samedi 29 septembre 2018

Les fleurs amènent la pluie !!!

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Dans l'atmosphère, le pollen libéré par les fleurs s'éparpille sous l'effet de l'humidité en de minuscules particules qui peuvent favoriser la formation des nuages.

Conséquence : les fleurs font la pluie et le beau temps.

Mais la chercheuse se demandait ce qui arrivait aux particules de pollendans l'air, celles-là mêmes qui causent des allergies. Or la littérature scientifique sur ce sujet signale bien que le pollen peut se séparer en de minuscules morceaux et ainsi favoriser la réponse allergique.

Ces petits grains pourraient-ils aussi avoir une influence sur le climat tout comme les aérosols, de fines particules suspendues dans l'air qui jouent un rôle dans la formation des nuages ?

Pour le savoir, les chercheurs de l'université du Michigan ont réalisé des expériences sur du pollen de chêne, de pacanier, de cèdre, de bouleau, de pin et d'ambroisie.

Ces plantes représentent des sources importantes de pollen aux États-Unis.

Ceux-ci ont été imbibés d'eau puis dispersés sous forme de spray avec un atomiseur dans une chambre de « fabrication des nuages », du laboratoire de Sarah Brooks, professeur de sciences atmosphérique.

En résumé, quand les arbres émettent du pollen, ils pourraient favoriser la formation des nuages et la pluie qui nourrit en retour les arbres.

Le pollen transporté par le vent pourrait donc influencer le climat, suggérant ainsi un nouveau lien entre les plantes et l'atmosphère.

Donc, le pollen ne sert pas qu'à la reproduction des plantes, mais aussi à celle des nuages !

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Auteure : Marie-Céline Ray, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/fleurs-science-decalee-fleurs-amenent-pluie-58169/

1) Evy - signature animée Titi

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

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vendredi 28 septembre 2018

Galilée : on a découvert la lettre originelle raturée pour rassurer l'Inquisition

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La version non édulcorée de la missive de Galilée, envoyée à l'Église et exposant sa théorie de la Terre tournant autour du Soleil, vient d'être retrouvée. La preuve que le scientifique a cherché à amadouer l'Inquisition.

Comme il existe de nombreuses copies de toutes ces lettres, on n'avait jusqu'ici jamais eu le fin mot de l'histoire. Mais aujourd'hui, la lettre originale vient d'être redécouverte à la Royal Society à Londres, révèle le journal Nature. En possession de l'académie scientifique depuis 250 ans, elle avait été mal classée dans les archives. C'est à l'occasion d'un tout autre sujet qu'un post-doctorant italien a mis la main dessus, cet été, en parcourant le catalogue en ligne. Dans cette lettre, envoyée le 21 décembre 1613 par Galilée à son ami Benedetto Castelli, un mathématicien de l'université de Pise, il défend la théorie de Copernic, présentée 70 ans plus tôt, selon laquelle la Terre n'est pas immobile au centre de l'Univers mais tourne autour du Soleil. Il explique que les références de la Bible à des faits astronomiques ne doivent pas être « prises à la lettre » et que les ecclésiastiques n'ont « pas la compétence pour juger ces choses ».

La lettre originale, envoyée en 1613 par Galilée, comporte les ratures et modifications apportées deux ans plus tard par l’astronome en vue d’apaiser l’Inquisition. © The Royal Society

Galilée a adouci le ton de sa lettre

Plusieurs éléments attestent de l'authenticité de la lettre de sept pages. L'écriture est similaire à celle de la deuxième lettre conservée au Vatican. Signée « G.G », pour Galileo Galilei, elle porte des corrections de la main du scientifique italien suggérant des modifications plus acceptables pour l'Église. Par exemple, dans sa première version, il se réfère à un passage de la Bible comme étant « faux au sens littéral des mots ». Dans la deuxième version, le mot « faux » est remplacé par « semble différent de la vérité ». Plusieurs autres passages ont aussi été effacés et raturés. Ces retouches ont été faites après coup par Galilée, après que Benedetto Castelli lui a renvoyé la lettre. Galilée envoie alors à Rome la deuxième lettre avec ces altérations, prétendant que la première version qui circule est un faux.

Malgré cette tentative de rattrapage, l'Inquisition ne lâche pas Galilée et l'avertit en 1616 qu'il va devoir abandonner son appui au modèle de Copernic 70 ans plus tôt. L'astronome italien persévère pourtant et publie en 1632 « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde », un argumentaire sur les différentes preuves en faveur ou non des deux modèles. En réplique, l'Inquisition le convoque à Rome pour subir un procès. En 1633, il est condamné pour hérésie et son livre est interdit. Contraint de s'abjurer, Galilée est condamné à une peine de prison commuée par le Pape en assignation à résidence, qui durera jusqu'à son décès, neuf ans plus tard.

« Le problème de Galilée, c'est qu'il exposait sa théorie sans preuve réelle », explique Yaël Nazé, astrophysicienne à l'université de Liège. « Même s'il avait raison, il était impossible au XVIe siècle de prouver que la Terre tournait bien autour du Soleil. Le système héliocentrique était en fait plus logique. Il rendait l'ensemble des calculs astronomiques plus simples. » Et comme il était incapable de prouver sa théorie, il n'hésitait pas à tordre les faits ou à en inventer pour convaincre ses interlocuteurs, indique la scientifique.

Auteure : Céline Deluzarche, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-galilee-on-decouvert-lettre-originelle-raturee-rassurer-inquisition-72997/

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jeudi 27 septembre 2018

Aux origines de la phallocratie

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Donald Trump lors du concours Miss Univers en 2015. 
Rodrigo Varela / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Cet article est publié dans le cadre de la Nuit Sciences et Lettres: « Les Origines », qui se tiendra le 8 juin 2018 à l'ENS, et dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez le programme complet sur le site de l'événement.


Quelles sont les origines de la phallocratie, cette domination exercée par les hommes sur les femmes ? Depuis les chefs de l’Antiquité jusqu’à Donald Trump, les leaders masculins se sont servis de figures féminines réelles ou imaginaires – déesses, égéries, mannequins ou groupies –, pour se faire valoir et imposer leur domination.

Les singes dominants

La phallocratie remonte au règne animal, si l’on en croit 

Frans de Waal.

Observant les chimpanzés, ce zoologue identifie le « mâle dominant » : un singe physiquement plus fort que les autres qui s’impose à ses congénères comme un véritable chef politique. Il parvient à s’approprier des réserves de nourriture et à se constituer un harem de femelles dont il rétribue les faveurs en échange de friandises. Le mâle dominant met en place un système de domination basé sur une hiérarchie : il s’érige en souverain de son groupe de chimpanzés. Selon Frans de Waal, cette dominance chez les animaux préfigure les mécanismes de la domination phallocratique, les hommes étant les héritiers directs des singes. Le chimpanzé « dominant » a pour équivalent humain le leader politique, de l’Antiquité à nos jours.

Jean Lecomte du Noüy (1842-1923), « Ramsès dans son harem » (entre 1885 et 1886). 
Patrice Schmidt/Musée d’Orsay

La possession de femmes, symbole de puissance

Les pharaons, comme Amenhotep III (vers 1390-1352 av. J.-C.) ou Ramsès II (vers 1279-1213 av. J.-C.), possédaient – dans tous les sens du terme – des centaines de femmes, installées dans des palais qui leur étaient spécialement destinés.

Le roi perse Darius III aurait eu 360 concubines ; elles formaient un véritable cortège accompagnant le souverain lors de ses déplacements, comme le raconte l’historien antique Quinte-Curce.

Pourquoi posséder autant de femmes ? On conçoit que ces souverains aient souhaité être polygames afin de varier leurs plaisirs érotiques. Mais ils ne profitent pas plus de l’ensemble de leurs femmes qu’un milliardaire peut véritablement jouir de tous ses milliards. À quoi peuvent donc bien servir ces épouses que le chef thésaurise ?

Outre pour son divertissement, il a aussi besoin d’elles pour valoriser sa propre personne. C’est parce qu’il possède plus de femelles que les autres que le singe accède au statut de mâle dominant. La femme est reléguée au statut d’objet ; comme la nourriture ou l’or, elle devient un bien précieux, un faire-valoir. Bien que méprisée dans les sociétés patriarcales, elle n’en constitue pas moins un ingrédient essentiel dans la stratégie de domination des leaders. Darius impressionne ses sujets et conforte sa position de souverain lorsqu’il apparaît en public, suivi de son cortège de concubines. Les pharaons, collectionneurs de femmes, se servaient aussi d’elles comme monnaie d’échanges diplomatiques avec les autres rois du moment.

« Le roi Numa Pompilius écrit le les lois que lui dicte Égérie ».
Peinture d’Ulpiano Checa, 1885.
WikipediaCC BY-SA

Le mythe du chef aimé par une déesse

Il y a 5 000 ans, les souverains sumériens de la cité d’Uruk, au sud de l’actuel Irak, prétendaient qu’ils étaient les amants de la grande déesse Ishtar. Ils avaient en réalité recours à cette divinité pour légitimer leur pouvoir. Ishtar était censée faire don de sa fécondité au chef qu’elle aimait, et parce qu’elle l’aimait. La commémoration annuelle de cette relation servait aussi de cérémonie de réinvestiture symbolique du roi auquel la déesse, amante satisfaite, accordait, en guise de récompense, une nouvelle année de bonheur pour le royaume.

On retrouve ce schéma dans la Rome royale. Numa Pompilius, deuxième roi de la Cité (vers 716-673 av. J.-C., selon la tradition latine) est lui aussi présenté comme l’amant d’une divinité, nommée Égérie. Il tire profit de cette union, car Égérie lui enseigne la connaissance des choses divines et lui dicte la législation qu’il va imposer aux Romains. Comme l’explique l’écrivain antique Plutarque, auteur d’une biographie de Numa, ce mythe, inventé par le pouvoir, avait pour but de faire accepter les lois promulguées par le chef. Le discours politique exploite une prétendue relation amoureuse entre le souverain et la déesse, perçue comme une source de légitimité pour le leader.

Pisistrate et Phyé vêtue en Athéna. 
Turtledove.wikia.com

L’exploitation de l’image féminine par le leader

Le lien amoureux avec la déesse est parfois remplacé par une simple alliance entre la divinité et le chef ; la déesse continuant à jouer son rôle légitimant, mais sans qu’il soit question de relations sexuelles. Lors de son coup d’État, vers 554 av. J.-C., le tyran athénien Pisistrate se fait accompagner par Phyé, une marchande de fleurs, jeune fille remarquable par « sa beauté et ses formes admirables », écrit l’auteur grec Athénée de Naucratis.

Phyé, sorte de mannequin ou de « Miss » de l’époque, est vêtue en guerrière, à l’image de la déesse Athéna. Installée sur un char, aux côtés de Pisistrate, elle est censée le conduire jusqu’à son trône. La mise en scène rencontre un grand succès : Pisistrate est acclamé par la foule. À sa manière, Phyé est l’égérie de Pisistrate, une belle femme servant à promouvoir la carrière du leader masculin.

On retrouve encore à Rome, au Ier siècle av. J.-C., cette figure féminine tutélaire valorisante dans la propagande de Jules César. L’imperator romain affirme qu’il est le descendant de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté. La divinité est son alliée, sa protectrice personnelle ; elle lui inspire sa tactique militaire et lui offre la victoire. Ainsi, c’est à nouveau une figure féminine qui assure le succès du mâle dominant.

Égéries des présidents d’aujourd’hui

Les stratégies des leaders politiques contemporains n’ont pas beaucoup changé depuis l’Antiquité. Le président russe Vladimir Poutine est soutenu par une association, appelée « Armée de Poutine » (Armia Putina), composée de jeunes femmes qui organisent des manifestations à sa gloire. Elles vont jusqu’à déchirer publiquement leur T-shirts en signe de dévotion pour leur champion.

Bien avant de se faire élire président des États-Unis, Donald Trump, alors leader de la finance et du show business, s’est abondamment fait photographier en compagnie de jeunes beautés.

Portrait officiel de Melania Trump. 
By Regine Mahaux Weaver, Hilary (3 April 2017)

Mais, depuis son élection, c’est surtout sa troisième épouse, Melania, ancienne mannequin, qui assume le rôle traditionnellement dévolu à l’égérie du chef. Ses débuts comme First Lady furent pourtant relativement discrets : elle attendit le mois de juin 2017 avant de venir s’installer à la Maison-Blanche.

Désormais, le Président semble avoir bien compris le rôle d’atout de charme qu’elle est susceptible de jouer à ses côtés. Melania Trump revêt les plus belles robes, pose pour les photographes et sa popularité connaît une forte hausse en septembre 2017.

Stratège en communication et mâle dominant, Donald Trump a trouvé en Melania un instrument pour sa propre promotion. Mais cela suppose un minimum de consentement de la part de l’intéressée, car si la femme se rebiffe, elle peut faire vaciller la statue du mâle dominant. On se souvient des dégâts commis par Valérie Trierweiler à l’encontre de François Hollande, en 2014, lors de la publication de son livre : Merci pour ce moment. Melania Trump acceptera-t-elle de jouer jusqu’au bout le rôle de faire-valoir du Président ?

Auteur : 

Déclaration d’intérêts :

Christian-Georges Schwentzel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Partenaires :

Université de Lorraine apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR.


Christian-Georges Schwentzel a publié « La Fabrique des chefs : d’Akhenaton à Donald Trump », éditions Vendémiaire

Source : https://theconversation.com/aux-origines-de-la-phallocratie-

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mercredi 26 septembre 2018

Gratte-ciels futuristes : 10 gagnants du 2018 Skyscraper Competition

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Chaque année, le magazine d'architecture eVolo décerne le prix des meilleurs concepts de gratte-ciels. Le gagnant 2018 est un projet étonnant d'immeuble-origami pouvant être transporté et déployé sur les zones de catastrophes naturelles.

1er : un immeuble origami pour les réfugiés de catastrophes naturelles

Inondationstremblements de terretsunamis... : les catastrophes naturelles ne manquent pas. Le projet Skyshelter.zip, dessiné par trois Polonais, est destiné à loger tous les sans-abris dont la maison a été détruite. Cet immeuble qui se déplie comme un accordéon se transporte facilement par hélicoptère et, à capacité égale, occupe 30 fois moins d'espace au sol que des tentes ou des préfabriqués. La stabilité est assurée par d'immenses ballons gonflés à l'hélium et sa solidité par une structure en métal.

Ce gratte-ciel pliable est rapidement déployable et transportable pour loger des réfugiés après une catastrophe naturelle. © Damian Granosik, Jakub Kulisa, Piotr Pańczyk, eVolo

2e : un temple-ferme japonais

Cet immeuble imaginé pour la ville de Tokyo, au Japon, rassemble sous un même toit un jinja (un sanctuaire shinto) et une ferme verticale rizicole. « Le jinja et le riz sont les deux piliers économiques ancestraux du Pajon », explique son concepteur hong-kongais. Le riz serait ici cultivé en hydroponie sur les toits du sanctuaire, réalisés en matériaux organiques. Adjacents, ces toits permettent un déplacement fluide à travers tout l'immeuble.

À la fois temple shinto et ferme verticale, cet immeuble est destiné à devenir un centre d’attraction pour Tokyo. © Tony Leung, eVolo

3e : la tour anti-incendies

Près de 600.000 hectares et 2.500 maisons ont été ravagés par les incendies de forêt en 2017 au Chili. Partant de ce constat, un architecte chilien a dessiné ce gratte-ciel comme un nouvel habitat à intégrer dans les forêts à risque. Grâce à un système de ventilation ralentissant le vent autour et à une façade qui emmagasine l'humidité, il freine la propagation des flammes. Les terrasses situées tout autour du bâtiment récupèrent l'eau de pluie ou des nuages. Le projet est baptisé Waria Lemuy, ce qui signifie ville-forêt en langage mapudungun, la langue locale.

Cette ville-forêt chilienne prévient la propagation des incendies. © Claudio C. Araya Arias, eVolo

4e : le mur-immeuble contre la désertification

Destiné au Caire, ce gratte-ciel en forme de barrage est un moyen de lutte contre l'avancée du désert. Dans la capitale égyptienne, le Khamsīn, un vent chaud et sec, transporte le sable vers la ville qui est peu à peu engloutie. Le concept est également une solution à l'expansion des bidonvilles : l'immeuble accueille des habitants dans de jolis appartements végétalisés, alimentés en énergie par le vent récupéré de l'autre côté de la façade.

Ce barrage protège la ville contre le sable et permet de loger les habitants des bidonvilles. © Jiangchen Hu, Yining Bei, Xiayu Zhao, Mingwen Zhang, eVolo

5e : l’aéroport vertical

Avec l'essor du transport aérien, les infrastructures aéroportuaires occupent des surfaces en croissance continue : pistes de décollages, autoroutes pour relier les centre-villes, halls géants de départ et d'arrivée... Alors pourquoi ne pas construire... en hauteur ? C'est l'idée audacieuse de ce concept américain, basé sur l'espoir que les avions du futur décolleront et atterriront verticalement. Ils viendront s'immobiliser sur des pistes circulaires installées autour de l'aérogare, elle-même en forme de cercle. Tout sera entièrement automatisé, avec les bagages circulant à haute vitesse dans des tubes et un système de reconnaissance faciale évitant les files d'attente.

Avec l’aéroport vertical, plus besoin de longues pistes de décollage et l'espace au sol est réduit au minimum. © Jonathan Ortega, eVolo

6e : l’immeuble qui purifie l’eau

Le fleuve est quasiment sacré dans la culture indienne. Pourtant, les rivières sont massivement polluées, alors qu'à peine 30 % des eaux usées sont traitées avant d'être déversées dans la nature. D'où ce projet sud-coréen : un immeuble posé sur un fleuve, qui filtre l'eau et la distribue aux villages environnants grâce à un réseau de canalisations. À l'intérieur, les habitants peuvent se promener au milieu de jardins, de forêts et de cascades.

Cette tour transparente filtre l’eau des fleuves et accueille des jardins et même des forêts. © Kang Tae Hwan, Kim Min Jeong, Yun Seo Jun, Lee Se Won, eVolo

7e : la prison pour réhabiliter les détenus

Avec un taux de criminalité parmi les plus élevés des États-Unis, la ville de Detroit accueille 5 % des prisonniers du pays. De l'autre côté, d'immenses quartiers de la ville tombent en ruine suite à l'exode industriel de ces dernières années. Les quatre designers jordaniens de cette « Tour de réhabilitation » veulent changer la donne avec ce gratte-ciel modulaire comprenant trois niveaux. Le premier est occupé par les logements des détenus, le deuxième par des ateliers de travail pour la réinsertion et le troisième par le personnel et les services. Insérés dans le tissu social et modulables, les ateliers s'adaptent à la demande économique des entreprises environnantes.

8e : le « Manhattan du désert »

Aujourd'hui en proie à un conflit sanglant, le Yémen est pourtant un joyau de l'architecture verticale en brique crue séchée, comme dans la cité de Shibam, une ville classée au Patrimoine mondial de l'Unesco. C'est en s'inspirant d'elle que quatre Français ont dessiné ce projet. Comme il est impossible d'agrandir la ville horizontalement, encerclée par un mur d'enceinte, l'idée est d'exploiter le sous-sol en creusant sous les maisons pour les transformer en sorte de gratte-ciels souterrains et respecter leur authenticité. Des ponts relieront les immeubles entre eux pour facilité la mobilité urbaine.

Agrandir la ville fortifiée de Shibam, au Yémen, en respectant sa beauté ancestrale : tel est le défi de ce projet français. © Estelle Filliat, Charlotte Ferreux, Duc Truong, Elias Vogel, eVolo

9e : le Vapolator, récupérateur de condensation

Construit au bord des côtes, ce gratte-ciel baptisé Vapolator récupère l'eau issue de l'évaporation de la mer grâce à sa forme incurvée. Lorsque la vapeur d'eau atteint le sommet de la tour, elle est condensée puis envoyée dans un tube au centre de la structure, qui comprend cinq étages. À chaque étage, l'eau est filtrée et dessalée. Les concepteurs sud-coréens ont aussi prévu de cultiver des plantes à l'intérieur afin de fournir une alimentation aux habitants des villes côtières.

La tour condense l’eau issue de l’évaporation de l’eau de mer puis la filtre pour en faire de l’eau potable. © Seunghwan Jung, Ryeojin Jeon, eVolo

10e : la tour cimetière

Avec l'accroissement de la population, de moins en moins d'espace est disponible pour les cimetières. Dans ce gratte-ciel baptisé Tornado, les urnes funéraires sont placées dans des lanternes volantes qui flottent entre le socle et le sommet. Chaque défunt devient ainsi comme une étoile dans le ciel nocturne, et on peut ajouter des urnes au milieu de la tour qui s'agrandit au fur et à mesure. Un concept très symbolique imaginé par cinq ingénieurs chinois pour la ville de Tokyo.

Ce gratte-ciel virtuel est constitué de lanternes volantes contenant l’urne des défunts. © Yassin Nour Al-tubor, Fawzi Bata, Boran Al-Amro, Yazeed Balqar, eVolo

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mardi 25 septembre 2018

Pourquoi Nemo a trois bandes blanches : l’énigme enfin résolue !

 

Le papa de « Nemo » le plus connu des poissons à trois bandes. Disney Pixar

Les poissons coralliens sont connus pour leur grande diversité de couleurs et de motifs plus étonnants les uns que les autres. On peut citer par exemple le poisson-papillon à bec à bandes jaunes et blanches Paracanthurus hepatus (Chelmon rostratus) qui possède un œil noir sur son corps ou bien le poisson baliste-Picasso dont le nom est lié à ses couleurs vives et aux dessins qu’il possède sur ses flancs.

Myriade de couleurs chez les poissons coralliens. À gauche le poisson à bec, et à droite le poisson baliste-Picasso. J. E. RandallAuthor provided

Parmi ces poissons coralliens, on retrouve aussi le fameux Nemo : poisson-clown star du film d’animation des studios Pixar « le monde de Némo ». Ce petit poisson-clown qui vit en symbiose avec l’anémone de mer est très reconnaissable grâce à son corps orange vif parcouru de larges bandes blanches.

Comment expliquer la myriade de couleurs et motifs arborés par les poissons coralliens ? Comment se forment ces motifs ? Quel est le rôle de ces couleurs ? Notre équipe de chercheurs de l’Observatoire de Banyuls-sur-Mer (France) et de l’Université de Liège (Belgique) ont décidé de s’intéresser à ces questions en étudiant le poisson-clown et ses cousins.

Némo, alias Amphiprion ocellaris, appartient au groupe des poissons-clowns qui compte une trentaine d’espèces. Leur patron de coloration est caractérisé par une robe jaune, orange, brun ou noir avec des bandes blanches verticales composées de cellules réfléchissant la lumière appelées iridophores.

En plus d’autres caractères morphologiques, les espèces de poissons-clowns se distinguent par leur nombre de bandes blanches et la couleur de leur robe. Ainsi, certaines espèces n’ont aucune bande blanche verticale, comme Amphiprion ephippium ; d’autres n’en possèdent qu’une, comme Amphiprion frenatus ; ou alors ils en arborent deux comme Amphiprion sebae ; ou trois comme chez Amphiprion ocellaris, le fameux Némo. Nous avons donc voulu comprendre d’où venait cette diversité de patron de coloration chez les poissons-clowns. Qu’est-ce qui peut expliquer cette différence de nombre de bandes entre ces espèces ?

Quatres espèces de poissons-clowns illustrant les quatre patrons de colorations existants chez les poissons-clowns. De haut en bas- de gauche à droite : Amphiprion ephippium, Amphiprion frenatus, Amphiprion bicinctus et Amphiprion ocellaris. J. E. RandallCC BY

Comptons les bandes

Pour comprendre le mécanisme menant à la diversité des patrons de pigmentation, chaque poisson a été groupé selon son nombre de bandes verticales. Des analyses intégrant l’histoire évolutive des poissons-clowns ont révélé que leur ancêtre commun possédait 3 bandes blanches, et qu’au cours de leur diversification, des lignées de poissons-clowns ont perdu successivement la bande de la queue, puis celle du corps et enfin celle de la tête donnant ainsi quatre combinaisons : trois bandes (tête, corps et queue), deux bandes (tête et corps), une bande (tête seule) ou aucune bande. Il y a donc une diversité visiblement contrainte. Il semble que les mécanismes biologiques ne permettent pas d’avoir par exemple une espèce qui aurait une bande sur la queue et une sur la tête.

Une perte des bandes au cours de l’évolution

Pour comprendre ce mécanisme, nous nous sommes intéressés au développement de deux espèces ayant deux patrons de coloration différents à l’âge adulte : A. ocellaris qui présente trois bandes et A. frenatusqui n’a qu’une bande sur la tête.

Les bandes chez A. ocellaris apparaissaient dans un ordre bien défini au cours de sa transformation de larve à jeune adulte : d’abord celle de la tête, puis celle du corps et enfin celle de la queue. C’est-à-dire dans l’ordre inverse de celui de la disparition observée au cours de l’évolution !

Seconde observation très étonnante : A. frenatus présente le même développement que A. ocellaris à l’état larvaire, il y a l’apparition successive de trois bandes blanches de la tête à la queue alors que les individus adultes n’en possèdent qu’une ! Ces bandes surnuméraires sont ensuite perdues dans un ordre également séquentiel identique à celui de l’évolution (de la queue vers la tête).

Ces résultats suggèrent ainsi que la perte chronologique des bandes au cours de l’évolution a été contrainte par la séquence d’apparition des bandes au cours du développement et qu’il y a un lien très profond entre phylogenèse (histoire évolutive) et ontogenèse (développement de l’individu). Cela conduit à l’hypothèse que la formation des bandes est contrôlée par un mécanisme génétique très précis et dépendant de la polarité antéro-postérieure du poisson. Ces mécanismes restent encore à découvrir.

Finalement, à quoi servent ces bandes ?

Pour répondre à cette question, nous avons comparé la diversité des patrons de bandes blanches rencontrée chez des communautés naturelles de poissons-clowns avec la diversité observée chez des communautés où la diversité des patrons de bandes blanches serait distribuée totalement au hasard.

Grâce à ces simulations, nous avons pu montrer que la probabilité d’avoir des espèces de poissons-clowns avec le même nombre de bandes dans la même région était très rare.

Plusieurs facteurs écologiques peuvent influer cette distribution non aléatoire et il est très probable que le nombre de bandes blanches joue un rôle de signal permettant aux espèces de se reconnaître mutuellement. Cette reconnaissance est primordiale dans l’organisation sociale de ces poissons vivant dans des anémones et où peuvent se côtoyer plusieurs espèces. Cette reconnaissance permet également bien évidemment au papa de Némo de le retrouver à l’autre bout de l’océan !

Auteurs : 

Déclaration d’intérêts

Pauline Salis a reçu des financements de CNRS, et Sorbonne Université

Bruno Frédérich a reçu des financements du Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS) et de la Politique Scientifique Fédérale (Belspo) de Belgique. Il est membre du Laboratoire de Morphologie Fonctionnelle et Evolutive à l'Université de Liège (Belgique) (https://www.morfonct.uliege.be/cms/c_3353261/fr/morfonct-portail).

Vincent Laudet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/pourquoi-nemo-a-trois-bandes-blanches-lenigme-enfin-resolue-102941?

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vendredi 21 septembre 2018

Effet Flynn : l’humanité est-elle en marche vers la stupidité ?

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On connait le mot de Pierre Dac : « j’ai un bel avenir devant moi. Mais je l’aurai dans le dos chaque fois que je ferai demi-tour ». Cela ne pourrait-il s’appliquer à l’intelligence humaine ? Après avoir constaté que la moyenne des scores obtenus aux tests dits d’intelligence augmentait au cours du temps (effet Flynn), on scrute aujourd’hui avec inquiétude la stagnation, voire la baisse, de ces scores (inversion de l’effet).

Doit-on craindre une « stupidisation » (Le Monde du 13/06/2018) de l’humanité ? Un examen critique de la conception de l’intelligence véhiculée par le débat actuel sur sa progression et sa chute s’avère nécessaire.

L’effet Flynn concerne-t-il l’intelligence ?

Les faits ne sont guère discutables. Le néo-zélandais James Flynn a mis en évidence un accroissement, au XXème siècle, des scores aux tests de QI (quotient intellectuel) aux USA, puis dans 14 pays développés.

On constaterait, dans les pays occidentaux, une élévation de 3 à 7 points par décennie. Mais une nouvelle étude réalisée en 2016 par Richard Lynn et Edward Dutton est venue montrer que, depuis 1995, dans un certain nombre de pays, le QI avait tendance à régresser.

Ainsi le QI moyen des Français aurait baissé de 4 points entre 1999 et 2009.

La recherche des causes possibles de la hausse, puis de la baisse, du QI, n’est pas inintéressante. Le débat porte fondamentalement sur la part respective, dans les deux cas, des causes environnementales, et des causes génétiques.

On replonge alors dans la fameuse querelle de l’inné et de l’acquis.

L’enjeu du débat est fort. Il s’agit, en somme, de dire si l’« intelligence » est une donnée naturelle, auquel cas les possibilités de développement intellectuel de certains seraient réduites, du fait de leur faible « dotation », individuelle (théorie du don), ou collective (conception « racialiste »).

Ou bien, au contraire, est le résultat d’une construction sociale, ce qui ouvre à tous l’espoir d’un bon développement intellectuel (si les conditions en sont réunies).

Mais précisément, et cela nous paraît avoir été insuffisamment souligné, en se focalisant sur les causes des fluctuations de QI, sans s’interroger sur la nature de ce qui fluctue, c’est-à-dire sur l’idée même d’intelligence, on prend parti dans le débat !

On admet en effet implicitement l’existence d’une intelligence comme « donnée » naturelle, susceptible de s’accroître, ou de diminuer, en « volume ».

L’intelligence se réduit-elle au QI ?

La question est de savoir ce que mesure le QI. La possibilité d’apprécier le niveau de certaines aptitudes ou capacités, ou de certains facteurs (ex : facteur verbal, facteur numérique) à l’aide d’épreuves dédiées n’est aujourd’hui plus guère contestée.

Depuis les premières avancées dues à Binet et Simon, les tests ont fait la preuve de leur pertinence et de leur utilité. Mais pour mesurer quoi ? En fait : des niveaux de performance, dans des domaines spécifiques, et en les situant par rapport aux performances de l’ensemble des autres individus constituant une population.

Bien sûr, cette « mesure » soulève des problèmes techniques, et s’expose à de nombreux biais. Mais, pour nous, l’essentiel n’est pas là. Car il faut comprendre, tout d’abord, que cette mesure est relative. Le QI n’apprécie pas le « poids intellectuel » d’un individu, mais exprime sa position au sein de la distribution de l’échantillon d’étalonnage du test.

Il faut ensuite, et surtout, ne pas commettre l’erreur de confondre performance et compétence. Au mieux, les fluctuations du QI correspondent à des fluctuations de performances, cognitives ou motrices.

Que les performances puissent fluctuer est indéniable. C’est à bon droit que l’on peut, par exemple, déplorer des baisses de niveau dans les performances orthographiques d’une population, baisses que l’on pourra attribuer à la place prise par les écrans, et aux transformations du rapport à l’écrit.

Mais les fluctuations de performances ne sont en aucun cas la preuve de l’existence d’une sorte de capacité naturelle, inhérente à la structure de l’individu, et qui serait l’équivalent des aires ou des lobes structurant le cerveau humain sur le plan organique.

C’est tout le problème de l’intelligence générale, dont l’existence a toujours été plus ou moins contestée. Parler d’« intelligences multiples » (Howard Gardner) fait déjà progresser sur la voie d’une conception plus intelligente de l’intelligence.

Une conception qui nous dispenserait de nous encombrer avec l’idée d’une « réalité » intelligence, qui serait tapie au fond de notre personnalité comme un monstre au fond du lac du Loch Ness…

Comment concevoir intelligemment l’intelligence ?

Faut-il alors continuer à utiliser le terme d’intelligence, si ce terme ne renvoie à aucun donné naturel ? On ne peut pas se contenter de dire que l’on ne mesure, avec le QI, que des « facettes » de l’intelligence.

Il faut aller plus loin, en refusant les courts-circuits qui font remonter d’une performance (constatée) à une capacité intellectuelle (induite), puis de celle-ci à une intelligence générale (postulée).

L’intelligence n’est pas un organe. Il faut se délivrer de la tentation d’en faire une chose, de la « réifier ».

C’est pourquoi ce serait sans doute faire preuve d’intelligence que de se délivrer de la conception de l’intelligence implicitement admise par ceux qui, avec l’effet Flynn, se sont réjouis de son extension, avant de déplorer sa chute. Mais comment concevoir alors ce que l’on continue à désigner par ce terme ?

Nous avons proposé (Hadji, 1993, « Pour une conception intelligente de l’intelligence »), en la plaçant au sein des « universaux anthropologiques » identifiés par Edgar Morin et Massimo Piattelli-Palmarini (Le cerveau humain, 1974), de considérer ce qu’on appelle intelligence comme un « pouvoir ».

Les universaux anthropologiques sont des attributs, ou des caractères spécifiques, propres à tous les hommes. Ces attributs, comme l’écrit François Jacob (La logique du vivant, 1970), sont prescrits avec rigidité par le programme génétique, dans sa part fermée. Mais ils ne déterminent que des potentialités : pouvoir de marcher, de parler n’importe quelle langue, de comprendre, etc.

On pourrait dire que l’intelligence est l’attribut qui s’exprime dans le pouvoir de penser. Ce pouvoir nous fait tous égaux en intelligence. Mais il n’est qu’un pouvoir.

Libre à chacun d’en user, ou non. Ainsi l’intelligence a un bel avenir devant elle si les hommes (les êtres humains) décident d’exercer le pouvoir qu’ils ont de se montrer intelligents, c’est-à-dire décident de sauvegarder et de faire fructifier leur pouvoir de penser.

Sinon, on risque de voir triompher ce que l’on peut appeler la connerie…

Car, finalement, l’intelligence ne « chute » que si l’on ne s’en sert pas !

oOo

Auteur : , Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes

Déclaration d’intérêts - Charles Hadji ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/effet-flynn-lhumanite-est-elle-en-marche-vers-la-stupidite-

1) Evy - signature animée Titi

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jeudi 20 septembre 2018

Vu du Moyen Âge : Femme chrétienne, femme libérée ?

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Et n’oubliez pas, si ce n’est déjà fait, de prendre le temps de vous engager en faveur de notre média. Découvrez notre équipe dans cette vidéo et devenez lecteur-adhérent afin d’être au cœur de notre projet.

Elles se nommaient Frideburg, Ödis ou Ingerun :

il y a plus de 10 siècles, ces femmes du monde viking firent le choix subversif de se convertir au christianisme.

À travers l’exploration des pierres gravées d’inscriptions runiques, des découvertes archéologiques et de la mythologie scandinave, Tobias Boestad (doctorant en histoire médiévale, Sorbonne Université) nous entraîne dans un voyage surprenant aux origines de l’émancipation féminine, et nous rappelle qu’à la fin de l’époque viking, la conversion à la religion chrétienne représentait pour les femmes une prise en main de leur destinée, dans ce monde et dans l’au-delà.

Sonia Zannad - Chef de rubrique culture, social media manager

Les ruines de l'abbaye cistercienne d'Alvastra, fondée en juin 1143 en Suède. Wikimédia

Vu du Moyen Âge : Femme chrétienne, femme libérée ?

Tobias Boestad, Sorbonne Université.

En Scandinavie, dès la fin de l’époque viking,

les femmes en quête d’indépendance trouvèrent dans la foi chrétienne un soutien.

1) Evy - signature animée Titi

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mercredi 19 septembre 2018

Françoise Nyssen, ministre de la Culture

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 "Il est capital que la culture soit à l’école et se diffuse"

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Sur la future loi sur l’audiovisuel

Cette transformation de l'audiovisuel pour s’adapter aux enjeux du numérique et aller vers les publics ne s’est pas faite de façon isolée mais avec l’idée d’avancer ensemble, notamment avec les responsables des différentes sociétés.

Première partie de l'entretien à regarder en vidéo

https://youtu.be/2K2v89rMtRY

La redevance sera affectée par la suppression de la taxe d’habitation, puisqu’elles sont aujourd'hui recouvrées en même temps. Le gouvernement réfléchit à la façon dont la redevance fonctionnera après la suppression de la taxe d’habitation, pour l’instant aucune décision n’a été prise. Je peux dire qu'il n’y aura pas de hausse de la redevance, ni de recettes de la redevance.

Sur le Pass Culture

C’est un outil de reconquête d’un public éloigné, une application mobile géolocalisée qui permettra à tout jeune de connaître la multiplicité de l’offre près de chez lui, notamment tout ce qui concerne la pratique artistique et culturelle : un cours de hip hop, de théâtre, une rencontre avec un auteur…

On a développé cette application à travers ce que l’on appelle une "start-up de l’Etat", en travaillant via des ateliers avec le public concerné. La phase d’expérimentation à grande échelle va démarrer dès l’automne pour 10 000 jeunes.

Seconde partie de l'entretien à regarder en vidéo

https://youtu.be/hdjD-IkMDhw

Source : Vidéos captées sur Youtube 

1) Evy - signature animée Titi

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mardi 18 septembre 2018

Le naufrage du Titanic en 1912

Le Titanic et la folie des grandeurs

Au début du XXe siècle, les compagnies maritimes britanniques et allemandes se livrent à une course au gigantisme. La White Star Line, présidée par Joseph Bruce Ismay, décide de lancer une nouvelle classe de paquebots dite Olympic devant surpasser en luxe, en confort et en sécurité ses concurrents britanniques de la compagnie Cunard, le Lusitania et le Mauretania.

La construction de l’Olympic et du Titanic est très médiatisée. Les qualificatifs ne manquent pas dans la presse : « Géants des mers » titre Le Matin, « Îles flottantes »« Léviathans des mers »« Espérons qu’ils ne couleront pas à leur première sortie » ironise. Les travaux débutent le 31 mars 1909 dans les chantiers navals de Belfast, Harland & Wolff. Le navire mesure 269 mètres de long sur 28 mètres de large et son tonnage (46 329) surclasse ses concurrents. Cela oblige à réaménager les ports pour accueillir ce type de navire. 

C’est surtout par son luxe que le paquebot frappe les esprits : les magnifiques ponts-promenades, le pont vitré à l’avant et le somptueux escalier surmonté d’une coupole de verre. Il a fallu plus de 10 mois pour réaliser les aménagements intérieurs. Les passagers des premières classes disposent des plus belles suites style Empire ou Renaissance. Chaque classe a ses restaurants, ses salons et ses bibliothèques : le navire est aménagé au service d’une ségrégation sociale et spatiale. Le navire dispose également d’une  piscine, de bains turcs, de salles de sport.... En plus d’être un complexe hôtelier, le Titanic est une centrale électrique, alimentant les lampes, radiateurs et ascenseurs. À la pointe de la modernité, il dispose d’une station de télégraphie sans fil et  possède un double fond, divisé en 16 compartiments étanches.

Le Titanic quitte Southampton le 10 avril 1912 pour réaliser son voyage inaugural sous le commandement d’Edward Smith. À la sortie du port, il connaît un premier incident. Après une escale à Cherbourg puis à Queenstown en Irlande, il entame sa première traversée transatlantique pour l’Amérique. Il compte à son bord plus de 2 200 passagers dont presque 900 membres d’équipage.

Le traitement de la catastrophe par la presse

Dès le 16 avril, la presse française titre en une sur le « naufrage », parlant d’« émouvant accident » : tous les journaux évoquent la collision du paquebot avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Mais tous se veulent rassurants, les passagers seraient sauvésLe Petit Parisien avance une explication : la vitesse accrue des navires accroît le « danger des icebergs ».

Stupeur de l’opinion publique française quand elle prend conscience de la tragédie le lendemain : c’est « le plus grand sinistre maritime » de l’histoire, « un désastre sans précédent »« une formidable catastrophe, 1 400 personnes ont péri » annonce Le Petit Journal. Les journaux titrent sur le nombre de victimes, avançant parfois des informations fantaisistes : 1 900 morts pour L’Intransigeant et plus de 2 000 pour La Presse. Seuls quelques quotidiens relèvent les informations erronées de la veille comme Le Temps et L’Humanité. Ils expliquent s’être appuyés sur les télégrammes qu’ils avaient reçus.

Progressivement, les lecteurs découvrent la réalité. À 23h40, un des veilleurs, Fleet, distingue un iceberg. L’officier William McMaster Murdoch ordonne de dévier le navire à bâbord, de l’arrêter et de faire machine arrière mais le navire ne vire que trop lentement et la partie immergée de l’iceberg éventre la coque. Malgré la fermeture des portes étanches de la coque, l’eau a pu s’infiltrer dans cinq compartiments. Immédiatement, les opérateurs télégraphient un premier appel de détresse « CQD ». À 00h25, alors que le paquebot penche vers l’avant, le commandant ordonne l’embarquement des passagers dans les canots de sauvetage. À 2h05, les 20 canots sont à la mer. Les opérateurs radio émettent un dernier SOS. La coque se fend à 2h17 et trois minutes plus tard, le paquebot disparaît dans les abîmes avec son commandant à bord. Le Carpathia arrive vers 4h du matin et recueille les quelque 700 survivants.

Pendant plusieurs jours, la catastrophe fait la une des journaux autour de deux grandes questions : combien de rescapés ? et « pourquoi tant de victimes ? ». Il faut à présent « dire la vérité »Le Gaulois dénonce « des fautes et des imprudences » (17 avril 1912). On relève rapidement le nombre insuffisant de canots de sauvetage. Les récits des rescapés sont retranscrits dans la presse à partir du 20 avril, décrivant le chaos de l’embarquement et les conditions effroyables de la mort des naufragés. Dès le 19 avril, les États-Unis constituent une commission d’enquête sénatoriale. On s’interroge sur les négligences du commandant Smith. Mais c’est surtout Joseph Bruce Ismay, qui a survécu au naufrage, qui est en ligne de mire : on l’accuse d’avoir forcé le commandant à maintenir une vitesse élevée, d’avoir négligé la sécurité et de s’être sauvé au détriment des passagers.

Le Petit Journal, Supplément du dimanche, 2 juin 1912 - source : Gallica-BnF

Les nations de l’Atlantique nord et les compagnies tirent les leçons de cette tragédie et décident d’établir de nouvelles règles de sécurité maritime. Elles fondent la patrouille internationale des glaces à l’initiative des États-Unis pour surveiller la dérive des icebergs et les signaler aux navires. Le Board of Trade réagit au naufrage en imposant un nombre de canots de sauvetage suffisant pour contenir l’ensemble des passagers et des membres d’équipage et des exercices d’embarquement.

Le mythe du Titanic naît immédiatement du désastre autour de son insubmersibilité. Pour rassurer ses parents, le chef opérateur Phillips avait lancé un dernier message : « Avançons lentement vers Halifax. Navire pratiquement insubmersible »L’Action française revient sur le terme « insubmersible » et fustige la croyance en la toute puissance de l’homme face à la nature (18 avril 1912). Une étrange coïncidence alimente le mystère du Titanic : le roman Futility de Morgan Robertson, publié en 1898, narre le naufrage d’un navire nommé Titan, et jugé insubmersible, qui heurta un iceberg en avril vers Terre-Neuve lors de sa première traversée.

Auteur : par 

Source : https://www.retronews.fr/accident-maritime-transport/long-format/

2018/03/16/le-naufrage-du-titanic-en-1912

1) Evy - signature animée Titi

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lundi 17 septembre 2018

Marie Curie, une femme d'exception

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Découvrez le parcours de Marie Curie, scientifique exceptionnelle et seule femme à avoir été récompensée par deux prix Nobel dans deux disciplines différentes. Ses découvertes ont changé le monde.

La jeune femme arrive en France en 1891 pour y suivre des études de mathématiques. Elle sera reçue première à la licence ès sciences et physique en 1893. L'année suivante, elle fait la connaissance de Pierre Curie qui travaille sur le magnétisme. Tous deux partagent la même passion pour les sciences, pas pour les mondanités. Ils se marient le 26 juillet 1895 dans la plus grande intimité.

La découverte d’un étrange phénomène

En 1897, l'année de naissance de leur fille Irène, Marie s'intéresse à un phénomène qui sera mis en évidence par Henri Becquerel : c'est la radioactivité (c'est elle qui lui donne ce nom). Son mari Pierre la rejoint dans ce domaine de recherche en 1898. C'est ensemble qu'ils annoncent avoir extrait deux nouveaux éléments radioactifs, le radium et le polonium.

Les découvertes de Marie et Pierre Curie seront couronnées par un prix Nobel en 1903, prix partagé avec Henri Becquerel. Quelques mois après la mort soudaine de son mari dans un malchanceux accident de la circulation, Marie Curie le remplace à son poste de professeur à la Sorbonne. C'est une première !

En 1911, Marie Curie reçoit le prix Nobel de chimie, son second prix Nobel. C'est à ce jour la seule femme à avoir obtenu deux fois ce prix prestigieux dans deux disciplines différentes. Hélas, ses expositions aux substances radioactives auront raison de sa santé : Marie Curie s'éteint le 4 juillet 1934.

Marie Curie aura changé le monde par ses découvertes et l'image de la femme dans le monde à travers son extraordinaire parcours de scientifique.

Auteur : Futura sciences

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/marie-curie-femme-exception-5011/

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