mercredi 24 juillet 2019

Le troisième sexe ; Etre ou ne pas être un homme pénétré (ATTENTION : article parlant de sexualité)

 


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CHRONIQUE 

Notre construction de la masculinité traditionnelle veut qu’un « vrai » homme se doit d’être au-dessus.

Cela n’a pas toujours été le cas, nous explique Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale du Monde ».

 

LE SEXE SELON MAÏA

Au risque de terrifier les anatomistes, il semblerait que les hommes aient deux corps.

Le premier, organique, serait constitué de muscles, de nerfs et autres rotules, offrant d’innombrables potentialités érotiques.

Le second corps, symbolique, formerait une version culturellement acceptable du premier : les zones érogènes se concentrent dans le pénis, qui n’existe qu’en érection.

La prostate perd son rôle d’organe pour devenir une réponse de Trivial Pursuit (« As-tu lu l’intégrale des œuvres de Prostate ? »).

Le mâle se voit amputé de son anus (dommage). Subir une pénétration devient impossible. Sans parler d’aimer ça.

Un dialogue de sourds s’enclenche entre ceux qui peuvent concevoir un homme dans une position de réception sexuelle, et ceux qui littéralement, trouvent cette idée impensable.

Dans ce fascinant univers parallèle, la nature ne permettrait pas d’intromission anale, sauf
  • 1) sur les femmes (nous sommes étrangement plus libérés quand il s’agit du corps féminin),
  • 2) entre gays,
  • 3) à Guantanamo, comme torture.

Cette incapacité à envisager des hommes hétérosexuels pénétrables ne concerne pas que le mâle lambda : mêmes les études scientifiques viennent à manquer.

Nous ne disposons pas d’imagerie cérébrale sur le Super-O (pour « super-orgasme »). Mais nous savons par exemple qu’un homme de 63 ans peut obtenir jusqu’à dix jouissances avant l’éjaculation (université de Sheffield, 2017).

ANGOISSE

Médicalement, le massage prostatique est reconnu comme pourvoyeur d’orgasmes plus longs et plus intenses. Au cas où le doute subsisterait sur la grande motivation des adeptes, la liste infiniment renouvelée des objets retrouvés par les urgentistes dans les rectums du peuple clôt le débat.

Alors, pourquoi tant d’hésitations, quand on sait que notre moralité est aussi élastique que notre culture ? Pourquoi en appeler à la nature, quand il s’agit justement d’utiliser une ressource avec laquelle nous sommes nés ?

En 2018, alors que nous prétendons courir tous les plaisirs imaginables, cette réticence ne laisse pas de surprendre. Il existe bien sûr une homophobie intériorisée (les enfants apprennent très tôt qu’« enculé » est une insulte, mais pas « enculeur »).

Cette angoisse n’appartient cependant pas consubstantiellement à notre culture. L’excellente Histoire de la sexualité dirigée par Sylvie Steinberg (à paraître aux PUF) permet ainsi d’expliquer – et de relativiser – ce phénomène.

Du côté des Grecs, c’est bien connu, les relations sexuelles entre hommes existent – donc la pénétration réceptive. Elles sont acceptées, n’entraînent aucune identité particulière, à condition que le citoyen reste au-dessus, sous peine de marquer une faiblesse civique (mais pas morale).

Dans la Rome antique, pas question de débaucher un garçon futur citoyen, mais un homme pouvait par exemple coucher avec des prostitués hommes.

A partir du IVe siècle de notre ère, les empereurs chrétiens condamnent la pénétration des hommes par des hommes. Mais pas l’homosexualité, qui n’existe pas et dont la dénomination n’apparaîtra qu’en 1868-1869 !

L'IDEE D'UN TROISIEME SEXE

Aujourd’hui, pour nous, une intromission anale est perçue comme incroyablement « grave » et engageante, au point qu’elle constitue une sorte de point de non-retour.

Cette hiérarchisation n’a pas toujours existé. Ainsi, dans les poèmes satiriques de Martial (au Ier siècle de notre ère), toutes les pratiques en prennent pour leur grade, mais les pires sont la fellation et le cunnilingus, parce qu’elles souilleraient l’organe noble que serait la bouche, par laquelle s’exprime la voix du citoyen.

Au Moyen Age, on serre la vis ! L’homme doit reposer sur la femme pendant l’acte sexuel, afin de se conformer au rapport hiérarchique des sexes.

Du côté des galipettes entre hommes, la sodomie n’a pas encore pris le sens qu’elle possède aujourd’hui. Et surtout, elle ne s’associe pas à l’homosexualité telle que nous la concevons : il n’y a pas de continuité perçue entre le fait d’aimer un homme et avoir des rapports homosexuels, de même qu’être soumis sexuellement n’est pas directement lié à un caractère efféminé.

Autre différence de taille avec notre monde contemporain : au XVe siècle, le rapport homosexuel actif est réprimé bien plus cruellement que le rapport passif (du moins en Italie et en Espagne).

Celui qui subit paraît moins fautif. Encore heureux, car pour les sodomites, les peines sont allées jusqu’à la castration et la mort (voire, pour les enthousiastes, la mort sur un bûcher avec le pénis transpercé par une aiguille ou un clou).

Il faudra attendre l’an 1791 pour que le code pénal français exclue pour la première fois la sodomie de la liste des crimes punissables.

Mais la médicalisation s’incruste dans la partie : à la fin du XIXe siècle, on commence à percevoir l’homosexualité comme une inversion.

Elle était une pratique, elle devient une identité : celle d’hermaphrodites moraux. C’est l’apparition de l’idée d’un troisième sexe.

Dans le même temps, la condamnation religieuse campe sur ses positions.

Le IIIe Reich parachèvera le désastre en envoyant les homosexuels (« radicalement malades », une « peste »,selon Himmler) dans les camps.

L'HERITAGE PESE LOURD

Nous voici donc en 2018.

Lentement, notre société détricote l’association entre homosexualité et pénétration anale des hommes – comme vous l’aurez constaté, une association assez récente !

Nous nous rendons compte péniblement que tous les homosexuels ne pratiquent pas la pénétration anale, de même qu’on peut être hétérosexuel et aimer être pénétré.

L’héritage pèse cependant lourd : les grandes religions restent majoritairement conservatrices (selon mes sources secrètes au Vatican, le pape François n’aurait pas encore pris position sur la réception sexuelle masculine), la médicalisation agressive de l’inversion a été remplacée, dans le cas du massage prostatique, par de relatifs encouragements (toucher sa prostate devient une question de santé sexuelle).

Les Français acceptent l’homosexualité à 77 %. Mais on ignore combien accepteraient d’être touchés, là, en bas, derrière.

Finalement, c’est encore notre construction de la masculinité traditionnelle qui constitue le pire blocage.

Un « vrai » homme doit être au-dessus.

Tant pis pour les Super Orgasmes. Tant pis pour la reconnaissance de ses potentialités physiques.

A ce titre, et c’est un comble, nous faisons passer un plaisir charnel (« jouir d’un corps d’homme ») après un plaisir intellectuel (le plaisir de se sentir un « vrai homme »).

Nous choisissons le regard social plutôt que la chambre à coucher. Nous choisissons la peur. Dans le monde de la virilité toute-puissante, ça ne manque pas d’ironie.

Retrouvez ici toutes les chroniques de Maïa Mazaurette dans La Matinale. 

 

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 "J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension." 

 


mardi 23 juillet 2019

Chirurgie hernie discale cervicale avec pose de prothèse en ambulatoire - CHU de Bordeaux


 

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!   IMPRESSIONNANT   !

 

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mardi 25 juin 2019

NÉPAL : la santé au rebut

 

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NÉPAL : LA SANTÉ AU REBUT

Au Népal, depuis le tremblement de terre d’avril 2015 dont les stigmates sont encore visibles, la vallée de Katmandou connaît un exode rural massif et fait face à de graves problèmes environnementaux liés à l’accumulation de déchets solides. En l’absence de gestion publique de ces déchets, le tri est assuré par un large réseau de travailleurs informels pauvres, exposés à des risques majeurs pour leur santé et dont le statut n’est pas reconnu.

Chaque jour, bien avant que le soleil ne se lève, juchée à côté du chauffeur d’un camion benne de la municipalité, Manju fait le trajet du centre-ville jusqu’à Sisdole, la grande décharge de la vallée de Katmandou. Ouverte il y a près de quatorze ans à titre provisoire, celle-ci devait permettre le stockage des quelque 700 tonnes de déchets produits par jour en attendant l’ouverture d’un site d’enfouissement. Aujourd’hui, non seulement cette décharge existe encore, mais une deuxième est en projet.

RISQUER SA SANTÉ POUR GAGNER SA VIE

C’est dans cette décharge que Manju trouve chaque jour les moyens de faire vivre ses deux filles. À Sisdole, la majeure partie des travailleurs sont des femmes. Jusqu’à huit heures d’affilée, au milieu des camions et des pelleteuses dont les chauffeurs sont payés au rendement, elles risquent leur vie pour extraire, à mains nues, le plastique parmi les déchets organiques et autres éclats de verre. « Cela fait quinze ou seize ans que je fais ce travail. Les déchets, pour moi, c’est mon travail alors que pour les autres, c’est repoussant », raconte-t-elle, fataliste.

« On se coupe avec du verre tranchant, on se pique avec les aiguilles usagées… »

Manju fait partie des 15 000 collecteurs de déchets pour qui plastiques, cartons et papiers extraits des monceaux d’ordures pour être revalorisés constituent l’unique moyen de subsistance. Au Népal, après l’urgence du tremblement de terre et la phase de reconstruction, les équipes de Médecins du Monde sont restées sur le terrain et interviennent désormais pour améliorer l’accès aux soins de ces travailleurs informels.

« Les maladies de peau, les problèmes respiratoires et les blessures graves font partie du quotidien, comme le risque d’infection à l’hépatite B ou C et au VIH. »

Comme le précise le Docteur Guillaume Fauvel, coordinateur du programme, « le problème est que tous les types de déchets sont mélangés. Les déchets organiques sources de proliférations bactériennes s’entremêlent avec les déchets toxiques issus des résidus électroniques ou des produits chimiques et des déchets médicaux qui peuvent blesser les personnes et générer de potentielles contaminations ». Ainsi, alors que les études menées auprès des populations ont montré que chaque année deux tiers des travailleurs se blessent, la moitié n’est pas vaccinée contre le tétanos1. « On se coupe avec du verre tranchant, on se pique avec les aiguilles usagées... Ça ne me révolte pas tant à cause de la douleur mais parce que cela m’empêche de retourner au travail pour quelque jours », s’indigne Manju.

Les maladies de peau, les problèmes respiratoires et les blessures graves font partie du quotidien, comme le risque d’infection à l’hépatite B ou C et au VIH.

Auteur : Medecins du Monde.

Source : https://www.medecinsdumonde.org/

 

Signature - Evy bleugif

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vendredi 21 juin 2019

Picasso : une peinture qui dénonce les horreurs de la guerre !

 

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"Guernica" de Picasso (1937)

"Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements,

c’est un instrument de guerre offensif et défensif contre l’ennemi."

 

Guernica, 1937
Guernica, 1937 Crédits : Pablo Picasso / Archives Snark - AFP
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Une semaine après le bombardement de la ville basque espagnole de Guernica par l'Allemagne nazie le 26 avril 1937, Pablo Picasso a la rage au cœur.

Il s'empare d'un crayon et esquisse sur un petit bloc de papier bleu un taureau, un cheval, et une femme, inspirés des trois premières photos du drame qui étaient publiées dans le journal Ce soir, dirigé par Louis Aragon.

Ces dessins, il les convertira en une gigantesque peinture cubiste, réalisée dans son atelier sous les toits de Paris. Un tableau destiné à l'Exposition universelle de 1937 et intitulé Guernica.

Auteure : Hélène Combis

Source : https://www.franceculture.fr/peinture/six-peintres-qui-ont-denonce-les-horreurs-de-la-guerre

 

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mercredi 19 juin 2019

Vers une consigne pour les emballages

 

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Le gouvernement donne ce mercredi le coup d’envoi de cette action qui devra contribuer à l’objectif de «100 % de plastique recyclé» d’ici à 2025.

Le grand retour de la consigne? Et des enfants ramenant gaiement les bouteilles à l’épicerie la plus proche? Dominant dans les années 1960, le circuit de la consigne s’est éteint dans les années 1980, détrôné par la déferlante du plastique.

Depuis, ce sont les poubelles jaunes qui sont chargées de recueillir cette matière devenue l’ennemi public numéro un. Avec une efficacité relative. En France, le taux de collecte des bouteilles en plastique s’élève à 58 %

Quand l’Europe fixe un objectif de 90 % à atteindre d’ici à 2029. Les citoyens français manquent encore de réflexes en matière de tri, notamment à Paris et à Marseille. Alors que les Bretons et les Alsaciens font figure de bons élèves.

«Il s’agit d’un projet industriel qui va bousculer le système, qui, actuellement, ronronne»

Brune Poirson

La mise en place d’une consigne sur les emballages, destinée au recyclage, pourrait-elle bousculer ces mauvaises habitudes? C’est le pari du gouvernement qui s’est engagé au «100 % de plastique recyclé» d’ici à 2025.

Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, donne le coup d’envoi de cette action, lors d’un déplacement en Allemagne, dans un centre commercial qui a instauré cette consigne, et à Strasbourg, où elle installera un comité de pilotage chargé de définir les modalités de mise en œuvre.

Car cette petite révolution annoncée pose de nombreuses questions. Quels objets seront concernés? Où seront installées les machines de déconsignation? Quels seront les montants? Qui gérera la masse monétaire en attente de la déconsignation?

«Il s’agit d’un projet industriel qui va bousculer le système, qui, actuellement, ronronne», explique-t-on au cabinet de Brune Poirson. Les premières conclusions seront rendues avant l’examen du projet de loi «antigaspillage pour une économie circulaire», prévu a priori à la rentrée.

L’entreprise de recyclage Citeo, créée en 1992 - à la suite de l’obligation fixée aux sociétés françaises de pourvoir à l’élimination des déchets qu’ils produisent -, a anticipé la chose depuis plusieurs mois, en allant se documenter en Suède, aux Pays-Bas et en Lituanie, où la consigne de recyclage s’est développée.

«Le taux de retour est de 90 à 95 %», rapporte Citeo, qui juge le levier «efficace». «Mais nous ne pouvons faire cela seul», poursuit l’entreprise, qui a lancé le 6 juin une concertation avec les acteurs du système, des industriels aux associations de consommateurs, en passant par les distributeurs et les collectivités qui gèrent les déchets.

Des brasseurs alsaciens perpétuent la tradition

La consigne se limitera-t-elle au plastique ou concernera-t-elle aussi le verre? «Un sujet en débat», explique-t-on au cabinet de Brune Poirson, où l’on fait valoir que, tous emballages confondus, 85 % du verre est recyclé, contre 26 % pour le plastique.

À Strasbourg, l’association Zero Déchet, créée en 2016, regrette que le verre, cette matière revenue en grâce auprès des consommateurs, soit ainsi écarté du projet.

En Alsace, la tradition de consignes pour bouteilles en verre a survécu, perpétuée par les brasseurs locaux, Carola, Meteor et Lisbeth.

«Il faut valoriser ces pratiques, développer ces consignes de réemploi, et ne pas se limiter aux consignes de recyclage du plastique», martèle Simon Baumert, cofondateur de l’association Zero Déchet.

 

Auteure : Caroline Beyer - Figaro magazine

Evy - signature animée Titi

 

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mardi 21 mai 2019

À Madagascar, les lémuriens victimes du changement climatique

 

Un lémurien "bambou" dans le parc national de Marojejy classé au patrimoine mondial de l’Unesco © Radio France / Sarah Tétaud

Cyclones de plus en plus intenses, perturbation de la saison des pluies, calendrier cultural bouleversé… 25% des espèces de l'île pourraient disparaître en cas d’augmentation de deux degrés.

Alors que le rapport Planète Vivante 2018 déplore une réduction de 60% des populations d'espèces sauvages, à Madagascar, la faune et la flore subissent déjà les impacts du changement climatique.

25% des espèces pourraient disparaître en cas d’augmentation de la température de 2 degrés. Or de récentes projections tablent sur une augmentation de 2,6 degrés d’ici à 2055. Un désastre pour la biodiversité du pays, endémique à plus de 80%.

Quelles solutions pour réduire les impacts ?

Une aire protégée, déjà considérée par les scientifiques comme un refuge climatique pour ces primates, a été mise en place dans le parc national de Marojejy situé au nord de l'île et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On y trouve par exemple un lémurien au pelage blanc : le Simpona ou "propitecus soyeux".

Le lémurien "Simpona" espèce rare, classée parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. 

Ils ne sont que 5 individus dans un territoire de 44 hectares

C’est ici, au cœur de cette forêt primaire humide de moyenne altitude, que vit cette espèce rare de lémurien, classée parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. "Ils ne sont que 5 individus dans un territoire de 44 hectares" rappelle Mosesy Madiomanana, guide du parc national de Marojejy.

Erik Patel, grand spécialiste américain des primates malgaches et directeur de la Lemur Conservation Foundation, est très inquiet pour ces mammifères : "Beaucoup de modèles géospatiaux et climatiques ont montré assez précisément qu’à cause du changement climatique, plus de 90% des espèces sont menacées d’extinction."

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) explique qu’avec l’augmentation de la température, les habitats des lémuriens ne seront plus viables. Les animaux devront migrer pour survivre. Pour Harisoa Rakotondrazafy, chercheuse au sein de l’ONG : "Face au changement climatique, on doit vraiment beaucoup investir dans la gestion des corridors forestiers, c’est-à-dire de relier les forêts d’une zone à une autre zone pour vraiment faciliter cette migration des espèces vers ces refuges climatiques."

En attendant que les arbres des corridors forestiers artificiels poussent, l’urgence est de préserver les corridors existants et de stopper une déforestation galopante. En 2017, 3,8% de la couverture forestière de l’île a disparu. 

Auteur : par France Inter 

Source :

https://www.franceinter.fr/societe/a-madagascar-les-lemuriens-victimes-du-changement-climatique

Signature - Evy bleugif

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vendredi 17 mai 2019

Fibromyalgie ma pire ennemie !


 

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Fibromyalgie douleur et réalité sans fin

 

Signature - Evy bleugif

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dimanche 12 mai 2019

 

Fibromyalgie : cinq vérités sur une douleur invisible. - Entraide Fibromyalgie Ouest (E.F.O.35)

On résume souvent la fibromyalgie par "avoir mal partout et se sentir fatigué". Mais les symptômes de cette maladie touchant surtout les 30-60 ans, vont bien au-delà. Grande fatigue:dès le réveil, aggravée au moindre effort syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur Dépression secondaire:difficulté à se lever le matin, incapacité à assumer pleinement les taches quotidiennes.

http://www.entraide-fibromyalgie-ouest.org

 

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mercredi 1 mai 2019

Une immense barrière de déchets bloque une plage à Rio

Une immense barrière de déchets bloque une plage à Rio

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Les vacanciers d'une plage brésilienne ont eu la surprise de voir un mur de déchets bloquer l'accès du littoral.

Petite mise en situation : vous êtes en voyage au Brésil, plus précisément à Rio de Janeiro - le rêve -. Vous décidez d'aller faire un tour à la plage parce que la chaleur devient insoutenable.

Arrivé sur place, vous vous trouvez devant un mur de déchets bloquant l'accès à cette dernière.

Si vous trouvez ça horrible, sachez que c'est ce qu'ont vécu les vacanciers et habitants de Rio de Janeiro !

L'accès est bloquée !

Depuis quelque temps maintenant, un mur de déchets en plastique de 15 mètres de long, et 2 mètres de hauteur bloque l'accès de la plage d'Ipanema, à Rio de Janeiro.

C'est la marque de bière Corona qui a eu l'idée de cette construction, en collaboration avec l’association Parley for the Oceans, afin de sensibiliser les touristes à la pollution plastique des océans.

En effet, ce mur a été monté en trois jours à partir de déchets plastiques trouvés sur la plage.

Le but était de bloquer l'accès du littoral pour montrer la gravité de la situation :

"Un jour, les déchets laissés sur la plage vous empêcheront d’y entrer"

est-il écrit sur un panneau.

 

Auteur : Alexis Savona - Oh!mymag

Source : https://www.ohmymag.com/news/une-immense-barriere-de-dechets-bloque-une-plage-a-rio

 

1) Evy - signature animée Titi

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lundi 29 avril 2019

Le temps des cathédrales

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Rebâtir Notre-Dame en cinq ans, c'est choisir l'industrie contre l'artisanat.
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Reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans est un choix politique, c'est aussi un choix économique. Celui de préférer l'industrie à l'artisanat. En s'engageant, mardi soir, à mener tambour battant ce gigantesque chantier de restauration, le chef de l'Etat a implicitement opté pour le recours à la rapidité des procédés industriels plutôt qu'à la lenteur de la main-d'oeuvre.

Avancer sabre au clair, si possible viser l'impossible, surprendre plutôt qu'attendre, voilà qui est dans la nature d'Emmanuel Macron. Et l'horizon des Jeux olympiques de 2024 peut bien justifier que soit tenté cet exploit de rebâtir en un quinquennat ce que nos ancêtres ont mis des siècles, puis des décennies à exécuter. Ne fallut-il pas encore vingt ans, entre les deux guerres mondiales, pour redresser la cathédrale de Reims ?

La nécessité absolue de rouvrir grand les portes de Notre-Dame lors des JO ne saute pas aux yeux, mais elle peut s'entendre. Sauf si elle doit s'accomplir au détriment de la qualité des projets ou d'un savoir-faire dans la restauration du patrimoine qui tient de l'exception culturelle. Car, pour tenir des délais aussi serrés, le maître d'oeuvre n'aura d'autre choix que de faire travailler des groupes de construction, compétitifs et performants, seuls capables de livrer les matériaux composites ou métalliques indispensables à la rapidité du chantier. Alors, adieu charpentes en chêne massif, pierres taillées à la main et patines naturelles... 

... Vous pouvez lire la suite de cet article 

en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

Auteur : Jean-Françis Pécresse

Source : 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-temps-des-cathedrales

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