mardi 25 juin 2019

NÉPAL : la santé au rebut

 

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NÉPAL : LA SANTÉ AU REBUT

Au Népal, depuis le tremblement de terre d’avril 2015 dont les stigmates sont encore visibles, la vallée de Katmandou connaît un exode rural massif et fait face à de graves problèmes environnementaux liés à l’accumulation de déchets solides. En l’absence de gestion publique de ces déchets, le tri est assuré par un large réseau de travailleurs informels pauvres, exposés à des risques majeurs pour leur santé et dont le statut n’est pas reconnu.

Chaque jour, bien avant que le soleil ne se lève, juchée à côté du chauffeur d’un camion benne de la municipalité, Manju fait le trajet du centre-ville jusqu’à Sisdole, la grande décharge de la vallée de Katmandou. Ouverte il y a près de quatorze ans à titre provisoire, celle-ci devait permettre le stockage des quelque 700 tonnes de déchets produits par jour en attendant l’ouverture d’un site d’enfouissement. Aujourd’hui, non seulement cette décharge existe encore, mais une deuxième est en projet.

RISQUER SA SANTÉ POUR GAGNER SA VIE

C’est dans cette décharge que Manju trouve chaque jour les moyens de faire vivre ses deux filles. À Sisdole, la majeure partie des travailleurs sont des femmes. Jusqu’à huit heures d’affilée, au milieu des camions et des pelleteuses dont les chauffeurs sont payés au rendement, elles risquent leur vie pour extraire, à mains nues, le plastique parmi les déchets organiques et autres éclats de verre. « Cela fait quinze ou seize ans que je fais ce travail. Les déchets, pour moi, c’est mon travail alors que pour les autres, c’est repoussant », raconte-t-elle, fataliste.

« On se coupe avec du verre tranchant, on se pique avec les aiguilles usagées… »

Manju fait partie des 15 000 collecteurs de déchets pour qui plastiques, cartons et papiers extraits des monceaux d’ordures pour être revalorisés constituent l’unique moyen de subsistance. Au Népal, après l’urgence du tremblement de terre et la phase de reconstruction, les équipes de Médecins du Monde sont restées sur le terrain et interviennent désormais pour améliorer l’accès aux soins de ces travailleurs informels.

« Les maladies de peau, les problèmes respiratoires et les blessures graves font partie du quotidien, comme le risque d’infection à l’hépatite B ou C et au VIH. »

Comme le précise le Docteur Guillaume Fauvel, coordinateur du programme, « le problème est que tous les types de déchets sont mélangés. Les déchets organiques sources de proliférations bactériennes s’entremêlent avec les déchets toxiques issus des résidus électroniques ou des produits chimiques et des déchets médicaux qui peuvent blesser les personnes et générer de potentielles contaminations ». Ainsi, alors que les études menées auprès des populations ont montré que chaque année deux tiers des travailleurs se blessent, la moitié n’est pas vaccinée contre le tétanos1. « On se coupe avec du verre tranchant, on se pique avec les aiguilles usagées... Ça ne me révolte pas tant à cause de la douleur mais parce que cela m’empêche de retourner au travail pour quelque jours », s’indigne Manju.

Les maladies de peau, les problèmes respiratoires et les blessures graves font partie du quotidien, comme le risque d’infection à l’hépatite B ou C et au VIH.

Auteur : Medecins du Monde.

Source : https://www.medecinsdumonde.org/

 

Signature - Evy bleugif

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"J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension."

 

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vendredi 21 juin 2019

Picasso : une peinture qui dénonce les horreurs de la guerre !

 

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"Guernica" de Picasso (1937)

"Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements,

c’est un instrument de guerre offensif et défensif contre l’ennemi."

 

Guernica, 1937
Guernica, 1937 Crédits : Pablo Picasso / Archives Snark - AFP
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Une semaine après le bombardement de la ville basque espagnole de Guernica par l'Allemagne nazie le 26 avril 1937, Pablo Picasso a la rage au cœur.

Il s'empare d'un crayon et esquisse sur un petit bloc de papier bleu un taureau, un cheval, et une femme, inspirés des trois premières photos du drame qui étaient publiées dans le journal Ce soir, dirigé par Louis Aragon.

Ces dessins, il les convertira en une gigantesque peinture cubiste, réalisée dans son atelier sous les toits de Paris. Un tableau destiné à l'Exposition universelle de 1937 et intitulé Guernica.

Auteure : Hélène Combis

Source : https://www.franceculture.fr/peinture/six-peintres-qui-ont-denonce-les-horreurs-de-la-guerre

 

Signature_coccinelle rouge

 

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mercredi 19 juin 2019

Vers une consigne pour les emballages

 

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Le gouvernement donne ce mercredi le coup d’envoi de cette action qui devra contribuer à l’objectif de «100 % de plastique recyclé» d’ici à 2025.

Le grand retour de la consigne? Et des enfants ramenant gaiement les bouteilles à l’épicerie la plus proche? Dominant dans les années 1960, le circuit de la consigne s’est éteint dans les années 1980, détrôné par la déferlante du plastique.

Depuis, ce sont les poubelles jaunes qui sont chargées de recueillir cette matière devenue l’ennemi public numéro un. Avec une efficacité relative. En France, le taux de collecte des bouteilles en plastique s’élève à 58 %

Quand l’Europe fixe un objectif de 90 % à atteindre d’ici à 2029. Les citoyens français manquent encore de réflexes en matière de tri, notamment à Paris et à Marseille. Alors que les Bretons et les Alsaciens font figure de bons élèves.

«Il s’agit d’un projet industriel qui va bousculer le système, qui, actuellement, ronronne»

Brune Poirson

La mise en place d’une consigne sur les emballages, destinée au recyclage, pourrait-elle bousculer ces mauvaises habitudes? C’est le pari du gouvernement qui s’est engagé au «100 % de plastique recyclé» d’ici à 2025.

Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, donne le coup d’envoi de cette action, lors d’un déplacement en Allemagne, dans un centre commercial qui a instauré cette consigne, et à Strasbourg, où elle installera un comité de pilotage chargé de définir les modalités de mise en œuvre.

Car cette petite révolution annoncée pose de nombreuses questions. Quels objets seront concernés? Où seront installées les machines de déconsignation? Quels seront les montants? Qui gérera la masse monétaire en attente de la déconsignation?

«Il s’agit d’un projet industriel qui va bousculer le système, qui, actuellement, ronronne», explique-t-on au cabinet de Brune Poirson. Les premières conclusions seront rendues avant l’examen du projet de loi «antigaspillage pour une économie circulaire», prévu a priori à la rentrée.

L’entreprise de recyclage Citeo, créée en 1992 - à la suite de l’obligation fixée aux sociétés françaises de pourvoir à l’élimination des déchets qu’ils produisent -, a anticipé la chose depuis plusieurs mois, en allant se documenter en Suède, aux Pays-Bas et en Lituanie, où la consigne de recyclage s’est développée.

«Le taux de retour est de 90 à 95 %», rapporte Citeo, qui juge le levier «efficace». «Mais nous ne pouvons faire cela seul», poursuit l’entreprise, qui a lancé le 6 juin une concertation avec les acteurs du système, des industriels aux associations de consommateurs, en passant par les distributeurs et les collectivités qui gèrent les déchets.

Des brasseurs alsaciens perpétuent la tradition

La consigne se limitera-t-elle au plastique ou concernera-t-elle aussi le verre? «Un sujet en débat», explique-t-on au cabinet de Brune Poirson, où l’on fait valoir que, tous emballages confondus, 85 % du verre est recyclé, contre 26 % pour le plastique.

À Strasbourg, l’association Zero Déchet, créée en 2016, regrette que le verre, cette matière revenue en grâce auprès des consommateurs, soit ainsi écarté du projet.

En Alsace, la tradition de consignes pour bouteilles en verre a survécu, perpétuée par les brasseurs locaux, Carola, Meteor et Lisbeth.

«Il faut valoriser ces pratiques, développer ces consignes de réemploi, et ne pas se limiter aux consignes de recyclage du plastique», martèle Simon Baumert, cofondateur de l’association Zero Déchet.

 

Auteure : Caroline Beyer - Figaro magazine

Evy - signature animée Titi

 

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mardi 21 mai 2019

À Madagascar, les lémuriens victimes du changement climatique

 

Un lémurien "bambou" dans le parc national de Marojejy classé au patrimoine mondial de l’Unesco © Radio France / Sarah Tétaud

Cyclones de plus en plus intenses, perturbation de la saison des pluies, calendrier cultural bouleversé… 25% des espèces de l'île pourraient disparaître en cas d’augmentation de deux degrés.

Alors que le rapport Planète Vivante 2018 déplore une réduction de 60% des populations d'espèces sauvages, à Madagascar, la faune et la flore subissent déjà les impacts du changement climatique.

25% des espèces pourraient disparaître en cas d’augmentation de la température de 2 degrés. Or de récentes projections tablent sur une augmentation de 2,6 degrés d’ici à 2055. Un désastre pour la biodiversité du pays, endémique à plus de 80%.

Quelles solutions pour réduire les impacts ?

Une aire protégée, déjà considérée par les scientifiques comme un refuge climatique pour ces primates, a été mise en place dans le parc national de Marojejy situé au nord de l'île et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On y trouve par exemple un lémurien au pelage blanc : le Simpona ou "propitecus soyeux".

Le lémurien "Simpona" espèce rare, classée parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. 

Ils ne sont que 5 individus dans un territoire de 44 hectares

C’est ici, au cœur de cette forêt primaire humide de moyenne altitude, que vit cette espèce rare de lémurien, classée parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. "Ils ne sont que 5 individus dans un territoire de 44 hectares" rappelle Mosesy Madiomanana, guide du parc national de Marojejy.

Erik Patel, grand spécialiste américain des primates malgaches et directeur de la Lemur Conservation Foundation, est très inquiet pour ces mammifères : "Beaucoup de modèles géospatiaux et climatiques ont montré assez précisément qu’à cause du changement climatique, plus de 90% des espèces sont menacées d’extinction."

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) explique qu’avec l’augmentation de la température, les habitats des lémuriens ne seront plus viables. Les animaux devront migrer pour survivre. Pour Harisoa Rakotondrazafy, chercheuse au sein de l’ONG : "Face au changement climatique, on doit vraiment beaucoup investir dans la gestion des corridors forestiers, c’est-à-dire de relier les forêts d’une zone à une autre zone pour vraiment faciliter cette migration des espèces vers ces refuges climatiques."

En attendant que les arbres des corridors forestiers artificiels poussent, l’urgence est de préserver les corridors existants et de stopper une déforestation galopante. En 2017, 3,8% de la couverture forestière de l’île a disparu. 

Auteur : par France Inter 

Source :

https://www.franceinter.fr/societe/a-madagascar-les-lemuriens-victimes-du-changement-climatique

Signature - Evy bleugif

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vendredi 17 mai 2019

Fibromyalgie ma pire ennemie !


 

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Fibromyalgie douleur et réalité sans fin

 

Signature - Evy bleugif

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dimanche 12 mai 2019

 

Fibromyalgie : cinq vérités sur une douleur invisible. - Entraide Fibromyalgie Ouest (E.F.O.35)

On résume souvent la fibromyalgie par "avoir mal partout et se sentir fatigué". Mais les symptômes de cette maladie touchant surtout les 30-60 ans, vont bien au-delà. Grande fatigue:dès le réveil, aggravée au moindre effort syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur Dépression secondaire:difficulté à se lever le matin, incapacité à assumer pleinement les taches quotidiennes.

http://www.entraide-fibromyalgie-ouest.org

 

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mercredi 1 mai 2019

Une immense barrière de déchets bloque une plage à Rio

Une immense barrière de déchets bloque une plage à Rio

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Les vacanciers d'une plage brésilienne ont eu la surprise de voir un mur de déchets bloquer l'accès du littoral.

Petite mise en situation : vous êtes en voyage au Brésil, plus précisément à Rio de Janeiro - le rêve -. Vous décidez d'aller faire un tour à la plage parce que la chaleur devient insoutenable.

Arrivé sur place, vous vous trouvez devant un mur de déchets bloquant l'accès à cette dernière.

Si vous trouvez ça horrible, sachez que c'est ce qu'ont vécu les vacanciers et habitants de Rio de Janeiro !

L'accès est bloquée !

Depuis quelque temps maintenant, un mur de déchets en plastique de 15 mètres de long, et 2 mètres de hauteur bloque l'accès de la plage d'Ipanema, à Rio de Janeiro.

C'est la marque de bière Corona qui a eu l'idée de cette construction, en collaboration avec l’association Parley for the Oceans, afin de sensibiliser les touristes à la pollution plastique des océans.

En effet, ce mur a été monté en trois jours à partir de déchets plastiques trouvés sur la plage.

Le but était de bloquer l'accès du littoral pour montrer la gravité de la situation :

"Un jour, les déchets laissés sur la plage vous empêcheront d’y entrer"

est-il écrit sur un panneau.

 

Auteur : Alexis Savona - Oh!mymag

Source : https://www.ohmymag.com/news/une-immense-barriere-de-dechets-bloque-une-plage-a-rio

 

1) Evy - signature animée Titi

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lundi 29 avril 2019

Le temps des cathédrales

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Rebâtir Notre-Dame en cinq ans, c'est choisir l'industrie contre l'artisanat.
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Reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans est un choix politique, c'est aussi un choix économique. Celui de préférer l'industrie à l'artisanat. En s'engageant, mardi soir, à mener tambour battant ce gigantesque chantier de restauration, le chef de l'Etat a implicitement opté pour le recours à la rapidité des procédés industriels plutôt qu'à la lenteur de la main-d'oeuvre.

Avancer sabre au clair, si possible viser l'impossible, surprendre plutôt qu'attendre, voilà qui est dans la nature d'Emmanuel Macron. Et l'horizon des Jeux olympiques de 2024 peut bien justifier que soit tenté cet exploit de rebâtir en un quinquennat ce que nos ancêtres ont mis des siècles, puis des décennies à exécuter. Ne fallut-il pas encore vingt ans, entre les deux guerres mondiales, pour redresser la cathédrale de Reims ?

La nécessité absolue de rouvrir grand les portes de Notre-Dame lors des JO ne saute pas aux yeux, mais elle peut s'entendre. Sauf si elle doit s'accomplir au détriment de la qualité des projets ou d'un savoir-faire dans la restauration du patrimoine qui tient de l'exception culturelle. Car, pour tenir des délais aussi serrés, le maître d'oeuvre n'aura d'autre choix que de faire travailler des groupes de construction, compétitifs et performants, seuls capables de livrer les matériaux composites ou métalliques indispensables à la rapidité du chantier. Alors, adieu charpentes en chêne massif, pierres taillées à la main et patines naturelles... 

... Vous pouvez lire la suite de cet article 

en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

Auteur : Jean-Françis Pécresse

Source : 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-temps-des-cathedrales

Signature panda violet

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jeudi 25 avril 2019

L'invention du bulletin de vote

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Voter, certes ! Mais comment ?

S’il nous semble aujourd’hui naturel de glisser notre bulletin de vote dans l’urne, ce geste n’a pas toujours été évident. Durant des siècles, d’autres méthodes ont été expérimentées. Jeter son chapeau en l’air, se lever (ou s’asseoir), déclamer à voix haute le nom de son candidat ont ainsi été des pratiques courantes sous l’Ancien Régime, par exemple lorsqu’il s’agissait de désigner les officiers municipaux.

À une époque où l’analphabétisme était important et le nombre d’électeurs réduit, voilà qui était simple et efficace ! On pouvait aussi utiliser des objets, comme ces petites balles glissées dans des boîtes au nom du candidat, et qui ont laissé leur nom dans la langue anglaise qui parle de « ballot papers » (bulletins de vote) ou de « ballot boxes » (urnes électorales).

Les bulletins, appelés alors billets, ne sont pourtant pas absents. On en trouve au 17e siècle pour l’élection du pape : c’est d’ailleurs la fumée résultant de leur combustion qui annonce la fin de chaque tour de vote.

Mais ils se répandent surtout à partir du 19e siècle. Longtemps marginal, le bulletin de vote s’impose en effet lorsque le corps électoral s’élargit. Il est d’abord rempli manuellement – ce qui soulève de nombreux problèmes pour ceux qui ne savent pas écrire – puis, sur le modèle lancé par l’Australie en 1856, devient préimprimé, normalisé et livré au bureau de vote.

Au fil du temps, il devient ainsi l’instrument indispensable pour gérer un corps de plusieurs millions d’électeurs tout en assurant un résultat relativement précis à l’élection.

Lors de l’élection présidentielle de 2017, plus d’un milliard de bulletins ont été imprimés… Voilà qui nous rappelle que le processus électoral est, aussi, un processus technique de grande ampleur.

NB : Malcolm Crook et Tom Crook, « Une technologie démocratique ? L’invention du bulletin de vote », in Christophe Le Digol et al.. (dir.), Histoires d’élections, CNRS, 2018.

Auteure : Hélène Frouard

Source : 

https://www.scienceshumaines.com/l-invention-du-bulletin-de-vote_fr_40483.html

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samedi 20 avril 2019

La photo de classe,une autre histoire de l’école?

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Aussi ancienne que l’invention de la photographie, la photo de classe est devenue depuis le milieu du XIXe siècle un rituel qui, à l’heure du numérique, reste incontournable de la maternelle à la fin du lycée. Témoin de son temps, la photo de classe est le reflet, parfois malgré elle, d’une histoire politique, culturelle et sociale de l’école.

C’est « un souvenir que vous chérirez », dit la maîtresse à ses élèves dans le premier chapitre du Petit Nicolas, présentant la photo de classe comme la future image d’un monde perdu, celui de l’enfance. Signe parmi d’autres, dans la littérature et le cinéma, que ces clichés font bel et bien partie de notre histoire et de notre imaginaire.

Les premières photos de classe sont réalisées au milieu du XIXe siècle, dans les établissements secondaires les plus réputés, qui les exposent. Avec la démocratisation de la technique photographique, dès le dernier quart du XIXe siècle, ces images « souvenirs » sont proposées aux familles. Les sommes récoltées par les coopératives scolaires servent à acheter des fournitures ou participer à des sorties scolaires.

Entre public et privé

Directrice du Musée national de l’éducation (MUNAÉ), Delphine Campagnolle souligne que « c’est un objet très symbolique, à mi-chemin entre l’école et la sphère privée, car ces images sont très souvent conservées, voire transmises au sein d’une famille ». Une démarche nostalgique qui se retrouve sur ces sites où l’on espère retrouver un·e camarade perdu·e de vue à partir de ses photos de classe. C’est le cas de Copains d’avant, qui revendique plus de 15 millions de membres.

À partir de la fin du XIXe siècle des photographes se spécialisent dans les photos de portraits ou d’établissements scolaires comme Pierre Petit (1831-1909). Des sociétés de photographies scolaires se créent comme, à partir de 1867, la société David et Vallois et la maison Tourte et Petitindepuis 1882.

La démocratisation et la multiplication des photos de classe obligent l’institution scolaire à encadrer les modalités de la prise de vue dès 1927. La dernière circulaire française sur la photographie scolaire date de 2003. Elle s’attache à éviter les dérives avec la rédaction d’un « code de bonne conduite » de la pratique de la photo de classe qui respecte les droits de tous les protagonistes de la photo, qu’il s’agisse du photographe, de l’institution scolaire, des enfants mineurs avec la nécessaire autorisation parentale.

Le maître au centre

En 2017, la belle exposition du musée national de l’éducation a bien montré que la photo de classe n’était pas seulement un témoin culturel mais un outil pour la compréhension de l’histoire de l’institution scolaire. Elle permet par exemple de contredire la légende de l’usage de l’uniforme qui n’a jamais existé dans les écoles publiques du XIXe siècle ; il s’agit d’un phénomène spécifique des établissements religieux.

Avec l’instauration de l’école gratuite, obligatoire et laïque de Jules Ferry à partir des années 1881-1882, la photo de classe devient le nécessaire reflet d’un « ordre scolaire » et d’une forme scolaire, avec les valeurs de rigueur, de sérieux et d’obéissance des élèves. La photo de la classe de l’école de Buigny les Gamaches en 1906 est éclairante d’une mise en scène voulue par l’institution scolaire.

 

Ecole de Buigny-les-Gamaches, 1906. Musée national de l’éducation -- Numéro d’inventaire : 1979.13865

 

Elle présente un maître au centre de sa classe et le tableau noir où est écrit la citation du ministre Jules Simon : « le peuple qui a les meilleures écoles est le premier peuple, s’il ne l’est pas aujourd’hui, il le sera demain », citation explicite de cette volonté de revanche après la défaite de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

Plus de naturel

Au milieu du XXe siècle, grâce au progrès technique de la rapidité du temps de pause et à la volonté aussi de l’institution, la photo évolue vers plus de « naturel ». Les visages sont plus souriants, qu’il s’agisse d’ailleurs des élèves ou des enseignants. Pour autant, la photo de classe permet-elle une illustration de la transformation ou de l’immobilisme de « l’univers scolaire » ?

Car cette vision de la photo de la classe a peu évolué jusqu’au milieu des années 1960. Est-ce la preuve d’une société où prime le statu quo ? Ou le rituel immuable reflète-t-il la permanence de cette école républicaine ? Mais depuis les années 1970, un « assouplissement de la norme » est perceptible par le positionnement des élèves, leurs tenues vestimentaires, la place de l’enseignant dans la photo mais aussi la mixité, signe tardif mais fort de l’évolution de l’école.

Symbole nostalgique de l’enfance, la photo de classe évolue donc lentement. N’est-elle pas le signe d’une institution scolaire qui, tout en se modernisant fondamentalement, reste sur la même forme scolaire ?

 

Auteur :  

 Professeur des universités en sciences de l'éducation, Faculté d'éducation, Université de Montpellier

Déclaration d’intérêts

Sylvain Wagnon ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Partenaire :

 

Source : 

https://theconversation.com/la-photo-de-classe-une-autre-histoire-de-lecole

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