vendredi 13 novembre 2015

COP21 : le caractère "contraignant" de l'accord jette un froid entre Paris et Washington

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le président français François Hollande, à l'Elysée, le 16 janvier 2015. 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry

a fait cette déclaration dans une interview au "Financial Times",

poussant Paris à réagir.

A l'approche de la COP21, Paris et Washington ne sont pas du tout sur la même longueur d'onde. Le motif de ce couac ? Le caractère contraignant ou non de l'accord qui devra être signé à l'issue de la conférence sur le climat. Mercredi 11 novembre, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé que ce texte ne devrait pas instaurer de contraintes juridiques forçant les pays à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, contrairement à ce que martèle François Hollande.

Jeudi, le président de la République lui a donc répondu : cet accord sera "contraignant ou il n'y aura pas d'accord", a-t-il lancé depuis Malte. 

Une épineuse question à trancher pour les 195 pays

Cette question de la forme juridique du futur accord et de ses mécanismes de contrôle reste l'un des nombreux points que devront trancher les 195 pays participant à la conférence de Paris (30 novembre-11 décembre). Même s'il est acquis depuis longtemps que les pays ne se verront pas imposer d'objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Or la position des Etats-Unis est claire : cet accord "ne sera certainement pas un traité (...). Il n'y aura pas d'objectifs de réduction juridiquement contraignants comme cela avait été le cas" pour le protocole de Kyoto de 1997, que les Etats-Unis avaient d'ailleurs refusé de ratifier, a expliqué John Kerry. Washington est le deuxième pollueur mondial après la Chine.

Vers un accord "hybride" ? 

"Je pense que cette formulation [de John Kerry] aurait pu être plus heureuse", a estimé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, futur président de la COP21.

"Il faut que les choses soient bien claires", a-t-il commenté devant des journalistes. "On peut discuter de la forme juridique de l'accord (...) en revanche, il est clair qu'il devra comprendre des dispositions juridiquement contraignantes, comme l'a prévu le mandat de la conférence climatique de Durban" de 2011.

Washington a souvent dit qu'il refuserait tout objectif contraignant en matière de réduction des gaz à effet de serre, mais qu'il accepterait "un accord hybride" prévoyant des contraintes juridiques sur d'autres dispositions. Par exemple sur le suivi des promesses faites par les pays.

Dans tous les cas, il n'y aura pas de régime de sanctions. "La contrainte, ce sera l'obligation de transparence et l'effet de réputation", résumait récemment la négociatrice française Laurence Tubiana.

Par

Source : http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/cop21-le-caractere-contraignant-de-l-accord-divise-paris-et-washington

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mardi 10 novembre 2015

Régionales : derrière la parité, les femmes condamnées aux seconds rôles

 

A gauche comme à droite, la plupart des chefs de file pour les régionales sont des hommes. 

Selon le décompte de francetv info,

les femmes sont aussi très peu nombreuses à mener des listes départementales.

Officiellement, les élections régionales des 6 et 13 décembre seront parfaitement paritaires : et pour cause, chaque liste doit être composée alternativement d'un candidat de chaque sexe. Mais derrière cette façade se cache une réalité : les femmes restent condamnées à jouer les seconds rôles. Notre enquête montre qu'elles ne sont que très rarement mises en avant par les appareils politiques.

Les femmes, éternelles numéros deux ?

Pour porter leurs couleurs au niveau régional, la plupart des grands partis ont en effet misé sur des hommes. Selon notre décompte, sur les 132 listes déposées en métropole, lundi 9 novembre, seules 28 sont menées par des femmes (21,2%). Dans le détail, c'est en Bourgogne que l'on retrouve le plus de parité (avec cinq femmes sur dix têtes de liste), tandis que la Corse est en queue de peloton (avec une seule femme sur douze têtes de liste).

Chez les Républicains, seulement deux femmes sont têtes de liste, sur 13 régions métropolitaines. Et la bataille est loin d'être évidente pour ces deux exceptions : Virginie Calmels ne part vraiment pas favorite en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, tandis que l'issue du scrutin est encore incertaine pour Valérie Pécresse en Ile-de-France.

C'est à peine plus au PS et au FN, qui comptent chacun trois candidates. A noter, cependant, que les chefs de file frontistes sont bien placées pour accéder au pouvoir : Marine Le Pen pourrait remporter le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et une victoire de Marion Maréchal en Provence-Alpes-Côte d'Azur est aujourd'hui envisageable. Selon notre enquête, seul un parti fait figure d'exception : Europe Ecologie-Les Verts, où les femmes sont majoritaires (sept candidates, cinq candidats).

"Il faut des femmes pionnières"

Mais, au-delà de ces têtes d'affiche – vouées à présider l'exécutif en cas de victoire –, les disparités persistent aussi lorsqu'on y regarde de plus près. Parmi les têtes de listes départementales figurent seulement 31,6% de femmes au PS, 27,4% chez les Républicains et à peine 13,7% au FN. "Ce n'est pas une volonté du parti, assure à francetv info Agnès Tarraso, la tête de liste frontiste en Corrèze, la seule du parti en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Ce sont surtout les secrétaires départementaux du FN qui sont têtes de liste. Et, en majorité, ce sont des hommes qui occupent ces postes."

Logique, donc, mais, d'après elle, les femmes sont peut-être aussi "un peu plus frileuses" : "Il faut pouvoir s'affirmer, s'imposer." "Nous sommes nos propres ennemies, abonde Nathalie Lanzi, la tête de liste PS dans les Deux-Sèvres, là aussi la seule dans la grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. On se met peu en avant sur des élections. Il faut des femmes pionnières, il faut casser ces codes et avancer."

Une femme aura peu souvent tendance à dire 'je suis capable de conduire une liste'.

Nathalie Lanzi, tête de liste PS dans les Deux-Sèvres à francetv info

"La parité, ce n'est pas une femme derrière un homme"

A l'inverse du FN et du PS, les Républicains ont opté, dans cette grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, pour la parité des têtes de liste départementales : six femmes et six hommes. "La parité, ça ne consiste pas à placer une femme derrière un homme", martelait leur chef de file régionale, Virginie Calmels, au moment de présenter ses troupes en septembre.

"Elle a voulu faire la parité, c'est une bonne idée", salue Sébastien Huyghe, porte-parole national des Républicains. Elle fait pourtant figure d'exception dans son camp : dans le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées voisin, on ne recense aucune femme parmi les têtes de liste de Dominique Reynié. "D'autres candidats ont peut-être moins eu cette velléité, concède Sébastien Huyghe. Les têtes de liste régionales travaillent avec les élus locaux et s'attachent à sélectionner ceux qui pouvaient attirer le plus de voix."

Forcément, on prend des gens qui sont connus.

Ce serait bizarre de mettre une femme si elle ne l'est pas.

Sébastien Huyghe, porte-parole des Républicains à francetv info

La "vraie bataille", celle des exécutifs ?

Pour Christophe Borgel, le spécialiste des élections au Parti socialiste, la "vraie bataille" est ailleurs. "On aurait pu avoir autant de femmes que d'hommes têtes de liste départementales, mais ce n'est pas cela qui est décisif, commente-t-il. Le vrai sujet, c'est de savoir combien de femmes dirigent des exécutifs importants." Et de citer en exemple l'investiture accordée par le PS à l'ancienne secrétaire d'Etat Carole Delga, bien placée en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Il le reconnaît, "le chemin est encore long", mais les femmes seront tout de même aussi nombreuses que les hommes dans les hémicycles des prochains conseils régionaux. Surtout, elles seront aussi nombreuses à assumer des postes de vice-présidentes, mais lesquelles ? Après les dernières départementales, comme le montrait une enquête de francetv info, une grande majorité de femmes était restée cantonnée aux thématiques de l'enfance ou de la famille. Les stéréotypes ont la vie dure.

Par Mathieu Dehlinger

Source : http://www.francetvinfo.fr/elections/regionales/enquete-francetvinfo-sur-132-listes-candidates-aux-elections-regionales-seules-28-sont-menees-par-des-femmes

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lundi 9 novembre 2015

Bretagne. Un électeur sur deux a plus de 50 ans...

À la veille des élections régionales, moins de 10 % de l'électorat breton est...

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME

À la veille des élections régionales,
moins de 10 % de l'électorat breton est constitué de jeunes électeurs de 18 à 24 ans. 

Selon une récente étude de l'Insee, le corps électoral breton était en légère baisse au 1er mars dernier. Les Bretons seront quand même près de 2,4 millions à être appelés à se rendre aux urnes les 6 et 13 décembre prochains, pour les régionales. Qui sont-ils ? Hommes ou femmes prédominants ? Quelle classe d'âge ?

On le sait, comme le démontrent des taux de participation toujours supérieurs à la moyenne nationale lors des différents scrutins, la Bretagne est une région où on remplit plus facilement qu'ailleurs son devoir de citoyen (*). Que nous apprend l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui, le 31 mars dernier, a figé l'évolution du corps électoral breton qui représente 5,4 % des 44,6 millions d'électeurs français ? Tout d'abord, qu'il est en légère baisse : au cours de l'année 2014-2015, 35.000 Bretons se sont inscrits sur les listes électorales tandis que 39.000 électeurs en sortaient.

Électeurs de plus en plus âgés

Parmi ces 35.000 nouveaux inscrits, les primo-inscrits sont largement majoritaires (88,6 %). Et la quasi-totalité d'entre eux (93,5 %) ont été inscrits d'office lorsqu'ils ont atteint l'âge de voter. Les sortants des listes électorales sont des personnes décédées, celles ayant perdu leur droit de vote ou les anciens électeurs radiés à l'initiative des communes (principalement des personnes ayant déménagé sans s'être inscrites ailleurs). Cette diminution de 4.000 citoyens (moins 0,2 %) situe la Bretagne dans la moyenne des autres régions. Par ailleurs, avec un taux d'inscription élevé, le corps électoral breton (2.392.000 électeurs enregistrés au 31 mars dernier) possède une structure par âge proche de celle de la population en âge de voter. Autrement dit, la pyramide des âges des électeurs bretons est comparable à celle de la population. Cette photo du corps électoral renvoie donc l'image d'une région vieillissante : plus de 52 % des électeurs sont âgés d'au moins 50 ans. Inversement, moins de 10 % de l'électorat est constitué de jeunes électeurs de 18 à 24 ans. Et pourtant, le taux d'inscription de cette dernière tranche d'âge sur les listes électorales est l'un des plus élevés (supérieur à 88 %) de France.

Des femmes majoritaires

Second enseignement de ce gros plan réalisé par l'Insee, en Bretagne, comme ailleurs, l'électorat féminin est majoritaire dans l'ensemble du corps électoral (52,2 %), bien que minoritaire jusqu'à 50 ans. Les femmes représentent, notamment, plus des deux tiers des électeurs parmi les personnes âgées de 75 ans ou plus. Ce qui n'est pas réellement une surprise, même si l'espérance de vie des hommes s'est accentuée davantage que celle des femmes dans toutes les régions de France métropolitaines, avec un gain de 1,7 an en Bretagne, comme l'avait relevé une précédente étude de l'Insee.
* En 2012, lors de l'élection présidentielle, la Bretagne détenait le plus fort taux de participation des régions françaises avec 81 % des inscrits ayant voté aux deux tours.

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/bretagne/regionales-2-4-m-d-electeurs-bretons-09-11-2015-10841933.php?xtor=EPR-3-[quotidienne]-20151109-[article]&utm_source=newsletter-quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter-quotidienne#mdFGmQFg46BEiHRt.99

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dimanche 8 novembre 2015

Retraite: une hausse ultra light

Retraite: une hausse ultra light
Le 1er octobre 2015, les retraites de base ont été revalorisées de… 0,1%.
Autant dire presque rien.
En cause: une inflation quasi nulle.

Fausse joie. Début novembre 2015, les retraités attentifs pourront constater que leur pension a augmenté d’une poignée de centimes.

La hausse décidée au 1er octobre 2015 est en effet très faible: 0,1 %.

Pour une pension de 1 000€, le gain se résume à 1€!

C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement n’a pas communiqué sur le sujet et que l’augmentation a été officialisée par une très discrète circulaire

Pourquoi une hausse si faible?

Parce que la formule de réévaluation de pensions tient compte de l’inflation. La hausse des prix à la consommation passée et prévue mesurée par l’Insee étant proche de zéro, la revalorisation des retraites l’est aussi.

Quelles pensions seront augmentées de 0,1%?

Toutes les retraites de base versées par l’Assurance vieillesse (Cnav ou Carsat) aux salariés, par la MSA aux agriculteurs, par le RSI aux indépendants, ainsi que les pensions versées aux agents retraités de l’État, des collectivités territoriales et hospitalières, aux militaires et aux retraités des régimes spéciaux de la SNCF ou de la RATP.

Attention! Les retraites complémentaires des salariés (Arrco et Agirc) ne sont pas visées par cette augmentation. Et de ce côté, pas de consolation à court terme.

Le nouvel accord conclu le 16 octobre 2015 entre le patronat et trois syndicats prévoit la prolongation jusqu’en 2019 de la sous-indexation des retraites d’un point de moins que l’inflation.

En clair, le gel des pensions complémentaires.

Par

Source : http://www.notretemps.com/retraite/retraite-hausse-ultra-light

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vendredi 6 novembre 2015

Bretagne. L'éclairage public en veilleuse

Pour réaliser des économies, plusieurs villes bretonnes réduisent l'amplitude...
 PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME.

Pour réaliser des économies, plusieurs villes bretonnes réduisent l'amplitude horaire du fonctionnement de l'éclairage public, comme ici à Saint-Martin-des-Champs.

Le soir, les municipalités bretonnes plongent de plus en plus tôt leurs rues dans le noir. Une initiative destinée à diminuer la facture énergétique et à protéger l'environnement. La pollution lumineuse est aussi réduite. Et là, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les insectes !

Saint-Brieuc, Lorient, Saint-Pol-de-Léon (29)... Cette année, plusieurs municipalités ont décidé de réduire l'amplitude horaire du fonctionnement de l'éclairage public. Pour faire face à la baisse des aides de l'État, les mairies sont ainsi contraintes de réduire la toile.

L'éclairage public en veilleuse....

Je suis pour !
ça m'inquiète !
Pas d'avis
© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/bretagne/eclairage-on-debranche-plus-tot-05-11-2015-10837710.php?xtor=EPR-3-[quotidienne]-20151105-[article]&utm_source=newsletter-quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter-quotidienne#OUE5KAiFpOJsZH05.99

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jeudi 5 novembre 2015

Le curcuma, l’épice qui va ensoleiller votre vie !

Le curcuma, l’épice qui va ensoleiller votre vie !

Riz, poissons et viandes en sauce, vinaigrettes ou même gâteaux… Faisant le plaisir des chefs aux quatre coins du monde, cette épice couleur soleil illumine les plats et rehausse les goûts, mais être un régal pour les yeux et les papilles n’est pas son seul sésame !

Des siècles de tradition ont fait du curcuma, un remède incroyablement efficace pour préserver le système digestif.

Depuis plus de 4000 ans maintenant, ses vertus bénéfiques en font un ingrédient de choix pour réduire l’acidité gastrique et atténuer la sévérité des maladies inflammatoires de l’intestin. Mais ce n’est pas tout !

Au fil du temps, les scientifiques se sont penchés sur les bienfaits de cette plante prodigieuse venue des Indes, et ont pu identifier le curcuma, comme l’anti-inflammatoire naturel le plus puissant à ce jour, pour combattre l’inflammation et améliorer la mobilité des personnes, notamment en cas de douleurs rhumatismales !

Regroupant l’ensemble des maladies qui altèrent le système locomoteur, les rhumatismes sont le fardeau de quelques 13 Millions de personnes en France.

Souffrance, contraintes de pression lors des mouvements, perte de mobilité, de flexibilité et de souplesse articulaire… Les douleurs rhumatismales, qu’elles soient aiguës ou chroniques, peuvent maintenant trouver une réponse apaisante, une amélioration durable et un soulagement significatif par le biais du Curcuma !  

Comparable aux anti-inflammatoires classiques tels que l’ibuprofène ou le voltarène, le curcuma est particulièrement convoité pour les bienfaits qu’il prodigue sur l’inflammation sans en subir les inconvénients liés aux effets secondaires des médicaments usuels ou à l’accoutumance qu’ils provoquent.

C’est la substance active du curcuma, appelée curcuminoïde, et plus particulièrement son curcuminoïde principal, la curcumine, qui joue un rôle particulièrement intéressant contre les processus inflammatoires. 

Pigment du curcuma, la curcumine fait de ce végétal, un atout précieux contre l’inflammation articulaire. On l’extrait des racines souterraines de la plante, appelées rhizomes, elle est séchée et réduite à l’état de poudre, puis elle est ensuite recueillie pour en concentrer tous les actifs et prodiguer les meilleurs bienfaits.

Les chercheurs ont pu identifier les différentes propriétés et actions de la curcumine pour endiguer la mécanique inflammatoire.

Comment s’y prend-elle ? La curcumine inhibe le fonctionnement des enzymes mises en cause dans la production de molécules inflammatoires, appelées « prostaglandines I2 et E2 ». En empêchant ces molécules néfastes de fabriquer et de libérer les molécules inflammatoires, la curcumine limite ainsi l’agression des articulations et la destruction du cartilage.

Particulièrement efficace contre les douleurs articulaires rhumatismales et maux de dos, ses propriétés antioxydants remarquables, font aussi du Curcuma, un puissant protecteur contre la destruction osseuse… Et ce n’est qu’un début !

Au centre de toutes les attentions, cette épice du bonheur déjà reconnue pour bon nombre de ses bienfaits, promet de belles découvertes pour l’avenir et de grands projets pour les scientifiques !

Références scientifiques :

Patrick L. Gastroesophageal reflux disease (GERD): a review of conventional and alternative treatments. Altern Med Rev. 2011 Jun;16(2):116-33. Review.

Holt PR, Katz S, Kirshoff R. Curcumin therapy in inflammatory bowel disease: a pilot study. Dig Dis Sci. 2005 Nov;50(11):2191-3.

Kuptniratsaikul V, Thanakhumtorn S, Chinswangwatanakul P, Wattanamongkonsil L, Thamlikitkul V. Efficacy and safety of Curcuma domestica extracts in patients with knee osteoarthritis. J Altern Complement Med. 2009 Aug;15(8):891-7. doi: 0.1089/acm.2008.0186.

Chandran B, Goel A. A Randomized, Pilot Study to Assess the Efficacy and Safety of Curcumin in Patients with Active Rheumatoid Arthritis. Phytother Res. 2012 Mar 9.

Tan X, Poulose EM, Raveendran VV, Zhu BT, Stechschulte DJ, Dileepan KN. Regulation of the expression of cyclooxygenases and production of prostaglandin I2 and E2 in human coronary artery endothelial cells by curcumin. J Physiol Pharmacol. 2011 Feb; 62(1):21-8.
Publié le Mardi 15 Septembre 2015 dans la rubrique Nutrition | Lu 1753 fois

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mardi 3 novembre 2015

Une faille géante s'est ouverte dans le Wyoming

 

Une faille s'est ouverte dans le Wyoming.

Une faille s'est ouverte dans le Wyoming. - SNS OUTFITTERS

La balafre s’étend sur près de 700 mètres de long sur 50 mètres de large.

Ce phénomène naturel qui se produit dans le Wyoming, dans l’Ouest américain,

a passionné les internautes pendant ce week-end d’Halloween.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=gyUX0gJ5egM

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lundi 2 novembre 2015

Le végétal, une alternative au pétrole ?

 

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La chimie du végétal tente d'apporter une alternative au pétrole

pour pallier sa pénurie prochaine

et trouver des sources d'énergies plus propres grâce à la biomasse.

Le pétrole est l'un des piliers de notre économie industrielle, fournissant la quasi-totalité des carburants : essence, GPL, fioul, gazole. Russie, Arabie saoudite et États-Unis sont les trois principaux pays producteurs. À l’heure où la pénurie en pétrole est proche, le nouveau domaine de recherche qu’est la « chimie du végétal » apporte des réponses en proposant des procédés industriels pour transformer la biomasse en carburant et en intermédiaires chimiques, avec un souci environnemental croissant.

Et si l’on remplaçait les produits issus de la pétrochimie par des produits biosourcés ? Et si l’essence et le diesel cédaient la place au biocarburant, et le raffinage pétrolier au bioraffinage ? Et si finalement on remplaçait le pétrole par le végétal ?

L'époque de l'exploitation des hydrocarbures comme le pétrole sera peut-être bientôt révolue grâce au végétal. © Eric Kounce, Wikipédia, DP
L'époque de l'exploitation des hydrocarbures sera peut-être bientôt révolue grâce au végétal.© Eric Kounce, Wikipédia, DP

La combustion de carburants fossiles et le relâchement massif de gaz à effet de serre dans l’atmosphère participent notamment au réchauffement climatique. Le végétal pourrait bien remplacer ces carburants.

Les agrocarburants, produits à partir de la biomasse, visent à remplacer les carburants provenant d'énergies fossiles comme le pétrole. Jean-Luc Wingert, ingénieur-conseil en énergie et environnement, nous explique au cours de cette interview quels sont les enjeux de la production du carburant de demain. © Futura-Sciences

Des biotechnologies blanches aux biocarburants de deuxième génération, découvrez l'avenir de la chimie du végétal comme alternative au pétrole dans ce dossier.

Afin de prévenir la pénurie de pétrole, les chimistes se tournent vers le végétal.

Afin de prévenir la pénurie de pétrole, les chimistes se tournent vers le végétal. Sur cette carte, les réserves mondiales de pétrole en 2010 de 0 à 267 x 109 barils par jour (bn bbl). © HêRø, Wikipédia DP

Sur cette carte, les réserves mondiales de pétrole en 2010 de 0 à 267 x 109 barils par jour (bn bbl).© HêRø, Wikipédia DP

Un dossier réalisé par Minh-Thu Dinh-Audouin de L'actualité chimique.

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dossiers/d/developpement-durable-vegetal-alternative-petrole

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dimanche 1 novembre 2015

Livre. Le papier regagne du terrain

 

Les liseuses électroniques n'ont pas réussi à détrôner le livre papier qui...

image: http://www.letelegramme.fr/images/2015/11/01/les-liseuses-electroniques-n-ont-pas-reussi-a-detroner-le_2597692_660x374p.jpg?v=1

Les liseuses électroniques n'ont pas réussi à détrôner le livre papier qui occupe durablement, semble-t-il, les étagères.

Les années passent et le livre papier se porte toujours aussi bien. La liseuse, le « e-book », ne lui fait pas d'ombre, ni en France, ni aux Etats-Unis ou la percée du livre numérique semblait pourtant irrésistible.

Le marché du livre imprimé est en progression cette année en France, se félicite Mathieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF). Sur un an, les ventes de livres papier ont en effet progressé de 2,3 % dans notre pays. Le livre numérique représente, lui, à peine 6 % du marché du livre en France. Et rien n'indique qu'il pourrait prendre de l'ampleur. Si le livre papier progresse, cela s'explique notamment par le fait que la France bénéficie d'un « réseau de librairies très dense », explique Mathieu de Montchalin. Le cabinet d'audit PwC confirme cette tendance et estime que le développement du livre numérique devrait rester limité dans les prochaines années en France. Il ne devrait pas dépasser les 13 % du marché du livre grand public d'ici à 2019 contre 59 % aux États-Unis, 57 % au Royaume-Uni et 21 % en Espagne, estime-t-il. En Allemagne aussi, le livre numérique peine à s'installer. Le « e-book » occupe une part de marché encore plus faible qu'en France (5,6 %), malgré une progression l'an passé.

« Les ventes de Kindle sont catastrophiques »

Selon Heinrich Riethmüller, directeur de la fédération allemande des éditeurs et des libraires, « d'ici 5 à 10 ans, les livres numériques devraient finir par occuper 10 % ou 15 % de parts de marché, mais cela arrive plus lentement que ce qu'on prévoyait auparavant », dit-il. Signe de cette tendance : la chaîne de librairies britannique Waterstones vient d'annoncer qu'elle arrêtait de vendre les liseuses Kindle d'Amazon. « Les ventes des Kindle sont catastrophiques, donc nous récupérons leur espace d'exposition en boutique au profit du livre imprimé », a expliqué le directeur général de Waterstones, James Daunt, à la revue professionnelle de l'édition, The Bookseller. Pourtant, le Royaume-Uni est avec les États-Unis le pays où les liseuses avaient connu le démarrage le plus rapide. « Les liseuses électroniques pourraient se révéler être l'une des technologies de consommation les plus éphémères » et être vouées à disparaître totalement dans les prochaines années, a estimé l'analyste Douglas McCabe.

Trois énormes best-sellers

Certes, globalement, le marché du livre numérique continue pour l'instant son expansion au Royaume-Uni (avec une hausse des ventes de 5,3 % au premier semestre) mais les ventes de livres imprimés ont également progressé de 4,6 % sur les neuf premiers mois de 2015, une première depuis 2007. Aux États-Unis, la vente des livres imprimés est repartie à la hausse en 2015 alors qu'elle était en baisse constante depuis 2010, affirme le journal professionnel Publishers Weekly. L'Association of American Publishers (Association des éditeurs américains) a annoncé le mois dernier que les ventes de livres numériques avaient chuté de 10,4 % durant les cinq premiers mois de 2015. Cette chute pourrait s'expliquer par la publication cette année de trois énormes best-sellers (« Va et poste une sentinelle » de Harper Lee, « Grey », quatrième tome de la saga « Cinquante nuances de Grey » de E.L. James et « La fille du train » de Paula Hawkins) qui ont dopé le chiffre d'affaires des librairies. Chacun de ces romans a été vendu à plus d'un million d'exemplaires.
En complément

« Les lecteurs attachés à l'objet livre »

Yvon Corre Les libraires le confirment : l'arrivée du livre numérique n'a pas eu les conséquences redoutées sur le livre papier. Un livre papier qui fait plus que de la résistance. Loin de disparaître, il conforte même ses positions. Ce qui n'est pas une surprise pour Valérie Le Louarn, la cogérante de la librairie Du Renard, à Paimpol (22), laquelle va bientôt doubler sa surface de vente : « Je n'ai jamais cru à la liseuse. Même sur les publics que l'on pensait pouvoir être touchés par le numérique, comme les jeunes, on n'en sent pas les effets. On n'a quasiment jamais aucune demande. »

Une culture du livre papier

Comment expliquer l'essoufflement des liseuses que d'aucuns promettaient pourtant à un bel avenir ? « En France, il y a une culture du livre papier et les gens ont envie de se déplacer en librairie. Ils sont attachés à l'objet livre qui est aussi un objet de décoration », répond Valérie Le Louarn. C'est aussi ce que dit Alexandre Cavalin, le gérant de la librairie de Port Maria, à Quiberon : « Quand on offre un livre, on offre un objet, pas un lien de téléchargement. Et puis, un lien ça ne se dédicace pas. » La liseuse à l'évidence n'a pas tenu ses promesses. Un outil qui, pour Romain Delasalle, le gérant de Vent d'Ouest à Nantes, n'est ni plus ni moins qu'« une sombre arnaque ». Valérie Le Louarn, qui avoue n'avoir jamais pu s'y faire, met en avant un problème de vision mais pas seulement : « Les gens travaillent de plus en plus devant un écran alors, le soir, ils disent non. Le papier, c'est quand même plus agréable. » « Pour le moment, la victoire est pour le papier », constate Michaël Raoul, le directeur adjoint de la librairie Dialogues, à Brest. Pas seulement en raison d'une question d'éducation et de culture mais aussi parce qu'« il y a des pans entiers de l'édition pour lesquels il est très difficile d'évoluer vers le numérique ». La BD et des beaux livres s'y prêtent effectivement difficilement.

Retour en librairie

Directeur des Leslibraires.fr, une filiale de Dialogues, Thomas Le Bras reconnaît que le lien avec les libraires reste très fort en France. Un lien qui, semble-t-il, s'est encore renforcé avec la loi « anti Amazon » sur les frais de port. « Depuis cette loi, on constate qu'un certain nombre de lecteurs reviennent dans les librairies et que les retraits en magasin augmentent pour les commandes passées sur internet. » Pour Thomas Le Bras, la faiblesse du marché du livre numérique en France tient aussi à la politique des éditeurs. « Ce sont les éditeurs qui fixent les prix du livre numérique et ils les fixent de manière à conserver un marché papier. » Ce dont évidemment les libraires ne vont pas se plaindre.

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vendredi 30 octobre 2015

Fibromyalgie et neuro-imagerie cérébrale

neuro-imagerie et fibromyalgie

Apport de la Neuro-Imagerie Fonctionnelle Cérébrale (NIFC) à la compréhension de la Fibromyalgie (FMS)

Introduction :

Le FMS est défini depuis 1990 par des critères de l’American College of Rheumatology (ACR) comme un état douloureux musculosquelettique spontané diffus bilatéral évoluant depuis plus de 3 mois associé à la présence de minimum 11 points tendinomusculaires d’examen sur 18 sites répertoriés.

Cette définition a permis des études épidémiologiques qui ont validé rétrospectivement ces critères de classification. Le FMS est retrouvé dans 2 % de la population des USA (2) et d’après une étude récente estimée à 4,34 % en France avec une prédominance féminine de 80 %.

Bien que reconnu comme entité syndromique par la WHO (OMS)  depuis 1992 dans sa 10ème révision de la classification internationale des maladies (CIM) au chapitre des maladies rhumatismales non articulaires de cause inconnue sous le code alphanumérique M79-0, le FMS fait l’objet de controverses quant à son existence même.

La critique fibrosceptique a stimulé la vingtaine d’équipes qui travaillent depuis un peu plus de 10 ans sur la cartographie anatomique et fonctionnelle de la douleur.

Les progrès considérables de la NIFC ont permis de prouver la réalité de la douleur des patients FMS et de proposer une nouvelle compréhension de ce syndrome sous l’angle des neurosciences .

Les Moyens Techniques de la NIFC 

La NIFC regroupe les moyens permettant d’obtenir des images de l’activité cérébrale (fonction) couplés à des examens de cartographie anatomique du cerveau (Tomodensitométrie ou IRM structurale à protons).  

A l’heure actuelle, il existe 3 outils principaux : IRM f, TEP, TESP.

IRM f :  Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire fonctionnelle :                                      

* traceur: taux d’O2 sérique régional,
* mesure indirecte par anticipation métabolique du DSCr (débit sanguin cérébral régional ) : effet BOLD (blood level oxygen dépendent ).
* très bonne  résolution spatiale et temporelle 
* pas de mesure quantitative précise du DSCr. Pas de mesure du débit de ligne de base.

- PET-Scan : Tomographie par émissions de positons  (TEP)                             
- SPECT : Tomographie par émission simple de photons  (TESP)                                      

* 2 techniques d’imageries fonctionnelles utilisant un traceur radioactif par voie intraveineuse ou par inhalation mesurant directement le DSCr
* la PET est  plus précise que la  SPECT et pour la PET il est possible d’ étudier le métabolisme du glucose dans les neurones. Il existe un plus grand choix de traceurs pour la PET (11 C dynorphine  pour les récepteurs endogènes opioïdes p ex).
* Images co-enregistrées avec les images d’IRM anatomique du  cerveau.
* Possibilité de DSCr de ligne de base (repos).

La douleur chronique

La douleur chronique comporte 2 composantes:

Somato-sensorielle
Affectivo-émotionnelle

La théorie initiale   d’un traitement parallèle de la gestion des 2 composantes de la douleur chronique par des régions distinctes du cerveau a vécu  …on parle maintenant de matrice neuronale.

La matrice neuronale de la douleur regroupe un:ensemble de  régions du cerveau  impliquées dans le traitement de la douleur provoquée. La NIFC  a identifié :

Aires corticales somatosensitives controlatérales primaires et secondaires : S1 S2
Cortex cingulaire antérieur : CCA
Insula antérieure : IA
Thalamus : Th

Anomalies dans le syndrome de fibromyalgie ( FMS)

Les premières études en SPECT  ont retrouvé :

Une diminution au repos des DSCr dans le thalamus  et le  noyau caudé

Les études suivantes en IRM f ont démontré :

Une augmentation des DSCr et un recrutement spatial plus étendu des régions du traitement de la douleur à la pression lors de stimuli répétés par rapport aux témoins en RMI f.

Ces Aires recrutées pour  la gestion de la douleur nociceptive dans le FMS sont  celles de la matrice neuronale  de la douleur provoquée (thermique ,mécanique,électrique). On constate une activation anormale :

des régions (controlatérales aux stimuli) primaires et secondaires du cortex somatosensoriel (S1 et S2) du lobe pariétal
du cortex cingulaire antérieur (ACC)
de l’insula antérieure (IA)
et du  thalamus (Th)

Un réseau a été identifié mais les fonctions de chaque région restent  mal déterminées en raison des limites temporelles et surtout spatiales  de l’IRM f

S1 S2 ont un rôle certain dans la discrimination algique (versant sensoriel ) : localisation, intensité, type de la douleur
CCA: aire associée au caractère affectif de la douleur par son appartenance  au système limbique (versant affectif).

IA: intègre les signaux nociceptifs dans les émotions et la mémoire (identification de la menace potentielle par la douleur perçue )
IA et CCA : sont impliquées dans la bascule  attentionnelle - réponse motrice (comportement d’alerte –action : « geste ou parole »)
Th : véritable «  gare de  triage neurosensoriel » et  porte d’entrée du cortex supérieur : thalamus latéral vers le  cortex pariétal somatosensitif ,thalamus médial vers le  cortex préfrontal.

L’activation de certaines de ces structures pendant l’anticipation et l’évocation mentale volontaire de la douleur suggère qu’elles sont impliquées dans la représentation de la douleur, même en absence de stimulation nociceptive.

Le champ des découvertes reste très vaste avec démonstration récente en éléctrophysiologie cérébrale couplée à L’IRM du rôle essentiel de l’attention  à un stimulus répété pour la perception même de celui-ci .

irm vue sagittale fibromyalgie

IRM f : vues sagittales

irm vue coronale

 IRM f : vues coronales

   irm vue axiale fibromyalgie

 IRM f : vues axiales

Dans l’avenir l’ IRM 3D anatomique et fonctionnelle  en champ magnétique  intense  
( Neurospin°)   permettra d’analyser le fonctionnement cérébral  à l’échelon de l’unité fonctionnelle   de groupes de neurones et de mieux cartographier les  zones fonctionnelles .

L’IRM  de diffusion utilisant les mouvements browniens de l’eau permettra de mieux identifier les connexions intracérébrales …                                               

L’avenir est  à la connaissance  intime du fonctionnement cérébral.

Syndrome dépressif (SD)

La dépression ou le pessimisme peuvent augmenter  l’activité neuronale du CCA et de l’IA  (versant affectif et émotionnel de la douleur  ) et altérer la perception douloureuse mais n’ont pas d’effet sur le versant somatosensoriel S1 S2.

Les études d’imagerie cérébrale ont aussi démontré que les patients atteints de dépressions sévères ont  une diminution du volume des deux hippocampes et du  cortex préfrontal  .Cette atrophie pourrait être due à une perte neuronale induite par les épisodes récurrents de dépression. Il semblerait même que le degré d’atrophie de l’hippocampe soit proportionnel à la somme des durées des épisodes de dépression (véritable « cicatrice anatomique » de chaque épisode dépressif ),


les dépressions qui sont traitées rapidement n’entraînent pas cette diminution du volume de l’hippocampe et du cortex préfrontal.

Bien que la dépression amène une diminution globale de l’activité cérébrale,  certaines régions  sont particulièrement touchées par cette baisse d’activité, c’est  le cortex préfrontal gauche qui montre le plus de signe de faiblesse. Le cortex préfrontal gauche pourrait chez la personne normale contribuer à inhiber les émotions négatives générées par des structures limbiques comme les amygdales qui montrent une activité anormalement élevée chez les patients en dépression. Une activité qui diminue d’ailleurs chez les personnes qui répondent positivement à un traitement aux antidépresseurs. Et lorsque cette hyperactivité de l’amygdale demeure élevée malgré les traitements, elle est alors associée à des fortes possibilités de rechute dans la dépression

Les deux moitiés du cortex préfrontal semblent aussi avoir des fonctions spécialisées, le cortex préfrontal gauche étant impliqué dans l’établissement de sentiments positifs, et le droit dans celui de sentiment négatifs.

FMS et SD

Il n’existe pas de  différence des activations neuronales  lors d’expériences de douleurs provoquées  dans les sous groupes FMS avec syndrome dépressif et FMS sans SD.

La dépression n’influence pas la douleur à la pression ressentie par les personnes souffrant de fibromyalgie.

Conclusion

La NIFC a permis d’apporter les preuves objectives de l’hyperalgésie   à la pression  et de la réalité de la douleur diffuse chronique  des patientes fibromyalgiques. La douleur ressentie  à la pression est  indépendante d’un état de dépression.

Les anomalies cérébrales (intégration de la douleur) n’objectivent qu’un des mécanismes des dérèglements nociceptifs constatés dans la  Fibromyalgie à côté des anomalies des voies ascendantes facilitatrices (transmission )du  système spino-(réticulo)-thalamique et des anomalies des voies descendantes inhibitrices (modulation) :
 hypothalamus, substance grise périacqueducale, raphé magnus, cordon postérieur médullaire dorsal, neuromédiateurs : 5-HTP, NA  et opioïdes endogènes.

Le FMS  apparaît donc comme l’expression somatique d’un désordre des voies  de la douleur nociceptive  déclenché par un stress physique ou psychologique sur un terrain prédisposé génétique ou acquis.

Cependant la neuro-imagerie fonctionnelle cérébrale ne présente pas de sensibilité et de spécificité suffisante pour envisager une utilisation diagnostic individuelle.

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Dr Jean-François MARC Rhumatologue

Source : http://www.labrha.com/fibromyalgie-neuro-imagerie.aspx

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