jeudi 5 novembre 2015

Le curcuma, l’épice qui va ensoleiller votre vie !

Le curcuma, l’épice qui va ensoleiller votre vie !

Riz, poissons et viandes en sauce, vinaigrettes ou même gâteaux… Faisant le plaisir des chefs aux quatre coins du monde, cette épice couleur soleil illumine les plats et rehausse les goûts, mais être un régal pour les yeux et les papilles n’est pas son seul sésame !

Des siècles de tradition ont fait du curcuma, un remède incroyablement efficace pour préserver le système digestif.

Depuis plus de 4000 ans maintenant, ses vertus bénéfiques en font un ingrédient de choix pour réduire l’acidité gastrique et atténuer la sévérité des maladies inflammatoires de l’intestin. Mais ce n’est pas tout !

Au fil du temps, les scientifiques se sont penchés sur les bienfaits de cette plante prodigieuse venue des Indes, et ont pu identifier le curcuma, comme l’anti-inflammatoire naturel le plus puissant à ce jour, pour combattre l’inflammation et améliorer la mobilité des personnes, notamment en cas de douleurs rhumatismales !

Regroupant l’ensemble des maladies qui altèrent le système locomoteur, les rhumatismes sont le fardeau de quelques 13 Millions de personnes en France.

Souffrance, contraintes de pression lors des mouvements, perte de mobilité, de flexibilité et de souplesse articulaire… Les douleurs rhumatismales, qu’elles soient aiguës ou chroniques, peuvent maintenant trouver une réponse apaisante, une amélioration durable et un soulagement significatif par le biais du Curcuma !  

Comparable aux anti-inflammatoires classiques tels que l’ibuprofène ou le voltarène, le curcuma est particulièrement convoité pour les bienfaits qu’il prodigue sur l’inflammation sans en subir les inconvénients liés aux effets secondaires des médicaments usuels ou à l’accoutumance qu’ils provoquent.

C’est la substance active du curcuma, appelée curcuminoïde, et plus particulièrement son curcuminoïde principal, la curcumine, qui joue un rôle particulièrement intéressant contre les processus inflammatoires. 

Pigment du curcuma, la curcumine fait de ce végétal, un atout précieux contre l’inflammation articulaire. On l’extrait des racines souterraines de la plante, appelées rhizomes, elle est séchée et réduite à l’état de poudre, puis elle est ensuite recueillie pour en concentrer tous les actifs et prodiguer les meilleurs bienfaits.

Les chercheurs ont pu identifier les différentes propriétés et actions de la curcumine pour endiguer la mécanique inflammatoire.

Comment s’y prend-elle ? La curcumine inhibe le fonctionnement des enzymes mises en cause dans la production de molécules inflammatoires, appelées « prostaglandines I2 et E2 ». En empêchant ces molécules néfastes de fabriquer et de libérer les molécules inflammatoires, la curcumine limite ainsi l’agression des articulations et la destruction du cartilage.

Particulièrement efficace contre les douleurs articulaires rhumatismales et maux de dos, ses propriétés antioxydants remarquables, font aussi du Curcuma, un puissant protecteur contre la destruction osseuse… Et ce n’est qu’un début !

Au centre de toutes les attentions, cette épice du bonheur déjà reconnue pour bon nombre de ses bienfaits, promet de belles découvertes pour l’avenir et de grands projets pour les scientifiques !

Références scientifiques :

Patrick L. Gastroesophageal reflux disease (GERD): a review of conventional and alternative treatments. Altern Med Rev. 2011 Jun;16(2):116-33. Review.

Holt PR, Katz S, Kirshoff R. Curcumin therapy in inflammatory bowel disease: a pilot study. Dig Dis Sci. 2005 Nov;50(11):2191-3.

Kuptniratsaikul V, Thanakhumtorn S, Chinswangwatanakul P, Wattanamongkonsil L, Thamlikitkul V. Efficacy and safety of Curcuma domestica extracts in patients with knee osteoarthritis. J Altern Complement Med. 2009 Aug;15(8):891-7. doi: 0.1089/acm.2008.0186.

Chandran B, Goel A. A Randomized, Pilot Study to Assess the Efficacy and Safety of Curcumin in Patients with Active Rheumatoid Arthritis. Phytother Res. 2012 Mar 9.

Tan X, Poulose EM, Raveendran VV, Zhu BT, Stechschulte DJ, Dileepan KN. Regulation of the expression of cyclooxygenases and production of prostaglandin I2 and E2 in human coronary artery endothelial cells by curcumin. J Physiol Pharmacol. 2011 Feb; 62(1):21-8.
Publié le Mardi 15 Septembre 2015 dans la rubrique Nutrition | Lu 1753 fois

Posté par evynou35 à 12:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


mardi 3 novembre 2015

Une faille géante s'est ouverte dans le Wyoming

 

Une faille s'est ouverte dans le Wyoming.

Une faille s'est ouverte dans le Wyoming. - SNS OUTFITTERS

La balafre s’étend sur près de 700 mètres de long sur 50 mètres de large.

Ce phénomène naturel qui se produit dans le Wyoming, dans l’Ouest américain,

a passionné les internautes pendant ce week-end d’Halloween.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=gyUX0gJ5egM

Posté par evynou35 à 17:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 2 novembre 2015

Le végétal, une alternative au pétrole ?

 

Afficher l'image d'origine

La chimie du végétal tente d'apporter une alternative au pétrole

pour pallier sa pénurie prochaine

et trouver des sources d'énergies plus propres grâce à la biomasse.

Le pétrole est l'un des piliers de notre économie industrielle, fournissant la quasi-totalité des carburants : essence, GPL, fioul, gazole. Russie, Arabie saoudite et États-Unis sont les trois principaux pays producteurs. À l’heure où la pénurie en pétrole est proche, le nouveau domaine de recherche qu’est la « chimie du végétal » apporte des réponses en proposant des procédés industriels pour transformer la biomasse en carburant et en intermédiaires chimiques, avec un souci environnemental croissant.

Et si l’on remplaçait les produits issus de la pétrochimie par des produits biosourcés ? Et si l’essence et le diesel cédaient la place au biocarburant, et le raffinage pétrolier au bioraffinage ? Et si finalement on remplaçait le pétrole par le végétal ?

L'époque de l'exploitation des hydrocarbures comme le pétrole sera peut-être bientôt révolue grâce au végétal. © Eric Kounce, Wikipédia, DP
L'époque de l'exploitation des hydrocarbures sera peut-être bientôt révolue grâce au végétal.© Eric Kounce, Wikipédia, DP

La combustion de carburants fossiles et le relâchement massif de gaz à effet de serre dans l’atmosphère participent notamment au réchauffement climatique. Le végétal pourrait bien remplacer ces carburants.

Les agrocarburants, produits à partir de la biomasse, visent à remplacer les carburants provenant d'énergies fossiles comme le pétrole. Jean-Luc Wingert, ingénieur-conseil en énergie et environnement, nous explique au cours de cette interview quels sont les enjeux de la production du carburant de demain. © Futura-Sciences

Des biotechnologies blanches aux biocarburants de deuxième génération, découvrez l'avenir de la chimie du végétal comme alternative au pétrole dans ce dossier.

Afin de prévenir la pénurie de pétrole, les chimistes se tournent vers le végétal.

Afin de prévenir la pénurie de pétrole, les chimistes se tournent vers le végétal. Sur cette carte, les réserves mondiales de pétrole en 2010 de 0 à 267 x 109 barils par jour (bn bbl). © HêRø, Wikipédia DP

Sur cette carte, les réserves mondiales de pétrole en 2010 de 0 à 267 x 109 barils par jour (bn bbl).© HêRø, Wikipédia DP

Un dossier réalisé par Minh-Thu Dinh-Audouin de L'actualité chimique.

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dossiers/d/developpement-durable-vegetal-alternative-petrole

Posté par evynou35 à 16:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 1 novembre 2015

Livre. Le papier regagne du terrain

 

Les liseuses électroniques n'ont pas réussi à détrôner le livre papier qui...

image: http://www.letelegramme.fr/images/2015/11/01/les-liseuses-electroniques-n-ont-pas-reussi-a-detroner-le_2597692_660x374p.jpg?v=1

Les liseuses électroniques n'ont pas réussi à détrôner le livre papier qui occupe durablement, semble-t-il, les étagères.

Les années passent et le livre papier se porte toujours aussi bien. La liseuse, le « e-book », ne lui fait pas d'ombre, ni en France, ni aux Etats-Unis ou la percée du livre numérique semblait pourtant irrésistible.

Le marché du livre imprimé est en progression cette année en France, se félicite Mathieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF). Sur un an, les ventes de livres papier ont en effet progressé de 2,3 % dans notre pays. Le livre numérique représente, lui, à peine 6 % du marché du livre en France. Et rien n'indique qu'il pourrait prendre de l'ampleur. Si le livre papier progresse, cela s'explique notamment par le fait que la France bénéficie d'un « réseau de librairies très dense », explique Mathieu de Montchalin. Le cabinet d'audit PwC confirme cette tendance et estime que le développement du livre numérique devrait rester limité dans les prochaines années en France. Il ne devrait pas dépasser les 13 % du marché du livre grand public d'ici à 2019 contre 59 % aux États-Unis, 57 % au Royaume-Uni et 21 % en Espagne, estime-t-il. En Allemagne aussi, le livre numérique peine à s'installer. Le « e-book » occupe une part de marché encore plus faible qu'en France (5,6 %), malgré une progression l'an passé.

« Les ventes de Kindle sont catastrophiques »

Selon Heinrich Riethmüller, directeur de la fédération allemande des éditeurs et des libraires, « d'ici 5 à 10 ans, les livres numériques devraient finir par occuper 10 % ou 15 % de parts de marché, mais cela arrive plus lentement que ce qu'on prévoyait auparavant », dit-il. Signe de cette tendance : la chaîne de librairies britannique Waterstones vient d'annoncer qu'elle arrêtait de vendre les liseuses Kindle d'Amazon. « Les ventes des Kindle sont catastrophiques, donc nous récupérons leur espace d'exposition en boutique au profit du livre imprimé », a expliqué le directeur général de Waterstones, James Daunt, à la revue professionnelle de l'édition, The Bookseller. Pourtant, le Royaume-Uni est avec les États-Unis le pays où les liseuses avaient connu le démarrage le plus rapide. « Les liseuses électroniques pourraient se révéler être l'une des technologies de consommation les plus éphémères » et être vouées à disparaître totalement dans les prochaines années, a estimé l'analyste Douglas McCabe.

Trois énormes best-sellers

Certes, globalement, le marché du livre numérique continue pour l'instant son expansion au Royaume-Uni (avec une hausse des ventes de 5,3 % au premier semestre) mais les ventes de livres imprimés ont également progressé de 4,6 % sur les neuf premiers mois de 2015, une première depuis 2007. Aux États-Unis, la vente des livres imprimés est repartie à la hausse en 2015 alors qu'elle était en baisse constante depuis 2010, affirme le journal professionnel Publishers Weekly. L'Association of American Publishers (Association des éditeurs américains) a annoncé le mois dernier que les ventes de livres numériques avaient chuté de 10,4 % durant les cinq premiers mois de 2015. Cette chute pourrait s'expliquer par la publication cette année de trois énormes best-sellers (« Va et poste une sentinelle » de Harper Lee, « Grey », quatrième tome de la saga « Cinquante nuances de Grey » de E.L. James et « La fille du train » de Paula Hawkins) qui ont dopé le chiffre d'affaires des librairies. Chacun de ces romans a été vendu à plus d'un million d'exemplaires.
En complément

« Les lecteurs attachés à l'objet livre »

Yvon Corre Les libraires le confirment : l'arrivée du livre numérique n'a pas eu les conséquences redoutées sur le livre papier. Un livre papier qui fait plus que de la résistance. Loin de disparaître, il conforte même ses positions. Ce qui n'est pas une surprise pour Valérie Le Louarn, la cogérante de la librairie Du Renard, à Paimpol (22), laquelle va bientôt doubler sa surface de vente : « Je n'ai jamais cru à la liseuse. Même sur les publics que l'on pensait pouvoir être touchés par le numérique, comme les jeunes, on n'en sent pas les effets. On n'a quasiment jamais aucune demande. »

Une culture du livre papier

Comment expliquer l'essoufflement des liseuses que d'aucuns promettaient pourtant à un bel avenir ? « En France, il y a une culture du livre papier et les gens ont envie de se déplacer en librairie. Ils sont attachés à l'objet livre qui est aussi un objet de décoration », répond Valérie Le Louarn. C'est aussi ce que dit Alexandre Cavalin, le gérant de la librairie de Port Maria, à Quiberon : « Quand on offre un livre, on offre un objet, pas un lien de téléchargement. Et puis, un lien ça ne se dédicace pas. » La liseuse à l'évidence n'a pas tenu ses promesses. Un outil qui, pour Romain Delasalle, le gérant de Vent d'Ouest à Nantes, n'est ni plus ni moins qu'« une sombre arnaque ». Valérie Le Louarn, qui avoue n'avoir jamais pu s'y faire, met en avant un problème de vision mais pas seulement : « Les gens travaillent de plus en plus devant un écran alors, le soir, ils disent non. Le papier, c'est quand même plus agréable. » « Pour le moment, la victoire est pour le papier », constate Michaël Raoul, le directeur adjoint de la librairie Dialogues, à Brest. Pas seulement en raison d'une question d'éducation et de culture mais aussi parce qu'« il y a des pans entiers de l'édition pour lesquels il est très difficile d'évoluer vers le numérique ». La BD et des beaux livres s'y prêtent effectivement difficilement.

Retour en librairie

Directeur des Leslibraires.fr, une filiale de Dialogues, Thomas Le Bras reconnaît que le lien avec les libraires reste très fort en France. Un lien qui, semble-t-il, s'est encore renforcé avec la loi « anti Amazon » sur les frais de port. « Depuis cette loi, on constate qu'un certain nombre de lecteurs reviennent dans les librairies et que les retraits en magasin augmentent pour les commandes passées sur internet. » Pour Thomas Le Bras, la faiblesse du marché du livre numérique en France tient aussi à la politique des éditeurs. « Ce sont les éditeurs qui fixent les prix du livre numérique et ils les fixent de manière à conserver un marché papier. » Ce dont évidemment les libraires ne vont pas se plaindre.

Posté par evynou35 à 11:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 30 octobre 2015

Fibromyalgie et neuro-imagerie cérébrale

neuro-imagerie et fibromyalgie

Apport de la Neuro-Imagerie Fonctionnelle Cérébrale (NIFC) à la compréhension de la Fibromyalgie (FMS)

Introduction :

Le FMS est défini depuis 1990 par des critères de l’American College of Rheumatology (ACR) comme un état douloureux musculosquelettique spontané diffus bilatéral évoluant depuis plus de 3 mois associé à la présence de minimum 11 points tendinomusculaires d’examen sur 18 sites répertoriés.

Cette définition a permis des études épidémiologiques qui ont validé rétrospectivement ces critères de classification. Le FMS est retrouvé dans 2 % de la population des USA (2) et d’après une étude récente estimée à 4,34 % en France avec une prédominance féminine de 80 %.

Bien que reconnu comme entité syndromique par la WHO (OMS)  depuis 1992 dans sa 10ème révision de la classification internationale des maladies (CIM) au chapitre des maladies rhumatismales non articulaires de cause inconnue sous le code alphanumérique M79-0, le FMS fait l’objet de controverses quant à son existence même.

La critique fibrosceptique a stimulé la vingtaine d’équipes qui travaillent depuis un peu plus de 10 ans sur la cartographie anatomique et fonctionnelle de la douleur.

Les progrès considérables de la NIFC ont permis de prouver la réalité de la douleur des patients FMS et de proposer une nouvelle compréhension de ce syndrome sous l’angle des neurosciences .

Les Moyens Techniques de la NIFC 

La NIFC regroupe les moyens permettant d’obtenir des images de l’activité cérébrale (fonction) couplés à des examens de cartographie anatomique du cerveau (Tomodensitométrie ou IRM structurale à protons).  

A l’heure actuelle, il existe 3 outils principaux : IRM f, TEP, TESP.

IRM f :  Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire fonctionnelle :                                      

* traceur: taux d’O2 sérique régional,
* mesure indirecte par anticipation métabolique du DSCr (débit sanguin cérébral régional ) : effet BOLD (blood level oxygen dépendent ).
* très bonne  résolution spatiale et temporelle 
* pas de mesure quantitative précise du DSCr. Pas de mesure du débit de ligne de base.

- PET-Scan : Tomographie par émissions de positons  (TEP)                             
- SPECT : Tomographie par émission simple de photons  (TESP)                                      

* 2 techniques d’imageries fonctionnelles utilisant un traceur radioactif par voie intraveineuse ou par inhalation mesurant directement le DSCr
* la PET est  plus précise que la  SPECT et pour la PET il est possible d’ étudier le métabolisme du glucose dans les neurones. Il existe un plus grand choix de traceurs pour la PET (11 C dynorphine  pour les récepteurs endogènes opioïdes p ex).
* Images co-enregistrées avec les images d’IRM anatomique du  cerveau.
* Possibilité de DSCr de ligne de base (repos).

La douleur chronique

La douleur chronique comporte 2 composantes:

Somato-sensorielle
Affectivo-émotionnelle

La théorie initiale   d’un traitement parallèle de la gestion des 2 composantes de la douleur chronique par des régions distinctes du cerveau a vécu  …on parle maintenant de matrice neuronale.

La matrice neuronale de la douleur regroupe un:ensemble de  régions du cerveau  impliquées dans le traitement de la douleur provoquée. La NIFC  a identifié :

Aires corticales somatosensitives controlatérales primaires et secondaires : S1 S2
Cortex cingulaire antérieur : CCA
Insula antérieure : IA
Thalamus : Th

Anomalies dans le syndrome de fibromyalgie ( FMS)

Les premières études en SPECT  ont retrouvé :

Une diminution au repos des DSCr dans le thalamus  et le  noyau caudé

Les études suivantes en IRM f ont démontré :

Une augmentation des DSCr et un recrutement spatial plus étendu des régions du traitement de la douleur à la pression lors de stimuli répétés par rapport aux témoins en RMI f.

Ces Aires recrutées pour  la gestion de la douleur nociceptive dans le FMS sont  celles de la matrice neuronale  de la douleur provoquée (thermique ,mécanique,électrique). On constate une activation anormale :

des régions (controlatérales aux stimuli) primaires et secondaires du cortex somatosensoriel (S1 et S2) du lobe pariétal
du cortex cingulaire antérieur (ACC)
de l’insula antérieure (IA)
et du  thalamus (Th)

Un réseau a été identifié mais les fonctions de chaque région restent  mal déterminées en raison des limites temporelles et surtout spatiales  de l’IRM f

S1 S2 ont un rôle certain dans la discrimination algique (versant sensoriel ) : localisation, intensité, type de la douleur
CCA: aire associée au caractère affectif de la douleur par son appartenance  au système limbique (versant affectif).

IA: intègre les signaux nociceptifs dans les émotions et la mémoire (identification de la menace potentielle par la douleur perçue )
IA et CCA : sont impliquées dans la bascule  attentionnelle - réponse motrice (comportement d’alerte –action : « geste ou parole »)
Th : véritable «  gare de  triage neurosensoriel » et  porte d’entrée du cortex supérieur : thalamus latéral vers le  cortex pariétal somatosensitif ,thalamus médial vers le  cortex préfrontal.

L’activation de certaines de ces structures pendant l’anticipation et l’évocation mentale volontaire de la douleur suggère qu’elles sont impliquées dans la représentation de la douleur, même en absence de stimulation nociceptive.

Le champ des découvertes reste très vaste avec démonstration récente en éléctrophysiologie cérébrale couplée à L’IRM du rôle essentiel de l’attention  à un stimulus répété pour la perception même de celui-ci .

irm vue sagittale fibromyalgie

IRM f : vues sagittales

irm vue coronale

 IRM f : vues coronales

   irm vue axiale fibromyalgie

 IRM f : vues axiales

Dans l’avenir l’ IRM 3D anatomique et fonctionnelle  en champ magnétique  intense  
( Neurospin°)   permettra d’analyser le fonctionnement cérébral  à l’échelon de l’unité fonctionnelle   de groupes de neurones et de mieux cartographier les  zones fonctionnelles .

L’IRM  de diffusion utilisant les mouvements browniens de l’eau permettra de mieux identifier les connexions intracérébrales …                                               

L’avenir est  à la connaissance  intime du fonctionnement cérébral.

Syndrome dépressif (SD)

La dépression ou le pessimisme peuvent augmenter  l’activité neuronale du CCA et de l’IA  (versant affectif et émotionnel de la douleur  ) et altérer la perception douloureuse mais n’ont pas d’effet sur le versant somatosensoriel S1 S2.

Les études d’imagerie cérébrale ont aussi démontré que les patients atteints de dépressions sévères ont  une diminution du volume des deux hippocampes et du  cortex préfrontal  .Cette atrophie pourrait être due à une perte neuronale induite par les épisodes récurrents de dépression. Il semblerait même que le degré d’atrophie de l’hippocampe soit proportionnel à la somme des durées des épisodes de dépression (véritable « cicatrice anatomique » de chaque épisode dépressif ),


les dépressions qui sont traitées rapidement n’entraînent pas cette diminution du volume de l’hippocampe et du cortex préfrontal.

Bien que la dépression amène une diminution globale de l’activité cérébrale,  certaines régions  sont particulièrement touchées par cette baisse d’activité, c’est  le cortex préfrontal gauche qui montre le plus de signe de faiblesse. Le cortex préfrontal gauche pourrait chez la personne normale contribuer à inhiber les émotions négatives générées par des structures limbiques comme les amygdales qui montrent une activité anormalement élevée chez les patients en dépression. Une activité qui diminue d’ailleurs chez les personnes qui répondent positivement à un traitement aux antidépresseurs. Et lorsque cette hyperactivité de l’amygdale demeure élevée malgré les traitements, elle est alors associée à des fortes possibilités de rechute dans la dépression

Les deux moitiés du cortex préfrontal semblent aussi avoir des fonctions spécialisées, le cortex préfrontal gauche étant impliqué dans l’établissement de sentiments positifs, et le droit dans celui de sentiment négatifs.

FMS et SD

Il n’existe pas de  différence des activations neuronales  lors d’expériences de douleurs provoquées  dans les sous groupes FMS avec syndrome dépressif et FMS sans SD.

La dépression n’influence pas la douleur à la pression ressentie par les personnes souffrant de fibromyalgie.

Conclusion

La NIFC a permis d’apporter les preuves objectives de l’hyperalgésie   à la pression  et de la réalité de la douleur diffuse chronique  des patientes fibromyalgiques. La douleur ressentie  à la pression est  indépendante d’un état de dépression.

Les anomalies cérébrales (intégration de la douleur) n’objectivent qu’un des mécanismes des dérèglements nociceptifs constatés dans la  Fibromyalgie à côté des anomalies des voies ascendantes facilitatrices (transmission )du  système spino-(réticulo)-thalamique et des anomalies des voies descendantes inhibitrices (modulation) :
 hypothalamus, substance grise périacqueducale, raphé magnus, cordon postérieur médullaire dorsal, neuromédiateurs : 5-HTP, NA  et opioïdes endogènes.

Le FMS  apparaît donc comme l’expression somatique d’un désordre des voies  de la douleur nociceptive  déclenché par un stress physique ou psychologique sur un terrain prédisposé génétique ou acquis.

Cependant la neuro-imagerie fonctionnelle cérébrale ne présente pas de sensibilité et de spécificité suffisante pour envisager une utilisation diagnostic individuelle.

Bibliographie

(1) American College of Rheumatology  .Criteria for the Classification of Fibromyalgia. Arthritis Rheum.1990 33: 160–172
Official definition for FMS syndrome. Subsequently expanded in 1992 by the Copenhagen Declaration: Consensus Document on Fibromyalgia (Copenhagen Declaration 1992)  .
(2) Wolfe F., Ross K. et al. The prevalence and characteristics of fibromyalgia in the general population. Arthritis Rheum. 1995 ; 38 : 19-28
(2) Branco J.C., Saraiva F. et al. Fibromyalgia Syndrom : A european epidemiological survey. Abstract Sat. 0452 Eular 2005
(3) P.Cathebras  . La fibromyalgie doit-elle passer le siècle ? (Fibromyalgia , can it last the century ) Rev.Med.Interne (Paris ) , 2000 ,21 :377-9
(4) G.E.Erlich  . Pain is real,fibromyalgia isn’t ? J.Rheumatol. , 2003, 30:1666-7
(5) N.M.Hadler .Fibromyalgia and the medicalization of misery . J.Rheumatol ,2003, 30: 1668-70
(6) D.L.Goldenberg .Fibromyalgia: to diagnose or not .Is that still the question ? J.Rheumatol ,2004,, 31:633-5
(7) D.A.Gordon .Fibromyalgia: real or imagined ?  J.Rheumatol ,2004, 31: 173
(8) R.Peyron, L.García-Larrea , B.Laurent . Functional imaging of brain responses to pain. A review . Neurophysiol Clin ,2000 : 30: 263-288.
(9)  B. Laurent, R. Peyron. Intégration corticale de la douleur :apports de l’imagerie . Dossier, La lettre de l’institut Upsa de la douleur , Juin 2002 N° 17
(10) Mountz JM, Bradley LA, Modell JG, Alexander RW, Triana-Alexander M, Aaron LA et al. Fibromyalgia in women. Abnormalities of regional cerebral blood flow in the thalamus and the caudate nucleus are associated with low pain threshold levels. Arthritis & Rheumatism 1995; 38(7):926-938.
(11) Gracely RH, Petzke F, Wolf JM, Clauw DJ. Functional magnetic resonance imaging evidence of augmented pain processing in fibromyalgia. Arthritis and Rheumatism 2002; 46(5):1333-1343.
(12) Gracely RH, Geisser ME, Giesecke T, Grant MA, Petzke F, Williams DA et al. Pain catastrophizing and neural responses to pain among persons with fibromyalgia. Brain 2004; 127(Pt 4):835-843.
(13) Cook D et coll. Functional Imaging of Pain in patients with primary Fibromyalgia,J.Rheumatol 2004,31(2):364-78
(14) Casey KL, Minoshima S, Berger KL, Koeppe RA, Morrow TJ, Frey KA. Positron emission tomographic analysis of cerebral structures activated specifically by repetitive noxious heat stimuli. Journal of Neurophysiology 1994; 71(2):802-807.
(15) Davis KD, Kwan CL, Crawley AP, Mikulis DJ. Functional MRI study of thalamic and cortical activations evoked by cutaneous heat, cold, and tactile stimuli. Journal of Neurophysiology 1998; 80(3):1533-1546.
(16) Coghill RC, Sang CN, Maisog JM, Iadarola MJ. Pain intensity processing within the human brain: A bilateral, distributed mechanism. Journal of Neurophysiology 1999; 82(4):1934-1943.
(17) Bornhovd K, Quante M, Glauche V, Bromm B, Weiller C, Buchel C. Painful stimuli evoke different stimulus-response functions in the amygdala, prefrontal, insula and somatosensory cortex: a single-trial fMRI study. Brain 2002; 125(Pt 6):1326-1336.
(18) C.A.Porro , P.Baraldi , G.Pagnoni ,M.Serafini , P.Facchin , M.Maieron,P.Nichelli . Does anticipation of pain affect cortical nociceptive systems? J.Neurosci., 2002 22,3206-3214.
(19) S. Dehaene, M. Kergsberg, J. P. Changeux. A neuronal model of a global workspace in effortful cognitive tasks. {Proceedings of the National Academy of Sciences USA}, 95:14529-14534, 1998.
(20) S. Dehaene, C.Sergent, J.P.Changeux. A neuronal network model linking subjective reports and objective physiological data during conscious perception. {Proceedings of the National Academy of Sciences USA}, 100:8520-8525, 2003
(21) T.Frool,E.M.Meisenzahl,T.Zetzche. Hippocampal and amygdalo changes in patients with major depressive disorder and healthy control during a 1-year follow up.Journal Clinical Psychiatry,2004,65:492-499
(22) K.Vakili ,S.S. Pillay ,B. Lafer ,M. Fava , P.E.Renshaw , C.M.Bonello-Cintron ,D.A.Yurgelun-Todd .  Hippocampal volume in primary unipolar major depression: a magnetic resonance imaging study. Biol Psychiatry,2000,47:1087–1090.
(23) Giesecke T, Clauw DJ, Grant MAB, Williams DA, Gracely RH. The effect of depression and depressive symptomatology on functional MRI (fMRI) of pain processing in patients with fibromyalgia (FM). Arthritis and Rheumatism 2003; 48(9):S236.
(24) Giesecke T, Clauw DJ, Ambrose KR, Lyden AK, Williams DA, Gracely RH. Does depression influence mechanical hyperalgesia/allodynia in patients with fibromyalgia (FM)? Arthritis and Rheumatism 2003; 48(9):S86.
(25) Tracey I., Ploghaus A., Gati J., Clare S., Smith S., Menon R., , Matthews M. Imaging Attentional Modulation of Pain in the Periaqueductal Gray in Humans. The Journal of Neuroscience, 2002,22 (7) :2748–2752
(26) Petrovic P., Kalso E., Petersson K.M., Ingvar M. Placebo and Opioid Analgesia – Imaging a Shared Neuronal Network. Science express report 2002. 2/10.1126.
(27) T.D.Wager,J.K.Rilling,E.E.Smith,A.Sokolok,K.L.Casey,R.J.Davidson, S.M.Kosslyn,R.M.Rose,J.D.Cohen. . Placebo:induced changes in MRI in the anticipation and experience of pain.Science,2004,vol 303
(28) S.Bantick , R.Wise , A.Plohaus ,S.Clare,I.Tracey . Imagine how attention modulates pain in humans using functional MRI. Brain 2002, 125, 310-319
(29) P.Rainville et al. L’expérience douloureuse et sa modulation cognitive : apport de l’imagerie cérébrale fonctionnelle. Quatrième Conférence Internationale de l’Institut UPSA de la Douleur. Montpellier, 19 novembre 2004

Dr Jean-François MARC Rhumatologue

Source : http://www.labrha.com/fibromyalgie-neuro-imagerie.aspx

Posté par evynou35 à 13:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Le requin bleu victime des hameçons magnétiques... censés le protéger

Afficher l'image d'origine

Pour éviter que les requins ne viennent se prendre dans les longues lignes des palangres, l'idée est venue d'ajouter des aimants sur les hameçons, car les sélaciens sont sensibles au champ magnétique. Une équipe française vient de tester cette technique en Atlantique et en conditions réelles de pêche. Résultat surprenant qui en confirme pourtant d'autres : le requin bleu n'est pas repoussé mais au contraire attiré par ces aimants… La méthode va devoir être abandonnée. Les chercheurs nous expliquent leur démarche.

Un requin peau bleue qui vient d'être pêché à la palangre. Là où il y a des aimants, la pêche est meilleure, au grand dam de cette espèce menacée… © Sébastián Biton Porsmoguer

Un requin peau bleue qui vient d'être pêché à la palangre. Là où il y a des aimants, la pêche est meilleure, au grand dam de cette espèce menacée… © Sébastián Biton Porsmoguer

Des chercheurs du MIO (Institut Méditerranéen d'Océanologie) et de l'Irphé (Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre) se sont intéressés aux requins bleus, à l’utilisation d’aimants pour la pêche et à son impact. Ces aimants sont-ils des pièges ou ont-ils au contraire un effet répulsif sur ces prédateurs, comme on le souhaiterait ? Le requin bleu (ou peau bleue, Prionace glauca) est l'une des principales prises des pêcheries à la palangre espagnole et portugaise et est ciblé et capturé par une partie de ces pêcheries dans le nord de l'océan Atlantique. Certains bateaux capturent également l'espadon ou le requin mako sur les mêmes palangres et veulent séparer, sur ces engins de pêche, les différentes prises. D'autres ne pêchent que l'espadon ou le requin bleu. Mais ce dernier subit une forte pression par la pêche depuis plusieurs années, en faisant une espèce de requins menacée.

Les requins localisent leurs proies à l'aide, entre autres, d'un organe appelé ampoules de Lorenzini. Ils possèdent en effet un système de capteurs électro-sensoriels complexe, relié à des récepteurs positionnés autour du museau et de la tête et utilisent cet organe pour détecter les proies, car tout être vivant produit un faible champ magnétique.

Un hameçon équipé d'un aimant. © Christophe Almarcha

Un hameçon équipé d'un aimant. © Christophe Almarcha

Les requins ne sont en général pas repoussés par les aimants

L'hypothèse d'utiliser des aimants comme répulsif pour les pêcheries de requins a déjà été envisagée dans de précédents articles comme mesure de conservation. Mais aucune expérience n'avait été faite en situation réelle de pêche dans ce cadre en Atlantique nord-est. Dans cette étude, nous avons testé pendant trois jours dans des conditions réelles de pêche, deux modèles d'aimants en néodyme à haute résistance dans le temps et à puissance magnétique élevée.

Les résultats de nos tests ont montré que les aimants non seulement ne réduisent pas les captures mais ont un effet attractif. Ce résultat est significativement plus élevé pour le modèle de grand aimant testé, de 2,6 cm x 1,1 cm x 1,2 cm, générant un champ de 0,885 tesla. Ce résultat en rejoint d'autres, obtenus sur d'autres espèces en bassin ou bien en mer mais avec des palangres expérimentales. Une seule autre étude a été menée en conditions réelles de pêche, au Canada, sur le requin mako, avec une conclusion identique : les requins sont attirés par les aimants.

En outre, des mesures physiques ont été associées à cette étude et ont également révélé un aspect pratique important à prendre en compte : les hameçons restent aimantés après le retrait des aimants et sont même légèrement magnétisés sans aucun contact préalable avec un aimant. L'utilisation des aimants est donc bel et bien un piège pour les requins peau bleue !

Pour réduire les captures, l'aimant fixé à l'hameçon n'est donc pas la bonne solution. Mieux vaut s'en tenir à une limite de taille, avec un indice tout trouvé : le taux de mercure. Ce métal toxique devient en effet de plus en plus concentré à mesure que le poisson grandit, jusqu'à dépasser la dose légale admissible.

----------------------------------------------------------

Cet article a été rédigé par Sebastián Biton Porsmoguer (MIO). Les résultats sont exposés dans un article scientifique publié dans la revue Fischeries Research et les auteurs en sont Sebastián Biton Porsmoguer, Daniela Bànaru (MIO), Charles F. Boudouresque (MIO), Ivan Dekeyser (MIO), Christophe Almarcha (Irphé).

Pour chasser, le requin-renard pélagique se sert de sa queue d'une façon plutôt originale. Elle est si longue qu’il est capable d'asséner un coup et d'assommer jusqu’à sept poissons. La preuve en vidéo.

Institut Méditerranéen d'Océanologie

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/oceanographie-requin-bleu-victime-hamecons-magnetiques-censes-proteger-60248/

Posté par evynou35 à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 28 octobre 2015

Rosa Parks, la femme qui s’est tenue debout en restant assise

 

 

Née il y a cent ans, cette jeune couturière a participé au basculement de l’histoire des États-Unis en refusant, en 1955, de céder sa place à un Blanc dans un bus de ­Montgomery (Alabama).  À cette époque, l’apartheid à l’américaine réprime mais l’apartheid à l’américaine s’effrite. 

«Elle s’est assise pour que nous puissions nous lever. Paradoxalement, son emprisonnement ouvrit les portes de notre longue marche vers la liberté. » Jesse Jackson. Le 1er décembre 1955, à ­Montgomery, en Alabama, dans le Sud ­profond, Rosa Parks, couturière de quarante-deux ans, s’est, en effet, assise. Elle a, plus exactement, refusé de se lever pour céder la place à un Blanc. Voici le témoignage qu’elle en a livré : « D’abord, j’avais travaillé dur toute la journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Mon travail, c’est de fabriquer les vêtements que portent les Blancs. Ça ne m’est pas venu comme ça à l’esprit, mais c’est ce que je voulais savoir : quand et comment pourrait-on affirmer nos droits en tant qu’êtres humains ? Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée. »

Ségrégation inconstitutionnelle

L’apartheid à l’américaine réprime mais l’apartheid à l’américaine s’effrite. En mai 1954, dans l’arrêt Brown vs Board of Education, la Cour suprême a déclaré inconstitutionnelle la ségrégation raciale dans l’éducation. Le Sud raciste résiste, évidemment, tandis que le pouvoir fédéral regarde ailleurs, pour l’instant.

Rosa Parks, née en 1913 à Tuskegge, à cinquante kilomètres de Montgomery, ne fut pas la première à « désobéir ». En 1944, Jackie Robinson, le premier joueur noir de la ligue professionnelle de base-ball, avait refusé d’être cantonné dans la partie du bus réservée aux « non-Blancs ». Traduit devant une cour martiale, il fut acquitté. À Montgomery même, en mars 1955, une adolescente de quinze ans, Claudette Colvin, outrepasse l’interdit raciste. Mais c’est l’acte d’une couturière anonyme qui sert de déclencheur et de catalyseur. Dès le lendemain de son emprisonnement, les Noirs boycottent la compagnie de bus. Les différentes associations et églises se fédèrent au sein du Mouvement pour le progrès de Montgomery. Elles placent à sa tête un pasteur de vingt-sept ans venu d’Atlanta, Martin Luther King. Le mouvement formule trois ­revendications immédiates : la liberté pour les Noirs comme pour les Blancs de s’asseoir où ils veulent dans les autobus ; la courtoisie des chauffeurs à l’égard de tout le monde ; ­l’embauche de chauffeurs noirs.

Le Ku Klux Klan se démène comme ­jamais pour endiguer la vague montante du ­mouvement des droits civiques mais, le 4 juin 1956, la Cour fédérale de district condamne les règles ségrégationnistes en vigueur dans les transports. Le maire de Montgomery se tourne vers la Cour suprême. Le 13 novembre, la plus haute juridiction du pays confirme ­l’inconstitutionnalité de cette pratique ­ségrégationniste.

Rosa Parks a gagné. D’une flammèche, elle a embrasé la poudre dormante des consciences. Le mouvement des droits civiques est désormais sur son orbite. Dans son Histoire populaire des États-Unis, l’historien américain Howard Zinn souligne que « Montgomery allait servir de modèle au vaste mouvement de protestation qui secouerait le Sud pendant les dix années suivantes : rassemblements religieux pleins de ferveur, hymnes chrétiens adaptés aux luttes, références à l’idéal américain trahi, engagement de non-violence, volonté farouche de lutter jusqu’au sacrifice ».

Marche des droits civiques

Cette « longue marche » prendra presque une décennie avant d’atteindre sa destination, fera une étape décisive à Washington, en août 1963, pour la grande marche des droits civiques et le discours de Martin Luther King « I Have a Dream ». En 1964 et 1965, le président démocrate Lyndon Johnson signe, respectivement, la loi sur les droits civiques puis la loi sur le droit de vote. Quant à Rosa Parks, elle poursuivit son engagement, travailla avec le représentant afro-américain du Michigan, John Convers. En 1987, elle créa le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development qui organisait des visites en bus pour les jeunes générations en leur faisant découvrir les sites importants du mouvement pour les droits civiques. En 1990, Nelson Mandela, tout juste libéré de prison, lui rend visite à Detroit, où elle a établi domicile.

C’est là qu’elle décède le 24 octobre 2005. Dans tout le pays, les drapeaux sont descendus à mi-mât. Sa dépouille reste exposée durant deux jours dans la rotonde du Capitole pour un hommage public. À l’autre bout du Mall, trône la statue géante d’Abraham Lincoln, le président qui abolit l’esclavage, promesse d’une aube nouvelle pour les Noirs d’Amérique qu’il fallut encore un siècle pour entrevoir.

De l’annonce de son décès à son enterrement, les premières places des bus de ­Montgomery restèrent vacantes. On y trouvait une photo de Rosa entourée d’un ruban et cette ­inscription : « La société de bus RTA rend hommage à la femme qui s’est tenue debout en restant assise. »

«L’arme de l’amour».  En 1956, un reporter du New York Times couvre l’une des réunions de boycott. Il est impressionné par le talent de tribun de Martin Luther King qu’il cite longuement : « Nous avons subi les humiliations ; nous avons supporté les injures ; nous avons été maintenus dans la plus profonde oppression. Et nous avons décidé de nous dresser, armés de la seule protestation. C’est une des grandes gloires de l’Amérique que de garantir le droit de protester. Même si nous sommes arrêtés chaque jour, si nous sommes piétinés chaque jour, ne laissez jamais quelqu’un vous abaisser au point de vous forcer à le haïr. Nous devons user de l’arme de l’amour. Nous devons faire preuve de compassion et de compréhension envers ceux qui nous détestent. Nous devons réaliser que tant de gens ont appris à nous détester et qu’ils ne sont finalement pas totalement responsables de la haine qu’ils nous portent. Mais nous nous tenons au tournant de la vie et c’est toujours l’aube d’un nouveau jour. »

Christophe Deroubaix

Posté par evynou35 à 18:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 27 octobre 2015

Hello - Adèle

 

Source : Youtube

 

Posté par evynou35 à 12:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

L'eau liquide, source de vie dans l’univers

La vie sur Terre a pour source l'eau liquide. © Hervé Piraux

En tant que source de toute vie sur Terre, l’eau fascine : il suffit d’entendre les annonces concernant la « découverte » d’eau sur la Lune ou sur Mars, sans cesse renouvelées dans les médias, pour s’en convaincre. Alors, l'eau est-elle abondante dans l'univers ?

En tant que source de toute vie sur Terre, l’eau fascine : il suffit d’entendre les annonces concernant la « découverte » d’eau sur la Lune ou sur Mars, sans cesse renouvelées dans les médias, pour s’en convaincre…

On se propose ici de répondre à un certain nombre de questions concernant l’eau en tant que source de vie dans l’univers :

  • Quel est le secret de l’eau et les raisons de son rapport intime à la vie ?
  • L’eau est-elle abondante dans l’univers ?
  • Une vie extraterrestre sans eau liquide est-elle envisageable ?
  • Comment l’eau est-elle répartie dans le Système solaire ?
  • L’eau liquide peut-elle exister à l’écart de toute étoile ?
  • D’où vient l’eau de la Terre ?
  • Pourquoi Vénus n’a-t-elle jamais eu d’eau liquide ?
  • Pourquoi Mars a-t-elle perdu l’eau liquide qu’elle possédait au début de son Histoire ?

La Nasa a annoncé en septembre 2015 avoir découvert la présence d’eau liquide sur Mars. Cette affirmation est appuyée par un phénomène étrange intervenant durant l’été martien. Le Cnes a interviewé Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire, pour comprendre ce phénomène.

© Cnes

Par Vincent Boqueho, Professeur de Physique

Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/dossiers/d/astronomie-eau-liquide-source-vie-univers

Posté par evynou35 à 12:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,