lundi 30 avril 2018

« Jour zéro » : du Cap à São Paulo, les grandes villes face à la pénurie d’eau

 

La deuxième ville d’Afrique du Sud à sec le 19 août prochain ? Avec l’officialisation d’un compte à rebours, la municipalité du Cap a voulu souligner l’imminence de l’interruption de la fourniture d’eau à domicile pour ses 3,7 millions d’habitants.

Et depuis que la BBC a surenchéri en publiant sur son site Internet une liste de 11 villes qui seraient condamnées à plus ou moins brève échéance au même sort, un vent de catastrophisme souffle dans les médias. On semble redécouvrir que la fourniture d’eau au robinet ne va pas de soi !

Que se passe-t-il au Cap ?

Si la ville du Cap se trouve à la pointe sud de l’Afrique, son climat est typiquement… méditerranéen. C’est ce qui explique que la vigne s’y sente si bien. Mais au-delà de convenir aux vignobles, le climat méditerranéen se caractérise par une sécheresse estivale très marquée. Et à notre fin d’hiver dans l’hémisphère Nord correspond une fin d’été dans l’hémisphère Sud : c’est traditionnellement la période de l’année où les réservoirs de stockage d’eau de la ville du Cap sont au plus bas.

Cette agglomération de plus de 3,7 millions d’habitants dispose de six barrages réservoirs au total pour stocker l’eau des rivières qui prennent leur source dans les montagnes de Cape Fold, à l’est de la ville. La capacité totale de stockage est de l’ordre de 900 millions de m3 (à titre de comparaison la capacité de stockage des Grands Lacs de Seine à l’amont de Paris est de 810 millions de m3).

Mais le problème que vit actuellement le Cap va bien au-delà d’une simple déprime saisonnière : une sécheresse prolongée qui sévit depuis 2015 n’a pas permis aux réservoirs de reconstituer leurs réserves au cours des hivers 2015, 2016 et 2017, entraînant une baisse régulière du taux de remplissage (voir le graphique ci-dessous). Seul un hiver 2018 particulièrement précoce et pluvieux pourrait à présent permettre d’éviter une coupure générale d’eau, quoiqu’il soit peu probable que l’on revienne à des taux de remplissage sécurisants en une seule saison.

Évolution du remplissage du réservoir de Theewaterskloof, le plus grand des réservoirs alimentant le Cap en eau.Ministère de l’Eau et de l’Assainissement d’Afrique du SudCC BY

L’influence du climat

Cette crise exceptionnelle a une cause clairement climatique (une succession ininterrompue d’années sèches) à laquelle viennent s’ajouter deux facteurs aggravants : une croissance de la population urbaine très soutenue – 80 % entre 1995 et 2018 – et un partage de l’eau entre la ville et les champs.

L’eau stockée dans les réservoirs d’alimentation du Cap ne sert en effet pas qu’à l’alimentation en eau potable : un tiers du volume est utilisé pour l’irrigation d’environ 15 000 hectares de vignes et de vergers situées autour du Cap.

Pourtant, la municipalité avait mis en œuvre dès la fin du XXe siècle une politique active de maîtrise de la consommation d’eau, qui a été stabilisée au niveau atteint en 1999 malgré l’augmentation considérable de la population (voir le graphique ci-dessous). Le taux de pertes par les fuites dans le réseau de distribution d’eau est bas (de l’ordre de 15 %) et la réutilisation des eaux usées (notamment pour l’irrigation des parcs et des golfs) est en fort développement.

Évolution historique de la consommation en eau de la ville du Cap. Ville du CapCC BY

La coupure générale est aujourd’hui une possibilité envisagée très sérieusement, dont la ville a déjà planifié les modalités : 200 sites serviront à la distribution d’eau ; les habitants pourront venir y chercher 25 litres d’eau par jour sous la surveillance de l’armée et de la police.

Comment vivre avec seulement 50 litres d’eau par jour. Ville du CapCC BY

En attendant une éventuelle pluie miraculeuse qui viendrait remplir les réservoirs, la municipalité mène un véritable combat pour faire durer les stocks disponibles autant que possible, avec pour but de réduire drastiquement la consommation, notamment avec un nouvel objectif de consommation fixé à 50 litres par jour.

Crise locale ou crise globale ?

Au-delà de cette crise qui touche actuellement l’Afrique du Sud, on peut s’interroger sur le caractère local ou global de la situation.

La BBC a publié une liste de onze villes – Sao Paulo, Bangalore, Pékin, Le Caire, Jakarta, Moscou, Istanbul, Mexico, Londres, Tokyo et Miami – qui connaissent des problèmes récurrents d’alimentation en eau ; mais on peut trouver d’autres listes publiées soit par la Banque mondiale, soit dans différentes revues scientifiques.

Le passé récent a également vu des crises d’alimentation en eau se produire en de nombreux endroits du globe. Ainsi de Barcelone, alimentée par des tankers en 2008, ou de Melbourne qui a craint de devoir couper l’eau en 2009 et 2010 suite à une sécheresse extraordinairement prolongée (1998-2010). La même sécheresse a obligé la ville de Sydney à prendre des mesures de restriction qui ont permis de diminuer de 20 % la consommation d’eau.

En France, c’est l’île de Mayotte qui a failli être ravitaillée par tanker en 2017, du fait d’un démarrage très tardif de la saison des pluies.

Si la sécheresse exceptionnelle que connaît la ville du Cap peut probablement être considérée comme un phénomène local, les prédictions démographiques des Nations unies pour les grandes agglomérations ne semblent guère encourageantes : les taux de croissance démographique actuels en Afrique, Asie, Amérique du Nord et du Sud sont tels, qu’il semble bien que l’alimentation en eau des grandes villes sera au vingt et unième siècle un défi majeur (voir le graphique ci-dessous).

Taux de croissance de la population prévu (période 2014-2030) pour les grandes villes du monde. Nations uniesCC BY

Des solutions existent !

Il existe aujourd’hui une grande variété de solutions sur le long terme pour éviter ces crises d’alimentation en eau des villes ; elles vont d’une réduction des consommations à l’augmentation des stockages d’eau et à une meilleure gestion des ressources existantes.

• Changer les habitudes de consommation

Changer les habitudes des citadins est la façon la plus sûre d’éviter les crises de l’eau. Cela reste cependant un objectif difficile à atteindre, comme le souligne le sociologue Rémi Barbier. À noter qu’au cours de la dernière décennie, l’Agence française de la biodiversité a lancé un certains nombres d’études permettant de proposer des solutions pour réduire les prélèvements.

• Gérer de façon plus économe les usages de l’eau agricole

L’amélioration de l’efficience des irrigations est, à l’échelle planétaire, la voie majeure d’économie : il suffirait en effet de réduire de 10 % les quantités d’eau allouées à l’agriculture pour doubler les disponibilités en eau vouées à l’alimentation en eau potable.

Pendant de nombreuses années, l’effort a porté essentiellement sur les techniques d’irrigation (l’aspersion et le goutte à goutte, plus économes, remplaçant petit à petit l’irrigation gravitaire, où l’eau est apportée en inondant le champ). Aujourd’hui, on travaille sur les réutilisations des eaux usées urbaines pour l’irrigation.

• Améliorer l’efficacité de la distribution

En réduisant les pertes des réseaux de transport et de distribution de l’eau, on peut économiser des quantités importantes. En France, on estime ainsi que les fuites des réseaux d’adduction d’eau potable s’élèvent à 25 % en moyenne, mais peuvent monter jusqu’à 40 % par endroit.

Ce chiffre, très élevé, doit toutefois être relativisé par la taille des réseaux de distribution (près de 850 000 km) : faire la chasse aux fuites n’est donc pas aussi simple qu’il y paraît et il serait illusoire d’espérer les éliminer toutes. Des solutions existent pour réduire leur impact comme, par exemple, la modulation de la pression nocturne du réseau afin de limiter le débit des fuites existantes.

• Mieux prévoir les écoulements naturels

Pour optimiser l’utilisation des eaux de surface, une prévision des écoulements est nécessaire : prévoir (à court terme dans le cas des crues, à moyen terme ou long terme – quelques jours à quelques semaines voire mois – pour les écoulements moyens et les basses eaux), permet d’anticiper les lâchers et d’économiser de l’eau.

Ce sont essentiellement les modèles météorologiques et hydrologiques qui permettront d’améliorer la prévisibilité des phénomènes. En France, un programme de recherche sur la prévision des étiages (Premhyce) va bientôt déboucher sur un système opérationnel de prévision.

• Mieux gérer les nappes d’eau souterraine

Pour les grandes villes qui s’alimentent en exploitant des nappes d’eau souterraines, le principal danger est celui de la surexploitation. Celle-ci est difficile à contrôler, notamment parce qu’une nappe souterraine est accessible à un grand nombre d’occupants du sol et que ses multiples exploitants n’ont pas toujours conscience de ce qu’ils exploitent. Les solutions de gestion doivent donc être collectives : il faut maîtriser les prélèvements, attribuer des droits à prélever et, surtout, faire respecter ces derniers en équipant les forages de compteurs.

Quid du dessalement ?

L’une des perspectives souvent évoquées pour lutter contre le manque d’eau est la production industrielle d’eau douce par dessalement d’eau de mer (ou d’eau souterraine saumâtre).

Cette solution est actuellement en plein essor dans différents pays du Proche et Moyen-Orient et au Maghreb. En Europe méditerranéenne, le dessalement se développe en Espagne (Barcelone, îles Canaries), à Chypre et à Malte. En France, le procédé reste très rare, mais les îles de Sein, Houat (Bretagne), et de Mayotte possèdent leurs petites unités.

Le dessalement reste une solution très coûteuse (aux alentours de 0,50€/m3 pour les très grosses usines) et fortement consommatrice d’énergie (de 3,5 à 18kWh/m3 selon les techniques).

L’exemple de Melbourne est à ce titre intéressant : l’État de Victoria a construit une usine de dessalement de l’eau de mer pour alimenter la ville en eau potable. Sa construction a démarré en 2009, en pleine sécheresse alors que le niveau des réservoirs avait atteint un minimum historique ; l’usine n’a été opérationnelle qu’à la fin 2012, alors que la sécheresse avait pris fin. Elle n’a finalement reçu sa première commande d’eau qu’en 2017.

La crise que vit actuellement le Cap nous rappelle que la fourniture d’eau au robinet n’a rien d’évident. Ce privilège moderne peut être remis en question par des aléas climatiques et par la formidable croissance des villes à l’échelle planétaire. Les métropoles vont devoir aller chercher leur eau de plus en plus loin, et ne manqueront pas d’entrer en concurrence avec des utilisateurs traditionnels, comme les agriculteurs.

Jean Margat, spécialiste en hydrogéologie, a co-écrit cet article.

 

Déclaration d’intérêts

Vazken Andréassian a reçu des financements du Axa Research Fund.

 

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dimanche 29 avril 2018

Les moustiques tigre de retour dans 42 départements

 

 Vigilance moustique-moustique tigre 2018

Appel à la vigilance citoyenne

  

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La vague de chaleur de la semaine dernière a déclenché le lancement de la saison des moustiques tigres en métropole. 9 nouveaux départements sont en vigilance rouge soit 42 département au total.

Vigilance-moustiques publie chaque année, depuis 2013, sa carte de France du moustique tigre. La vague de chaleur de la semaine dernière ayant été particulièrement appréciée des moustiques, c'est une carte très largement teintée de rouge que ce site d'information spécialisé vient de publier. Pour ce début de saison 2018,  la carte montre que la progression du moustique tigre est particulièrement spectaculaire avec 9 nouveaux départements placés en vigilance rouge.

Il s'agit des :

  • Hauts de Seine
  • Aisne
  • Hautes-Alpes
  • Hautes-Pyrénées
  • Ariège
  • Lozère
  • Indre
  • Maine et Loire
  • Corrèze

Ils viennent rejoindre les 33 départements dans lesquels le moustique tigre était déjà implanté et actif en 2017, ce qui porte à 42 le nombre de départements où il faut dès aujourd'hui songer à se procurer des produits anti-moustiques.

Par ailleurs, 20 départements sont désormais en vigilance orange, c'est à dire que le moustique y a été intercepté ponctuellement au cours des 5 dernières années.

PRENEZ VOS MOUSTIQUES TIGRE EN PHOTO

Selon une étude Ifop réalisée pour Vigilance-Moustiques, 43% des Français résidant dans un département en vigilance rouge ne savent pas reconnaître un moustique tigre et seulement 4% connaissent toutes les maladies qu'il peut transmettre. C'est pourquoi Stéphane Robert président de Vigilance-Moustiques, lance sur sa page Facebook un appel à la vigilance citoyenne. "Si vous voyez un moustique tigre, prenez-le en photo avant de l'écraser si possible. C'est très important pour la veille sanitaire de savoir partout où il est présent". Les photos peuvent ensuite être envoyées au site spécialisé, qui actualisera ainsi ses cartes.

 

Auteure : Catherine Cordonnier

Source : https://www.topsante.com/medecine/accidents/piqures-morsures/les-moustiques-tigre-de-retour-dans-42-departements-625638

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mercredi 25 avril 2018

Une libellule traverse l’océan pour trouver l’amour

 

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Pantala flavescens peut parcourir 6.000 km pour trouver l'âme sœur. Cette libellule répandue dans le monde traverserait même l'océan Indien.

C'est le résultat d'une analyse génétique qui a comparé des populations qui sont pourtant géographiquement éloignées.

Plutôt située dans la zone intertropicale, P. flavescens se trouve aussi dans de nombreuses zones tempérées : le nord-est des États-Unis, le sud du Canada, le nord-est de la Chine.

Dans un article paru dans PLOS One, des chercheurs de l'université Rutgers ont donc voulu étudier les variations génétiques de cette libellule dans le monde, en utilisant des populations d'Amérique du nord, du sud et d'Asie.

Pour cela, ils ont amplifié par PCR l'ADN d'un gène mitochondrial : CO1, codant pour une cytochrome oxydase.

L'analyse génétique a montré que ces populations éloignées étaient très similaires du point de vue génétique : la libellule est donc capable de traverser les continents.

Des populations du Texas, de l'est du Canada, du Japon, de la Corée, l'Inde et l'Amérique du sud avaient les mêmes profils génétiques.

« Si le Pantala d'Amérique du Nord était seulement élevé avec le Pantala nord-américain et le japonais uniquement avec le japonais, nous verrions des résultats génétiques qui diffèrent les uns des autres », a expliqué Jessica Ware, un des auteurs de cette recherche. « Nous ne voyons pas cela. Ceci suggère le mélange des gènes à travers de vastes étendues géographiques. »

Pantala flavescens serait la libellule la plus répandue dans le monde. © Achim Raschka, Wikipedia, CC by-sa 3.0

Une migration multigénérationnelle d’un continent à un autre

La migration de P. flavescens a aussi comme particularité de traverser les océans : l'insecte vole sur plus de 3.500 km au-dessus de l'océan Indien. Si la traversée des mers et des océans est courante chez des tortues de mer, des baleines, elle est beaucoup plus rare pour un insecte terrestre. La dispersion de la libellule pourrait aussi être en partie passive, utilisant les vents.

Chez les insectes, le papillon monarque est lui aussi célèbre pour ses grandes migrations : il parcourt environ 4.000 km de son habitat d'hiver au Mexique vers les États-Unis et le Canada où il passe l'été. Ces voyages se font sur plusieurs générations. La migration des Pantala est bien plus longue ; il s'agit même d'une « mission suicide » dans laquelle le retour de l'individu n'est pas possible. Elle se fait elle aussi sur plusieurs générations. Mis bout à bout, les trajets des Pantala sur plusieurs générations totaliseraient plus de 18.000 km avec des parcours individuels de 6.000 km, notamment entre le nord de l'Inde et l'est de l'Afrique, nécessitant la traversée d'un océan.

La stratégie de P. flavescens peut paraître particulièrement risquée. Mais, pendant son long voyage, la libellule tire profit de la météo et des pluies saisonnières. Elle utilise des mares temporaires comme habitat dans lesquelles elle se reproduit. Les larves ont un développement rapide en 38 à 65 jours ce qui leur permet de se développer avant que la mare ne s'assèche. Les nouveaux adultes continuent alors la migration.

D'ailleurs ne dit-on pas que l'amour donne des ailes ?

 

Marie-Céline Ray, journaliste

Source https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-science-decalee-libellule-traverse-ocean-trouver-amour-61886/#

 

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dimanche 22 avril 2018

Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain

 

Vue aérienne de Paris depuis l’Arc de triomphe en août 2016. L’aspect minéral domine la ville. Pascal Weiland/Unsplash

 

Les zones urbanisées occupent environ 10 % des surfaces terrestres, une proportion qui ne cesse de croître. Ces espaces constituent les milieux de vie de plus de 50 % de la population mondiale et contribuent de manière importante au changement climatique.

Face à ces réalités, des efforts de plus en plus importants sont engagés dans de nombreuses villes pour améliorer la qualité de vie et limiter les contributions de ces espaces aux changements globaux, grâce notamment à des plans d’adaptation au changement climatique et en faveur de la biodiversité.

Parmi ces actions, l’accroissement de la place accordée aux arbres, avec l’objectif d’évoluer vers de véritables « forêts urbaines », représente une contribution majeure.

Les services des arbres aux villes

En ville, les arbres rendent de multiples services écologiques.

Ils améliorent la qualité de l’air en absorbant des polluants et en fixant des particules fines ; ils participent à l’atténuation du réchauffement climatique global en stockant du gaz carbonique. Ils permettent aussi de lutter contre les phénomènes d’îlot de chaleur urbain grâce à l’ombrage qu’ils fournissent lors des fortes chaleurs et à l’évapotranspiration des eaux pluviales.

Ils représentent également un support de biodiversité, permettant la présence de multiples espèces de champignons, plantes, insectes, oiseaux, petits mammifères, et forment des trames vertes assurant la connexion avec les espaces forestiers plus naturels. Et ils participent à la diversité et à la qualité des paysages urbains, en apportant des variations de couleurs et de formes, rompant ainsi la monotonie des espaces minéralisés.

Ils contribuent aussi à marquer l’histoire des villes, par des arbres considérés comme patrimoniaux, témoins d’évènements remarquables, heureux ou tragiques.

Ils contribuent enfin au bien-être et à la bonne santé des populations citadines, qui plébiscitent la présence d’arbres et d’espaces verts boisés à proximité de leurs habitations.

Des contraintes à prendre en compte

 Des contraintes spatiales liées à la présence d’arbres sont parfois mises en avant pour en limiter l’extension. Il est évident que les arbres prennent de l’espace au détriment d’autres modes d’occupation, comme les habitations, les places de stationnement, les voies de circulation, les réseaux souterrains, etc.

La gestion des arbres a également un coût, correspondant à leur plantation, suivi, entretien et parfois abattage (arbres dangereux), ainsi qu’au ramassage des feuilles mortes dans les rues en automne qui doit être pris en charge par les municipalités. Mais les aspects positifs liés à leur présence conduisent généralement à accepter sans difficulté ces contraintes.

D’autres aspects parfois négatifs doivent également être pris en compte. C’est le cas des émissions de composés volatils solubles (ou BVOC pour biogenic volatile organic compounds), dont les taux sont variables selon les espèces, et qui, combinés avec des oxydes d’azote émis par la combustion des hydrocarbures produits par les véhicules, conduisent à la production d’ozone.

Un site Internet mis en place par l’Université d’État de Californie permet de choisir parmi plus de 200 espèces d’arbres, classées selon leurs propriétés et selon leurs niveaux d’émissions de gaz, les essences les mieux adaptées à chaque situation.

Il faut aussi noter que les arbres réduisent la circulation de l’air et peuvent ainsi limiter la dilution des polluants par la ventilation, ce qui nécessite de choisir les lieux de leur implantation en connaissance de cause, et évidemment de réduire les émissions de gaz polluants.

Une autre nuisance importante de certaines espèces d’arbres correspond aux allergies causées par les grains de pollen auxquels est sensible une proportion de plus en plus importante de la population citadine.

Information sur les pollens allergisants. Compte Facebook RNSA (2018).

Les principaux arbres allergisants appartiennent aux espèces des familles des bétulacées (aulnes, bouleaux, noisetiers), moracées (mûrier à papier), oléacées (frênes), cupressacées (cyprès) et secondairement aussi des pinacées (cèdres, mélèzes, pins, etc.), salicacées (saules), etc. Ces caractéristiques doivent inciter les services municipaux à leur préférer des espèces de substitution non ou nettement moins allergisantes (érables, copalme, caryer, etc.).

En France, le Réseau national de surveillance aérologique met à la disposition sur son site des informations actualisées sur les émissions de pollens (en fonction des risques par villes et par espèces).

Des outils d’évaluation nombreux et performants

Différents outils et autres indices ont été développés dans le monde pour évaluer l’importance des arbres et les services écologiques qu’ils apportent en ville.

Un outil d’évaluation globale du couvert ligneux urbain – le green view index (ou indice de verdissement) – a récemment été mis au point par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (dans le cadre de leur projet Treepedia) à partir de l’outil d’observation des rues de Google.

Il a été appliqué à 27 villes mondiales, dont Paris (seule ville française prise en compte) qui arrive en dernière position (avec un indice de verdissement de 8,8 %). Loin derrière Oslo (28,8 %), Amsterdam (20,6 %) ou Londres (12,7 %) ; ou encore les villes américaines de Montréal (25,5 %) ou New York (13,5 %) ainsi que d’autres grandes villes comme Singapour (29,3 %) ou Sydney (25,9 %). À noter que ce logiciel prend en compte les seuls arbres des rues, ne donnant ainsi qu’une vision partielle de la canopée urbaine.

Site Treepedia figurant l’indice de verdissement de Singapour, l’un des plus élevés parmi les 27 villes répertoriées.TreepediaCC BY

Un outil plus complet et simple à appréhender est l’indice de canopée, correspondant au % de la projection au sol des couronnes des arbres ou groupes d’arbres de plus de 3 m de hauteur sur la zone considérée. De nombreuses villes nord-américaines ont calculé cet indice qui est de 24 % pour New York, 28 % pour Toronto et 29 % pour Boston. Pour la métropole de Lyon, il a été évalué à 27 %.

Par ailleurs, les services forestiers américains ont développé un logiciel d’évaluation et d’aide à la décision, doté de nombreuses applications, appelé i-Tree. Parmi elles, i-Tree Eco permet d’évaluer les services écologiques rendus par les arbres. Cet outil a été appliqué pour la première fois en France en 2014 à Strasbourg dans le cadre d’une thèse de doctorat. L’outil complémentaire i-Tree Species permet de guider le choix, parmi 1 600 espèces, des arbres les mieux adaptés à chaque situation et chaque objectif.

Demain, de véritables « forêts urbaines » ?

De nombreuses villes ont mis en place ces dernières années ou décennies d’ambitieux programmes de plantations ligneuses, dans l’objectif de constituer de réelles « forêts urbaines ».

En 2012, Montréal s’est ainsi fixé un « plan d’action canopée » très ambitieux prévoyant la plantation de 300 000 arbres d’ici à 2025 pour atteindre un indice de canopée de 25 % (contre 20 % en 2012). Et New York a lancé en 2007 le projet MillionTreesNYC qui visait la plantation d’un million d’arbres.

En France, la métropole de Lyon a adopté dès 2000 une « charte de l’arbre » pour faire face au changement climatique.

Celle-ci comporte un « plan canopée » tout à fait exemplaire, qui a conduit à planter 33 000 arbres depuis 2003 ; l’ambition étant de planter dans la métropole lyonnaise pas moins de 40 000 nouveaux arbres d’ici à 2030, en privilégiant une diversité d’essences afin de faire face aux risques et aléas possibles.

Le Jardin des curiosités à Lyon. Léonard Cotte/Unsplash

À Paris, une analyse statistique précise des arbres du domaine public a été réalisée en 2010 par l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Cet état des lieux, régulièrement mis à jour depuis, fournit des informations très détaillées et cartographiées précisément sur les arbres présents dans la capitale. Le compte actualisé à la mi-avril 2018 est de 200 389 arbres dans les espaces publics (rues, parcs, jardins et cimetières publics), dont un peu plus de 105 000 arbres d’alignement. Il s’y ajoute les quelque 300 000 arbres des 1840 hectares des bois de Boulogne et de Vincennes.

Toutes ces données sont disponibles depuis 2014 sur le portail Parisdata, qui présente la localisation précise de tous les arbres recensés dans les espaces publics, correspondant à près de 190 espèces différentes (80 % de feuillus et 20 % de conifères), dont les plus importantes sont des platanes, marronniers, tilleuls, érables, sophoras, etc.

Dans le cadre de son 1er plan climat de 2007, Paris s’était déjà engagé à planter 20 000 arbres intramuros d’ici à 2020 : le 10 000e a été planté le 21 mars 2018 à l’occasion de la Journée internationale des forêts. Elle a en outre lancé en 2016 l’opération « Un arbre dans mon jardin », consistant à offrir des arbres (de 1 à 5 plants) à des particuliers en les conseillant sur le choix des essences les mieux adaptées à chaque contexte, avec un objectif de plantation de 5000 arbres d’ici à 2020.

Dans le cadre de son nouveau plan « climat air énergie », adopté en novembre 2017, dont l’ambition est de constituer une ville neutre en carbone et 100 % énergies renouvelables d’ici à 2050, Paris prévoit de planter 20 000 arbres supplémentaires d’ici à 2030 et de constituer un canevas de petites forêts urbaines d’ici à 2050.

Autant d’exemples à suivre et d’opérations à multiplier dans toutes les villes au cours des prochaines décennies pour les faire évoluer vers de réelles forêts urbaines, comme autant de « cités végétales » du XXIe siècle, pour reprendre l’expression de l’architecte futuriste Luc Schuiten.

Cet article est publié en collaboration avec les chercheurs de l’ISYEB (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, Muséum national d’Histoire naturelle, Sorbonne Universités). Ils proposent chaque mois une chronique scientifique de la biodiversité, « En direct des espèces ». Objectif : comprendre l’intérêt de décrire de nouvelles espèces et de cataloguer le vivant.

 

Auteur - 

  • Professeur du Muséum national d’histoire naturelle, UMR ISYEB, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

 

 

 

 

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dimanche 15 avril 2018

Une cascade de 1,5 km de haut a rempli la Méditerranée orientale

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Les eaux tranquilles de la Méditerranée couvrent les cicatrices d'un passé tumultueux. Des chercheurs exhument peu à peu des indices gravés dans les fonds marins, qui attestent que cette mer a connu, à une époque lointaine, une des pires inondations de l'histoire de la planète. Les explications de Marc-André Gutscher, un géologue qui a participé à la découverte de cette catastrophe survenue il y a plus de cinq millions d'années.

La Méditerranée asséchée. De vastes étendues, autrefois sous l'eau, exposées à l'air libre entre des lacs hypersalés similaires à la mer Morte. Aussi difficile à concevoir qu'elle soit, cette vision était pourtant bien réelle si l'on remonte quelque six millions d'années en arrière.

À la toute fin du Miocène, durant le Messinien, Mare Nostrum était en effet le théâtre du bouleversement géologique le plus violent depuis la crise du Crétacé-Tertiaire. L'évènement, appelé crise de salinité messinienne, a provoqué l'évaporation massive de la Méditerranée suite à la fermeture d'un passage au nord du Maroc (l'actuel détroit de Gibraltar), rompant la connexion entre la mer et l'océan Atlantique.

En outre, le seuil entre la Sicile et la Tunisie a émergé, créant un rebord naturel séparant la Méditerranée en deux bassins, ouest et est. « Les géologues pensent que le niveau marin a baissé d'au moins quelques centaines de mètres, voire jusqu'à 1.000 m, du côté occidental, et de 2.400 m du côté oriental, » précise à Futura Marc-André Gutscher, directeur du Laboratoire Géosciences Océan (LGO), attaché à l'université de Brest et au CNRS.

Comment la Méditerranée a-t-elle retrouvée le visage qu'on lui connaît aujourd'hui ? Une inondation digne d'un film catastrophe, que les Anglophones n'hésitent pas à qualifier de « méga-inondation », aurait mis fin à la crise messinienne voilà 5,2 millions d'années, au tout début du Pliocène.

Le détroit de Gibraltar s'est formé, laissant les eaux de l'océan Atlantique reconquérir la Méditerranée, en commençant par le bassin occidental avant de combler le bassin oriental lorsque le niveau marin a dépassé le seuil de Sicile. L'inondation était d'une telle violence qu'il aurait suffi de deux ans à peine pour remplir entièrement la mer.

 Marc-André Gutscher, directeur du Laboratoire Géosciences Océan (LGO), attaché à l'université de Brest et au CNRS.

Par Floriane BOYER, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-cascade-15-km-haut-rempli-mediterranee-orientale-70801/

Zanclean Flood Animation

 https://youtu.be/Ev1PdwbgvM8

Il y a six millions d’années, la mer Méditerranée s’est retrouvée isolée de l’océan Atlantique et s’est partiellement asséchée : c’est la crise de salinité messinienne. Pour expliquer la fin de la crise, les chercheurs avancent l’hypothèse d’une inondation gigantesque via le détroit de Gibraltar. Elle aurait rempli le bassin ouest, jusqu’à atteindre le seuil de Sicile. Dans un second temps, l'eau se serait déverser dans le bassin oriental en une cascade de 1,5 km de haut. Celle-ci a creusé un immense canyon sur son passage et a entraîné des sédiments, qui se sont déposés en contrebas (tache rouge dans l’animation). © University of Malta, YouTube

 

Le dépôt de sédiments se situe à proximité de la Sicile. La carte (a) est une carte bathymétrique, montrant la profondeur du canal de Sicile et de la mer Ionienne. La carte (b) relève les variations d’épaisseur du dépôt, situé au pied de l’escarpement de Malte en (7) et du canyon de Noto en (8). © Aaron Micallef et al., Scientific Reports, 2018

https://fr.cdn.v5.futura-sciences.com/buildsv6/images/mediumoriginal/7/d/2/7d2abc8443_122789_mediterranee-cascade-depot-sediment.jpg

 

Pour lire l'intégralité de cet article très intéressant,

cliquez sur le lien ci-dessus.

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samedi 14 avril 2018

La disparition de Saint-Exupéry : la découverte de la gourmette

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https://www.1jour1actu.com/wp-content/uploads/SAINT-EX-ECRIVAIN.jpg

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Antoine de Saint-Exupéry s'est éteint brutalement le 31 juillet 1944, mais le mystère entourant sa disparition aura perduré pendant plus de cinquante ans, jusqu'à ce que Jean-Claude Bianco, un pêcheur marseillais, retrouve sa gourmette. Une découverte inouïe faite au large des calanques.

Mais à peine un an après la naissance du Petit Prince, l'histoire prend un tournant tragique. Saint-Exupéry, alors pilote dans l'armée de l'air, disparaît subitement au cours d'un vol de reconnaissance effectué dans le sud de la France. Il semble n'avoir laissé aucune trace...

La découverte de la gourmette relance l'enquête

Par un jour de tempête, le 7 septembre 1998, un heureux hasard conduit Jean-Claude Bianco, patron pêcheur, à remonter dans ses filets un petit bijou en argent perdu en mer au large de Marseille. Ternie et abîmée, la gourmette s'avère bien plus précieuse qu'elle n'en a l'air puisqu'elle appartient à Saint-Exupéry !

La découverte semble littéralement incroyable, au point que Jean-Claude Bianco sera d'abord accusé de tromperie avant de connaître la célébrité. Pourtant, les inscriptions gravées sur la gourmette — les noms de Saint-Exupéry et de sa femme ainsi que l'adresse de son éditeur — ne mentent pas. Les recherches de l'épave menées par la Comex de Henri-Germain Delauze (que Jean-Claude Bianco avait contacté tout de suite) restent d'abord sans succès. Le bijou mènera finalement le plongeur Luc Vanrell jusqu'aux débris de l'avion de Saint-Exupéry, qui reposaient dans les profondeurs sous-marines, attendant d'être retrouvés.

Une exposition au Musée

archéologique de Saint-Raphaël

Grâce à la découverte de la gourmette, le mystère de la disparition de l'aviateur semble avoir trouvé un dénouement, mais son histoire continue de nous captiver. L'authentique gourmette est au cœur d'une exposition consacrée à Antoine de Saint-Exupéry, « Des nuages aux profondeurs », au Musée archéologique de Saint-Raphaël, du 2 février au 13 avril 2018.

© Vigilant Corp, Photonico, Pierre Salaun, Immo Sud Annonces, Mathieu Serra

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Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/disparition-saint-exupery-decouverte-gourmette-5385/

 

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mercredi 11 avril 2018

Rennes : les maisons à colombages, vitrine touristique et gouffre financier

 

Rennes rue saint-Michel / © C.C

Rennes rue saint-Michel / © C.C

Les milliers de façades à pans de bois de villes comme Rouen, Strasbourg ou Rennes sont des vitrines touristiques pour les municipalités, mais cette architecture médiévale se révèle aussi fréquemment un gouffre financier.

En route pour le Mont-Saint-Michel, Naritoshi, 25 ans, a marqué l'arrêt à Rennes après être tombé sur une photo dans son guide. Ce jeune touriste japonais immortalise la place du Champ-Jacquet, entourée d'immeubles à colombages aux couleurs vives, édifiés au 17e siècle. 

"Ce type d'architecture n'intéressait personne jusqu'aux années 70", explique Daniel Leloup, architecte et maître de conférence à l'Université Rennes 2. "On trouvait qu'elle n'avait pas de qualité en comparaison à l'architecture en pierre. Il suffit de regarder Paris avec Haussmann", commente l'auteur des "Maisons à colombages de France" (Chasse-Marée).

Lorsque Prosper Mérimée, célèbre inspecteur général des monuments historiques, pose ses valises en Bretagne, "il trouvait cela +nul+". "La seule chose qui l'intéressait, c'était les mégalithes", raconte M. Leloup. 
Après la Seconde Guerre mondiale, "une prise de conscience s'opère" et des initiatives de classement sont lancées à Rouen, Rennes ou Strasbourg. Mais "si on avait suivi la logique urbanistique, tout aurait été détruit à Rennes, ce qui a été le cas pour Nantes ou Bordeaux", relève M. Leloup, ardent défenseur de ce patrimoine. En effet, ces édifices typiques de la noblesse d'Europe du Nord, qui trustent désormais les cartes postales normandes, alsaciennes ou tourangelles, sont associés au mal logement et fréquemment occupés par des étudiants désargentés.

A la fragilité du bâti -l'installation de gouttières et de conduits de descente, par exemple, ont fait pourrir le chêne-, s'ajoute le risque d'incendie: "un îlot à pans de bois qui n'aura pas fait l'objet de restauration a beaucoup plus de potentiel combustible qu'un immeuble aux murs en béton", constate Thierry Bonnier, directeur des sapeurs-pompiers dans le secteur sauvegardé de Rennes. 

Conséquence: 39 incendies y ont été recensés, dont certains mortels, entre 2014 et 2017 et des trous béants sont visibles au coeur de la ville.

Potentiel économique


Restaurer ces maisons à pans de bois "coûte une fortune", reconnaît Daniel Leloup, "ça peut durer des années et il faut tout démonter". Ainsi, la capitale bretonne va débourser 21 millions d'euros d'ici 2023 en réhabilitation, après une première campagne de 17 millions entre 2011 et 2016. Mais ce patrimoine constitue "un potentiel économique", analyse M. Leloup. "On a commencé à réhabiliter les façades partiellement pour que les touristes aient de belles photos", ironise-t-il.
Boutiques, bars, restaurants... ont ainsi investi ces murs médiévaux et des villes comme Rouen et Strasbourg, qui en possèdent plus d'un millier, ont pris de l'avance par rapport à la capitale bretonne.
Par S.Salliou (avec AFP)

Exemple de Strasbourg

A suivre en cliquant sur le lien ci-après : 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/rennes-maisons-colombages-vitrine-touristique-gouffre-financier-1456219.html

 

 

Evy

 

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lundi 9 avril 2018

"Unknown" (To You) par Jacob Banks

 

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http://cdn42.zvooq.com/pic?type=artist&id=1112794&size=300x435&ext=jpg

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Source : https://youtu.be/_BEaOINs8-Y


 

 

Chanteurs : Jacob Banks 

 

 

I believe what I say

Je crois ce que je dis

Why does everyone hear me wrong?
Pourquoi tout le monde me comprend-il de travers?
If I told you different, would it sound the same?
Si je vous parlais différemment, est-ce que ça sonnerait de la même façon?
Would it make a difference in anyway? Oh no
Est-ce que ça ferait une différence quoiqu'il en soit? Oh non
I know I done wrong I'll pay for it
Je sais que j'ai fait du mal je paierai pour ça
It's your turn to talk for once I'm listenin'
C'est à ton tour de parler pour une fois j'écoute

(Chorus:)
Say that you don't want me

Dis que tu ne me veux pas
Say that you don't need me
Dis que tu n'as pas besoin de moi
Tell me I'm the fool
Dis-moi que je suis l'idiot
Tell me you've been tortured
Dis-moi que tu as été torturé
Tell me you've been beaten
Dis-moi que tu as été battu
And what I've done to you
Et ce que je t'ai fait
Even if it doesn't matter
Même si ça ne compte pas
Matter what's true
Compte pas ce qui est vrai
Say that you don't want me
Dis que tu ne me veux pas
Say that you don't need me
Dis que tu n'as pas besoin de moi
Tell me I'm the fool
Dis-moi que je suis l'idiot

Look at all this heartache, what is left?
Regarde tout ce chagrin, que reste-t-il?
Forgetting how it started, this is how it ends, oh no
Oubliant comment ça a commencé, voilà comment ça se termine, oh non
I know I've done some wrong I'll pay for it
Je sais que j'ai fait quelques erreurs, je paierai pour ça
But it's your turn to talk, for once I'm listening
Mais c'est à ton tour de parler, pour une fois j'écoute

(Chorus:)
Say that you don't want me

Dis que tu ne me veux pas
Say that you don't need me
Dis que tu n'as pas besoin de moi
Tell me I'm the fool
Dis-moi que je suis l'idiot
Tell me you've been tortured
Dis-moi que tu as été torturé
Tell me you've been beaten
Dis-moi que tu as été battu
And what I've done to you
Et ce que je t'ai fait
Even if it doesn't matter
Même si ça ne compte pas
Matter what's true
Compte pas ce qui est vrai
Tell me that I'm unknown to you
Dis-moi que je te suis inconnu

Oh oh oh...
Oh oh oh...

Say that you don't want me
Dis que tu ne me veux pas
Say that you don't need me
Dis que tu n'as pas besoin de moi
Tell me I'm the fool
Dis-moi que je suis l'idiot
Tell me you've been tortured
Dis-moi que tu as été torturé
Tell me you've been beaten
Dis-moi que tu as été battu
And what I've done to you
Et ce que je t'ai fait
And even if it doesn't matter
Et même si ça ne compte pas
Matter what's true
Compte pas ce qui est vrai
Say that you don't want me
Dis que tu ne me veux pas
Say that you don't need me
Dis que tu n'as pas besoin de moi
Tell me I'm the fool
Dis-moi que je suis l'idiot

Tell me that it's over
Dis-moi que c'est fini
Tell me that you mean it
Dis-moi que tu le pensais
This time is true
Cette fois c'est vrai
Tell me that I'm unknown
Dis-moi que je suis un inconnu
To you 
Pour toi

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https://www.lacoccinelle.net/1254859-jacob-banks-unknown-to-you.html

 

Evy

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La consommation d’insectes

 

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La consommation d’insectes gagne du terrain !

Les arguments en faveur de la consommation d’insectes, notamment de leurs protéines, sous forme de poudre ou de produits reconstitués se multiplient.

L’argument majeur est que leur contenu en protéines est supérieur de 60% à ce qui existe dans les sources alimentaires animales : un grillon comporte par exemple 3 fois plus de protéines à poids égal que le bœuf et 100 g de grillons couvrent pratiquement les besoins quotidiens en protéines d’un homme de 70Kg.

Un pas majeur vient d’être franchi par l’autorisation donnée à la nutrition des poissons destinés à la consommation humaine par des farines extraites d’insectes.

Entre nous, cela me paraît normal car quand je vais pêcher je mets un asticot ou un ver sur mon hameçon….

L’usage de protéines issues d’insectes existe également déjà dans l’alimentation humaine sous des formes plus ou moins déguisées.

Signalons par exemple que le colorant naturel utilisé pour donner de jolies couleur rouge ou orangée à certains produits alimentaires est issu d’un insecte appelé cochenille.

Le seul problème est la législation dite « Novel Food » qui oblige à soumettre à des tests sur des animaux, afin d’en évaluer notamment l’allergénicité, les aliments qui n’ont pas été consommés en quantité significative en Europe avant 1995.

Le but est d’éviter que se développent des phénomènes d’allergies alimentaires liés à une consommation de produits auxquels la population n’est pas habituée et qui peuvent parfois être importants et dangereux comme des états de choc anaphylactiques.

 

par le DR FRANÇOIS-ANDRÉ ALLAERT 

Docteur Bien Public

 

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dimanche 8 avril 2018

L’Esprit des lois (Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu)

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Publié à Genève en 1748, cette vaste composition mêle sociologie, droit, économie, politique, institutions. Il y analyse les différents types de gouvernements, développe ses théories sur le climat, la séparation des pouvoirs, l’éloge des corps intermédiaires, etc.  

C’est peu dire que l’accueil de l’Esprit des lois fut froid. Certains, comme Voltaire ou Fréron, furent très réservés. Madame Du Deffand alla jusqu’à persifler que ce livre ne faisait que de « l’esprit sur les lois ».

Mais les attaques les plus virulentes vinrent de l’Eglise, qui ne pouvait accepter que l’action des hommes soit détachée de la volonté divine. Le livre fut mis à l’Index en 1751, et condamné par la Sorbonne en 1754.

Affaibli, devenu presque aveugle, Montesquieu va pourtant se battre : en 1750 il expose une Défense de L’Esprit des lois. Il met également en ordre toutes ses notes, qui seront publiées plus tard sous les titres Mes Pensées et Spicilège, revoit certaines de ses œuvres, rédige pour l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert un article sur le Goût.

Il décède le 12 février 1755 à Paris, d’une fièvre maligne, refusant sur son lit de mort des corrections à L’Esprit des lois que lui tendait un jésuite. Seul de tous les gens de lettres, Diderot assistera à son enterrement.

Montesquieu est depuis sa mort continuellement étudié, analysé, critiqué, tant son influence a été et est encore immense.

Mais son héritage est ambigu. D’un côté, il est totalement inséré dans l’élite sociale et culturelle de son temps. Loin d’être subversif, c’est un grand seigneur, dont le but est la perpétuation du nom, la continuité de la lignée, l’agrandissement de ses terres. Certains l’ont même catalogué comme réactionnaire, expliquant que sa défense des corps intermédiaires ne fait que camoufler une apologie de sa classe sociale et une défense des privilèges nobiliaires.

À l’inverse, Montesquieu rompt radicalement avec l’idéologie de son temps en évacuant Dieu, le hasard ou le rôle prédominant des grands hommes dans l’Histoire.

Il défend également et systématiquement la liberté, la tolérance, l’universalisme. C’est un précurseur dont se réclameront les philosophes des Lumières qui écriront après lui.

Au-delà du portrait de théoricien qu’a sculpté pour lui la postérité, Montesquieu est également un écrivain. Son œuvre littéraire est abondante, car il n’a cessé toute sa vie de rédiger contes, romans, nouvelles.

Les Lettres persanes qui n’étaient considérées pendant deux siècles que comme un brouillon de son chef d’œuvre, un délassement de l’auteur, sont maintenant réévaluées, comme ses écrits plus personnels, Mes Pensées et Spicilège, publiés seulement au XXe siècle et depuis souvent réédités et longuement analysés.

On a beaucoup glosé sur son style, assez différent de celui de ses contemporains : phrases simples, logique démonstrative, éliminant le superflu pour aller à l’essentiel : "Pour bien écrire, disait-il, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour n’être pas ennuyeux ; pas trop, de peur de n’être pas entendu".

Et toujours un humour sous-jacent, qui transparait dans sa façon de justifier l’originalité et la nouveauté de son écriture : "Un homme qui écrit bien n’écrit pas comme on a écrit, mais comme il écrit, et c’est souvent en parlant mal qu’il parle bien".

 

 Source : http://quilesfrederique9.e-monsite.com/pages/portraits-d-ecrivains/montesquieu.html

 

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