samedi 10 novembre 2018

Alimentation mondiale : vers une énorme pénurie de fruits et légumes ?

 

 

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https://www.mamanpourlavie.com/

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Manger cinq fruits et légumes par jour, d'accord.

Encore faut-il le pouvoir.

Car d'après une nouvelle étude de l'université de Guelph au Canada, les mauvaises habitudes des consommateurs ne sont pas les seules en cause. Explications...

Alors que les fruits et légumes devraient compter pour 50 % de notre alimentation, ils ne représentent que 8,6 % des terres agricoles ! Et encore, lorsque l'on parle de légumes, il s'agit à 40 % de tubercules, comme la pomme de terre ou le manioc.

Autrement dit, encore des féculents qui viennent s'ajouter nutritionnellement parlant aux féculents déjà en surplus.

Les céréales et l’élevage massivement subventionnés

Pourquoi un tel décalage ? « Les aliments riches en carbohydrates, comme les céréales, sont relativement faciles à cultiver et nutritifs, ils ont donc été massivement encouragés pour atteindre l'indépendance alimentaire », explique Krishna Bahadur KC, l'auteur principal de l'étude. En France, un éleveur bovin touche en moyenne 46.105 euros par an et un exploitant de grandes cultures (blémaïs...) 34.872 euros de subventions, soit respectivement 39 % et 15 % de leur exercice selon les statistiques 2016 du ministère de l'Agriculture. Un maraîcher touche lui à peine 9.559 euros soit 4 % de son exercice. De plus, les céréales concentrent la plus grosse partie des recherches scientifiques et agronomiques au détriment des fruits et légumes, délaissés par les chercheurs.

Le bœuf contre la carotte

Ce désolant constat est non seulement nuisible à notre santé mais aussi à la planète, révèle également l'étude. Si la production agricole coïncidait exactement avec les recommandations nutritionnelles, on économiserait ainsi 51 millions d'hectares de terres cultivables, car les fruits et légumes nécessitent moins d'espace.

Néanmoins, il faudrait tout de même accroître la surface de terres consacrées au pâturage de 13 % pour augmenter le niveau de protéines animales.

Réorienter l’agriculture vers plus de légumes permettrait d’économiser 51 millions d’hectares de terres cultivables. © Arnaldo Adana, Unsplash

Ces recherches rejoignent les conclusions de précédentes études montrant comment un régime trop riche en protéines affecte la planète.

Mais convertir le monde entier aux poireaux et aux bananes n'est pas la solution, insistent les chercheurs. « L'élevage de bétail assure la survie de 987 millions de personnes dans le monde et beaucoup de terres utilisées par le pâturage ne sont pas susceptibles de servir à une production agricole », insistent les chercheurs.

Une autre piste consiste à améliorer les rendements grâce à la technologie, par exemple en développant les fermes verticales urbaines ou la culture hydroponique.

Pas sûr que cela soit suffisant pour doper les rendements de fruits et légumes de 8,7 % tous les ans, comme cela serait nécessaire pour atteindre les besoins nutritionnels correspondant à une population de 9,8 milliards d'habitants en 2050.

En attendant, arrêter de subventionner la betterave à sucre et le maïs permettrait peut-être de régler une partie de l'équation.

  • L’agriculture mondiale produit suffisamment de nourriture mais de façon totalement déséquilibrée.
  • Il faudrait ainsi cultiver trois fois plus de fruits et légumes qu’à l’heure actuelle pour couvrir les besoins nutritionnels de la population mondiale. 
  • Les céréales ont été historiquement avantagées car elles sont faciles à produire et nutritives.

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Auteure : Céline Deluzarche, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/agriculture-alimentation-mondiale-vers-enorme-penurie-fruits-legumes-73400/

 

 

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ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

  

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vendredi 9 novembre 2018

Quoi qu’en disent les sceptiques, manger moins de viande est une priorité climatique

Selon une étude Kantar Worldpanel, 1,9 % des ménages comportaient au moins un végétarien en 2017, contre 1,5 % en 2015. 
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Nous y revoilà. Bjorn Lomborg, cet universitaire danois devenu mondialement célèbre grâce à son best-seller L’Écologiste sceptique (2004), est à nouveau monté au créneau, le 22 octobre dernier dans une tribune au New York Post, contre les excès de l’imminente dictature verte qui nous menace.

Sa nouvelle crainte : que l’on nous prive de burgers ! Oui, vous avez bien lu. Aux yeux de Lomborg, « les Nations unies vont finir par dicter aux gens ce qu’ils doivent manger ».

Anticonformisme médiatique

Provocateur bien connu à la tête du think tank « Consensus de Copenhague », Lomborg s’est d’abord fait remarquer dans les années 2000 pour une série d’attaques virulentes contre le courant dominant de l’écologisme.

Argumentant que le climat changeait, mais moins dramatiquement que beaucoup l’affirmaient, il remettait en cause l’urgence d’agir. Il avait aussi déclaré que la déforestation n’existait pas et que les extinctions d’espèces étaient largement surestimées.

Lomborg navigue entre une pensée libérale mesurée et un déni pur et simple, en détournant ou en décontextualisant les données statistiques qu’il utilise.

S’il s’attire les foudres de la plupart des scientifiques, Lomborg jouit encore malgré tout d’une large audience.

C’est la raison pour laquelle ses positions anticonformistes sur l’alimentation et le changement climatique drainent une telle attention. Cela vaut donc la peine de répondre à ses arguments. 

Climate change is both trivialized and hampered by unrealistic senses of magnitude, and by silly suggestions that your or my actions can transform the planet. https://nypost.com/2018/10/22/no-giving-up-burgers-wont-actually-save-the-planet/ 

Lui-même végétarien, pour des raisons relatives au bien-être animal, Lomborg affirme que « les articles suggèrent presque tous unanimement que devenir végétarien permettrait des réductions d’émissions de gaz à effet de serre de 50 % ou plus ». Or, selon lui, ces prévisions sont exagérées et personne n’a assez pris le temps de « creuser plus profondément » la question.

En tant que chercheurs qui analysons les impacts environnementaux, nous sommes pleinement conscients des limites que présentent les études sur « l’empreinte carbone de l’alimentation » et du danger de les prendre au pied de la lettre.

Creusons donc ces affirmations.

Prenons la revue de littérature sur laquelle s’appuie Lomborg, avançant que devenir végétarien ne diminue les émissions individuelles que de 5 % et non de 50 %. S’il a raison de préciser qu’éliminer la viande de son alimentation est loin de diviser par deux l’empreinte carbone d’une personne, il existe toutefois de bonnes raisons d’affirmer que cela peut la réduit deux fois plus que Lomborg le prétend.

Lomborg est un critique très médiatique de la politique climatique des Nations unies.
Sebastian Silva/EPA

Déforestation et consommation de viande

D’une part, seules deux des études apparaissant dans sa revue analysent l’effet majeur de la consommation de viande sur les émissions issues de la déforestation ; et ce quand bien même des millions d’hectares de forêt sont éliminés chaque année pour satisfaire l’appétence mondiale pour le bœuf.

Les forêts agissant comme un puits de carbone, et les fermes bovines émettant des quantités considérables de gaz à effet de serre (du méthane tout particulièrement), la production de viande a sans aucun doute un impact colossal sur les émissions nettes.

La consommation de viande implique nécessairement de la déforestation ; son empiétement sur les sols naturels est donc inévitable.

Par conséquent, nous devons tenir compte des émissions de cette déforestation à l’heure de mesurer l’impact environnemental provoqué par la consommation de viande.

En prenant le scénario le plus réaliste parmi les études citées par Lomborg, devenir végétarien entraîne une réduction d’au moins 10 % de nos émissions individuelles.

Cela équivaut à retirer 8 millions de voitures de la circulation au Royaume-Uni – soit un quart des automobiles britanniques.

Remplacer le steak par les carottes

Qu’en est-il du deuxième argument de Lomborg ? Pour l’auteur danois, l’argent économisé par les végétariens en remplaçant leur « steak par des carottes » serait réaffecté à d’autres dépenses, ayant elles-mêmes un impact environnemental.

Ce mécanisme compenserait donc négativement les bénéfices obtenus par l’abandon de la viande.

En creusant cette affirmation, nous avons découvert que l’article auquel il se réfère repose sur des données de 2006 et ne tient pas compte des émissions issues de la réaffectation des terres, après la déforestation.

Effectuée en Suède, cette analyse microéconomique se penche sur la façon dont les consommateurs dépenseraient les économies qu’ils réaliseraient s’ils devenaient végétariens.

L’auteur avertit lui-même que la portée de son travail doit être « interprétée dans un cadre temporel relativement étroit », et que ses hypothèses de marché concernant l’offre, les prix et la demande, si elles s’avéraient irréalistes, mèneraient à des conclusions complètement différentes.

Lomborg extrapole pourtant les résultats de l’étude, allant à l’encontre des précautions prises par l’auteur, cela afin de minimiser les conséquences du végétarianisme sur les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés.

La déforestation et la réaffectation des terres sont une cause majeure des émissions causées par l’élevage. Rich Carey/Shutterstock

Aberration socio-environnementale

Chez Lomborg, il ne s’agit clairement pas simplement d’environnement, mais avant tout de notre liberté de choisir. L’auteur donne la priorité au droit à manger de la viande, par rapport à notre responsabilité collective de ne pas le faire.

À ses yeux, beaucoup des plus pauvres sur la planète sont des végétariens involontaires. Notre devoir, estime-t-il, est donc de soutenir leur « droit à la viande ».

Les États les plus pauvres réclament pourtant l’adoption à l’échelle mondiale d’une alimentation végétale. La mortalité liée aux AVC, aux maladies cardiaques, au diabète et au cancer pourrait chuter pour être diminuée d’un million chaque année. Et des billions de dollars seraient économisés en coûts de santé et gains de productivité.

En réalité, produire de la viande s’avère terriblement inefficace, puisque le rendement des animaux se révèle bien inférieur à la nourriture qu’ils consomment.

Si nous cultivions pour la consommation humaine et non pour nourrir les animaux, nous augmenterions de 70 % les calories alimentaires disponibles, ce qui permettrait de nourrir 4 milliards de personnes en plus. Nous éradiquerions donc la faim dans le monde en réduisant les émissions.

Lomborg résume ainsi son argument : « Le changement climatique est à la fois banalisé et entravé par l’exagération de son importance, et par l’idée idiote selon laquelle nos actions peuvent transformer la planète ».

Affirmer que nous ne pouvons rien faire contre le réchauffement climatique est profondément défaitiste. Et ce défaitisme climatique n’est rien d’autre qu’un nouveau climatoscepticisme.

Pour Lomborg, les solutions sont avant tout technologiques ; or des mesures efficaces existent déjà ! Et si Lomborg sait bien que les consommateurs auront détruit la planète avant d’avoir croqué dans des burgers conçus en laboratoire, brandir la viande artificielle comme solution lui permet d’ignorer les décisions qui s’imposent à nous.

Nous avons besoin d’un changement systémique, et notre futur climatique est aujourd’hui entre nos mains.

La seule contribution significative de Lomborg contre le réchauffement est peut-être de préférer les carottes aux steaks…

Auteurs : 

 PhD Researcher, Department of Geography, University of Cambridge

 - PhD researcher at Cambridge Centre for Environment, Energy and Natural Resource Governance, University of Cambridge

 

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Evy, votre blogueuse.

 

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mercredi 7 novembre 2018

Pourquoi faut-il manger une pomme par jour ?

  

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"Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours" : ce vieux dicton reste d'actualité car la pomme est le super-fruit par excellence. On croque dedans sans attendre !

Depuis toujours, la pomme est réputée pour réduire le taux de cholestérol et plus particulièrement celui du "mauvais" (LDL). Et c'est vrai, grâce à ses fibres douces qui le captent dans le tube digestif, participant ainsi au maintien d'un taux optimal.

Mais ce n'est pas son seul bienfait : la pomme est aussi le fruit le plus riche en épicatéchine, un flavonoïde dont plusieurs études ont prouvé l'intérêt pour diminuer le risque de maladie et de mortalité cardiovasculaires : jusqu'à 38 % de réduction pour ceux qui en consomment le plus !
Sans doute une conséquence, également, de son action bénéfique sur la tension artérielle et sur le stress oxydatif (qu'elle fait baisser).
Sans parler de son effet "booster" de la fonction cardiaque. D'ailleurs, des chercheurs britanniques ayant analysé les habitudes de près de 10 000 personnes ont même prouvé que, toutes pathologies confondues, les croqueurs de pommes consommaient moins de médicaments que les autres !

 

Auteure : Isabelle DELALEU 

Source : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/fruits-et-legumes/

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Posté par evynou35 à 12:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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