dimanche 16 septembre 2018

Trop fortes pour être femmes, ces athlètes hors-normesque l’on malmène

 

L'athlète sud-africaine Caster Semenya. Africa Top success

Zhang Shan. Cina Wiki

Il s’est passé quelque chose d’inédit et pourtant totalement inaperçu aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. L’épreuve de skeet (le skeet est une discipline olympique de tir qui ressemble à du ball-trap) a été remportée par l’athlète chinoise Zhang Shan. Le skeet est une des très rares épreuves olympiques mixtes. C’est la seule épreuve mixte de l’histoire des JO a avoir été remportée par une femme (devant deux hommes qui complétèrent le podium). Il s’est passé quelque chose d’encore plus étonnant et encore plus inaperçu aux JO suivants : Zhang Shan n’a pas pu défendre son titre. L’épreuve de skeet a été définitivement interdite aux femmes. Être femme et gagner, ce n’est pas acceptable. L’histoire de Caster Semenya en est un exemple encore plus violent.

Le cas Semenya

Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres et championne olympique. Elle devient championne du monde en 2009 et ses performances spectaculaires font qu’elle est immédiatement soupçonnée de tricherie. Caster Semenya est accusée à demi-mot d’être un homme par de nombreuses concurrentes et dans les médias.

Un « test de genre » est réalisé à son insu, elle est interdite de concourir, puis de nouveau autorisée à le faire à condition de suivre un traitement hormonal. En cause, sa production de testostérone (naturelle) jugée trop importante pour une femme. Suite à une mésaventure similaire, l’athlète Dutee Chand attaque l’IAAF (la Fédération internationale d’athlétisme) au TAS (Tribunal d’arbitrage du sport) et obtient que l’hyperandrogénie (c’est le nom de cette production exceptionnelle de testostérone) n’entraîne plus la radiation des athlètes féminines… du moins tant que l’IAAF ne peut prouver scientifiquement que la sécrétion naturelle de testostérone procure un avantage « injuste ». Cette décision permet à Semenya de courir de nouveau librement en 2016, et elle gagne l’épreuve de 800 m des jeux olympiques. Cette victoire, la plus médiatique, provoque dans les médias les réactions désabusées de ses concurrentes.

Hyperandrogénie et testostérone

La testostérone est une hormone mâle. Elle est particulièrement utile pour ses fonctions anaboliques : elle participe à l’augmentation de la masse musculaire. C’est de fait, avec les produits de la même famille appelés stéroïdes, le produit dopant le plus utilisé en athlétisme.

Certaines personnes présentent une condition d’hyperandrogénie, particulièrement celles appartenant à des catégories dites « intersexes »(c’est-à-dire difficiles biologiquement à classer en tant qu’homme ou femme, à la fois phénotypiquement (organes sexuels non typiquement mâles ou femelles), génétiquement (chromosomes ni XX ni XY) ou endocrinologiquement (productions d’hormones non typiquement mâles ou femelles). Une femme hyperandrogène produit naturellement une quantité de testostérone équivalente ou même supérieure à celle d’un homme. Chez les athlètes, êtres exceptionnels par définition, cette condition se retrouve plus fréquemment que dans une population normale. Ironiquement, de nombreuses femmes hyperandrogènes (y compris chez les athlètes) sont insensibles à la testostérone qu’elles produisent et n’en tirent donc aucun avantage anabolique.

Traquer la frontière entre hommes et femmes

Historiquement, les organismes gouvernant le sport (et particulièrement l’athlétisme) ont toujours eu l’ambition de tracer la frontière entre hommes et femmes par souci « d’équité ». Comprendre : par peur paranoïaque qu’un homme se déguise en femme pour gagner facilement une compétition réservée à des catégories plus faibles que lui (ce qui n’est pourtant jamais arrivé).

Cette préoccupation est si grande que l’IAAF a convoqué, au cours du vingtième siècle, plusieurs sciences différentes (l’anatomie, puis la génétique, puis l’endocrinologie) avec comme mission de pouvoir séparer clairement hommes et femmes. L’effet a été opposé : il a mis en évidence que la frontière entre homme et femme est de plus en plus floue. L’examen des organes génitaux ne permet pas forcément de trancher. Les examens génétiques révèlent des individus qui ne sont ni XX ni XY. Certaines femmes produisent naturellement une grande quantité de testostérone.

Essayer de définir le fait d’être un homme ou une femme par le taux d’une hormone dans le sang implique que de nombreuses personnes se retrouvent entre les deux. De surcroît, le sport est la seule institution qui se permet de décider à la place de l’individu s’il est un homme ou une femme, contre son avis (jusqu’à le torturer). Mais il y a pire : étant donné le caractère dopant de la testostérone exogène (celle qu’on s’injecte), cette définition présente l’homme comme supérieur, la femme comme inférieure… et la femme qui produit trop de testostérone (donc trop forte pour son sexe) est considérée comme une tricheuse.

La course à la « preuve scientifique »

L’affaire Dutee Chand avait forcé en 2015 le TAS à un verdict : l’IAAF devait prouver qu’il est « scientifiquement fondé » que la testostérone procure un « avantage injuste » et elle disposait de 24 mois pour ce faire. L’IAAF a donc fait appel à une équipe française d’endocrinologues et de médecins du sport (financée directement par elle) pour publier en un temps record (moins de quatre mois entre la soumission et la publication, avec révision entre temps !) une étude statistique entre taux de testostérone d’athlètes en compétition et résultats sportifs.

Il ne s’agit pas de fraude mais d’un cas typique ou tout est fait pour produire le résultat attendu le plus rapidement possible. Les multiples défauts (de conception, de réalisation, méthodologiquesstatistiques et même de justification a posteriori) ont été critiqués immédiatement dans plusieurs publications. Les résultats des travaux avancent un « avantage injuste » principalement au lancer du marteau, et, moins significativement, au saut à la perche et au demi-fond – et pas du tout en sprint, pourtant la discipline la plus sensible aux avantages supposés de la testostérone. Et pourtant, sur la base de ces travaux, l’IAAF décide d’interdire les taux trop élevés de testostérone uniquement dans les épreuves de demi fond, justement celles que court Caster Semenya.

Du « gender test » à l’« unfair advantage »

Quand Caster Semenya a commencé à gagner en 2009, le « test de genre » avait été effectué à son insu. En plus d’être accusée (injustement) de tricherie et d’être déchue de ses titres, elle avait été publiquement humiliée : elle n’était pas une « vraie » femme.

Après sa victoire aux JO de Rio, le lynchage médiatique avait repris de plus belle. Pour ne pas être accusé de sexisme, l’IAAF a abandonné la rhétorique du « test de genre » (en fait un test de sexe : trancher si on est « biologiquement » un homme ou une femme) pour celle de « l’avantage injuste » et de « l’équité » dans le sport, concept encore plus tordu : quoi de plus inéquitable que le sport puisqu’il faut un vainqueur, et que celui ci est forcément plus fort que les autres, pour quelque raison que ce soit ?

Les femmes n’ont pas le droit d’être trop fortes

On notera qu’il n’est jamais question « d’avantage injuste » chez les hommes, que ça soit lié à la production de testostérone ou autre chose. Si jamais une femme sportive devient trop forte, alors on considère tout simplement qu’elle n’est plus une femme (et on lui dit qu’elle a le droit de concourir avec les hommes, en première division). Le processus est comparable – toutes proportions gardées – à la difficulté de définir, pour l’institution sportive, qui est « suffisamment invalide » pour concourir dans les disciplines paralympiques.

On aurait tort de considérer le sport comme futile, particulièrement dans les mouvements féministes. Le sport est, entre autres, une entreprise de morale. Il agit par la règle : il impose, aux individus même, une définition de qui est femme et qui est homme. Son but est, entre autres, de maintenir les femmes à leur place : en dessous des hommes. Zhang Shan a disparu du paysage sportif dans l’indifférence. Mais les cas de Caster Semenya et de Dutee Chand sont plus graves : on ne les empêche pas seulement de courir, on les empêche d’être des femmes.

 

 

  • Auteur :  - Professeur des Universités en Histoire des Sciences, Université de Lorraine

Déclaration d’intérêts

Alexandre Hocquet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/trop-fortes-pour-etre-femmes-ces-athletes-hors-normes-que-lon-malmene

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

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jeudi 13 septembre 2018

Tour du monde en 6 sommets

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Afrique, Amériques, Antarctique, Asie, Europe et Océanie ont chacun leur superbe point culminant. Tous enneigés — quoique le Kilimandjaro voit se restreindre sa coiffe blanche —, ils attirent, magnétiquement, les alpinistes de haut niveau. 

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Le Puncak Jaya, sur la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée, dans la province de Papouasie, est le point culminant de l'Océanie. Reinhold Messner, célèbre alpiniste italien (qui, le premier, gravit l'Everest en solitaire et sans oxygène), insista pour en faire un des « Sept sommets », à la place du mont Kosciuszko, en Australie.

Cette liste recense les points les plus hauts de chaque continent, les deux Amériques étant considérées séparément. Elle comprend le mont McKinley en Alaska, rebaptisé depuis le Denali, qui représente l'Amérique du Nord.

Dans notre sélection de six sommets, le plus haut des Amériques est l'Aconcagua. Ce pic argentin frôle les 7.000 mètres au sein de cette immense chaîne de la cordillère des Andes, soulevée et concassée par la plaque océanique qui, venue du Pacifique, glisse sous ses racines.

Plus au sud, les humains ont mis du temps à repérer le massif Vinson (du nom d'un homme politique américain) quelque part en Antarctique, par 85° de longitude ouest.

Les neiges du Kilimandjaro

Le Kilimandjaro, lui, est connu depuis des temps immémoriaux. Sur le continent africain, ce corps massif abrite trois volcans, dont le Kibo, le plus haut et le plus récent, au milieu des deux autres et formant une bouche elliptique.

Depuis plusieurs décennies, la calotte glaciaire sommitale du Kibo régresse rapidement en raison de l'évolution du climat (réchauffement et assèchement), et aussi de la déforestation locale.

Les glaciers pourraient avoir totalement disparu avant 2050.

Le dernier de la liste est le plus haut de tous. On ne présente pas le mont Everest, sommet du monde, côtoyé par une kyrielle de « plus de sept mille » dans la chaîne de l'Himalaya, au relief dantesque.

Née du fracas de la plaque tectonique indienne, la plus rapide du monde, venue percuter l'Eurasie il y a 70 millions d'années, elle n'a jamais empêché les Hommes de la traverser, et même d'y vivre.

Aujourd'hui, on y afflue pour marcher (pardon, trekker) et les alpinistes se bousculent sur la voie menant du glacier du Khumbu à l'arête sommitale de Chomolungma, la déesse mère des vents, de son nom tibétain.

Auteur : © Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/videos/tour-monde-6-sommets-5147/

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mercredi 12 septembre 2018

Comment la tour de Pise a résisté aux tremblements de terre

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La tour de Pise penche. Elle vacille même pourrait-on dire. Mais elle a déjà résisté à plusieurs tremblements de terre qui ont secoué la région depuis sa construction. Des chercheurs pensent avoir compris comment.

Rappelons tout d'abord que si la tour de Pise penche, c'est, semble-t-il, dû aux caractéristiques du terrain sur lequel elle a été élevée. Un terrain constitué d'alluvions. Un terrain riche en eau susceptible de s'affaisser. Un terrain incapable de soutenir une telle bâtisse. On s'attendrait donc à ce que la tour subisse au moins d'importants dommages à chaque séisme.

Au fil des siècles, la tour de Pise n’a cessé de vaciller sur ses bases. En cause, un sol pas suffisamment stable pour soutenir une telle structure. Et qui interagit avec elle de manière dynamique. De quoi lui éviter le pire en cas de tremblement de terre. © schmidmatthieu, Pixabay, CC0 Creative Commons

Sauvée par une interaction dynamique avec le sol

Mais une équipe internationale de chercheurs nous apprend aujourd'hui comment, en pareilles circonstances, la tour a pu résister à pas moins de quatre forts tremblements de terre« Ironiquement, le sol qui est à l'origine de son instabilité est aussi responsable de sa capacité à ne pas s'effondrer en cas d'évènement sismique », raconte le professeur George Mylonakis, sismologue à l'université de Bristol.

Cette conclusion arrive après une étude détaillée de données sismologiques, géotechniques et structurelles. L'étonnante stabilité de la tour résulte d'une interaction dynamique entre le sol et la structure. En d'autres mots, la hauteur et la rigidité de la tour combinées à l'instabilité du terrain modifient sensiblement les caractéristiques vibratoires de la structure. La tour ne résonne pas avec les mouvements du sol. Et résiste ainsi aux tremblements de terre.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-tour-pise-resiste-tremblements-terre-71187/

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mardi 11 septembre 2018

Les mésanges savent autant se contrôler que les chimpanzés

 

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La capacité à se contrôler est traditionnellement associée à des capacités cognitives plutôt avancées. Pourtant une étude de chercheurs suédois montre aujourd'hui que les mésanges charbonnières sont capables de faire preuve d'une étonnante maîtrise de soi.

Pour en arriver à cette conclusion, les biologistes ont soumis les mésanges à des tests simples de mise en œuvre. Ils ont placé de la nourriture à l'intérieur de cylindres transparents et ouverts aux extrémités. Les mésanges qui ont picoré le cylindre pour accéder à la nourriture ont échoué au test. Celles qui se sont déplacées vers l'une des ouvertures ont réussi.

La mésange et le chimpanzé ont un point commun : ils savent maîtriser leurs impulsions. © Thomas Lersch, Wikipedia, CC by-2.5

Pas de lien avec la taille du cerveau ?

Au final, 80 % des mésanges ont su faire preuve d'un certain contrôle et ne pas céder au comportement impulsif de picorer le cylindre. Un chiffre qui dépasse celui de la plupart des animaux déjà testés ainsi et qui place les mésanges charbonnières presque sur un pied d'égalité avec les chimpanzés. 

« C'est incroyable compte tenu du fait que le cerveau d'une mésange correspond à seulement 0,1 % de celui d'un chimpanzé », précise Anders Brodin, professeur à l'université de Lund.

Cette étude fait suite à celle réalisée par la même équipe il y a quelques années. Elle avait conclu que les mésanges charbonnières sont capables d'observer d'autres oiseaux à distance. Objectif, mémoriser où ceux-ci cachent leurs provisions de nourriture afin de mieux pouvoir les leur voler.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/animaux-mesanges-savent-autant-controler-chimpanzes-72258/

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dimanche 9 septembre 2018

Stonehenge a-t-il été construit par des Gallois ?

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Stonehenge est encore loin d'avoir livré tous ses secrets. Les ossements de plusieurs individus ensevelis dans les trous tout autour des mégalithes montrent qu'ils étaient au Pays de Galles avant leur mort. Tout près de l'endroit d'où proviennent les fameuses pierres bleues.

Dernier rebondissement : une équipe européenne a découvert que les restes qui reposaient au fond des trous d'Aubrey, datant d'environ 5.000 ans, appartenaient à des individus qui n'avaient pas toujours vécu dans la région de Stonehenge. En effet, pour au moins 10 des 25 personnes analysées, elles ont passé les dernières années de leur vie dans l'ouest du Pays de Galles, à plus de 160 kilomètres de là.

Surprise : les chercheurs ont pu déterminer que ces personnes ont habité tout près du site d'origine des fameuses pierres bleuesprésentes à Stonehenge. Ont-elles fait partie du convoi qui a acheminé ces blocs de roche que l'on ne trouve qu'en ce lieu unique des collines de Preseli et de ses alentours ? Les archéologues n'en ont pas la certitude mais ils ont tout de même été frappés par le rapprochement des dates de ces ossements avec celles de l'érection des pierres. C'est la même période : « [...] bien que nous ne puissions pas prouver que ce sont les os des gens qui les ont amenés, il doit au moins y avoir une relation, a expliqué au Guardian John Pouncett, l'un des auteurs de l'étude publiée dans Nature Scientific ReportsLa plage de dates augmente la possibilité que des siècles durant, des personnes aient pu être amenées à Stonehenge pour y être enterrées avec les pierres ».

Le strontium a fait parler les restes des personnes enterrées à Stonehenge

Les 56 trous d'Aubrey doivent leurs noms à John Aubrey qui, le premier, mit au jour ce cercle extérieur à ceux des pierres debout (l'homme voyait en Stonehenge un lieu de culte celtique). Les ossements furent découverts au fond de ces trous quelque trois siècles plus tard, en 1920, par le colonel William Hawley lequel, après les avoir prélevés les réenterra grossièrement dans un seul et même trou. Jusqu'à récemment, ces cavités disposées à des intervalles réguliers étaient supposées avoir accueilli de grands piliers de bois, 3.000 ans avant notre ère, mais de minuscules morceaux de pierres bleues y furent retrouvés suggérant désormais qu'elles y furent disposées dans un premier temps, avant d'être déménagées vers un autre cercle (ce qui est arrivé plusieurs fois à l'intérieur de la structure). Était-ce l'œuvre de Gallois ?

C'est grâce à des analyses des isotopes de strontium que l'équipe a pu faire parler les restes de ces corps qui ont été brûlés sur un bûcher. C'est une technique inédite qui fut d'abord expérimentée par Christophe Snoeck, alors en doctorat à l'université d'Oxford, sur des os de cochons brûlés. Se décrivant comme « ingénieur chimiste amoureux d'archéologie », le jeune chercheur s'est donc concentré sur les atomes les plus lourds, ceux du strontium, les rares qui aient pu résister à des températures élevées. « La crémation détruit toute lamatière organique, y compris l'ADN, mais la matière inorganique survit », a-t-il déclaré. « [...] aucune altération n'a été observée », a-t-il ajouté.

Alors, qui étaient les défunts ? Des personnalités importantes ? Visiblement, elles ont passé leurs dernières années près de l'endroit où furent exploitées les pierres bleues mais en étaient-elles natives ? Combien de temps ont-elles vécu là-bas ? Pourquoi ont-elles été inhumées sur le site de Stonehenge ? Cela fait encore beaucoup de questions sans réponses. L'histoire de ce site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et affublé de nombreuses légendes est loin d'être terminée.

  • Les premiers aménagements à Stonehenge dateraient de 5.000 ans.
  • Les ossements brûlés retrouvés dans certains trous d’Aubrey qui composent le cercle extérieur appartenaient à 25 individus.
  • Au moins 10 d’entre eux avaient vécu leurs dernières années au Pays de Galles, près du site où ont été prélevées les pierres bleues de Stonehenge.

Auteur : Xavier Demeersman, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-stonehenge-t-il-ete-construit-gallois-72325/

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jeudi 6 septembre 2018

Huit maladies qu’on croyait disparues et qui reviennent

 


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Gale, rougeole, syphilis, tuberculose : elles ont causé des millions de morts avant qu'on ne découvre enfin un traitement. Sauvés ? Non, car ces maladies que l'on pensait enterrées font leur retour depuis quelques années. Voici pourquoi.

Elle a coûté la vie à Guy de Maupassant, Baudelaire et François 1er. La syphilisa hanté le XIXe siècle et cette maladie sexuellement transmissible semblait appartenir au passé, vaincue par les antibiotiques. Pourtant, la syphilis a refait surface en France depuis 2000 et l'augmentation est constante selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Plus de 1.000 cas ont été déclarés en 2014, un chiffre sans doute sous-estimé. En cause : une augmentation des pratiques à risque, notamment dans la communauté homosexuelle masculine. Non traitée, la syphilis peut entraîner des lésions de la peau et des complications graves au niveau du cerveau, des nerfs ou des yeux.

Les pratiques sexuelles à risque ont entraîné le retour de la syphilis en France. © Institut Pasteur, Antoinette Ryter

Le scorbut, conséquence de mauvaises pratiques alimentaires

Le scorbut, dû à une carence en vitamine C et qui décimait les marins au XVIIIesiècle, est de retour dans les pays riches. Ces dernières années, plusieurs cas ont été enregistrés en Australie, en France, au Québec et au Royaume-Uni. Étonnant, car même une très faible dose de vitamine C suffit à éviter cette maladie, qui provoque des hématomes, hémorragies et des défauts de cicatrisation pouvant entraîner la mort. Mais avec les mauvaises habitudes alimentaires actuelles, certaines personnes ne consomment pratiquement plus de fruits ni de légumes. Sans aller jusqu'au scorbut, au moins un tiers de la population présente un déficit en vitamine C.

Une alimentation trop pauvre en vitamine C peut conduire au scorbut. © PxHere

La gale touche les petits et les personnes âgées

Maladie infectieuse due à un parasite de la peau, le sarcopte, la gale est en recrudescence ces dernières années notamment dans crèches, écoles et maisons de retraite, où elle se propage rapidement. Plusieurs cas ont été enregistrés en 2018 dans le sud de la France.

Se manifestant par un prurit généralisé, la gale est aujourd'hui heureusement bien soignée avec un simple traitement, alors qu'au Moyen-Age elle entraînait parfois des complications graves. Pour l'éviter, il est nécessaire de respecter une hygiène stricte et de laver tous les vêtements et objets en contact prolongé avec une personne affectée.

La rougeole, un retour dû à la défiance envers la vaccination

22 personnes sont décédées de la rougeole en France depuis 2008 et plus de 24.500 cas ont été déclarés entre 2008 et 2017 selon l'InVS. Cette recrudescence est due à la défiance croissante envers la vaccination. Bien qu'elle soit désormais obligatoire, on atteint seulement 90 % de gens vaccinés avec une dose et 80 % vaccinés avec deux doses, ce qui est insuffisant pour éviter l'extension de la maladie.

La rougeole n'est sont pourtant pas une maladie anodine : elle peut entraîner des complications graves comme des infections pulmonaires et des encéphalites, ou même se révéler mortelle chez les nourrissons ou les personnes immunodéprimées.

Avec le recul de la vaccination, on observe une recrudescence de rougeole en France. © Institut Pasteur, Nadège Cayet

La polio revient quand la vaccination recule

18 ans après sa disparition, la poliomyélite a fait son retour en Papouasie-Nouvelle Guinée en juin 2018. Avant la généralisation du vaccin à la fin des années 1980, cette maladie virale était un des plus terribles fléaux de l'enfance, touchant plus de 600.000 enfants par an dans le monde restant parfois handicapés à vie.

Mais suite à son éradication, certains pays en voie de développement négligent le maintien de la couverture vaccinale à un niveau suffisant et l'on assiste alors à un retour du virus, parfois sous une forme mutante. Une centaine de cas sont encore recensés chaque année, selon l'OMS.

Un relâchement de la couverture vaccinale a entraîné le retour de la poliomyélite dans plusieurs pays. © Institut Pasteur, Charles Dauguet

La lèpre est toujours là

Transmise par une bactérie infectieuse, la lèpre est l'une des plus anciennes maladies décrites dans le monde, remontant à l'Antiquité. Durant l'histoire, les lépreux étaient condamnés à vivre reclus et stigmatisés.

Ces 20 dernières années, plus de 12 millions de patients ont heureusement été guéris, et la maladie a été éradiquée dans la majeure partie du monde. Mais elle reste endémique dans 14 pays, notamment en Afrique. 210 000 nouveaux cas ont encore été répertoriés en 2017, car la lèpre est difficile à contrôler en raison de son incubation très lente.

La lèpre est une maladie grave et stigmatisante. © Institut Pasteur, Pierre Ravisse

La tuberculose reste meurtrière

Dans les années 1980, il semblait que la tuberculose allait complètement disparaître. Pourtant, une résurgence s'observe depuis ces 20 dernières années et elle demeure la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde.

En France, sa prévalence est de 7,2 cas pour 100.000 habitants et l'affection reste préoccupante parmi les populations précarisées (SDF, migrants...). De plus, à peine la moitié des traitements sont effectivement achevés, s'inquiète Arnaud Trébucq, spécialiste de la tuberculose, s'exprimant dans le BEH. Cette maladie pulmonaire et contagieuse se soigne pourtant bien par antibiotiques.

Malgré les traitements existants, la tuberculose demeure la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. © Institut Pasteur, Mary Jackson et Stéphanie Guadagnini

Le botulisme n'a pas disparu

Provoqué par la toxine extrêmement puissante de la bactérie Clostridium botulinum, le botulisme a été identifié en 1895. Cette maladie, qui entraîne une paralysie des membres et des muscles respiratoires pouvant conduire à une asphyxie mortelle, a été favorisée au début du XXe siècle avec l'essor des conserves industrielles pas encore bien stérilisées.

Aujourd'hui, son incidence est faible mais plusieurs cas sévères ont été enregistrés en France ces dernières années, notamment après l'ingestion de charcuterie artisanale ou de conserves de légumes faites maison.

Botulisme : attention aux conserves et charcuteries faites maison. © Institut Pasteur, CRBIP, Jean-Marc Panaud
  • L'éradication d'une maladie peut sembler définitive et ne pas l'être.
  • Une dégradation des conditions d'hygiène, de mauvaises pratiques alimentaires ou sexuelles ou encore un recul de la couverture vaccinale permettent le retour de pathologies considérées comme anciennes.

Auteure : Céline Deluzarche, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/personnalites/environnement-celine-deluzarche-1390/

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mardi 4 septembre 2018

Laissez la vie sauve aux araignées de la maison

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Parole d’entomologiste !

Il sera probablement dur de vous convaincre, mais laissez-moi essayer : ne tuez pas la prochaine araignée que vous croiserez chez vous. Pourquoi pas ? Car les araignées sont une partie importante de la nature ainsi que de l’écosystème domestique.

Des araignées vivent chez vous

Les gens aiment penser que leur logement est sûr et isolé du monde extérieur. Pourtant, de nombreux types d’araignées peuvent y être retrouvés. Certaines sont accidentellement piégées, alors que d’autres ne sont que des visiteuses temporaires. Quelques espèces s’épanouissent même à l’intérieur, y passant leur vie avec plaisir, et se reproduisant.

Ces arachnides sont généralement discrets, et presque toutes les araignées que vous rencontrez ne sont ni agressives ni dangereuses. Elles peuvent même offrir leurs services, en dévorant des parasites – et certaines mangent même d’autres araignées.

Une Malmignatte des maisons achève une proie attrapée dans sa toile. 
Matt Bertone, CC BY-ND

Mes collègues et moi avons mené une enquête dans 50 maisons de Caroline du Nord pour inventorier quels arthropodes vivent sous nos toits. Chaque foyer visité abritait des araignées : en particulier la Malmignatte des maisons et les pholques.

Un pholque, parfois appelé papa longues jambes (à ne pas confondre avec les faucheurs). 
Matt Bertone, CC BY-ND

Ces deux espèces construisent des toiles, où elles guettent, à l’affût d’une proie à attraper. Les pholques laissent quelques fois leurs toiles pour chasser d’autres araignées qui s’aventurent sur leur territoire, imitant une proie afin de capturer leurs cousins pour le dîner.

Les araignées sont utiles !

Bien qu’elles soient des prédateurs généralistes, susceptibles de manger quiconque croisera leur chemin, les araignées attrapent régulièrement des organismes nuisibles, voire des insectes porteurs de maladies – comme les moustiques. Certaines espèces africaines d’araignées sauteuses préfèrent même manger des moustiques remplis de sang.

Tuer une araignée ne coûtera donc pas seulement la vie de l’arachnide, mais supprimera un chasseur important de votre foyer.

Il est normal de craindre les araignées. Elles ont beaucoup trop de pattes et sont presque toutes venimeuses – même si la majorité des espèces ont un venin trop faible pour poser problème aux humains, dans l’hypothèse où leurs crocs arriveraient à traverser votre peau. Les entomologistes eux-mêmes peuvent céder à l’arachnophobie. Quelques arachnologues ont surpassé leur peur en observant et en travaillant avec ces créatures fascinantes. S’ils peuvent le faire, vous aussi !

"Doctor Spider" - Dr Fiona Cross

L’histoire d’une arachnologue terrifiée toute sa vie par les araignées, mais devenue finalement fascinée par ces créatures à huit pattes.

(Aotearoa Science Agency/YouTube, 2018).

Les araignées n’en ont pas après vous et préfèrent plutôt éviter les humains ; nous sommes beaucoup plus dangereuses pour elles qu’inversement. Leurs morsures sont très rares. Bien qu’il existe quelques espèces ayant une importance médicale, comme la veuve noire et la recluse brune, leurs morsures sont exceptionnelles et provoquent rarement de sérieux problèmes.

Si vous ne pouvez vraiment pas supporter cette araignée vivant dans votre maison, votre appartement, votre garage, ou ailleurs, au lieu de l’écraser, essayer plutôt de la capturer et de la relâcher à l’extérieur. Elle trouvera un autre lieu à visiter, et les deux camps seront plus heureux de ce dénouement.

Mais si vous arrivez à le supporter, ce n’est pas grave d’avoir des araignées chez vous. En fait, c’est même normal. Et honnêtement, même si vous ne les voyez pas, elles seront toujours là. Privilégiez donc une approche tolérante envers la prochaine araignée dont vous croiserez le chemin.

Auteur :  Matt Bertone - Extension Associate in Entomology, North Carolina State University (https://theconversation.com/profiles/matt-bertone-471762)

Source : https://theconversation.com/parole-dentomologiste-laissez-la-vie-sauve-aux-araignees-de-la-maison

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lundi 3 septembre 2018

Le toucan

 

Les toucans de Guyane sont des oiseaux colorés au bec proéminent. Ici, un toucan d'Amérique tropicale. © Fintanobrien, DP

Les toucans possèdent un bec d'une grande taille mais à quoi leur sert-il ? Découvrez-le au cours de ce voyage en Guyane, à la rencontre de ces oiseaux hors norme.

Le bec des toucans leur sert surtout à atteindre les fruits situés aux extrémités fragiles et fines des branches, qui ne supporteraient pas leur poids.

Les toucans ne sont pas que frugivores. Ils s'alimentent aussi d'œufs, d'oisillons et de lézards. La couleur vive du bec des toucans, ajoutée à la proéminence de celui-ci, dissuade les parents des nichées convoitées d'attaquer. Il se pourrait aussi que le bec de cet oiseau ait une fonction sociale chez ces animaux qui vivent parfois en groupe. En Guyane, les toucans sont appelés « gros becs ».

Cette énorme et volumineuse structure est en fait très légère. Il arrive même qu'elle se casse. Si elle n'est pas lourde, elle crée en revanche des contraintes aérodynamiques importantes lorsque l'oiseau vole. Le vol des toucans est caractéristique, sinusoïdal, fait de phases ascendantes et descendantes.

Habitat : où vit le toucan ?

Les toucans ne vivent que dans les régions chaudes d'Amérique du Sud, du Mexique jusqu'au nord de l'Argentine.

À cause de leur bec, de leurs couleurs et de leur taille (souvent respectable), bref, de leur beauté, les toucans font partie des oiseaux les plus populaires de toute l'Amérique. Pourtant, les ornithologues (scientifiques qui étudient les oiseaux) connaissent encore bien mal leur vie.

Description du toucan

Pour commencer, on ne connaît pas précisément le nombre d'espèces de toucans : il en existe environ une quarantaine, entre 35 et 42 selon les scientifiques. Ce travail de recensement est assez complexe car certaines espèces se ressemblent beaucoup.

Les toucans ont été classés en 3 groupes :

  • les toucanets, de petite taille ;
  • les araçaris, de taille moyenne ou petite et aux couleurs dominantes vert, jaune et rouge ;
  • les toucans, de grande taille et au plumage largement marqué de noir.

Nourriture : que mange le toucan ? Fruits, insectes, œufs et oisillons

Les toucans sont des oiseaux frugivores (ils mangent principalement des fruits).

Cependant, ils mangent aussi, à l'occasion, des insectes ou des oisillons et parfois des œufs en allant piller le nid des autres. Les jeunes toucans, en particulier, ont besoin d'un complément à leur régime pour faciliter leur croissance, les fruits n'étant pas suffisants.

Reproduction des toucans : des oiseaux cavernicoles

Les toucans se reproduisent dans des cavités d'arbre : ils sont dits « cavernicoles ». Ils utilisent à cet effet d'anciens nids de pics ou des trous dus par exemple à la chute d'une branche. Les araçaris utilisent toute l'année ces cavités pour passer la nuit.

Les bébés toucans dans des œufs blancs

Comme toutes les espèces cavernicoles, les toucans pondent des œufs blancs :

  • d'une part, ces œufs n'ont pas besoin d'être camouflés à l'aide de couleurs différentes, comme le font certains autres oiseaux ;
  • d'autre part, le blanc les rend plus visibles pour les deux parents qui les couvent ; c'est quand même plus stimulant pour le père ou la mère de voir ses œufs !

De 2 à 4 œufs sont pondus puis couvés pendant un peu plus de deux semaines. Quand les oisillons naissent, ils sont tout nus et aveugles. Il leur faudra souvent près de 7 semaines avant de quitter le nid, alors que deux semaines suffisent à un jeune bleuet (tangara évêque) pour s'envoler.

Prédateurs des toucans : singes, serpents et aigles ornés

Les toucans ont peu de prédateurs lorsqu'ils sont adultes. Les singes ou certains serpents peuvent cependant piller leurs nids.

Le spizaète orné, un aigle puissant, reste toujours une menace, même pour les adultes, car il peut les capturer grâce à ses attaques foudroyantes.

Les toucans en danger

L'Homme est en fait le plus grand danger : il détruit la forêt, lieu de vie des toucans, et il les chasse parfois sans aucune retenue. D'ailleurs, à cause de l'Homme, les toucans ont déjà disparu de certaines zones. Cela a été constaté au Brésil, en Guyane ; les toucans sont devenus rares sur la côte.

Il est difficile de protéger les toucans en créant de petites réserves naturelles car ces oiseaux ont l'habitude d'effectuer régulièrement de véritables migrations, à la recherche de nourriture.

Auteur : Paul Siffert

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/animaux-toucans-guyane-droles-oiseaux-433/

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samedi 1 septembre 2018

Bienfaits du quinoa

 

quinoa

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1: le quinoa est très nutritif

Le Quinoa est un grain de récolte qui est cultivé pour ses graines comestibles. Il est prononcé KEEN-wah.

Techniquement ce n’est pas un grain de céréale, mais plutôt une pseudo-céréale.

En d’autres termes, c’est essentiellement une «semence» qui est préparée et consommée de manière similaire à un grain.

Auparavant, le Quinoa était une culture importante pour l’Empire Inca. Ils s’y sont référés comme étant la «mère de tous les grains » et le croyaient sacré.

Il a été consommé depuis des milliers d’années en Amérique du Sud, bien qu’il ne devienne à la mode et aurait atteint « le statut de super aliment » que depuis quelques années.

Ces jours-ci, vous pouvez trouver le quinoa et les produits fabriqués avec partout dans le monde, en particulier dans les magasins et les restaurants qui mettent l’accent sur les aliments naturels.

Il en existe trois principaux types: blanc, rouge et noir.

Voici à quoi ils ressemblent:

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Voici les nutriments contenus dans 1 tasse (185 grammes). Ceci vaut pour le quinoa cuit :

  • Protéines : 8 grammes.
  • Fibre : 5 grammes.
  • Manganèse : 58% des AJR.
  • Magnésium : 30% des AJR.
  • Phosphore : 28% des AJR.
  • Folate : 19% des AJR.
  • Cuivre : 18% des AJR.
  • Fer : 15% des AJR.
  • Zinc : 13% des AJR.
  • Potassium : 9% des AJR.
  • Plus de 10% de l’AJR pour les vitamines B1, B2 et B6.
  • De petites quantités de calcium, B3 (niacine) et la vitamine E.
  • Cela vient avec un total de 222 calories, avec 39 grammes de glucides et 4 grammes de graisses. Il contient également une petite quantité d’acides gras oméga-3.

Le quinoa est non-OGM, sans gluten et est généralement cultivé organiquement. Même s’il n’est techniquement pas un grain, il compte comme un aliment de grain entier.

Les Scientifiques de la NASA l’ont étudié comme une culture apte à être cultivée dans l’espace, principalement, en se basant sur sa haute teneur en éléments nutritifs, sa facilité d’utilisation et sa croissance facile.

L’année 2013 a été en fait appelé « L’Année internationale du quinoa » par l’Organisation des Nations Unies (ONU), en fonction de sa valeur nutritive élevée et le potentiel de contribuer à la sécurité alimentaire dans le monde.

Conclusion : Le quinoa est une graine comestible qui est devenue très à la mode parmi les personnes conscientes de leur santé. Il est chargé en de nombreux éléments nutritifs importants.

2: le quinoa contient des composés de plante, Quercétine et Kaempférol

Les effets sur la santé des aliments réels vont bien au-delà des vitamines et des minéraux que nous connaissons tous.

Il y a des traces de milliers d’éléments nutritifs là-dedans, dont certains sont extrêmement sains.

Cela comprend des molécules intéressantes appelées flavonoïdes, qui sont des antioxydants de plantes découverts capables d’avoir toutes sortes d’effets bénéfiques sur la santé.

Deux flavonoïdes ont été particulièrement bien étudiés qui sont la quercétine et le kaempférol, se trouvent en grandes quantités dans le quinoa.

En fait, la teneur du quinoa en quercétine est encore plus élevée que les aliments typiques connus riche en quercétine comme les canneberges.

Ces molécules importantes se sont révélées avoir des propriétés anti-inflammatoires, antivirales, anti-cancéreuses et des effets antidépresseurs dans les études animales.

En incluant le quinoa dans votre alimentation, vous allez augmenter considérablement votre consommation totale de ces (et autres) éléments nutritifs importants.

Conclusion : Le quinoa contient de grandes quantités de flavonoïdes, y compris la quercétine et le kaempférol. Ce sont des antioxydants de plantes puissants avec de nombreux avantages pour la santé.

3: le quinoa est très riche en fibres, beaucoup plus que la plupart des céréales

Un autre avantage important du quinoa est qu’il est riche en fibres.

Une étude portant sur 4 variétés de quinoa a trouvé un contenu compris entre 10 et 16 grammes de fibres, par 100 grammes de quinoa.

Cela équivaut à 17-27 grammes par tasse, ce qui est très élevé, plus de deux fois plus élevé que la plupart des céréales. Le quinoa cuit contient beaucoup moins de fibres, car il absorbe beaucoup d’eau.

Malheureusement, la plupart des fibres sont insolubles, ce qui ne semble pas avoir les mêmes avantages pour la santé que les fibres solubles.

Cela étant dit, la teneur en fibres solubles est d’environ 2,5 grammes par tasse (ou 1,5 grammes pour 100 grammes), ce qui est encore décent.

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Il existe de nombreuses études montrant que la fibre soluble peut aider à réduire les niveaux de sucre dans le sang, abaisser le cholestérol, augmenter le seuil de plénitude et aide à la perte pondérale.

Conclusion : Le quinoa est beaucoup plus riche en fibres que la plupart des céréales, avec une étude qui a découvert 17-27 grammes de fibres par tasse.

4. Il est sans gluten et donc parfait pour les personnes ayant une intolérance au gluten

Selon une enquête faite en 2013, environ un tiers des personnes aux États-Unis sont en train d’essayer de minimiser ou d’éviter le gluten.

Un régime sans gluten peut être bon pour la santé, tant qu’il est basé sur des aliments qui sont naturellement sans gluten.

Les problèmes se posent lorsque les gens consomment des aliments « sans gluten » à base de féculents raffinés à la place.

Ces aliments ne sont pas mieux que leurs homologues contenant du gluten, parce la malbouffe sans gluten est toujours de la malbouffe.

De nombreux chercheurs se sont penchés sur le quinoa comme un ingrédient convenable dans un régime sans gluten, pour les personnes qui ne veulent pas renoncer à des aliments comme le pain et les pâtes.

Des études ont montré qu’en utilisant le quinoa au lieu d’ingrédients sans gluten typiques comme le tapioca raffiné, les pommes de terre, le maïs et la farine de riz, il peut considérablement augmenter la valeur nutritive et anti-oxydante de l’alimentation.

Conclusion : Le quinoa est naturellement exempt de gluten et l’utiliser à la place des ingrédients typiques sans gluten peut augmenter la valeur anti oxydative et nutritionnelle d’un régime sans gluten.

5. Le quinoa est très riche en protéines, il contient tous les acides aminés essentiels

La protéine est faite d’acides aminés. Certains d’entre eux sont appelés «essentiels» parce que nous ne pouvons pas les produire et avons besoin de les obtenir à partir de l’alimentation.

Si un aliment contient tous les acides aminés essentiels, il est considéré comme une protéine « complète ».

Le problème est que de nombreux aliments d’origine végétale sont déficients en certains acides aminés essentiels tels que la lysine.

Cependant, le quinoa est une exception, car il contient tous les acides aminés essentiels. Pour cette raison, c’est une excellente source de protéines. Il a à la fois plus et mieux de protéines que la plupart des céréales.

Avec 8 grammes de protéines de qualité par tasse, le quinoa est une excellente source de protéines à base de plantes pour les végétariens et les végétaliens.

Conclusion : Le quinoa est riche en protéines par rapport à la plupart des aliments d’origine végétale. Il contient également tous les acides aminés essentiels dont nous avons besoin.

6. Le quinoa a un faible indice glycémique, ce qui est bon pour le contrôle de la glycémie

L’index glycémique permet de mesurer la rapidité avec la quelle les aliments augmentent le taux de sucre dans le sang.

Il est connu que manger des aliments qui ont un index glycémique élevé peut stimuler la faim et contribuer à l’obésité.

Ces aliments ont également été associés à la plupart des maladies chroniques occidentales qui sont si communes aujourd’hui, comme le diabète de type 2 et les maladies cardiaques.

Le quinoa a un index glycémique de 53, ce qui est considéré comme faible.

Cependant, il est important de garder à l’esprit qu’il est encore assez élevé en glucides. Ce n’est donc pas un bon choix pour un régime faible en glucides.

Conclusion : L’index glycémique du quinoa est d’environ 53, ce qui est considéré comme faible. Cependant, il est encore relativement élevé en hydrates de carbone.

7. Le quinoa est riche en minéraux importants comme le fer et le Mmagnésium

Il y a beaucoup de nutriments qui ont tendance à faire défaut dans notre alimentation moderne.

Cela est particulièrement vrai pour certains minéraux, en particulier le magnésium, le potassium, le zinc et le fer (pour les femmes).

Fait intéressant, le quinoa est très riche en ces 4 minéraux. Il est particulièrement riche en magnésium, avec environ 30% des AJR dans une tasse.

Le problème est qu’il contient également une substance appelée acide phytique, qui peut se lier à ces minéraux et réduire leur absorption.

Cependant, par trempage et/ou germination du quinoa avant la cuisson, vous pouvez réduire la teneur en acides phytiques et rendre ces minéraux plus bio-disponibles.

Le quinoa est également assez riche en oxalates, qui réduisent l’absorption du calcium et peuvent causer des problèmes pour certains individus ayant des calculs rénaux récurrents.

Conclusion : Le quinoa est très riche en minéraux, mais l’acide phytique peut en partie les empêcher d’être absorbés. Le trempage ou encore la germination peuvent dégrader la plupart des acides phytiques.

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8. Le quinoa a des effets bénéfiques sur la santé métabolique

Compte tenu de la grande quantité de ses nutriments bénéfiques, il est logique que le quinoa puisse conduire à l’amélioration de la santé métabolique.

Bien que cela doit être étudié de manière plus approfondie, j’ai trouvé deux études (une chez l’homme, l’autre chez le rat) qui ont examiné les effets du quinoa sur la santé métabolique.

L’étude sur l’homme a constaté que l’utilisation du quinoa à la place du pain et des pâtes typiques sans gluten réduisait significativement les niveaux de glycémie sanguine, d’insuline et de triglycérides.

L’étude chez les rats a trouvé que l’ajout du quinoa à un régime alimentaire riche en fructose aurait presque complètement inhibé les effets négatifs du fructose.

Conclusion : Deux études, l’une chez l’homme et l’autre chez le rat montrent que le quinoa peut améliorer la santé métabolique, dont l’abaissement de la glycémie et des taux de triglycérides.

9. Le quinoa est très riche en antioxydants

Il se trouve aussi que le quinoa soit très riche en antioxydants.

Les antioxydants sont des substances qui neutralisent les radicaux libres et sont censées aider à lutter contre le vieillissement et de nombreuses maladies.

Une étude portée sur les antioxydants présents dans 10 aliments : 5 céréales, 3 pseudo-céréales et 2 légumineuses.

Le quinoa avait la teneur la plus élevée en antioxydants de ces 10 aliments.

Permettre aux graines de germer semble augmenter encore plus leur teneur en antioxydants.

Conclusion : Le quinoa semble être très riche en antioxydants, qui sont encore plus augmentés après la germination des graines.

10. Le quinoa peut vous aider à perdre du poids

Afin de perdre du poids, nous avons besoin de prendre moins de calories que nous en brûlons.

Il est connu que certaines propriétés des aliments peuvent faciliter ce processus, soit en augmentant le métabolisme (en augmentant les calories brûlées) ou en réduisant l’appétit (en diminuant l’apport calorique).

Fait intéressant, le quinoa présente plusieurs de ces propriétés.

Il est riche en protéines, ce qui peut à la fois augmenter le métabolisme et réduire l’appétit de façon significative.

La quantité élevée de fibres devrait également contribuer à augmenter la sensation de satiété, ce qui vous fait manger moins de calories globalement.

Le fait que le quinoa ait un faible index glycémique est une autre caractéristique importante, mais le choix de ces aliments a été lié à un apport calorique réduit.

Bien qu’il n’y ait actuellement aucune étude qui se soit penché sur les effets du quinoa sur le poids corporel, il semble intuitif que cela pourrait être une partie utile lors d’un régime alimentaire sain de perte pondérale.

Conclusion : Le quinoa est riche en fibres et en protéines et a un faible index glycémique. Ces propriétés sont toutes liées à une perte de poids et une amélioration de la santé.

11. Le quinoa est facile à intégrer dans le régime alimentaire

Le dernier point n’est pas un avantage pour la santé, mais toujours incroyablement important.

C’est le fait que le quinoa soit très facile à intégrer dans votre alimentation.

Il est également savoureux et se marie bien avec de nombreux aliments.

Selon le type de quinoa, il peut être important de le rincer avec de l’eau afin de se débarrasser de saponines qui se trouvent sur la couche externe et peuvent lui donner un goût amer.

Cependant, certaines marques ont déjà été rincées, donc cela peut ne plus être nécessaire.

Vous pouvez acheter le quinoa dans la plupart des magasins d’aliments naturels et de nombreux supermarchés.

Il peut être prêt à manger en quelques 15 à 20 minutes :

  • Mettez 2 tasses d’eau dans une casserole, et allumez le feu.
  • Ajoutez 1 tasse de quinoa cru, avec une pincée de sel.
  • Faites bouillir pendant 15-20 minutes.
  • Bon Appétit.

Il devrait maintenant avoir absorbé la majeure partie de l’eau et vous obtenez un aspect pelucheux. S’il est bien fait, il devrait avoir une saveur de noisette douce et croquante.

De plus, il y a des dizaines d’autres délicieuses façons d’utiliser le quinoa.

Pourquoi vous devriez essayer le quinoa ?

En fin de compte, le quinoa est l’un des aliments les plus sains et les plus nutritifs de la planète. C’est un fait.

Auteurs :  Therapeutes magazine

Source : authoritynutrition.com

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