jeudi 29 octobre 2015

Le requin bleu victime des hameçons magnétiques... censés le protéger

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Pour éviter que les requins ne viennent se prendre dans les longues lignes des palangres, l'idée est venue d'ajouter des aimants sur les hameçons, car les sélaciens sont sensibles au champ magnétique. Une équipe française vient de tester cette technique en Atlantique et en conditions réelles de pêche. Résultat surprenant qui en confirme pourtant d'autres : le requin bleu n'est pas repoussé mais au contraire attiré par ces aimants… La méthode va devoir être abandonnée. Les chercheurs nous expliquent leur démarche.

Un requin peau bleue qui vient d'être pêché à la palangre. Là où il y a des aimants, la pêche est meilleure, au grand dam de cette espèce menacée… © Sébastián Biton Porsmoguer

Un requin peau bleue qui vient d'être pêché à la palangre. Là où il y a des aimants, la pêche est meilleure, au grand dam de cette espèce menacée… © Sébastián Biton Porsmoguer

Des chercheurs du MIO (Institut Méditerranéen d'Océanologie) et de l'Irphé (Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre) se sont intéressés aux requins bleus, à l’utilisation d’aimants pour la pêche et à son impact. Ces aimants sont-ils des pièges ou ont-ils au contraire un effet répulsif sur ces prédateurs, comme on le souhaiterait ? Le requin bleu (ou peau bleue, Prionace glauca) est l'une des principales prises des pêcheries à la palangre espagnole et portugaise et est ciblé et capturé par une partie de ces pêcheries dans le nord de l'océan Atlantique. Certains bateaux capturent également l'espadon ou le requin mako sur les mêmes palangres et veulent séparer, sur ces engins de pêche, les différentes prises. D'autres ne pêchent que l'espadon ou le requin bleu. Mais ce dernier subit une forte pression par la pêche depuis plusieurs années, en faisant une espèce de requins menacée.

Les requins localisent leurs proies à l'aide, entre autres, d'un organe appelé ampoules de Lorenzini. Ils possèdent en effet un système de capteurs électro-sensoriels complexe, relié à des récepteurs positionnés autour du museau et de la tête et utilisent cet organe pour détecter les proies, car tout être vivant produit un faible champ magnétique.

Un hameçon équipé d'un aimant. © Christophe Almarcha

Un hameçon équipé d'un aimant. © Christophe Almarcha

Les requins ne sont en général pas repoussés par les aimants

L'hypothèse d'utiliser des aimants comme répulsif pour les pêcheries de requins a déjà été envisagée dans de précédents articles comme mesure de conservation. Mais aucune expérience n'avait été faite en situation réelle de pêche dans ce cadre en Atlantique nord-est. Dans cette étude, nous avons testé pendant trois jours dans des conditions réelles de pêche, deux modèles d'aimants en néodyme à haute résistance dans le temps et à puissance magnétique élevée.

Les résultats de nos tests ont montré que les aimants non seulement ne réduisent pas les captures mais ont un effet attractif. Ce résultat est significativement plus élevé pour le modèle de grand aimant testé, de 2,6 cm x 1,1 cm x 1,2 cm, générant un champ de 0,885 tesla. Ce résultat en rejoint d'autres, obtenus sur d'autres espèces en bassin ou bien en mer mais avec des palangres expérimentales. Une seule autre étude a été menée en conditions réelles de pêche, au Canada, sur le requin mako, avec une conclusion identique : les requins sont attirés par les aimants.

En outre, des mesures physiques ont été associées à cette étude et ont également révélé un aspect pratique important à prendre en compte : les hameçons restent aimantés après le retrait des aimants et sont même légèrement magnétisés sans aucun contact préalable avec un aimant. L'utilisation des aimants est donc bel et bien un piège pour les requins peau bleue !

Pour réduire les captures, l'aimant fixé à l'hameçon n'est donc pas la bonne solution. Mieux vaut s'en tenir à une limite de taille, avec un indice tout trouvé : le taux de mercure. Ce métal toxique devient en effet de plus en plus concentré à mesure que le poisson grandit, jusqu'à dépasser la dose légale admissible.

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Cet article a été rédigé par Sebastián Biton Porsmoguer (MIO). Les résultats sont exposés dans un article scientifique publié dans la revue Fischeries Research et les auteurs en sont Sebastián Biton Porsmoguer, Daniela Bànaru (MIO), Charles F. Boudouresque (MIO), Ivan Dekeyser (MIO), Christophe Almarcha (Irphé).

Pour chasser, le requin-renard pélagique se sert de sa queue d'une façon plutôt originale. Elle est si longue qu’il est capable d'asséner un coup et d'assommer jusqu’à sept poissons. La preuve en vidéo.

Institut Méditerranéen d'Océanologie

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/oceanographie-requin-bleu-victime-hamecons-magnetiques-censes-proteger-60248/

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mercredi 28 octobre 2015

Rosa Parks, la femme qui s’est tenue debout en restant assise

 

 

Née il y a cent ans, cette jeune couturière a participé au basculement de l’histoire des États-Unis en refusant, en 1955, de céder sa place à un Blanc dans un bus de ­Montgomery (Alabama).  À cette époque, l’apartheid à l’américaine réprime mais l’apartheid à l’américaine s’effrite. 

«Elle s’est assise pour que nous puissions nous lever. Paradoxalement, son emprisonnement ouvrit les portes de notre longue marche vers la liberté. » Jesse Jackson. Le 1er décembre 1955, à ­Montgomery, en Alabama, dans le Sud ­profond, Rosa Parks, couturière de quarante-deux ans, s’est, en effet, assise. Elle a, plus exactement, refusé de se lever pour céder la place à un Blanc. Voici le témoignage qu’elle en a livré : « D’abord, j’avais travaillé dur toute la journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Mon travail, c’est de fabriquer les vêtements que portent les Blancs. Ça ne m’est pas venu comme ça à l’esprit, mais c’est ce que je voulais savoir : quand et comment pourrait-on affirmer nos droits en tant qu’êtres humains ? Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée. »

Ségrégation inconstitutionnelle

L’apartheid à l’américaine réprime mais l’apartheid à l’américaine s’effrite. En mai 1954, dans l’arrêt Brown vs Board of Education, la Cour suprême a déclaré inconstitutionnelle la ségrégation raciale dans l’éducation. Le Sud raciste résiste, évidemment, tandis que le pouvoir fédéral regarde ailleurs, pour l’instant.

Rosa Parks, née en 1913 à Tuskegge, à cinquante kilomètres de Montgomery, ne fut pas la première à « désobéir ». En 1944, Jackie Robinson, le premier joueur noir de la ligue professionnelle de base-ball, avait refusé d’être cantonné dans la partie du bus réservée aux « non-Blancs ». Traduit devant une cour martiale, il fut acquitté. À Montgomery même, en mars 1955, une adolescente de quinze ans, Claudette Colvin, outrepasse l’interdit raciste. Mais c’est l’acte d’une couturière anonyme qui sert de déclencheur et de catalyseur. Dès le lendemain de son emprisonnement, les Noirs boycottent la compagnie de bus. Les différentes associations et églises se fédèrent au sein du Mouvement pour le progrès de Montgomery. Elles placent à sa tête un pasteur de vingt-sept ans venu d’Atlanta, Martin Luther King. Le mouvement formule trois ­revendications immédiates : la liberté pour les Noirs comme pour les Blancs de s’asseoir où ils veulent dans les autobus ; la courtoisie des chauffeurs à l’égard de tout le monde ; ­l’embauche de chauffeurs noirs.

Le Ku Klux Klan se démène comme ­jamais pour endiguer la vague montante du ­mouvement des droits civiques mais, le 4 juin 1956, la Cour fédérale de district condamne les règles ségrégationnistes en vigueur dans les transports. Le maire de Montgomery se tourne vers la Cour suprême. Le 13 novembre, la plus haute juridiction du pays confirme ­l’inconstitutionnalité de cette pratique ­ségrégationniste.

Rosa Parks a gagné. D’une flammèche, elle a embrasé la poudre dormante des consciences. Le mouvement des droits civiques est désormais sur son orbite. Dans son Histoire populaire des États-Unis, l’historien américain Howard Zinn souligne que « Montgomery allait servir de modèle au vaste mouvement de protestation qui secouerait le Sud pendant les dix années suivantes : rassemblements religieux pleins de ferveur, hymnes chrétiens adaptés aux luttes, références à l’idéal américain trahi, engagement de non-violence, volonté farouche de lutter jusqu’au sacrifice ».

Marche des droits civiques

Cette « longue marche » prendra presque une décennie avant d’atteindre sa destination, fera une étape décisive à Washington, en août 1963, pour la grande marche des droits civiques et le discours de Martin Luther King « I Have a Dream ». En 1964 et 1965, le président démocrate Lyndon Johnson signe, respectivement, la loi sur les droits civiques puis la loi sur le droit de vote. Quant à Rosa Parks, elle poursuivit son engagement, travailla avec le représentant afro-américain du Michigan, John Convers. En 1987, elle créa le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development qui organisait des visites en bus pour les jeunes générations en leur faisant découvrir les sites importants du mouvement pour les droits civiques. En 1990, Nelson Mandela, tout juste libéré de prison, lui rend visite à Detroit, où elle a établi domicile.

C’est là qu’elle décède le 24 octobre 2005. Dans tout le pays, les drapeaux sont descendus à mi-mât. Sa dépouille reste exposée durant deux jours dans la rotonde du Capitole pour un hommage public. À l’autre bout du Mall, trône la statue géante d’Abraham Lincoln, le président qui abolit l’esclavage, promesse d’une aube nouvelle pour les Noirs d’Amérique qu’il fallut encore un siècle pour entrevoir.

De l’annonce de son décès à son enterrement, les premières places des bus de ­Montgomery restèrent vacantes. On y trouvait une photo de Rosa entourée d’un ruban et cette ­inscription : « La société de bus RTA rend hommage à la femme qui s’est tenue debout en restant assise. »

«L’arme de l’amour».  En 1956, un reporter du New York Times couvre l’une des réunions de boycott. Il est impressionné par le talent de tribun de Martin Luther King qu’il cite longuement : « Nous avons subi les humiliations ; nous avons supporté les injures ; nous avons été maintenus dans la plus profonde oppression. Et nous avons décidé de nous dresser, armés de la seule protestation. C’est une des grandes gloires de l’Amérique que de garantir le droit de protester. Même si nous sommes arrêtés chaque jour, si nous sommes piétinés chaque jour, ne laissez jamais quelqu’un vous abaisser au point de vous forcer à le haïr. Nous devons user de l’arme de l’amour. Nous devons faire preuve de compassion et de compréhension envers ceux qui nous détestent. Nous devons réaliser que tant de gens ont appris à nous détester et qu’ils ne sont finalement pas totalement responsables de la haine qu’ils nous portent. Mais nous nous tenons au tournant de la vie et c’est toujours l’aube d’un nouveau jour. »

Christophe Deroubaix

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mardi 27 octobre 2015

Hello - Adèle

 

Source : Youtube

 

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L'eau liquide, source de vie dans l’univers

La vie sur Terre a pour source l'eau liquide. © Hervé Piraux

En tant que source de toute vie sur Terre, l’eau fascine : il suffit d’entendre les annonces concernant la « découverte » d’eau sur la Lune ou sur Mars, sans cesse renouvelées dans les médias, pour s’en convaincre. Alors, l'eau est-elle abondante dans l'univers ?

En tant que source de toute vie sur Terre, l’eau fascine : il suffit d’entendre les annonces concernant la « découverte » d’eau sur la Lune ou sur Mars, sans cesse renouvelées dans les médias, pour s’en convaincre…

On se propose ici de répondre à un certain nombre de questions concernant l’eau en tant que source de vie dans l’univers :

  • Quel est le secret de l’eau et les raisons de son rapport intime à la vie ?
  • L’eau est-elle abondante dans l’univers ?
  • Une vie extraterrestre sans eau liquide est-elle envisageable ?
  • Comment l’eau est-elle répartie dans le Système solaire ?
  • L’eau liquide peut-elle exister à l’écart de toute étoile ?
  • D’où vient l’eau de la Terre ?
  • Pourquoi Vénus n’a-t-elle jamais eu d’eau liquide ?
  • Pourquoi Mars a-t-elle perdu l’eau liquide qu’elle possédait au début de son Histoire ?

La Nasa a annoncé en septembre 2015 avoir découvert la présence d’eau liquide sur Mars. Cette affirmation est appuyée par un phénomène étrange intervenant durant l’été martien. Le Cnes a interviewé Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire, pour comprendre ce phénomène.

© Cnes

Par Vincent Boqueho, Professeur de Physique

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/dossiers/d/astronomie-eau-liquide-source-vie-univers

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lundi 26 octobre 2015

Les déchets en plastique ont atteint l’Arctique

 

Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord. © Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord.

© Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

31 déchets de plastique repérés par les océanographes du Polarstern dans la mer de Barents et le détroit de Fram. Le chiffre est faible mais, selon les chercheurs, il démontre la formation d’un sixième « continent de plastique » en Arctique, confirmé par la quantité de déchets présents au fond et par les matières plastiques retrouvées dans les estomacs d’oiseaux de mer et de requins.

En juillet 2012, Melanie Bergmann, de l’institut Wegener (en Allemagne), et ses collègues du Pole (Laboratory of Polar Ecology, Belgique) ont remonté la côte norvégienne puis fait route vers le nord, avec la mer de Barents à leur droite et la mer de Norvège à leur gauche, jusqu’à longer l’ouest du Spitzberg (archipel du Svalbard), dans le détroit de Fram qui mène à l’océan Arctique. À bord du navire océanographique Polarstern (de l’institut Wegener), affrété pour une étude sur les mammifères marins et les oiseaux de mer, ces chercheurs ont compté les objets de plastique flottant en surface, depuis le pont du bateau et depuis un hélicoptère.

Résultat : 23 déchets vus depuis les airs et 8 depuis le navire le long du trajet de 5.600 km. L’observation pourrait sembler anecdotique mais la faible efficacité de la méthode visuelle conduit à conclure que la quantité réelle est très supérieure. L’équipe vient de publier ces résultats dans la revue Polar Biology. Lors d’une précédente étude, Mélanie Bergmann avait rapporté des observations réalisées sur le fond dans l’océan Arctique. Ces résultats montraient une augmentation du nombre de déchets (dont 57 % de matière plastique) entre 2002 et 2011, passant de 3.635 à 7.710 par kilomètre carré, atteignant ainsi, expliquaient les auteurs, la même densité que celle mesurée dans un canyon sous-marin au large du Portugal.

Une étude de la Nasa montrant les trajectoires de bouées (en blanc, reconstituées à partir de 35 ans d'observations) et celles, simulées sur ordinateur, de petits déchets se déplaçant à 0,25 m/s (en bleu) sur une période de 2.188 jours, soit 6 ans. Les deux sources fournissent le même résultat : une accumulation dans les régions centrales du Pacifique nord et sud, de l'Atlantique nord et sud et de l'océan Indien. © Nasa, NOAA

Les morceaux de plastique sont ingérés par les oiseaux de mer

La pollution par les déchets plastiques, qui a longtemps épargné les hautes latitudes, commencerait donc à y être présente. Les conditions de circulation des courants océaniques font dire aux auteurs qu’il se forme peut-être actuellement dans ces régions une zone de concentration des déchets, comme il en existe déjà cinq dans l’océan mondial : deux dans l’Atlantique (au nord et au sud), deux dans le Pacifique et une dans l’océan Indien. Les auteurs soulignent que, contrairement à une idée répandue, le plastique ne reste pas toujours en surface : la moitié coule jusqu’au fond.

Enfin, l’article scientifique rappelle que de précédentes études ont montré que 88 % des fulmars boréaux (Fulmarus glacialis), des oiseaux passant leur vie en mer, ont du plastique dans leur estomac. Une étude australienne, publiée cette année, aboutissait à la même proportion : neuf oiseaux de mer sur dix ingéreraient des morceaux de plastique. C’est le cas aussi pour 8 % des requins du Groenland (Somniosus microcephalus), qui vivent jusqu’en Arctique, même en hiver. Des comptages plus vastes seraient sans doute une bonne idée. Dans le communiqué publié par l’institut Wegener, Melanie Bergmann estime qu’il serait « utile de faire réaliser ce genre d’observations par des navires d’opportunité, comme les bateaux commerciaux, les pêcheurs, les plaisanciers ou les garde-côtes ».

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/pollution-marine-dechets-plastique-ont-atteint-arctique

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dimanche 25 octobre 2015

Il y aurait des milliards d'exoterres habitables dans la Voie lactée

 

On pense savoir maintenant que des exoterres, c'est-à-dire des exoplanètes avec un rayon compris entre une et deux fois celui de la Terre et où de l’eau liquide pourrait exister, se trouvent en grand nombre dans la Voie lactée. Comme il est montré ici, elles ne sont ni trop proches ni trop éloignées de leur soleil. C'est uniquement dans la zone d'habitabilité (habitable zone en anglais) représentée en vert que les températures de surface sont compatibles avec une vie telle que nous la connaissons. © Petigura and Marcy/UC Berkeley, Howard/UH-Manoa

 On pense savoir maintenant que des exoterres, c'est-à-dire des exoplanètes avec un rayon compris entre une et deux fois celui de la Terre et où de l’eau liquide pourrait exister, se trouvent en grand nombre dans la Voie lactée. Comme il est montré ici, elles ne sont ni trop proches ni trop éloignées de leur soleil. C'est uniquement dans la zone d'habitabilité (habitable zone en anglais) représentée en vert que les températures de surface sont compatibles avec une vie telle que nous la connaissons. © Petigura and Marcy/UC Berkeley, Howard/UH-Manoa

On savait que les superterres dans la zone d’habitabilité devaient se compter par milliards dans la Voie lactée. Mais si l’on en croit les dernières analyses des données de Kepler et celles fournies par les instruments du W. M. Keck Observatory, la réalité serait plus extraordinaire encore. Ce serait environ 22 % des étoiles de type solaire qui posséderaient une exoterre potentiellement habitable. La plus proche pourrait être à 12 années-lumière.

Il y a déjà quelques années, le célèbre chasseur d’exoplanètes Geoffrey W. Marcy avait conduit une étude avec ses collègues durant cinq ans à l’aide des télescopes du W.M. Keck Observatory. Les chercheurs avaient étudié 166 étoiles très similaires au Soleil, plus précisément de type G et K, situées dans un rayon inférieur à 80 années-lumière. Pour rappel, notre Soleil est de type G2 et les étoiles de type K sont légèrement plus petites, plus froides et de couleur orange-rouge. À la suite de cette étude, ils en étaient arrivés à la conclusion que notre Voie lactée, avec ses quelque 200 milliards d'étoiles, possédait au moins 46 milliards de planètes de la taille de la Terre. Mais cette estimation ne faisait pas la différence entre les exoplanètes situées à l’intérieur ou en dehors de la zone d’habitabilité.

Geoffrey W. Marcy a continué ses travaux avec l’instrument Hires (High Resolution Echelle Spectrometer) du W.M. Keck Observatory, mais aussi avec les données de Kepler. Avec deux de ses collègues, Erik Petigura et Andrew Howard, il vient de publier de nouveaux résultats dans Pnas.

Dix exoterres dans les filets de Kepler

Les trois astronomes ont commencé par sélectionner, dans les 150.000 étoiles surveillées par Kepler pendant des années, les 42.000 qui sont de type solaire. Parmi plus de 3.000 candidates au titre d’exoplanètes déjà repérées dans les données de Kepler, 603 faisaient partie de l’échantillon d’étoiles analysé. Au final, ce sont dix exoterres de rayons compris entre une et deux fois celui de la Terre, et situées dans la zone d’habitabilité, qui ont été identifiées.


Cette vidéo commence par montrer le champ d'observation de Kepler, non loin de la constellation du Cygne. Elle illustre ensuite la notion de zone d'habitabilité pour une exoplanète et enfin quelques étoiles autour desquelles se trouvent très probablement des exoterres dans cette zone. © ucberkeleycampuslife

Ces exoplanètes reçoivent entre un quart et quatre fois le rayonnement du Soleil de la part de leurs étoiles hôtes. Mais il faut bien garder à l’esprit, comme le soulignent les chercheurs, qu'il ne suffit pas qu'une planète se trouve dans la zone d’habitabilité pour qu'elle soit habitable. La composition de son atmosphère compte pour beaucoup, car elle peut conduire à un emballement de son effet de serre. Nous savons tous que Vénus n’est pas habitable précisément pour cette raison.

Une exoterre à 12 années-lumière ?

Il n’en reste pas moins que les chiffres auxquels aboutissent les chercheurs sont très encourageants pour les exobiologistes et aussi pour le programme Seti. Environ 20 % des étoiles dans la Voie lactée sont de type solaire et, selon leur nouvelle estimation, environ 22 % d’entre elles abriteraient des exoterres dans la zone d’habitabilité, ce qui représente quelques milliards de telles planètes. Statistiquement, cela signifie que l’exoterre la plus proche est peut-être située à seulement 12 années-lumière du Soleil. Donc, on pourrait même observer à l’œil nu l’étoile autour de laquelle elle tourne !

Si tel est bien le cas, les programmes d’imagerie directe et ceux destinés à fournir des analyses de la composition chimique des atmosphères des exoplanètes auraient alors des chances non négligeables de nous permettre de découvrir si la vie existe ailleurs dans l’univers au cours des prochaines décennies. Peut-être même aurons-nous la possibilité de repérer des technosignatures de civilisations E.T. au cours de ce siècle.

Laurent Sacco, Futura-Sciences

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronomie-il-y-aurait-milliards-exoterres-habitables-voie-lactee

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vendredi 23 octobre 2015

La Chine face à un manque de main d'oeuvre programmé

 

La Chine doit faire face depuis quelques années à un vieillissement de sa population sans précédent… Avec pour effet secondaire, un manque de main d’œuvre programmé à partir de 2021, c’est-à-dire demain…

Le Chine est le pays de tous les excès. Un territoire gigantesque, une population qui dépasse le milliard d’habitants, une croissance économique insolente en deux décennies, etc. Tout est démesuré chez ce géant asiatique. Même le vieillissement de sa population et le manque de main d’œuvre programmé à l’horizon 2021… Ce qui en fait un géant au pied d’argile…
 
La Chine connait actuellement un vieillissement sans précédent de sa population ; résultat direct de la politique de l’enfant unique menée dans les années 70. Rappelons que selon les normes internationales, un pays est considéré comme « vieillissant » si le nombre de personnes de 60 ans ou plus atteint ou dépasse les 10% de la population totale. Or, la Chine a atteint ce niveau en 1999. Et ce n’est pas fini. Il est prévu que d'ici 2025, ce nombre dépassera les 300 millions de personnes et qu'il atteindra un pic de 487 millions de personnes en 2055 !
 
Selon de récentes statistiques, le pays devrait être confronté à un manque de main d’œuvre à partir de 2021. C’est en effet à partir de cette année que les baby-boomers chinois vont commencer à prendre leur retraite. En masse. Un vrai problème pour la Chine mais également pour l’industrie mondiale qui repose en grande partie sur la production chinoise…
 
Comme le précise un spécialiste local des problèmes démographiques : « la population active jeune, âgée de 20 à 34 ans, continuera à baisser à partir de 2021. La réduction annuelle pourra atteindre 11 millions entre 2022 et 2025. En 2030, la main d'oeuvre de cette tranche d'âge pourrait baisser pour atteindre 221 millions, soit 104 millions de moins par rapport à 2010 ».
 
Précisons que la Chine a assoupli la politique de l'enfant unique depuis janvier 2015. Mais trop tard, cela ne sera pas suffisant pour faire face à cette pénurie de main d’œuvre programmée… D'autant que de nombreux couples, avec la crise latente, ne souhaitent pas avoir deux enfants ou plus. Le pays va donc devoir trouver des ouvriers à l’étranger et/ou robotiser à outrance son outil de production… 

Publié le Jeudi 22 Octobre 2015 dans la rubrique Société

Source : http://www.senioractu.com/La-Chine-face-a-un-manque-de-main-d-oeuvre-programme_a18443.html

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Un chercheur rennais primé pour son étude sur l’effet placebo

 

Le Dr Florian Naudet, psychiatre et pharmacologue rennais, a travaillé sur le fameux effet placebo.

Le Dr Florian Naudet, psychiatre et pharmacologue rennais, a travaillé sur le fameux effet placebo.© FOTOLIA/DR

Le Dr Florian Naudet, psychiatre et pharmacologue rennais, a reçu le Prix Jeune chercheur de la Fondation Pierre Deniker pour son travail de comparaison des placebos.

L’effet placebo, tout le monde connaît : le fait qu’une substance sans activité pharmacologique puisse malgré tout réduire ou stopper un symptôme. 

Mais le placebo est aussi utilisé pour juger de l’efficacité d’un médicament. Dans ce cas, certains patients reçoivent le médicament testé et d’autres un placebo (souvent un ersatz de sucre), présenté dans une gélule identique. Sans que personne ne sache qui a reçu le médicament ou le placebo…

Dans ce cas, l’effet placebo, qui permettra d’évaluer l’efficacité du médicament, est-il correctement mesuré ? C’est tout l’intérêt des recherches effectuées par le Dr Florian Naudet, psychiatre et pharmacologue rennais, qui vient d’être distingué par la fondation Pierre Deniker. Cette dernière aide la recherche et la prévention en santé mentale.

« Un effet modifié »

Cet effet « est probablement modifié dans un contexte expérimental, suppose-t-il, parce que les patients inclus dans ces essais sont plus motivés et qu’on leur porte davantage d’attention ». Autrement dit, l’effet du placebo serait sans doute plus fort s’il était mesuré dans la vie de tous les jours que lors d’essais.

Conséquence : les médicaments et la réponse qu’ils apportent, telle qu’évaluée dans les études, en serait déformée…

Pour juger de l’efficacité des anti-dépresseurs, on ne peut pas compter sur des essais les comparant entre eux tant ces médicaments sont nombreux. « Ce que l’on peut analyser en revanche, c’est un grand nombre d’études portant chacune sur des antidépresseurs différents,  décrit-il. Cette méta-analyse, dite en réseau, donne des résultats précieux… à condition qu’il n’y ait pas de biais de publication, autrement dit que toutes les études soient publiées, les positives comme les négatives ». Or les chercheurs, et les éditeurs qui publient leurs travaux, ont tendance à préférer les bonnes nouvelles. A l’avenir, de tels biais devraient disparaître avec l’obligation récente de déclarer toutes les études. Un premier pas vers l’accès à toutes les données des études.

« Inciter les chercheurs à réfléchir »

L’originalité du travail du Dr Naudet, qui a fait de « la recherche sur la recherche » son cheval de bataille, est de procéder à cette analyse en réseau pour comparer non pas les médicaments, mais les placebos entre eux. Il s’agit ici moins de mettre en évidence des différences entre placebos que d’inciter les chercheurs à réfléchir. « Le principe d’une comparaison de placebos peut faire sourire, mais, à défaut de réponse absolue (impossible en médecine), plaide-t-il, elle a le mérite d’engager la discussion, notamment sur la validité de ce que l’on considère comme des preuves scientifiques. Et c’est de la discussion que naissent les idées, en science aussi ».

 

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dimanche 18 octobre 2015

Stromae conclut sa tournée africaine au Rwanda en rendant hommage à son père

 

Le père du chanteur belge a été assassiné pendant le génocide de 1994...

Source : https://www.youtube.com/watch?v=oiKj0Z_Xnjc

« Je vais faire une chose que je n’ai jamais faite en deux ans de tournée, j’aimerais faire une grosse dédicace à mon papa : merci papa, merci papa, merci papa ! » C'est en écrasant une larme que Stromae a clos samedi à Kigali sa tournée africaine, rapporte le Soir. Ce concert au Rwanda était particulièrement attendu et hautement symbolique pour le chanteur, dont le père a été assassiné pendant le génocide de 1994.

L'auteur de Papaoutai, d'origine rwandaise, s'était dit «ravi» d'être à Kigali pour cette dernière date, «surtout avec les problèmes de santé que j'ai eus et l'annulation qu'on a dû faire. Mais je suis super heureux d'être là et ça me fait bizarre de voir des têtes qui me ressemblent, enfin auxquelles je ressemble», a confié avant le concert Stromae, de son vrai nom Paul Van Haver, lors d'une conférence de presse à Kigali avant son concert, provoquant quelques rires dans la salle.

 

Stromae à Kigali au Rwanda pour la dernière étape de sa tournée africaine, le 17 octobre 2015.

Stromae à Kigali au Rwanda pour la dernière étape de sa tournée africaine, le 17 octobre 2015. - TONY KARUMBA / AFP

«Mes origines, je les connais uniquement à travers le prisme européen»

A la grande déception de ses fans, le chanteur avait dû annuler en juin les deux derniers concerts de sa première tournée en Afrique, prévus à Kinshasa et Kigali, pour raisons de santé. Il avait souffert des effets secondaires d'un traitement antipaludique. «C'était assez horrible, c'était vraiment une très mauvaise période,» a-t-il admis, évoquant une tournée «vraiment épuisante». «C'est un peu le destin qui fait que l'on termine la tournée ici à Kigali et je suis vraiment ravi de ça» a-t-il précisé, tout en ajoutant: «C'était quand même important de venir dans mon pays d'origine».

En marge de sa prestation, le chanteur belge, qui n'évoque que rarement ses racines en public, devrait rencontrer des membres de sa famille paternelle vivant au Rwanda et se rendre au mémorial du génocide. «J'étais déjà venu (au Rwanda) quand j'avais 5 ans mais je ne m'en souviens plus très bien... mes origines, je les connais uniquement à travers le prisme européen» a-t-il reconnu. «C'est pour ça qu'à chaque fois, par pudeur, j'essaie de garder une espèce de distance pour ne pas faire celui qui connait super bien ses origines (...) mais en tout cas, (j'ai) hâte de redécouvrir et découvrir encore plus mes origines,» a-t-il expliqué.

M.C. avec AFP

Source : http://www.20minutes.fr/culture/1711523-20151018-stromae-conclut-tournee-africaine-rwanda-rendant-hommage-pere

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Retraites: Un accord impossible pour sauver les régimes complémentaires?

 

Les deux régimes complémentaires de retraite, l'Arrco et l'Agirc, pourraient bientôt être à sec.

 

Les deux régimes complémentaires de retraite, l'Arrco et l'Agirc, pourraient bientôt être à sec. - Joel Saget AFP

Les partenaires sociaux doivent se réunir vendredi

pour trouver une solution pour renflouer les caisses de l'Arrco et l'Agirc..

François Hollande a appelé les partenaires sociaux à prendre « des mesures courageuses » pour renflouer les deux régimes de retraite complémentaire, l’Arrco (pour les salariés) et l’Agirc (pour les cadres). Les négociations, qui ont débuté en février dernier, pourront-elles aboutir à un accord vendredi, lors de la sixième et peut-être ultime séance ? Rien n’est moins sûr, les cinq syndicats à la table des négociations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC)rejetant unanimement les propositions du patronat (Medef, UPA, CGPME).

Réformer pour éviter la faillite

L’urgence de réformer fait consensus parmi les partenaires sociaux. L’Arrco et l’Agirc affichent en effet un déficit cumulé de plus de 3 milliards d’euros en 2014. Et la situation ne devrait pas s’arranger avec le départ des papy boomers à la retraite, le chômage et l’augmentation de l’espérance de vie.

Que propose le patronat ?

Le Medef suggère un système de bonus-malus pour inciter les travailleurs à retarder leur départ à la retraite, au-delà de 64 ans, l’âge permettant de maintenir les régimes à l’équilibre.

Ainsi, les cadres et salariés qui prendraient leur retraite avant cet âge subiraient une décote de leur régime complémentaire (-25 % à 62 ans, puis -15 % à 63 ans). A contrario, partir à la retraite à 65 ans permettrait d’obtenir une pension complémentaire augmentée de 15 % pendant un an, et de 25 % pour un départ à 66 ans.

Simulation réalisée sur le site Simul-retraite.fr

Inciter les travailleurs à travailler plus pour cotiser plus, c’est la seule manière selon le patronat de pérenniser les régimes complémentaires. Le Medef a mis de l’eau dans son vin par rapport à ses premières propositions, mais ce n’est pas assez selon les syndicats.

Pourquoi les syndicats veulent-ils mettre leur veto au projet du Medef ?

Aucun des cinq syndicats ne se dit favorable à cette proposition. La CFTC n’est pas totalement opposée au dispositif bonus-malus, mais elle demande des taux plus raisonnables : 5 % d’abattement la première année, puis 4 %. La CFDT préfère mettre en place « une contribution de solidarité intergénérationnelle » soit une décote de 4 % pendant deux ans pour les nouveaux retraités. De son côté, la CGT appelle à manifester vendredi devant le siège du Medef.

Pour Pascale Coton, secrétaire générale de la CFTC, cette proposition bafoue deux « feux rouges » : l’âge de départ à 64 ans et le taux d’abattement de 25 %, « bien trop élevé ». « Un retraité de 62 ans touchant une pension de 1.300  euros par mois (la moyenne française) serait pénalisé à hauteur d’environ 100 euros par mois. A l’année, ça représente une pension mensuelle », se désole également Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT.

Les syndicats exigent le respect de l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans. Ils veulent également que les employeurs soient aussi mis à contribution avec une augmentation des cotisations patronales. « Il faut que les efforts soient partagés, dans la proposition du Medef, seuls les salariés et retraités sont sollicités », poursuit Jean-Louis Malys. Une piste rejetée par le Medef au nom de « la pression fiscale énorme en France ».

En l’absence d’accord vendredi, les négociations pourraient être reportées à 2016. Avec le risque, en cas d’échec, que les pensions complémentaires baissent de 10 %. En 2018, l’Agirc aura épuisé toutes ses réserves. En 2024, ce sera au tour de l’Arrco d’être à sec.

Laure Cometti

Source : http://www.20minutes.fr/societe/1709859-20151015-retraites-accord-impossible-sauver-regimes-complementaires

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