mercredi 1 mai 2019

Une immense barrière de déchets bloque une plage à Rio

Une immense barrière de déchets bloque une plage à Rio

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Les vacanciers d'une plage brésilienne ont eu la surprise de voir un mur de déchets bloquer l'accès du littoral.

Petite mise en situation : vous êtes en voyage au Brésil, plus précisément à Rio de Janeiro - le rêve -. Vous décidez d'aller faire un tour à la plage parce que la chaleur devient insoutenable.

Arrivé sur place, vous vous trouvez devant un mur de déchets bloquant l'accès à cette dernière.

Si vous trouvez ça horrible, sachez que c'est ce qu'ont vécu les vacanciers et habitants de Rio de Janeiro !

L'accès est bloquée !

Depuis quelque temps maintenant, un mur de déchets en plastique de 15 mètres de long, et 2 mètres de hauteur bloque l'accès de la plage d'Ipanema, à Rio de Janeiro.

C'est la marque de bière Corona qui a eu l'idée de cette construction, en collaboration avec l’association Parley for the Oceans, afin de sensibiliser les touristes à la pollution plastique des océans.

En effet, ce mur a été monté en trois jours à partir de déchets plastiques trouvés sur la plage.

Le but était de bloquer l'accès du littoral pour montrer la gravité de la situation :

"Un jour, les déchets laissés sur la plage vous empêcheront d’y entrer"

est-il écrit sur un panneau.

 

Auteur : Alexis Savona - Oh!mymag

Source : https://www.ohmymag.com/news/une-immense-barriere-de-dechets-bloque-une-plage-a-rio

 

1) Evy - signature animée Titi

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ». 

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lundi 29 avril 2019

Le temps des cathédrales

ND Paris 1 200419

Rebâtir Notre-Dame en cinq ans, c'est choisir l'industrie contre l'artisanat.
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Reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans est un choix politique, c'est aussi un choix économique. Celui de préférer l'industrie à l'artisanat. En s'engageant, mardi soir, à mener tambour battant ce gigantesque chantier de restauration, le chef de l'Etat a implicitement opté pour le recours à la rapidité des procédés industriels plutôt qu'à la lenteur de la main-d'oeuvre.

Avancer sabre au clair, si possible viser l'impossible, surprendre plutôt qu'attendre, voilà qui est dans la nature d'Emmanuel Macron. Et l'horizon des Jeux olympiques de 2024 peut bien justifier que soit tenté cet exploit de rebâtir en un quinquennat ce que nos ancêtres ont mis des siècles, puis des décennies à exécuter. Ne fallut-il pas encore vingt ans, entre les deux guerres mondiales, pour redresser la cathédrale de Reims ?

La nécessité absolue de rouvrir grand les portes de Notre-Dame lors des JO ne saute pas aux yeux, mais elle peut s'entendre. Sauf si elle doit s'accomplir au détriment de la qualité des projets ou d'un savoir-faire dans la restauration du patrimoine qui tient de l'exception culturelle. Car, pour tenir des délais aussi serrés, le maître d'oeuvre n'aura d'autre choix que de faire travailler des groupes de construction, compétitifs et performants, seuls capables de livrer les matériaux composites ou métalliques indispensables à la rapidité du chantier. Alors, adieu charpentes en chêne massif, pierres taillées à la main et patines naturelles... 

... Vous pouvez lire la suite de cet article 

en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

Auteur : Jean-Françis Pécresse

Source : 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-temps-des-cathedrales

Signature panda violet

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jeudi 25 avril 2019

L'invention du bulletin de vote

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Voter, certes ! Mais comment ?

S’il nous semble aujourd’hui naturel de glisser notre bulletin de vote dans l’urne, ce geste n’a pas toujours été évident. Durant des siècles, d’autres méthodes ont été expérimentées. Jeter son chapeau en l’air, se lever (ou s’asseoir), déclamer à voix haute le nom de son candidat ont ainsi été des pratiques courantes sous l’Ancien Régime, par exemple lorsqu’il s’agissait de désigner les officiers municipaux.

À une époque où l’analphabétisme était important et le nombre d’électeurs réduit, voilà qui était simple et efficace ! On pouvait aussi utiliser des objets, comme ces petites balles glissées dans des boîtes au nom du candidat, et qui ont laissé leur nom dans la langue anglaise qui parle de « ballot papers » (bulletins de vote) ou de « ballot boxes » (urnes électorales).

Les bulletins, appelés alors billets, ne sont pourtant pas absents. On en trouve au 17e siècle pour l’élection du pape : c’est d’ailleurs la fumée résultant de leur combustion qui annonce la fin de chaque tour de vote.

Mais ils se répandent surtout à partir du 19e siècle. Longtemps marginal, le bulletin de vote s’impose en effet lorsque le corps électoral s’élargit. Il est d’abord rempli manuellement – ce qui soulève de nombreux problèmes pour ceux qui ne savent pas écrire – puis, sur le modèle lancé par l’Australie en 1856, devient préimprimé, normalisé et livré au bureau de vote.

Au fil du temps, il devient ainsi l’instrument indispensable pour gérer un corps de plusieurs millions d’électeurs tout en assurant un résultat relativement précis à l’élection.

Lors de l’élection présidentielle de 2017, plus d’un milliard de bulletins ont été imprimés… Voilà qui nous rappelle que le processus électoral est, aussi, un processus technique de grande ampleur.

NB : Malcolm Crook et Tom Crook, « Une technologie démocratique ? L’invention du bulletin de vote », in Christophe Le Digol et al.. (dir.), Histoires d’élections, CNRS, 2018.

Auteure : Hélène Frouard

Source : 

https://www.scienceshumaines.com/l-invention-du-bulletin-de-vote_fr_40483.html

Signature - Evy bleugif

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samedi 20 avril 2019

La photo de classe,une autre histoire de l’école?

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Aussi ancienne que l’invention de la photographie, la photo de classe est devenue depuis le milieu du XIXe siècle un rituel qui, à l’heure du numérique, reste incontournable de la maternelle à la fin du lycée. Témoin de son temps, la photo de classe est le reflet, parfois malgré elle, d’une histoire politique, culturelle et sociale de l’école.

C’est « un souvenir que vous chérirez », dit la maîtresse à ses élèves dans le premier chapitre du Petit Nicolas, présentant la photo de classe comme la future image d’un monde perdu, celui de l’enfance. Signe parmi d’autres, dans la littérature et le cinéma, que ces clichés font bel et bien partie de notre histoire et de notre imaginaire.

Les premières photos de classe sont réalisées au milieu du XIXe siècle, dans les établissements secondaires les plus réputés, qui les exposent. Avec la démocratisation de la technique photographique, dès le dernier quart du XIXe siècle, ces images « souvenirs » sont proposées aux familles. Les sommes récoltées par les coopératives scolaires servent à acheter des fournitures ou participer à des sorties scolaires.

Entre public et privé

Directrice du Musée national de l’éducation (MUNAÉ), Delphine Campagnolle souligne que « c’est un objet très symbolique, à mi-chemin entre l’école et la sphère privée, car ces images sont très souvent conservées, voire transmises au sein d’une famille ». Une démarche nostalgique qui se retrouve sur ces sites où l’on espère retrouver un·e camarade perdu·e de vue à partir de ses photos de classe. C’est le cas de Copains d’avant, qui revendique plus de 15 millions de membres.

À partir de la fin du XIXe siècle des photographes se spécialisent dans les photos de portraits ou d’établissements scolaires comme Pierre Petit (1831-1909). Des sociétés de photographies scolaires se créent comme, à partir de 1867, la société David et Vallois et la maison Tourte et Petitindepuis 1882.

La démocratisation et la multiplication des photos de classe obligent l’institution scolaire à encadrer les modalités de la prise de vue dès 1927. La dernière circulaire française sur la photographie scolaire date de 2003. Elle s’attache à éviter les dérives avec la rédaction d’un « code de bonne conduite » de la pratique de la photo de classe qui respecte les droits de tous les protagonistes de la photo, qu’il s’agisse du photographe, de l’institution scolaire, des enfants mineurs avec la nécessaire autorisation parentale.

Le maître au centre

En 2017, la belle exposition du musée national de l’éducation a bien montré que la photo de classe n’était pas seulement un témoin culturel mais un outil pour la compréhension de l’histoire de l’institution scolaire. Elle permet par exemple de contredire la légende de l’usage de l’uniforme qui n’a jamais existé dans les écoles publiques du XIXe siècle ; il s’agit d’un phénomène spécifique des établissements religieux.

Avec l’instauration de l’école gratuite, obligatoire et laïque de Jules Ferry à partir des années 1881-1882, la photo de classe devient le nécessaire reflet d’un « ordre scolaire » et d’une forme scolaire, avec les valeurs de rigueur, de sérieux et d’obéissance des élèves. La photo de la classe de l’école de Buigny les Gamaches en 1906 est éclairante d’une mise en scène voulue par l’institution scolaire.

 

Ecole de Buigny-les-Gamaches, 1906. Musée national de l’éducation -- Numéro d’inventaire : 1979.13865

 

Elle présente un maître au centre de sa classe et le tableau noir où est écrit la citation du ministre Jules Simon : « le peuple qui a les meilleures écoles est le premier peuple, s’il ne l’est pas aujourd’hui, il le sera demain », citation explicite de cette volonté de revanche après la défaite de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

Plus de naturel

Au milieu du XXe siècle, grâce au progrès technique de la rapidité du temps de pause et à la volonté aussi de l’institution, la photo évolue vers plus de « naturel ». Les visages sont plus souriants, qu’il s’agisse d’ailleurs des élèves ou des enseignants. Pour autant, la photo de classe permet-elle une illustration de la transformation ou de l’immobilisme de « l’univers scolaire » ?

Car cette vision de la photo de la classe a peu évolué jusqu’au milieu des années 1960. Est-ce la preuve d’une société où prime le statu quo ? Ou le rituel immuable reflète-t-il la permanence de cette école républicaine ? Mais depuis les années 1970, un « assouplissement de la norme » est perceptible par le positionnement des élèves, leurs tenues vestimentaires, la place de l’enseignant dans la photo mais aussi la mixité, signe tardif mais fort de l’évolution de l’école.

Symbole nostalgique de l’enfance, la photo de classe évolue donc lentement. N’est-elle pas le signe d’une institution scolaire qui, tout en se modernisant fondamentalement, reste sur la même forme scolaire ?

 

Auteur :  

 Professeur des universités en sciences de l'éducation, Faculté d'éducation, Université de Montpellier

Déclaration d’intérêts

Sylvain Wagnon ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Partenaire :

 

Source : 

https://theconversation.com/la-photo-de-classe-une-autre-histoire-de-lecole

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jeudi 18 avril 2019

Les gangs, étonnants miroirs de notre société

 

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Trump a largement déployé ce discours envers les membres de gangs pour justifier certaines de ses actions politiques ou médiatiques, telle que la construction potentielle d’un mur entre les frontières américaines et mexicaines afin de protéger les citoyens américains de gangs latino-américains dont la référence principale est le MS-13.

Mais il n’a pas été le seul à utiliser l’argument de la « bande de criminels » ou du gang pour ses fins politiques ou médiatiques.

En France la peur des « bandes » est également un marronnier journalistique régulièrement brandi par les médias ou les hommes politiques – Nicolas Sarkozy, alors ministère de l’Intérieur, avait largement utilisé cet argument et un vocabulaire choisi pour prôner « sa tolérance zéro ». Parfois le phénomène bénéficie d’une cartographie comme l’avait fait Le Point pour la ville de Paris et ses « bandes ». Et ce, quitte à véhiculer parfois une information trompeuse et à se ridiculiser comme cela a été le cas il y a quelques années avec la description de « no-go zones » (zones de non-droit) mêlant, d’après Fox News (chaîne américaine) ou le Daily Express (tabloïd britannique) chaos, affrontements avec les forces de l’ordre et charia en plein Paris.

Ces visions mélodramatiques des gangs comme la personnification même de la violence, du danger et de la brutalité, voire de la barbarie sont cependant à la fois anciennes et bien diffusées à travers les institutions politiques, juridiques et l’opinion.

Or, si elles servent le propos de certains acteurs politiques, elles cachent cependant tout ce que les gangs révèlent de nos sociétés et que nous refusons de voir.

Chaos, anarchie et destruction

Dans l’imaginaire collectif, les gangs représentent des phénomènes incontrôlables semant l’anarchie, le chaos et la destruction.

Leur brutalité pathologique est de mise dans les médias, les récits et les films.

En Amérique Centrale, un cas classique est celui des maras ou pandillas, perçus comme les acteurs principaux d’une criminalité largement étendue mais dont la violence surpasserait celle des nombreux conflits révolutionnaires armés ayant ébranlés la région dans les années 70 et 80.

Les gangs de cette région ont particulièrement été décrits par les institutions juridiques et les journalistes comme une menace sécuritaire, voire comme une « une nouvelle forme d’insurrection urbaine » qui tenterait de renverser le pouvoir.

La réponse publique a été celle de la répression violente, à tel point qu’il n’est pas exagéré de décrire les états d’Amérique Centrale comme menant une guerre aux gangs.

Ces constructions alarmistes se fondent souvent sur des stéréotypes et des modes, que ce soit en Amérique Centrale ou au-delà.

Cependant, elles demeurent diffuses notamment parce que les gangs forment des boucs émissaires idéaux pour les autorités, permettant de justifier des formes de contrôle étendues et des interventions musclées, y compris par le biais de la ségrégation spatiale comme c’est par exemple le cas au Nicaragua où de nouvelles formes d’organisation spatiale des villes sont censées préservées certains habitants des « gangs ».

Ces stéréotypes perdurent d’autant plus que les gangs constituent un phénomène universel, historique et contemporain à la fois.

Les trublions de la Pax Romana

L’historien romain Titus Livius, connu sous le nom de Livy, montre dans son ouvrage de référence, Ab Urbe Condita que les gangs criminels ont joué un rôle éminemment politique durant la République romaine au Iersiècle de cette ère.

Il décrit ainsi la façon dont les politiciens se sont appuyés sur les bandes rivales pour établir physiquement l’assise de leur pouvoir, mobiliser des soutiens ou au contraire, perturber ceux de leurs opposants. Ce phénomène a également été mis en lumière dans la fiction du romancier Robert Fabbri Crossroads Brotherhood Trilogy.

Plus d’un siècle de recherches sur les gangs ont montré qu’ils existent dans des pays aussi divers que les États-Unis, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Salvador, le Nicaragua, la Chine, l’Inde, la France et le Royaume-Uni, parmi d’autres.

Des CRS le 16 mars 2011 à Asnières. Un important dispositif policier a été mis en place sur la frontière entre Asnières et Gennevilliers après la mort d’un adolescent et des violences entre bandes. Thomas Samson/AFP

Les gangs comme systèmes sociaux

L’ubiquité des gangs laisse clairement voir que ce sont des systèmes sociaux institutionnalisés. Le sociologue américain Frederic Thrasher écrivait d’ailleurs dans son étude pionnière au sujet des gangs de Chicago dans les années 20, que ces derniers témoignaient d’une « vie, dure et sauvage [et donc] riche en éléments et processus sociaux clefs pour la compréhension de la société et de la nature humaine ».

Les gangs s’insèrent dans un vaste panel de pratiques humaines comme l’exercice du pouvoir politique, l’accumulation du capital, la socialisation, la définition de l’identité d’un individu et d’un groupe, le contrôle d’un territoire, le défi de l’autorité et la structuration des relations de genre. Tous ces processus, communs à l’ensemble du genre humain sont particulièrement intéressants à observer du point de vue des gangs.

C’est aussi pour cette raison qu’ils offrent, d’une certaine façon un miroir pour la société, mettant en évidence ses traits et ses tendances les plus crispantes.

L’étude de Thrasher a ainsi pour mérite non seulement de présenter des détails sur le fonctionnement des gangs de Chicago mais aussi d’illuminer l’économie politique et sociale de la ville. Il fait ainsi le lien entre l’émergence des gangs et les communautés – souvent immigrantes – socialement exclues dont les droits ont été bafoués, pointant les inégalités criantes et croissantes de la société américaine des années 1920 et 30.

La série Peaky Blinders décrit la vie d’un gang de Birmingham au tout début du XXᵉ siècle, illustrant par la même occasion les changements sociaux et politiques profonds qui secouent l’Angleterre.

Les gangs ne constituent pas juste un phénomène social autonome aux logiques internes complexes, avec des dynamiques propres, mais sont donc aussi des épiphénomènes, qui reflètent et sont formés par une structure sociale plus large.

Ils nous montrent ainsi les changements au sein de notre société.

Dans ses recherches, le sociologue Sudhir Venkatesh a étudié les activités économiques d’un gang de rue à Chicago dans les années 1980 et comment ce dernier a bouleversé le marché de la drogue, en individualisant peu à peu un système de ventes auparavant collectif, imitant en cela les tendances de l’économie américaine, la « Reaganomics » poussant vers toujours plus d’individualisme.

De manière similaire, le travail des sociologues français Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli a mis en lumière comment l’évolution des gangs en France, en particulier des « blousons noir » dans les années 50 et 60 aux gangs des Zoulous dans les années 80 pouvait être liée à la fin des « trente glorieuses » et la restructuration profonde de l’économie française qui s’en suivit.

Comprendre la logique des gangs nous informe ainsi sur des changements sociétaux plus larges. Ainsi lorsqu’un gang devient plus violent ou lorsque ses activités se recentrent sur un secteur à l’exclusion d’autres, cela peut marquer un tournant dans les politiques publiques de répression ou de discrimination à l’égard de certains groupes de la société. Par exemple, le fait que les gangs d’Amérique centrale soient devenus de plus en plus brutaux et qu’ils soient passés de l’action d’autodéfense à l’extorsion et au trafic de drogue peut être associé à la nature de plus en plus oligarchique et ségrégative des sociétés dans la région.

Un phénomène volatile

Les gangs sont volatiles. Ce qui implique dans toute enquête d’aborder la question de leur émergence, leur propagation, leur évolution et leur déclin en évitant de les catégoriser ou de les définir d’une manière trop rigide.

Par exemple, nous devons nous demander ce que nous entendons par le terme « gang ». Ce mot n’est pas seulement chargé, il est aussi utilisé de manière très variable, appliqué à des phénomènes sociaux qui incluent le crime organisé, des associations de détenus dans les prisons et même des groupes informels de jeunes au coin de la rue qui adoptent un comportement « antisocial ». Ils peuvent aussi changer de forme rapidement : le gang de jeunes d’aujourd’hui pourrait devenir une organisation de trafic de drogue demain, et une milice politique le surlendemain.

Nous avons donc besoin d’une définition large qui nous permette d’englober ces différentes itérations. Nous devons aller au-delà de la seule dynamique organisationnelle ou de l’appartenance à un gang, et considérer leur environnement et leurs circonstances structurelles, y compris la façon dont ils se connectent à d’autres acteurs tels que des membres du crime organisé, la police, les politiciens ou les élites du monde des affaires et entrepreneurs, entre autres.

Si la recherche a montré les variations de forme et d’impact des gangs, l’écrasante majorité des études se concentre sur un seul gang ou une seule région du monde. De fait elles ont généré peu de connaissances généralisables. La comparaison pourrait permettre de déterminer quels types de dynamiques de gangs pourraient être généralisables et quelles autres plus spécifiques à des lieux ou contextes particuliers. C’est pour cette raison que nous avons récemment lancé le projet de recherche GANGS. Au cours des cinq prochaines années, nous explorerons de manière comparative la dynamique des gangs au Nicaragua, en Afrique du Sud et en France.

Ce projet cherchera à répondre à des questions telles que comment et pourquoi les gangs émergent et évoluent d’une manière particulière ? Dans quelles conditions urbaines et politiques ? Pourquoi certains individus rejoignent-ils des gangs, pourquoi en sortent-ils, et en quoi cela peut-il avoir un impact sur leurs choix de vie ?

Répondre à ces questions nous aidera, nous l’espérons, non seulement à comprendre la logique des gangs d’un point de vue plus global, mais aussi, plus généralement, à mieux appréhender la nature sous-jacente du monde dans lequel nous vivons.

 Auteur : Denis Rodgers

Research Professor, Anthropology and Sociology, Graduate Institute 

Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

Source : 

https://theconversation.com/les-gangs-etonnants-miroirs-de-notre-societe

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lundi 1 avril 2019

Végétarien, végétalien, végan : quelles différences

 

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Végétariens, végétaliens et végans ne consomment pas de viande, pour des raisons propres à chacun : protéger la cause animale, améliorer sa santé ou encourager une agriculture plus durable.

Mais qu'est-ce qui différencie un végétarien d'un végétalien ou d'un végan ?

  • les végétaliens ne consomment aucun produit d'origine animale, donc ni viande, ni lait, ni œufs, ni miel,
  • le véganisme ne se réduit pas à un régime (végétalien), c'est un mode de vie qui exclut tout produit issu de l'exploitation animale.

Cela signifie qu'un végan n'achète pas de chaussures ou de canapé en cuir, ne porte pas de fourrure, n'utilise pas de cosmétiques testés sur des animaux, il ne va pas non plus au zoo ou au cirque voir des spectacles avec des animaux.

Pythagore est le premier à avoir défini le régime végétarien comme on le connaît. Toile de Pierre Paul Rubens. © Pierre Paul Rubens, Wikimedia Commons, Domaine Public

Différentes façons d’être végétarien

Il existe plusieurs variantes dans le végétarisme :

  • les ovo-lacto-végétariens ne mangent pas de viande mais consomment des œufs, du lait, des produits laitiers ; c'est la forme de végétarisme la plus courante en Europe,
  • les ovo-végétariens mangent des œufs mais pas de produits laitiers,
  • les lacto-végétariens consomment des produits laitiers mais pas d'œufs,
  • les pesco-végétariens acceptent de manger du poisson.

 

Auteure : Marie-Céline Ray, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/nutrition-vegetarien-vegetalien-

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mardi 19 mars 2019

Les insectes pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d’ici 100 ans !

 

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Qu'ils volent ou qu'ils rampent, les insectes ne sont pas de ceux dont nous aimons à nous émouvoir. Pourtant, de leur survie dépend aussi celle de nombreux écosystèmes. Et aujourd'hui, les chercheurs sont inquiets. Selon eux, les insectes pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d'ici 100 ans.

« Cela se passe à une vitesse incroyable. Dans 100 ans, tous les insectes pourraient avoir disparu de la surface de notre planète, s'inquiète Francisco Sanchez-Bayo, biologiste à l'université de Sydney (Australie). Si ce déclin ne peut pas être enrayé, cela aura des conséquences catastrophiques pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l'humanité. »

Car les insectes, s'ils ont toujours un peu mauvaise presse, apparaissent pourtant indispensables à la pollinisation des plantes. Ils savent aussi recycler les nutriments. Et ils servent de nourriture de base à un certain nombre d'autres animaux comme les oiseaux, les reptiles, les amphibiens ou encore les poissons.

Selon une étude, l’état de la biodiversité des insectes est « épouvantable » et leur biomasse diminue d’environ 2,5 % par an. © ROverhate, Pixabay, CC0 Creative Commons

Une destruction des habitats fatale

La plupart des travaux sur lesquels reposent ces conclusions alarmantes ont été menés en Europe ou en Amérique du Nord. Il reste donc de larges régions du globe pour lesquelles les données sont manquantes. Mais les chercheurs ne se montrent pas optimistes à cet égard. « La situation pour les invertébrés tropicaux semble encore pire. L'ampleur du déclin mondial pourrait même avoir été sous-estimée », commente Georgina Mace, chercheur au University College London(Royaume-Uni).

L'ampleur du déclin pourrait être sous-estimée.

La faute au changement climatique dont les effets sur des insectes tropicaux peu tolérants aux variations de température commencent à se faire ressentir. Pourtant selon le rapport, le réchauffement climatique est loin de constituer la plus grande menace pour les insectes du monde. La principale cause de leur déclin reste la destruction des habitats due à l'agriculture intensive et à l'urbanisation. La pollution aux pesticides et aux engrais ainsi que les espèces invasives ou les agents pathogènes n'arrivent qu'ensuite.

Lépidoptères, hyménoptères, coléoptères sont les taxons terrestres les plus touchés. Du côté des écosystèmes humides, quatre taxons majeurs que sont les odonates, les plécoptères, les trichoptères et les éphéméroptères ont déjà perdu une proportion considérable d'espèces. Et même si des espèces plus généralistes et plus tolérantes aux changements investissent déjà les niches laissées vacantes, la situation est préoccupante. Face à un taux de mortalité huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux ou des reptiles, les chercheurs appellent notamment à repenser les pratiques agricoles actuelles.

  • Plus de 40 % des espèces d’insectes seraient menacées d’extinction dans les prochaines décennies.
  • La perte des habitats due à l’agriculture intensive est le principal facteur de déclin.
  • Les polluants agrochimiques, les espèces envahissantes et le changement climatique n’apparaissent que comme des causes secondaires.
Les populations d’insectes se sont effondrées en trois décennies

Des données avaient déjà attiré l'attention sur le déclin inquiétant du nombre d'abeilles ou de papillons. Aujourd'hui, des chercheurs allemands publient des chiffres encore un peu plus alarmants. Le déclin atteindrait 75 % et semble se généraliser à l'ensemble des populations d'insectes volants. 

L'avez-vous remarqué ? Nous passons de moins en moins de temps à nettoyer nos pare-brise des insectes volants morts qui s'y sont écrasés. Une étude menée par des chercheurs de la Krefeld Entomological Society (Allemagne) suggère aujourd'hui que c'est tout simplement parce que le nombre d'insectes volants a dramatiquement diminué ces dernières années.

Selon des relevés réalisés dans 63 réserves naturelles situées en Allemagne de l'ouest et du nord, entre Bonn et Cologne et jusqu'au sud de Berlin, la quantité d'insectes volants (en nombre d'individus) aurait ainsi chuté, au cours de ces 27 dernières années, de pas moins de 76 %. Avec un pic durant la saison estivale à moins 82 % !

Pour compter les insectes, les entomologistes allemands ont utilisé des pièges Malaise comme celui-ci, installé en forêt en Guyane. © G. Lamarre, Q. Molto, P. Fine et C. Baraloto, Wikipedia, CC by 3.0

Un déclin encore inexpliqué

Les insectes n'ont pas toujours bonne presse auprès du public, mais pourtant une perte, tant en diversité qu'en nombre d'individus, peut provoquer des effets en cascades sur la chaîne alimentaire. Et mettre ainsi en péril tout un écosystème. D'où l'intérêt que les chercheurs portent à la question.

Y répondre n'est pas simple. Le déclin observé par les entomologistes allemands reste à ce jour inexpliqué. Leurs tentatives de le corréler à des changements de conditions météorologiques, de paysages ou de couverture végétale semblent avoir échoué. Ils ne peuvent qu'imaginer -- sans preuve formelle pour l'heure -- que la proximité de terres cultivées en agriculture intensive et l'utilisation de pesticides dans les champs voisins pourraient avoir joué un rôle.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/insectes-insectes-pourraient-avoir-disparu-surface-terre-ici-100-ans-68949/

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

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samedi 16 mars 2019

Noix de cajou

 

La noix de cajou est le fruit de l'anacardier (Anacardium occidentale), un arbre tropical atteignant 6 à 15 m de haut et à la cime évasée.

Attention : il n'a rien à voir avec l'acajou, arbre également tropical dont le bois rougeâtre est très recherché.

Histoire et origine de la noix de cajou

Le terme « cajou » vient du mot aca-iu des tribus guaranis du nord-est du Brésil.

Le fruit est un akène oléagineux, c'est-à-dire un fruit riche en lipides, dur et qui ne s'ouvre pas spontanément à maturité (comme les pistaches).

On consomme l'amande, protégée dans une enveloppe coriace, grillée et salée.

Propriétés et bienfaits de la noix de cajou

La noix de cajou cumule les vertus santé :

  • Action hypocholestérolémiante : une portion de 35 g de noix de cajou apporte 16,1 g de lipides, dont 9,5 g de mono-insaturés. Selon une étude, ces acides gras provoquent une diminution du cholestérol total et du LDL (le « mauvais » cholestérol qui se dépose), sans réduire le HDL (« bon » cholestérol circulant).

  • Apport de minéraux : la noix de cajou est une bonne source de minéraux. Une portion de 100 g apporte 50 % des apports journaliers recommandés (AJR) en magnésium, 50 % des AJR en phosphore, 10 % des AJR en cuivre... Ces minéraux interviennent dans l'influx nerveux, le métabolisme des graisses et la synthèse de l'hémoglobine.

La capacité antioxydante de la noix de cajou a été constatée in vitro mais reste très modérée (bien plus faible que la noix par exemple).

Cette résistance au stress oxydatif est essentiellement due à la vitamine E qui se trouve sous forme de gamma-tocophérol.

 

Auteur : Antoine Besse, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/nutrition-noix-cajou-16440/

 

Evy - signature animée Titi

 

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lundi 11 mars 2019

Lady Gaga, Bradley Cooper - Shallow

  

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Lady Gaga, Bradley Cooper - Shallow

(From A Star Is Born/Live From The Oscars)

Sourcehttps://youtu.be/JPJjwHAIny4

Signature - Evy bleugif

 

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samedi 9 mars 2019

Les secrets du bâillement

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Nous bâillons 250 000 fois au cours d’une vie! Mais d'où vient ce comportement irrépressible?

Voilà un sujet que nous avons tous expérimenté: nous bâillons 250 000 fois au cours d’une vie, et pourtant nous ignorons encore tant de choses sur le sujet! Bâillement au réveil ou à l’approche du sommeil, quand nous avons faim ou au contraire trop mangé, quand nous nous ennuyons… et aussi, curieusement, pour apaiser un stress.

Cela explique pourquoi les sportifs et les comédiens baillent avant une performance. 

Le sujet passionne depuis des années le D
Olivier Walusinski, un des rares spécialistes de la question à laquelle il consacre d’ailleurs un site internet qui présente ses recherches à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, à Paris, fondation spécialisée en neurosciences. 

"Ce phénomène physiologique se décline invariablement en trois phases: d’abord une inspiration ample, suivie d’un point d’orgue avec un bref arrêt du flux ventilatoire, puis d’une expiration passive associée une fois sur dix à des étirements musculaires généralisés", observe-t-il. 

• Pourquoi bâillons-nous? 

Les hypothèses ne manquent pas. Pour Hippocrate, l’objectif était de permettre aux gaz et à la fièvre de s’échapper "comme une fumée". Idée non validée. Au XVIIIsiècle, le médecin hollandais Johannes de Gorter (1689-1762) imaginait que le processus activait la circulation du sang afin d’éviter ce qu’il nommait "l’anémie cérébrale", une croyance perdurant d’ailleurs avec l’idée commune que le bâillement oxygénerait le cerveau. 

La science infirme: mesures des gaz du sang à l’appui, les chercheurs constatent au contraire une diminution de la saturation de l’oxygène sanguin au plus fort du bâillement. 

Olivier Walusinski explique qu’il vient en fait essentiellement contrebalancer un stress et stimuler la vigilance quand l’organisme en a besoin. Il précise: "Contrairement à ce que nous imaginons, le bâillement n’accompagne pas le sommeil, mais lutte contre." 

Pour s’en assurer, il faudrait démontrer que le bâillement diminue les substances qui donnent sommeil (Tnf alpha, adénosine, prolactine, interleukine) donc mesurer les neuromédiateurs dans le liquide céphalorachidien, mesures qu’aucun chercheur n’a encore engagées. 

• Bâiller, un phénomène contagieux?

À l’encontre de ce que l’on imagine, le comportement mimétique face au bâillement n’est pas automatique. "C’est une forme d’empathie émotionnelle involontaire fréquente, mais la contagion opère seulement si la personne est attentive à ce qui se passe autour d’elle", souligne le médecin. 

Nous savons désormais que le phénomène qui se déclenche au niveau de l’hypothalamus, à la base du cerveau, est favorisé par la sécrétion de l’ocytocine, cette hormone clé de la lactation et de la reconnaissance des visages mais aussi de l’attachement... 

Y a-t-il un lien? Un thème de recherche de plus à approfondir. 

• Bâiller peut-il devenir une maladie?

Il existe effectivement des pathologies du bâillement. Une femme hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière (Paris) du temps du professeur Charcot, un "cas" comme disent les médecins, bâillait huit fois par minute, soit 480 fois de l’heure. À l’époque, le diagnostic d’hystérie avait été évoqué, à tort. 

"Quand le bâillement devient excessif et se répète à l’envi, il peut signaler une dette de sommeil, voire un syndrome d’apnée du sommeil", indique le spécialiste. 

"Le bâillement peut aussi accompagner une migraine, un AVC, une hypertension intracrânienne, parfois une tumeur au cerveau. Si vous bâillez des dizaines, voire des centaines de fois par jour et que d’autres signes accompagnent vos bâillements, tels des maux de tête ou un engourdissement du visage, mieux vaut le signaler à votre médecin." 

L’explication la plus fréquente reste cependant la prise de médicaments, notamment d’antidépresseurs qui augmentent l’activité de la sérotonine. 

• Pourquoi bâiller est agréable? 

Si un bâillement trop ample déclenche exceptionnellement une luxation de la mâchoire - ne disons-nous pas "bâiller à s’en décrocher la mâchoire"? -, il apporte surtout un soulagement en débouchant les oreilles soumises à une pression, lors de l’atterrissage d’un avion par exemple. 

Mieux: un bâillement complet provoque une sensation de plaisir, en particulier quand il s’associe à un étirement musculaire généralisé allant des muscles respiratoires (diaphragme, inter-costaux...) à ceux de la face et du cou. En donnant une perception globale de notre corps suivie d’une sensation de relâchement, il induit un bien-être. 

Un petit plaisir facile à s’offrir, il suffit de ne pas lutter contre, d’autant que si le bâillement peut être minimisé, impossible de le réprimer complètement. Autant y aller franchement! 

• Les chiens, les chats et les hippopotames aussi… 

Le saviez-vous? 

Parmi les animaux, seuls les vertébrés sont capables de bâiller, les requins, les reptiles, les perroquets, les fauves, les chiens, les chats et, sans qu’on sache l’expliquer, les carnivores plus que les herbivores. 

Les singes macaques dominants et les hippopotames au taux de testostérone le plus élevé s’y exercent avant l’accouplement, comme si le fait d’exposer de puissantes canines impressionnait les concurrents potentiels et permettait d’acheter son statut social. 

Pour le chien, c’est une façon de s’apaiser face à un stress. Curieusement, certains canins ayant partagé longtemps la vie d’un maître empathique bâillent après lui, mais entre chiens, plus de contagion mimétique! *

Auteure : Rica Étienne

Source : https://www.notretemps.com/sante/actualites-sante/secrets-baillement,

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