vendredi 11 septembre 2015

Code du travail : ce que veut changer le rapport Combrexelle

Code du travail : ce que veut changer le rapport Combrexelle

Le rapport Combrexelle veut donner plus de place aux accords d’entreprise ou de branche. - © shapecharge

Le rapport Combrexelle, remis ce mercredi à Manuel Valls, servira de point de départ à un projet de loi sur le droit du travail. Le document préconise de donner plus de place aux accords sociaux de branche et d’entreprise.

Le Premier ministre Manuel Valls a reçu, mercredi matin, le rapport Combrexelle sur le droit du travail (à lire ici). Ce document, rédigé par le conseiller d’Etat Jean-Denis Combrexelle, contient 44 mesures destinées à assouplir le droit du travail. Il préconise notamment de laisser plus de place aux syndicats et employeurs pour qu’ils décident eux-mêmes certaines règles applicables dans l’entreprise.

« Meilleure adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises »

Le texte de Jean-Denis Combrexelle, Président de la section sociale du Conseil d’Etat, ex-directeur général du travail, doit servir de « base » à la « concertation » avec les partenaires sociaux pour le projet de loi sur le droit du travail à l’horizon 2016. Lors de la conférence de presse semestrielle du lundi 7 septembre,  le chef de l’État avait déclaré qu’un projet de loi sera « présenté » afin de « rendre lisible le code du travail ». Toute la « place nécessaire » sera donnée à la « négociation collective » et aux « accords d'entreprise pour permettre justement qu'il y ait une meilleure adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises », avait déclaré François Hollande.

Lors de sa conférence de presse mercredi, Manuel Valls a précisé le calendrier. D'ici début octobre, la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri, recevra les partenaires sociaux pour des discussions sur les 44 propositions. Un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres fin 2015 début 2016, pour une loi discutée et votée l'été prochain. 

Les points clés du rapport Combrexelle :

  • Davantage de place accordée à la négociation dans l’entreprise. Le document précise que les salaires minimaux, prévoyance, pénibilité, formation professionnelle entreront dans les accords de branche.
  • Une réforme du Code du travail dès 2016 pour « ouvrir de nouveaux champs de négociation collective » sur quatre « piliers » : les conditions de travail, le temps de travail, l’emploi et les salaires.
  • D’ici à quatre ans, le Code du travail devra faire « le partage de dispositions impératives, le renvoi à la négociation collective et les dispositions supplétives en l’absence d’accord ».
  • Les entreprises pourraient décider elles-mêmes le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Elles pourraient dire si les salariés seraient payés en heures supplémentaires à partir de la 37e, 38e ou 39e heure de travail hebdomadaire, au lieu de la 36e aujourd’hui.
  • Des accords de branche pour une durée de quatre ans.  « Il appartiendra à la loi de prévoir que tout accord collectif est un accord à durée déterminée, et que sauf mention explicite de l’accord, cette durée ne puisse excéder quatre ans sans qu’il soit possible de contourner cette contrainte ». Or, aujourd’hui, la plupart des accords ont une durée illimitée.
  • Le document évoque la baisse des indemnités de licenciement lorsqu’un salarié refuse de travailler plus avec un salaire moins élevé (accords de maintien de l’emploi). Le rapport propose de faire en sorte que le salarié ne bénéficie pas des indemnités économiques, comme c’est le cas aujourd’hui, et de revoir à la baisse son indemnisation. 

Source : http://www.dossierfamilial.com/emploi/conditions-de-travail/code-du-travail-ce-que-veut-changer-le-rapport-combrexelle

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jeudi 10 septembre 2015

Rachida Dati : "des problèmes de santé un peu graves"

©Abaca Press

Suite à son altercation avec Elise Lucet dans le cadre de l’émission Cash Investigation, Rachida Dati dit souffrir d’un choc émotionnel sérieux.

Rachida Dati ne semble pas porter le journalisme d’investigation dans son cœur. La député européenne a fait savoir qu’elle avait souffert d’un "choc émotionnel profond qui a entraîné des problèmes de santé un peu graves" suite à son altercation avec Elise Lucet. Celle-ci enquêtait pour un soupçon de conflit d’intérêt dans le cadre de son émission Cash Investigation.

Dans les couloirs du parlement Européen, Rachida Dati avait refusé le dialogue, en déclarant à Elise Lucet : "Je n’ai pas peur de vous ma pauvre fille ! Pauvre fille… Quand on voit votre carrière pathétique…"

Une information confirmée dans une lettre de son avocat

L’état de "choc émotionnel" de Rachida Dati a été confirmé par Elise Lucet sur le plateau de l’émission C à vous. Et au cours de l’émission Cash Investigation diffusée lundi 7 septembre sur France 2, une lettre de l’avocat de Rachida Dati (Jean-Pierre Mignard) a même été diffusée à l’écran. Dans cette lettre, l’avocat assurait que sa cliente "choquée, a consulté le médecin du parlement qui décrit un indéniable état de choc émotionnel."

Rappelons qu'un choc émotionnel se déclare lorsqu'une personne fait face à un événement traumatisant qui submerge sa faculté à faire face à ses émotions. En état de choc, la personne n'a pas le temps de se préparer à l'événement et se retrouve désorientée.

"Si je n’ai pas envie de répondre à quelqu’un dont les méthodes sont scandaleuses, je n’y réponds pas. Je ne regrette rien. Faire du teasing avec des montages douteux pour attirer des téléspectateurs sur une émission qui ne révèle rien et n’a aucun intérêt...", s’est insurgée Rachida Dati le week-end dernier sur Europe 1.
Elle semblait cependant remise de son état de "choc émotionnel" qui a d’ailleurs suscité des railleries sur Twitter.
Quant à l’émission Cash Investigation de ce lundi, elle a réalisé son meilleur score depuis le premier numéro, avec plus de 15% de part d’audience.

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Départ de Claire Chazal : le montant des indemnités qu’elle devrait toucher

Départ de Claire Chazal : le montant des indemnités qu’elle devrait toucher

Après 24 ans d’antenne, Claire Chazal va prochainement quitter TF1. Un départ quelque peu brutal mais qui devrait s’accompagner d’un joli chèque. Découvrez combien elle devrait toucher.

Une coquette somme qui l’aidera sans doute à digérer son éviction. TF1 a annoncé cette semaine que Claire Chazal allait très prochainement quitter son poste de présentatrice du JT le weekend. Un départ dont l’intéressée ne voulait pas. Certes consciente que le vent tournait en sa défaveur depuis plusieurs mois, elle espérait pouvoir rester encore quelques temps, peut-être même jusqu’à la prochaine élection présidentielle, ont confié ses proches à Voici. Aussi, la décision de TF1 a-t-elle dû être difficile à encaisser.

"Un chèque à sept chiffres"
"C’est dur parce que c’est une humiliation publique", a d’ailleurs reconnu l’animatrice télé Karine Lemarchand sur le plateau de Touche pas à mon poste. "Mais elle a 57 ans et elle va partir avec des centaines de milliers d’euros", a-t-elle ensuite souligné. Et il se pourrait bien qu’elle ait vu juste ! En effet, selon les informations de Touche pas à mon poste, Claire Chazal pourrait bien quitter la Une avec un joli chèque. Le chroniqueur Thierry Moreau évoque la somme d’ "un million d’euros". Pour arriver à cette somme, il a pris en compte plusieurs éléments : "Elle gagnait, en 2010, 35 000 euros brut par mois. Chez TF1, les salariés sont payés un peu plus de 13 mois, elle est là depuis 24 ans et ajoutez à cela le pretium doloris (le préjudice moral, ndlr), ce qui veux dire qu’elle va repartir avec un chèque à sept chiffres".

De son côté, Claire Chazal ne s’est toujours pas exprimée sur son départ, ni sur le montant des indemnités qu’elle devrait toucher.

Source : http://www.planet.fr/societe-depart-de-claire-chazal-le-montant-des-indemnites-quelle-devrait-toucher

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lundi 7 septembre 2015

Douleurs neuropathiques. Un traitement innovant de longue durée

Neurotransmetteurs

© Fotolia

Le Pr Alain Serrie* expose les avantages d’une nouvelle thérapie locale destinée aux résistants aux médicaments.

Quelle est la définition d’une douleur neuropathique périphérique ?

Pr Alain Serrie. Ces douleurs (pour 10 % de la population) concernent le système nerveux situé à la périphérie de l’organisme et non le système nerveux central (celui du cerveau et de la moelle ­épinière). La fonction des nerfs est celle d’un signal d’alarme qui envoie un message douloureux lors d’agressions diverses – traumatismes, zona, etc. En cas d’anomalie de ce processus, certaines substances sont alors sécrétées (histamine, sérotonine), qui irritent les fibres nerveuses conductives. Nous parlons alors d’une “soupe inflammatoire”, qui amplifie une douleur de façon excessive.

Comment s’assure-t-on précisément du diagnostic ?

Après un long interrogatoire et un examen ­clinique, nous utilisons un outil de dépistage très ­efficace, le DN 4 : le patient doit répondre à 10 questions très spécifiques. Quatre “oui” suffisent à ­établir un diagnostic en deux minutes.

Avec ce questionnaire, quels sont les symptômes qui vous alertent ?

Les patients atteints de neuropathie périphérique peuvent ressentir, selon les cas, des fourmillements, des picotements intenses, des décharges électriques, un fond douloureux type brûlure, une sensation de compression avec un engourdissement de la zone concernée. Ces symptômes ont des retentissements importants sur la qualité de vie : fatigue, anxiété, troubles du sommeil et dépression.

Quelles peuvent être les causes de ces douleurs ?

Elles sont nombreuses : les suites d’une opération, d’un AVC, d’une hémiplégie paraplégique, d’un traumatisme dû à un accident, un zona…

Actuellement, quels sont les traitements ?

La première approche, la plus fréquente, consiste à prescrire des antidépresseurs ou des antiépileptiques, à doses modérées. La seconde approche est non pharmacologique, comme la méthode de neurostimulation externe grâce à un petit appareil porté quatre à six heures par jour.

Quels résultats obtient-on avec cette prise en charge conventionnelle ?

Les médicaments ont des effets secondaires qui diffèrent selon les individus, et le port quotidien d’un appareil stimulateur peut se révéler très contraignant. Avec ces approches, l’intensité de la douleur peut diminuer de moitié chez 30 à 40 % des patients.

En quoi consiste la nouvelle méthode appliquée dans les centres antidouleur ?

Il s’agit d’un traitement médicamenteux prescrit en cas d’échec des thérapies classiques, extrait du piment rouge, la capsaïcine. La douleur étant transmise par des neurotransmetteurs, l’application d’un patch imbibé de cette substance libère les fibres nerveuses conductrices enflammées par les sécrétions excessives d’histamine et de sérotonine. En conséquence, la souffrance peut diminuer fortement.

Comment applique-t-on ce patch ?

Le médecin porte des gants spéciaux, et repère d’abord la zone douloureuse avec un marquage sur la peau qu’il recouvre d’un anesthésique local. Une heure après, il peut appliquer le patch. Durant trente minutes pour les atteintes au niveau des pieds, soixante pour les autres parties du corps. Ce traitement nécessite une hospitalisation d’une journée et peut être répété tous les quatre-vingt-dix jours.

Quelle est son efficacité ?

Elle a été évaluée par cinq études qui ont toutes mis en évidence une nette diminution de la douleur durant plusieurs mois et plus ou moins ­importante selon les patients. Dans les meilleurs cas, de 40 %.

En résumé, quels sont les avantages de ce patch ?

Pas de contrainte de prise quotidienne de médicament ou de port d’un appareil. 2. Absence d’effets secondaires. 3. Efficacité sur certaines douleurs rebelles. 4. Confort moral du patient car traité seulement “là où ça fait mal”.

Pr Alain Serrie - Chef du service de médecine de la douleur à l’hôpital Lariboisière

Source : http://www.parismatch.com/Actu/Sante/Douleurs-neuropathiques-Un-traitement-innovant-de-longue-duree-154689

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vendredi 4 septembre 2015

Mort de la comédienne et humoriste Sylvie Joly à l'âge de 80 ans

La comédienne et humoriste Sylvie Joly au Casino de Paris, en 2001.

Son mari en a fait l'annonce, vendredi. Elle s'est éteinte d'un arrêt cardiaque en fin de nuit.

Admiratrice de sa grande aînée Jacqueline Maillan, Sylvie Joly est une pionnière du one-woman-show en France. Elle a inspiré de nombreux comiques, dont Pierre Palmade, Muriel Robin et Florence Foresti. Parmi ses spectacles les plus connus figurent La cigale et la Joly, Ne riez jamais d'une femme qui tombe, La vie, c'est pas de la rigolade et Best of.

Elle était atteinte de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années. La comédienne et humoriste Sylvie Joly est morte à l'âge de 80 ans. Son mari en a fait l'annonce à l'AFP, vendredi 4 septembre.

"Sylvie souffrait d'une maladie de Parkinson sévère, qui n'est pas forcément mortelle. Elle s'est éteinte d'un arrêt cardiaque en fin de nuit, à notre domicile à Paris", a déclaré Pierre Vitry. Sylvie Jolie avait d'abord été avocate avant de s'orienter vers une carrière de comique, avec des one-woman-shows où elle se démarquait par un humour féroce.

Pionnière du one-woman-show

Sylvie Joly a travaillé, dès les années 1970, avec des cinéastes comme Yves Robert, Bertrand Blier, Jean-Pierre Mocky ou Claude Lelouch. Au théâtre, elle a joué dans des pièces de Ionesco, Tchekhov ou Marivaux et a été dirigée par Tania Balachova ou Georges Wilson. Elle avait été nommée en 1988 pour le César de la Meilleure actrice dans un second rôle et en 1999 pour le Molière du Meilleur spectacle de sketches.

Un dernier rôle au cinéma en 2007

A la veille de son 76e anniversaire, elle avait annoncé être atteinte de Parkinson dans son autobiographie et souhaitait, par cette révélation, contribuer à mieux faire connaître la maladie. Déjà malade, elle avait réussi à jouer les dernières représentations de son spectacle La Cerise sur le gâteau, en 2007. La même année, elle était également apparue dans le film L'Auberge rouge, de Gérard Krawczyk. Mais, depuis, elle n'avait plus été capable de remonter sur scène.

Par

Source : http://www.francetvinfo.fr/culture/tv/mort-de-l-humoriste-sylvie-joly-a-l-age-de-80-ans

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Rachida Dati, députée européenne et avocate...

Non mais quelle honte : quand on est aux plus hautes responsabilités,

on se doit d'avoir un comportement et surtout, un langage plus adhéquate aux fonctions !!!

Source : https://www.facebook.com/cashinvestigationfrance2

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jeudi 3 septembre 2015

Grèce: Le parti de Tsipras dépassé pour la première fois par la droite

L'ex-Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un meeting à Athènes le 29 août 2015.

L'ex-Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un meeting à Athènes le 29 août 2015. - Petros Giannakouris/AP/SIPA

Les Grecs interrogés se prononcent majoritairement pour un gouvernement de coalition, alors que l'ex-Premier ministre a appelé les électeurs à lui donner «un mandat fort, une majorité absolue»...

C'est une première. A dix-huit jours des élections législatives anticipées en Grèce, la droite est créditée d'une légère avance sur le parti de gauche radicale Syriza, dans un sondage diffusé mercredi soir sur la chaîne de télévision MEGA.

Le principal parti d'opposition, la Nouvelle Démocratie (ND-droite) recueille selon ce sondage 25,3% des intentions de vote contre 25% pour le parti d'Alexis Tsipras. L'ex-Premier ministre, qui a démissionné le 20 août, reste toujours populaire (41,9%). Mais le dirigeant de la ND, Vangélis Meïmarakis recueille désormais plus d'avis favorables (44,3%) que lui contrairement aux précédents sondages.

Les Grecs seraient favorables à un gouvernement de coalition

Les néonazis d'Aube dorée, dont les dirigeants et cadres sont poursuivis en justice pour des crimes, arrivent en troisième position avec 5,5%. Les dissidents du parti Syriza, qui ont formé le parti eurosceptique Unité populaire sont crédités de 4% des intentions de vote aux législatives anticipées, le troisième scrutin depuis le début de l'année.

Grèce: Le pari risqué d'Alexis Tsipras

Les personnes interrogées se prononcent également majoritairement pour un gouvernement de coalition (58,9%) alors qu'Alexis Tsipras, dont la démission après la scission de son parti a ouvert la voie aux élections anticipées du 20 septembre, a appelé les électeurs grecs à lui donner «un mandat fort, une majorité absolue».

Le 25 janvier, Syriza était arrivé au pouvoir avec 36,3% des voix contre 27,8% pour la droite, en promettant aux électeurs la fin de l'austérité. Le gouvernement Tspiras s'est ensuite résigné à conclure un accord avec l'UE et le FMI pour un troisième programme d'aide financière au pays surendetté, assorti d'exigences de réformes et mesures d'économie. L'échantillon du sondage, effectué entre le 31 août et le 2 septembre par téléphone à travers le pays est d'un millier de personnes.

M.C. avec AFP

Source : http://www.20minutes.fr/monde/1678395-20150903-grece-parti-tsipras-depasse-premiere-fois-droite-sondages

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mardi 1 septembre 2015

Inde : deux sœurs condamnées à un viol collectif

Inde : deux sœurs condamnées à un viol collectif

Amnesty International a lancé le week-end dernier une pétition pour secourir deux sœurs indiennes,

condamnées à être violées et exposées nues en public.

Kumari, 23 ans, et sa petite sœur de 15 ans ont été condamnées il y a une dizaine de jours à un viol collectif par le conseil d’un village d’Uttar Pradesh dans le nord de l’Inde. Elles doivent également être exposées nues, le visage peint en noir. Un décret des anciens du village les oblige à payer pour leur frère. Ce dernier, membre comme ses sœurs de la caste la plus basse des Intouchables, s’est enfui avec son amante, une femme mariée de la caste Jat dominante.

L’ainée des deux sœurs a demandé de l’aide à la cour suprême indienne, ces décrets n’étant pas reconnus par la justice du pays. Mais ils sont encore appliqués, en particulier dans les zones rurales. En 2014, une jeune femme avait subi un viol collectif ordonné par le conseil de son village de l’est de l’Inde, parce qu’elle avait eu une relation avec un homme d’une autre caste.

Amnesty International vient en aide aux deux sœurs

Amnesty International a lancé le week-end dernier une pétition pour aider Kumari et sa petite sœur. L’ONG a assuré ce lundi avoir recueilli plus de 122 000 signatures à travers le monde. Elle a également demandé une enquête sur la décision du conseil du village, rappelant que la caste des Intouchables était victime de nombreuses discriminations.

Selon Amnesty, les deux sœurs ont fui vers Delhi. L’organisation indique également que leur maison familiale a été ravagée et que leur père a été agressé plusieurs fois par la police et par la famille de la femme avec qui leur frère s’est enfui.

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samedi 29 août 2015

Quelle aurait été la vie sur Terre sans humains ?

Quelle aurait été la vie sur Terre sans humains ?

Notre planète aurait eu une toute autre allure sans la présence humaine, indique une étude danoise. Des éléphants et des rhinocéros auraient même pu être visibles jusqu’en Europe du nord.

Le magazine Sciences et avenir se fait l’écho de deux études particulièrement alarmantes concernant l’impact de l’Homme sur son environnement.

La première, une étude danoise émanant de l’université d’Aarhus et diffusée par Diversity and Distributions, explique que si nous n’avions pas été présents sur Terre, la biodiversité aurait été bien plus importe sur celle-ci.

La seconde, une étude publiée dans la revue scientifique canadienne Science, qualifie l’homme de "super-prédateur", plus dangereux pour notre écosystème que n’importe quel autre animal.

La biodiversité serait trois fois plus importante en Europe

Pour mieux visualiser la chose, l’étude danoise a publié une carte montrant un planisphère où les pays sont plus ou moins colorés selon une échelle établissant le nombre d’espèces différentes de mammifères de plus de 45 kg, par 100 m2.

Conclusion : si l’Homme n’était pas présent, la biodiversité serait presque trois fois plus importante en Europe et quatre fois plus dans la partie ouest des Etats-Unis. Nous verrions ainsi sous nos latitudes, comme l’indique Sciences et avenir, "des mammifères géants tels des éléphants et des rhinocéros gambadant librement dans les plaines !"

La biodiversité sauvée en Afrique par le manque d’urbanisation

Le magazine explique ensuite comment les chercheurs sont arrivés à établir une telle carte : ces derniers se sont basés sur une étude précédente "selon laquelle l’épisode d’extinction de la faune connu lors du quaternaire (-2,6 millions d’années) serait due à l’émergence d’homo sapiens."

La plupart des safaris se passent aujourd'hui en Afrique, explique Soren Faurby, post-doctorant ayant initié l'étude. 
Mais dans des circonstances naturelles, on trouverait autant de gros animaux, voire plus, ailleurs dans le monde. Notamment au Texas, ou en Argentine et au Brésil". 
Pour ce dernier, si l’Afrique a encore un tel niveau de biodiversité, c’est en raison de son faible taux d’urbanisation.

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mercredi 26 août 2015

Des noms de femme pour toutes les rues de l'Ile de la Cité

Rue de Paris

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, tous les noms de rue de l'Ile de la Cité à Paris ont changé pour porter des noms de femme. (capture Twitter @Makleiber)

Des militantes de l’association Osez le féminisme ont rebaptisé mardi soir toutes les rues de l’Ile de la Cité à Paris, avec des noms de femmes exceptionnelles. Une façon de demander à la mairie de Paris d’aller plus loin dans la féminisation des noms de rue de la capitale. Mais les rues à baptiser sont rares…

Sur les 6.200 et quelques voies et places parisiennes, moins de 200 seulement portent un nom de femmes(1).  Pour marquer les 45 ans de la création du MLF (le 26 août 1970), L’association Osez le féminisme a réalisé hier soir une opération de changement (temporaire) des noms de rue sur la très touristique Ile de la Cité au cœur de Paris : des patronymes de femmes exceptionnelles, comme celui de la navigatrice Florence Arthaud, la "petite fiancée de l’Atlantique", ou du prix Nobel l'écrivain Toni Morrison, ont été posés par-dessus les vraies plaques. Près de 200 rues ont ainsi été rebaptisées, du nom de 40 femmes remarquables, telle la mathématicienne Sophie Germain, l’océanographe Anita Conti, la jeune résistante allemande Sophie Scholl (du groupe la Rose blanche).

Certaines de ces femmes ne sont pas forcément très connues du grand public, comme la physicienne autrichienne Lise Meitner qui découvrit la fission nucléaire en 1939, ou Rose Valland, l’historienne de l’art qui a catalogué les œuvres d’art volées par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Les nouvelles "plaques" en papier plastifié ont été collées avec des perches bricolées, et du double scotch (pour ne rien abîmer) par 25 militantes et quelques militants.

Le mercredi matin, des plans avec les nouveaux noms (quais Nina Simone par exemple) devaient être distribuées aux passants pour expliquer la démarche d'Osez le féminisme. Et des noms de femmes écrits grâce à des carrés en crochet devaient être accrochés pont de l'Archevêché (devenu pont Nina Simone).

Près de 100 noms de femme apposés dans les rues de Paris depuis 2001

L’objectif de l’association est de souligner l’absence –et la non-reconnaissance- de ces scientifiques, exploratrices, sportives, artistes dans l’espace public. Et de demander que la mairie de Paris attribue le nom d’une femme à une grande place parisienne. Osez le féminisme réclame également que le nombre de rues portant un nom féminin soit multiplié par cinq d’ici 2019.

Depuis 2001, la mairie de Paris -la dénomination des rues et places est une prérogative municipale- a pourtant fait des efforts. Entre 2001 et 2007, 53 voies sur 171 rues nouvellement baptisées ont reçues un nom de femmes. En 2013, 50 nouveaux patronymes féminins ont été proposés et peu à peu officiellement inaugurés dans l’espace public.

La difficulté réside dans le fait que les nouvelles rues à nommer sont… rares ; c’est le cas de la rue Annie-Girardot dans le 13e, créée de toutes pièces dans une ZAC, un quartier sortis de terre. Mais parfois, il faut faire des contorsions afin de trouver un espace disponible, comme ce terre-plein devenu place Olympe de Gouge, dans le 3e arrondissement, au croisement entre les rues Turenne, Béranger et Charlot.

Des noms de femmes ont aussi été donnés à de nouveaux ouvrages telle la passerelle Simone-de-Beauvoir, à des équipements neufs comme les médiathèques Marguerite-Yourcenar, ou Françoise-Sagan tout récemment inaugurée dans le 10e arrondissement, ou à une esplanade créée devant la Halle Pajol, appelée place Nathalie-Sarraute, dans le 18e. En juin 2015, la maire de Paris Anne Hidalgo a inauguré la promenade Dora-Bruder, du nom de la jeune fille juive tuée par les Allemands pendant la guerre et devenue une héroïne sous la plume de l’écrivain Patrick Modiano. Il ne s’agit, cependant, pas vraiment d’une rue, mais d’un terre-plein sur une avenue dans le 18e.

Une place Nation-Beauvoir?

S’il n’y a qu’une seule station de métro portant uniquement le nom d’une femme (Louise-Michel)(2), neuf nouvelles stations du tramway des Maréchaux portent des noms féminins (Colette-Besson, Ella-Fitzgerald…). Une gare, la première à Paris, qui sera inaugurée en décembre prochain dans le 19e, s’appellera Rosa-Parks, du nom de la passagère noire qui refusa de laisser sa place à un blanc dans un bus aux Etats-Unis en 1955.

Pour multiplier le nombre de rues aux noms de femme en quatre ans, "il faudrait débaptiser, pas forcément des rues aux noms d'homme, mais des rues aux noms quelconque comme du marché, ou ajouter un nom de femme par exemple, pourquoi pas une place de la Nation-Simone de Beauvoir" précise Marie Allibert, porte-parole de l'association.

Pour Osez le féminisme, "les toponymes sont des outils qui permettent de se repérer dans l’espace. […] Ils sont écrits, répétés et intègrent en quelque sorte une culture commune des habitants de l’espace concerné. Qui ne s’est pas demandé : "mais qui est untel, qui a donné son nom à telle rue à côté de chez moi?""

Une question qui devrait être à l’avenir, plus souvent, "qui est unetelle? ", espèrent les militantes. "Les femmes se dévalorisent, elles n'accèdent pas aux meilleurs postes. Leur visibilité dans l'espace public fait partie d'un tout et n'est pas anodin, estime Aurélia Speziale, qui a organisé toute l'opération, cela permettrait de mettre en avant des héroïnes, auxquelles s'identifier, et cela passe aussi par les plaques de rue."

(1) Selon l’historienne Malka Marcovich, qui a écrit Parisiennes. De Marie Stuart à Simone de Beauvoir, ces femmes qui ont inspiré les rues de la capitale!

(2) Les stations Barbès-Rochechouart et Pierre et Marie Curie célèbrent des femmes (mais pas toutes seules).

Marie-Anne Kleiber - leJDD.fr

Source : http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Des-noms-de-femme-pour-toutes-les-rues-de-l-Ile-de-la-Cite-748179

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