mercredi 9 janvier 2019

L'ormeau sauvage, un mets d'exception pour les tables de fête

 

Les ormeaux pêchés doivent être d'au moins 9 cm de diamètre, taille minimum autorisée / © AFP - F. Tanneau

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Dans leur combinaison de plongée, capuche encore sur la tête, les deux pêcheurs débarquent le produit de leur exploration sous-marine sur la plage de Roc'h Hir, à Loguivy-de-la-mer (Côtes d'Armor) : des ormeaux, un mollusque rare, très prisé des gourmets sur les tables de fin d'année.


"Aujourd'hui, c'est une bonne pêche, on a ramené 60 kg", se réjouit Michael Villars, 30 ans, en présentant ces gastéropodes marins ("haliotis tuberculata" de leur nom scientifique) dans leur coquille ovale. D'au moins 9 cm de diamètre, taille minimum autorisée, tous sont munis de leur bague orange. 

Avec son collègue Emmanuel Urvoy, ils vont chaque jour traquer leurs proies accrochées aux rochers, en baie de Paimpol, jusqu'à une dizaine de mètres de profondeur. "On fait trois bouteilles (de plongée) chacun" par sortie, soit environ trois heures trente sous l'eau, précise-t-il. 

"L'ormeau est un brouteur, il a besoin d'algues. En dessous de dix mètres, il n'y a plus d'algues. Donc, il ne descend pas davantage", explique Emmanuel Urvoy. 

Une pêche très règlementée

Depuis 1996, cette pêche, localisée essentiellement sur les côtes nord de la Bretagne, est strictement réglementée, y compris pour les amateurs, et se pratique exclusivement en plongée pour les professionnels. On accorde des licences chaque année par navire et par zone pour s'adapter au mieux à la ressource", avec des quotas maximum par bateau, explique Julien Dubreuil, du comité régional des pêches de Bretagne. En 2018, seules 24 licences ont été délivrées pour un tonnage maximum autorisé de 60 tonnes sur l'ensemble de la saison. 

"C'est une pêche qui reste sportive et se pratique de la mi-septembre à la mi-juin pour permettre la reproduction en été", souligne-t-il. 

Un mets unique. 

Ce qu'apprécient les amateurs dans l'ormeau, c'est sa chair blanche, en fait son muscle, riche en protéines, dont la forme est comparable à un petit steak reposant dans sa coquille nacrée. S'il fait le régal des gastronomes, son principal ennemi est son prix: aux Viviers de Saint-Marc, à Tréveneuc (Côtes d'Armor), approvisionnés directement par des pêcheurs, il se vend à 39,90 euros le kilo en cette fin d'année.

        Énormément de demandes.

        L'ormeau d'élevage est encore plus cher. Vendu sans restriction de taille, donc plus petit, il a, par        définition, nécessité de lourds investissements pour arriver à maturité: 69,90 euros le kilo en promotion dans une grande surface en Bretagne pour les fêtes de fin d'année! Mais les prix s'enflamment aussi pour l'ormeau sauvage.

"Il y a énormément de demandes et peu d'offres", constate Raphaël Lhotellier, l'un des dirigeants des Viviers.

"On est à 45/50 euros à l'arrivée chez les grossistes". Même si ça reste encore marginal, l'ormeau breton s'exporte parfois, en particulier vers l'Asie, Japon et Chine en tête. "Nous avons un client chinois. Il fait de l'ormeau du monde entier et il voulait à sa carte de l'ormeau français", explique Raphaël Lhotellier. Les premières expéditions ont rencontré quelques difficultés mais "on a trouvé un moyen d'optimiser ces envois" qui ne supportent pas d'à peu près, dit-il. "On met quasiment 48 heures entre les Viviers et Hong Kong", explique le professionnel, ce qui nécessite de sélectionner les ormeaux les plus "dynamiques".

Quant aux restaurateurs, "nos plus fidèles abonnés savent très bien qu'il ne faut pas mettre d'ormeaux à leur carte en septembre/octobre ni en fin de printemps (...) C'est un produit très sensible", assure Raphaël Lhotellier. Contrairement à la fin de l'année, au début de l'automne, "il n'a pas encore eu le temps de se reconstituer en graisse. C'est un peu comme une côte de boeuf sans graisse, il manque quelque chose...", confie Raphaël Lhotellier qui compte parmi ses clients de grandes tables étoilées.

Méconnu du grand public, l'ormeau nécessite parfois d'être attendri avant sa consommation. Julien Dubreuil le recommande "à la poêle, découpés en dés et en persillade", après l'avoir attendri en le laissant reposer dans l'eau de mer au réfrigérateur pendant trois jours.

Auteur : AFP - diffusé par France info - FR3 Bretagne

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/lannion/ormeau-sauvage-mets-exception-tables-fete-1597311.html

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« J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

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mercredi 26 décembre 2018

5 recettes de tisane à boire après les fêtes

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De la coriandre pour une tisane détox

Foie gras, farce, bûche de Noël… Les repas de fête sont délicieux, mais on se rend rapidement compte qu’ils étaient bien (trop) copieux. Faites une cure détox pour éviter les lendemains qui déchantent ! Pensez, par exemple, à la tisane de coriandre : en plus de ses propriétés diurétiques, elle soulage les maux de ventre et combat les nausées. Pour la préparer, laissez infuser 10 minutes 1 cuillère à soupe de graines de coriandre dans 1/2 litre d’eau bouillante. Filtrez et laissez tiédir avant de boire !

Une tisane citron-gingembre, l’alliée des lendemains de fête

Le citron a un effet bénéfique sur les reins, le foie, le pancréas : il est souvent utilisé pour faciliter la digestion et éliminer les toxines après les fêtes. Le gingembre est également intéressant en cas d’excès alimentaire… Pour votre tisane, râpez 1 à 2 cm de gingembre frais dans votre théière. Ajoutez le jus d’un citron vert puis 75 cl d’eau bouillante. Patientez 5 minutes puis sucrez avec 2 cuillerées de miel.

La tisane d’artichaut, l’allié du foie

Les feuilles de l’artichaut poussant directement sur sa tige (bref, celles qu’on ne mange pas) sont riches en actifs bons pour le foie. Pour cette tisane, il suffit de laisser infuser une quinzaine de minutes 10 g de feuilles d’artichaut fraîches dans une tasse à thé d’eau bouillante. Filtrez et buvez. On vous prévient, c’est un peu amer. Conseil : évitez ce genre de tisane si vous avez des calculs biliaires ou une allergie aux astéracées (ex : pissenlit).

L’estragon, bon pour la digestion et le stress

Une tisane d’estragon est aussi envisageable pour retrouver votre sérénité après des fêtes mouvementées. Elle est simple à préparer : faites chauffer 20 cl d’eau chaude puis ajoutez 1 cuillère à café de feuilles sèches. Laissez infuser 5 min hors du feu avant de filtrer.

Le chardon-marie : des bienfaits reconnus

Même l’OMS reconnaît les effets bénéfiques du chardon-marie sur le foie ! Pour votre tisane, versez 40 g de chardon-marie dans 1,5 litre d’eau bouillante. Laissez infuser 10 minutes avant de filtrer. Vous pouvez ajouter un peu de miel si vous le souhaitez. À noter : prenez d’abord un avis médical si vous avez un traitement contre le diabète ou une allergie aux astéracées.

Auteure : rédaction Femme actuelle Senior

Source : https://www.serengo.net/check-up/5-recettes-de-tisane-a-boire-apres-les-fetes/

Evy - signature animée Titi

 

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dimanche 23 décembre 2018

Le gâteau breton n'aura plus de secret pour vous.

Le gâteau breton, une spécialité qui vient de Lorient / © S.Salliou

Le gâteau breton, une spécialité qui vient de Lorient / © S.Salliou

C’est un gâteau qui ressemble à un gros biscuit, épais et friable et qui doit obligatoirement être fait avec du beurre salé. Le gâteau breton est surtout connu dans le sud de la Bretagne. Il est né à Port-Louis, près de Lorient où sont basés quelques spécialistes.

Les ingrédients du gâteau breton sont basiques. De la farine, du sucre, des jaunes d'œufs. Et du beurre demi-sel.

Bernard Aunier tient sa recette de son grand père. Mais il lui a fallu 10 ans pour la mettre au point. Son grand-père n’avait pas tout écrit et a emporté quelques secrets avec lui. Le temps de repos de la pâte par exemple. Elle doit reposer entre 3 et 4 heures, et une nuit entière, c’est encore mieux.

Le grand-père de Bernard avait quand même indiqué, « malaxer rapidement la pâte du bout des doigts » et à entendre Bernard, le secret est là.

Une fois la pâte reposée, Bernard enduit le dessus du gâteau, d’un jaune d’œuf et dessine des stries en losanges. Car quand il sera cuit, il sera découpé en losanges. C’est la tradition, selon Bernard. Auparavant, le gâteau breton était cuit au feu de bois et les bords étaient souvent un peu brûlés, les losanges à l’intérieur étaient alors réservés aux invités.
 

L’origine du gâteau breton


Le premier gâteau breton est apparu à la fin du 19è siècle, du côté de Lorient. Un pâtissier nommé Crucer, d'origine suisse du canton des Grisons, marié à une femme originaire de Port-Louis, aurait présenté cette spécialité lors de l'Exposition universelle de Paris de 1862, sous l’appellation de « gâteau Lorientais ». Il avait remporté le premier prix pour la catégorie « Pâtisseries sèches ». De retour à Port-Louis, ce gâteau avait rencontré un franc succès, dans les familles et auprès des marins.

Car le gâteau breton est ce que l’on appelle un gâteau de voyage. Il peut se conserver plusieurs semaines et étaient facilement embarqués sur les bateaux de pêche lors de longues marées.

Depuis, il est toujours mangé dans les familles, mais beaucoup moins qu’avant. En revanche, c’est un bon souvenir de vacances pour les touristes.
 
Vous saurez tout sur le gâteau breton
Interview - Bernard Aunier, président de la Confrérie du gâteau breton - Iffig Cochevelou,
Champion du Monde du gâteau breton en 2014.
Une confrérie du gâteau breton a vu le jour et défend le gâteau du même nom.
Elle organise depuis 2013 un concours. 

Auteure : La rédaction de France3
Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/gateau-breton-n-aura-plus-secret-vous

1) Evy - signature animée Titi

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samedi 10 novembre 2018

Alimentation mondiale : vers une énorme pénurie de fruits et légumes ?

 

 

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https://www.mamanpourlavie.com/

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Manger cinq fruits et légumes par jour, d'accord.

Encore faut-il le pouvoir.

Car d'après une nouvelle étude de l'université de Guelph au Canada, les mauvaises habitudes des consommateurs ne sont pas les seules en cause. Explications...

Alors que les fruits et légumes devraient compter pour 50 % de notre alimentation, ils ne représentent que 8,6 % des terres agricoles ! Et encore, lorsque l'on parle de légumes, il s'agit à 40 % de tubercules, comme la pomme de terre ou le manioc.

Autrement dit, encore des féculents qui viennent s'ajouter nutritionnellement parlant aux féculents déjà en surplus.

Les céréales et l’élevage massivement subventionnés

Pourquoi un tel décalage ? « Les aliments riches en carbohydrates, comme les céréales, sont relativement faciles à cultiver et nutritifs, ils ont donc été massivement encouragés pour atteindre l'indépendance alimentaire », explique Krishna Bahadur KC, l'auteur principal de l'étude. En France, un éleveur bovin touche en moyenne 46.105 euros par an et un exploitant de grandes cultures (blémaïs...) 34.872 euros de subventions, soit respectivement 39 % et 15 % de leur exercice selon les statistiques 2016 du ministère de l'Agriculture. Un maraîcher touche lui à peine 9.559 euros soit 4 % de son exercice. De plus, les céréales concentrent la plus grosse partie des recherches scientifiques et agronomiques au détriment des fruits et légumes, délaissés par les chercheurs.

Le bœuf contre la carotte

Ce désolant constat est non seulement nuisible à notre santé mais aussi à la planète, révèle également l'étude. Si la production agricole coïncidait exactement avec les recommandations nutritionnelles, on économiserait ainsi 51 millions d'hectares de terres cultivables, car les fruits et légumes nécessitent moins d'espace.

Néanmoins, il faudrait tout de même accroître la surface de terres consacrées au pâturage de 13 % pour augmenter le niveau de protéines animales.

Réorienter l’agriculture vers plus de légumes permettrait d’économiser 51 millions d’hectares de terres cultivables. © Arnaldo Adana, Unsplash

Ces recherches rejoignent les conclusions de précédentes études montrant comment un régime trop riche en protéines affecte la planète.

Mais convertir le monde entier aux poireaux et aux bananes n'est pas la solution, insistent les chercheurs. « L'élevage de bétail assure la survie de 987 millions de personnes dans le monde et beaucoup de terres utilisées par le pâturage ne sont pas susceptibles de servir à une production agricole », insistent les chercheurs.

Une autre piste consiste à améliorer les rendements grâce à la technologie, par exemple en développant les fermes verticales urbaines ou la culture hydroponique.

Pas sûr que cela soit suffisant pour doper les rendements de fruits et légumes de 8,7 % tous les ans, comme cela serait nécessaire pour atteindre les besoins nutritionnels correspondant à une population de 9,8 milliards d'habitants en 2050.

En attendant, arrêter de subventionner la betterave à sucre et le maïs permettrait peut-être de régler une partie de l'équation.

  • L’agriculture mondiale produit suffisamment de nourriture mais de façon totalement déséquilibrée.
  • Il faudrait ainsi cultiver trois fois plus de fruits et légumes qu’à l’heure actuelle pour couvrir les besoins nutritionnels de la population mondiale. 
  • Les céréales ont été historiquement avantagées car elles sont faciles à produire et nutritives.

 - oOo -

Auteure : Céline Deluzarche, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/agriculture-alimentation-mondiale-vers-enorme-penurie-fruits-legumes-73400/

 

 

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vendredi 9 novembre 2018

Quoi qu’en disent les sceptiques, manger moins de viande est une priorité climatique

Selon une étude Kantar Worldpanel, 1,9 % des ménages comportaient au moins un végétarien en 2017, contre 1,5 % en 2015. 
oOo

Nous y revoilà. Bjorn Lomborg, cet universitaire danois devenu mondialement célèbre grâce à son best-seller L’Écologiste sceptique (2004), est à nouveau monté au créneau, le 22 octobre dernier dans une tribune au New York Post, contre les excès de l’imminente dictature verte qui nous menace.

Sa nouvelle crainte : que l’on nous prive de burgers ! Oui, vous avez bien lu. Aux yeux de Lomborg, « les Nations unies vont finir par dicter aux gens ce qu’ils doivent manger ».

Anticonformisme médiatique

Provocateur bien connu à la tête du think tank « Consensus de Copenhague », Lomborg s’est d’abord fait remarquer dans les années 2000 pour une série d’attaques virulentes contre le courant dominant de l’écologisme.

Argumentant que le climat changeait, mais moins dramatiquement que beaucoup l’affirmaient, il remettait en cause l’urgence d’agir. Il avait aussi déclaré que la déforestation n’existait pas et que les extinctions d’espèces étaient largement surestimées.

Lomborg navigue entre une pensée libérale mesurée et un déni pur et simple, en détournant ou en décontextualisant les données statistiques qu’il utilise.

S’il s’attire les foudres de la plupart des scientifiques, Lomborg jouit encore malgré tout d’une large audience.

C’est la raison pour laquelle ses positions anticonformistes sur l’alimentation et le changement climatique drainent une telle attention. Cela vaut donc la peine de répondre à ses arguments. 

Climate change is both trivialized and hampered by unrealistic senses of magnitude, and by silly suggestions that your or my actions can transform the planet. https://nypost.com/2018/10/22/no-giving-up-burgers-wont-actually-save-the-planet/ 

Lui-même végétarien, pour des raisons relatives au bien-être animal, Lomborg affirme que « les articles suggèrent presque tous unanimement que devenir végétarien permettrait des réductions d’émissions de gaz à effet de serre de 50 % ou plus ». Or, selon lui, ces prévisions sont exagérées et personne n’a assez pris le temps de « creuser plus profondément » la question.

En tant que chercheurs qui analysons les impacts environnementaux, nous sommes pleinement conscients des limites que présentent les études sur « l’empreinte carbone de l’alimentation » et du danger de les prendre au pied de la lettre.

Creusons donc ces affirmations.

Prenons la revue de littérature sur laquelle s’appuie Lomborg, avançant que devenir végétarien ne diminue les émissions individuelles que de 5 % et non de 50 %. S’il a raison de préciser qu’éliminer la viande de son alimentation est loin de diviser par deux l’empreinte carbone d’une personne, il existe toutefois de bonnes raisons d’affirmer que cela peut la réduit deux fois plus que Lomborg le prétend.

Lomborg est un critique très médiatique de la politique climatique des Nations unies.
Sebastian Silva/EPA

Déforestation et consommation de viande

D’une part, seules deux des études apparaissant dans sa revue analysent l’effet majeur de la consommation de viande sur les émissions issues de la déforestation ; et ce quand bien même des millions d’hectares de forêt sont éliminés chaque année pour satisfaire l’appétence mondiale pour le bœuf.

Les forêts agissant comme un puits de carbone, et les fermes bovines émettant des quantités considérables de gaz à effet de serre (du méthane tout particulièrement), la production de viande a sans aucun doute un impact colossal sur les émissions nettes.

La consommation de viande implique nécessairement de la déforestation ; son empiétement sur les sols naturels est donc inévitable.

Par conséquent, nous devons tenir compte des émissions de cette déforestation à l’heure de mesurer l’impact environnemental provoqué par la consommation de viande.

En prenant le scénario le plus réaliste parmi les études citées par Lomborg, devenir végétarien entraîne une réduction d’au moins 10 % de nos émissions individuelles.

Cela équivaut à retirer 8 millions de voitures de la circulation au Royaume-Uni – soit un quart des automobiles britanniques.

Remplacer le steak par les carottes

Qu’en est-il du deuxième argument de Lomborg ? Pour l’auteur danois, l’argent économisé par les végétariens en remplaçant leur « steak par des carottes » serait réaffecté à d’autres dépenses, ayant elles-mêmes un impact environnemental.

Ce mécanisme compenserait donc négativement les bénéfices obtenus par l’abandon de la viande.

En creusant cette affirmation, nous avons découvert que l’article auquel il se réfère repose sur des données de 2006 et ne tient pas compte des émissions issues de la réaffectation des terres, après la déforestation.

Effectuée en Suède, cette analyse microéconomique se penche sur la façon dont les consommateurs dépenseraient les économies qu’ils réaliseraient s’ils devenaient végétariens.

L’auteur avertit lui-même que la portée de son travail doit être « interprétée dans un cadre temporel relativement étroit », et que ses hypothèses de marché concernant l’offre, les prix et la demande, si elles s’avéraient irréalistes, mèneraient à des conclusions complètement différentes.

Lomborg extrapole pourtant les résultats de l’étude, allant à l’encontre des précautions prises par l’auteur, cela afin de minimiser les conséquences du végétarianisme sur les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés.

La déforestation et la réaffectation des terres sont une cause majeure des émissions causées par l’élevage. Rich Carey/Shutterstock

Aberration socio-environnementale

Chez Lomborg, il ne s’agit clairement pas simplement d’environnement, mais avant tout de notre liberté de choisir. L’auteur donne la priorité au droit à manger de la viande, par rapport à notre responsabilité collective de ne pas le faire.

À ses yeux, beaucoup des plus pauvres sur la planète sont des végétariens involontaires. Notre devoir, estime-t-il, est donc de soutenir leur « droit à la viande ».

Les États les plus pauvres réclament pourtant l’adoption à l’échelle mondiale d’une alimentation végétale. La mortalité liée aux AVC, aux maladies cardiaques, au diabète et au cancer pourrait chuter pour être diminuée d’un million chaque année. Et des billions de dollars seraient économisés en coûts de santé et gains de productivité.

En réalité, produire de la viande s’avère terriblement inefficace, puisque le rendement des animaux se révèle bien inférieur à la nourriture qu’ils consomment.

Si nous cultivions pour la consommation humaine et non pour nourrir les animaux, nous augmenterions de 70 % les calories alimentaires disponibles, ce qui permettrait de nourrir 4 milliards de personnes en plus. Nous éradiquerions donc la faim dans le monde en réduisant les émissions.

Lomborg résume ainsi son argument : « Le changement climatique est à la fois banalisé et entravé par l’exagération de son importance, et par l’idée idiote selon laquelle nos actions peuvent transformer la planète ».

Affirmer que nous ne pouvons rien faire contre le réchauffement climatique est profondément défaitiste. Et ce défaitisme climatique n’est rien d’autre qu’un nouveau climatoscepticisme.

Pour Lomborg, les solutions sont avant tout technologiques ; or des mesures efficaces existent déjà ! Et si Lomborg sait bien que les consommateurs auront détruit la planète avant d’avoir croqué dans des burgers conçus en laboratoire, brandir la viande artificielle comme solution lui permet d’ignorer les décisions qui s’imposent à nous.

Nous avons besoin d’un changement systémique, et notre futur climatique est aujourd’hui entre nos mains.

La seule contribution significative de Lomborg contre le réchauffement est peut-être de préférer les carottes aux steaks…

Auteurs : 

 PhD Researcher, Department of Geography, University of Cambridge

 - PhD researcher at Cambridge Centre for Environment, Energy and Natural Resource Governance, University of Cambridge

 

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Evy, votre blogueuse.

 

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mercredi 7 novembre 2018

Pourquoi faut-il manger une pomme par jour ?

  

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oOo

"Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours" : ce vieux dicton reste d'actualité car la pomme est le super-fruit par excellence. On croque dedans sans attendre !

Depuis toujours, la pomme est réputée pour réduire le taux de cholestérol et plus particulièrement celui du "mauvais" (LDL). Et c'est vrai, grâce à ses fibres douces qui le captent dans le tube digestif, participant ainsi au maintien d'un taux optimal.

Mais ce n'est pas son seul bienfait : la pomme est aussi le fruit le plus riche en épicatéchine, un flavonoïde dont plusieurs études ont prouvé l'intérêt pour diminuer le risque de maladie et de mortalité cardiovasculaires : jusqu'à 38 % de réduction pour ceux qui en consomment le plus !
Sans doute une conséquence, également, de son action bénéfique sur la tension artérielle et sur le stress oxydatif (qu'elle fait baisser).
Sans parler de son effet "booster" de la fonction cardiaque. D'ailleurs, des chercheurs britanniques ayant analysé les habitudes de près de 10 000 personnes ont même prouvé que, toutes pathologies confondues, les croqueurs de pommes consommaient moins de médicaments que les autres !

 

Auteure : Isabelle DELALEU 

Source : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/fruits-et-legumes/

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