samedi 9 mars 2019

Les secrets du bâillement

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Nous bâillons 250 000 fois au cours d’une vie! Mais d'où vient ce comportement irrépressible?

Voilà un sujet que nous avons tous expérimenté: nous bâillons 250 000 fois au cours d’une vie, et pourtant nous ignorons encore tant de choses sur le sujet! Bâillement au réveil ou à l’approche du sommeil, quand nous avons faim ou au contraire trop mangé, quand nous nous ennuyons… et aussi, curieusement, pour apaiser un stress.

Cela explique pourquoi les sportifs et les comédiens baillent avant une performance. 

Le sujet passionne depuis des années le D
Olivier Walusinski, un des rares spécialistes de la question à laquelle il consacre d’ailleurs un site internet qui présente ses recherches à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, à Paris, fondation spécialisée en neurosciences. 

"Ce phénomène physiologique se décline invariablement en trois phases: d’abord une inspiration ample, suivie d’un point d’orgue avec un bref arrêt du flux ventilatoire, puis d’une expiration passive associée une fois sur dix à des étirements musculaires généralisés", observe-t-il. 

• Pourquoi bâillons-nous? 

Les hypothèses ne manquent pas. Pour Hippocrate, l’objectif était de permettre aux gaz et à la fièvre de s’échapper "comme une fumée". Idée non validée. Au XVIIIsiècle, le médecin hollandais Johannes de Gorter (1689-1762) imaginait que le processus activait la circulation du sang afin d’éviter ce qu’il nommait "l’anémie cérébrale", une croyance perdurant d’ailleurs avec l’idée commune que le bâillement oxygénerait le cerveau. 

La science infirme: mesures des gaz du sang à l’appui, les chercheurs constatent au contraire une diminution de la saturation de l’oxygène sanguin au plus fort du bâillement. 

Olivier Walusinski explique qu’il vient en fait essentiellement contrebalancer un stress et stimuler la vigilance quand l’organisme en a besoin. Il précise: "Contrairement à ce que nous imaginons, le bâillement n’accompagne pas le sommeil, mais lutte contre." 

Pour s’en assurer, il faudrait démontrer que le bâillement diminue les substances qui donnent sommeil (Tnf alpha, adénosine, prolactine, interleukine) donc mesurer les neuromédiateurs dans le liquide céphalorachidien, mesures qu’aucun chercheur n’a encore engagées. 

• Bâiller, un phénomène contagieux?

À l’encontre de ce que l’on imagine, le comportement mimétique face au bâillement n’est pas automatique. "C’est une forme d’empathie émotionnelle involontaire fréquente, mais la contagion opère seulement si la personne est attentive à ce qui se passe autour d’elle", souligne le médecin. 

Nous savons désormais que le phénomène qui se déclenche au niveau de l’hypothalamus, à la base du cerveau, est favorisé par la sécrétion de l’ocytocine, cette hormone clé de la lactation et de la reconnaissance des visages mais aussi de l’attachement... 

Y a-t-il un lien? Un thème de recherche de plus à approfondir. 

• Bâiller peut-il devenir une maladie?

Il existe effectivement des pathologies du bâillement. Une femme hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière (Paris) du temps du professeur Charcot, un "cas" comme disent les médecins, bâillait huit fois par minute, soit 480 fois de l’heure. À l’époque, le diagnostic d’hystérie avait été évoqué, à tort. 

"Quand le bâillement devient excessif et se répète à l’envi, il peut signaler une dette de sommeil, voire un syndrome d’apnée du sommeil", indique le spécialiste. 

"Le bâillement peut aussi accompagner une migraine, un AVC, une hypertension intracrânienne, parfois une tumeur au cerveau. Si vous bâillez des dizaines, voire des centaines de fois par jour et que d’autres signes accompagnent vos bâillements, tels des maux de tête ou un engourdissement du visage, mieux vaut le signaler à votre médecin." 

L’explication la plus fréquente reste cependant la prise de médicaments, notamment d’antidépresseurs qui augmentent l’activité de la sérotonine. 

• Pourquoi bâiller est agréable? 

Si un bâillement trop ample déclenche exceptionnellement une luxation de la mâchoire - ne disons-nous pas "bâiller à s’en décrocher la mâchoire"? -, il apporte surtout un soulagement en débouchant les oreilles soumises à une pression, lors de l’atterrissage d’un avion par exemple. 

Mieux: un bâillement complet provoque une sensation de plaisir, en particulier quand il s’associe à un étirement musculaire généralisé allant des muscles respiratoires (diaphragme, inter-costaux...) à ceux de la face et du cou. En donnant une perception globale de notre corps suivie d’une sensation de relâchement, il induit un bien-être. 

Un petit plaisir facile à s’offrir, il suffit de ne pas lutter contre, d’autant que si le bâillement peut être minimisé, impossible de le réprimer complètement. Autant y aller franchement! 

• Les chiens, les chats et les hippopotames aussi… 

Le saviez-vous? 

Parmi les animaux, seuls les vertébrés sont capables de bâiller, les requins, les reptiles, les perroquets, les fauves, les chiens, les chats et, sans qu’on sache l’expliquer, les carnivores plus que les herbivores. 

Les singes macaques dominants et les hippopotames au taux de testostérone le plus élevé s’y exercent avant l’accouplement, comme si le fait d’exposer de puissantes canines impressionnait les concurrents potentiels et permettait d’acheter son statut social. 

Pour le chien, c’est une façon de s’apaiser face à un stress. Curieusement, certains canins ayant partagé longtemps la vie d’un maître empathique bâillent après lui, mais entre chiens, plus de contagion mimétique! *

Auteure : Rica Étienne

Source : https://www.notretemps.com/sante/actualites-sante/secrets-baillement,

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

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vendredi 8 mars 2019

À quand les livres remboursés par la Sécurité sociale ?

 

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On soigne par les livres depuis au moins aussi longtemps qu’on soigne par les plantes. Innombrables, en effet, sont les cas de guérison par la lecture. Ainsi John Stuart Mill, que la lecture du Prélude de William Wordsworth sauva de la plus noire des dépressions. Montaigne, lui, voyait dans le compagnonnage des livres le seul à résister à l’usure du temps. Un article de 2016, paru dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, retrace la généalogie de la « bibliothérapie » et semble en consacrer le caractère scientifique. Mais est-ce vraiment servir la cause des livres que de les assimiler à une médecine douce ?

Brève histoire de la clinique littéraire

Création anglo-saxonne, le terme de « bibliothérapie » apparaît en 1916, dans un article de l’Atlantic Monthly, que signe le pasteur Samuel McChord Crothers. D’une plume ironique, il dialogue avec Bagster, ecclésiastique fictif qui a converti sa sacristie en « Institut de Bibliothérapie » pour hommes d’affaires fatigués, auxquels il dispense des ordonnances exclusivement littéraires.

Tel ouvrage s’administrerait comme un cataplasme à la moutarde, tel autre comme un sirop apaisant. Crothers y fait la satire des thérapies alternatives – homéopathie, naturopathie – récemment apparues sur le marché. Mais on ne rit plus quand la « clinique littéraire » trouve un début de traduction concrète grâce aux efforts déployés par Sadie Peterson Delaney (1889-1958). Formée à Harlem, puis devenue bibliothécaire en chef d’un hôpital de l’Alabama spécialisé dans la prise en charge des anciens combattants afro-américains, elle se penche sur les aptitudes du livre à soulager certains traumas.

Sadie Peterson Delaney. History Makers/Facebook

En Angleterre à la même époque, l’Armée britannique mandate un universitaire d’Oxford, H.F. Brett-Smith, exempté de service militaire pour raisons médicales, pour constituer un « Fever-Chart » (relevé ou feuille de température) destiné à évaluer les lectures les plus « salubres » pour les blessés de la Grande Guerre. Sans surprise, c’est Jane Austen qui arrive en tête. Lors du deuxième conflit mondial, c’est vers le romancier Anthony Trollope que les Londoniens se tourneront en masse pour y puiser de quoi conforter leur résilience. Il serait donc avéré que Les livres prennent soin de vous, pour le dire avec la romancière Régine Detambel, kinésithérapeute de formation, ou que Lire, c’est guérir (Marc-Alain Ouaknin).

La bibliothérapie expliquée aux enfants

C’est en 1946 que la bibliothérapie est utilisée pour la première fois sur un public d’enfants « à problèmes », en particulier relationnels. Le gros des recherches actuelles, pour lequel on manque encore de recul, porte, de fait, sur l’impact prêté à la thérapie par le livre en milieu scolaire. Réputés plus réceptifs que les adultes à la métaphore et au récit, aux histoires racontées avant d’affronter les craintes liées à la nuit, les enfants constituent un public de choix pour mettre à l’épreuve une thérapie conçue comme non invasive, et reposant sur trois piliers fondamentaux.

L’identification, d’abord : c’est le stade où l’enfant s’identifie à un personnage de roman, chez qui il retrouve ses propres problèmes personnels et découvre qu’il n’est pas seul dans ce cas. La deuxième étape est la catharsis, purge émotionnelle théorisée en son temps par Aristote à propos du théâtre. L’Insight, ou compréhension intuitive en profondeur, parachève le processus.

Image extraite de L’Histoire universelle des théâtres de toutes les nations, depuis Thespis jusqu’à nos jours (1779). Flickr

Parmi les bénéfices attendus de la démarche, figurent : l’assurance qu’il existe des solutions alternatives, la résilience renforcée au sein d’un groupe, le fait de renouer avec des facultés d’empathie atrophiées. Se posent cependant des questions de méthode. Le livre se suffit-il à lui-même, ou bien faut-il l’intervention d’un enseignant et/ou d’un thérapeute spécialisé, avec exercices prescrits et objectifs comportementaux à la clef ? Le choix des livres, enfin, est crucial. Le livre retenu doit-il être pris dans le champ de la littérature existante. Ou convient-il de créer un livre ad hoc, de façon à répondre à des besoins spécifiques ? Dans le domaine de la lecture pour la jeunesse, on pense à la série The Berenstain Bears, apparue en 1962, qui cible à chaque nouvelle parution un nouveau « problème » (obésité, visite chez le dentiste, racket à l’école…).

Les ours Berenstain ont une solution pour chaque difficulté de la vie quotidienne. Amazon

Quand la littérature se rebiffe

L’effet bien réel, sur la vie des patients, des healing stories (récits guérisseurs, et de guérison) est une chose. Une autre est l’instrumentalisation de la littérature à des fins de thérapie généralisée. Certes, Marcel Proust est l’un des premiers écrivains à évoquer, à propos de cet « acte psychologique original appelé lecture », « certains cas pathologiques pour ainsi dire, de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée, par des incitations répétées, de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l’esprit ». Certes encore, l’ouvrage récent d’Alexandre Gefen, Réparer le monde La littérature française face au XXIe siècle (Corti, 2017), identifie un tournant thérapeutique dans la jeune littérature française, qui semble délaisser les préoccupations formelles au profit d’engagements proches de l’éthique de la sollicitude, du Care, chère aux universitaires américains.

Jean Baptiste Camille Corot, Liseuse couronnée de fleurs, ou La Muse de Virgile (1845).Wikipédia

 

Mais on peut ne pas vouloir cautionner les lectures prescrites, délivrées sur ordonnance. C’est ce que Marielle Macé fait avec panache. Nulle direction de lecture, chez elle, mais telle ou telle conduite de vie, à puiser à même les livres et à accorder à son être profond. Et l’auteur de Façons de lire, manières d’être(Gallimard, 2011) de plaider pour une conception tout autant existentielle que stylistique de la lecture. Lire, c’est se trouver « puissamment attiré par des possibilités d’être et des promesses d’existence » offertes par les textes.

Le poème « Dans le style des hirondelles », de Francis Ponge, illustre à merveille son propos. Sur la page, l’oiseau « signe » son vol heurté, enjoignant le lecteur à comprendre autant que faire se peut la « forme » prise par sa trajectoire de vie. Dans le « style » en question Marielle Macé reconnaît en outre la marque que son père boulanger laissait dans le pain avant de l’enfourner. Voilà, conclut-elle, ce qui anime la vie intérieure d’un lecteur : chaque forme littéraire se présente à lui comme une « puissance » qui tire en lui « des fils et des possibilités d’être ». En suivant un auteur, comme le préconisait Proust, on suit une phrase, bien sûr, mais on suit aussi des promesses d’existence, des manières de conduire sa vie – des phrasés, en somme, que nous restons libres de reprendre ou non à notre compte…

Auteur

Professeur de littérature anglaise, École normale supérieure (ENS)

Source : 

https://theconversation.com/a-quand-les-livres-rembourses-par-la-securite-sociale

 

Signature - Evy bleugif

 

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jeudi 7 mars 2019

La lavande, "or bleu" de Provence, connaît un essor spectaculaire mais fragile

 

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La lavande, qui fait la fierté de la Provence, connaît depuis de longues années une croissance colossale, mais ses champs et par ricochet son essor, sont fragilisés par une bactérie.

En France, la culture de la lavande "a connu une augmentation des surfaces de 47% en dix ans", souligne Philippe Roux, directeur régional du Gnis (interprofession des semences) Sud-Est, présent au 56e Salon de l'agriculture.

Conséquence, une forte augmentation du cours mondial, "principalement du fait de la demande de cosmétiques et de produits naturels au détriment des huiles de synthèse", ajoute M. Roux, qui évoque également l'utilisation de la lavande dans... la protection des plantes.

Car les bienfaits de la lavande sont multiples, selon Céline Weber, responsable tourisme et pédagogie au Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales et aromatiques (CNPMAI).

"C'est une plante qu'on utilise depuis la nuit des temps. Les Romains s'en servaient pour parfumer les thermes et le linge", dit Mme Weber qui n'a de cesse de détailler les usages de cette belle des champs, de l'Antiquité, donc, au XXe siècle, avec le développement de l'aromathérapie, en passant par son usage contre la peste au Moyen-Age.

Placée sous l'oreiller pour favoriser le sommeil grâce à ses propriétés relaxantes, utilisée dans la lutte contre les poux, ou comme répulsif contre les mites, la lavande est la plante miracle, à en croire Mme Weber.

Elle a même la propriété de soutenir le tourisme de masse, indique dans un sourire M. Roux qui rappelle que de nombreux Chinois "viennent se marier dans les champs de lavande, tout ça à cause d'un feuilleton très populaire" en Chine, mettant en scène une histoire d'amour dans des champs de lavande.

- De nouveaux bassins de production -

La demande très forte a même donné lieu à l'émergence de nouveaux bassins de production, dans le Sud-Ouest, principalement dans le Quercy, et jusqu'en région parisienne.

Cependant les surfaces n'y excèdent pas quelques hectares et la majeure partie des cultures restent concentrées dans le Sud-est, en premier lieu sur le plateau de Valensole, dans les Alpes de Haute-Provence, et dans les départements voisins de la Drôme, du Vaucluse et de l'Ardèche, principalement.

En tout, ce sont 25.000 hectares de lavande "vraie" et de lavandin (variété hybride de lavande "vraie" et de lavande aspic, plus productive et résistante aux maladies) qui font vivre 2.000 producteurs.

"Malheureusement, il y a de petits insectes qui lui veulent du mal", ajoute Philippe Roux.

En cause : de petites mouches aux yeux rouges, appelées cicadelles, qui transmettent une bactérie qui empêche la sève de monter dans la plante.

"Depuis le début des années 2000, le dépérissement limite l'expansion et la longévité des cultures", déplore M. Roux.

Les planteurs demandent donc des plants sains: "La filière a mis en place une certification pour garantir la qualité des plants sains", afin de maintenir la culture qui représente, outre ses paysans, quelque 20.000 emplois induits, indique M. Roux.

Il y a désormais un à deux ans d'attente pour avoir des plants, ce qui limite l'expansion des cultures en France.

Outre les plants sains, "il y a également des techniques de lutte avec des produits à base d'argile", indique Odile Tassi, qui cultive une quinzaine d'hectares en Drôme provençale.

Malheureusement, souligne Mme Tassi, cela n'a pas empêché la France de perdre il y a quelques années son statut de premier producteur mondial, au profit de la Bulgarie.  

Auteure : AFP

Source : https://www.notretemps.com/accueil/la-lavande-or-bleu-de-provence-afp-201902,

Evy - signature animée Titi

 

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dimanche 24 février 2019

5 idées fausses sur les chats

 

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Les croyances sur les chats ont la vie dure. Entre les pouvoirs qui leurs sont prêtés et l'interprétation de leurs manies, il y a parfois un fossé avec la réalité.

1) Ils retombent sur leurs pattes? Oui mais dans quel état?

Un chat est souple, mais il y a des limites! La chute d’un balcon reste une cause fréquente de fracture et de décès. Même s’il a le réflexe de relever bien haut la tête lorsqu’il est en chute libre (de sorte que son corps suive le mouvement et que ses pattes se placent en position de réception), ce n’est pas toujours efficace: cela dépend de la hauteur de sa chute et de la dureté du sol. Voilà pourquoi un balcon accueillant un chat devrait être équipé de filets de sécurité indéchirables (vendus en animalerie). 

2) Il vous rapporte une proie. Il vous juge… incompétent

Aux dires de certains, l’offrande signifierait qu’il vous considère comme sa mère. S’il est vrai que le chat n’a ce comportement qu’avec un individu proche et qu’il affectionne, il agit de la sorte quand il considère que vous n’êtes pas capable de chasser et, donc, qu’il faut tout vous apprendre! Autrement dit, il ne vous considère pas comme sa mère, mais plutôt comme un chaton incompétent qu’il faut éduquer! 

3) Les chats noirs portent malheur à eux-mêmes

La peur des chats noirs vient du Moyen Âge. Ils étaient alors assimilés au diable, accusés de déchaîner les éléments naturels et, donc, pourchassés comme les sorcières. Aucune étude n’a montré qu’ils portent malheur (et pour cause, il n’y a pas de raison), hélas cette superstition amenuise leurs chances d’adoption lorsqu’ils se trouvent en refuge et, cela, c’est prouvé. En outre, un chat noir encourt davantage le risque d’être percuté par une voiture la nuit, faute de visibilité. 

4) Les chats blancs sont sourds… seulement s’ils ont les yeux bleus

Tous les chats blancs ne sont pas sourds. Seuls 50% des chats blancs de la tête à la queue avec les deux yeux bleus sont concernés. Cette particularité vient du fait qu’ils ont hérité d’une mutation de leur gène responsable de la couleur blanche. Or, ce gène muté peut induire la mort des cellules de l’oreille et une surdité précoce. Le principal risque pour un chat sourd étant de se faire écraser, il est préférable de le garder chez soi. 

5) Il ronronne, donc il nage dans le bonheur…

Le ronronnement est une vibration du larynx correspondant à un mouvement volontaire. C’est le chat qui décide de ronronner. Le chaton le fait pour exprimer sa dépendance vis-à-vis de sa mère, puis, plus tard, vis-à-vis d’un proche avec lequel il se sent bien: il ronronne donc, en effet, lorsqu’il est heureux. Mais pas seulement. Ce faisant, il synthétise des molécules proches de la morphine, euphorisantes et antalgiques: il ronronne donc aussi lorsqu’il est malade, blessé ou lors de la mise à bas.   

Auteure : Nathalie Szapiro-Manoukian 

Source : https://www.notretemps.com/famille/actualites-famille/5-idees-fausses-chats,

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vendredi 22 février 2019

Pourquoi la fonte du glacier Thwaites inquiète les scientifiques

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"C'est une catastrophe ce qu'il se passe en Antarctique ouest" :

pourquoi la fonte du glacier Thwaites inquiète les scientifiques.

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A terme, toute la question est de savoir quand ce glacier géant va disparaître et entraîner une réaction en chaîne qui fera monter le niveau de la mer de plusieurs mètres.

Un compte à rebours a débuté en Antarctique ouest. Et pour les scientifiques, l'issue ne fait plus aucun doute : cette partie du continent blanc est vouée à disparaître dans les années à venir.

Le glacier Thwaites, l'un des géants de la zone de la mer d'Amundsen qui fait 120 kilomètres de large, 600 de long et atteint 3 km de profondeur par endroits, est de plus en plus instable. "Il fait à peu près la taille de la Floride", résume à franceinfo Jérémie Mouginot, chercheur au CNRS à l'Institut des géosciences de l'environnement à Grenoble. Un "monstre" responsable, chaque année, de 4% de la montée du niveau de la mer dans le monde, estime un communiqué de la Nasa (en anglais).

"Ce glacier se retire d'à peu près un demi-kilomètre par an, depuis une bonne vingtaine d'années", précise Eric Rignot, professeur en sciences de la Terre à l'université de Californie à Irvine, chercheur au Jet Propulsion Laboratory, et coauteur d'une étude (en anglais) publiée le 30 janvier.  

Le niveau des mers pourrait monter de trois mètres

Le réchauffement climatique joue un rôle avéré dans cette fonte du glacier Thwaites. Sous l'effet des eaux profondes qui se réchauffent, la ligne d'échouage recule. "C'est l'endroit où le glacier est en contact avec le sol", explique Jérémie Mouginot, qui fait partie du panel de scientifiques responsables de l'étude. "Et quand on transforme de la glace posée en de la glace flottante, on la rend plus instable", observe Emmanuel Le Meur, maître de conférences à l'université Grenoble-Alpes.

Ces mouvements de glace font craindre un "scénario catastrophe", reconnaît Eric Rignot. A force de reculer, cette ligne d'échouage entraînerait le détachement du glacier et sonnerait le début d'une réaction en chaîne : "Thwaites et le glacier voisin, Pine Island, vont entraîner le reste de l'Antarctique occidental".

L'Antarctique occidental est condamné, à long terme, à disparaître.

Cette disparition causerait une hausse du niveau de la mer de plus de trois mètres, ce qui aurait des conséquences sur tous les littoraux du globe. "Ce n'est pas la peine d'être scientifique pour s'en rendre compte", ajoute Emmanuel Le Meur. Pour les trois chercheurs, le processus enclenché est irréversible. 

"On va dans le mur, mais à quelle vitesse ?"

Observateur privilégié de ce glacier depuis trois décennies, Eric Rignot a conscience que "c'est impossible à arrêter". Mais il pense que l'être humain peut encore influer sur la fonte de ces glaces. "Si on arrive à revenir à une période un petit peu plus froide par exemple, il est tout à fait concevable que le glacier continue à se retirer mais de manière très, très lente", dit-il. Pour cela, il faudrait considérablement réduire les émissions de gaz à effet de serre, "c'est-à-dire avoir des économies, des modes de vie de moins en moins tributaires de ces énergies fossiles que sont le pétrole et le charbon", avance Emmanuel Le Meur. 

"J'ai toujours en tête cette phrase du spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici, conclut-il. 'Le problème, ce n'est pas le fait qu'on aille dans le mur ou pas. On va dans le mur ! Le problème, c'est à quelle vitesse on y va, à 50 km/h ou à 5 km/h ?'"  


Auteur : Benoît Jourdain France Télévisions

Source : https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/

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mardi 12 février 2019

Une étude met en lumière le déclin catastrophique des insectes

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MENACE  Ils sont un maillon indispensable de nombreux écosystèmes

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Eviter l’effondrement

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d'extinction « et chaque année, environ 1 % supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41 %) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10 %) huit fois plus », soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires » : « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels », insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Les pesticides fortement soupçonnés

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition : le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018. « Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait un des chercheurs, Vincent Bretagnolle : car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

A l’origine de la perte des insectes, les chercheurs australiens désignent le bouleversement de leur habitat et le recours aux pesticides de synthèse, au cœur de l’intensification de l’agriculture dans le monde ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur le cas de l’Europe et des États-Unis où l’on dispose de suivis les plus réguliers. « Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ». A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes, les espèces invasives, et enfin le changement climatique mais surtout dans les régions tropicales.

Auteurs : 20 Minutes avec AFP

Source : https://news-w-planete.20minutes.fr/planete/2448663-20190211-

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dimanche 10 février 2019

Le populisme, un terme trompeur

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Le terme populisme est polysémique. Certains considèrent le populisme comme un style (proximité langagière avec le « peuple », habillement simple « populaire », etc.) ; d’autres réduisent le populisme à un discours démagogique.

On peut aussi considérer que l’aspect le plus important pour définir un populiste, en plus des deux précédents, est son attachement à se considérer comme le représentant du « vrai peuple », c’est-à-dire comme le représentant légitime de la majorité silencieuse. Mais quelle est-elle ?

S’agit-il du peuple tout entier moins ceux d’en haut (les « élites »), c’est-à-dire de la majorité de la population nationale ? Parle-t-on de la partie prolétarisée de celle-ci ? Dans ce dernier cas, le « peuple » se réduit-il à la classe ouvrière à laquelle s’adjoindraient les chômeurs et les précarisés ? Y ajoute-t-on les employés ? Les artisans et les commerçants ? Les paysans ? Et où met-on les classes moyennes salariée ? Bref, le terme populisme est trompeur.

Les raisons de la montée en puissance

Il renvoie, dans les différents pays où il est utilisé, à des contenus différents : aux Pays-Bas, par exemple, à un parti de droite qui se radicalise (le Parti pour la Liberté) ; tandis qu’en France, il est utilisé pour qualifier un parti d’extrême droite qui essaie de muter (en l’occurrence le Rassemblement national). Au Venezuela, il sert à définir un régime autoritaire.

En France, il y a deux grandes formations populistes : le Rassemblement national (Jean‑Marie Le Pen excellait dans cet exercice) et La France Insoumise. D’ailleurs, cette dernière formation met en avant des théoriciens du populisme, en l’occurrence d’un populisme de gauche : Chantal Mouffe et Ernesto Laclau.

Le populisme est divers, d’où la difficulté d’en cerner les contours : son expression dépend du lieu où il est né, elle est liée à l’histoire du pays dans lequel il se développe. En outre, ce terme est abondamment utilisé comme disqualifiant –, ce qui ne facilite pas sa compréhension.

Les différents partis populistes apparaissent et se développent à partir du milieu des années 1980, à la suite de la stagnation économique née des chocs pétroliers du début des années 1970. Mais ils deviennent des partis de premier plan à compter du début des années 2000. Ce sont donc d’autres raisons qui sont à l’origine de l’essor de ces partis.

Parmi celles-ci, qui peuvent d’ailleurs se cumuler, figurent la montée de l’euroscepticisme et la question de la souveraineté, le poids de la mondialisation, la volonté de protectionnisme économique, le rejet des élites et des partis politiques et, évidemment, celui de l’immigration, en particulier celle provenant des pays arabo-musulmans.

Défendre le « vrai peuple »

Pour un partisan de cette façon de faire de la politique, être populiste est éminemment positif. Il s’agit de défendre le peuple, d’en être son porte-parole. La connotation négative est le fait de ceux qui le rejettent. Elle est utilisée comme une façon de disqualifier. En ce sens, elle devient synonyme de démagogie.

En outre, on peut être d’extrême droite sans être populiste. Pensons aux régimes technocratiques. L’un des meilleurs exemples reste l’« État nouveau » de Salazar au Portugal. Ceci dit, le style « populiste » est très fréquent à l’extrême droite, surtout dans les régimes totalitaires : Italie fasciste, Allemagne nazie. Mais il faut tenir compte du fait que ce populisme n’est pas spontané, il est au contraire très travaillé. Le populisme relève du discours extrémiste, dans le sens où il pousse à tout changer, à tout bousculer… Il porte en lui des germes radicaux.

Cette radicalité se manifeste dans l’idée de défendre le « vrai peuple ». En définissant un « vrai peuple », le leader populiste établit une double exclusion : d’un côté, cela revient à rendre les autres partis illégitimes, ceux-ci étant forcément corrompus (le « tous pourris » chez tous les populistes, de gauche comme de droite) ; de l’autre, à exclure les citoyens qui ne soutiennent pas la politique de ce leader (ils deviennent alors des ennemis) : car s’il y a un « vrai peuple », forcément homogène, il y a aussi, en miroir, un « faux peuple ».

Le cœur du populisme, son essence, n’est pas la critique des élites – les leaders populistes sont d’ailleurs rarement issus du « peuple », bien au contraire –, mais le rejet du pluralisme de l’offre politique. Sauf que, sans pluralisme politique, il n’y a pas de démocratie.

Malaise dans le système représentatif

S’il existe un populisme droite et un populisme de gauche, distincts, ceux-ci se rejoignent dans l’idée d’être le représentant du « vrai » peuple. Le rapport aux élections de ces formations est d’ailleurs symptomatique : les populismes rejettent le système représentatif au profit du référendum et préfèrent s’adresser directement au peuple.

En ce sens, il s’agit d’un symptôme d’un malaise dans le système représentatif. Comme il est censé connaître les besoins de ce peuple, le leader populiste est à même d’identifier la volonté populaire, il n’a guère besoin d’institutions intermédiaires. Le rejet des pratiques électorales se voit dans le décalage, selon lui, entre le résultat électoral et celui des populistes : la majorité silencieuse, n’ayant pu s’exprimer (pour quelle raison ? Cela reste un mystère), les procédures électorales sont remises en cause.

Toutefois, il ne faut pas repousser d’un geste de la main le populisme ou mépriser ceux qui sont attirés par ce vote. Il faut maintenir un dialogue avec ces partis, mais en respectant plusieurs règles :

  • ne pas les disqualifier d’office, par exemple en les traitant de démagogues, de racistes ou de menteurs ;

  • il faut faire de vraies contre-propositions ;

  • il faut condamner fermement les propos les plus antidémocratiques ou moralement les plus inacceptables ;

  • Surtout, il faut prendre conscience que le populisme relève d’une crise de la représentation pour deux grandes raisons : premièrement, l’électorat des grands partis s’érode, ceux-ci ne renouvelant ni leur personnel, ni leurs idées ; deuxièmement, cet électorat devient très volatile.

Face au populisme, l’un des enjeux est donc de renouer la confiance entre les partis de gouvernement et l’électorat, et surtout de proposer des idées nouvelles, mobilisatrices, qui peuvent – et doivent – être concrétisées.

 

Auteur :  - Politiste, historien des idées, chercheur associé, École pratique des hautes études (EPHE) (article du 28 novembre 2018)

Source :  https://theconversation.com/le-populisme-un-terme-trompeur

 

Signature - Evy bleugif

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

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mercredi 6 février 2019

La chandeleur : des crêpes pour se régaler !

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Pourquoi des crêpes à la Chandeleur ?

Mais au fait, pourquoi mange-t-on des crêpes à la Chandeleur ?  L'origine de la Chandeleur, sans doute catholique, est ancienne. Elle remonte au Ve siècle et n'est pas du tout spécifique à la Bretagne. Le pape en fonction à l'époque, Gélase, souhaitait ainsi récompenser avec des crêpes les pèlerins venus à Rome pour fêter la présentation de Jésus au Temple. Le choix des crêpes n'était pas anodin. En effet, elles ont alors un symbole particulier. Elles représentent, par leur forme ronde, le Soleil et l'abondance. Mais d'où cette tradition de la Chandeleur tire-t-elle ses origines ? Quelle est la signification de la fête de la Chandeleur ? Découvrez-le dans notre page spéciale.

Origine de la Chandeleur

Les origines de la Chandeleur demeurent disputées. Dans l'Empire Romain, il était d'usage, mi-février, de fêter les Lupercales. Cette période, riche en célébrations débridées (à l'image des Saturnales de la mi-décembre, qui auraient engendré Noël), se célébrait au Lupercal, une grotte située au pied du Palatin à Rome, en l'honneur de Faunus, divinité des troupeaux et de la fécondité. Or, le mois de février marquait, dans une société fondée sur l'agriculture, une période importante : celle des premières semailles.

La période correspond également, en Europe du nord, à l'ancien culte celte irlandais d'Imbolc. Les paysans célébraient alors la divinité de la fécondité en organisant des parades aux flambeaux. Pas sûr, néanmoins, que ces fêtes païennes aient directement engendré la fête que nous connaissons.

Tradition de la Chandeleur

La chrétienté s'est appropriée la date du 2 février, au moins à partir du IVe siècle, avant que l'événement ne soit officialisé par le pape Gélase. Des réjouissances célébrant la présentation de Jésus au Temple, quarante jours après la veillée de Noël, sont signalées dans les textes au Proche-Orient dès le IVe siècle. Le pape Gélase aurait "officialisé" le rite un peu plus tard, l'étendant à l'ensemble de la chrétienté, qui n'était pas encore divisée (les églises catholiques, orthodoxes ou protestantes apparaîtront bien plus tard). La fête aurait également été popularisée par l'empereur bizantin Justinien.  

Qu'est-ce que la Chandeleur ?

La Chandeleur doit son nom à la "Festa candelarum" : en latin, "fête des chandelles". Les croyants vont alors développer l'usage d'allumer des cierges ou des chandelles. Cette tradition est notamment vivace dans les églises : chez les catholiques, le prêtre peut profiter de cette fête pour bénir les chandelles des personnes venues prier, achetées à l'avance et qui seront utilisées dans l'année. Les fidèles en ramènent souvent une chez eux et l'exposent à leur fenêtre le 2 février. Autrefois, il était d'usage d'enlever les objets liés à Noël (houx, crèche...) à l'occasion de la Chandeleur. 

Chair dorée et forme de disque, l'apparence des crêpes de la Chandeleur ressemble à celle de la galette de l'Epiphanie. Dans les campagnes, on disait que la farine de l'année serait perdue si elle ne servait pas aux crêpes de la Chandeleur. Aux alentours du Ve siècle, les paysans utilisaient donc la farine en trop des semailles pour préparer des crêpes symbolisant une prospérité à venir. 

Signification de la Chandeleur

Pour les chrétiens, le 2 février correspond à un épisode biblique : la Présentation de Jésus au Temple. Il est raconté par l'évangéliste Luc : "Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier né de sexe masculin sera consacré au Seigneur". Traditionnellement, le rite juif demandait aux parents d'un nouveau né de participer à une cérémonie de purification de la mère, quarante jours après l'accouchement. 

Dans la Bible, Marie et Joseph se présentent au Temple à Jérusalem (qui fut plus tard détruit par Rome) à ce moment précis et procèdent au sacrifice de deux colombes, selon les préceptes révélés par Moïse. Un vieil homme sage nommé Syméon serait entré dans le Temple et aurait reconnu la "nature divine" du nouveau-né en le prenant dans ses bras. L'homme aurait vu dans l'enfant la "lumière" qui éclairerait les païens. La scène de la présentation au Temple a servi de sujet à de nombreux peintres : Fra Bartolomeo, Hans Holbein, Philippe de Champaigne, Simon Vouet... Un cantique en est aussi né, ou chant de Syméon, composé à partir des paroles qu'aurait alors tenues le prophète : "Maintenant, Seigneur, tu peux me laisser m'en aller dans la paix, tu peux me laisser reposer... car mes yeux ont vu le Salut que tu prépares à la face des peuples."

C'est ce fait sacré qui donnera pour les chrétiens le sens de la Chandeleur, où l'on célébrera la lumière apportée sur la Terre. Pour les chrétiens, cette clarté rappelle la "lumière" prodiguée par le Christ et est un symbole du renouvellement de la foi mais aussi de la pureté de la Vierge Marie.

De nombreuses traditions liées aux crêpes ont vu le jour, notamment en France. L'une d'elles consiste à tenir un louis d'or (ou plus communément, une pièce de monnaie) dans une main et à retourner une crêpe en la jetant en l'air depuis sa poêle. Une retombée élégante et non pliée de la pâte serait de bonne augure pour les finances du foyer. Par ailleurs, les plus superstitieux conserveront la première crêpe dans une armoire : là, elle aurait le don d'attirer la chance.

Fête de la Chandeleur

Ce samedi 2 février, selon la tradition populaire, les crêpes symboliseront le retour du soleil après les nuits à rallonge de l'hiver. En effet, en ce début du mois de février, l'astre se lève de plus en plus tôt à l'est et se couche de plus en plus tard à l'ouest (la durée du jour s'allonge de 3 minutes par jour). La consommation de crêpes est un hommage à la renaissance de la nature, au cycle de saisons et plus précisément au printemps qui s'annonce. 

La Chandeleur de nos jours, ce n'est pas seulement les crêpes, mais aussi le cidre qui les accompagne ! En fonction de la garniture des crêpes, le cidre le plus indiqué peut changer : du cidre à la poire sublimera par exemple les crêpes au chocolat quand du cidre rosé se mariera délicatement avec les crêpes fourrées à la confiture. Un bon cidre brut fera l'affaire pour des crêpes à la pomme.

Date de la Chandeleur

Le chiffre à retenir est 40. Dans la liturgie chrétienne, la Chandeleur est fixée au 2 février, c'est à dire 40 jours après la veillée de Noël du 24 décembre. La date est en effet censée représenter un épisode biblique : la Présentation au temple de l'enfant Jésus par sa mère, Marie. Cet événement raconté dans la Bible aurait eu lieu 40 jours après la naissance du Christ. Plus tard, au IVe siècle, la papauté a fixé la célébration de la naissance du Christ au 25 décembre, jour de la Nativité, c'est à dire Noël. La Chandeleur est donc fixée quarante jours après Noël, au 2 février, dans la tradition catholique. Il s'agit du 33ème jour de l'année et même la survenue d'années bissextiles ne change pas sa date. 

Chandeleur 2019

La chandeleur est prévue ce samedi 2 février 2019. De date fixe, elle tombe comme chaque année un 2 février, mais le jour de la semaine change (elle avait par exemple eu lieu un vendredi en 2018). A l'inverse d'une date du calendrier religieux comme le Mardi gras ou le Vendredi saint, dont la date change mais le jour de la semaine non, comme leurs noms l'indiquent.

Auteure : La Rédaction - linternaute.com

Source : https://www.linternaute.com/sortir/guide-des-loisirs/1211535-chandeleur-2019-quelle-recette-de-crepe-la-tradition-expliquee/

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Du jamais vu : un insecte préservé dans une opale

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Une opale retrouvée en Indonésie contient un insecte intact, comme fossilisé dans l'ambre. Une énigme pour les scientifiques, qui remet en cause les connaissances actuelles sur la formation de l'opale.

La formation de l’opale remise en question

Mais l'an dernier, le gemmologue américain, Brian Berger, a fait une découverte inédite sur l'île de Java en Indonésie : une authentique opale multicolore dans laquelle est emprisonné un insecte, distinctement visible à travers la pierre.

« On peut même voir sa bouche ouverte et les structures fibreuses de ses appendices », décrit-il sur son blog. Du jamais vu pour les scientifiques.

L’insecte est parfaitement conservé au sein de l’opale avec ses parties fibreuses. © Brian T. Berger, Instagram, velvetboxsociety

La formation des opales demeure, en effet, assez mystérieuse, mais l'hypothèse dominante est que de l'eau chargée de silice dépose des micelles (particules en suspension) dans des fissures et cavités.

En période sèche, lorsque l'eau s'évapore, on obtient des couches minéralisées organisées formant un « gel siliceux » transparent.

En Indonésie, ce processus se produit souvent avec des coulées volcaniques plutôt qu'avec de l'eau. Dans les deux cas, il est impossible qu'un insecte entier soit fossilisé au cours de cette longue sédimentation.

Une « opalisation » de l’ambre

« Ce spécimen remet en question nos connaissances actuelles sur la formation de l'opale », reconnait le géologue Ben McHenry, directeur de la collection des sciences de la Terre au South Australian Museum.

Le spécialiste avance une explication possible : l'insecte serait d'abord tombé dans l'ambre, qui aurait coulé dans la fente d'un bois. Les coulées volcaniques hautement siliceuses auraient alors investi la fente et un échange ionique se serait produit lors de la polymérisation, au cours de laquelle l'ambre se serait alors « opalisé ».

L’insecte le plus ancien jamais retrouvé ?

Il faut savoir que la plupart de l'ambre que l'on trouve est en réalité du copal, un intermédiaire entre la résine et l'ambre âgé de plusieurs centaines à quelques milliers d'années.

La véritable fossilisation de la résine en ambre nécessite, quant à elle, elle plusieurs millions d'années. « Si cette théorie d'opalisation est juste, de la sève de l'arbre avec un insecte, suivi d'un processus sédimentaire passant par le copal, l'ambre et l'opale, l'insecte visible dans cette pierre pourrait être l'un des plus anciens jamais découverts », conclut Brian Berger.

De nouvelles investigations sont en cours pour en savoir plus sur l'insecte en question.

  • Une opale contenant un insecte parfaitement conservé a été retrouvée en Indonésie.
  • Normalement, de tels spécimens se trouvent uniquement dans l’ambre.
  • S’il s’agissait d’ambre « opalisé », l’insecte pourrait être le plus vieux jamais découvert.

Auteure : Céline Deluzarche, journaliste

 

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/

paleontologie-jamais-vu-insecte-preserve-opale-74842/

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mardi 5 février 2019

Êtes-vous prêt à manger des insectes ?

 

insectes

 

Vegans, végétariens, omnivores...

Seriez-vous prêt(e) à consommer quotidiennement des insectes dans le futur ?

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Avez-vous déjà entendu parler de l'entomophagie ? Cette pratique (qui consiste à manger des insectes, oui, vous avez bien lu) pourrait se populariser dans le futur : d'ailleurs, d'après certains chercheurs, 2 milliards de personnes dans le monde seraient déjà concernées !

Ça vous dégoûte ? Pourtant, les insectes présentent des qualités nutritives incontestables : riches en protéines (on trouve par exemple 53 g de protéines dans 100 g de chenille d'Afrique), vitamines, minéraux (cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, sélénium et zinc, entre autres) et acides gras essentiels, ils pourraient même contribuer à la bonne santé du microbiote intestinal, selon une étude de l'Université du Wisconsin-Madison (aux États-Unis) publiée en août 2018.

Des chercheurs de la University of Eastern Finland et de la University of Helsinki (en Finlande) se sont associés pour évaluer quelle serait la tolérance des populations végétariennes, omnivores et vegans à la consommation d'insectes. Leurs travaux ont été publiés dans la revue spécialisée Nutrients.

LES INSECTES, UNE SOLUTION

AUX PROBLÈMES ÉCOLOGIQUES ACTUELS ?

Les chercheurs ont travaillé avec 567 volontaires : 73 % d'omnivores, 22 % de végétariens (comprendre : ayant adopté un régime alimentaire sans protéines animales, à l'exception des œufs et des laitages) et 5 % de vegans (comprendre : ayant adopté un régime alimentaire refusant tous les aliments issus de l'exploitation animale).

Sans surprise, les volontaires ayant adopté une alimentation vegan étaient les moins enclins à consommer des insectes au quotidien - « nous anticipions ce résultat : les vegans considèrent les insectes au même titre que les autres animaux » analysent les scientifiques.

Plus étonnant peut-être, les végétariens étaient plus enthousiastes encore que les omnivores à l'idée de manger des insectes - « cette population considère notamment que la consommation d'insectes pourrait constituer une solution durable aux problématiques écologiques actuelles » expliquent les chercheurs. Prêt(e) pour des brochettes de sauterelles, un wok de scarabées ou une sucette de scorpion ?

 Auteure : 

Source : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/les-supers-aliments/etes-vous-pret-a-manger-des-insectes

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