vendredi 9 novembre 2018

Quoi qu’en disent les sceptiques, manger moins de viande est une priorité climatique

Selon une étude Kantar Worldpanel, 1,9 % des ménages comportaient au moins un végétarien en 2017, contre 1,5 % en 2015. 
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Nous y revoilà. Bjorn Lomborg, cet universitaire danois devenu mondialement célèbre grâce à son best-seller L’Écologiste sceptique (2004), est à nouveau monté au créneau, le 22 octobre dernier dans une tribune au New York Post, contre les excès de l’imminente dictature verte qui nous menace.

Sa nouvelle crainte : que l’on nous prive de burgers ! Oui, vous avez bien lu. Aux yeux de Lomborg, « les Nations unies vont finir par dicter aux gens ce qu’ils doivent manger ».

Anticonformisme médiatique

Provocateur bien connu à la tête du think tank « Consensus de Copenhague », Lomborg s’est d’abord fait remarquer dans les années 2000 pour une série d’attaques virulentes contre le courant dominant de l’écologisme.

Argumentant que le climat changeait, mais moins dramatiquement que beaucoup l’affirmaient, il remettait en cause l’urgence d’agir. Il avait aussi déclaré que la déforestation n’existait pas et que les extinctions d’espèces étaient largement surestimées.

Lomborg navigue entre une pensée libérale mesurée et un déni pur et simple, en détournant ou en décontextualisant les données statistiques qu’il utilise.

S’il s’attire les foudres de la plupart des scientifiques, Lomborg jouit encore malgré tout d’une large audience.

C’est la raison pour laquelle ses positions anticonformistes sur l’alimentation et le changement climatique drainent une telle attention. Cela vaut donc la peine de répondre à ses arguments. 

Climate change is both trivialized and hampered by unrealistic senses of magnitude, and by silly suggestions that your or my actions can transform the planet. https://nypost.com/2018/10/22/no-giving-up-burgers-wont-actually-save-the-planet/ 

Lui-même végétarien, pour des raisons relatives au bien-être animal, Lomborg affirme que « les articles suggèrent presque tous unanimement que devenir végétarien permettrait des réductions d’émissions de gaz à effet de serre de 50 % ou plus ». Or, selon lui, ces prévisions sont exagérées et personne n’a assez pris le temps de « creuser plus profondément » la question.

En tant que chercheurs qui analysons les impacts environnementaux, nous sommes pleinement conscients des limites que présentent les études sur « l’empreinte carbone de l’alimentation » et du danger de les prendre au pied de la lettre.

Creusons donc ces affirmations.

Prenons la revue de littérature sur laquelle s’appuie Lomborg, avançant que devenir végétarien ne diminue les émissions individuelles que de 5 % et non de 50 %. S’il a raison de préciser qu’éliminer la viande de son alimentation est loin de diviser par deux l’empreinte carbone d’une personne, il existe toutefois de bonnes raisons d’affirmer que cela peut la réduit deux fois plus que Lomborg le prétend.

Lomborg est un critique très médiatique de la politique climatique des Nations unies.
Sebastian Silva/EPA

Déforestation et consommation de viande

D’une part, seules deux des études apparaissant dans sa revue analysent l’effet majeur de la consommation de viande sur les émissions issues de la déforestation ; et ce quand bien même des millions d’hectares de forêt sont éliminés chaque année pour satisfaire l’appétence mondiale pour le bœuf.

Les forêts agissant comme un puits de carbone, et les fermes bovines émettant des quantités considérables de gaz à effet de serre (du méthane tout particulièrement), la production de viande a sans aucun doute un impact colossal sur les émissions nettes.

La consommation de viande implique nécessairement de la déforestation ; son empiétement sur les sols naturels est donc inévitable.

Par conséquent, nous devons tenir compte des émissions de cette déforestation à l’heure de mesurer l’impact environnemental provoqué par la consommation de viande.

En prenant le scénario le plus réaliste parmi les études citées par Lomborg, devenir végétarien entraîne une réduction d’au moins 10 % de nos émissions individuelles.

Cela équivaut à retirer 8 millions de voitures de la circulation au Royaume-Uni – soit un quart des automobiles britanniques.

Remplacer le steak par les carottes

Qu’en est-il du deuxième argument de Lomborg ? Pour l’auteur danois, l’argent économisé par les végétariens en remplaçant leur « steak par des carottes » serait réaffecté à d’autres dépenses, ayant elles-mêmes un impact environnemental.

Ce mécanisme compenserait donc négativement les bénéfices obtenus par l’abandon de la viande.

En creusant cette affirmation, nous avons découvert que l’article auquel il se réfère repose sur des données de 2006 et ne tient pas compte des émissions issues de la réaffectation des terres, après la déforestation.

Effectuée en Suède, cette analyse microéconomique se penche sur la façon dont les consommateurs dépenseraient les économies qu’ils réaliseraient s’ils devenaient végétariens.

L’auteur avertit lui-même que la portée de son travail doit être « interprétée dans un cadre temporel relativement étroit », et que ses hypothèses de marché concernant l’offre, les prix et la demande, si elles s’avéraient irréalistes, mèneraient à des conclusions complètement différentes.

Lomborg extrapole pourtant les résultats de l’étude, allant à l’encontre des précautions prises par l’auteur, cela afin de minimiser les conséquences du végétarianisme sur les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés.

La déforestation et la réaffectation des terres sont une cause majeure des émissions causées par l’élevage. Rich Carey/Shutterstock

Aberration socio-environnementale

Chez Lomborg, il ne s’agit clairement pas simplement d’environnement, mais avant tout de notre liberté de choisir. L’auteur donne la priorité au droit à manger de la viande, par rapport à notre responsabilité collective de ne pas le faire.

À ses yeux, beaucoup des plus pauvres sur la planète sont des végétariens involontaires. Notre devoir, estime-t-il, est donc de soutenir leur « droit à la viande ».

Les États les plus pauvres réclament pourtant l’adoption à l’échelle mondiale d’une alimentation végétale. La mortalité liée aux AVC, aux maladies cardiaques, au diabète et au cancer pourrait chuter pour être diminuée d’un million chaque année. Et des billions de dollars seraient économisés en coûts de santé et gains de productivité.

En réalité, produire de la viande s’avère terriblement inefficace, puisque le rendement des animaux se révèle bien inférieur à la nourriture qu’ils consomment.

Si nous cultivions pour la consommation humaine et non pour nourrir les animaux, nous augmenterions de 70 % les calories alimentaires disponibles, ce qui permettrait de nourrir 4 milliards de personnes en plus. Nous éradiquerions donc la faim dans le monde en réduisant les émissions.

Lomborg résume ainsi son argument : « Le changement climatique est à la fois banalisé et entravé par l’exagération de son importance, et par l’idée idiote selon laquelle nos actions peuvent transformer la planète ».

Affirmer que nous ne pouvons rien faire contre le réchauffement climatique est profondément défaitiste. Et ce défaitisme climatique n’est rien d’autre qu’un nouveau climatoscepticisme.

Pour Lomborg, les solutions sont avant tout technologiques ; or des mesures efficaces existent déjà ! Et si Lomborg sait bien que les consommateurs auront détruit la planète avant d’avoir croqué dans des burgers conçus en laboratoire, brandir la viande artificielle comme solution lui permet d’ignorer les décisions qui s’imposent à nous.

Nous avons besoin d’un changement systémique, et notre futur climatique est aujourd’hui entre nos mains.

La seule contribution significative de Lomborg contre le réchauffement est peut-être de préférer les carottes aux steaks…

Auteurs : 

 PhD Researcher, Department of Geography, University of Cambridge

 - PhD researcher at Cambridge Centre for Environment, Energy and Natural Resource Governance, University of Cambridge

 

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Evy, votre blogueuse.

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

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mercredi 7 novembre 2018

Pourquoi faut-il manger une pomme par jour ?

  

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"Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours" : ce vieux dicton reste d'actualité car la pomme est le super-fruit par excellence. On croque dedans sans attendre !

Depuis toujours, la pomme est réputée pour réduire le taux de cholestérol et plus particulièrement celui du "mauvais" (LDL). Et c'est vrai, grâce à ses fibres douces qui le captent dans le tube digestif, participant ainsi au maintien d'un taux optimal.

Mais ce n'est pas son seul bienfait : la pomme est aussi le fruit le plus riche en épicatéchine, un flavonoïde dont plusieurs études ont prouvé l'intérêt pour diminuer le risque de maladie et de mortalité cardiovasculaires : jusqu'à 38 % de réduction pour ceux qui en consomment le plus !
Sans doute une conséquence, également, de son action bénéfique sur la tension artérielle et sur le stress oxydatif (qu'elle fait baisser).
Sans parler de son effet "booster" de la fonction cardiaque. D'ailleurs, des chercheurs britanniques ayant analysé les habitudes de près de 10 000 personnes ont même prouvé que, toutes pathologies confondues, les croqueurs de pommes consommaient moins de médicaments que les autres !

 

Auteure : Isabelle DELALEU 

Source : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/fruits-et-legumes/

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mardi 6 novembre 2018

Cette octogénaire court le marathon de New York

 

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Cette octogénaire en est déjà à son 17ème marathon !

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Amateurs, et amatrices de marathon, accroche-vous car cette octogénaire va vous donner des complexes. À l’image de cette jeune femme qui avait fini sa course sur les genoux, Ginette Bedard ne lâche rien !

85 ans ! Voilà l’âge de Ginette Bedard qui s’élance ce dimanche 4 novembre pour l’un des marathons les plus mythiques : celui de New York. Et parmi les 50 000 coureurs, elle sera la seule de sa catégorie. Une exception ? Et bien non, car cette octogénaire en est déjà à son 17ème marathon ! Son meilleur temps ?  3 heures 46 minutes, à 72 ans ! En 2005, elle avait même établi le record du monde de sa catégorie d’âge. Une véritable performance qui a de quoi nous faire pâlir.

Cette new-yorkaise originaire de France, confie s’être mise au marathon à l’âge de 69 ans. Avant, elle courait régulièrement avec son mari et ses soeurs. Et qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, Ginette Bedard court environ 3 heures par jour tous les jours.

Donc pour ceux qui seraient en train de calculer : oui, ça fait bien un semi-marathon quasi quotidiennement. « C’est une addiction, une habitude, et puis c’est tout » explique-t-elle.

Et sa plus grande récompense : "ce que je préfère, c’est de voir la ligne d’arrivée (…) ! Ils te donnent la médaille. Quelle euphorie!"

Le secret de Ginette Bedard

Et Ginette Bedard n’a pas fini de vous surprendre. Alors que beaucoup se préparent des mois avant la fameuse course des 42,195 km, l’octogénaire rétorque : « Je ne me prépare pas du tout, parce que je cours tous les jours trois heures. Je suis préparée tout le temps ». Car elle part d’un principe simple : être à l’écoute de son corps.  « Mon corps me dit quoi faire« , dit-elle. « J’écoute mon corps, et puis voilà. »

 À 85 ans, il est donc hors de question pour elle de se plier au diktat des nutritionnistes pour préparer son marathon. « Je m’alimente comme tout le monde, avec mesure« , explique-t-elle. « Mon petit vin, mon petit fromage, une petite glace. Tout avec mesure. » Et la plus grande fierté de l’octogénaire : « Moralement et physiquement, je me sens jeune, comme si j’avais toujours 20 ans », explique-t-elle. « Je peux encore mettre le bikini que j’avais quand j’avais 16 ans.«  Voilà, on a définitivement plus d’excuses !

 

Auteur :  Le Tribunal du Net 

Source : http://www.letribunaldunet.fr/actualites/octogenaire-marathon-new-york.html?utm_source=welcome_tdn&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter_tdn

 

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lundi 5 novembre 2018

Aliments que l’on peut garder et consommer pendant plusieurs mois.

iStock / Gettyimages

A l’heure où de nombreuses pétitions circulent pour demander une révision de l’étiquetage des produits, en particulier de la notion de date de péremption et de date de durabilité minimale (le fameux « à consommer de préférence avant le… »), on fait le point.

Les produits qui arborent sur leur étiquette une date de durabilité minimale (DDM) –anciennement appelée date limite d’utilisation optimale (DLUO)– sont à consommer de préférence avant cette date.

Ensuite, la couleur, le goût et la texture peuvent éventuellement évoluer, mais sans rendre le produit nocif.

  •  Conserves (boîtes ou bocaux)La stérilisation au cours de la mise en conserve empêche les bactéries de s’y développer. Ces denrées restent comestibles très longtemps, pourvu que les boîtes ne soient pas gonflées, abîmées ou rouillées.
  • Aliments secs (pâtes, riz, épices, farine , noix, légumes…). Lorsqu’ils sont stockés à l’abri de l’humidité, ces produits perdurent bien au-delà de l’échéance indiquée sur l’emballage. Seul inconvénient : des petites bébêtes, comme des charançons, peuvent y prospérer.
  • Café et chocolat. Ils perdent en saveur avec le temps mais demeurent tout à fait consommables.
  • Lait UHT. Il est encore bon jusqu’à deux mois après la DDM. Ensuite, il prend un goût… de carton.
  • Confiture et miel. Leur importante teneur en sucre ne permet pas aux bactéries de s’y multiplier.
  • Huile et condiments. Ils vieillissent plutôt bien. Toutefois, si l’odeur vous semble suspecte, jetez-les.

Auteur : Pierre-Olivier Savreux

Source : https://www.serengo.net/conso-futee/ces-aliments-que-lon-peut-garder

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dimanche 4 novembre 2018

Source: Flickr

 

20 faits impressionnants que vous ne saviez peut-être pas à propos de votre corps.

Le corps humain est une machine absolument fascinante.

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1. Tout d'abord, il existe autant de bactéries dans votre bouche qu'il y a de personne sur Terre. Et peut-être même plus encore...

2. La demi-lune blanche que vous voyez sur vos ongles est en fait la racine de l'ongle. C'est notamment de là que les ongles poussent et cette partie de l'ongle est plus claire, car elle ne possède pas de vaisseaux sanguins. D'ailleurs, des ongles mous, fragiles et n'ayant pas cette demi-lune sont peut-être un signe de trouble thyroïdien.

3. Chaque langue possède une empreinte qui lui est propre. Un peu comme les empreintes digitales en fait !

4. Nous produisons environ 600 millilitres de salive en une seule journée.

5. Les messages qui parviennent jusqu'à notre cerveau se propagent à une vitesse qui peut atteindre les 400km/h. Plutôt impressionnant non ?

6. Il n'existe non pas 4, mais bien 29 types de sang différents. Et le plus rare d'entre eux appartient d'ailleurs au sous-groupe Bombay : on le retrouve notamment chez quelques familles japonaises.

7. En une seule journée, le sang peut parcourir jusqu'à 19 312 kilomètres dans notre corps.

8. La longueur totale des nerfs de notre corps mis bout à bout  représenterait pas moins de 75 kilomètres.

9. Le corps humain peut faire jusqu'à 20 000 respirations par jour.

10. Nous pouvons distinguer jusqu'à 10 millions de couleurs. Mais nous ne prenons généralement pas la peine d'en retenir chaque nom.

11. La plupart d'entre nous ont les oreilles qui continuent de grandir durant toute notre vie. Et elles poussent d'environ 1 millimètre par an.

12. Durant toute notre vie, notre cœur bat environ 2,9 milliards de fois. Alors, combien de battements vous restent-t-ils à votre avis ?

13. Notre corps perd environ un million de cellules par jour et cela représente presque 2 kilos chaque année.

14. Un seul centimètre carré de votre peau est en fait constitué de 100 nocicepteurs (récepteur sensoriel de la douleur).

15. Les garçons ont sensiblement moins de papilles gustatives que les filles. Plutôt étonnant !

16. En moyenne, nous consommons approximativement 35 tonnes de nourriture au cours de toute notre vie. Voilà qui est assez surprenant !

17. Nous perdons environs 5 années de notre vie à battre des paupières. Mais fort heureusement, on ne s'en rend même pas compte et cela ne nous empêche d'ailleurs pas de vivre normalement !

18. Pas moins de 100 000 réactions chimiques se produisent dans notre cerveau chaque seconde ! Vraiment impressionnant.

19. La vitesse de propagation d'un éternuement est environ de 160 km/h. Donc autant dire que c'est presque impossible de se retenir !

20. Enfin, lorsque nous sourions, nous sollicitons environ 17 muscles du visage. Et lorsque nous pleurons, nous en sollicitons tout de même 43.

 

Auteur : Le Tribunal du net

Source : http://www.letribunaldunet.fr/

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samedi 3 novembre 2018

Au Portugal, interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

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http://www.cirques-de-france.fr/sites/default/files/vignettes/cirquesenquestions_1.jpg

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Adieu lions, tigres, éléphants, chameaux, zèbres... 

Le Portugal a décidé d'interdire les animaux sauvages dans les spectacles de cirque d'ici à 2024, après l'adoption d'une loi par le Parlement, mardi 30 octobre. 

"Cette loi était très attendue. La place des animaux sauvages n'est pas dans les cirques. Les gens doivent pouvoir se divertir sans souffrance pour les animaux", a déclaré à l'AFP Bianca Santos, vice-présidente de l'association portugaise AZP, qui milite pour le bien-être des animaux.

Cette interdiction concernera plus de 1 100 animaux appartenant à une quarantaine d'espèces. Avec la loi approuvée cette semaine grâce aux voix des députés de gauche comme de droite, qui prévoit une période de transition de six ans, le Portugal rejoint ainsi la quarantaine de pays dans le monde, dont la moitié en Europe, qui limitent déjà l'utilisation d'animaux dans les cirques.

Organiser le placement des animaux

D'ici à 2024, les propriétaires des cirques devront enregistrer ces animaux sur une plateforme qui sera créée prochainement, tandis que le gouvernement devra organiser le placement de ces animaux dans des centres d'accueil, au Portugal ou à l'étranger. 

Les professionnels du spectacle qui accepteront de se séparer de leurs animaux avant la fin de la période de transition pourront bénéficier, en outre, d'une aide pour leur reconversion professionnelle.

L'association représentative de la vingtaine de cirques portugais s'était opposée à cette loi, affirmant dans un communiqué qu'elle "contribue à la disparition" de cette filière. "

Le Parlement a enfin compris que des cages plus grandes, des règles plus strictes ou davantage de contrôles n'étaient pas une solution au problème de ces animaux, réduits à de simples marionnettes, à qui on a retiré leur dignité", a réagi de son côté le député André Silva, du Parti personnes-animaux-nature (PAN), qui a le premier soumis un projet de loi sur ce sujet il y a près d'un an.

 

Auteur : France Info avec AFP France Télévisions

Source : https://www.francetvinfo.fr/animaux/bien-etre-animal/le-portugal-interdit-les-animaux-sauvages-dans-les-cirques_3013847.html

 

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!   A T T E N T I O N   !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont  à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des  effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel  et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension. 

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mercredi 31 octobre 2018

Ces médicaments qui causent une attaque de panique

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https://previews.123rf.com/images/marinabh/marinabh1708/

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L’attaque de panique, une situation particulièrement angoissante, peut constituer l’effet indésirable de certains médicaments. Or, ce risque est rarement mentionné dans la notice.

Le terme « attaque de panique » désigne l’apparition brutale et / ou imprévisible d’une peur ou d’un malaise intense, qui s’aggrave rapidement. L’attaque peut durer de quelques minutes jusqu’à une heure, avec une sensation de malheur ou de mort imminente, et parfois d’autres symptômes (neuropsychiques, digestifs, cardiaques…). La crainte d’une nouvelle attaque est une réelle source d’angoisse.

La revue médicale Prescrire fait état d’une analyse des notifications d’attaques de panique associées à des médicaments, et transmises à un centre régional de pharmacovigilance français. Elles ont été imputées à diverses classes de médicaments, en particulier des psychotropes, mais pas seulement : anti-infectieux (méfloquine…), antirétroviraux, antibiotiques (macrolides et fluoroquinolones), anti-acnéiques (isotrétinoïne…) et corticoïdes.

La base européenne de pharmacovigilance a enregistré une série de médicaments exposant à des troubles proches des symptômes de l’anxiété, qui peuvent précipiter une attaque de panique, poursuit Prescrire. Par exemple des médicaments qui augmentent la fréquence cardiaque, tels que le salbutamol, la pseudoéphédrine, le méthylphénidate, le bupropion (bupropione) ou les dérivés nitrés.

« Les attaques de panique sont rarement mentionnées dans les notices des médicaments concernés. Face à ces attaques, évoquer la possibilité d’une cause médicamenteuse permet parfois de régler le problème en arrêtant le médicament. Ou, quand les attaques de panique sont liées à l’arrêt brutal d’un tranquillisant tel qu’une benzodiazépine, en procédant à un arrêt progressif ». Tout ceci en stricte concertation avec son médecin, bien entendu.

 

Auteure : Passion Sant? - https://www.passionsante.be/index.cfm

Source : https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=art&art_id=27081&utm_source=passionsante&utm_medium=email&utm_campaign=tip&utm_content=email_tip_news_27081&utm_term=title

 

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mardi 30 octobre 2018

La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 44 ans

minutenews

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Mammifères, oiseaux, poissons… sous la pression de l’homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, annonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan plus alarmant à chaque édition.

“Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons”, souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. “C’est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité”.

Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport “Planète vivante”, publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4.000 espèces).

Le 10e rapport faisait état de -52% entre 1970 et 2010. Rien ne semble freiner l’effondrement des effectifs, à -60% désormais.

La zone Caraïbe/Amérique du sud affiche un bilan “effrayant”: -89% en 44 ans. Amérique du nord + Groënland s’en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31%.

Au Brésil, qui vient d’élire un président dont le programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l’élevage bovin.

Mondialement, seuls 25% des sols sont exempts de l’empreinte de l’homme; en 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l’IPBES (le “Giec de la biodiversité”).

S’ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique…

“NOTRE CHANCE”

“La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir”, souligne le DG du WWF France Pascal Canfin.

 

Effondrement des populations de vertébrés


(credit photo AFP) Effondrement des populations de vertébrés

“On pêche moins qu’il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000,” dit-il: “Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis”.

Les “services rendus par la nature” (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial.

Chaque année, le “jour du dépassement” avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c’était le 1er août.

Et pourtant “l’avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l’attention des dirigeants”, s’alarme le WWF pour qui il faut “relever le niveau d’alerte”, provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. “Que tout le monde comprenne que le statu quo n’est pas une option”.

Un combat d’autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l’a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l’Atlantique ou du saumon de la Loire…

Cette année-là les Etats seront appelés à renforcer leurs engagements pour réduire les gaz à effet de serre, et aussi à s’accorder pour protéger la nature lors d’une conférence spéciale à Pékin — avec pour objectif “zéro perte nette de biodiversité en 2030”, souhaite le WWF.

“Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2, renverser la perte de nature – via la finance verte, les énergies propres, une autre production agroalimentaire – restaurer suffisamment de sols et d’océan”, liste Marco Lambertini. “Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C’est notre chance”.

Auteur : Afp avec Minutenews.fr 

Source :  https://www.minutenews.fr/actualite/la-terre-a-perdu-60-de-ses-animaux-sauvages-en-44-ans-437286.html?utm_source=WM&utm_medium=cpc

 

 

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lundi 29 octobre 2018

Citation de Mathieu Kassovitz,acteur et réalisateur

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Cette semaine la citation nous vient de Mathieu Kassovitz, l'acteur et réalisateur, invité de La Grande Table, incarne un agent dans la série Le Bureau des légendes : 
"Je pense que l'avenir est au métissage. De manière arithmétique, c'est simple, les gens se mélangent de plus en plus. Et la culture, elle est importante pour comprendre d'où on vient, mais pas pour comprendre qui on est. On n'est pas forcément le résultat de sa culture. On est le résultat de la culture des autres aussi."
Auteure : Olivia Gesbert France Culture
Source : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/kassovitz-le-cinema-est-un-sport-de-combat?xtor=EPR-3
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Signature - Evy bleugif

 

 

 

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dimanche 28 octobre 2018

Brésil, Turquie, Philippines, Etats-Unis, Europe… (populisme, nationalisme)

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Brésil, Turquie, Philippines, Etats-Unis, Europe… Les démocraties voient des leaders nationalistes et populistes accéder au pouvoir ou monter dangereusement dans les sondages. Un phénomène nourri par la défiance envers les élites et la xénophobie.



Comme les civilisations, les démocraties sont mortelles. Moribondes ? Certes non : les régimes démocratiques n’ont jamais été aussi nombreux sur la planète et beaucoup d’entre eux sont très solides. Nous ne sommes pas dans les années 30. Mais un mal nouveau les guette, un mal plus insidieux, plus pernicieux, un mal qui vient de l’intérieur et qui ronge la culture démocratique. La mappemonde que nous publions en montre l’extension : dans de nombreux pays, le national-populisme ne cesse de gagner du terrain. Point de dictature ouverte. Mais une conquête progressive qui, au nom de la nation, écorne l’Etat de droit, abaisse le débat public, érode les libertés, contraint les minorités, attaque le droit des femmes et désigne presque partout l’étranger comme bouc émissaire.

«Liberté, égalité, fraternité», dit la République française. «Identité, sécurité, intolérance», répondent les nationalistes. Des méthodes légales, un appel à la souveraineté populaire, peu de violence physique : le fascisme n’est pas aux portes. Mais partout les mêmes thèmes, les mêmes simplismes, les mêmes slogans agressifs et sommaires dominent. Il y a les «démocratures», comme la Turquie, passée sous la coupe du sultan Erdogan. Il y a surtout la victoire de partis réactionnaires coulés dans le moule constitutionnel, au pouvoir en Italie, en Hongrie, aux Etats-Unis ou aux Philippines. Et bientôt, il faut le craindre, au Brésil. Il y a enfin, un peu partout, ces partis xénophobes, homophobes, déclinistes, climatosceptiques pour la plupart, expéditifs en matière de sécurité, rétrogrades en matière de mœurs, qui remplissent les urnes et vident les têtes au profit d’affects sommaires, de mobilisations simplistes, une sorte de marée brunâtre qui s’infiltre au sein de régimes jusque-là officiellement dédiés au progrès et à la liberté.

Epidémie

Une sociologie paresseuse incrimine la crise économique, les inégalités, les fractures sociales. Elles jouent leur rôle, reléguant une grande partie des classes populaires dans une misère relative et un enfermement urbain ou campagnard qui nourrissent un sentiment d’abandon, offrant un terrain fertile aux démagogues. La version libérale de la mondialisation menace les acquis, creuse les différences de revenus, mine les protections, brouille les repères, bouche l’avenir des plus défavorisés. Le libéralisme sans frein, fourrier du nationalisme.

Mais l’épidémie ne se limite pas aux pays pauvres ou inégalitaires. La Suisse, Etat riche et équilibré, a elle aussi son parti intolérant, tout comme les nations scandinaves et les Pays-Bas, qui ont fait tant d’efforts en faveur de la protection sociale et de l’intégration. La crise économique plante un décor. Elle n’explique pas la pièce. Ce sont les facteurs culturels, sociétaux, qui font la vraie différence. «On est chez nous !» Partout, le slogan résume l’humeur des peuples. C’est bien ce qui rend la tâche des démocrates, des progressistes ou de la gauche si difficile, eux qui sont voués à la tolérance et à l’ouverture. Que répondre à ceux qui ont le sentiment de ne plus s’appartenir ? Que ce sont des racistes ? Un peu court. De même le prêche en faveur du «vivre-ensemble», juste à tous égards mais aussi irénique quand les quartiers populaires se transforment en ghettos, que les communautés s’épient et parfois s’affrontent, que les cités concentrent tous les maux et que les villages vivent dans l’angoisse du délaissement.

Bouc émissaire

Dans ces conditions, l’identité et la nation deviennent le seul patrimoine de ceux qui n’en ont pas, tandis que le refuge identitaire rassure symétriquement les minorités laissées hors les murs. L’immigration devient naturellement, au sein de la population, le bouc émissaire de tous les ressentiments. Souvent elle explique la percée subite de tel ou tel parti de la fermeture. En Allemagne, en Suède, au Danemark, tous pays généreux et ouverts, elle a suscité une réaction politique ravageuse. En Italie, l’humiliation d’un pays laissé par l’Europe seul face à la vague migratoire de 2015, a propulsé la Ligue, jusque-là confinée au régionalisme du Nord, en tête des votes populaires.

L’insécurité joue aussi son rôle. C’est l’impuissance de la démocratie philippine à contrer l’emprise des gangs qui explique la victoire de Rodrigo Duterte, qui les combat désormais avec des méthodes de gangster. C’est elle aussi qui a gonflé le score de Jair Bolsonaro, ce militaire nostalgique de la dictature en passe de conquérir dimanche le pouvoir au Brésil. Le rejet des élites, enfin, réunit la plupart des votes populistes. Elites corrompues, comme au Brésil ; élites retirées sur l’Aventin de leur prospérité, comme dans tant de pays, vivant dans un monde ouvert, protégé par la barrière des prix de l’immobilier dans les grandes capitales ; élites impuissantes, surtout, dont les promesses de redressement font long feu, dont le libéralisme économique et culturel crée incompréhension et colère, tant elles sont coupées du reste de la population.

Quand la démocratie classique, conservatrice ou social-démocrate, ne parvient pas à soigner les maux de la société, cette dernière se tourne vers un régime plus musclé, plus intolérant, plus fermé, qui invoque le déclin pour nourrir un discours national agressif et l’immigration pour élever de nouveau murs et frontières. Sur ce point, la leçon des années 30 est toujours opérante. Faute d’avoir jugulé la crise économique, rendu un avenir à la nation, maintenu l’ordre civique, surmonté les fractures culturelles et sociales, les démocraties d’Europe (l’Italie, l’Allemagne, la Hongrie, la Pologne, l’Espagne ou la France) ont succombé l’une après l’autre sous les coups des fascismes. Pour avoir rendu l’espoir aux classes populaires, donné une perspective à la nation, réuni avec habileté une coalition politique autour de son projet, Roosevelt a vaincu les leaders populistes de son temps, Lindbergh, Huey Long ou le père Coughlin, alors même que la crise de 1929 fut plus violente aux Etats-Unis qu’en Europe.

Danger

La maison brûle et on regarde ailleurs. Vrai pour le climat, l’aphorisme vaut aussi pour la démocratie. Le danger est réel, palpable, immédiat. Les ingrédients du national-populisme sont présents, sous nos yeux. Les remèdes ? Ils sont faciles à énoncer. C’est la mise en œuvre qui manque. Une politique de l’immigration humaine, tournée vers l’accueil et l’ouverture, mais une ouverture organisée, aux règles stables et claires. Un refus républicain - tolérant mais ferme - de la dérive communautaire, qui est l’antichambre de l’affrontement. Une politique économique tournée vers la protection et la promotion des classes populaires, quitte à jeter aux orties le carcan délétère de l’orthodoxie. Des réformes sociales qui ne soient pas synonymes de sacrifices, demandés toujours aux mêmes, mais qui restaurent de manière tangible l’idée de progrès. Un projet pour la nation, qui lui rende sa vraie identité, fondée sur la justice et la liberté, à l’opposé des enfermements ethniques. Un comportement des élites, enfin, qui les sorte de leur tour d’ivoire et les réconcilie avec le reste de la population, par une compréhension des épreuves qu’impose la mondialisation aux peuples, par une attitude de respect et non de commisération lointaine. Cette condition est cruciale : sans elle, le dégagisme sévira encore, au bénéfice des ennemis de la liberté. Il faut une prise de conscience urgente. De toute évidence, nous en sommes loin…

 

Auteur : Laurent Joffrin, journaliste à Libération
Source : https://www.liberation.fr/france/2018/10/26/les-droites-radicales-fondent-sur-le-globe

Signature_noir abeille

 

 

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