samedi 8 avril 2017

Cornes de rhinocéros : pourquoi le trafic a explosé

 

Une saisie des douanes hongkongaises en provenance d’Afrique du Sud en 2011. Aaron Tam/AFP

Un rhinocéros du zoo de Thoiry a été tué le 7 mars dernier ; sa principale corne a été sciée et volée. C’est la première fois qu’un rhinocéros vivant était abattu dans un zoo en Europe dans le but de dérober sa corne.

La même semaine, en une seule journée, 13 rhinocéros ont été découverts morts en Afrique du Sud, abattus par des braconniers. En 2016, le nombre d’animaux tués s’est élevé à 1 054 individus.

À titre de comparaison, en 2007, seuls 13 rhinocéros avaient été braconnés dans ce pays.

Des populations en net déclin

Il resterait, selon des comptages réalisés en 2015, moins de 30 000 rhinocéros dans le monde. On compte pour cet animal cinq espèces différentes : en Afrique se trouvent le rhinocéros blanc (environ 20 400 spécimens, dont 18 500 en Afrique du Sud) et le rhinocéros noir (5 200 spécimens, dont 1 900 en Afrique du Sud). En Asie subsistent le rhinocéros indien, qui vit en Inde et au Népal (3 500 spécimens), le rhinocéros de Sumatra (250 spécimens) et le rhinocéros de Java (50 spécimens seulement).

Chaque rhinocéros adulte peut porter jusqu’à quelques kilogrammes de cornes, selon son âge et son espèce, le rhinocéros blanc étant le plus pourvu (jusqu’à 6 kg). Le rhinocéros indien et le rhinocéros de Java n’ont qu’une corne tandis que les 3 autres espèces en possèdent deux.

Les rhinocéros africains (blancs et noirs) se trouvent principalement en Afrique du Sud, en Namibie, au Kenya et au Zimbabwe. Alors que seuls 62 rhinocéros avaient été braconnés sur tout le continent africain en 2006, ce chiffre atteint 262 individus l’année suivante et 1 090 individus en 2013 (dont 90 % en Afrique du Sud).

Nombre et provenance des rhinocéros braconnés en Afrique entre 2006 et 2014. R. Emslie et al.CC BY

En 2015, ce sont en tout 1 342 rhinocéros (blancs et noirs) qui ont été braconnés sur le continent africain. Ces dernières années, on a tué en Afrique du Sud autant voire plus de rhinocéros qu’il n’en naît naturellement dans le parc de Kruger et les fermes privées.

De fausses vertus thérapeutiques

La corne de rhinocéros est utilisée dans la médecine traditionnelle asiatique pour soigner fièvres et maladies cardio-vasculaires ; elle est très prisée en Chine et au Vietnam ; plus récemment, on la trouve prescrite comme traitement anticancéreux ou aphrodisiaque.

Il n’existe toutefois aucune validation scientifique de telles vertus thérapeutiques. Mais ces croyances infondées favorisent une flambée de la demande de poudre de corne en Asie. Les prix grimpent toujours plus hauts : jusqu’à 60 000 dollars le kg… soit plus cher que l’or !

La corne de rhinocéros est en fait simplement composée de kératine agglomérée – une protéine présente dans les ongles des animaux et des humains – et de quelques acides aminés et minéraux, phosphore et calcium.

Selon l’ONG WWF, la demande de corne de rhinocéros a explosé au milieu des années 2000, tout particulièrement au Vietnam en raison de la parution d’informations selon lesquelles un officiel du gouvernement atteint d’un cancer serait entré en rémission grâce à son usage.

Il existe aussi une demande en Chine et à Hong-Kong pour confectionner des objets qui peuvent être des signes extérieurs de richesse (bijou, coupe libatoire) ; avant les années 2000, il existait de même un marché pour les manches de poignards (djamba) au Yémen.

La corne du rhinocéros, un amas de kératine. Efraimstochter
La corne du rhinocéros, un amas de kératine. Efraimstochter

Un trafic criminel juteux

Le commerce illicite des espèces sauvages constitue le 4e marché illégal au monde, après les stupéfiants, les produits contrefaits et la traite des êtres humains. Il concerne chaque année des dizaines de millions de spécimens d’animaux et de plantes. En 2014, on a estimé sa valeur entre 10 et 20 milliards de dollars.

Il existe aujourd’hui des preuves très claires que des groupes du crime organisé sont impliqués dans le braconnage du rhinocéros et le commerce illégal de ses cornes pour alimenter la médecine traditionnelle de certains pays d’Asie.

Ce commerce illégal est désormais l’une des activités criminelles les plus structurées auxquelles est actuellement confrontée la CITES – la Convention de Washington qui réglemente le commerce international des espèces –, aidée dans son combat par Interpol, Europol, l’OMD (Organisation mondiale des douanes) et l’ONUDC (Office des Nations unies de lutte contre les drogues et les crimes).

Avant les années 2000, les pressions sur les pays consommateurs (Yémen, Corée, Taiwan et Chine) pour stopper ce commerce de cornes ont provoqué, jusqu’en 2007, une baisse du braconnage et une remontée des effectifs de rhinocéros en Afrique. Mais au mitan des années 2000, suite à l’émergence du marché vietnamien, le braconnage a repris de façon spectaculaire.

Selon l’ONUDC, les principales cargaisons de corne proviennent, par ordre d’importance, d’Afrique du Sud, du Mozambique (où il n’y a plus de rhinocéros vivants mais où il y avait beaucoup de braconniers qui venait sévir dans le parc Kruger sud-africain), du Zimbabwe et du Kenya.

Au début des années 2010, les Émirats arabes unis et l’Europe font office de plaque tournante : Prague a ainsi découvert en 2011 une filière de ressortissants tchèques chasseurs de trophées en Afrique du Sud qui les revendaient à leur retour à des commerçants vietnamiens.

De nombreux vols de cornes (90 entre janvier 2011 et juin 2012) ont également eu lieu dans des muséums et des salles des ventes partout en Europe, des méfaits perpétrés par la filière dite « irlandaise » des Rathkeale Rovers démantelée par Europol. Le Vietnam, la Chine et la Thaïlande sont, respectivement, les principaux pays importateurs de ces cornes volées.

 

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Why is it often mistakenly believed that rhino horn cures cancer? Find out more at http://bit.ly/2nrPSD2   

La filière des trophées

Le commerce de la corne de rhinocéros est banni au niveau international depuis 1977 par la Convention CITES signée par 182 pays.

Sur la base d’un système de permis et de certificats délivrés sous certaines conditions, la CITES a inscrit environ 35 000 espèces sauvages réparties en trois groupes (appelées « Annexes ») en fonction du niveau de protection requis.

  • La première annexe comprend toutes les espèces menacées d’extinction : le commerce de leurs spécimens n’est pas autorisé sauf conditions exceptionnelles.
  • La seconde concerne les espèces qui ne sont pas nécessairement menacées d’extinction, mais dont le commerce des spécimens est surveillé pour éviter une exploitation incompatible avec leur survie.
  • La troisième comprend toutes les espèces protégées au sein d’un pays qui a demandé aux autres pays membres de la CITES leur assistance pour en contrôler le commerce.

Le rhinocéros blanc se trouve à la fois en Annexe II (pour l’Afrique du Sud et le Swaziland) et en Annexe I (pour tous les autres pays d’Afrique concernés). Les quatre autres espèces sont en Annexe I.

Mais l’importation de trophées de chasse de rhinocéros incluant la corne en tant qu’effet personnel est autorisé en provenance d’Afrique du Sud et du Swaziland, sans toutefois pouvoir être vendu dans le pays d’arrivée ; d’autre part, les rhinocéros blancs élevés dans des ranchs privés en Afrique du Sud peuvent être exportés vivants vers des destinations appropriées et acceptables (zoos), selon les termes de la Convention CITES.

Notons que, ponctuellement, des rhinocéros (blancs ou noirs) en Annexe I de la CITES peuvent être exceptionnellement chassés et leurs trophées exportés de certains pays d’Afrique sous certaines conditions (il faut un avis de prélèvement non préjudiciable formulé au préalable par le pays d’exportation) ; c’est ainsi le cas de la Namibie. Cette situation a concerné moins de 10 spécimens en 10 ans.

Entre 2006 et 2011, 1 344 trophées de chasse, incluant donc des cornes de rhinocéros africains (toutes espèces confondues) ont ainsi été exportées légalement comme effets personnels. Ils provenaient principalement d’Afrique du Sud et dans une moindre mesure de Namibie. Le Vietnam en fut le premier importateur, devant les USA, l’Espagne et la Russie.

Avant 2006, en Afrique du Sud, un peu moins de 75 chasses aux trophées de rhinocéros ont été organisées. Puis, subitement, les demandes de permis de chasse ont commencé à affluer en provenance du Vietnam ; après une phase d’observation, il a été conclu que les cornes de rhinocéros chassés avaient été illégalement revendues dans ce pays. En 2012, l’Afrique du Sud a donc mis un terme à ces autorisations pour les ressortissants vietnamiens.

Que faire ?

Fin septembre 2016 à Johannesburg, lors de la dernière réunion mondiale de la CITES, le Swaziland a déposé une proposition visant à permettre un commerce limité et réglementé de la corne de rhinocéros blanc. Ce pays possède en effet une petite population de rhinocéros blancs d’environ 75 individus vivants protégés dans des parcs, mais a connu une période de braconnage intense de rhinocéros entre 1988 et 1992, où 80 % des animaux furent décimés. Le Swaziland disposait donc d’un stock important de cornes, qu’il souhaitait vendre. Cette proposition a été soumise au vote et rejetée par une majorité des pays.

 

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 The 7 big decisions made at the @CITES global  summit

Lors de cette même conférence, le gouvernement sud-africain n’a pas souhaité proposer de lever le moratoire international sur le commerce de la corne de rhinocéros dans son pays. Depuis plusieurs années, le débat fait rage entre opposants et partisans de la légalisation de la vente de la corne. Les fermiers sud-africains estiment que l’interdiction du commerce ne fait qu’alimenter le braconnage ; ils assurent également pouvoir répondre à la demande asiatique en fournissant des cornes de rhinocéros qui n’auront pas été tués : les éleveurs savent couper la corne avec une scie, une procédure indolore pour l’animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes et la corne repousse une fois qu’elle a été coupée correctement. Il faut également souligner que protéger les rhinocéros au sein des ranchs coûte des millions d’euros aux fermiers qui doivent faire face à l’acharnement des braconniers.

Mais le gouvernement sud-africain vient d’indiquer qu’il pourrait autoriser l’exportation, en tant qu’effet personnel, de deux cornes par touriste. Un assouplissement dans les termes utilisés sur les permis CITES qui comporte un risque de détournement et d’utilisation commerciale.

En Europe, des mesures ont déjà été prises pour restreindre la circulation ou la vente des cornes (mêmes celles très anciennes provenant d’animaux chassés avant l’existence de la Convention CITES) et la France a publié en août 2016 un arrêté qui interdit « le colportage, l’utilisation commerciale, la mise en vente, la vente ou l’achat de corne brute et de morceaux de cornes de rhinocéros ». Dans le cadre de la nouvelle loi biodiversité (2016), les peines pour trafic ont également été sévèrement alourdies : le commerce illicite d’espèces sauvages (et de leurs parties ou produits) en bande organisée, peut être désormais puni jusqu’à 750 000 € d’amende et 7 ans de prison.

Entre la crise de braconnage des années 1990 et celle vécue actuellement, deux éléments de contexte ont complètement changé. Il y a tout d’abord le crime organisé qui s’est emparé de ce trafic, beaucoup moins puni que d’autres (comme les stupéfiants)… même si les choses sont en train de changer grâce à de nouvelles législations dans de nombreux pays.

Il y a aussi ce phénomène inquiétant de la présence d’intermédiaires asiatiques sur le continent africain dont le rôle grandissant dans les trafics à destination de l’Asie de l’Est – qu’il s’agisse de cornes de rhinocéros, d’ivoire d’éléphant et désormais d’ânes domestiques africains – a été plusieurs fois signalé par la presse africaine.

Il faut toutefois rester optimiste et pugnace. En activant les réseaux nationaux, régionaux et sous-régionaux de lutte contre cette fraude – désormais coordonnés par l’ICCWC, un consortium qui regroupe la CITES et des organisations de lutte contre la fraude –, le combat contre la criminalité transnationale devrait s’intensifier et a déjà obtenu de très bons résultats.

Reste aux autorités des pays d’Asie concernés à sensibiliser leurs populations pour décourager le recours à la corne. La Chine a déjà commencé et le Vietnam a brûlé en novembre 2016 un stock. Mais certains disent que cette prise de conscience nécessitera une génération… Trop long pour espérer sauvegarder les 30 000 rhinocéros de la planète ?

Vétérinaire, expert CITES, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

 

Source https://theconversation.com/cornes-de-rhinoceros-pourquoi-le-trafic-a-explose-75245?utm_medium=email&utm_campaign=The%20Conversation%20du%20week-end%20-%2071515400&utm_content=The%20Conversation%20du%20week-end%20-%2071515400+CID_0985366e212979b47874acfcb41ab1ef&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Cornes%20de%20rhinocros%20%20pourquoi%20le%20trafic%20a%20explos

 

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jeudi 6 avril 2017

Étoile filante

Résultat de recherche d'images pour "images étoiles filantes"

http://espacepourlavie.ca/sites/espacepourlavie.ca/files/styles/gal-photo-large/public/perseides.jpg?itok=UboG81RJ

L'expression « étoile filante » est trompeuse. Il ne s'agit pas d'étoiles qui filent mais de grains de poussière pénétrant la haute atmosphère de la Terre à des vitesses comprises entre, environ, 30 et 70 km/s. L'échauffement provoqué par le frottement dans l'air arrache alors les électrons des atomes : c'est une ionisation. Elle se traduit par une brillante et très brève traînée de lumière qui zèbre le ciel.

L'origine de ces corpuscules, dont beaucoup sont aussi gros qu'un grain de riz, est principalement cométaire. Quand notre planète, sur sa trajectoire autour du Soleil, croise les multiples filons de poussière que les comètes ont laissés dans leurs sillages, les météores pleuvent par centaines chaque heure. On parle alors d'essaim météoritique mais le terme le plus souvent utilisé est « pluie d’étoiles filantes ».

Pluies et tempêtes d’étoiles filantes

Ces pluies sont périodiques et plus ou moins importantes d'une année à l'autre, selon la densité du courant de poussière. La plus célèbre de toutes, dite des Perséides (du nom de la constellation où se situe son radiant), se produit chaque année autour du 12 août. Notez qu'il n'est pas le seul à être remarquable. D'autres, comme les Léonides en novembre, peuvent être très spectaculaires. En 1833 et 1966 par exemple, le flux de météores dépassèrent, respectivement, 150.000 et 200.000 par heure ! Dans ces cas, on parle de tempête d'étoiles filantes.

Nonobstant les essaims annuels, il est possible d'observer en moyenne, selon les statistiques, une étoile filante par heure. Bien entendu, il convient de les guetter dans un environnement où la pollution lumineuse est très faible. Les plus brillantes et longues sont des bolides. Les plus volumineux de ces météores peuvent atteindre le sol.

 

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-etoile-filante-868/

 

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mardi 4 avril 2017

39 ours détectés dans les Pyrénées en 2016, dont 2 en Béarn

© Réseau Ours Brun

© Réseau Ours Brun

Alors que la population d'ours était menacée de disparition il y a vingt ans, les Pyrénées comptent aujourd'hui une trentaine d'ours sur l'ensemble du versant français. La plupart se trouve dans la partie centrale, où dix naissances ont été enregistrées.   

Les chiffres ont été établis par le Réseau Ours Brun de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, chargé du suivi des populations. Le rapport annuel fait état de l'effectif minimal détecté en 2016 grâce à divers indices de présence, comme la découverte de poils et de crottes, la prise de photos automatiques et les prédations sur les troupeaux.


Le bilan est de 39 ours détectés sur l'ensemble du massif français, dont dix oursons, avec deux groupes géographiques bien distincts. 

Le premier noyau se trouve dans la partie centrale (Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées). 37 ours ont été répertoriés, dont trois sont morts dans l'année. 

On compte donc actuellement 34 ours vivants dans cette zone centrale, dont une quinzaine de femelles.


Pour l'association Pays de l'Ours - Adet, à l'origine du retour de l'ours dans les Pyrénées Centrales,

Ce bilan d'étape après 25 ans de travail

est remarquable, montrant combien les Pyrénées

sont bien un habitat favorable.

Les défenseurs du plantigrade soulignent que l'animal s'est bien adapté et que la cohabitation entre l'homme et l'ours est réelle grâce au soutien de l'Etat et aux efforts des éleveurs et des bergers.

Selon la Préfecture de la Région Occitanie, le nombre de dommages imputés à l'ours est "relativement stable", avec 158 animaux et 31 ruches indemnisés. La moyenne annuelle, depuis onze ans, est de 192 animaux indemnisés. La mise en place de chiens de protection et de regroupement nocturne des bêtes montrent "son efficacité sur la prévention des dommages".


© France 3 Aquitaine
© France 3 Aquitaine - Le deuxième noyau de population se situe en Béarn, qui n'accueille plus que 2 mâles.


La population est donc vouée à disparaitre dans les Pyrénées-Atlantiques, indique clairement le rapport du Réseau Ours Brun, confirmant sans surprises les craintes des protecteurs de l'environnement.

© FIEP
© FIEP

Les militants du FIEP déplorent la situation béarnaise et exigent l'engagement de l'Etat : 

S'il n'y a pas de renforcement prévu en Béarn,

il ne sera pas possible d'assurer à long terme une population viable d'ours dans le massif pyrénéen. 

 

La décision n'a pas été tranchée par Ségolène Royal, qui a reporté l'échéance.

De son côté, l'association Pays de l'Ours - Adet demande au gouvernement d'intégrer à son prochain "plan ours" les lâchers de femelles a minima préconisés par le Museum d'Histoire Naturelle : 4 femelles d'urgence en Béarn, et deux en Pyrénées Centrales. 
Par NPDP - Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/pyrenees-atlantiques/bearn/39-ours-detectes-pyrenees-2016-dont-2-bearn-1227443.html
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lundi 3 avril 2017

Sécurité routière: les radars privés bientôt en action

Sécurité routière: les radars privés bientôt en action

 

À partir du mois de septembre 2017, des radars embarqués à bord de voitures banalisées, conduites par des chauffeurs privés, feront la chasse aux excès de vitesse. Un dispositif qui divise.

Le 24 février, le gouvernement présentera en détail son nouveau dispositif pour lutter contre les excès de vitesse qui entrera en vigueur à partir du mois de septembre 2017. De quoi s'agit-il? De voitures banalisées, conduites par des chauffeurs privés, avec à leur bord des radars embarqués

Comment ça se passe aujourd’hui :

Renault Mégane, Citroën Berlingo, Peugeot 208 et 308 ou encore Dacia Sandero Stepway... Actuellement, 383 voitures banalisées traquent les conducteurs trop pressés. Elles seront à terme 450. À leur bord, deux policiers ou deux gendarmes en uniforme, l'un affecté à la conduite et l'autre au réglage de la vitesse autorisée à l'endroit traversé. Aucun d’entre-eux ne constate d’excès de vitesse, c’est le système embarqué qui s’en charge, en fonction de la vitesse autorisée déterminée par le passager. 
En moyenne, ces voitures effectuent des contrôles une heure par jour seulement. 

• Ce qui va changer demain 

À partir du mois de septembre 2017, et dès le 24 février en Normandie pour une expérimentation, des sociétés privées, encadrées par les autorités, géreront ces radars embarqués. À bord, plus de gendarmes ni de policiers, seulement un chauffeur.  

La voiture sera équipée d’un radar fonctionnant de manière autonome, capable de lire les panneaux de limitation de vitesse. 
Le radar fonctionnera sans flash et pourra capter des excès de vitesse dans les deux sens de circulation. Le conducteur ne saura pas quel véhicule a été photographié, ni combien.

Des marges de tolérance supérieures ont été retenues: 10 kilomètres/heure en plus de la vitesse autorisée, ou 10% selon ce qui est le plus favorable au contrevenant. "Toute personne normalement attentive aux limitations de vitesse peut donc rouler sans crainte d'être verbalisée", rappelle le communiqué du ministère.

Qui enverra l’amende? Les données enregistrées par les voitures-radars seront envoyées aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation. Ce sont les policiers et les gendarmes du Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) au sein du Centre national de traitement (CNT), situé à Rennes qui les valideront, comme c’est déjà le cas aujourd’hui.

• Une pétition contre ce dispositif 

Totalement opposée à ce dispositif de privatisation des radars embarqués, l’association 40 millions d’automobilistes a lancé une "manifestation numérique" pour demander son abandon. Selon elle, il s’agit d’une opération financière qui pourrait rapporter à l’État 2,2 milliards d’euros: "Personne ne sera épargné par ce système impitoyable: ces véhicules capables de flasher dans les deux sens de circulation fonctionneront jour et nuit avec pour seul objectif le profit sur le dos des automobilistes."

Rappelons qu'en 2016, 3469 personnes sont mortes sur la route en France.

Par 

 

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dimanche 2 avril 2017

Un plastique sans hydrocarbure !

 

Le plastique à base de plumes a pour but de préserver l'environnement, à moindre coût, tout en valorisant des tonnes de déchets. © Mai Velasquez, Stockvault

Le plastique à base de plumes a pour but de préserver l'environnement,

à moindre coût, tout en valorisant des tonnes de déchets.

© Mai Velasquez, Stockvault

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Fabriquer du plastique à base de plumes de poulet ? Un bon titre pour un poisson d'avril, mais ce n'en est pas un ! C'est même une idée très sérieuse de chercheurs américains qui, en 2011, ont réussi à obtenir une matière solide et de bonne qualité.

  • En 2011, des scientifiques ont exploré une voie chimique pour synthétiser un polymère à partir de plumes d'oiseaux et, concrètement, de poulets.
  • Ils ont obtenu un bon résultat à l'aide de l'acrylate de méthyle, qui polymérise avec la kératine (constituant majeur de la plume).
  • Les résultats sont depuis restés au stade du laboratoire.

Du fait de son bas prix et de son goût qui plaît à tous, le poulet est l'une des viandes les plus consommées dans le monde. Ce ne sont donc pas les plumes qui manquent ! Des scientifiques américains ont eu la bonne idée de valoriser ce déchet jusqu'à présent inutilisé, qui s'accumule à raison de plusieurs millions de tonnes par an. L'idée est plutôt originale et surtout très intéressante, puisqu'ils en ont fait... du plastique !

Et pas n'importe quel plastique. Les chercheurs de l'université du Nebraska (Lincoln), qui ont annoncé leur découverte à l'occasion du 241e congrès national de l'American Chemical Society, ont réussi à obtenir un « thermoplastique ». Il s'agit donc d'une matière qui peut être rendue malléable en la chauffant, mais qui redevient solide lorsqu'elle retrouve sa température initiale. La forme peut alors être modelée à volonté, par simple chauffage. En plus de son origine écologique, c'est donc un plastique réutilisable, recyclable. Les résultats ont ensuite été publiés dans la revue Colloids and Surfaces B: Biointerfaces.

D'un point de vue moléculaire, les liaisons chimiques formant la matière thermoplastique doivent donc pouvoir résister à la température. C'est le cas du nylon (bas féminins), du polyéthylène (sacs plastiques), du polystyrène(retrouvé dans les boîtes d'emballage pour préserver des chocs), ou encore du polychlorure de vinyle, mieux connu sous son sigle PVC. Elles se distinguent des matières thermodurcissables (comme la Bakélite), qui deviennent irréversiblement solides une fois chauffées (et ne sont donc pas recyclables), à l'image d'un œuf cuit.

Que ce soit l'un ou l'autre des types de plastiques, ils sont actuellement majoritairement fabriqués à partir d'hydrocarbures, autrement dit à base de pétrole ou de gaz, avec les problèmes que cela pose. « Utiliser des déchets comme source alternative de matériaux est l'une des meilleures approches pour tendre vers une société plus durable et plus responsable d'un point de vue environnemental », explique Yiqi Yang, l'un des auteurs de ce travail. Les plumes n'étant pas chères, abondantes et à priori inépuisables, elles étaient dès lors une piste à explorer sérieusement.

Pour obtenir une matière plastique écologique, les plumes de poulet, constituées de kératine (comme les cheveux, les cornes, les ongles...), ont été traitées avec des produits chimiques, dont l'acrylate de méthyle. Ce produit liquide et incolore, notamment retrouvé dans les vernis à ongle, subit des polymérisations, c'est-à-dire que les molécules peuvent s'associer une à une pour former de très longues chaînes.

Le meilleur plastique écologique !

En l'occurrence, ils ont obtenu un polymère issu d'un mélange kératine-acrylate de méthyle, appelé feather-g-poly(methyl acrylate) ou plume-g-poly(acrylate de méthyle). Il possède apparemment d'excellentes propriétés thermoplastiques, meilleures que les matières fabriquées à partir de protéines de soja ou d'amidon. De plus, il s'agit du premier plastique à base de plume qui possède une bonne résistance à l'eau.

« D'autres avaient déjà essayé de développer des thermoplastiques à base de plumes, explique Yiqi YangMais aucun d'entre eux ne se comporte bien quand ils sont mouillés. Avec cette technique, nous pensons que nous sommes les premiers à démontrer que l'on peut fabriquer des thermoplastiques à base de plumes de poulet stables dans l'eau et conservant de solides propriétés mécaniques. »

Par Claire Peltier, Futura

Source : http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-plastique-ecologique-base-plumes-poulet-29238/

 

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samedi 1 avril 2017

Réchauffement climatique : la calotte glaciaire du Canada est condamnée

 

Détroit de McMurdo, Antarctique.

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/photos/vos-reportages-photo/antarctique-le-continent-de-glace/antarctique-iceberg/1416861-1-fre-FR/iceberg-0_940x705.jpg

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Il y a au Canada des vestiges des glaces éternelles datant de la dernière glaciation. Ceux-ci devraient disparaître d'ici 500 ans au plus tard, voire même dans 300 ans, selon des glaciologues, si rien n'est fait pour limiter le réchauffement climatique.

Depuis le début de l'ère quaternaire, c'est-à-dire il y a environ 2,5 millions d'années, la Terre plonge régulièrement dans des périodes glaciairespendant lesquelles d'importants inlandsis s'étendent sur les continents avant de régresser en partie pendant les périodes plus chaudes dites interglaciaires. La Terre a subi bien d'autres glaciations dans le passé, mais depuis environ 50 millions d'années, sa température globale était en cours de refroidissement. C'est vers le début de cette période que la banquisearctique a commencé à vraiment se former, probablement en raison des bouleversements climatiques résultants de la collision de la péninsuleindienne avec le continent asiatique, ce qui a notamment changé les courants marins et atmosphériques.

Nous savons que les glaciations quaternaires s'expliquent très bien par les lois de la mécanique céleste qui font varier relativement périodiquement l'excentricité de l'orbite de la Terre et l'angle que fait son axe de rotation avec le plan de l'écliptique, c'est-à-dire son inclinaison. Ces changements des paramètres orbitaux de notre Planète causent en effet de grandes variations de la quantité de lumière reçue du Soleil pendant une saison donnée (jusqu'à ± 15 %). C'est ce que nous a appris au siècle dernier, l'astronome et géophysicien serbe Milutin Milankovitch. Les valeurs de l'excentricité et de l'inclinaison oscillent avec des périodes différentes (de l'ordre de quelques centaines de milliers d'années dans le premier cas et de quelques dizaines de milliers d'années, dans le second cas), mais lorsque toutes les deux sont faibles, on obtient une glaciation. Et lorsqu'elles sont maximales, on obtient une période interglaciaire.



https://youtu.be/B2hbesz-Npk

Une vidéo sur la calotte de glace de l’île de Baffin au Canada. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Instaar

La disparition programmée de la calotte de glace de Barnes

Ces glaciations quaternaires devaient se poursuivre, mais c'était sans compter l'influence d'Homo sapiens et de sa technologie qui sont à l'origine d'un réchauffement climatique. Certes, on savait déjà que la banquise arctique en été est amenée à disparaitre bientôt à cause des émissionsmassives de gaz à effet de serre imprudemment causées par l'Homme. Mais selon un groupe de chercheurs canadiens et états-uniens qui vient de publier un article dans Geophysical Research Letters, ce sont aussi les derniers vestiges de l'inlandsis laurentidien, la calotte de glace qui recouvrait une large portion de l'Amérique du Nord pendant la dernière glaciation, qui devraient disparaître dans 500 ans. Et encore, cette estimation est faite en supposant que l'humanité arrive à s'entendre pour mettre en pratique les recommandations de la COP21 et ainsi limiter l'élévation de la température globale de la Terre à 2 °C au cours du XXIesiècle. Mais, si rien n'est fait et que la consommation des énergies fossilesse poursuit selon son rythme de croissance actuel, la couverture de "glaces éternelles" canadienne devrait fondre totalement d'ici 300 ans.

Une vue depuis l’espace de la calotte de glace de Barnes sur l’île de Baffin au Canada. © Jeff Schmaltz, Nasa, Earth Observatory

Ainsi, selon le glaciologue et géologue canadien Gifford Miller, on devrait de toute façon assister à la disparition de la plus ancienne glace du Canada, celle de la calotte de glace de Barnes, située sur l'île de Baffin. Elle est âgée de 20.000 ans. Sa fonte ne devrait pas faire beaucoup monter le niveau des océans mais elle sera symptomatique, par exemple, de la fonte de la calotte de glace bien plus importante du Groenland.

Les recherches montrent que la calotte de glace de Barnes est restée stable au moins durant les deux derniers millénaires. Mais en 2009, Miller a commencé à réaliser qu'elle avait notablement diminué en taille par rapport à des images satellitaires prises quelques décennies auparavant. C'est en développant un modèle pour comprendre et prédire l'effet du réchauffement climatique sur cette calotte qu'il en est arrivé à la conclusion qu'elle ne survivra pas au troisième millénaire. Ce modèle a été complété par des études de terrain qui ont montré que la calotte de Barnes disparaissait très rarement pendant des épisodes interglaciaires. Ainsi, pendant le quaternaire, elle n'a été réduite que trois fois à son étendue actuelle.

« Les données géologiques sont assez claires, a-t-il déclaré, la calotte ne disparaît presque jamais pendant les périodes interglaciaires. Le fait qu'elle soit en train de disparaître maintenant nous dit que nous sommes vraiment en dehors de ce que nous avons vécu depuis 2,5 millions d'années et que nous entrons dans un nouveau climat ».

Par Laurent Sacco, Futura

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-rechauffement-climatique-calotte-glaciaire-canada-condamnee-66774/

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vendredi 24 mars 2017

Kézako : que se passe-t-il lorsqu'un avion franchit le mur du son ?

 

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http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/1/6/0/000237061.jpg

 

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Que se passe-t-il lorsqu'un avion supersonique franchit le mur du son ? Pourquoi se forme-t-il un petit nuage ainsi qu'une déflagration ? Quelles sont les contraintes physiques en présence ? Unisciel et l'université de Lille 1 avec le programme Kézako nous apportent des réponses dans cette vidéo.

Kézako : que se passe-t-il lorsqu'un avion franchit le mur du son ?

Pour qu'un avion franchisse le mur du son, il doit, dépasser la vitesse de 1.200 km/h environ, c'est-à-dire la vitesse du son (dans l'air à une température d'à peu près 15 °C). Une onde sonore se...

http://www.futura-sciences.com

Pour qu'un avion franchisse le mur du son, il doit, dépasser la vitesse de 1.200 km/h environ, c'est-à-dire la vitesse du son (dans l'air à une température d'à peu près 15 °C).

Une onde sonore se propage à l'image des vagues dans un liquide, le son est donc une onde de pression dans l'air.

Pour comprendre le bang supersonique qui intervient lors du passage du mur du son par un avion, il faut comprendre l'effet Doppler.

Cet effet découvert en 1842 par Christian Doppler montre que, lorsqu'un objet qui émet du son se rapproche de l'observateur, ce dernier percevra le bruit comme étant plus aigu.

À l'inverse, le son sera plus grave si la source s'éloigne.

En effet, plus la fréquence d'un son est élevée, plus il sera aigu et, comme la source se rapproche, l'auditeur percevra une fréquence plus élevée.

Quand l'avion atteint la vitesse du son, ces ondes, donc les maximas de pression, s'accumulent à l'avant.

C'est une onde de choc, provoquant un bruit bref et puissant pour un observateur au sol.

Si la vitesse augmente encore, devenant supersonique, cette onde de choc, moins rapide que l'avion, se propagera derrière lui.

Le « bang » sera entendu après le passage de l'avion.

© Unisciel

Par Jonathan Sare, Futura

 

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/sciences/videos/kezako-passe-t-il-lorsquun-avion-franchit-mur-son-866/

 

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jeudi 23 mars 2017

Chez le perroquet kéa, le rire est contagieux

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http://www.oiseaux-birds.com/psittacides/nestor-kea/nestor-kea-pi4.jpg

Chez les kéas, des perroquets de Nouvelle-Zélande, on sait jouer, ce qui n'est pas habituel pour des oiseaux. Mieux, des chercheurs viennent de montrer que cette humeur est communicative, par la seule diffusion d'un certain cri. Un comportement inhabituel et plutôt étonnant

http://dai.ly/x5fnqq3

Des kéas se mettent à jouer sur commande  En Nouvelle-Zélande, des chercheurs font entendre à un couple de kéas (des perroquets endémiques) un bref cri, habituellement émis lors des jeux, fréquents chez cette espèces. Immédiatement, le couple s'envole, virevolte et les deux oiseaux émettent eux-mêmes ces cris spécifiques. Conclusion des zoologistes : le rire est contagieux. © Raoul Schwing 

Curieuse expérience réalisée par une équipe de chercheurs néozélandais : faire entendre à des kéas sauvages, des perroquets endémiques de la Nouvelle-Zélande, des enregistrements d'un cri très particulier de cette espèce. Ces oiseaux (Nestor notabilis, dont les populations sont en déclin) sont connus pour leurs comportements qui s'apparentent au jeu des mammifères, envols brutaux, virevoltes aériennes, saisies d'objets inutiles, chants particuliers...

Lorsque de tels cris sont émis près de kéas, les perroquets passent immédiatement en « mode jeu », comme on peut le voir sur la vidéo. Pourtant, les scientifiques remarquent, comme ils l'expliquent dans l'article publié dans la revue Current Biology, qu'ils ne rejoignent pas un groupe déjà en train de jouer mais vont plutôt entraîner d'autres oiseaux, jusque-là calmes, dans leur excitation, ou bien jouer tout seuls.

Qualifier de « jeu » et de « rires » ce comportement et les cris qui lui sont associés relève d'une interprétation, concèdent les chercheurs dans le communiqué de l’université de médecine vétérinaire de Vienne (Autriche). Mais ils n'hésitent pas à parler de « rire contagieux » pour décrire ce comportement qui, apparu chez un individu, se déclenche chez les autres.

Par Jean-Luc Goudet, Futura

Source : http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-chez-perroquet-kea-rire-contagieux-66749/

 

 

 

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lundi 20 mars 2017

La fabrication du plastique en 5 étapes

 

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http://dailygeekshow.com/wp-content/uploads/2014/12/decharge-morceaux-plastiques-une.jpg

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Le plastique peut aujourd'hui être obtenu à partir de cellulose, d'amidon ou encore de gaz naturel mais la majorité des plastiques sont encore fabriqués à partir de produits pétroliers. Lumière sur les différentes étapes de la fabrication du plastique.

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Le naphta, ingrédient de base du plastique

Le naphta est un liquide issu du raffinage du pétrole qui se condense entre 40 et 180 °C.

Il constitue la matière première des plastiques. Avant d'être utilisé par les plasturgistes, le naphta doit subir une opération de craquage.

Le craquage

Sous l'effet d'un chauffage (800 °C) puis d'un refroidissement brutal (400 °C), les grosses molécules d'hydrocarbures qui constituent le naphta se voient fragmentées en molécules plus facilement exploitables.

La polymérisation

Les monomères obtenus après craquage contiennent entre 2 et 7 atomesde carbone chacun.

Grâce à des réactions dites d'addition (chaîne de monomères identiques) ou de condensation (chaîne de monomères différents), ils se lient entre eux pour former des polymères.

La mise en forme

À la sortie de la raffinerie, les polymères se présentent sous forme de granulés, de liquides ou de poudres.

Les différents matériaux plastiques que nous connaissons sont obtenus grâce à l'ajout d'adjuvants et d'additifs.

Ils sont ensuite mis en forme par moulage, par extrusion, par injection ou encore par thermoformage.

Le recyclage des déchets plastiques

Après usage et collecte, les déchets plastiques sont acheminés vers des usines de traitement pour y être prélavés et triés.

Ils sont ensuite broyés en paillettes, lavés, rincés, essorés, séchés, plastiques suivent tamisés et régénérés en granules.

Il est à noter que le pouvoir calorifique du plastique équivaut à celui du charbon ou du pétrole.

Ainsi, une part importante des déchets plastiques suivent actuellement une filière de valorisation énergétique.

Par Nathalie Mayer, Futura

Source http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/chimie-fabrication-plastique-5-etapes-6227/

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