mardi 18 septembre 2018

Le naufrage du Titanic en 1912

Le Titanic et la folie des grandeurs

Au début du XXe siècle, les compagnies maritimes britanniques et allemandes se livrent à une course au gigantisme. La White Star Line, présidée par Joseph Bruce Ismay, décide de lancer une nouvelle classe de paquebots dite Olympic devant surpasser en luxe, en confort et en sécurité ses concurrents britanniques de la compagnie Cunard, le Lusitania et le Mauretania.

La construction de l’Olympic et du Titanic est très médiatisée. Les qualificatifs ne manquent pas dans la presse : « Géants des mers » titre Le Matin, « Îles flottantes »« Léviathans des mers »« Espérons qu’ils ne couleront pas à leur première sortie » ironise. Les travaux débutent le 31 mars 1909 dans les chantiers navals de Belfast, Harland & Wolff. Le navire mesure 269 mètres de long sur 28 mètres de large et son tonnage (46 329) surclasse ses concurrents. Cela oblige à réaménager les ports pour accueillir ce type de navire. 

C’est surtout par son luxe que le paquebot frappe les esprits : les magnifiques ponts-promenades, le pont vitré à l’avant et le somptueux escalier surmonté d’une coupole de verre. Il a fallu plus de 10 mois pour réaliser les aménagements intérieurs. Les passagers des premières classes disposent des plus belles suites style Empire ou Renaissance. Chaque classe a ses restaurants, ses salons et ses bibliothèques : le navire est aménagé au service d’une ségrégation sociale et spatiale. Le navire dispose également d’une  piscine, de bains turcs, de salles de sport.... En plus d’être un complexe hôtelier, le Titanic est une centrale électrique, alimentant les lampes, radiateurs et ascenseurs. À la pointe de la modernité, il dispose d’une station de télégraphie sans fil et  possède un double fond, divisé en 16 compartiments étanches.

Le Titanic quitte Southampton le 10 avril 1912 pour réaliser son voyage inaugural sous le commandement d’Edward Smith. À la sortie du port, il connaît un premier incident. Après une escale à Cherbourg puis à Queenstown en Irlande, il entame sa première traversée transatlantique pour l’Amérique. Il compte à son bord plus de 2 200 passagers dont presque 900 membres d’équipage.

Le traitement de la catastrophe par la presse

Dès le 16 avril, la presse française titre en une sur le « naufrage », parlant d’« émouvant accident » : tous les journaux évoquent la collision du paquebot avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Mais tous se veulent rassurants, les passagers seraient sauvésLe Petit Parisien avance une explication : la vitesse accrue des navires accroît le « danger des icebergs ».

Stupeur de l’opinion publique française quand elle prend conscience de la tragédie le lendemain : c’est « le plus grand sinistre maritime » de l’histoire, « un désastre sans précédent »« une formidable catastrophe, 1 400 personnes ont péri » annonce Le Petit Journal. Les journaux titrent sur le nombre de victimes, avançant parfois des informations fantaisistes : 1 900 morts pour L’Intransigeant et plus de 2 000 pour La Presse. Seuls quelques quotidiens relèvent les informations erronées de la veille comme Le Temps et L’Humanité. Ils expliquent s’être appuyés sur les télégrammes qu’ils avaient reçus.

Progressivement, les lecteurs découvrent la réalité. À 23h40, un des veilleurs, Fleet, distingue un iceberg. L’officier William McMaster Murdoch ordonne de dévier le navire à bâbord, de l’arrêter et de faire machine arrière mais le navire ne vire que trop lentement et la partie immergée de l’iceberg éventre la coque. Malgré la fermeture des portes étanches de la coque, l’eau a pu s’infiltrer dans cinq compartiments. Immédiatement, les opérateurs télégraphient un premier appel de détresse « CQD ». À 00h25, alors que le paquebot penche vers l’avant, le commandant ordonne l’embarquement des passagers dans les canots de sauvetage. À 2h05, les 20 canots sont à la mer. Les opérateurs radio émettent un dernier SOS. La coque se fend à 2h17 et trois minutes plus tard, le paquebot disparaît dans les abîmes avec son commandant à bord. Le Carpathia arrive vers 4h du matin et recueille les quelque 700 survivants.

Pendant plusieurs jours, la catastrophe fait la une des journaux autour de deux grandes questions : combien de rescapés ? et « pourquoi tant de victimes ? ». Il faut à présent « dire la vérité »Le Gaulois dénonce « des fautes et des imprudences » (17 avril 1912). On relève rapidement le nombre insuffisant de canots de sauvetage. Les récits des rescapés sont retranscrits dans la presse à partir du 20 avril, décrivant le chaos de l’embarquement et les conditions effroyables de la mort des naufragés. Dès le 19 avril, les États-Unis constituent une commission d’enquête sénatoriale. On s’interroge sur les négligences du commandant Smith. Mais c’est surtout Joseph Bruce Ismay, qui a survécu au naufrage, qui est en ligne de mire : on l’accuse d’avoir forcé le commandant à maintenir une vitesse élevée, d’avoir négligé la sécurité et de s’être sauvé au détriment des passagers.

Le Petit Journal, Supplément du dimanche, 2 juin 1912 - source : Gallica-BnF

Les nations de l’Atlantique nord et les compagnies tirent les leçons de cette tragédie et décident d’établir de nouvelles règles de sécurité maritime. Elles fondent la patrouille internationale des glaces à l’initiative des États-Unis pour surveiller la dérive des icebergs et les signaler aux navires. Le Board of Trade réagit au naufrage en imposant un nombre de canots de sauvetage suffisant pour contenir l’ensemble des passagers et des membres d’équipage et des exercices d’embarquement.

Le mythe du Titanic naît immédiatement du désastre autour de son insubmersibilité. Pour rassurer ses parents, le chef opérateur Phillips avait lancé un dernier message : « Avançons lentement vers Halifax. Navire pratiquement insubmersible »L’Action française revient sur le terme « insubmersible » et fustige la croyance en la toute puissance de l’homme face à la nature (18 avril 1912). Une étrange coïncidence alimente le mystère du Titanic : le roman Futility de Morgan Robertson, publié en 1898, narre le naufrage d’un navire nommé Titan, et jugé insubmersible, qui heurta un iceberg en avril vers Terre-Neuve lors de sa première traversée.

Auteur : par 

Source : https://www.retronews.fr/accident-maritime-transport/long-format/

2018/03/16/le-naufrage-du-titanic-en-1912

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lundi 17 septembre 2018

Marie Curie, une femme d'exception

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Découvrez le parcours de Marie Curie, scientifique exceptionnelle et seule femme à avoir été récompensée par deux prix Nobel dans deux disciplines différentes. Ses découvertes ont changé le monde.

La jeune femme arrive en France en 1891 pour y suivre des études de mathématiques. Elle sera reçue première à la licence ès sciences et physique en 1893. L'année suivante, elle fait la connaissance de Pierre Curie qui travaille sur le magnétisme. Tous deux partagent la même passion pour les sciences, pas pour les mondanités. Ils se marient le 26 juillet 1895 dans la plus grande intimité.

La découverte d’un étrange phénomène

En 1897, l'année de naissance de leur fille Irène, Marie s'intéresse à un phénomène qui sera mis en évidence par Henri Becquerel : c'est la radioactivité (c'est elle qui lui donne ce nom). Son mari Pierre la rejoint dans ce domaine de recherche en 1898. C'est ensemble qu'ils annoncent avoir extrait deux nouveaux éléments radioactifs, le radium et le polonium.

Les découvertes de Marie et Pierre Curie seront couronnées par un prix Nobel en 1903, prix partagé avec Henri Becquerel. Quelques mois après la mort soudaine de son mari dans un malchanceux accident de la circulation, Marie Curie le remplace à son poste de professeur à la Sorbonne. C'est une première !

En 1911, Marie Curie reçoit le prix Nobel de chimie, son second prix Nobel. C'est à ce jour la seule femme à avoir obtenu deux fois ce prix prestigieux dans deux disciplines différentes. Hélas, ses expositions aux substances radioactives auront raison de sa santé : Marie Curie s'éteint le 4 juillet 1934.

Marie Curie aura changé le monde par ses découvertes et l'image de la femme dans le monde à travers son extraordinaire parcours de scientifique.

Auteur : Futura sciences

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/marie-curie-femme-exception-5011/

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dimanche 16 septembre 2018

Trop fortes pour être femmes, ces athlètes hors-normesque l’on malmène

 

L'athlète sud-africaine Caster Semenya. Africa Top success

Zhang Shan. Cina Wiki

Il s’est passé quelque chose d’inédit et pourtant totalement inaperçu aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. L’épreuve de skeet (le skeet est une discipline olympique de tir qui ressemble à du ball-trap) a été remportée par l’athlète chinoise Zhang Shan. Le skeet est une des très rares épreuves olympiques mixtes. C’est la seule épreuve mixte de l’histoire des JO a avoir été remportée par une femme (devant deux hommes qui complétèrent le podium). Il s’est passé quelque chose d’encore plus étonnant et encore plus inaperçu aux JO suivants : Zhang Shan n’a pas pu défendre son titre. L’épreuve de skeet a été définitivement interdite aux femmes. Être femme et gagner, ce n’est pas acceptable. L’histoire de Caster Semenya en est un exemple encore plus violent.

Le cas Semenya

Caster Semenya est une athlète sud-africaine, spécialiste du 800 mètres et championne olympique. Elle devient championne du monde en 2009 et ses performances spectaculaires font qu’elle est immédiatement soupçonnée de tricherie. Caster Semenya est accusée à demi-mot d’être un homme par de nombreuses concurrentes et dans les médias.

Un « test de genre » est réalisé à son insu, elle est interdite de concourir, puis de nouveau autorisée à le faire à condition de suivre un traitement hormonal. En cause, sa production de testostérone (naturelle) jugée trop importante pour une femme. Suite à une mésaventure similaire, l’athlète Dutee Chand attaque l’IAAF (la Fédération internationale d’athlétisme) au TAS (Tribunal d’arbitrage du sport) et obtient que l’hyperandrogénie (c’est le nom de cette production exceptionnelle de testostérone) n’entraîne plus la radiation des athlètes féminines… du moins tant que l’IAAF ne peut prouver scientifiquement que la sécrétion naturelle de testostérone procure un avantage « injuste ». Cette décision permet à Semenya de courir de nouveau librement en 2016, et elle gagne l’épreuve de 800 m des jeux olympiques. Cette victoire, la plus médiatique, provoque dans les médias les réactions désabusées de ses concurrentes.

Hyperandrogénie et testostérone

La testostérone est une hormone mâle. Elle est particulièrement utile pour ses fonctions anaboliques : elle participe à l’augmentation de la masse musculaire. C’est de fait, avec les produits de la même famille appelés stéroïdes, le produit dopant le plus utilisé en athlétisme.

Certaines personnes présentent une condition d’hyperandrogénie, particulièrement celles appartenant à des catégories dites « intersexes »(c’est-à-dire difficiles biologiquement à classer en tant qu’homme ou femme, à la fois phénotypiquement (organes sexuels non typiquement mâles ou femelles), génétiquement (chromosomes ni XX ni XY) ou endocrinologiquement (productions d’hormones non typiquement mâles ou femelles). Une femme hyperandrogène produit naturellement une quantité de testostérone équivalente ou même supérieure à celle d’un homme. Chez les athlètes, êtres exceptionnels par définition, cette condition se retrouve plus fréquemment que dans une population normale. Ironiquement, de nombreuses femmes hyperandrogènes (y compris chez les athlètes) sont insensibles à la testostérone qu’elles produisent et n’en tirent donc aucun avantage anabolique.

Traquer la frontière entre hommes et femmes

Historiquement, les organismes gouvernant le sport (et particulièrement l’athlétisme) ont toujours eu l’ambition de tracer la frontière entre hommes et femmes par souci « d’équité ». Comprendre : par peur paranoïaque qu’un homme se déguise en femme pour gagner facilement une compétition réservée à des catégories plus faibles que lui (ce qui n’est pourtant jamais arrivé).

Cette préoccupation est si grande que l’IAAF a convoqué, au cours du vingtième siècle, plusieurs sciences différentes (l’anatomie, puis la génétique, puis l’endocrinologie) avec comme mission de pouvoir séparer clairement hommes et femmes. L’effet a été opposé : il a mis en évidence que la frontière entre homme et femme est de plus en plus floue. L’examen des organes génitaux ne permet pas forcément de trancher. Les examens génétiques révèlent des individus qui ne sont ni XX ni XY. Certaines femmes produisent naturellement une grande quantité de testostérone.

Essayer de définir le fait d’être un homme ou une femme par le taux d’une hormone dans le sang implique que de nombreuses personnes se retrouvent entre les deux. De surcroît, le sport est la seule institution qui se permet de décider à la place de l’individu s’il est un homme ou une femme, contre son avis (jusqu’à le torturer). Mais il y a pire : étant donné le caractère dopant de la testostérone exogène (celle qu’on s’injecte), cette définition présente l’homme comme supérieur, la femme comme inférieure… et la femme qui produit trop de testostérone (donc trop forte pour son sexe) est considérée comme une tricheuse.

La course à la « preuve scientifique »

L’affaire Dutee Chand avait forcé en 2015 le TAS à un verdict : l’IAAF devait prouver qu’il est « scientifiquement fondé » que la testostérone procure un « avantage injuste » et elle disposait de 24 mois pour ce faire. L’IAAF a donc fait appel à une équipe française d’endocrinologues et de médecins du sport (financée directement par elle) pour publier en un temps record (moins de quatre mois entre la soumission et la publication, avec révision entre temps !) une étude statistique entre taux de testostérone d’athlètes en compétition et résultats sportifs.

Il ne s’agit pas de fraude mais d’un cas typique ou tout est fait pour produire le résultat attendu le plus rapidement possible. Les multiples défauts (de conception, de réalisation, méthodologiquesstatistiques et même de justification a posteriori) ont été critiqués immédiatement dans plusieurs publications. Les résultats des travaux avancent un « avantage injuste » principalement au lancer du marteau, et, moins significativement, au saut à la perche et au demi-fond – et pas du tout en sprint, pourtant la discipline la plus sensible aux avantages supposés de la testostérone. Et pourtant, sur la base de ces travaux, l’IAAF décide d’interdire les taux trop élevés de testostérone uniquement dans les épreuves de demi fond, justement celles que court Caster Semenya.

Du « gender test » à l’« unfair advantage »

Quand Caster Semenya a commencé à gagner en 2009, le « test de genre » avait été effectué à son insu. En plus d’être accusée (injustement) de tricherie et d’être déchue de ses titres, elle avait été publiquement humiliée : elle n’était pas une « vraie » femme.

Après sa victoire aux JO de Rio, le lynchage médiatique avait repris de plus belle. Pour ne pas être accusé de sexisme, l’IAAF a abandonné la rhétorique du « test de genre » (en fait un test de sexe : trancher si on est « biologiquement » un homme ou une femme) pour celle de « l’avantage injuste » et de « l’équité » dans le sport, concept encore plus tordu : quoi de plus inéquitable que le sport puisqu’il faut un vainqueur, et que celui ci est forcément plus fort que les autres, pour quelque raison que ce soit ?

Les femmes n’ont pas le droit d’être trop fortes

On notera qu’il n’est jamais question « d’avantage injuste » chez les hommes, que ça soit lié à la production de testostérone ou autre chose. Si jamais une femme sportive devient trop forte, alors on considère tout simplement qu’elle n’est plus une femme (et on lui dit qu’elle a le droit de concourir avec les hommes, en première division). Le processus est comparable – toutes proportions gardées – à la difficulté de définir, pour l’institution sportive, qui est « suffisamment invalide » pour concourir dans les disciplines paralympiques.

On aurait tort de considérer le sport comme futile, particulièrement dans les mouvements féministes. Le sport est, entre autres, une entreprise de morale. Il agit par la règle : il impose, aux individus même, une définition de qui est femme et qui est homme. Son but est, entre autres, de maintenir les femmes à leur place : en dessous des hommes. Zhang Shan a disparu du paysage sportif dans l’indifférence. Mais les cas de Caster Semenya et de Dutee Chand sont plus graves : on ne les empêche pas seulement de courir, on les empêche d’être des femmes.

 

 

  • Auteur :  - Professeur des Universités en Histoire des Sciences, Université de Lorraine

Déclaration d’intérêts

Alexandre Hocquet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/trop-fortes-pour-etre-femmes-ces-athletes-hors-normes-que-lon-malmene

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jeudi 13 septembre 2018

Tour du monde en 6 sommets

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Afrique, Amériques, Antarctique, Asie, Europe et Océanie ont chacun leur superbe point culminant. Tous enneigés — quoique le Kilimandjaro voit se restreindre sa coiffe blanche —, ils attirent, magnétiquement, les alpinistes de haut niveau. 

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Le Puncak Jaya, sur la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée, dans la province de Papouasie, est le point culminant de l'Océanie. Reinhold Messner, célèbre alpiniste italien (qui, le premier, gravit l'Everest en solitaire et sans oxygène), insista pour en faire un des « Sept sommets », à la place du mont Kosciuszko, en Australie.

Cette liste recense les points les plus hauts de chaque continent, les deux Amériques étant considérées séparément. Elle comprend le mont McKinley en Alaska, rebaptisé depuis le Denali, qui représente l'Amérique du Nord.

Dans notre sélection de six sommets, le plus haut des Amériques est l'Aconcagua. Ce pic argentin frôle les 7.000 mètres au sein de cette immense chaîne de la cordillère des Andes, soulevée et concassée par la plaque océanique qui, venue du Pacifique, glisse sous ses racines.

Plus au sud, les humains ont mis du temps à repérer le massif Vinson (du nom d'un homme politique américain) quelque part en Antarctique, par 85° de longitude ouest.

Les neiges du Kilimandjaro

Le Kilimandjaro, lui, est connu depuis des temps immémoriaux. Sur le continent africain, ce corps massif abrite trois volcans, dont le Kibo, le plus haut et le plus récent, au milieu des deux autres et formant une bouche elliptique.

Depuis plusieurs décennies, la calotte glaciaire sommitale du Kibo régresse rapidement en raison de l'évolution du climat (réchauffement et assèchement), et aussi de la déforestation locale.

Les glaciers pourraient avoir totalement disparu avant 2050.

Le dernier de la liste est le plus haut de tous. On ne présente pas le mont Everest, sommet du monde, côtoyé par une kyrielle de « plus de sept mille » dans la chaîne de l'Himalaya, au relief dantesque.

Née du fracas de la plaque tectonique indienne, la plus rapide du monde, venue percuter l'Eurasie il y a 70 millions d'années, elle n'a jamais empêché les Hommes de la traverser, et même d'y vivre.

Aujourd'hui, on y afflue pour marcher (pardon, trekker) et les alpinistes se bousculent sur la voie menant du glacier du Khumbu à l'arête sommitale de Chomolungma, la déesse mère des vents, de son nom tibétain.

Auteur : © Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/videos/tour-monde-6-sommets-5147/

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mercredi 12 septembre 2018

Comment la tour de Pise a résisté aux tremblements de terre

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http://data.planet-puzzles.com/m82/p58122/p1.jpg

La tour de Pise penche. Elle vacille même pourrait-on dire. Mais elle a déjà résisté à plusieurs tremblements de terre qui ont secoué la région depuis sa construction. Des chercheurs pensent avoir compris comment.

Rappelons tout d'abord que si la tour de Pise penche, c'est, semble-t-il, dû aux caractéristiques du terrain sur lequel elle a été élevée. Un terrain constitué d'alluvions. Un terrain riche en eau susceptible de s'affaisser. Un terrain incapable de soutenir une telle bâtisse. On s'attendrait donc à ce que la tour subisse au moins d'importants dommages à chaque séisme.

Au fil des siècles, la tour de Pise n’a cessé de vaciller sur ses bases. En cause, un sol pas suffisamment stable pour soutenir une telle structure. Et qui interagit avec elle de manière dynamique. De quoi lui éviter le pire en cas de tremblement de terre. © schmidmatthieu, Pixabay, CC0 Creative Commons

Sauvée par une interaction dynamique avec le sol

Mais une équipe internationale de chercheurs nous apprend aujourd'hui comment, en pareilles circonstances, la tour a pu résister à pas moins de quatre forts tremblements de terre« Ironiquement, le sol qui est à l'origine de son instabilité est aussi responsable de sa capacité à ne pas s'effondrer en cas d'évènement sismique », raconte le professeur George Mylonakis, sismologue à l'université de Bristol.

Cette conclusion arrive après une étude détaillée de données sismologiques, géotechniques et structurelles. L'étonnante stabilité de la tour résulte d'une interaction dynamique entre le sol et la structure. En d'autres mots, la hauteur et la rigidité de la tour combinées à l'instabilité du terrain modifient sensiblement les caractéristiques vibratoires de la structure. La tour ne résonne pas avec les mouvements du sol. Et résiste ainsi aux tremblements de terre.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-tour-pise-resiste-tremblements-terre-71187/

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mardi 11 septembre 2018

Les mésanges savent autant se contrôler que les chimpanzés

 

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La capacité à se contrôler est traditionnellement associée à des capacités cognitives plutôt avancées. Pourtant une étude de chercheurs suédois montre aujourd'hui que les mésanges charbonnières sont capables de faire preuve d'une étonnante maîtrise de soi.

Pour en arriver à cette conclusion, les biologistes ont soumis les mésanges à des tests simples de mise en œuvre. Ils ont placé de la nourriture à l'intérieur de cylindres transparents et ouverts aux extrémités. Les mésanges qui ont picoré le cylindre pour accéder à la nourriture ont échoué au test. Celles qui se sont déplacées vers l'une des ouvertures ont réussi.

La mésange et le chimpanzé ont un point commun : ils savent maîtriser leurs impulsions. © Thomas Lersch, Wikipedia, CC by-2.5

Pas de lien avec la taille du cerveau ?

Au final, 80 % des mésanges ont su faire preuve d'un certain contrôle et ne pas céder au comportement impulsif de picorer le cylindre. Un chiffre qui dépasse celui de la plupart des animaux déjà testés ainsi et qui place les mésanges charbonnières presque sur un pied d'égalité avec les chimpanzés. 

« C'est incroyable compte tenu du fait que le cerveau d'une mésange correspond à seulement 0,1 % de celui d'un chimpanzé », précise Anders Brodin, professeur à l'université de Lund.

Cette étude fait suite à celle réalisée par la même équipe il y a quelques années. Elle avait conclu que les mésanges charbonnières sont capables d'observer d'autres oiseaux à distance. Objectif, mémoriser où ceux-ci cachent leurs provisions de nourriture afin de mieux pouvoir les leur voler.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/animaux-mesanges-savent-autant-controler-chimpanzes-72258/

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dimanche 9 septembre 2018

Stonehenge a-t-il été construit par des Gallois ?

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Stonehenge est encore loin d'avoir livré tous ses secrets. Les ossements de plusieurs individus ensevelis dans les trous tout autour des mégalithes montrent qu'ils étaient au Pays de Galles avant leur mort. Tout près de l'endroit d'où proviennent les fameuses pierres bleues.

Dernier rebondissement : une équipe européenne a découvert que les restes qui reposaient au fond des trous d'Aubrey, datant d'environ 5.000 ans, appartenaient à des individus qui n'avaient pas toujours vécu dans la région de Stonehenge. En effet, pour au moins 10 des 25 personnes analysées, elles ont passé les dernières années de leur vie dans l'ouest du Pays de Galles, à plus de 160 kilomètres de là.

Surprise : les chercheurs ont pu déterminer que ces personnes ont habité tout près du site d'origine des fameuses pierres bleuesprésentes à Stonehenge. Ont-elles fait partie du convoi qui a acheminé ces blocs de roche que l'on ne trouve qu'en ce lieu unique des collines de Preseli et de ses alentours ? Les archéologues n'en ont pas la certitude mais ils ont tout de même été frappés par le rapprochement des dates de ces ossements avec celles de l'érection des pierres. C'est la même période : « [...] bien que nous ne puissions pas prouver que ce sont les os des gens qui les ont amenés, il doit au moins y avoir une relation, a expliqué au Guardian John Pouncett, l'un des auteurs de l'étude publiée dans Nature Scientific ReportsLa plage de dates augmente la possibilité que des siècles durant, des personnes aient pu être amenées à Stonehenge pour y être enterrées avec les pierres ».

Le strontium a fait parler les restes des personnes enterrées à Stonehenge

Les 56 trous d'Aubrey doivent leurs noms à John Aubrey qui, le premier, mit au jour ce cercle extérieur à ceux des pierres debout (l'homme voyait en Stonehenge un lieu de culte celtique). Les ossements furent découverts au fond de ces trous quelque trois siècles plus tard, en 1920, par le colonel William Hawley lequel, après les avoir prélevés les réenterra grossièrement dans un seul et même trou. Jusqu'à récemment, ces cavités disposées à des intervalles réguliers étaient supposées avoir accueilli de grands piliers de bois, 3.000 ans avant notre ère, mais de minuscules morceaux de pierres bleues y furent retrouvés suggérant désormais qu'elles y furent disposées dans un premier temps, avant d'être déménagées vers un autre cercle (ce qui est arrivé plusieurs fois à l'intérieur de la structure). Était-ce l'œuvre de Gallois ?

C'est grâce à des analyses des isotopes de strontium que l'équipe a pu faire parler les restes de ces corps qui ont été brûlés sur un bûcher. C'est une technique inédite qui fut d'abord expérimentée par Christophe Snoeck, alors en doctorat à l'université d'Oxford, sur des os de cochons brûlés. Se décrivant comme « ingénieur chimiste amoureux d'archéologie », le jeune chercheur s'est donc concentré sur les atomes les plus lourds, ceux du strontium, les rares qui aient pu résister à des températures élevées. « La crémation détruit toute lamatière organique, y compris l'ADN, mais la matière inorganique survit », a-t-il déclaré. « [...] aucune altération n'a été observée », a-t-il ajouté.

Alors, qui étaient les défunts ? Des personnalités importantes ? Visiblement, elles ont passé leurs dernières années près de l'endroit où furent exploitées les pierres bleues mais en étaient-elles natives ? Combien de temps ont-elles vécu là-bas ? Pourquoi ont-elles été inhumées sur le site de Stonehenge ? Cela fait encore beaucoup de questions sans réponses. L'histoire de ce site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et affublé de nombreuses légendes est loin d'être terminée.

  • Les premiers aménagements à Stonehenge dateraient de 5.000 ans.
  • Les ossements brûlés retrouvés dans certains trous d’Aubrey qui composent le cercle extérieur appartenaient à 25 individus.
  • Au moins 10 d’entre eux avaient vécu leurs dernières années au Pays de Galles, près du site où ont été prélevées les pierres bleues de Stonehenge.

Auteur : Xavier Demeersman, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-stonehenge-t-il-ete-construit-gallois-72325/

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jeudi 6 septembre 2018

Huit maladies qu’on croyait disparues et qui reviennent

 


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Gale, rougeole, syphilis, tuberculose : elles ont causé des millions de morts avant qu'on ne découvre enfin un traitement. Sauvés ? Non, car ces maladies que l'on pensait enterrées font leur retour depuis quelques années. Voici pourquoi.

Elle a coûté la vie à Guy de Maupassant, Baudelaire et François 1er. La syphilisa hanté le XIXe siècle et cette maladie sexuellement transmissible semblait appartenir au passé, vaincue par les antibiotiques. Pourtant, la syphilis a refait surface en France depuis 2000 et l'augmentation est constante selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Plus de 1.000 cas ont été déclarés en 2014, un chiffre sans doute sous-estimé. En cause : une augmentation des pratiques à risque, notamment dans la communauté homosexuelle masculine. Non traitée, la syphilis peut entraîner des lésions de la peau et des complications graves au niveau du cerveau, des nerfs ou des yeux.

Les pratiques sexuelles à risque ont entraîné le retour de la syphilis en France. © Institut Pasteur, Antoinette Ryter

Le scorbut, conséquence de mauvaises pratiques alimentaires

Le scorbut, dû à une carence en vitamine C et qui décimait les marins au XVIIIesiècle, est de retour dans les pays riches. Ces dernières années, plusieurs cas ont été enregistrés en Australie, en France, au Québec et au Royaume-Uni. Étonnant, car même une très faible dose de vitamine C suffit à éviter cette maladie, qui provoque des hématomes, hémorragies et des défauts de cicatrisation pouvant entraîner la mort. Mais avec les mauvaises habitudes alimentaires actuelles, certaines personnes ne consomment pratiquement plus de fruits ni de légumes. Sans aller jusqu'au scorbut, au moins un tiers de la population présente un déficit en vitamine C.

Une alimentation trop pauvre en vitamine C peut conduire au scorbut. © PxHere

La gale touche les petits et les personnes âgées

Maladie infectieuse due à un parasite de la peau, le sarcopte, la gale est en recrudescence ces dernières années notamment dans crèches, écoles et maisons de retraite, où elle se propage rapidement. Plusieurs cas ont été enregistrés en 2018 dans le sud de la France.

Se manifestant par un prurit généralisé, la gale est aujourd'hui heureusement bien soignée avec un simple traitement, alors qu'au Moyen-Age elle entraînait parfois des complications graves. Pour l'éviter, il est nécessaire de respecter une hygiène stricte et de laver tous les vêtements et objets en contact prolongé avec une personne affectée.

La rougeole, un retour dû à la défiance envers la vaccination

22 personnes sont décédées de la rougeole en France depuis 2008 et plus de 24.500 cas ont été déclarés entre 2008 et 2017 selon l'InVS. Cette recrudescence est due à la défiance croissante envers la vaccination. Bien qu'elle soit désormais obligatoire, on atteint seulement 90 % de gens vaccinés avec une dose et 80 % vaccinés avec deux doses, ce qui est insuffisant pour éviter l'extension de la maladie.

La rougeole n'est sont pourtant pas une maladie anodine : elle peut entraîner des complications graves comme des infections pulmonaires et des encéphalites, ou même se révéler mortelle chez les nourrissons ou les personnes immunodéprimées.

Avec le recul de la vaccination, on observe une recrudescence de rougeole en France. © Institut Pasteur, Nadège Cayet

La polio revient quand la vaccination recule

18 ans après sa disparition, la poliomyélite a fait son retour en Papouasie-Nouvelle Guinée en juin 2018. Avant la généralisation du vaccin à la fin des années 1980, cette maladie virale était un des plus terribles fléaux de l'enfance, touchant plus de 600.000 enfants par an dans le monde restant parfois handicapés à vie.

Mais suite à son éradication, certains pays en voie de développement négligent le maintien de la couverture vaccinale à un niveau suffisant et l'on assiste alors à un retour du virus, parfois sous une forme mutante. Une centaine de cas sont encore recensés chaque année, selon l'OMS.

Un relâchement de la couverture vaccinale a entraîné le retour de la poliomyélite dans plusieurs pays. © Institut Pasteur, Charles Dauguet

La lèpre est toujours là

Transmise par une bactérie infectieuse, la lèpre est l'une des plus anciennes maladies décrites dans le monde, remontant à l'Antiquité. Durant l'histoire, les lépreux étaient condamnés à vivre reclus et stigmatisés.

Ces 20 dernières années, plus de 12 millions de patients ont heureusement été guéris, et la maladie a été éradiquée dans la majeure partie du monde. Mais elle reste endémique dans 14 pays, notamment en Afrique. 210 000 nouveaux cas ont encore été répertoriés en 2017, car la lèpre est difficile à contrôler en raison de son incubation très lente.

La lèpre est une maladie grave et stigmatisante. © Institut Pasteur, Pierre Ravisse

La tuberculose reste meurtrière

Dans les années 1980, il semblait que la tuberculose allait complètement disparaître. Pourtant, une résurgence s'observe depuis ces 20 dernières années et elle demeure la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde.

En France, sa prévalence est de 7,2 cas pour 100.000 habitants et l'affection reste préoccupante parmi les populations précarisées (SDF, migrants...). De plus, à peine la moitié des traitements sont effectivement achevés, s'inquiète Arnaud Trébucq, spécialiste de la tuberculose, s'exprimant dans le BEH. Cette maladie pulmonaire et contagieuse se soigne pourtant bien par antibiotiques.

Malgré les traitements existants, la tuberculose demeure la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. © Institut Pasteur, Mary Jackson et Stéphanie Guadagnini

Le botulisme n'a pas disparu

Provoqué par la toxine extrêmement puissante de la bactérie Clostridium botulinum, le botulisme a été identifié en 1895. Cette maladie, qui entraîne une paralysie des membres et des muscles respiratoires pouvant conduire à une asphyxie mortelle, a été favorisée au début du XXe siècle avec l'essor des conserves industrielles pas encore bien stérilisées.

Aujourd'hui, son incidence est faible mais plusieurs cas sévères ont été enregistrés en France ces dernières années, notamment après l'ingestion de charcuterie artisanale ou de conserves de légumes faites maison.

Botulisme : attention aux conserves et charcuteries faites maison. © Institut Pasteur, CRBIP, Jean-Marc Panaud
  • L'éradication d'une maladie peut sembler définitive et ne pas l'être.
  • Une dégradation des conditions d'hygiène, de mauvaises pratiques alimentaires ou sexuelles ou encore un recul de la couverture vaccinale permettent le retour de pathologies considérées comme anciennes.

Auteure : Céline Deluzarche, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/personnalites/environnement-celine-deluzarche-1390/

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mardi 4 septembre 2018

Laissez la vie sauve aux araignées de la maison

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Parole d’entomologiste !

Il sera probablement dur de vous convaincre, mais laissez-moi essayer : ne tuez pas la prochaine araignée que vous croiserez chez vous. Pourquoi pas ? Car les araignées sont une partie importante de la nature ainsi que de l’écosystème domestique.

Des araignées vivent chez vous

Les gens aiment penser que leur logement est sûr et isolé du monde extérieur. Pourtant, de nombreux types d’araignées peuvent y être retrouvés. Certaines sont accidentellement piégées, alors que d’autres ne sont que des visiteuses temporaires. Quelques espèces s’épanouissent même à l’intérieur, y passant leur vie avec plaisir, et se reproduisant.

Ces arachnides sont généralement discrets, et presque toutes les araignées que vous rencontrez ne sont ni agressives ni dangereuses. Elles peuvent même offrir leurs services, en dévorant des parasites – et certaines mangent même d’autres araignées.

Une Malmignatte des maisons achève une proie attrapée dans sa toile. 
Matt Bertone, CC BY-ND

Mes collègues et moi avons mené une enquête dans 50 maisons de Caroline du Nord pour inventorier quels arthropodes vivent sous nos toits. Chaque foyer visité abritait des araignées : en particulier la Malmignatte des maisons et les pholques.

Un pholque, parfois appelé papa longues jambes (à ne pas confondre avec les faucheurs). 
Matt Bertone, CC BY-ND

Ces deux espèces construisent des toiles, où elles guettent, à l’affût d’une proie à attraper. Les pholques laissent quelques fois leurs toiles pour chasser d’autres araignées qui s’aventurent sur leur territoire, imitant une proie afin de capturer leurs cousins pour le dîner.

Les araignées sont utiles !

Bien qu’elles soient des prédateurs généralistes, susceptibles de manger quiconque croisera leur chemin, les araignées attrapent régulièrement des organismes nuisibles, voire des insectes porteurs de maladies – comme les moustiques. Certaines espèces africaines d’araignées sauteuses préfèrent même manger des moustiques remplis de sang.

Tuer une araignée ne coûtera donc pas seulement la vie de l’arachnide, mais supprimera un chasseur important de votre foyer.

Il est normal de craindre les araignées. Elles ont beaucoup trop de pattes et sont presque toutes venimeuses – même si la majorité des espèces ont un venin trop faible pour poser problème aux humains, dans l’hypothèse où leurs crocs arriveraient à traverser votre peau. Les entomologistes eux-mêmes peuvent céder à l’arachnophobie. Quelques arachnologues ont surpassé leur peur en observant et en travaillant avec ces créatures fascinantes. S’ils peuvent le faire, vous aussi !

"Doctor Spider" - Dr Fiona Cross

L’histoire d’une arachnologue terrifiée toute sa vie par les araignées, mais devenue finalement fascinée par ces créatures à huit pattes.

(Aotearoa Science Agency/YouTube, 2018).

Les araignées n’en ont pas après vous et préfèrent plutôt éviter les humains ; nous sommes beaucoup plus dangereuses pour elles qu’inversement. Leurs morsures sont très rares. Bien qu’il existe quelques espèces ayant une importance médicale, comme la veuve noire et la recluse brune, leurs morsures sont exceptionnelles et provoquent rarement de sérieux problèmes.

Si vous ne pouvez vraiment pas supporter cette araignée vivant dans votre maison, votre appartement, votre garage, ou ailleurs, au lieu de l’écraser, essayer plutôt de la capturer et de la relâcher à l’extérieur. Elle trouvera un autre lieu à visiter, et les deux camps seront plus heureux de ce dénouement.

Mais si vous arrivez à le supporter, ce n’est pas grave d’avoir des araignées chez vous. En fait, c’est même normal. Et honnêtement, même si vous ne les voyez pas, elles seront toujours là. Privilégiez donc une approche tolérante envers la prochaine araignée dont vous croiserez le chemin.

Auteur :  Matt Bertone - Extension Associate in Entomology, North Carolina State University (https://theconversation.com/profiles/matt-bertone-471762)

Source : https://theconversation.com/parole-dentomologiste-laissez-la-vie-sauve-aux-araignees-de-la-maison

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Posté par evynou35 à 12:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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