en 1791). 

La statue de Voltaire au Panthéon.

La statue de Voltaire au Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)

Que dire du profil-type du panthéonisé, sinon qu'il est assez homogène ? A trois exceptions près (Marie Curie, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion), son genre est masculin. Entré sous l'Empire plus d'une fois sur deux, le "grand homme" est très majoritairement un militaire ou un politique. Si quelques écrivains (Hugo, Dumas, Zola) ou scientifiques (Marcellin Berthelot, Paul Painlevé, les Curie) se sont glissés dans la crypte, il ne s'y trouve qu'un seul peintre (Joseph-Marie Vien, artiste officiel du premier Empire) et aucun musicien. 

4) Qui décide d'une panthéonisation ? C'est magouille et compagnie ?

Comme vous y allez ! Oui… et non, comme toujours. Sur deux siècles, la panthéonisation est le plus souvent le fait du prince, qu'il s'appelle Napoléon ou François Hollande. Si celles de Voltaire et Rousseau, sous la Révolution, ont été votées par l'Assemblée, les 42 suivantes ont été décidées par l'empereur.

Comme l'explique l'historien Christophe Prochasson, la procédure s'est à nouveau faite collégiale sous les IIIe et IVe Républiques : les panthéonisations étaient approuvées par les députés. L'instauration de la Ve République marque le retour au bon plaisir impérial : le chef de l'Etat choisit seul. La Réunion des musées nationaux avait bien organisé en 2013 une consultation sur internet en vue de la panthéonisation 2015, mais c'est François Hollande qui a tranché. Et qui a délibérément ignoré la révolutionnaire féministe Olympe de Gouges (1748-1793), pourtant plébiscitée par les internautes. 

5) Donc il y a forcément des polémiques à chaque panthéonisation ?

Oui. Comme le souligne Christophe Prochasson, la panthéonisation témoigne d'"un état d'esprit à un moment donné". Elle est orientée, donc sujette à discussion. Le Parti communiste a ainsi reproché à François Hollande de panthéoniser deux socialistes, mais aucun communiste alors que le PCF était une des composantes importantes de la Résistance.

Autre polémique attachée à la cuvée 2015, celle lancée en 2013 dans Le Monde par le journaliste Pierre Péan. "Faire entrer Pierre Brossolette au Panthéon" est "un affront à Jean Moulin", avait estimé l'auteur de Vies et morts de Jean Moulin, puisque les deux hommes étaient rivaux pour unifier la Résistance.

Des féministes, enfin, ont noté que le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Belaval, dans son rapport sur la modernisation du Panthéon (Pour faire entrer le peuple au Panthéon), suggérait de ne faire entrer en 2015 que des femmes pour rétablir un peu plus l'équilibre entre les sexes… Avis non suivi.

Le précédent chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, avait, lui, suscité des remous en voulant panthéoniser deux personnalités classées à gauche : Albert Camus, et Aimé Césaire, mais les familles s'étaient opposées au transfert des cendres. Nicolas Sarkozy avait néanmoins inauguré une plaque en l'honneur du poète martiniquais, sans polémique. 

6) Et pourquoi y a-t-il toujours une croix sur le Panthéon, alors qu'il est laïque ?

Ce tombeau laïque des "grands hommes" garde plus d'une trace de son passé religieux. L'administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, relève ainsi la forme du bâtiment (nef et abside, donc en forme de croix) ou encore  "le Christ en majesté dans l'abside du début du XXe siècle".

Mosaïque d'Ernest Hébert (1817-1908) représentant le Christ en majesté dans l'abside du Panthéon.

Mosaïque d'Ernest Hébert (1817-1908) représentant le Christ en majesté dans l'abside du Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)

Et la croix tout en haut du dôme, pourquoi a-t-elle été maintenue ? "Elle avait été démontée au moment de la Commune, au XIXe siècle, et remplacée par un drapeau rouge, note Pascal Monnet. Puis elle a été remise au début de la IIIe République et maintenue depuis, malgré les restaurations." Pourquoi ? "C'est l'histoire du monument qui veut ça", philosophe Philippe Bélaval. Qui met les points sur les "i" : le bâtiment n'est plus consacré, "ce n'est plus une église".

7) Et ailleurs, ils ont aussi leur Panthéon ?

"Non, il n'y a pas de véritable équivalent", répond Philippe Bélaval. Il juge qu'au Royaume-Uni, l'abbaye de Westminster, avec quelque 3 000 sépultures de rois, reines et personnages célèbres, ne "répond pas au même principe", mais se montre, en même temps, beaucoup plus exhaustive.

A l'inverse, le Panthéon national créé à Lisbonne en 1916 fait pâle figure à côté du nôtre : une dizaine de personnalités à peine, dont la chanteuse de fado Amalia Rodrigues et un footballeur, Eusébio da Silva Ferreira.

8) On ne peut pas dépoussiérer tout ça ?

Si, et on y songe sérieusement ! D'autant qu'il y a urgence à rendre plus attractive cette sépulture républicaine hétéroclite et lacunaire, où, désormais, nombre de familles ne veulent plus transférer les dépouilles de leurs morts. Ainsi, seule une urne contenant de la terre prélevée sur les tombes de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz entrera au Panthéon le 27 mai. 

Dès 2013, le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Belaval, a rendu un rapport pour "rendre au peuple" ce "monument intimidant". Il suggère notamment de se doter d'outils numériques dignes de ce nom. Objectif : que le Panthéon, pour l'instant cantonné à 750 000 visiteurs par an, parvienne à dépasser le million. Avec un bémol cependant : ne pas sombrer dans le côté "parc à thème" qui jurerait avec la vocation funéraire du monument.

9) J'ai eu la flemme de tout lire. Vous me faites un résumé ?

François Hollande transfère mercredi 27 mai quatre résistants au Panthéon : deux hommes, Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), et deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008). Au total, fin mai, 75 personnalités sont honorées dans ce temple républicain : 72 hommes et seulement trois femmes. Il s'agit, en grande majorité, de militaires et de politiques, suivi de scientifiques et d'écrivains. Très peu d'artistes, en revanche, et aucun musicien.

Etre enterré au Panthéon, ça vous tente ? Seul le chef de l'Etat, sous la Ve République, peut en décider. Il reste de la place (le monument peut accueillir 300 dépouilles), mais, paradoxalement, de moins en moins de candidats : les familles sont désormais réticentes à exhumer leurs morts pour les y transférer.

Par Anne Brigaudeau

Source : http://www.francetvinfo.fr/societe/debats/pantheon/neuf-questions-que-vous-n-osez-pas-poser-sur-le-pantheon_903893.html

 

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mercredi 27 mai 2015

Talons hauts : attention aux blessures !

 

Talons hauts : attention aux blessures !

Aiguilles, compensés, plateformes…

Depuis 300 ans, les femmes portent des chaussures à talons. Si le port de talons hauts peut offrir à la silhouette allure et élégance, il n'est pas sans dangers. Entorses, tendinites, raideurs musculaires, courbures de la colonne vertébrale : en dix ans, le nombre de blessures causées par les talons hauts a doublé aux Etats-Unis.

Faut-il souffrir pour être belle ? En tout cas en portant des talons hauts, les femmes s'exposent à des risques de blessures parfois sérieuses. Depuis 2002, le nombre de blessures a même doublé, en particulier chez les femmes de 20 à 30 ans, selon une étude publiée le 12 mai dans le Journal of Foot and Ankle Surgery. "Si le port de chaussures à talons hauts est chic, il serait bon de rappeler que d'un point de vue médical, il peut engendrer de sérieux problèmes" note Gerald McGwin, auteur de l'étude. Chaque année, près de 11.000 Américaines se blessent (soit "seulement" 8 femmes 100.000).

Les premières victimes des talons sont, comme attendus, les chevilles et les pieds (1). Ces chaussures crispent le pied, ce qui réduit leurs mouvements musculaires.  A long terme, inconfort et troubles musculosquelettiques peuvent s'installer. 20% des blessures restantes, ce sont le dos, le genou, le tronc et même la tête qui sont affectés par les talons aiguilles. S'ils sont portés longtemps ou à haute dose, ils peuvent entraîner une courbure de la colonne vertébrale et des douleurs sciatiques.

Pas plus de 4 centimètres pour un usage quotidien

L'une des conséquences du port fréquent de talons et que les femmes connaissent bien est la tendinite. A force d'avoir le pied cambré, le tendon d'Achille se détend et le muscle finit par se raccourcir. De retour en basket, le poids du corps tire sur le tendon, c'est la tendinite, résultats de déchirures microscopiques.

Les talons hauts sont à éviter pour certaines maladies, comme en cas de sciatique, de rachis ou encore d'arthrose du genou. A l'inverse, ils pourraient être bénéfiques pour d'autres pathologies, notamment en cas d'instabilité de la rotule chez la jeune fille (2), chez les personnes qui ont les pieds plats ou même en cas d'arthose de la cheville... Néanmoins, leur port ne doit pas être quotidien et permet uniquement de soulager les douleurs.

Selon les chercheurs, la moitié de ces blessures se produisent à domicile… D'où l'importance d'adapter ses chaussures aux situations ! Pour toutes les femmes qui souhaitent malgré tout porter des talons aiguilles, il est conseillé de faire ses emplettes le soir, au moment où les pieds ont leur volume maximum, de limiter la hauteur des talons à 4 centimètres pour une utilisation quotidienne et de garder les plus hauts talons pour les grandes occasions.

Par Léa Galanopoulo

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(1) concernent 80% des blessures causées par des talons
(2)
Il s’agit d’une inflammation du cartilage de la rotule et ses éléments stabilisateurs comme les tendons. Les causes peuvent être osseuses (problèmes de croisance par exemple) ou musculaires

Epidemiology of High-Heel Shoe Injuries in U.S. Women: 2002 to 2012. G. McGwin et al. Journal of Foot and Ankle Surgery, mai 2015.
DOI: http://dx.doi.org/10.1053/j.jfas.2015.04.008

Source : http://www.allodocteurs.fr/j-ai-mal/aux-pieds/talons-hauts-attention-aux-blessures_16397.html#xtor=EPR-1000002224

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mardi 26 mai 2015

Une seule femelle responsable de l'invasion de frelons asiatiques en France ?

Un frelon asiatique en Gironde, en 2008.

Un frelon asiatique en Gironde, en 2008. (JACQUES BLOT / AFP)

Pour émettre cette hypothèse,une équipe de chercheurs a étudié l'ADN des insectes présents dans l'Hexagone.

Une reine chinoise serait parvenue à mener seule l'invasion de toute la France. Ce scénario n'est pas celui d'une légende ou d'une épopée historique, mais bien l'hypothèse émise par des chercheurs concernant l'implantation dans l'Hexagone du frelon asiatique. Selon un article publié dans la revue Biological Invasions et relayé lundi 25 mai par Le Monde.fr (article payant), les scientifiques ont identifié une même séquence ADN chez tous les frelons asiatiques étudiés en France. 

Mariangela Arca, doctorante au sein du laboratoire évolution, génomes, comportement, écologie du CNRS, et ses collègues français, chinois et coréens ont donc conclu que ces insectes pourraient tous descendre d'une seule femelle, venue de l'est de la Chine dans un pot en céramique au début des années 2000. " En analysant un marqueur présent sur l’ADN des mitochondries des cellules, donc uniquement transmis par la mère, nous nous sommes aperçus que tous les individus présents dans l’Hexagone possédaient exactement la même séquence. Ils semblent donc tous être issus d’une seule et même femelle fondatrice ",  a-t-elle expliqué, citée par Le Monde.fr. Mais cette femelle avait été fécondée par plusieurs mâles.

De l'est de la Chine au sud-ouest de la France 

Ces travaux ont duré trois ans et se sont concentrés sur 170 frelons, dont 83 ont été capturés en France et 87 "dans la zone d’origine de l’insecte, en Chine, au Vietnam et en Indonésie", explique le site du quotidien. Selon les recherches, la "femelle fondatrice" viendrait d'une région chinoise située "entre les provinces de Zhejiang et Jiangsu, dans l’est du pays". Une origine "qui colle bien aux éléments historiques que nous possédons : le premier signalement de présence de ces frelons en France provient en effet d’un producteur de bonsaïs [installé dans le Lot-et-Garonne] qui achetait ses pots en céramique dans cette région de Chine ", selon Mariangela Arca.

"Théoriquement, l’absence de diversité génétique d’une population, condamnée alors à la consanguinité, limite ses performances et la conduit inévitablement à l’extinction", relève encore Le Monde. "Or, c’est tout l’inverse qui se produit pour le frelon vespa velutina (...)" Depuis sa première apparition, dans le Lot-et-Garonne en 2004, l'insecte a conquis plus de la moitié du territoire et continue de progresser, chaque année d'une centaine de kilomètres.

Source : http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/une-seule-femelle-responsable-de-l-invasion-de-frelons-asiatiques-en-france_920929.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150526-[lestitres-coldroite/titre4]

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