lundi 15 octobre 2018

Années 1930 : « Femmes, restez au foyer ! » (extrait)

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« Mme Armand et ses six enfants », Agence Rol ; 1911 - source : Gallica-BnF
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En réaction à la vague d'émancipation féminine, les mouvements chrétiens organisent les « Congrès de la mère au foyer » afin d'aider la femme à « se perfectionner dans sa mission ».

Dans la France du XIXe siècle, on estime qu'entre 4 et 7 millions de femmes gagnaient leur vie en travaillant.

La guerre de 1914-1918 les a ensuite menées dans les usines tandis que les hommes étaient au front : des centaines de milliers de « munitionnettes » ont ainsi participé à l'effort de guerre.

Mais, tandis que les féministes militent pour que cette nouvelle égalité perdure, les tenants du patriarcat réclament au même moment, avec force, le retour à la « tradition ». 

Qu'importe : pendant les années folles, les femmes, parfois habillées en garçonnes, poursuivent leur mouvement d'émancipation et revendiquent l'égalité des sexes. 

Auteure : Marina Bellot

Source : https://www.retronews.fr/societe/echo-de-presse/2016/06/27/annees-1930-femmes-restez-au-foyer

1) Evy - signature animée Titi

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

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dimanche 14 octobre 2018

Automne : pourquoi les feuilles tombent-elles des arbres ?

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https://media.ooreka.fr/public/image/arbre_automne-full-11994979.jpg

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Quand vient l'automne, chaque année, aux latitudes moyennes et plus élevées, bosquets, bois et forêts se transforment et se parent de couleurs or, orangées, cuivres et pourpres. Par millions, les feuilles des arbres virevoltent et se déposent au sol. Mais pour quelle raison les arbres se débarrassent-ils de leurs feuillages? Mais pour quelle raison les arbres se débarrassent-ils de leurs feuillages? Quel est le processus?

Lorsque les températures commencent à descendre, au début de l'automne, les arbres de nos forêts tempérées mettent en place des mécanismes qui vont leur permettre de vivre au ralenti pendant l'hiver qui s'annonce et d'éviter de dépenser de l'énergie inutilement.

Si les troncs et les branches sont isolés par l'écorce, et si les racines restent à l'abri dans le sol, les feuilles, quant à elles, posent problème. Leurs tissus sont incapables de résister à la chute des températures.

Privées de sève, les feuilles se meurent.

Les feuilles des arbres sont recouvertes de capteurs photosensibles qui réagissent à la réduction de la durée du jour. Ceux-ci provoquent la libération massive d'éthylène, une hormone végétale sécrétée par les arbres. C'est le signal délivré aux arbres pour que ces derniers se mettent à produire des bouchons de liège qui vont venir isoler les feuilles des réseaux de sève.

Privées d'eau et de minéraux, les feuilles perdent de leur souplesse. La photosynthèse s'interrompt et la chlorophylle qui colore les feuilles en vert se dégrade. Les pigments rouge, jaune ou orange prennent le dessus et donnent à nos forêts leurs si belles couleurs de l’automne. Au moindre coup de vent, les attaches des feuilles se rompent alors et celles-ci tombent au sol. On parle alors de feuilles caduques.

Les feuilles persistantes, ces feuilles qui ne tombent pas.

L'évolution a opté pour une stratégie différente concernant les conifères. Leurs feuilles se présentent sous la forme de petites aiguilles recouvertes de cire. Cette couche isolante les aide à résister au froid. D'autant que la surface réduite de ces aiguilles les aide aussi à survivre à l'hiver. On parle alors de feuilles persistantes.

Dans les régions au climat méditerranéen, plusieurs espèces d'arbres comme, notamment, le chêne vert et l'olivier conservent leurs feuilles en hiver.

 Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/sciences-nathalie-mayer-1355/

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samedi 13 octobre 2018

Le terme « fake news » est officiellement remplacé par « infox »

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Après maints débats et discussions, les experts de la langue française ont convenu remplacer l’expression américaine « fake news » par « infox »

Pour rappel, c’est Donald Trump qui a initié en premier l’expression « fake news » durant sa campagne électorale. Depuis, l’expression s’est répandue aussi bien sur la bouche du public que sur les médias sociaux.

LA COMMISSION GRIMACE À L’ENTENTE DES TERMES ÉTRANGERS

La commission d’enrichissement de la langue française se compose d’experts et de membres de l’Académie française. Elle a pour fonction de trouver une équivalence française aux vocabulaires étrangers.

D’ailleurs, la majorité de ces expressions populaires et locutions étrangères proviennent des Etats-Unis. Tel est le cas, par exemple, du mot brainstorming, un terme qui donnerait sans doute une douloureuse migraine aux académiciens et qu’ils préfèrent remplacer par le plus élégant terme de « remue-méninges ».

LES EXPERTS DE LA LANGUE S’ENTENDENT SUR « INFOX »

Trouver un mot français pour dire « fake news » a déjà traversé l’esprit de la commission en octobre 2017. Toutefois, il a fallu du temps aux experts de la langue pour s’accorder sur le terme approprié.

« Infox » a ainsi eu plusieurs rivaux, notamment, « infaux », « intox », « craque », « infausse » ou encore le mot « fallace » qui, semble-t-il, plaisait bien à Rabelais.

Néanmoins, c’est « infox » qui a mis d’accord les spécialistes. Ce terme sonnait effectivement mieux à l’oreille. D’autant plus qu’il était le produit de deux termes français: « info » et « intox ». La commission pense ainsi que ce mot pourrait bien plaire au public.

Auteure : 

Source : https://www.minutenews.fr/actualite/societe/le-terme-fake-news-est-officiellement-remplace-par-infox-428285.html?utm_source=WM&utm_medium=cpc

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mercredi 10 octobre 2018

L’erreur comme signal d’alarme

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L'automobiliste doit s'adapter en permanence à son environnement. Sur le Pont Alexandre III, à Paris (en 2009). 
Jean-François Gornet/FlickrCC BY-SA
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Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la Science 2018 dont The Conversation France est partenaire.

Retrouvez tous les débats et les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.


Dans l’histoire du règne du vivant, la capacité d’adaptation a toujours été au cœur de la survie. Les espèces, animales et végétales, que nous connaissons aujourd’hui sont celles qui possèdent les caractéristiques physiques et/ou cognitives dont la valeur adaptative leur a permis de se reproduire à travers les millions d’années et les environnements changeants. A l’heure actuelle, à plus petite échelle, nos capacités d’adaptation sont toujours essentielles à notre survie.

Le contrôle cognitif

En effet, nous vivons dans un environnement qui change constamment. Dans la rue, de nombreux éléments, par exemple la foule, les voitures ou les obstacles, sont constamment en mouvement. À chaque instant, sans nécessairement nous en rendre compte, nous ajustons nos comportements aux modifications de l’environnement dans lequel nous évoluons. Cette capacité appelée contrôle cognitif regroupe un ensemble de fonctions cognitives qui nous permettent d’adapter nos comportements par rapport à nos intentions et notre environnement.

Pour illustrer cette capacité cognitive complexe, prenons l’exemple d’une situation quotidienne comme la conduite automobile. Lorsque nous conduisons, notre intention est d’atteindre notre destination tout en évitant de créer un accident pour préserver notre intégrité corporelle et celle d’autrui. Pour se faire, notre cerveau, en surveillant l’environnement (ici, la route) ainsi que nos propres actions, est capable d’évaluer si celles-ci sont toujours cohérentes avec la situation.

Dans le cas où une incohérence est détectée (un pied trop lourd sur l’accélérateur ou un ballon au travers de la route), notre cerveau modifie ou planifie une nouvelle séquence d’actions afin de réajuster le comportement (lever le pied pour ralentir ou dévier sa trajectoire pour contourner l’obstacle pour éviter l’accident). Ce contrôle se met en place en quelques millisecondes sans que nous nous en rendions nécessairement compte. Il survient en effet plus fréquemment que l’on ne l’imagine : notre cerveau est capable de détecter certaines toutes petites erreurs dont nous n’avons pas conscience.

La détection de l’erreur

Au sein de toutes les capacités cognitives qui nous permettent, dans notre exemple de la conduite, d’arriver à destination sain et sauf, l’une des plus essentielles est effectivement la détection de l’erreur. L’erreur, comprise ici comme une action inadaptée à l’environnement, peut donc être une action correcte (rouler à 50km/h en ville) qui devient inappropriée lorsque la situation dans laquelle on se trouve change (le ballon au milieu de la route).

Cependant, si nous pouvons apprendre de nos erreurs, encore faut-il se rendre compte lorsque nous en commettons ! Les erreurs, souvent perçues négatives, sont comme un signal d’alarme informant qu’un comportement est à changer ou même à ne pas reproduire. La capacité de détecter l’erreur (ou le changement dans l’environnement) permet de prendre en compte le comportement inadapté afin soit de ne plus le reproduire, soit de le corriger tant qu’il est encore temps.

Notre cerveau est donc capable de détecter ces comportements inappropriés avant même que l’on puisse en prendre pleinement conscience. Au niveau du cortex préfrontal (à l’avant du cerveau), la recherche en neurosciences et en particulier les techniques d’électroencéphalographie (EEG) ont montré la présence d’une activité électrique dont l’amplitude est modulée en fonction de la performance correcte ou incorrecte dans une tâche informatisée.

L’activité cérébrale y est beaucoup plus importante lorsqu’une erreur est commise que lorsqu’il s’agit d’une bonne réponse. Par ailleurs, son amplitude est encore plus grande quand l’erreur est sanctionnée, c’est-à-dire dans les situations où l’erreur a des conséquences négatives. La motivation à ne pas faire d’erreurs renforce le signal d’alarme du cerveau. Ce signal d’alarme est ensuite communiqué à d’autres structures du cortex préfrontal qui mettront en place des stratégies visant à prévenir les erreurs (guetter la présence potentielle d’un animal sur la chaussée après en avoir évité un).

Ce mécanisme de contrôle cognitif est de type proactif puisqu’il anticipe les difficultés qui pourraient être rencontrées, et adapte nos comportements en fonction.

La correction de l’erreur

Néanmoins une action inadaptée doit pouvoir être contrôlée au moment même où elle est commise puisqu’elle peut, dans certaines situations, avoir des conséquences graves pour les individus. Notre cerveau doit donc être capable non seulement de détecter l’erreur mais de la corriger à temps. Ce type de contrôle cognitif est dit réactif. Lorsque cet animal sort subitement de la forêt et traverse la route, notre environnement a changé et notre comportement actuel n’y est plus adapté : il faut le corriger en planifiant, le plus rapidement possible, une nouvelle action (bouger son pied vers la pédale de frein).

Détecter l’erreur de conduite, un impératif pour le motard à Paris. CC BY

Cette fois, pour étudier ces capacités de contrôle réactif, c’est à nos muscles qu’il faut s’intéresser ! L’électromyographie (EMG) permet en effet d’enregistrer l’activité électrique des muscles et de révéler des mouvements imperceptibles à l’œil nu. Cette technique a permis, entre autres, la découverte des ébauches d’erreur, des faibles activités musculaires incorrectes qui précèdent les réponses correctes.

L’ébauche d’erreur (ou erreur partielle) est une mauvaise action qui a été détectée et corrigée par notre cerveau avant qu’elle ne devienne une réelle erreur ! Avant même que l’on puisse percevoir que nous sommes en train de nous tromper, l’erreur engagée est corrigée par le cerveau, et plus particulièrement par plusieurs fonctions cognitives, regroupées sous le nom de fonctions exécutives.

Imaginez votre trajet habituel pour vous rendre au travail. Le samedi, vous vous engagez sur la même route mais au lieu de tourner à gauche pour aller au bureau, aujourd’hui vous devez aller à droite. Par automatisme, ou par manque d’attention, vous engagez l’action de mettre le clignotant à gauche. Avant même de vous rendre compte de votre erreur, cette action, détectée comme inadaptée à la situation par votre cerveau, est stoppée. Votre cerveau planifie en même temps un nouveau comportement, celui de mettre le clignotant à droite.

Grâce à de simples électrodes placées sur les muscles des mains impliquées dans les réponses à donner, nous pouvons donc inférer sur l’efficacité du contrôle cognitif réactif. En effet, la proportion d’ébauches d’erreur sur l’ensemble des erreurs engagées permet de calculer un ratio de correction : à quel point l’individu a été capable de rattraper ses erreurs à temps ? Aussi, le temps qui sépare l’ébauche d’erreur et l’action correctrice nous informe sur le temps nécessaire à la correction : à quelle vitesse l’individu se corrige-t-il ?

L’étude du contrôle cognitif, à travers des approches électrophysiologiques (EEG et EMG), montre que notre cerveau est capable d’adapter nos comportements, après la détection d’une action inappropriée commise ou en train d’être réalisée. La détection de cette « erreur » comportementale, dont nous n’avons pas forcément conscience, permet la mise en place de deux mécanismes de contrôle qui se complètent. L’un est réactif et corrige l’action au moment où elle devient inadaptée. L’autre est proactif et anticipe les difficultés en modifiant en prévention notre comportement. 

Déclaration d’intérêts - Fanny Grisetto a reçu des financements de la région Hauts-de-France.

Source : https://theconversation.com/lerreur-comme-signal-dalarme  

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mardi 9 octobre 2018

Quelle est la quantité d'eau dans le corps humain ? | Futura

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https://youtu.be/a9EQAqoRHaM - © Shutterstock

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Réponse à cette question : cela dépend ! La proportion diminue au cours de la vie, depuis les 80 % du fœtus jusqu'aux 50 % de la personne âgée. Entre les deux, la femme adulte en retient environ 55 % et un homme plutôt 60 %. Et à l'intérieur du corps, la quantité varie largement selon les tissus.

La proportion d'eau dans le corps humain, exprimée en pourcentage de la masse corporelle, se situe autour de 60 % chez l'adulte, le chiffre variant selon les sources. C'est beaucoup puisque cela représente plus de 40 litres pour une personne de 70 kg mais la proportion est tout même inférieure à celle de la tomate et à celle de la méduse, qui atteignent 95 %. La vie est née dans l'eau et, quatre milliards d'années plus tard, cet atavisme n'a pas disparu.

La valeur varie aussi entre les individus et au cours de la vie. Dans le ventre maternel, le fœtus est composé à 80 % d'eau. Le nourrisson descend à 75 % environ et la proportion dépend ensuite du genre. Chez l'homme adulte, elle voisine les 60 %, ou un peu plus. Chez la femme, elle est plus proche de 55 % parce le corps porte davantage de tissu adipeux, pauvre en eau, et un peu moins de muscles. Puis, chez l'une comme chez l'autre, le chiffre diminue jusqu'à environ 50 % pour une personne âgée.

Deux litres et demi d’eau à renouveler quotidiennement

La plus grande partie de cette eau est contenue dans nos cellules. Elles sont petites mais nombreuses : environ 1013 (10.000 milliards). Il y en a aussi dans les tissus interstitiels, dans le sang et dans tous les tissus, avec une répartition très inégale. Voici quelques exemples :

  • Sang : 79 % ;
  • poumons : 78 % ;
  • cerveau : 76 % ;
  • muscles : 75 % ;
  • peau : 70 % ;
  • os : 22,5 % ;
  • tissus adipeux : 10 % ;
  • dents : 1 % (source : CNRS).

Cette eau est plus ou moins régulièrement entièrement renouvelée. Chaque jour, le corps humain élimine environ 2,5 litres d'eau à travers la respiration, la sueur, l'urine... Il faut donc remplacer ce volume par la boisson et l'alimentation, dont les apports quotidiens sont respectivement (et approximativement) de 1,5 et 2 litres.

Cette molécule (H2O) joue d'innombrables rôles. C'est d'abord un solvant liquide, qui permet les réactions chimiques complexes sur lesquelles la vie s'appuie. Même si les exobiologistes osent l'envisager, la vie sans eau liquide semble difficile à concevoir. En tout cas, la vie telle que nous la connaissons.

Auteur : Futura Scieces

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/videos/quantite-eau-corps-humain-5683/

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lundi 8 octobre 2018

Sargasses aux Antilles : un projet du CNRS pour valoriser ces algues

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Un projet de recherche du CNRS et de l'université des Antilles vise à trouver un moyen pour valoriser ces algues envahissantes à l'origine de nombreuses nuisances. Les chercheurs veulent savoir si les sargasses pourraient servir à faire du compost.

Une fois échouées sur les côtes, les sargasses se décomposent par l'action des micro-organismes. Elles dégagent alors des quantités importantes de sulfure d'hydrogène, d'où des nuisances olfactives, mais pas seulement. Quand la concentration de sulfure d'hydrogène est importante dans l'air, les habitants peuvent souffrir d'irritations oculaires (conjonctivite) et respiratoires (rhinite, toux...). Les personnes asthmatiques, les jeunes enfants, les femmes enceintes sont plus à risque, d'après l'ARS de Martinique.

La piste d’une valorisation des algues sous forme de compost

Si des campagnes de ramassage sont indispensables, que faut-il faire des algues collectées ? Le projet ECO3SAR, piloté par le laboratoire Borea (CNRS/MNHN/SU/IRD/université de Caen Normandie/université des Antilles) devra explorer les pistes de valorisation envisageables, dont celle de la transformation en compost.

Des campagnes de ramassage sont programmées en octobre. Les chercheurs analyseront les algues récupérées sur 45 sites se trouvant sur les îles de la Martinique et de la Guadeloupe. Ils devront déterminer si elles sont contaminées par des métaux lourds ou des produits chimiques, comme le chlordécone. Si les algues sont contaminées, la valorisation risque d'être compromise.

Auteure : Marie-Céline Ray, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/botanique-sargasses-antilles-projet-cnrs-valoriser-ces-algues-73061/

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dimanche 7 octobre 2018

Être grosse dans un monde qui déteste les gros

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Être grosse dans un monde qui déteste les gros: ma réalité.
HELOVI VIA GETTY IMAGES
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Être une femme grosse est déjà une incroyable démonstration de force.

"Je sais déjà ce que la femme assise à côté de moi au café va me dire. Je vois les mots se former dans son esprit tandis que son visage se crispe pour passer d'une mine amicale à une condescendance plus calculée."

"Au lieu de terminer le chapitre que je suis en train d'écrire, ce qui est la raison de ma présence dans ce café un dimanche, mon énergie émotionnelle se partage désormais en deux lits de réponses potentielles: les eaux vont-elles se déchaîner et se transformer en un courant? Ou demeurer plates mais puissantes, vers une répartie cinglante préparée spécialement pour ce enre de circonstances (et souvent oubliée le moment venu) ? Mieux vaut pas traîner pour me décider."

"Je vais prier pour que vous ayez la force de perdre tous ces kilos en trop", me dit-elle."

"Je pourrais aisément rétorquer que je vais prier pour qu'elle ait la force de se débarrasser de son jean lavé à l'acide ou de s'occuper de ses affaires. Au lieu de ça, je me mets à rire."

"Être une femme grosse est déjà une incroyable démonstration de force. Et pas grosse dans le sens "les courbes, c'est beau" que nous servent les campagnes de produits de beauté censées nous faire accepter notre corps, avec ces mannequins grande taille au corps lisse et parfaitement proportionné. Non, vraiment grosse, avec des bourrelets, des capitons et des hanches indisciplinées."

"Nous vivons, et nous nous obstinons à vivre, dans un monde qui nous tourne le dos à chaque instant: chaque fois que l'on entre dans un nouveau bureau ou une nouvelle salle de cinéma, on doit se demander si le siège peut nous accueillir. Chaque fois que l'on prend un moyen de transport, on subit les regards méprisants et les personnes qui déplacent leurs valises, sacs de courses et autres parapluies sur le siège à côté d'eux sans beaucoup de subtilité, juste pour qu'on ne s'imagine pas des choses."

"Chaque fois que l'on pénètre dans un espace public (notamment les cabinets médicaux, les magasins d'alimentation ou n'importe quel type de cours de sport), on devient un petit spectacle. Notre corps existent dans les yeux des autres comme un spectacle terrifiant, objet de dégoût et de pitié, sujets à commentaires et donc, désormais, de prière".

"Du moment où je débute ma journée jusqu'au moment où je m'assoupis à nouveau le soir venu, j'encaisse une quantité énorme d'indignités. Certaines d'entre elles sont si évidentes que la plupart des gens les comprendraient, même s'ils ne peuvent complètement compatir. A l'image de Madame Je-vais-prier-pour-vous ou des remarques incessantes qui me font monter le sang au visage dès qu'une voiture ralentit derrière moi (même si je vois que le conducteur tente en fait de lire les panneaux directionnels)."

"Bien que les sectarismes les plus visibles soient plus directs et violents – et je ne me ferai jamais au fait de voir mon corps transformé en grotesquerie caoutchoutée dans un film ou à la télé, pas plus que je ne m'habituerai à cette peur constante de m'asseoir, marcher ou exister seule dans un espace public –, les pierres aux bords les plus tranchants, celles qui me blessent, sont les insultes mesquines, assez petites pour paraître insignifiantes."

"Le patron vache toujours un peu méchant avec tout le monde, mais qui semble me réserver un traitement encore plus spécial, à la cantonade, et toujours devant mes collègues plus minces, évidemment. La caissière bavarde de la supérette qui ne peut s'empêcher de remarquer à voix haute que mes avocats contiennent "du bon gras". La voisine qui me salue de la "main pendant que je me balade avec mon chien et qui lance, incrédule, qu'elle serait "complètement essoufflée" si elle "marchait comme [moi]."

"J'ai envie de lui demander ce qu'elle entend exactement par "comme moi", histoire de la voir bredouiller un tas d'euphémismes comme "grande taille" ou "pulpeuse", pour la pousser, via des questions exagérément polies, à m'expliquer ce qu'elle veut dire. Mais je ne le fais pas. Je l'ignore et je poursuis mon chemin. Un exploit herculéen en termes de retenue."

"J'essaye de me dire que le fait d'ignorer cette insulte microscopique (peut-être, en partie, inconsciente de la part des personnes qui me l'infligent), ou prétendre qu'elle n'est pas due à mon apparence physique, deviendra plus simple avec le temps. Comme si je m'asseyais dans un bain brûlant et que je soufflais sur l'eau, en me disant que ça devient supportable en se refroidissant, alors que ma peau se boursoufle."

"Les gens minces jouissent du privilège de la dignité par défaut. Les gros doivent la mériter, comme j'ai essayé de le faire il y a des années, en m'empiffrant puis en éliminant, en enchaînant les kilomètres sur le tapis de course jusqu'à ce que mes genoux lâchent et que je tombe et me râpe la paume des mains et le ventre. Jusqu'à ce que je m'assoie avec ma douleur, que j'aie pitié de mon ventre meurtri, que je me dise que ce cercle infernal des calories qu'on ingère et qu'on dépense ne vaut pas la "peine de risquer sa santé physique ou mentale."

"Il serait facile de se dire, comme mon patron grande gueule, la "Bonne Samaritaine" du café et la gynéco qui a joyeusement abordé le sujet de la chirurgie de perte de poids en insérant le spéculum dans mon vagin ("Ce sera parfait pour vous, vous pourrez encore manger du gâteau au chocolat"), que mon corps est un problème à régler. La seule "grosse qui a du mérite" est celle qui est prête à s'affamer ou faire du tapis de course jusqu'à ce que ses genoux se dérobent, à consacrer sa précieuse énergie mentale à un régime, ou se faire retirer des organes pour ne plus être grosse. Une fois mince, elle pourra se contenter d'être juste bien."

"Or je mérite d'être traitée correctement pour la simple raison que j'ai décidé que je suis très bien comme je suis."

"Ce que je veux dire à la femme du café, c'est que je suis déjà forte. Je vis dans ce corps, je construis ma place ici-bas dans ce corps, je crée de l'art et je fais l'amour dans ce corps, même si la société ne cesse de me répéter que je n'en ai pas le droit."

"Je me suis relevée après cette chute, avec le tapis de course qui ronronnait à côté de moi. Mes jambes tremblaient de peur et de douleur, mais elles étaient assez fortes pour me porter."

Auteure : Laura Bogart, rédactrice freelance

Source : https://www.huffingtonpost.fr/laura-bogart/etre-grosse-dans-un-monde-qui-deteste-les-gros

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Rejetée à cause de son obésité,

elle a transformé son surpoids en sa plus grande force.

https://youtu.be/pcWaFiNZnro

Ce blog, publié à l'origine sur le HuffPost américain,

a été traduit par Laura Pertuy pour Fast for Word.

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samedi 6 octobre 2018

En rouge et noir, la génétique des pois de la coccinelle

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Certaines coccinelles arlequin Harmonia axyridis.possèdent des élytres noires avec deux gros points rouges. D’autres possèdent deux petits points rouges additionnels vers l’arrière, ou sont décorées d’une douzaine de petits points rouges. A l’inverse, il existe des coccinelles avec des élytres rouges, ornées d’une vingtaine de points noirs. Toutes ces coccinelles appartiennent à la même espèce. B. Prud’homme, J. YamaguchiAuthor 

Qu’est-ce qui différencie les coccinelles noires à points rouges des coccinelles rouges à points noirs ? Les enfants – comme les adultes – se sont posé un jour cette question. Les scientifiques aussi. Depuis les années 1920, les travaux se multiplient sur la présence, courante chez les insectes, de motifs colorés distincts au sein d’une même espèce. De grandes figures de la biologie évolutive, comme le généticien Theodosius Dobzhansky ou l’écologiste Michael Majerus s’y sont notamment intéressés.

Un des cas les plus célèbres de coloration a été décrit au XIXe siècle chez un papillon, la phalène du bouleau, au corps entier assombri. On l’a qualifié de mélanisme industriel parce que la mutation qui a rendu l’insecte noir a été concomitante à la révolution industrielle en Angleterre. Un papillon couleur suie a de meilleures chances de survie dans un environnement pollué.

Cependant, chez la plupart des espèces d’insectes concernées par le mélanisme, des motifs noirs discontinus et complexes n’apparaisent que sur certaines parties du corps des insectes. Il en est ainsi chez la coccinelle arlequin, Harmonia axyridis, dite aussi coccinelle asiatique. Cet insecte est le champion du transformisme avec plus de 200 formes de coloration décrites dans les populations naturelles à travers le monde. Ces formes correspondent pour l’essentiel à des variations de zones de couleur noire sur un fond rouge au niveau des élytres, ces ailes antérieures durcies qui recouvrent les ailes postérieures.

Le gène de la coloration identifié

Les mécanismes génétiques par lesquels ces motifs mélaniques sont créés, et maintenus dans les populations de coccinelles, restent largement inconnus. On sait depuis les années 1950 que les différentes formes de couleur résultent de variations génétiques situées dans une seule région du génome mais qui n’avait jusqu’à présent pas été caractérisée. Nos équipes de recherche ont mobilisé leurs différentes expertises en génomique des populations et en biologie du développement pour répondre à cette question. Et nos efforts ont abouti : nous avons pu caractériser précisément les variations génétiques et les mécanismes régulateurs responsables des différents motifs de coloration chez la coccinelle arlequin. Nous avons notamment identifié le gène qui, à lui seul, code toutes les instructions nécessaires pour dessiner les différents motifs qui décorent les ailes de ces « bêtes à bon Dieu ». Ces résultats ont été publiés en août 2018 dans la revue Current Biology.

Dans un premier temps, nous avons séquencé le génome complet de la coccinelle arlequin. Puis nous avons comparé les génomes de nombreuses coccinelles arlequin présentant différentes formes de coloration au sein de plusieurs populations naturelles réparties aux quatre coins du monde, ceci afin d’identifier la région du génome associée aux variations de coloration. Nous avons ainsi pu identifier une région bien précise, mais qui couvrait deux gènes voisins. L’inactivation successive de ces deux candidats a permis de trancher : le gène responsable de la formation des motifs noirs sur les élytres se nomme pannier.

Inactivation du gène pannier : les formes de colorations sauvages de la coccinelle arlequin (de a à d) perdent leur coloration noire (e-h) lorsque le gène est inactivé par la technique dite « d’interférence à l’ARN ». auteursAuthor provided

Le gène pannier a été découvert initialement chez la mouche drosophile dans les années 1980. En général les noms de gènes découverts se réfèrent, souvent avec un zeste d’humour, aux malformations corporelles visibles lorsque ce gène est muté. Pour le gène pannier, c’est la forme de l’embryon mutant similaire à un panier (pannier en anglais) qui a inspiré son nom aux généticiens qui l’ont découvert. Étonnamment, chez aucun autre insecte, le gène pannier ne semblait lié à la production de motifs de coloration. Par la suite, en révélant la localisation de la protéine produite par ce gène, nous avons mis en évidence que pannier est activé (ou exprimé) pendant la formation des élytres.

La localisation de la protéine dans différents territoires cellulaires d’un élytre est corrélée avec la distribution spatiale de la pigmentation noire. Le gène est activé (ou exprimé) dans différents territoires cellulaires (photo de droite, zones argentées) qui préfigurent les emplacements des points noirs sur les élytres rouges (photo de gauche). AuteursAuthor provided

Plus précisément le gène pannier s’active dans différentes populations de cellules de l’élytre qui préfigurent exactement là où la pigmentation noire apparaîtra chez l’adulte. Pannier y active alors d’autres gènes qui assurent collectivement la production de pigment noir par ces cellules et donc la formation des fameux points noirs (chez les coccinelles « rouges ») ou du fond noir (chez les coccinelles « noires »). L’expression du gène pannier est lui-même contrôlée par des séquences d’ADN dites régulatrices, situées autour du gène. Ce sont ces séquences, très différentes dans leur composition moléculaire, qui définissent des variants du gène pannierassociés aux différentes formes de coloration. Les fréquences de ces variants fluctuent selon les populations, créant ainsi des compositions de couleur très bigarrées au sein des populations naturelles de la coccinelle arlequin de par le monde.

En résumé, les différents motifs de couleurs chez la coccinelle arlequin trouvent leur origine génétique dans des variations de l’activation spatiale d’un seul gène qui orchestre la mise en place des différents motifs de mélanisation des élytres. D’une manière générale, ces résultats illustrent de quelle manière des variations au niveau d’un seul gène (génotypes) peuvent, dans certains cas, générer une impressionnante diversité de phénotypes.

Au-delà des couleurs

On suspecte depuis longtemps que la coloration d’une coccinelle, et donc les variations au niveau du gène pannier, affectent d’autres caractères impliqués dans la survie et la reproduction de cet insecte. Ainsi, la distribution des différentes formes de coloration au sein des populations pourrait traduire une réponse adaptative à des contraintes locales (par exemple, climatiques).

Dans ce contexte, une remarque intéressante peut être faite, liant la couleur au caractère invasif de cette coccinelle arlequin, qui depuis son aire native en Asie, a colonisé les quatre continents (Amérique du Nord, du Sud, Europe, et Afrique). De manière surprenante, en effet, la diversité des formes de couleur de H. axyridis est restreinte sur les continents envahis. Dans la plupart des régions récemment colonisées (sauf en Europe), seule la forme non-mélanique (élytres rouges ornées d’une vingtaine de points noirs) est présente. Jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible de déterminer si la quasi-fixation d’une seule forme de coloration dans l’aire envahie est due à des contingences historiques ou démographiques (de simples effets aléatoires), ou les deux, ou à un processus de sélection naturelle favorisant la forme non-mélanique au cours de l’invasion. Nos découvertes sur les régions du génome responsables des variations de coloration nous permettront peut-être de trancher entre ces deux hypothèses.

Auteurs : 

  1. , Chercheur en génétique des populations et biologie évolutive, directeur de recherche au Centre de Biologie pour la Gestion des Populations de Montpellier, INRA
  2. Chercheur en biologie du développement, directeur de recherche, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  3. chercheur post-doctorant, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  4. chercheur en génomique statistique et évolutive des populations, INRA

Source : https://theconversation.com/en-rouge-et-noir-la-genetique-des-pois-de-la-coccinelle

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1) Evy - signature animée Titi

 

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« J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

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vendredi 5 octobre 2018

Le scandale des EHPAD

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http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2014/04/rtr2pda5.jpg 

Hella, licenciée pour avoir témoigné dans « Envoyé Spécial »

C'est France Inter qui a révélé l'information. Hella Kherief, une aide soignante, a été licenciée pour avoir témoigné, dans un reportage d'Envoyé Spécial, sur les conditions de travail dans les EHPAD. Au même moment, une autre aide soignante ayant témoigné sur France Culture a été convoquée devant la police après la plainte de son ancien employeur. Intimidations et violence au sein de la « silver économie ».

 

On le sait, la situation dans les EHPAD est chaque jour un peu plus dramatique. Que cela soit en terme de soin pour les patients comme pour les conditions de travail, la crise de ces institutions est forte et les colères des personnels vives. Alors que, depuis l’année dernière, les personnels des EPHAD ont décidé parler, les directions de ces établissements jouent la carte de l’omerta, au prix d’une répression féroce, voire de harcèlement auprès des personnels soignants.

Hella, licenciée pour avoir témoigner des conditions

de maltraitance des personnes âgées

Pour avoir osé témoigner, Hella Kherief, une aide soignante, est aujourd’hui victime de cette macabre politique. La jeune femme de 29 ans, qui n’avait pas hésité à révéler l’envers du décor des EHPAD dans diverses émissions de télévision ou à la radio, a remis le couvert pour l’émission Envoyé Spécial. De nouvelles révélations qui ont ulcéré sa direction, irritée de voir une « petite main » oser prendre la parole, au point de licencier la jeune aide soignante.

Du côté d’Envoyé Spécial, il a été affirmé qu’il avait été très difficile de recueillir des témoignages d’aides-soignants dans le cadre de cette enquête. Une information qui en dit long sur la pratique généralisée des directions d’établissement. Face au manque de moyen financier et humain, aux conditions d’accueil et de travail détériorés, c’est donc une politique de la terreur qui est mise en œuvre, cherchant à faire régner la loi du silence. Hella Kherief a eu le courage de relever la tête et est aujourd’hui licenciée.

Après l’avoir licenciée pour témoignage dans France Culture,

une plainte de l’employeur déposée contre Isma

Une affaire qui en rappelle une autre : celle d’Isma, aide-soignante d’un EHPAD marseillais, licenciée après une interview à France Culture diffusée il y a quelques mois. Son employeur, le groupe Korian, propriétaire de l’EPHAD a également décidé de porter plainte contre elle qui a du se rendre, cette semaine, devant la police. Des situations scandaleuses qui témoignent de la politique répressive des propriétaires des EHPAD.

Il est aujourd’hui indispensable d’apporter, à Hella et Isma, comme à l’ensemble des personnels des EHPAD un soutien massif et sans équivoque, contre leurs licenciements scandaleux, tout en généralisant les revendications qui émergent dans les nombreuses luttes dans le secteur de la santé. C’est à dire la fin des contrats précaires, un plan d’embauche massif permettant l’accueil de tous les patients dans des conditions décentes et la baisse du temps de travail pour faire face aux cas de burn-out et de suicide qui se multiplient dans les hôpitaux et les structures de santé.

Auteur : Henri Carmona

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Le-scandale-des-EHPAD-Hella-licenciee-pour-avoir-temoigne-dans-Envoye-Special

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jeudi 4 octobre 2018

La prison est-elle vraiment efficace contre le crime ?

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prison

https://herveryssen.files.wordpress.com/2017/04/prison.jpg?w=620
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Auteur : Yann Lagarde

Source : https://www.franceculture.fr/sociologie/la-prison-est-elle-vraiment-efficace-contre-le-crime

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