samedi 13 décembre 2014

Fin de vie. Jean Leonetti défend le "droit à la non-souffrance"

 

Le député UMP est le coauteur d'un rapport sur la fin de vie, qui propose une sédation profonde et continue aux malades dont le pronostic vital est engagé à court terme.

Entretien

Jean Leonetti, député des Alpes-Maritimes, coauteur du rapport sur la fin de vie.

Vous proposez d’administrer une sédation profonde et continue aux malades en phase terminale qui le souhaitent. Qu’entendez-vous par là ?

Nous ne parlons pas de "phase terminale" dans notre rapport. Nous proposons que la sédation profonde et continue soit administrée dans trois cas. 1. Si le pronostic vital du patient est engagé à court terme. 2. Si le patient, placé sous respirateur artificiel, demande la fin de son traitement. 3. Si les médecins, en collégialité, décident d’arrêter un traitement déraisonnable.

Comment juger qu’un malade est « arrivé au bout » ?

On a beaucoup de difficulté à définir cela. En pratique, on peut dire qu’on arrive dans cette phase quand, malgré un traitement continu, le malade continue à se dégrader. On peut parler de phase organique, de défaillance polyviscérale, quand plusieurs organes ne fonctionnent plus, ce qui peut entraîner des troubles de la conscience. On peut aussi mettre en avant le fait que le malade échappe aux thérapeutes, que sa souffrance ne peut être calmée.

L’association pour le droit de mourir dans la dignité estime que la sédation profonde revient à « faire mourir de faim et de soif les patients arrivés en fin de vie ». Que répondez-vous ?

Quelqu’un dont le pronostic vital est engagé à court terme, ce qui le tue, c’est sa maladie. Sur le plan physiologique et technique, la sédation profonde empêche tout ressenti. Je ne connais personne qui se soit réveillé après une anesthésie en ayant soif ou faim. Quand on arrête un respirateur, personne ne dit que le malade va s’étouffer, car cela se fait progressivement, et la sédation empêche toute sensation. Ces arguments sont employés par les mêmes personnes qui souhaitent que l’euthanasie soit légalisée. Or, on ne peut à la fois appuyer sur le frein et la pédale d’accélérateur.

A l’inverse, d’autres jugent que vous ouvrez la voie à l’euthanasie ou au suicide assisté…

De quel droit, on pourrait refuser à un patient en fin de vie le droit élémentaire à la non-souffrance ? C’est notre seul propos. Le suicide, c’est un sujet existentiel, philosophique. Pour se tuer, on n’a pas besoin d’un médecin. Ce que nous proposons, c’est autre chose : que les malades ne souffrent pas au moment de lâcher prise. La sédation ne tue pas. Pour que ce soit le cas, il faudrait des doses considérables. Encore une fois, ce qui accélère la mort, c’est la maladie, et rien d’autre.

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mercredi 10 décembre 2014

Homophobie. Laurent Kerusoré de "Plus belle la vie" raconte son agression

Dans le documentaire "Homos, la haine", diffusé ce soir sur France 2, des inconnus et des personnalités comme l'acteur gay de Plus Belle la vie Laurent Kerusoré raconte les agressions et les insultes qu'ils subissent au quotidien.

« Depuis juin-juillet 2013, les choses ont changé. Depuis ces manifestations (contre le mariage pour tous, NDLR), les gens traversent la rue pour me dire qu'ils sont contre moi et contre mon personnage ».

Laurent Kerusoré, qui incarne le personnage pourtant très populaire de Thomas Marci dans Plus Belle la vie, a accepté après réflexion de témoigner dans ce documentaire.  Homosexuel à l'écran comme dans la vie, l'acteur constate une régression dans l'évolution des mentalités depuis le mariage pour tous. « On traverse dans la rue pour me dire qu'on est contre moi. Avant, on était le couple préféré de la série.  »

« Épaule démise, côtes cassées... »

Parmi les anecdotes racontées, Laurent Kerusoré confie comment un homme l'a agressé physiquement alors qu'il faisait ses courses dans un supermarché.

« Ce monsieur a eu la bonne idée de me suivre, et de m'attaquer par-derrière, dans le dos. Je suis blessé pendant un mois et demi : épaule démise, côtes cassées... C'est étrange, surtout quand on ne fait rien, quand on fait ses courses. C'est très, très violent ».

Des témoignages glaçants

Le documentaire racontent aussi le calvaire de Bruno Wiel, torturé, violé et laissé pour mort en 2006 à Vitry-sur-Seine ou de Wilfred, tabassé en 2013 alors qu'il sort de soirée avec son compagnon. 

« Avec ce film, je ne cherche pas à convaincre les homophobes, mais à les dénoncer, à montrer la réalité de leur haine, le produit de leur haine » explique à l'Obs plus Philippe Besson, co-auteur du film avec Eric Guéret, qui avoue avoir été surpris par le «  degré de violence subie »

Source :

http://www.ouest-france.fr/homophobie-laurent-kerusore-de-plus-belle-la-vie-raconte-son-agression

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lundi 8 décembre 2014

Surendettement: Deux tiers des dossiers concernent des personnes isolées

Illustration dossier de surendettement.

Illustration dossier de surendettement. - JAUBERT/SIPA

Près de deux tiers (64,4%) des dossiers de surendettement jugés recevables en 2013 concernaient des personnes vivant seules et la majorité des ménages en difficulté (51,4%) n'ont pas de personne à charge, selon une étude publiée ce lundi.

Les foyers surendettés restaient, en outre, majoritairement locataires en 2013 (77,8%) même si la part des propriétaires a de nouveau augmenté.

L'an passé, 223.012 dossiers ont été déposés auprès des commissions de surendettement et 195.126 d'entre eux ont été jugés recevables.

Augmentation de l'endettement immobilier

Qu'elles soient célibataires, veuves ou divorcées, les personnes seules sont restées majoritaires dans les dossiers recevables, au même niveau qu'en 2012.

A retrouver par ici Surendettement: Le nombre de dossiers recevables explose

«Les classes d'âge des 35 à 44 ans et, dans une moindre mesure, des 45 à 54 ans, sont les plus représentées (respectivement 27,3% et 26,1%)», précise cette étude de la Banque de France.

Si les locataires restent les plus nombreux parmi les personnes en situation en surendettement, leur part a continué à diminuer, affichant un repli de 0,5 point par rapport à 2012 et de 0,8 point par rapport à 2011, pour retrouver un niveau proche de celui de 2004 (78,2%).

La portion des surendettés salariés a, en outre, reculé entre 2012 et 2013, pour passer de 38,8% à 37,7%, alors que, dans le même temps, la part des personnes au chômage grimpait de 1,8 point pour atteindre 28,7%.

Parmi les dossiers jugés recevables, près de neuf cas sur dix (86,6%) contenaient des crédits à la consommation.

L'étude note aussi une augmentation de la part des dossiers comportant un endettement immobilier, que ce soit dû à l'acquisition d'un bien ou à la réalisation de travaux (10,8% contre 9,8% en 2012 et 8,7% en 2011).

«Cette évolution est à mettre en relation avec la progression observée de la part des propriétaires et des propriétaires accédants dans les situations de surendettement déclarées recevables par les commissions», précisent les auteurs de l'étude.

Le montant moyen des dettes immobiliers s'établissait à 103.151 euros et à 22.195 pour les crédits à la consommations.

Source :

http://www.20minutes.fr/societe/1496443-20141208-surendettement-23-dossiers-concernent-personnes-isolees

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samedi 6 décembre 2014

L'Assemblée nationale supprime un avantage fiscal accordé aux sociétés autoroutières

Embouteillage au péage de Vienne (Isère), dans le sud-est de la France, le 2 août 2014, lors du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens

Embouteillage au péage de Vienne (Isère), dans le sud-est de la France, le 2 août 2014, lors du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens - Philippe Desmazes AFP

Le mécanisme est complexe. Mais le symbole est très clair. Engagé dans une lutte avec les sociétés autoroutières, à l'occasion de la prolongation de leur contrat, le gouvernement a reçu, ce vendredi après-midi, un coup de pouce de la part des députés. L'Assemblée nationale a, en effet, voté la suppression d'un avantage fiscal qui n'était jusque là qu'appliqué aux sociétés autoroutières.

Décryptage: Tout comprendre au débat autour des sociétés d'autoroute

Concrètement, ces sociétés qui dégagent, selon un rapport de l'Autorité de la concurrence, une rentabilité d'au moins 20% ne pourront plus déduire 100% de leurs charges financières dans leurs impôts. Elles seront désormais soumises à un plafonnement de 75% de la déductibilité des charges financières, comme le prévoit une disposition du budget 2013. Jusqu'ici, ces sociétés pouvaient déduire 100% de leurs charges financières (intérêts des emprunts) au moment de remplir leur déclaration d'impôts sur les sociétés. 

Le gouvernement regrette de perdre une «arme»

Ce plafonnement permettrait à l'Etat «d'économiser plus de 60 millions d'euros par an, l'équivalent du coût d'une quarantaine de lignes de bus», a souligné le député PS Olivier Faure à l'origine de cet amendement voté en séance à l'occasion du débat sur le projet de budget rectificatif 2014. Olivier Faure a estimé à «3,6 milliards d'euros» l'ensemble des niches fiscales dont ont bénéficié les sociétés concessionnaires d'autoroutes depuis leur privatisation en 2005-2006.

Le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert s'était montré défavorable à cet amendement qui «conduirait probablement à une demande de compensation par une hausse des péages» et pourrait être jugé trop spécifique par le Conseil constitutionnel. En outre, il a jugé que cela privait le gouvernement d'une de ses «armes» dans le «dialogue franc et vigoureux» que le gouvernement a actuellement avec les sociétés d'autoroutes et espère conclure avant la fin de l'année.

Source :

http://www.20minutes.fr/economie/1495603-20141205-assemblee-nationale-supprime-avantage-fiscal-accorde-societes-autoroutieres

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La pollution à Paris aussi nocive que le tabagisme passif

La tour Eiffel avait presque disparu dans le brouillard de particules, lors du pic de pollution de mars 2014.

L’image a de quoi faire frémir : le 13 décembre 2013, les rues de Paris étaient aussi polluées qu’une pièce de 20 mètres carrés occupée par huit fumeurs. La capitale subissait alors un épisode de pollution extrêmement dense, dû au trafic routier, au chauffage au bois et aux activités industrielles. A 18 heures, le ciel était chargé de 6 millions de particules très fines par litre d’air, 30 fois plus que la normale. L’atmosphère pour un Parisien était assimilable à du tabagisme passif.

Ces données inédites, rendues publiques lundi 24 novembre, ont pu être établies grâce au ballon de Paris, installé au-dessus du parc André-Citroën, dans le 15arrondissement, et équipé depuis dix-huit mois d’un appareil laser, mis au point par le CNRS, capable de mesurer en continu les nanoparticules présentes dans l’air. Ces particules ultra-fines, dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre (µm), sont extrêmement nocives pour la santé humaine, car elles pénètrent profondément dans les poumons, entrent dans la circulation sanguine et peuvent atteindre les vaisseaux du cœur.

Sept millions de décès

Fines ou ultra-fines, les particules sont classées depuis 2012 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme cancérogènes (poumon, vessie). Elles peuvent favoriser des maladies cardiovasculaires et l’asthme. Elles ont aussi des incidences sur les naissances et exposent les femmes enceintes à un risque accru de mettre au monde des enfants de faible poids. L’OMS estime que plus de 2 millions de personnes dans le monde meurent chaque année du fait de l’inhalation de particules fines présentes dans l’air intérieur et extérieur – parmi les 7 millions de décès dus à la pollution globale de l’air.

Avec les instruments de mesure du ballon de Paris, c’est un peu comme si les scientifiques avaient posé une loupe sur le ciel de Paris. Jusqu’à présent, la qualité de l’air était analysée par l’observatoire francilien Airparif. Ses stations au sol, fixées au plus près des axes de circulation de la capitale, mesurent les concentrations de particules d’un diamètre plus important, les PM 10 et PM 2,5 (de diamètres respectivement inférieurs à 10 et 2,5 µm). Le ballon de Paris va au-delà : il pèse les particules et caractérise « l’empreinte » de la pollution, pour déterminer notamment si elle est carbonée, c’est-à-dire provenant de combustions fossiles, ou d’origine naturelle. Au final, il fournit une sorte de carotte de l’air de 0 à 300 mètres d’altitude.

L’intérêt de mesurer les nanoparticules est capital, car elles sont massivement présentes dans l’air. « Il y a deux cents fois plus de particules comprises entre 0,2 et 1 µm qu’entre 1 et 10 µm. Et il ne s’agit là que de la partie immergée de l’iceberg, car les particules en dessous de 0,2 µm sont encore plus nombreuses », souligne Jean-Baptiste Renard, directeur du laboratoire de physique et de chimie de l’environnement et de l’espace du CNRS. Chaque jour, les Parisiens inhalent 100 000 particules à chaque respiration.

Malgré leur dangerosité, aucun seuil réglementaire d’émissions n’a été encore fixé pour les nanoparticules. Seules les plus grosses, les PM10, sont encadrées : depuis 2008, la directive européenne sur la qualité de l’air impose de ne pas dépasser 50 microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3) pendant plus de trente-cinq jours et 40 µg/m3 en moyenne pendant une année. La France, qui ne respecte pas ces normes, fait l’objet d’un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

« Matelas de poussières »

Outre la pollution chronique, le ballon de Paris a ausculté deux pics, en décembre 2013 et en mars 2014 – ce dernier épisode ayant marqué les esprits par sa durée et par l’image de la tour Eiffel disparaissant sous l’effet du brouillard de particules. La concentration de PM10 avait atteint 100 µg/m³. A la veille des élections municipales, le gouvernement avait fini par imposer, le 17 mars, la circulation alternée. Les deux épisodes sont cependant forts différents : en décembre 2013, les sources de la pollution ont essentiellement été locales (trafic routier et chauffage au bois), tandis qu’en mars 2014, des imports de polluants se sont ajoutés à la pollution générée par le trafic.

Dans le premier cas, la concentration de nanoparticules a été beaucoup plus importante. « Les Parisiens ont vécu sous un véritable matelas de poussières », assure Jérôme Giacomoni, le cofondateur d’Aérophile, gestionnaire du ballon de Paris. « L’épisode de décembre 2013, qui se caractérisa par une météo très belle sans aucun brassage d’air, a été dominé par des particules ultrafines, avec une moyenne de 3 millions tout au long de la journée, tandis que les particules plus grosses, supérieures à 1 µm, étaient comparables à celle d’une journée standard », précise Jean-Baptiste Renard.

La municipalité parisienne va devoir tirer les leçons de ces résultats. « Les données recueillies par le ballon de Paris viennent confirmer la gravité de la situation. Elles constituent un élément supplémentaire qui rend légitime une action forte », relève Christophe Najdovski, l’adjoint (EELV) du maire de Paris en charge des transports. L’élu devrait présenter début 2015 un plan antipollution ambitieux, qui vise une sortie du diesel d’ici à 2020, avec notamment la mise en place d’une zone à faibles émissions, bannissant les véhicules les plus polluants.

La lutte contre la pollution passe par l’éradication des moteurs diesel – l’une des principales sources de particules fines– dont la nocivité a été reconnue par l’OMS dès 1988. Pendant des années, malgré les alertes, la France a subventionné l’achat de ce type de moteur. Résultat, le pays compte le parc automobile le plus « diésélisé » au monde (61 %).

Obligation de résultat

La pollution de l’air n’est cependant pas une spécificité française. Les collectivités locales et les Etats de l’ensemble de l’Union européenne sont appelés être plus volontaristes. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans un arrêt rendu le 19 novembre concernant le Royaume-Uni, vient de rappeler que les valeurs limites des polluants fixées par la directive européenne sur la qualité de l’air constituent une obligation de résultat.

Dans cet arrêt, la Cour rappelle que les valeurs limites du dioxyde d’azote (NO2) – autre polluant généré par les moteurs diesel – ne devaient plus être dépassées après le 1er janvier 2010. Un report de cinq ans de cette échéance, soit au 1er janvier 2015, est cependant possible lorsque ces valeurs limites ne peuvent être respectées en dépit de mesures de lutte contre la pollution. Mais il faut que les Etats membres en aient fait la demande à la Commission et aient adopté un plan relatif à la qualité de l’air prévoyant des mesures appropriées pour que la période de dépassement soit la plus courte possible. En cas d’inertie, affirme la CJUE, « il appartient à la juridiction nationale compétente, éventuellement saisie, de prendre, à l’égard de l’autorité nationale, toute mesure nécessaire, telle une injonction, afin que cette autorité établisse le plan exigé ». Voilà les Etats membres prévenus.

« Ce jugement devrait faire bouger les choses, se félicite Jean-Félix Bernard, président d’Airparif. Car si, jusque-là, en France notamment, les plaintes fondées sur la loi sur l’air restaient lettre morte, les tribunaux les classant sans suite, ces derniers sont désormais sous la pression d’un désaveu européen. »

Le phénomène n’est pas seulement urbain, mais concerne aussi des territoires ruraux, comme la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, asphyxiée par le trafic routier. Dimanche, le préfet a déclenché le dispositif d’alerte, limitant la vitesse des véhicules.

LE MONDE Par

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/24/a-paris-la-pollution-est-aussi-nocive-que-le-tabagisme-passif_4528203_3244.html#J81F1cmJjVkFB6yt.99
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vendredi 5 décembre 2014

Médecins en grève à Noël : les urgentistes aussi

Les urgentistes pouvant être assignés, leur mobilisation ne devrait toutefois pas déstabiliser les hôpitaux. "Chez nous, c'est simple : la grève c'est porter un badge. Il y aura les mêmes effectifs", a expliqué Christian Prudhomme, porte-parole de l'AMUF, lors d'une conférence de presse. 

"C'est un effet d'affichage pour les medias mais aussi pour les 18 millions de personnes qui passent aux urgences chaque année", a-t-il ajouté, annonçant que la CGT allait également déposer un préavis de grève illimitée.

L'accès aux soins "garanti" selon le ministère

De son côté, le ministère de la Santé a assuré à l'AFP que "l'accès aux soins serait garanti" malgré les fermetures de cabinets et l'appel à la grève des gardes des généralistes.

Des directives ont d'ores et déjà été envoyées aux agences régionales de santé (ARS) pour permettre aux préfets de réquisitionner des médecins et assurer ainsi la continuité des soins, précise-t-on de même source.

L'AMUF réclame une limite de 48 heures de travail par semaine, une revalorisation des heures supplémentaires (au-delà de 39 heures) et des gardes, dont les rémunérations sont inégalitaires entre les praticiens (les médecins universitaires sont par exemple payés 200 euros de plus par garde que les praticiens hospitaliers, les libéraux ayant pour leur part obtenu la défiscalisation d'une partie ou l'intégralité de leur revenus pour la permanence des soins).

Des conditions de travail dégradées

Les urgentistes font par ailleurs valoir que leurs conditions de travail, déjà difficiles, se sont dégradées dans un contexte d'économies drastiques pour l'hôpital (plus de 2 milliards d'ici à 2017), d'autant que la "désorganisation de la médecine de ville" provoque un afflux de patients.

Or, ils sont exclus du compte de pénibilité, mesure phare de la dernière réforme des retraites permettant aux salariés aux conditions de travail difficiles de cesser plus tôt d'exercer leur emploi.

Les médecins hospitaliers qui, par exemple, travaillent de nuit, ne bénéficient pas de ce dispositif, en dépit d'engagements passés de la ministre de la Santé Marisol Touraine, selon des syndicats.

"Rien contre la loi Santé"

Du côté du Samu-Urgences de France, "un mouvement de grève n'est pas à l'ordre du jour", a indiqué à l'AFP son président, François Braun, après une réunion au ministère.

Les intersyndicales de médecins hospitaliers, quant à elles, n'excluent pas de faire grève début janvier, moment choisi par les cliniques privées pour fermer et dénoncer le projet de loi Santé de Marisol Touraine.

L'AMUF a tenu à rappeler que ses revendications n'avaient "rien à voir" avec celles des médecins libéraux, son président Patrick Pelloux n'ayant "rien contre la loi Santé", qui doit être votée début 2015.

Pour calmer le jeu, la ministre a annoncé une relance des discussions avec l'ensemble des professionnels de santé pour décembre. "Il semble qu'il y ait une volonté d'ouverture", a indiqué ce 4 décembre à l'AFP Patrick Gasser, président de l'UMESPE, syndicat de médecins spécialistes, au lendemain d'une rencontre au ministère.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Source :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-medecins-en-greve-a-noel-les-urgentistes-aussi-15034.asp?1=1#xtor=EPR-1000002224

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mercredi 3 décembre 2014

Remise du label égalité

pb-label-egalite

Pascale Boistard a remis ce lundi 1er décembre le label égalité à une quinzaine de nouveaux organismes. Le Label égalité, qui fête cette année ses 10 ans est délivré par l’Afnor aux organismes publics ou privés,  s’engageant pour l’égalité professionnelle entre femmes et hommes et dont l’activité est évalué sur 3 critères :

  • La prise en compte de l’égalité professionnelle dans les relations sociales, l’information et la culture de l’organisme
  • La gestion des ressources humaines et le management
  • La prise en compte de la parentalité dans le cadre professionnel

Face aux inégalités professionnelles, encore trop fortes, qu’il s’agisse des écarts de rémunération, de la place des femmes dans les entreprises ou de la mixité des métiers, l’engagement de 51 structures de tailles et de natures différentes est un élément positif qui montre que le mouvement vers l’égalité mobilise de nombreux acteurs sociaux et professionnels.

Au-delà de cette mobilisation, l’Etat s’engage. La loi du 4 août 2014 propose des avancées notables en matière de parité dans les instances de direction, d’obligation de négociation au sein des entreprises, de partage du temps parental pour mieux articuler vie familiale et vie professionnelle.  L’interdiction d’accéder aux marchés publics pour les entreprises ne remplissant pas leurs obligations légale en matière d’égalité entre d’ailleurs en vigueur ce 1er décembre.

Source :

http://femmes.gouv.fr/remise-du-label-egalite/

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mardi 2 décembre 2014

Allocations familiales. La modulation en fonction des revenus adoptée

L'Assemblée nationale a adopté définitivement lundi le budget 2015 de la Sécurité sociale, et sa mesure phare, la modulation des allocations familiales.

Parmi les mesures visant à réduire de deux milliards d'euros le déficit de la Sécu en 2015, l'une fait polémique. C'est la mise sous condition de ressources des allocations familiales.

Un projet de loi qui ne fait pas l'unanimité

Faute d'un accord en commission mixte paritaire (CMP) avec le Sénat, qui a basculé à droite à la fin septembre, l'Assemblée, qui a constitutionnellement le dernier mot, a procédé lundi à la lecture définitive du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

Le groupe PS, à l'exception de quelques « frondeurs » qui se sont abstenus, et celui des radicaux de gauche ont voté pour. Les écologistes se sont abstenus. Les groupes Front de gauche, UMP et UDI (centriste) ont voté contre.

La mesure phare de ce projet de loi est la mise sous condition des allocations familiales qui suscite de nombreusescritiques à droite comme au Front de gauche, où l'on y voit une brèche dans l'universalité de la politique familiale.

400 millions d'euros d'économie

A partir du 15 juillet 2015, les allocations familiales seront divisées par deux à partir de 6 000 euros de revenus mensuels par foyer et par quatre à compter de 8 000 euros, chaque enfant supplémentaire rehaussant ce plafond de revenus de 500 euros.

La mesure devrait rapporter 400 millions d'euros dès 2015 puis 800 millions d'euros en année pleine.Les comptes sociaux contribuent à hauteur de 9,6 milliards d'euros à l'effort global de 21 milliards d'économies programmé l'an prochain sur les dépenses publiques.

Economies de gestion

Le PLFSS 2015 prévoit 3,2 milliards d'économies sur l'assurance maladie, avec un objectif de progression desdépenses de celles-ci ramené à 2,1% (contre 2,4% en 2014). Le gouvernement entend pour cela développer la chirurgie ambulatoire et poursuivre les efforts sur l'utilisation des médicaments génériques.

En plus de la modulation des allocations familiales, des économies de gestion sont programmées sur les organismes de gestion de la Sécurité sociale ainsi que sur l'Unedic.

Allégement pour la garde d'enfants

Parmi les autres mesures de ce PLFSS figure, par exemple, un allégement supplémentaire des cotisations sociales pour les employeurs de salariés à domicile. Il passe ainsi de 75 centimes à 1,50 euro par heure uniquement pour les gardes d'enfants de 6 à 13 ans et dans la limite de 40 heures par mois.

Source :

http://www.ouest-france.fr/allocations-familiales-la-modulation-en-fonction-des-revenus-adoptee-3018909?utm_source=of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20141202&vid=042035060061059051097116014036040046060041125055041063

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mardi 25 novembre 2014

Tara révèle une pollution plastique inquiétante en Méditerranée

POLLUTION - Le voilier Tara revient d’une expédition de sept mois en mer Méditerranée, à la recherche de la pollution plastique. Les premiers résultats sont accablants…

 

De notre envoyée spéciale à Lorient

Il n’y a plus une seule goutte d’eau de Méditerranée qui ne soit pas polluée par les plastiques. Les premières observations de l’expédition Tara Méditerranée, revenue à son port d’attache de Lorient ce samedi, font peur. Sur les 350 «traits de filet» réalisés par les scientifiques, pas un seul n’est revenu vierge de micro-déchets plastique. «C’est très alarmant, commente Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice scientifique de l’expédition. Nous avons trouvé en Méditerranée des concentrations de plastique du même ordre de grandeur que dans le "big garbage patch" du Pacifique Nord: au large de Nice, on atteint 500.000 particules de plastique par kilomètre carré.»

Poisson sauce bisphénol

La pollution plastique vient pour 90% des terres, principalement des grandes agglomérations: Marseille, Naples, Beyrouth figurent parmi les plus gros apporteurs de déchets. Mais les courants favorisent la dispersion de ces plastiques qui se fragmentent en micro-particules et infiltrent tout l’écosystème méditerranéen: «Les baleines et les poissons peuvent les ingurgiter, explique Maria Luiza Pedrotti. Les adjuvants au plastique, du type phtalates ou bisphénol, sont aussi lâchés dans l’environnement: on en a retrouvé des traces dans des biopsies de baleines. Nous allons maintenant chercher à voir s’ils se transfèrent in fine vers nos assiettes.»

Parabènes, bisphénol ou phtalates: Les perturbateurs endocriniens, des substances banales aux effets néfastes

Les micro-particules de plastique sont également un danger pour la santé, car elles servent de radeau à tout type d’organismes, micro-faune, algues, mais aussi virus: «La bactérie Vibrio cholerae, responsable du choléra chez l’homme, peut être disséminée par le plastique auquel elle se colle», alerte Maria Luiza Pedrotti.

Halte aux sacs plastiques

Les analyses qui seront menées sur les 2.300 échantillons collectés par Tara permettront de mieux connaître la composition de ces micro-plastiques, les organismes qui les colonisent et leur impact sur l’environnement. Les quatorze laboratoires impliqués commenceront leurs travaux en décembre et devraient révéler leurs premiers résultats au printemps prochain. D’ici là, les scientifiques qui ont participé à l’expédition espèrent déjà une prise de conscience de la part des politiques, des industriels et des citoyens: «La pollution au plastique peut devenir dramatique en termes sanitaires», estime Stéphane Bruzaud, professeur à l’Université de Bretagne Sud qui mène des recherches sur les bioplastiques. «Il existe aujourd’hui des plastiques oxodégradables, explique-t-il, mais qui ne font qu’accélérer la dégradation sans aller à son terme.»

La seule solution pour que la Méditerranée ne s’étouffe pas dans les sacs plastiques serait d’en limiter l’usage dans les pays côtiers. «L’Europe s’est engagée à réduire de plus de trois quarts l’usage des sacs plastiques à usage unique d’ici à 2025, se félicite André Abreu, responsable environnement et climat de Tara Expéditions. La France doit montrer l’exemple pour que naisse une volonté méditerranéenne de contrôler la consommation de sacs plastiques.» Seule la Corse a aujourd’hui interdit les sacs plastiques à usage unique. Présente à l’arrivée de l’expédition Tara, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal n’a pas manqué de rappeler sa volonté d’étendre la mesure à toute la France: «On peut fabriquer des sacs biodégradables ici dans les entreprises françaises et créer des emplois en réduisant la pollution», a déclaré la ministre.

L’Assemblée nationale interdit sacs plastiques et vaisselle jetable

Mais il faudra aussi se pencher sur les fibres textiles qui sortent de nos machines à laver, les emballages qui ne sont pas recyclés et la pollution des eaux fluviales qui terminent à la mer. D’après une étude d’Eco Emballages, sur le million de tonnes d’emballages plastiques mis sur le marché chaque année en France, seulement un sur cinq est recyclé et seuls 15% des centres de tri sont équipés pour trier les flux de plastiques. Un appel à projets a été lancé par l’éco-organisme pour moderniser les centres de tri et actualiser les consignes auprès des particuliers.

* Audrey Chauvet
Source :
http://www.20minutes.fr/planete/1486831-20141124-tara-revele-pollution-plastique-inquietante-mediterranee

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