vendredi 22 décembre 2017

Au pays des cathédrales de glace

 

Au pays des cathédrales de glace ©Lorraine Turci

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On appelle l'Antarctique le continent blanc. À tort, car il est bien plus que cela. Pour partir à la découverte de ce sanctuaire de l'humanité, embarquement pour une croisière-expédition entre faune préservée et paysages démesurés.

La journée s'achève dans la baie de Neko. Au milieu d'une mer d'huile, on distingue de petits jets d'eau émergeant des flots. Le capitaine lance un appel de son poste de pilotage : « Depuis le début de l'après-midi, on aperçoit une dizaine de souffles de baleines, on va tenter de les approcher. » Une heure plus tard, la nageoire puis la queue d'une baleine à bosse apparaît sous la fenêtre de la cabine passager. Et à nouveau la voix du capitaine appelant à se rendre sur le pont supérieur. De bâbord à tribord, les souffles sont maintenant partout. Il y en a une trentaine au total. Lentement, un véritable ballet de cétacés se met en place sous les yeux des passagers incrédules. Cet hallucinant spectacle aquatique sur fond de cimes enneigés se prolongera jusqu'au coucher du soleil, bien plus tard dans la nuit australe. Si un tel épisode constitue le climax d'un voyage en Antarctique, il n'est que l'aboutissement d'une semaine entière consacrée à un show grandeur nature. La veille, dans la baie de Wilhelmina, une baleine à bosse avait effectué 33 sauts devant la proue du bateau. L'avant-veille, une famille d'orques avait fait son apparition et c'est sans parler des nombreuses otaries à fourrure, phoques de Weddell, léopards des mers et manchots en tous genre qui ont jalonné l'itinéraire de la croisière.

 

UN THÉÂTRE À CIEL OUVERT

©Ray Hems/Gettyimages

Une croisière polaire en Antarctique commence à Ushuaïa, la ville la plus australe au monde, capitale de la Terre de feu. Elle se poursuit le long de canal de Beagle, traverse les Cinquantièmes hurlants au niveau du redouté passage de Drake, avant de mettre le cap sur Shetland du Sud, porte d'entrée de la Péninsule Antarctique. Après deux jours de navigation sans la moindre côte en vue, une colonie de damiers du Cap signale l'approche du continent. Le Lyrial a alors dépassé le 63e parallèle, et se trouve à plus de 1 000 kilomètres des premières côtes (celles d'Ushuaïa), à 2 600 km de la Tasmanie et 4 000 km de l'Afrique du Sud. Autant dire au bout du monde, littéralement. Emoi des passagers et crépitement des flashs quand apparaît le premier iceberg. C'est qu'ils ne savent pas encore que celui-ci fait bien pâle figure comparé aux cathédrales de glace qui vont bientôt se dresser sur leur chemin. Au total, quatre jours de voyage auront été nécessaires depuis la France avant d'apercevoir les premières glaces. Un trajet comme il n'en existe plus...

Nous sommes en mars, à la fin de l'été austral, au moment où l'eau s'épaissit, où le brash (amas de glaçons) commence à se former ; dans quelques semaines, la mer sera entièrement recouverte de glace et le continent deviendra totalement inaccessible. C'est donc de novembre à mars qu'il convient de jouer aux explorateurs polaires. À cette période, quatre navires de la Compagnie du Ponant, aux côtés d'une trentaine d'autres, sillonnent sans jamais se croiser les côtes de la Péninsule Antarctique. Si cet appendice de terre long de 1 500 km ne représente que 1% du continent, elle en constitue la partie la plus accessible. C'est également ici qu'on observe la plus importante concentration d'animaux et les températures les plus clémentes (en moyenne de - 5 °C, contre - 50 °C sur le reste du continent). Tout au long de l'été, Le Lyrial vogue donc entre baies protégées, canal envahi par la glace et théâtre de sculptures sur glace à ciel ouvert. C'est aussi la saison idéale pour observer les manchots en mue lorsque debout, hirsutes et immobiles, ils attendent patiemment leur nouveau plumage.

 

©Fabrice Vallon

UNE PALETTE DE COULEURS

On l'appelle le « continent blanc », pourtant, cet espace inhabité de 14 millions de km2, recouvert à 90% de glace, porte bien mal son nom. Car rien n'est plus frappant que la palette de couleurs dont l'Antarctique est constituée. Gris, bleu, blanc et rose en sont les teintes dominantes. À chaque heure de la journée, à chaque variation de température, le paysage change de ton. Partout, les reflets turquoise des icebergs répondent au gris de la mer sur laquelle se reflète le blanc des montagnes enneigées. On avait imaginé de la banquise à perte de vue ; c'est en fait un étonnant paysage de reliefs et de glaciers qui caractérise la Péninsule (le Mont Français, l'un des plus hauts sommets du continent, culmine à 2 760 mètres). On avait imaginé une mer tourmentée ; le plus souvent elle prend des allures de lac placide. Seuls les vents catabatiques soufflant parfois à plus de 200 km/h ne viennent pas trahir nos fantasmes polaires. Unique signe d'une présence humaine : les quelques bases scientifiques installées dans les baies protégées. Dans tout le continent, on n'en compte pas plus de 82, disséminées dans cet étendue vaste comme 22 fois la France, soit moins de 1 000 habitants en permanence et jusqu'à 5 000 pendant l'été austral. On évalue en revanche à 20 millions le nombre de phoques crabiers... Les chercheurs et les membres d'équipage sont donc les rares individus à pouvoir appréhender l'éventail de ces paysages. « Chaque jour est unique car en fonction de la météo, les paysages et l'atmosphère ne sont jamais les mêmes. En début de saison, il y a peu d'animaux, les paysages sont beaucoup plus blancs avec davantage de banquise puis peu à peu viennent les icebergs. En fin de saison c'est au tour de la nuit de faire son apparition », s'enthousiasme Florence Kuyper, chef d'expédition du Lyrial et ancienne chef de base à Port Locroy, un mouillage découvert par le commandant Charcot en 1903, devenue base scientifique britannique dans les années 50, reconverti en petit musée vintage.

L'itinéraire d'une croisière-expédition est tracé chaque jour en fonction de la météo, des conditions de navigation mais aussi de la beauté de la glace et de l'intérêt de la faune. « Nous devons toujours avoir un plan B, voire un plan C », précise le capitaine Olivier Marien. 40 000 touristes débarquent sur la Péninsule chaque année, quand dans les années 90, ils étaient à peine 5 000. Depuis 1991, IAATO, l'organisme réglementant un tourisme responsable en Antarctique, impose des règles strictes auxquelles les passagers sont formés en début de croisière. Jamais plus de 100 personnes par jour sur un même site, passage par un bac de décontamination avant chaque débarquement, distance de sécurité obligatoire avec les animaux... Organisées par le chef d'expédition et accompagnées d'une équipe de naturalistes, les expéditions alternent sorties en zodiac et débarquements à terre, visites de base scientifique et ancienne station baleinière, observation de la faune et balade au milieu des icebergs...

 

CONTINENT POUR LA PAIX ET LA SCIENCE

©Margot SIB

Mais l'essentiel du spectacle se contemple depuis les différents ponts, pendant la navigation, à observer marsouiner les manchots et dériver les icebergs. Il se poursuit par le survol impromptu d'un albatros ou d'un pétrel géant. Et il se prolonge jusqu'au petit matin quand la luminosité confère au paysage d'autres couleurs encore. Quand les conditions s'y prêtent, le capitaine s'aventure à franchir le cercle polaire. Mais le plus souvent, le navire jette l'ancre dans l'un des sites répertoriés, évoquant les grands explorateurs polaires : Port Charcot, détroit de Gerlache, canal Lemaire...

L'Antarctique est le dernier continent à avoir été découvert puis exploré. La course vers le Grand Sud a débuté dès le xvie siècle, avec les premières cartographies. Francis Drake atteindra en 1578 le détroit de Magellan, James Cook sera le premier à dépasser le cercle polaire en 1773. La découverte territoriale s'intensifiera au xixe siècle avec Bellingshausen, puis Smith, Bransfield, Dumont d'Urville... avant de céder la place aux scientifiques. Et puis, Charcot documentera la vie sauvage, Amundsen atteindra le premier le pôle sud en 1911, Shakelton y mènera une expédition devenue culte. L'histoire du continent connaît un tournant en 1957 avec l'année de la géophysique internationale qui conduira en 1959 au traité de Washington gelant toute revendication territoriale. Le protocole de Madrid en 1991 finit de transformer l'Antarctique en un sanctuaire de paix et de science établissant un moratoire de 50 ans sur les ressources minières et protégeant le continent de toute exploitation. Selon certains spécialistes, il recèlerait 20% des réserves de gaz et pétrole, mais aussi du cuivre, de l'or et du fer... Alors, pour découvrir ces terres préservées, ce passager belge, globe-trotteur impénitent, n'a pas hésité à enfiler sa veste polaire. Mais accoudé au bastingage, alors que Le Lyrial a mis le cap au nord et que les derniers glaçons se diluent dans l'océan Austral, une question le taraude : « Que voir après ça ? » 

 

CINQ CHOSES QUE L'ON NE SAIT PAS SUR L'ANTARCTIQUE
  •  01 - Le continent abrite 90% des glaces de la planète et 60% de ses réserves d'eau douce.
  •  02 - Les premières croisières polaires ont été organisées dans la région, dès la fin des années 50, par le Chili et l'Argentine. Le tourisme s'est intensifié au début des années 2000 avec la mise à disposition d'une flotte de brise-glaces provenant de l'ex-Union Soviétique, reconvertis dans le tourisme.
  •  03 - L'Antarctique n'appartient à personne depuis le traité de Washington, mais une occupation régulière par le biais des bases scientifiques est un enjeu stratégique pour pouvoir attester d'une présence permanente et conforter toute revendication territoriale au cas où l'accord du traité prendrait fin.
  • 04 - Le bureau de poste le plus austral au monde se trouve à Port Locroy. 70 000 cartes postales y sont postées chaque année.
  • 05 - 60 000 baleines à bosse vivent au large de l'Antarctique. Elles étaient 2 millions au début du xxe siècle. La chasse a été interdite en 1984.

 

CARNET PRATIQUE

 La compagnie du Ponant, spécialiste des croisières-expéditions de luxe, propose plusieurs croisières en Antarctique. 

Pour la saison 2018 départs de croisière sont prévus à bord des quatre navires de la flotte, Le Lyrial, Le Boréal, L'Austral et Le Soléal.

Quatre circuits différents de 10 à 21 nuits. dont L'Antarctique emblématique (décrite dans l'article) : de Ushuaia à Ushuaïa en 11 jours/10 nuits, à partir de 9 290 euros. Le prix comprend la cabine supérieure sur la base d'une occupation double, vols intérieurs aller-retour Buenos Aires-Ushuaïa, vols long-courrier Air France depuis Paris en classe économique et préprogramme une nuit à Buenos Aires, les repas, les expéditions, taxes aériennes, portuaires et de sûreté inclus. Les parkas polaires et les bottes adaptées aux excursions en zone extrême sont fournies. 

Une croisière-expéditionen version 5 étoiles, comprend des cabines tout confort équipées d'un balcon, mais aussi deux restaurants (un restaurant buffet et un gastronomique), ainsi qu'un spa et un salon de coiffure. 

Des conférences et documentaires sont proposés tout au long de la croisière. Les expéditions, qui ont lieu deux fois par jour, alternent sortie en Zodiac et débarquement à terre, et sont toutes accompagnées d'un guide naturaliste.

La Compagnie du Ponant est membre de IAATO (Association internationale des tour-opérateurs en Antarctique) qui a pour but de promouvoir un tourisme responsable en Antarctique.

 

Auteure Mariana Reali / Journaliste

En savoir plus :  https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/0301050181081-au-pays-des-cathedrales-de-glace-2140620.php

Images : https://www.lesechos.fr/medias/2017/12/22/2140620_au-pays-des-cathedrales-de-glace-web-tete-0301050176472_1000x300.jpg

Source : https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/0301050181081-au-pays-des-cathedrales-de-glace-2140620.php

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vendredi 15 décembre 2017

Quelle est la différence entre une mer et un océan ?

La côte est canadienne donne sur la mer du Labrador.

© Pixabay/CC0
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Dimensions, frontières physiques, profondeur... Plusieurs critères distinguent les mers des océans. Une distinction qui reste basée sur des conventions plus que sur des caractéristiques objectives !

Lorsque Vasco Núñez de Balboa franchit en 1513 l'isthme de Panamá et s'aventure sur des flots inconnus, il baptise ceux-ci Mer du Sud. Cinq ans plus tard, Magellan y navigant à son tour par temps calme l'appelle océan Pacifique... Nom qui ne devient officiel qu'à la fin du XIXe siècle. Voilà une façon de poser le problème : les mers et les océans sont d'abord des conventions. Il s'agit d'inventions humaines. D'où la difficulté à les différencier clairement, sinon à les justifier.

En l'état, il existe plusieurs critères. Le premier est le plus intuitif : ce qui distingue une mer d'un océan, c'est d'abord un rapport d'échelle. Par définition, l'océan est plus étendu. La superficie du plus petit d'entre eux, l'Indien, est de 73 millions de kilomètres carrés, tandis que la mer la plus grande, celle d'Arabie, couvre 3,6 millions de kilomètres carrés. Un rapport du simple à vingt.

Les océans sont bordés de continents

Les mers se distinguent par une superficie inférieure, mais encore ? La nature de leurs côtes, la profondeur de leur fond et la salinité de leurs eaux sont aussi prises en compte par les océanographes. Par convention, le terme océan désigne les plus grandes étendues d'eau salée, bordées par les continents. Elles sont au nombre de cinq : Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Austral.

Les mers, elles, sont de deux grandes catégories. D'une part, les mers bordières, disposées le long du contour des océans, et circonscrites par des péninsules, des îles ou des hauts-fonds. La mer des Caraïbes, par exemple, bordant l'océan Atlantique, est ceinturée par un chapelet d'îles.

Attention cependant, qui dit mer ne dit pas forcément "faible profondeur" ! Celle des mers bordières peut être très élevée, au-dessus des 2 000 mètres, à l'instar de la mer de Norvège (maximum 4 000 m) ou de la mer de Corail (maximum 9 140 m, située entre l'Australie et la Nouvelle Calédonie). Mais ces mers peuvent aussi être situées sur les plates-formes continentales, moins profondes que les plaques océaniques, et donc ne pas dépasser les 200 mètres de profondeur : c'est le cas de la Manche ou de la mer du Nord.

Les mers enclavées ont des caractéristiques propres

La deuxième grande catégorie, les mers annexes, communiquent avec l'océan uniquement par un détroit et sont cernées en quasi-totalité par des terres émergées. A l'instar de la Méditerranée, reliée à l'Atlantique par le détroit de Gibraltar. Du coup, contrairement aux mers bordières, leurs caractéristiques hydrologiques sont très différentes de celles de l'océan. Enclavées, elles sont soumises à une forte évaporation et sont souvent plus salées que l'océan mondial (les cinq océans communiquant entre eux). Alors que la salinité de ce dernier vaut 35 grammes/litre, en Méditerranée elle varie de 38 à 39,5 g/l, monte à 41 g/l en mer Rouge et plafonne à 275 g/l en mer Morte ! Toutefois, dans la Baltique, une mer alimentée par de nombreux fleuves, elle tombe à 5 ou 10 g/l.

Dernière différence : les mers affichent une plus grande diversité biologique que les océans. La Méditerranée, par exemple, abrite entre 4 et 18 % des espèces marines de la planète alors qu'elle représente moins de 1 % de la surface de l'océan mondial !

D'après Science & Vie QR n°20 « La mer & les océans »

Par Fiorenza Gracci et Emmanuel Monnier 

Source : https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/quelle-est-la-difference-entre-une-mer-et-un-ocean-10127

 

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mercredi 29 novembre 2017

Baie de Gibraltar

 

 

 

 

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 Gibraltar Bay, Méditerranée occidentale

 

https://img.scoop.it/  - http://michka.blog50.com/media/02/00/1469263038.gif

 

La baie de Gibraltar, située près de la pointe sud de la péninsule ibérique,

 

est le point central de cette photographie d'astronaute. 

 

 

 

 

 

Le célèbre rocher de Gibraltar qui forme la frontière nord-est de la baie est formé de sédiments du fond marin de l'ère jurassique qui se sont solidifiés en calcaire, une roche formée principalement de la calcite minérale qui se trouve dans les coquillages des créatures marines. Le calcaire a ensuite été soulevé au-dessus de la surface de l'océan lorsque les plaques tectoniques africaines et eurasiennes sont entrées en collision. 

Les villes de La Linea et Algeciras qui bordent la baie, ainsi que les installations de traitement du pétrole le long du littoral nord, font partie de l'Espagne, tandis que la ville de Gibraltar (à l'ouest du rocher inclus) est sous la juridiction des États-Unis. Royaume.

Les eaux protégées de la baie de Gibraltar et sa proximité avec l'Afrique et le détroit de Gibraltar (la porte d'entrée entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée) contribuent à l'importance stratégique et économique passée et actuelle de la région. 

De nombreux navires et plusieurs sillages de navires sont visibles dans la baie; la majorité d'entre eux sont des cargos et des camions-citernes qui accèdent aux installations pétrolières. Les navires plus proches du Rocher de Gibraltar sont plus susceptibles d'être des navires de croisière, car Gibraltar est une destination populaire pour les touristes. 

La lumière solaire partielle (la lumière réfléchie directement à la caméra à bord de la Station spatiale internationale) dans la baie met en évidence l'eau de surface rendue rugueuse par les vents entrants dans la baie par les hautes terres environnantes. 

Une telle zone est visible directement à l'ouest de La Linea.

Scooped par : Seth Dixon sur l' éducation de la géographie

Source : https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=7285&eocn=image&eoci=related_image

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La photographie d'astronaute ISS014-E-6812 a été acquise le 30 octobre 2006 avec un appareil photo numérique Kodak 760C utilisant un objectif de 400 mm et est fournie par l'expérience ISS Crew Earth Observations et le groupe Image Science & Analysis du Johnson Space Center. L'image de cet article a été recadrée et améliorée pour améliorer le contraste. Le Programme de la Station spatiale internationale aide le laboratoire à aider les astronautes à prendre des photos de la Terre qui présenteront la plus grande valeur pour les scientifiques et le public, et à les rendre disponibles gratuitement sur Internet. Des images supplémentaires prises par les astronautes et les cosmonautes peuvent être visionnées à la NASA / JSC Gateway to Astronaut Photography of Earth.

Instruments): ISS - Appareil photo numérique

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samedi 25 novembre 2017

Couleurs d'Automne à Combourg (Road N Troll)

 

 Road N Troll

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BREIZH TRIP - Couleurs d'Automne à Combourg

 

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https://youtu.be/f-peoyes9QQ

  

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Auteur :    Road N Troll

 

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vendredi 24 novembre 2017

Le changement climatique a déjà un impact "clair" sur notre santé

 

Une usine à Weihai, dans la province du Shandong, en Chine, le 12 décembre 2016. 

Une usine à Weihai, dans la province du Shandong, en Chine, le 12 décembre 2016.  (A QIANG / IMAGINECHINA / AFP)

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"Les impacts sur la santé sont bien pires

qu'on ne le pensait auparavant",

s'alarme un rapport publié par la revue médicale "The Lancet".

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Coups de chaleur, pertes de productivité, expansion des maladies transmises par les moustiques... Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé, avertit un rapport publié mardi 31 octobre, dans la revue médicale britannique The Lancet (en anglais).
Ce rapport invite à"accélérer la transition vers une société bas carbone".

Les "symptômes" provoqués par l'augmentation des températures moyennes et la multiplication des "événements climatiques extrêmes" sont "clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu'on ne le pensait auparavant", souligne le document. 

Le rapport estime que le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d'environ 125 millions entre 2000 et 2016, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015.

Les conséquences pour la santé allant "du stress thermique ou coup de chaleur à l'aggravation d'une insuffisance cardiaque pré-existante ou à un risque accru d'insuffisance rénale liée à une déshydratation." 

Sur la même période, la hausse des températures a réduit de 5,3% la productivité des travailleurs dans les zones rurales, estime le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d'action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4% depuis 1950, tandis que le nombre de malades était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Vers une hausse de la "fréquence et de la gravité" des catastrophes climatiques

Baptisé "Compte à rebours sur la santé et le changement climatique", ce rapport entend mesurer tous les ans, jusqu'en 2030, les progrès réalisés pour 40 indicateurs clés concernant ces deux sujets. 

Lancé en 2015, il est élaboré par 24 organismes de recherche et organisations internationales, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). 

Ses auteurs reconnaissent qu'il est difficile de démêler les impacts liés au changement climatique de ceux causés par la démographie, la pauvreté ou encore la pollution.

Entre 2000 et 2016, le nombre de catastrophes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses...) a augmenté de 46%, observent-ils. 

Si l'on ne peut pas encore attribuer de façon certaine ce phénomène au changement climatique, le lien est "plausible", et il y a peu de doute qu'il y aura à l'avenir une hausse de la "fréquence et de la gravité" de ces épisodes, ajoutent-ils.

Après quinze ans d'"inaction relative", les progrès pour s'adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment à l'occasion de l'Accord de Paris sur le climat, estiment-ils. 

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses "barrières technologiques, financières et politiques" restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s'adapter et limiter l'impact sur la santé, avertit le rapport.

avatarFranceinfo avec AFP France Télévisions

Source  : http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/le-changement-climatique-a-deja-un-impact-clair-sur-notre-sante_2445372.html

 

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jeudi 23 novembre 2017

La loi salique : les femmes évincées de la succession au trône

 

Histoire et Secrets - découvrir l'histoire de France et du monde

http://www.histoire-et-secrets.com/skins/skn5_guppy2015/img/topboxes.jpg

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L'expression du "miracle Capétien" renvoie au fait que tous les rois de France ont eu au moins un fils pour leur succéder. 

Cependant, à sa mort en 1316, Louis X ne laisse qu’une fille, Jeanne de France (née en 1311), et son épouse, Clémence de Hongrie, est enceinte de deux mois. Il est alors convenu que le frère cadet du roi défunt, Philippe de Poitiers, exercera la Régence jusqu’à l’accouchement de la reine. C’est un fils qui naît en novembre, Jean Ier dit "le Posthume".
Hélas, l’enfant meurt au bout de cinq jours.
La logique voudrait donc que ce soit la petite Jeanne de France qui hérite de la couronne. Seulement, Jeanne est encore une enfant et le comte de Poitiers est plus apte à gouverner un royaume en difficultés.
Ajoutons à cela le fait qu'un soupçon de bâtardise pèse sur Jeanne, sa mère Marguerite de Bourgogne, ayant été reconnue coupable d'adultère.
L’habilité de Philippe de Poitiers paie en dépit d’Eudes de Bourgogne, oncle maternel de Jeanne, qui réclame le trône pour sa nièce. Après une série d’accords, il est convenu en mars 1318 qu’Eudes renonce au nom de Jeanne a la succession de son père.
Afin de justifier cet acte, on prétexte le fait qu’il est impossible de transmettre le trône à une femme : d’une part, en cas de mariage avec un prince étranger, le royaume de France constituerait une dot que la reine apporterait à son époux.  Seulement voilà, la couronne n’appartient pas à celui qui la porte mais au royaume. Le roi ne peut la transmettre à qui bon lui semble.
La couronne de France appartient au royaume et les français ne seraient être  gouvernés par un étranger. D’autre part, le statut de la femme en général joue beaucoup : celle-ci est toujours sous tutelle ; d’abord sous celle de son père, puis sous celle de son époux.
Comment, en partant de là, expliquer qu’une femme peut avoir un pouvoir plus élevé que celui des hommes ?
Néanmoins, l’accord de mars 1318 démontre indirectement que la petite Jeanne pouvait revendiquer ce statut de reine et la couronne de son défunt père : elle a doit signer - par l’intermédiaire de son oncle- une renonciation.
Ce point démontre qu’il aurait été tout à  fait légitime qu’elle succède à Jean Ier.
 

La couronne de Louis XV (musée du Louvre)
A partir de cette date, il est décidé que le trône de France ne peut pas échoir à une femme. La couronne revient alors au comte de Poitiers, devenu Philippe V. A sa mort en 1322, le roi ne laisse que des filles.
Conformément à la loi salique, la couronne passe à son frère cadet, le comte de la Marche, qui devient Charles IV. Lorsqu’il meurt en 1328, il ne laisse lui aussi que des filles.
Charles IV était le dernier fils de Philippe IV. La branche directe des Capétiens par voie masculine s’éteint avec lui. Le plus proche parent du roi défunt est son neveu, Edouard III roi d’Angleterre.
Cependant, sa candidature au trône de France est rejetée. D'abord  il est roi d’un pays étranger et ne connaît rien de la France. Mais surtout,  il descend de Philippe IV par sa mère, Isabelle, sœur des derniers rois de France. Si la couronne de France ne peut aller à une femme, une femme peut-elle transmettre cette même couronne ?
Afin de ne pas tomber sous la tutelle de l’Angleterre, les grands Seigneurs répondent négativement. Ainsi, pour des raisons politiques, Edouard III,  qui est pourtant le plus proche parent du dernier capétien, est écarté du trône.
C’est le parent le plus proche de Charles IV par voie masculine, Philippe de Valois (petit-fils de Philippe III), qui acquiert la couronne de France sous le nom de Philippe VI.
Bien que dans d’autres pays d’Europe (à l'exemple de l'Angleterre) la couronne revienne à la fille aînée du souverain en l'absence d'héritier mâle, ce ne sera jamais  le cas en France.
Cependant,  si une reine ne peut transmettre la couronne, elle peut faire la transition entre deux rois lors de la Régence, lorsque son fils est trop jeune pour régner.
D’où le caractère complexe de la situation de reine qui peut avoir le pouvoir mais gouvernant toujours au nom d’un roi (et non au nom d'elle même), qui une fois majeur, reprendra sans difficultés les rennes du pouvoir.
Une reine l'est uniquement  parce qu’elle est l’épouse d’un roi.
Elle est à la fois souveraine et sujette, ce qui limite ses actions au sein du gouvernement.
Bien que reine, elle reste soumise au roi son époux qui limite ou non son influence à la cour et dans sa politique.
Ouf !!!

 

 

 

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mercredi 22 novembre 2017

Lynda Lemay - Donnez-lui la passion

 

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  https://youtu.be/3MeVbPnZAs4

Maman

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mardi 21 novembre 2017

Des ponts de cordes pour permettre aux écureuils de traverser les routes

A squirrel sits on a fence on December 5, 2016 in Stuttgart, southern Germany.
Marijan Murat / dpa / AFP
 
Un écureuil sur une grille à Stuttgart, le 5 décembre 2016 en Allemagne. (Photo d'illustration) - Marijan Murat - dpa - AFP
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Deux "écuroducs" vont être installés au-dessus de routes départementales

pour permettre aux rongeurs de traverser les axes routiers en meilleure sécurité. 

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mercredi 15 novembre 2017

« LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ » : Comment la devise française est née.

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CES TROIS MOTS APPARAISSENT POUR LA PREMIÈRE FOIS
SUR UN DOCUMENT OFFICIEL LE 27 FÉVRIER 1848, À L'ISSUE DE LA RÉVOLUTION.
Estampe de C. Maurice ; 1848 - source Gallica BnF
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Si la formule est plus ancienne, les trois mots :

"Liberté, égalité, fraternité" 

apparaissent côte à côte pour la première fois en tête d'un document "officiel" le dimanche 27 février 1848.

Ce jour-là, Le Moniteur universel, organe du gouvernement français, publie un communiqué du gouvernement provisoire, formé suite à la révolution qui a eu lieu à Paris du 22 au 25 février et a abouti à la proclamation de la Deuxième République, où figure la devise.

 

"Citoyens,

La royauté, sous quelque forme qu'elle soit, est abolie. […] La République est proclamée. Le peuple est uni. […] Conservons ce vieux drapeau républicain dont les trois couleurs ont fait avec nos pères le tour du monde. Montrons que ce symbole de liberté, d'égalité, de fraternité, est en même temps le symbole de l'ordre, et de l'ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice en est la base et le peuple entier l'instrument."

 

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Paris (bleu et rouge) et Roi (blanc au centre - Paris encerclant la royauté)

 

Dans cette proclamation, où figurent aussi un certain nombre de mesures que le gouvernement provisoire entend présenter à l'Assemblée (abolition de la peine de mort, suffrage universel masculin...), la devise nationale est en effet directement reliée aux couleurs du drapeau de la France :

 

"Le Gouvernement provisoire déclare que le drapeau national est le drapeau tricolore, dont les couleurs seront rétablies dans l'ordre qu’avait adopté la République française ; sur ce drapeau sont écrits ces mots : République française, Liberté, Égalité, Fraternité, trois mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques, dont ce drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent les traditions."

 

C'est Louis Blanc, membre du gouvernement, qui a décidé de l'adoption de la formule.

Lors de la rédaction de la Constitution, le 4 novembre 1848, elle sera définie comme un principe de la République.

La liberté et l'égalité avaient été posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ("Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits").

En 1793, la Commune de Paris inscrivit sur les édifices publics de la ville la formule "La République une et indivisible – Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort".

Telle quelle, la devise nationale n'apparaîtra que le 14 juillet 1880 sur le fronton de toutes les institutions publiques.

 

Auteur : Pierre Ancery

Source : https://www.retronews.fr/actualite/liberte-egalite-fraternite-comment-la-devise-de-la-france-est-nee

 

Evynou35

 

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lundi 13 novembre 2017

EN 1883, LE PRÉFET EUGÈNE POUBELLE IMPOSE LE RAMASSAGE DES ORDURES À PARIS

 

Les boites à ordures de la rue Emile Zola à Paris, 1913 ; source Gallica BnF

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EN 1883, LE PRÉFET EUGÈNE POUBELLE IMPOSE LE RAMASSAGE DES ORDURES À PARIS.

L'IDÉE SE HEURTE À L'HOSTILITÉ DE LA POPULATION, ET LE MÉTIER DE CHIFFONNIER, MENACÉ, DEVIENT L'EMBLÈME DE CE MÉCONTENTEMENT.

Le 24 novembre 1883, le tout nouveau préfet de la Seine, Eugène Poubelle, signe un arrêté qui oblige les propriétaires parisiens à fournir à chacun de leurs locataires un récipient muni d'un couvercle pour accueillir les déchets ménagers.

Parallèlement, le ramassage des ordures est mis en place.

Le préfet a même prévu la collecte sélective : trois boîtes sont obligatoires, une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons, et une pour le verre, la faïence et les coquilles d'huîtres.

C'est une date-clé dans l'histoire de l'hygiène publique.

Pourtant, à l'époque, l'arrêté Poubelle se heurte à une vaste levée de boucliers de la part de la population parisienne...

Les chiffonniers, en particulier, sont menacés de perdre leur gagne-pain – et ils sont quelque 40 000 à Paris.

 

https://youtu.be/oSYZeHc8azs

 Toute une partie de la presse se montre hostile. Henri Rochefort, dans un violent éditorial intitulé "40.000 affamés" paru en une de La Lanterne du 23 janvier 1884, s'insurge :

"L’ordure qu’il est urgent d’envoyer avant toutes les autres au dépotoir, c’est l’arrêté Poubelle. On y joindrait même son auteur, que nous n’y verrions aucun inconvénient. […] M. Poubelle nous paraît disposer avec une étrange désinvolture de ce qui appartient à tout autre qu’à lui. Ces détritus sont à nous, qui les avons payés quand on nous les a présentés sous forme de victuailles, d’étoffes ou de papier. Il nous plaisait de les abandonner aux chiffonniers ; mais s’il ne nous convient pas d’en faire profiter un entrepreneur désigné par le préfet, notre droit est absolu."

La Croix du 7 février 1884 publie la lettre d'une chiffonnière désespérée par l'arrêté du préfet :

"Je suis chiffonnière, j'ai soixante-dix ans, et je travaille depuis soixante ans, je suis presque aveugle, et mes pauvres os ne me soutiennent quasiment plus. Je meurs de misère : que faire ? Avant l'arrêté Poubelle, je trouvais à peu près de quoi vivre : maintenant, plus rien, rien. Voudriez-vous bien faire savoir à M. Poubelle qu'il me rendrait service en me faisant abattre : c'est le complément nécessaire à sa mesure. Mes remerciements sincères.

 Veuve Maurice,

Rue Lesage, n° 6"

      Le Petit Caporal du 20 janvier 1883 fait quant à lui paraître un "Chant des Chiffonniers" qui s'en prend nommément à Poubelle :

"Encore un nouvel arrêt

De notre étonnant préfet

C'est une gaffe nouvelle

De Poubelle

De Poubelle

 […]

 Faisant un' affair' d’État

De l'enlèvement des tas

Il renverse notre écuelle

Ce Poubelle

Ce Poubelle

Il nous la f... belle !"

L'arrêté suscite aussi la colère des propriétaires, qui payent de nouvelles charges, et des concierges, obligées d'accomplir des tâches supplémentaires.

L'essentiel des décisions du préfet sera pourtant appliqué, et l'exemple de Paris sera peu à peu suivi en province.

Le mot "poubelle", devenu nom commun, entrera en 1890 dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle.

 

Souce : https://www.retronews.fr/actualite/le-tres-impopulaire-arrete-poubelle

 

Evynou35

 

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