jeudi 18 avril 2019

Les gangs, étonnants miroirs de notre société

 

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Trump a largement déployé ce discours envers les membres de gangs pour justifier certaines de ses actions politiques ou médiatiques, telle que la construction potentielle d’un mur entre les frontières américaines et mexicaines afin de protéger les citoyens américains de gangs latino-américains dont la référence principale est le MS-13.

Mais il n’a pas été le seul à utiliser l’argument de la « bande de criminels » ou du gang pour ses fins politiques ou médiatiques.

En France la peur des « bandes » est également un marronnier journalistique régulièrement brandi par les médias ou les hommes politiques – Nicolas Sarkozy, alors ministère de l’Intérieur, avait largement utilisé cet argument et un vocabulaire choisi pour prôner « sa tolérance zéro ». Parfois le phénomène bénéficie d’une cartographie comme l’avait fait Le Point pour la ville de Paris et ses « bandes ». Et ce, quitte à véhiculer parfois une information trompeuse et à se ridiculiser comme cela a été le cas il y a quelques années avec la description de « no-go zones » (zones de non-droit) mêlant, d’après Fox News (chaîne américaine) ou le Daily Express (tabloïd britannique) chaos, affrontements avec les forces de l’ordre et charia en plein Paris.

Ces visions mélodramatiques des gangs comme la personnification même de la violence, du danger et de la brutalité, voire de la barbarie sont cependant à la fois anciennes et bien diffusées à travers les institutions politiques, juridiques et l’opinion.

Or, si elles servent le propos de certains acteurs politiques, elles cachent cependant tout ce que les gangs révèlent de nos sociétés et que nous refusons de voir.

Chaos, anarchie et destruction

Dans l’imaginaire collectif, les gangs représentent des phénomènes incontrôlables semant l’anarchie, le chaos et la destruction.

Leur brutalité pathologique est de mise dans les médias, les récits et les films.

En Amérique Centrale, un cas classique est celui des maras ou pandillas, perçus comme les acteurs principaux d’une criminalité largement étendue mais dont la violence surpasserait celle des nombreux conflits révolutionnaires armés ayant ébranlés la région dans les années 70 et 80.

Les gangs de cette région ont particulièrement été décrits par les institutions juridiques et les journalistes comme une menace sécuritaire, voire comme une « une nouvelle forme d’insurrection urbaine » qui tenterait de renverser le pouvoir.

La réponse publique a été celle de la répression violente, à tel point qu’il n’est pas exagéré de décrire les états d’Amérique Centrale comme menant une guerre aux gangs.

Ces constructions alarmistes se fondent souvent sur des stéréotypes et des modes, que ce soit en Amérique Centrale ou au-delà.

Cependant, elles demeurent diffuses notamment parce que les gangs forment des boucs émissaires idéaux pour les autorités, permettant de justifier des formes de contrôle étendues et des interventions musclées, y compris par le biais de la ségrégation spatiale comme c’est par exemple le cas au Nicaragua où de nouvelles formes d’organisation spatiale des villes sont censées préservées certains habitants des « gangs ».

Ces stéréotypes perdurent d’autant plus que les gangs constituent un phénomène universel, historique et contemporain à la fois.

Les trublions de la Pax Romana

L’historien romain Titus Livius, connu sous le nom de Livy, montre dans son ouvrage de référence, Ab Urbe Condita que les gangs criminels ont joué un rôle éminemment politique durant la République romaine au Iersiècle de cette ère.

Il décrit ainsi la façon dont les politiciens se sont appuyés sur les bandes rivales pour établir physiquement l’assise de leur pouvoir, mobiliser des soutiens ou au contraire, perturber ceux de leurs opposants. Ce phénomène a également été mis en lumière dans la fiction du romancier Robert Fabbri Crossroads Brotherhood Trilogy.

Plus d’un siècle de recherches sur les gangs ont montré qu’ils existent dans des pays aussi divers que les États-Unis, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Salvador, le Nicaragua, la Chine, l’Inde, la France et le Royaume-Uni, parmi d’autres.

Des CRS le 16 mars 2011 à Asnières. Un important dispositif policier a été mis en place sur la frontière entre Asnières et Gennevilliers après la mort d’un adolescent et des violences entre bandes. Thomas Samson/AFP

Les gangs comme systèmes sociaux

L’ubiquité des gangs laisse clairement voir que ce sont des systèmes sociaux institutionnalisés. Le sociologue américain Frederic Thrasher écrivait d’ailleurs dans son étude pionnière au sujet des gangs de Chicago dans les années 20, que ces derniers témoignaient d’une « vie, dure et sauvage [et donc] riche en éléments et processus sociaux clefs pour la compréhension de la société et de la nature humaine ».

Les gangs s’insèrent dans un vaste panel de pratiques humaines comme l’exercice du pouvoir politique, l’accumulation du capital, la socialisation, la définition de l’identité d’un individu et d’un groupe, le contrôle d’un territoire, le défi de l’autorité et la structuration des relations de genre. Tous ces processus, communs à l’ensemble du genre humain sont particulièrement intéressants à observer du point de vue des gangs.

C’est aussi pour cette raison qu’ils offrent, d’une certaine façon un miroir pour la société, mettant en évidence ses traits et ses tendances les plus crispantes.

L’étude de Thrasher a ainsi pour mérite non seulement de présenter des détails sur le fonctionnement des gangs de Chicago mais aussi d’illuminer l’économie politique et sociale de la ville. Il fait ainsi le lien entre l’émergence des gangs et les communautés – souvent immigrantes – socialement exclues dont les droits ont été bafoués, pointant les inégalités criantes et croissantes de la société américaine des années 1920 et 30.

La série Peaky Blinders décrit la vie d’un gang de Birmingham au tout début du XXᵉ siècle, illustrant par la même occasion les changements sociaux et politiques profonds qui secouent l’Angleterre.

Les gangs ne constituent pas juste un phénomène social autonome aux logiques internes complexes, avec des dynamiques propres, mais sont donc aussi des épiphénomènes, qui reflètent et sont formés par une structure sociale plus large.

Ils nous montrent ainsi les changements au sein de notre société.

Dans ses recherches, le sociologue Sudhir Venkatesh a étudié les activités économiques d’un gang de rue à Chicago dans les années 1980 et comment ce dernier a bouleversé le marché de la drogue, en individualisant peu à peu un système de ventes auparavant collectif, imitant en cela les tendances de l’économie américaine, la « Reaganomics » poussant vers toujours plus d’individualisme.

De manière similaire, le travail des sociologues français Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli a mis en lumière comment l’évolution des gangs en France, en particulier des « blousons noir » dans les années 50 et 60 aux gangs des Zoulous dans les années 80 pouvait être liée à la fin des « trente glorieuses » et la restructuration profonde de l’économie française qui s’en suivit.

Comprendre la logique des gangs nous informe ainsi sur des changements sociétaux plus larges. Ainsi lorsqu’un gang devient plus violent ou lorsque ses activités se recentrent sur un secteur à l’exclusion d’autres, cela peut marquer un tournant dans les politiques publiques de répression ou de discrimination à l’égard de certains groupes de la société. Par exemple, le fait que les gangs d’Amérique centrale soient devenus de plus en plus brutaux et qu’ils soient passés de l’action d’autodéfense à l’extorsion et au trafic de drogue peut être associé à la nature de plus en plus oligarchique et ségrégative des sociétés dans la région.

Un phénomène volatile

Les gangs sont volatiles. Ce qui implique dans toute enquête d’aborder la question de leur émergence, leur propagation, leur évolution et leur déclin en évitant de les catégoriser ou de les définir d’une manière trop rigide.

Par exemple, nous devons nous demander ce que nous entendons par le terme « gang ». Ce mot n’est pas seulement chargé, il est aussi utilisé de manière très variable, appliqué à des phénomènes sociaux qui incluent le crime organisé, des associations de détenus dans les prisons et même des groupes informels de jeunes au coin de la rue qui adoptent un comportement « antisocial ». Ils peuvent aussi changer de forme rapidement : le gang de jeunes d’aujourd’hui pourrait devenir une organisation de trafic de drogue demain, et une milice politique le surlendemain.

Nous avons donc besoin d’une définition large qui nous permette d’englober ces différentes itérations. Nous devons aller au-delà de la seule dynamique organisationnelle ou de l’appartenance à un gang, et considérer leur environnement et leurs circonstances structurelles, y compris la façon dont ils se connectent à d’autres acteurs tels que des membres du crime organisé, la police, les politiciens ou les élites du monde des affaires et entrepreneurs, entre autres.

Si la recherche a montré les variations de forme et d’impact des gangs, l’écrasante majorité des études se concentre sur un seul gang ou une seule région du monde. De fait elles ont généré peu de connaissances généralisables. La comparaison pourrait permettre de déterminer quels types de dynamiques de gangs pourraient être généralisables et quelles autres plus spécifiques à des lieux ou contextes particuliers. C’est pour cette raison que nous avons récemment lancé le projet de recherche GANGS. Au cours des cinq prochaines années, nous explorerons de manière comparative la dynamique des gangs au Nicaragua, en Afrique du Sud et en France.

Ce projet cherchera à répondre à des questions telles que comment et pourquoi les gangs émergent et évoluent d’une manière particulière ? Dans quelles conditions urbaines et politiques ? Pourquoi certains individus rejoignent-ils des gangs, pourquoi en sortent-ils, et en quoi cela peut-il avoir un impact sur leurs choix de vie ?

Répondre à ces questions nous aidera, nous l’espérons, non seulement à comprendre la logique des gangs d’un point de vue plus global, mais aussi, plus généralement, à mieux appréhender la nature sous-jacente du monde dans lequel nous vivons.

 Auteur : Denis Rodgers

Research Professor, Anthropology and Sociology, Graduate Institute 

Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

Source : 

https://theconversation.com/les-gangs-etonnants-miroirs-de-notre-societe

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ». 

 

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lundi 1 avril 2019

Végétarien, végétalien, végan : quelles différences

 

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Végétariens, végétaliens et végans ne consomment pas de viande, pour des raisons propres à chacun : protéger la cause animale, améliorer sa santé ou encourager une agriculture plus durable.

Mais qu'est-ce qui différencie un végétarien d'un végétalien ou d'un végan ?

  • les végétaliens ne consomment aucun produit d'origine animale, donc ni viande, ni lait, ni œufs, ni miel,
  • le véganisme ne se réduit pas à un régime (végétalien), c'est un mode de vie qui exclut tout produit issu de l'exploitation animale.

Cela signifie qu'un végan n'achète pas de chaussures ou de canapé en cuir, ne porte pas de fourrure, n'utilise pas de cosmétiques testés sur des animaux, il ne va pas non plus au zoo ou au cirque voir des spectacles avec des animaux.

Pythagore est le premier à avoir défini le régime végétarien comme on le connaît. Toile de Pierre Paul Rubens. © Pierre Paul Rubens, Wikimedia Commons, Domaine Public

Différentes façons d’être végétarien

Il existe plusieurs variantes dans le végétarisme :

  • les ovo-lacto-végétariens ne mangent pas de viande mais consomment des œufs, du lait, des produits laitiers ; c'est la forme de végétarisme la plus courante en Europe,
  • les ovo-végétariens mangent des œufs mais pas de produits laitiers,
  • les lacto-végétariens consomment des produits laitiers mais pas d'œufs,
  • les pesco-végétariens acceptent de manger du poisson.

 

Auteure : Marie-Céline Ray, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/nutrition-vegetarien-vegetalien-

vegan-differences-8344/

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mardi 19 mars 2019

Les insectes pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d’ici 100 ans !

 

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Qu'ils volent ou qu'ils rampent, les insectes ne sont pas de ceux dont nous aimons à nous émouvoir. Pourtant, de leur survie dépend aussi celle de nombreux écosystèmes. Et aujourd'hui, les chercheurs sont inquiets. Selon eux, les insectes pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d'ici 100 ans.

« Cela se passe à une vitesse incroyable. Dans 100 ans, tous les insectes pourraient avoir disparu de la surface de notre planète, s'inquiète Francisco Sanchez-Bayo, biologiste à l'université de Sydney (Australie). Si ce déclin ne peut pas être enrayé, cela aura des conséquences catastrophiques pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l'humanité. »

Car les insectes, s'ils ont toujours un peu mauvaise presse, apparaissent pourtant indispensables à la pollinisation des plantes. Ils savent aussi recycler les nutriments. Et ils servent de nourriture de base à un certain nombre d'autres animaux comme les oiseaux, les reptiles, les amphibiens ou encore les poissons.

Selon une étude, l’état de la biodiversité des insectes est « épouvantable » et leur biomasse diminue d’environ 2,5 % par an. © ROverhate, Pixabay, CC0 Creative Commons

Une destruction des habitats fatale

La plupart des travaux sur lesquels reposent ces conclusions alarmantes ont été menés en Europe ou en Amérique du Nord. Il reste donc de larges régions du globe pour lesquelles les données sont manquantes. Mais les chercheurs ne se montrent pas optimistes à cet égard. « La situation pour les invertébrés tropicaux semble encore pire. L'ampleur du déclin mondial pourrait même avoir été sous-estimée », commente Georgina Mace, chercheur au University College London(Royaume-Uni).

L'ampleur du déclin pourrait être sous-estimée.

La faute au changement climatique dont les effets sur des insectes tropicaux peu tolérants aux variations de température commencent à se faire ressentir. Pourtant selon le rapport, le réchauffement climatique est loin de constituer la plus grande menace pour les insectes du monde. La principale cause de leur déclin reste la destruction des habitats due à l'agriculture intensive et à l'urbanisation. La pollution aux pesticides et aux engrais ainsi que les espèces invasives ou les agents pathogènes n'arrivent qu'ensuite.

Lépidoptères, hyménoptères, coléoptères sont les taxons terrestres les plus touchés. Du côté des écosystèmes humides, quatre taxons majeurs que sont les odonates, les plécoptères, les trichoptères et les éphéméroptères ont déjà perdu une proportion considérable d'espèces. Et même si des espèces plus généralistes et plus tolérantes aux changements investissent déjà les niches laissées vacantes, la situation est préoccupante. Face à un taux de mortalité huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux ou des reptiles, les chercheurs appellent notamment à repenser les pratiques agricoles actuelles.

  • Plus de 40 % des espèces d’insectes seraient menacées d’extinction dans les prochaines décennies.
  • La perte des habitats due à l’agriculture intensive est le principal facteur de déclin.
  • Les polluants agrochimiques, les espèces envahissantes et le changement climatique n’apparaissent que comme des causes secondaires.
Les populations d’insectes se sont effondrées en trois décennies

Des données avaient déjà attiré l'attention sur le déclin inquiétant du nombre d'abeilles ou de papillons. Aujourd'hui, des chercheurs allemands publient des chiffres encore un peu plus alarmants. Le déclin atteindrait 75 % et semble se généraliser à l'ensemble des populations d'insectes volants. 

L'avez-vous remarqué ? Nous passons de moins en moins de temps à nettoyer nos pare-brise des insectes volants morts qui s'y sont écrasés. Une étude menée par des chercheurs de la Krefeld Entomological Society (Allemagne) suggère aujourd'hui que c'est tout simplement parce que le nombre d'insectes volants a dramatiquement diminué ces dernières années.

Selon des relevés réalisés dans 63 réserves naturelles situées en Allemagne de l'ouest et du nord, entre Bonn et Cologne et jusqu'au sud de Berlin, la quantité d'insectes volants (en nombre d'individus) aurait ainsi chuté, au cours de ces 27 dernières années, de pas moins de 76 %. Avec un pic durant la saison estivale à moins 82 % !

Pour compter les insectes, les entomologistes allemands ont utilisé des pièges Malaise comme celui-ci, installé en forêt en Guyane. © G. Lamarre, Q. Molto, P. Fine et C. Baraloto, Wikipedia, CC by 3.0

Un déclin encore inexpliqué

Les insectes n'ont pas toujours bonne presse auprès du public, mais pourtant une perte, tant en diversité qu'en nombre d'individus, peut provoquer des effets en cascades sur la chaîne alimentaire. Et mettre ainsi en péril tout un écosystème. D'où l'intérêt que les chercheurs portent à la question.

Y répondre n'est pas simple. Le déclin observé par les entomologistes allemands reste à ce jour inexpliqué. Leurs tentatives de le corréler à des changements de conditions météorologiques, de paysages ou de couverture végétale semblent avoir échoué. Ils ne peuvent qu'imaginer -- sans preuve formelle pour l'heure -- que la proximité de terres cultivées en agriculture intensive et l'utilisation de pesticides dans les champs voisins pourraient avoir joué un rôle.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/insectes-insectes-pourraient-avoir-disparu-surface-terre-ici-100-ans-68949/

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samedi 16 mars 2019

Noix de cajou

 

La noix de cajou est le fruit de l'anacardier (Anacardium occidentale), un arbre tropical atteignant 6 à 15 m de haut et à la cime évasée.

Attention : il n'a rien à voir avec l'acajou, arbre également tropical dont le bois rougeâtre est très recherché.

Histoire et origine de la noix de cajou

Le terme « cajou » vient du mot aca-iu des tribus guaranis du nord-est du Brésil.

Le fruit est un akène oléagineux, c'est-à-dire un fruit riche en lipides, dur et qui ne s'ouvre pas spontanément à maturité (comme les pistaches).

On consomme l'amande, protégée dans une enveloppe coriace, grillée et salée.

Propriétés et bienfaits de la noix de cajou

La noix de cajou cumule les vertus santé :

  • Action hypocholestérolémiante : une portion de 35 g de noix de cajou apporte 16,1 g de lipides, dont 9,5 g de mono-insaturés. Selon une étude, ces acides gras provoquent une diminution du cholestérol total et du LDL (le « mauvais » cholestérol qui se dépose), sans réduire le HDL (« bon » cholestérol circulant).

  • Apport de minéraux : la noix de cajou est une bonne source de minéraux. Une portion de 100 g apporte 50 % des apports journaliers recommandés (AJR) en magnésium, 50 % des AJR en phosphore, 10 % des AJR en cuivre... Ces minéraux interviennent dans l'influx nerveux, le métabolisme des graisses et la synthèse de l'hémoglobine.

La capacité antioxydante de la noix de cajou a été constatée in vitro mais reste très modérée (bien plus faible que la noix par exemple).

Cette résistance au stress oxydatif est essentiellement due à la vitamine E qui se trouve sous forme de gamma-tocophérol.

 

Auteur : Antoine Besse, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/nutrition-noix-cajou-16440/

 

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lundi 11 mars 2019

Lady Gaga, Bradley Cooper - Shallow

  

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Lady Gaga, Bradley Cooper - Shallow

(From A Star Is Born/Live From The Oscars)

Sourcehttps://youtu.be/JPJjwHAIny4

Signature - Evy bleugif

 

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samedi 9 mars 2019

Les secrets du bâillement

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Nous bâillons 250 000 fois au cours d’une vie! Mais d'où vient ce comportement irrépressible?

Voilà un sujet que nous avons tous expérimenté: nous bâillons 250 000 fois au cours d’une vie, et pourtant nous ignorons encore tant de choses sur le sujet! Bâillement au réveil ou à l’approche du sommeil, quand nous avons faim ou au contraire trop mangé, quand nous nous ennuyons… et aussi, curieusement, pour apaiser un stress.

Cela explique pourquoi les sportifs et les comédiens baillent avant une performance. 

Le sujet passionne depuis des années le D
Olivier Walusinski, un des rares spécialistes de la question à laquelle il consacre d’ailleurs un site internet qui présente ses recherches à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, à Paris, fondation spécialisée en neurosciences. 

"Ce phénomène physiologique se décline invariablement en trois phases: d’abord une inspiration ample, suivie d’un point d’orgue avec un bref arrêt du flux ventilatoire, puis d’une expiration passive associée une fois sur dix à des étirements musculaires généralisés", observe-t-il. 

• Pourquoi bâillons-nous? 

Les hypothèses ne manquent pas. Pour Hippocrate, l’objectif était de permettre aux gaz et à la fièvre de s’échapper "comme une fumée". Idée non validée. Au XVIIIsiècle, le médecin hollandais Johannes de Gorter (1689-1762) imaginait que le processus activait la circulation du sang afin d’éviter ce qu’il nommait "l’anémie cérébrale", une croyance perdurant d’ailleurs avec l’idée commune que le bâillement oxygénerait le cerveau. 

La science infirme: mesures des gaz du sang à l’appui, les chercheurs constatent au contraire une diminution de la saturation de l’oxygène sanguin au plus fort du bâillement. 

Olivier Walusinski explique qu’il vient en fait essentiellement contrebalancer un stress et stimuler la vigilance quand l’organisme en a besoin. Il précise: "Contrairement à ce que nous imaginons, le bâillement n’accompagne pas le sommeil, mais lutte contre." 

Pour s’en assurer, il faudrait démontrer que le bâillement diminue les substances qui donnent sommeil (Tnf alpha, adénosine, prolactine, interleukine) donc mesurer les neuromédiateurs dans le liquide céphalorachidien, mesures qu’aucun chercheur n’a encore engagées. 

• Bâiller, un phénomène contagieux?

À l’encontre de ce que l’on imagine, le comportement mimétique face au bâillement n’est pas automatique. "C’est une forme d’empathie émotionnelle involontaire fréquente, mais la contagion opère seulement si la personne est attentive à ce qui se passe autour d’elle", souligne le médecin. 

Nous savons désormais que le phénomène qui se déclenche au niveau de l’hypothalamus, à la base du cerveau, est favorisé par la sécrétion de l’ocytocine, cette hormone clé de la lactation et de la reconnaissance des visages mais aussi de l’attachement... 

Y a-t-il un lien? Un thème de recherche de plus à approfondir. 

• Bâiller peut-il devenir une maladie?

Il existe effectivement des pathologies du bâillement. Une femme hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière (Paris) du temps du professeur Charcot, un "cas" comme disent les médecins, bâillait huit fois par minute, soit 480 fois de l’heure. À l’époque, le diagnostic d’hystérie avait été évoqué, à tort. 

"Quand le bâillement devient excessif et se répète à l’envi, il peut signaler une dette de sommeil, voire un syndrome d’apnée du sommeil", indique le spécialiste. 

"Le bâillement peut aussi accompagner une migraine, un AVC, une hypertension intracrânienne, parfois une tumeur au cerveau. Si vous bâillez des dizaines, voire des centaines de fois par jour et que d’autres signes accompagnent vos bâillements, tels des maux de tête ou un engourdissement du visage, mieux vaut le signaler à votre médecin." 

L’explication la plus fréquente reste cependant la prise de médicaments, notamment d’antidépresseurs qui augmentent l’activité de la sérotonine. 

• Pourquoi bâiller est agréable? 

Si un bâillement trop ample déclenche exceptionnellement une luxation de la mâchoire - ne disons-nous pas "bâiller à s’en décrocher la mâchoire"? -, il apporte surtout un soulagement en débouchant les oreilles soumises à une pression, lors de l’atterrissage d’un avion par exemple. 

Mieux: un bâillement complet provoque une sensation de plaisir, en particulier quand il s’associe à un étirement musculaire généralisé allant des muscles respiratoires (diaphragme, inter-costaux...) à ceux de la face et du cou. En donnant une perception globale de notre corps suivie d’une sensation de relâchement, il induit un bien-être. 

Un petit plaisir facile à s’offrir, il suffit de ne pas lutter contre, d’autant que si le bâillement peut être minimisé, impossible de le réprimer complètement. Autant y aller franchement! 

• Les chiens, les chats et les hippopotames aussi… 

Le saviez-vous? 

Parmi les animaux, seuls les vertébrés sont capables de bâiller, les requins, les reptiles, les perroquets, les fauves, les chiens, les chats et, sans qu’on sache l’expliquer, les carnivores plus que les herbivores. 

Les singes macaques dominants et les hippopotames au taux de testostérone le plus élevé s’y exercent avant l’accouplement, comme si le fait d’exposer de puissantes canines impressionnait les concurrents potentiels et permettait d’acheter son statut social. 

Pour le chien, c’est une façon de s’apaiser face à un stress. Curieusement, certains canins ayant partagé longtemps la vie d’un maître empathique bâillent après lui, mais entre chiens, plus de contagion mimétique! *

Auteure : Rica Étienne

Source : https://www.notretemps.com/sante/actualites-sante/secrets-baillement,

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vendredi 8 mars 2019

À quand les livres remboursés par la Sécurité sociale ?

 

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On soigne par les livres depuis au moins aussi longtemps qu’on soigne par les plantes. Innombrables, en effet, sont les cas de guérison par la lecture. Ainsi John Stuart Mill, que la lecture du Prélude de William Wordsworth sauva de la plus noire des dépressions. Montaigne, lui, voyait dans le compagnonnage des livres le seul à résister à l’usure du temps. Un article de 2016, paru dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, retrace la généalogie de la « bibliothérapie » et semble en consacrer le caractère scientifique. Mais est-ce vraiment servir la cause des livres que de les assimiler à une médecine douce ?

Brève histoire de la clinique littéraire

Création anglo-saxonne, le terme de « bibliothérapie » apparaît en 1916, dans un article de l’Atlantic Monthly, que signe le pasteur Samuel McChord Crothers. D’une plume ironique, il dialogue avec Bagster, ecclésiastique fictif qui a converti sa sacristie en « Institut de Bibliothérapie » pour hommes d’affaires fatigués, auxquels il dispense des ordonnances exclusivement littéraires.

Tel ouvrage s’administrerait comme un cataplasme à la moutarde, tel autre comme un sirop apaisant. Crothers y fait la satire des thérapies alternatives – homéopathie, naturopathie – récemment apparues sur le marché. Mais on ne rit plus quand la « clinique littéraire » trouve un début de traduction concrète grâce aux efforts déployés par Sadie Peterson Delaney (1889-1958). Formée à Harlem, puis devenue bibliothécaire en chef d’un hôpital de l’Alabama spécialisé dans la prise en charge des anciens combattants afro-américains, elle se penche sur les aptitudes du livre à soulager certains traumas.

Sadie Peterson Delaney. History Makers/Facebook

En Angleterre à la même époque, l’Armée britannique mandate un universitaire d’Oxford, H.F. Brett-Smith, exempté de service militaire pour raisons médicales, pour constituer un « Fever-Chart » (relevé ou feuille de température) destiné à évaluer les lectures les plus « salubres » pour les blessés de la Grande Guerre. Sans surprise, c’est Jane Austen qui arrive en tête. Lors du deuxième conflit mondial, c’est vers le romancier Anthony Trollope que les Londoniens se tourneront en masse pour y puiser de quoi conforter leur résilience. Il serait donc avéré que Les livres prennent soin de vous, pour le dire avec la romancière Régine Detambel, kinésithérapeute de formation, ou que Lire, c’est guérir (Marc-Alain Ouaknin).

La bibliothérapie expliquée aux enfants

C’est en 1946 que la bibliothérapie est utilisée pour la première fois sur un public d’enfants « à problèmes », en particulier relationnels. Le gros des recherches actuelles, pour lequel on manque encore de recul, porte, de fait, sur l’impact prêté à la thérapie par le livre en milieu scolaire. Réputés plus réceptifs que les adultes à la métaphore et au récit, aux histoires racontées avant d’affronter les craintes liées à la nuit, les enfants constituent un public de choix pour mettre à l’épreuve une thérapie conçue comme non invasive, et reposant sur trois piliers fondamentaux.

L’identification, d’abord : c’est le stade où l’enfant s’identifie à un personnage de roman, chez qui il retrouve ses propres problèmes personnels et découvre qu’il n’est pas seul dans ce cas. La deuxième étape est la catharsis, purge émotionnelle théorisée en son temps par Aristote à propos du théâtre. L’Insight, ou compréhension intuitive en profondeur, parachève le processus.

Image extraite de L’Histoire universelle des théâtres de toutes les nations, depuis Thespis jusqu’à nos jours (1779). Flickr

Parmi les bénéfices attendus de la démarche, figurent : l’assurance qu’il existe des solutions alternatives, la résilience renforcée au sein d’un groupe, le fait de renouer avec des facultés d’empathie atrophiées. Se posent cependant des questions de méthode. Le livre se suffit-il à lui-même, ou bien faut-il l’intervention d’un enseignant et/ou d’un thérapeute spécialisé, avec exercices prescrits et objectifs comportementaux à la clef ? Le choix des livres, enfin, est crucial. Le livre retenu doit-il être pris dans le champ de la littérature existante. Ou convient-il de créer un livre ad hoc, de façon à répondre à des besoins spécifiques ? Dans le domaine de la lecture pour la jeunesse, on pense à la série The Berenstain Bears, apparue en 1962, qui cible à chaque nouvelle parution un nouveau « problème » (obésité, visite chez le dentiste, racket à l’école…).

Les ours Berenstain ont une solution pour chaque difficulté de la vie quotidienne. Amazon

Quand la littérature se rebiffe

L’effet bien réel, sur la vie des patients, des healing stories (récits guérisseurs, et de guérison) est une chose. Une autre est l’instrumentalisation de la littérature à des fins de thérapie généralisée. Certes, Marcel Proust est l’un des premiers écrivains à évoquer, à propos de cet « acte psychologique original appelé lecture », « certains cas pathologiques pour ainsi dire, de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée, par des incitations répétées, de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l’esprit ». Certes encore, l’ouvrage récent d’Alexandre Gefen, Réparer le monde La littérature française face au XXIe siècle (Corti, 2017), identifie un tournant thérapeutique dans la jeune littérature française, qui semble délaisser les préoccupations formelles au profit d’engagements proches de l’éthique de la sollicitude, du Care, chère aux universitaires américains.

Jean Baptiste Camille Corot, Liseuse couronnée de fleurs, ou La Muse de Virgile (1845).Wikipédia

 

Mais on peut ne pas vouloir cautionner les lectures prescrites, délivrées sur ordonnance. C’est ce que Marielle Macé fait avec panache. Nulle direction de lecture, chez elle, mais telle ou telle conduite de vie, à puiser à même les livres et à accorder à son être profond. Et l’auteur de Façons de lire, manières d’être(Gallimard, 2011) de plaider pour une conception tout autant existentielle que stylistique de la lecture. Lire, c’est se trouver « puissamment attiré par des possibilités d’être et des promesses d’existence » offertes par les textes.

Le poème « Dans le style des hirondelles », de Francis Ponge, illustre à merveille son propos. Sur la page, l’oiseau « signe » son vol heurté, enjoignant le lecteur à comprendre autant que faire se peut la « forme » prise par sa trajectoire de vie. Dans le « style » en question Marielle Macé reconnaît en outre la marque que son père boulanger laissait dans le pain avant de l’enfourner. Voilà, conclut-elle, ce qui anime la vie intérieure d’un lecteur : chaque forme littéraire se présente à lui comme une « puissance » qui tire en lui « des fils et des possibilités d’être ». En suivant un auteur, comme le préconisait Proust, on suit une phrase, bien sûr, mais on suit aussi des promesses d’existence, des manières de conduire sa vie – des phrasés, en somme, que nous restons libres de reprendre ou non à notre compte…

Auteur

Professeur de littérature anglaise, École normale supérieure (ENS)

Source : 

https://theconversation.com/a-quand-les-livres-rembourses-par-la-securite-sociale

 

Signature - Evy bleugif

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ». 

 

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jeudi 7 mars 2019

La lavande, "or bleu" de Provence, connaît un essor spectaculaire mais fragile

 

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https://cache-graphicslib.viator.com/

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La lavande, qui fait la fierté de la Provence, connaît depuis de longues années une croissance colossale, mais ses champs et par ricochet son essor, sont fragilisés par une bactérie.

En France, la culture de la lavande "a connu une augmentation des surfaces de 47% en dix ans", souligne Philippe Roux, directeur régional du Gnis (interprofession des semences) Sud-Est, présent au 56e Salon de l'agriculture.

Conséquence, une forte augmentation du cours mondial, "principalement du fait de la demande de cosmétiques et de produits naturels au détriment des huiles de synthèse", ajoute M. Roux, qui évoque également l'utilisation de la lavande dans... la protection des plantes.

Car les bienfaits de la lavande sont multiples, selon Céline Weber, responsable tourisme et pédagogie au Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales et aromatiques (CNPMAI).

"C'est une plante qu'on utilise depuis la nuit des temps. Les Romains s'en servaient pour parfumer les thermes et le linge", dit Mme Weber qui n'a de cesse de détailler les usages de cette belle des champs, de l'Antiquité, donc, au XXe siècle, avec le développement de l'aromathérapie, en passant par son usage contre la peste au Moyen-Age.

Placée sous l'oreiller pour favoriser le sommeil grâce à ses propriétés relaxantes, utilisée dans la lutte contre les poux, ou comme répulsif contre les mites, la lavande est la plante miracle, à en croire Mme Weber.

Elle a même la propriété de soutenir le tourisme de masse, indique dans un sourire M. Roux qui rappelle que de nombreux Chinois "viennent se marier dans les champs de lavande, tout ça à cause d'un feuilleton très populaire" en Chine, mettant en scène une histoire d'amour dans des champs de lavande.

- De nouveaux bassins de production -

La demande très forte a même donné lieu à l'émergence de nouveaux bassins de production, dans le Sud-Ouest, principalement dans le Quercy, et jusqu'en région parisienne.

Cependant les surfaces n'y excèdent pas quelques hectares et la majeure partie des cultures restent concentrées dans le Sud-est, en premier lieu sur le plateau de Valensole, dans les Alpes de Haute-Provence, et dans les départements voisins de la Drôme, du Vaucluse et de l'Ardèche, principalement.

En tout, ce sont 25.000 hectares de lavande "vraie" et de lavandin (variété hybride de lavande "vraie" et de lavande aspic, plus productive et résistante aux maladies) qui font vivre 2.000 producteurs.

"Malheureusement, il y a de petits insectes qui lui veulent du mal", ajoute Philippe Roux.

En cause : de petites mouches aux yeux rouges, appelées cicadelles, qui transmettent une bactérie qui empêche la sève de monter dans la plante.

"Depuis le début des années 2000, le dépérissement limite l'expansion et la longévité des cultures", déplore M. Roux.

Les planteurs demandent donc des plants sains: "La filière a mis en place une certification pour garantir la qualité des plants sains", afin de maintenir la culture qui représente, outre ses paysans, quelque 20.000 emplois induits, indique M. Roux.

Il y a désormais un à deux ans d'attente pour avoir des plants, ce qui limite l'expansion des cultures en France.

Outre les plants sains, "il y a également des techniques de lutte avec des produits à base d'argile", indique Odile Tassi, qui cultive une quinzaine d'hectares en Drôme provençale.

Malheureusement, souligne Mme Tassi, cela n'a pas empêché la France de perdre il y a quelques années son statut de premier producteur mondial, au profit de la Bulgarie.  

Auteure : AFP

Source : https://www.notretemps.com/accueil/la-lavande-or-bleu-de-provence-afp-201902,

Evy - signature animée Titi

 

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dimanche 24 février 2019

5 idées fausses sur les chats

 

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Les croyances sur les chats ont la vie dure. Entre les pouvoirs qui leurs sont prêtés et l'interprétation de leurs manies, il y a parfois un fossé avec la réalité.

1) Ils retombent sur leurs pattes? Oui mais dans quel état?

Un chat est souple, mais il y a des limites! La chute d’un balcon reste une cause fréquente de fracture et de décès. Même s’il a le réflexe de relever bien haut la tête lorsqu’il est en chute libre (de sorte que son corps suive le mouvement et que ses pattes se placent en position de réception), ce n’est pas toujours efficace: cela dépend de la hauteur de sa chute et de la dureté du sol. Voilà pourquoi un balcon accueillant un chat devrait être équipé de filets de sécurité indéchirables (vendus en animalerie). 

2) Il vous rapporte une proie. Il vous juge… incompétent

Aux dires de certains, l’offrande signifierait qu’il vous considère comme sa mère. S’il est vrai que le chat n’a ce comportement qu’avec un individu proche et qu’il affectionne, il agit de la sorte quand il considère que vous n’êtes pas capable de chasser et, donc, qu’il faut tout vous apprendre! Autrement dit, il ne vous considère pas comme sa mère, mais plutôt comme un chaton incompétent qu’il faut éduquer! 

3) Les chats noirs portent malheur à eux-mêmes

La peur des chats noirs vient du Moyen Âge. Ils étaient alors assimilés au diable, accusés de déchaîner les éléments naturels et, donc, pourchassés comme les sorcières. Aucune étude n’a montré qu’ils portent malheur (et pour cause, il n’y a pas de raison), hélas cette superstition amenuise leurs chances d’adoption lorsqu’ils se trouvent en refuge et, cela, c’est prouvé. En outre, un chat noir encourt davantage le risque d’être percuté par une voiture la nuit, faute de visibilité. 

4) Les chats blancs sont sourds… seulement s’ils ont les yeux bleus

Tous les chats blancs ne sont pas sourds. Seuls 50% des chats blancs de la tête à la queue avec les deux yeux bleus sont concernés. Cette particularité vient du fait qu’ils ont hérité d’une mutation de leur gène responsable de la couleur blanche. Or, ce gène muté peut induire la mort des cellules de l’oreille et une surdité précoce. Le principal risque pour un chat sourd étant de se faire écraser, il est préférable de le garder chez soi. 

5) Il ronronne, donc il nage dans le bonheur…

Le ronronnement est une vibration du larynx correspondant à un mouvement volontaire. C’est le chat qui décide de ronronner. Le chaton le fait pour exprimer sa dépendance vis-à-vis de sa mère, puis, plus tard, vis-à-vis d’un proche avec lequel il se sent bien: il ronronne donc, en effet, lorsqu’il est heureux. Mais pas seulement. Ce faisant, il synthétise des molécules proches de la morphine, euphorisantes et antalgiques: il ronronne donc aussi lorsqu’il est malade, blessé ou lors de la mise à bas.   

Auteure : Nathalie Szapiro-Manoukian 

Source : https://www.notretemps.com/famille/actualites-famille/5-idees-fausses-chats,

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vendredi 22 février 2019

Pourquoi la fonte du glacier Thwaites inquiète les scientifiques

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"C'est une catastrophe ce qu'il se passe en Antarctique ouest" :

pourquoi la fonte du glacier Thwaites inquiète les scientifiques.

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A terme, toute la question est de savoir quand ce glacier géant va disparaître et entraîner une réaction en chaîne qui fera monter le niveau de la mer de plusieurs mètres.

Un compte à rebours a débuté en Antarctique ouest. Et pour les scientifiques, l'issue ne fait plus aucun doute : cette partie du continent blanc est vouée à disparaître dans les années à venir.

Le glacier Thwaites, l'un des géants de la zone de la mer d'Amundsen qui fait 120 kilomètres de large, 600 de long et atteint 3 km de profondeur par endroits, est de plus en plus instable. "Il fait à peu près la taille de la Floride", résume à franceinfo Jérémie Mouginot, chercheur au CNRS à l'Institut des géosciences de l'environnement à Grenoble. Un "monstre" responsable, chaque année, de 4% de la montée du niveau de la mer dans le monde, estime un communiqué de la Nasa (en anglais).

"Ce glacier se retire d'à peu près un demi-kilomètre par an, depuis une bonne vingtaine d'années", précise Eric Rignot, professeur en sciences de la Terre à l'université de Californie à Irvine, chercheur au Jet Propulsion Laboratory, et coauteur d'une étude (en anglais) publiée le 30 janvier.  

Le niveau des mers pourrait monter de trois mètres

Le réchauffement climatique joue un rôle avéré dans cette fonte du glacier Thwaites. Sous l'effet des eaux profondes qui se réchauffent, la ligne d'échouage recule. "C'est l'endroit où le glacier est en contact avec le sol", explique Jérémie Mouginot, qui fait partie du panel de scientifiques responsables de l'étude. "Et quand on transforme de la glace posée en de la glace flottante, on la rend plus instable", observe Emmanuel Le Meur, maître de conférences à l'université Grenoble-Alpes.

Ces mouvements de glace font craindre un "scénario catastrophe", reconnaît Eric Rignot. A force de reculer, cette ligne d'échouage entraînerait le détachement du glacier et sonnerait le début d'une réaction en chaîne : "Thwaites et le glacier voisin, Pine Island, vont entraîner le reste de l'Antarctique occidental".

L'Antarctique occidental est condamné, à long terme, à disparaître.

Cette disparition causerait une hausse du niveau de la mer de plus de trois mètres, ce qui aurait des conséquences sur tous les littoraux du globe. "Ce n'est pas la peine d'être scientifique pour s'en rendre compte", ajoute Emmanuel Le Meur. Pour les trois chercheurs, le processus enclenché est irréversible. 

"On va dans le mur, mais à quelle vitesse ?"

Observateur privilégié de ce glacier depuis trois décennies, Eric Rignot a conscience que "c'est impossible à arrêter". Mais il pense que l'être humain peut encore influer sur la fonte de ces glaces. "Si on arrive à revenir à une période un petit peu plus froide par exemple, il est tout à fait concevable que le glacier continue à se retirer mais de manière très, très lente", dit-il. Pour cela, il faudrait considérablement réduire les émissions de gaz à effet de serre, "c'est-à-dire avoir des économies, des modes de vie de moins en moins tributaires de ces énergies fossiles que sont le pétrole et le charbon", avance Emmanuel Le Meur. 

"J'ai toujours en tête cette phrase du spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici, conclut-il. 'Le problème, ce n'est pas le fait qu'on aille dans le mur ou pas. On va dans le mur ! Le problème, c'est à quelle vitesse on y va, à 50 km/h ou à 5 km/h ?'"  


Auteur : Benoît Jourdain France Télévisions

Source : https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/

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