dimanche 22 avril 2018

Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain

 

Vue aérienne de Paris depuis l’Arc de triomphe en août 2016. L’aspect minéral domine la ville. Pascal Weiland/Unsplash

 

Les zones urbanisées occupent environ 10 % des surfaces terrestres, une proportion qui ne cesse de croître. Ces espaces constituent les milieux de vie de plus de 50 % de la population mondiale et contribuent de manière importante au changement climatique.

Face à ces réalités, des efforts de plus en plus importants sont engagés dans de nombreuses villes pour améliorer la qualité de vie et limiter les contributions de ces espaces aux changements globaux, grâce notamment à des plans d’adaptation au changement climatique et en faveur de la biodiversité.

Parmi ces actions, l’accroissement de la place accordée aux arbres, avec l’objectif d’évoluer vers de véritables « forêts urbaines », représente une contribution majeure.

Les services des arbres aux villes

En ville, les arbres rendent de multiples services écologiques.

Ils améliorent la qualité de l’air en absorbant des polluants et en fixant des particules fines ; ils participent à l’atténuation du réchauffement climatique global en stockant du gaz carbonique. Ils permettent aussi de lutter contre les phénomènes d’îlot de chaleur urbain grâce à l’ombrage qu’ils fournissent lors des fortes chaleurs et à l’évapotranspiration des eaux pluviales.

Ils représentent également un support de biodiversité, permettant la présence de multiples espèces de champignons, plantes, insectes, oiseaux, petits mammifères, et forment des trames vertes assurant la connexion avec les espaces forestiers plus naturels. Et ils participent à la diversité et à la qualité des paysages urbains, en apportant des variations de couleurs et de formes, rompant ainsi la monotonie des espaces minéralisés.

Ils contribuent aussi à marquer l’histoire des villes, par des arbres considérés comme patrimoniaux, témoins d’évènements remarquables, heureux ou tragiques.

Ils contribuent enfin au bien-être et à la bonne santé des populations citadines, qui plébiscitent la présence d’arbres et d’espaces verts boisés à proximité de leurs habitations.

Des contraintes à prendre en compte

 Des contraintes spatiales liées à la présence d’arbres sont parfois mises en avant pour en limiter l’extension. Il est évident que les arbres prennent de l’espace au détriment d’autres modes d’occupation, comme les habitations, les places de stationnement, les voies de circulation, les réseaux souterrains, etc.

La gestion des arbres a également un coût, correspondant à leur plantation, suivi, entretien et parfois abattage (arbres dangereux), ainsi qu’au ramassage des feuilles mortes dans les rues en automne qui doit être pris en charge par les municipalités. Mais les aspects positifs liés à leur présence conduisent généralement à accepter sans difficulté ces contraintes.

D’autres aspects parfois négatifs doivent également être pris en compte. C’est le cas des émissions de composés volatils solubles (ou BVOC pour biogenic volatile organic compounds), dont les taux sont variables selon les espèces, et qui, combinés avec des oxydes d’azote émis par la combustion des hydrocarbures produits par les véhicules, conduisent à la production d’ozone.

Un site Internet mis en place par l’Université d’État de Californie permet de choisir parmi plus de 200 espèces d’arbres, classées selon leurs propriétés et selon leurs niveaux d’émissions de gaz, les essences les mieux adaptées à chaque situation.

Il faut aussi noter que les arbres réduisent la circulation de l’air et peuvent ainsi limiter la dilution des polluants par la ventilation, ce qui nécessite de choisir les lieux de leur implantation en connaissance de cause, et évidemment de réduire les émissions de gaz polluants.

Une autre nuisance importante de certaines espèces d’arbres correspond aux allergies causées par les grains de pollen auxquels est sensible une proportion de plus en plus importante de la population citadine.

Information sur les pollens allergisants. Compte Facebook RNSA (2018).

Les principaux arbres allergisants appartiennent aux espèces des familles des bétulacées (aulnes, bouleaux, noisetiers), moracées (mûrier à papier), oléacées (frênes), cupressacées (cyprès) et secondairement aussi des pinacées (cèdres, mélèzes, pins, etc.), salicacées (saules), etc. Ces caractéristiques doivent inciter les services municipaux à leur préférer des espèces de substitution non ou nettement moins allergisantes (érables, copalme, caryer, etc.).

En France, le Réseau national de surveillance aérologique met à la disposition sur son site des informations actualisées sur les émissions de pollens (en fonction des risques par villes et par espèces).

Des outils d’évaluation nombreux et performants

Différents outils et autres indices ont été développés dans le monde pour évaluer l’importance des arbres et les services écologiques qu’ils apportent en ville.

Un outil d’évaluation globale du couvert ligneux urbain – le green view index (ou indice de verdissement) – a récemment été mis au point par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (dans le cadre de leur projet Treepedia) à partir de l’outil d’observation des rues de Google.

Il a été appliqué à 27 villes mondiales, dont Paris (seule ville française prise en compte) qui arrive en dernière position (avec un indice de verdissement de 8,8 %). Loin derrière Oslo (28,8 %), Amsterdam (20,6 %) ou Londres (12,7 %) ; ou encore les villes américaines de Montréal (25,5 %) ou New York (13,5 %) ainsi que d’autres grandes villes comme Singapour (29,3 %) ou Sydney (25,9 %). À noter que ce logiciel prend en compte les seuls arbres des rues, ne donnant ainsi qu’une vision partielle de la canopée urbaine.

Site Treepedia figurant l’indice de verdissement de Singapour, l’un des plus élevés parmi les 27 villes répertoriées.TreepediaCC BY

Un outil plus complet et simple à appréhender est l’indice de canopée, correspondant au % de la projection au sol des couronnes des arbres ou groupes d’arbres de plus de 3 m de hauteur sur la zone considérée. De nombreuses villes nord-américaines ont calculé cet indice qui est de 24 % pour New York, 28 % pour Toronto et 29 % pour Boston. Pour la métropole de Lyon, il a été évalué à 27 %.

Par ailleurs, les services forestiers américains ont développé un logiciel d’évaluation et d’aide à la décision, doté de nombreuses applications, appelé i-Tree. Parmi elles, i-Tree Eco permet d’évaluer les services écologiques rendus par les arbres. Cet outil a été appliqué pour la première fois en France en 2014 à Strasbourg dans le cadre d’une thèse de doctorat. L’outil complémentaire i-Tree Species permet de guider le choix, parmi 1 600 espèces, des arbres les mieux adaptés à chaque situation et chaque objectif.

Demain, de véritables « forêts urbaines » ?

De nombreuses villes ont mis en place ces dernières années ou décennies d’ambitieux programmes de plantations ligneuses, dans l’objectif de constituer de réelles « forêts urbaines ».

En 2012, Montréal s’est ainsi fixé un « plan d’action canopée » très ambitieux prévoyant la plantation de 300 000 arbres d’ici à 2025 pour atteindre un indice de canopée de 25 % (contre 20 % en 2012). Et New York a lancé en 2007 le projet MillionTreesNYC qui visait la plantation d’un million d’arbres.

En France, la métropole de Lyon a adopté dès 2000 une « charte de l’arbre » pour faire face au changement climatique.

Celle-ci comporte un « plan canopée » tout à fait exemplaire, qui a conduit à planter 33 000 arbres depuis 2003 ; l’ambition étant de planter dans la métropole lyonnaise pas moins de 40 000 nouveaux arbres d’ici à 2030, en privilégiant une diversité d’essences afin de faire face aux risques et aléas possibles.

Le Jardin des curiosités à Lyon. Léonard Cotte/Unsplash

À Paris, une analyse statistique précise des arbres du domaine public a été réalisée en 2010 par l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Cet état des lieux, régulièrement mis à jour depuis, fournit des informations très détaillées et cartographiées précisément sur les arbres présents dans la capitale. Le compte actualisé à la mi-avril 2018 est de 200 389 arbres dans les espaces publics (rues, parcs, jardins et cimetières publics), dont un peu plus de 105 000 arbres d’alignement. Il s’y ajoute les quelque 300 000 arbres des 1840 hectares des bois de Boulogne et de Vincennes.

Toutes ces données sont disponibles depuis 2014 sur le portail Parisdata, qui présente la localisation précise de tous les arbres recensés dans les espaces publics, correspondant à près de 190 espèces différentes (80 % de feuillus et 20 % de conifères), dont les plus importantes sont des platanes, marronniers, tilleuls, érables, sophoras, etc.

Dans le cadre de son 1er plan climat de 2007, Paris s’était déjà engagé à planter 20 000 arbres intramuros d’ici à 2020 : le 10 000e a été planté le 21 mars 2018 à l’occasion de la Journée internationale des forêts. Elle a en outre lancé en 2016 l’opération « Un arbre dans mon jardin », consistant à offrir des arbres (de 1 à 5 plants) à des particuliers en les conseillant sur le choix des essences les mieux adaptées à chaque contexte, avec un objectif de plantation de 5000 arbres d’ici à 2020.

Dans le cadre de son nouveau plan « climat air énergie », adopté en novembre 2017, dont l’ambition est de constituer une ville neutre en carbone et 100 % énergies renouvelables d’ici à 2050, Paris prévoit de planter 20 000 arbres supplémentaires d’ici à 2030 et de constituer un canevas de petites forêts urbaines d’ici à 2050.

Autant d’exemples à suivre et d’opérations à multiplier dans toutes les villes au cours des prochaines décennies pour les faire évoluer vers de réelles forêts urbaines, comme autant de « cités végétales » du XXIe siècle, pour reprendre l’expression de l’architecte futuriste Luc Schuiten.

Cet article est publié en collaboration avec les chercheurs de l’ISYEB (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, Muséum national d’Histoire naturelle, Sorbonne Universités). Ils proposent chaque mois une chronique scientifique de la biodiversité, « En direct des espèces ». Objectif : comprendre l’intérêt de décrire de nouvelles espèces et de cataloguer le vivant.

 

Auteur - 

  • Professeur du Muséum national d’histoire naturelle, UMR ISYEB, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

 

 

 

 

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mercredi 4 avril 2018

Toits potagers en ville, ce n’est pas que pour faire joli

 

Sur le toit d’AgroParisTech. François Grunberg/Mairie de ParisAuthor provided

Nous vous proposons cet article en partenariat avec l’émission de vulgarisation scientifique quotidienne « La Tête au carré », présentée et produite par Mathieu Vidard sur France Inter. L’auteur de ce texte évoquera ses recherches dans l’émission du 23 février 2018 en compagnie de Jennifer Gallé, éditrice environnement et énergie pour The Conversation France.

En ville, la gestion des déchets, les épisodes de canicule, les risques d’inondations et l’approvisionnement alimentaire sont autant de défis à relever pour soutenir un développement durable des centres urbains.

Face à ces défis, les scientifiques s’intéressent de près à la végétalisation des zones urbaines : celle-ci peut en effet contribuer à produire des ressources alimentaires et à retenir de l’eau. Ces dernières années, de tels espaces verts se sont multipliés, notamment sur les toits, compte tenu de l’espace urbain limité. Ces espaces peuvent-ils vraiment faire la différence ?

Les promesses des toits urbains

Pour répondre à cette question, nous avons mis à l’épreuve de la science la pratique innovante des potagers sur les toits. Nos résultats – publiés en décembre 2017 dans la revue Agronomy for Sustainable Development – tirent un bilan positif. Le niveau de récoltes sur l’espace testé, à savoir le toit potager de l’école AgroParisTech, est bon et certains « services écosystémiques » sont au rendez-vous : rétention d’eau de pluie, recyclage des biodéchets et stockage du carbone.

C’est la première fois qu’une équipe de recherche mesure les services écosystémiques rendus par ces potagers ; à noter que dans ce cas précis, le toit potager est alimenté uniquement par des déchets urbains. Au vu de ces résultats, l’agriculture urbaine sur les toits pourrait bien devenir plus qu’un phénomène marginal au cœur des mégapoles.

Les toits peuvent en effet représenter jusqu’à 32 % des surfaces horizontales des villes. Il faut également souligner que le phénomène de conquête agricole de ces lieux est aujourd’hui porté par de nombreuses collectivités ; ainsi de Paris, au travers des appels à projets « Parisculteurs » ou encore de l’« Objectif 100 hectares » d’espaces végétalisés dans la capitale d’ici à 2020. Ces expérimentations ont par ailleurs contribué à l’émergence de Topager et Cultures en ville, deux entreprises aujourd’hui bien implantées....

 Pour lire la suite, cliquez sur le lien ci-dessous :

Source : https://theconversation.com/toits-potagers-en-ville-ce-nest-pas-que-pour-faire-joli

 

 

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mardi 3 avril 2018

Quelle différence entre une olive verte et une olive noire ?

 

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Existe-t-il deux espèces d'oliviers, l'un donnant des olives vertes et l'autre, des olives noires ? Non, la différence de couleur que l'on peut observer entre les fruits est simplement le résultat de leur degré de mûrissement.

L’olive verte, un fruit pas encore mûr

De ce point de vue, il peut sembler étrange que nos papilles apprécient les olives vertes. Les fruits qui manquent de maturité ont en effet généralement tendance à l'amertume. Ce qui est bien le cas des olives vertes. Pour adoucir leur goût amer, elles sont trempées dans un bain de soude. Cette base forte permet, par alcalinisation, de neutraliser une grande part de l'amertume de l'olive. Elles peuvent aussi subir un bain de saumure - une solution de sel très concentrée - et une fermentationqui réduisent leur amertume grâce à l'action de micro-organismes

L’oléuropéine, molécule amère 

Ce sont les molécules d'oléuropéine présentes dans l'olive verte qui lui confèrent son amertume. Au cours du mûrissement, des enzymestransforment chimiquement ces molécules et la concentration en sucreaugmente.

Si leur goût n'est pas très appréciable, les molécules d'oléuropéine présentent en revanche des propriétés antioxydantesanti-inflammatoires, antimicrobiennes et anticancéreuses reconnues.

Auteure : : Nathalie Mayer, Journaliste

Source :  https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/botanique-difference-olive-verte-olive-noire-6953/

Signature_noir abeille

 

 

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mercredi 28 mars 2018

Formation de l'arc-en-ciel : comment se forme-t-il ?

 

Image associée

http://img.over-blog.com/500x312/4/18/77/28/photo-perso-2/Arc-en-ciel-2560x1600.jpg

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La formation d'un arc-en-ciel

Comment ce phénomène optique se produit-il ? La lumière provenant du soleil se reflète sur les gouttes d'eau selon un angle d'environ 40°.

Les gouttes d'eau ne réagissent pas tout à fait comme un miroir, sans quoi le reflet du soleil lui-même serait observé, mais plutôt comme un prisme qui réfracte la lumière blanche en un spectre multicolore.

L'observateur est donc toujours situé entre le soleil, qu'il a derrière lui, et le sommet de l'arc-en-ciel qui se montre devant lui.

Malheureusement, c'est impossible car les trois acteurs sont toujours parfaitement alignés et si l'observateur se déplace, l'arc-en-ciel bouge avec lui.

Le trésor légendaire caché au pied de l'arc-en-ciel n'est donc pas près d'être déterré...

Auteur : par la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/matiere-formation-arc-ciel-forme-t-il-1596/

 

 
Evy
 

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vendredi 15 décembre 2017

Quelle est la différence entre une mer et un océan ?

La côte est canadienne donne sur la mer du Labrador.

© Pixabay/CC0
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Dimensions, frontières physiques, profondeur... Plusieurs critères distinguent les mers des océans. Une distinction qui reste basée sur des conventions plus que sur des caractéristiques objectives !

Lorsque Vasco Núñez de Balboa franchit en 1513 l'isthme de Panamá et s'aventure sur des flots inconnus, il baptise ceux-ci Mer du Sud. Cinq ans plus tard, Magellan y navigant à son tour par temps calme l'appelle océan Pacifique... Nom qui ne devient officiel qu'à la fin du XIXe siècle. Voilà une façon de poser le problème : les mers et les océans sont d'abord des conventions. Il s'agit d'inventions humaines. D'où la difficulté à les différencier clairement, sinon à les justifier.

En l'état, il existe plusieurs critères. Le premier est le plus intuitif : ce qui distingue une mer d'un océan, c'est d'abord un rapport d'échelle. Par définition, l'océan est plus étendu. La superficie du plus petit d'entre eux, l'Indien, est de 73 millions de kilomètres carrés, tandis que la mer la plus grande, celle d'Arabie, couvre 3,6 millions de kilomètres carrés. Un rapport du simple à vingt.

Les océans sont bordés de continents

Les mers se distinguent par une superficie inférieure, mais encore ? La nature de leurs côtes, la profondeur de leur fond et la salinité de leurs eaux sont aussi prises en compte par les océanographes. Par convention, le terme océan désigne les plus grandes étendues d'eau salée, bordées par les continents. Elles sont au nombre de cinq : Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Austral.

Les mers, elles, sont de deux grandes catégories. D'une part, les mers bordières, disposées le long du contour des océans, et circonscrites par des péninsules, des îles ou des hauts-fonds. La mer des Caraïbes, par exemple, bordant l'océan Atlantique, est ceinturée par un chapelet d'îles.

Attention cependant, qui dit mer ne dit pas forcément "faible profondeur" ! Celle des mers bordières peut être très élevée, au-dessus des 2 000 mètres, à l'instar de la mer de Norvège (maximum 4 000 m) ou de la mer de Corail (maximum 9 140 m, située entre l'Australie et la Nouvelle Calédonie). Mais ces mers peuvent aussi être situées sur les plates-formes continentales, moins profondes que les plaques océaniques, et donc ne pas dépasser les 200 mètres de profondeur : c'est le cas de la Manche ou de la mer du Nord.

Les mers enclavées ont des caractéristiques propres

La deuxième grande catégorie, les mers annexes, communiquent avec l'océan uniquement par un détroit et sont cernées en quasi-totalité par des terres émergées. A l'instar de la Méditerranée, reliée à l'Atlantique par le détroit de Gibraltar. Du coup, contrairement aux mers bordières, leurs caractéristiques hydrologiques sont très différentes de celles de l'océan. Enclavées, elles sont soumises à une forte évaporation et sont souvent plus salées que l'océan mondial (les cinq océans communiquant entre eux). Alors que la salinité de ce dernier vaut 35 grammes/litre, en Méditerranée elle varie de 38 à 39,5 g/l, monte à 41 g/l en mer Rouge et plafonne à 275 g/l en mer Morte ! Toutefois, dans la Baltique, une mer alimentée par de nombreux fleuves, elle tombe à 5 ou 10 g/l.

Dernière différence : les mers affichent une plus grande diversité biologique que les océans. La Méditerranée, par exemple, abrite entre 4 et 18 % des espèces marines de la planète alors qu'elle représente moins de 1 % de la surface de l'océan mondial !

D'après Science & Vie QR n°20 « La mer & les océans »

Par Fiorenza Gracci et Emmanuel Monnier 

Source : https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/quelle-est-la-difference-entre-une-mer-et-un-ocean-10127

 

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vendredi 24 novembre 2017

Le changement climatique a déjà un impact "clair" sur notre santé

 

Une usine à Weihai, dans la province du Shandong, en Chine, le 12 décembre 2016. 

Une usine à Weihai, dans la province du Shandong, en Chine, le 12 décembre 2016.  (A QIANG / IMAGINECHINA / AFP)

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"Les impacts sur la santé sont bien pires

qu'on ne le pensait auparavant",

s'alarme un rapport publié par la revue médicale "The Lancet".

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Coups de chaleur, pertes de productivité, expansion des maladies transmises par les moustiques... Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé, avertit un rapport publié mardi 31 octobre, dans la revue médicale britannique The Lancet (en anglais).
Ce rapport invite à"accélérer la transition vers une société bas carbone".

Les "symptômes" provoqués par l'augmentation des températures moyennes et la multiplication des "événements climatiques extrêmes" sont "clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu'on ne le pensait auparavant", souligne le document. 

Le rapport estime que le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d'environ 125 millions entre 2000 et 2016, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015.

Les conséquences pour la santé allant "du stress thermique ou coup de chaleur à l'aggravation d'une insuffisance cardiaque pré-existante ou à un risque accru d'insuffisance rénale liée à une déshydratation." 

Sur la même période, la hausse des températures a réduit de 5,3% la productivité des travailleurs dans les zones rurales, estime le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d'action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4% depuis 1950, tandis que le nombre de malades était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Vers une hausse de la "fréquence et de la gravité" des catastrophes climatiques

Baptisé "Compte à rebours sur la santé et le changement climatique", ce rapport entend mesurer tous les ans, jusqu'en 2030, les progrès réalisés pour 40 indicateurs clés concernant ces deux sujets. 

Lancé en 2015, il est élaboré par 24 organismes de recherche et organisations internationales, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). 

Ses auteurs reconnaissent qu'il est difficile de démêler les impacts liés au changement climatique de ceux causés par la démographie, la pauvreté ou encore la pollution.

Entre 2000 et 2016, le nombre de catastrophes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses...) a augmenté de 46%, observent-ils. 

Si l'on ne peut pas encore attribuer de façon certaine ce phénomène au changement climatique, le lien est "plausible", et il y a peu de doute qu'il y aura à l'avenir une hausse de la "fréquence et de la gravité" de ces épisodes, ajoutent-ils.

Après quinze ans d'"inaction relative", les progrès pour s'adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment à l'occasion de l'Accord de Paris sur le climat, estiment-ils. 

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses "barrières technologiques, financières et politiques" restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s'adapter et limiter l'impact sur la santé, avertit le rapport.

avatarFranceinfo avec AFP France Télévisions

Source  : http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/le-changement-climatique-a-deja-un-impact-clair-sur-notre-sante_2445372.html

 

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samedi 28 octobre 2017

Les tourbières, des réservoirs à carbone… imperturbables

 

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Qu’elles soient exposées au vent froid de Suède ou au soleil d’Italie, les tourbières – des milieux humides riches en matière organique – ne changent pas leur mode de fonctionnement et, au final, stockent toujours autant de carbone.

C’est en étudiant les communautés végétales de 56 tourbières d’Europe, et leur évolution en fonction du climat, qu’une équipe de chercheurs européens incluant le CNRS et l’Université de Toulouse en sont arrivés à cette conclusion.

Un constat qui laisserait à penser que les tourbières demeureraient de bons réservoirs à carbone, même en cas de réchauffement climatique.

Leurs résultats ont été publiés dans le journal Nature Communications.

 

Vue sur la végétation caractéristique des tourbières : les mousses Sphagnum fallax et S. magellanicum tapissent le sol et servent de support aux graminées et éricacées. La plante carnivore Drosera anglica est visible au premier plan en compagnie d'Andromeda polifolia et Calluna vulgaris. © Vincent Jassey

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Un sol gorgé d’eau, un tapis de mousses, des graminées à perte de vue, des arbustes à fleurs, des myrtilles, quelques plantes carnivores… Voilà à quoi ressemble une tourbière.

Et tandis que les plantes de surface libèrent du carbone au cours de la respiration, la mousse, elle, meurt et s’accumule au cours du temps sur le sol humide pour former la tourbe et conduit ainsi à l’enfouissement d’une très grande quantité de carbone.

« Les tourbières ne recouvrent que 3 % de la surface terrestre mais stockent 500 gigatonnes de carbone dans leur sol, ce qui est autant que les forêts boréales qui occupent 10 % de la surface terrestre, précise Vincent Jassey, écologue au Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (Ecolab) du CNRS, et ayant participé à cette étude. 

Ces écosystèmes ont donc un rôle clé dans le piégeage du carbone ». Pour savoir si cette forte capacité à piéger le carbone pourra être maintenu avec le changement du climat, Vincent Jassey et ses collègues ont étudié diverses tourbières d’Europe pour observer la façon dont les communautés végétales se comportent sous différentes latitudes.

« Mon collègue Bjorn Robroek 1 a sillonné l’Europe et a réalisé 560 relevés de végétations dans 56 tourbières aux climats très variés, relate Vincent Jassey. Certaines tourbières dans le nord de la Suède sont exposées à des températures de -20°C, d’autres, en Irlande, affrontent de fortes précipitations, tandis qu’en Italie, les tourbières sont plutôt soumises à des températures très douces ».

En débutant leur étude, les chercheurs ont une hypothèse. Ils supposent que les plantes vascularisées (graminées, éricacées, plantes carnivores, etc.) vont prendre le pas sur le couvert de mousses au fur et à mesure que le climat va se réchauffer, et qu’elles vont, potentiellement, entraîner une stimulation de l’activité microbienne et une diminution de l’accumulation de carbone.

En analysant leurs données, les chercheurs découvrent que les caractéristiques morphologiques, physiologiques et phénologiques2 de la végétation, qui affectent les capacités de stockage des tourbières, restent les mêmes quel que soit le climat.

« C’était une réelle surprise pour nous, confie Vincent Jassey. En réalité, les espèces de mousses et de plantes adaptées aux climats froids et secs laissent progressivement la place, en se déplaçant le long du gradient de température, à des espèces plus adaptées aux climats chauds et humides mais avec des caractéristiques identiques. Globalement, la proportion de mousses et de plantes reste similaire ce qui n’affecte pas les capacités de stockage du carbone des tourbières ».

Ainsi, les résultats de cette étude laissent à penser que les tourbières peuvent être considérées comme de sérieux pièges à carbone et donc comme solutions d’atténuation des effets du changement climatique.

 1 Université de Southampton, Royaume-Uni

2 Relatifs à des évènements périodiques comme la floraison, la feuillaison, la coloration des feuilles, etc.

Référence :

Robroek BJM*, Jassey VEJ*, Payne RJ, Martí M, Bragazza B, Bleeker A, Buttler A, Caporn SJM, Dise NB, Kattge J, Zając K, Svensson BH, van Ruijven J, Verhoeven JTA. Taxonomic and functional turnover are decoupled in European peat bogsNature Communications. 2017, 8:1161. DOI: 10.1038/s41467-017-01350-5.

* co-premiers auteurs

 Contacts :  Vincent JASSEY – Laboratoire d’Ecologie Fonctionnelle et Environnement - ECOLAB (CNRS - UPS - INPT) - vincent.jassey@univ-tlse3.fr

Source http://www.scoop.it/?_tmc=43B6qSCM9wwzcr0c5Mt1_zL1XgHhsEzbqDidRiSpUSk

 

Evy - signature animée Titi

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jeudi 26 octobre 2017

Feux de forêt et déforestation : destruction record des surfaces boisées en 2016

  

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Entre déforestation et incendies de forêt, les surfaces boisées du Globe avaient beaucoup souffert en 2015 et surtout 2016, avec un record historique : une surface égale à celle de la Nouvelle-Zélande était partie en fumée. Mais l'année 2017 est en bonne voie pour pulvériser cette performance.

La perte des surfaces forestières dans le monde a atteint en 2016 un niveau record de 29,7 millions d'hectares, soit la superficie de la Nouvelle-Zélande, selon des estimations publiées lundi par le Global Forest Watch (GFW). Ce bond de 51 % sur un an s'explique surtout par les nombreux incendies ayant sévi dans le monde l'an dernier. Les récents brasiers en Californie et au Portugal devraient hisser 2017 vers un nouveau record de forêts détruites.

La forte augmentation des feux de forêt en 2015 et 2016 s'explique en partie par les effets du courant cyclique chaud du Pacifique El Niño, actif durant cette période — le second plus intense jamais enregistré —, qui a créé des conditions très sèches dans les Tropiques. Il a aussi joué un rôle dans les forêts boréales et tempérées.

Incendie au Portugal vu par le satellite européen Sentinel-2 le 7 octobre 2017. © Copernicus 2017, ESA, Pierre Markuse

La déforestation se poursuit

Selon le GFW — un partenariat de surveillance des forêts lancé par l'organisme de recherche World Resources Institute (WRI) —, le changement climatique accroît aussi l'intensité et le coût des feux de forêt. Outre les incendies, la déforestation liée à l'agriculture, la coupe de bois et l'activité minière ont également contribué à l'importante réduction des forêts en 2016.

Le Brésil, l'Indonésie et le Portugal notamment ont subi des accroissements particulièrement importants de pertes de couverture forestière par le feu en 2016. Ainsi, elle a doublé au Brésil avec la région amazonienne qui a perdu 3,7 millions d'hectares, soit plus du triple de 2015.
Autre responsable des pertes record des surfaces boisées en 2016 : la déforestation. © TravelStrategy, fotolia

4 % des forêts portugaises ont brûlé

Quant au Portugal, il a perdu 4 % de ses surfaces boisées, la plus grande proportion tous pays confondus et près de la moitié des forêts calcinées dans toute l'Union européenne. Selon le rapport, la prévalence d'eucalyptus — qui brûlent facilement — combinée à une mauvaise gestion des sols et au manque de mesures de prévention comme des coupe-feux, explique ce bilan.

La République du Congo a subi l'incendie de forêt le plus étendu jamais signalé en Afrique centrale avec 15.000 hectares détruits début 2016. À Fort McMurray, au Canada, les flammes ont ravagé en mai plus de 600.000 hectares et provoqué 8,8 milliards de dollars de dégâts.

Les incendies de forêt et la déforestation peuvent entraîner une hausse des décès prématurés, des maladies et avoir un impact économique très négatif, prévient le rapport. Lequel souligne qu'ils peuvent aussi affecter les sources d'eau et la biodiversité et qu'ils libèrent d'énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère.

 

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Auteur : Rédaction de Futura

Source : http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/surveillance-forets-feux-foret-deforestation-destruction-record-surfaces-boisees-2016-69005/

 

NB : via le lien ci-dessus, vous pourrez voir une vidéo édifiante !

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jeudi 28 septembre 2017

Séisme de magnitude 3,9 à Rennes !

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Un séisme de 3,9 sur l'échelle de Richter a eu lieu la nuit dernière au sud de Rennes. © Visactu

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La terre a tremblé cette nuit au sud de Rennes

Un tremblement de terre a été ressenti dans la nuit de mercredi à jeudi vers 3 h 45 au sud de Rennes.

Selon le site du Réseau national de surveillance sismique qui enregistre automatiquement les secousses de la Terre, il s’agit d’un séisme de magnitude 3,9, dont l’épicentre était situé à 15 km de Vern-sur-Seiche et 5 km de Janzé.

Les vibrations ont également été ressenties à Rennes et aux alentours.

«J’étais dans mon lit quand d’un seul coup, j’ai entendu un bruit, comme un grondement et la terre s’est mise à vibrer », raconte cette habitante de Vern-sur-Seiche, commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Rennes. « J’ai poussé un cri d’exclamation et j’ai regardé l’heure : il était 3 h 43. Ça n’a duré que quelques instants, mais la sensation était vraiment effrayante ».

Les petits tweets qui rassurent

Cette mère de famille a eu bien du mal à se rendormir ensuite, tout comme cette autre témoin, une habitante du quartier de la Poterie à Rennes qui a, elle aussi, ressenti la secousse dans la nuit. 

« Avec les séismes que l’on voit un peu partout à travers le monde, on se pose des questions quand d’un seul coup, la Terre se met à vibrer. Moi, j’habite au 3e étage alors j’ai préféré me lever et partir plus tôt au travail ».

Et elle n’est pas la seule à témoigner.

Le centre départemental de secours d’Ille-et-Vilaine a reçu une dizaine d'appels dans la nuit.

Sur Twitter, les internautes ont posté une avalanche de petits tweets cette nuit comme pour se rassurer qu’ils n’avaient pas rêvé :

  • "C’était pas un tremblement de terre ça #Rennes ? C’était petit mais c’était chelou." Auteur : MV
  • "Je viens de ressentir un tremblement de terre sur #Rennes #Chantepie y a 2 minutes" Auteur : VP
  • "Pile je me réveille en pleine nuit, pile y a un petit tremblement de terre, j'étais la "je rêve encore ?!" #rennes. Auteur : C.
  • "ptdr merci Twitter je croyais être folle mais non y'a bien eu un tremblement de terre mdr". Auteur : PEP
3,9 sur l'échelle de Richter

Le séisme a été enregistré par le Réseau national de surveillance sismique qui publie automatiquement les secousses sur son site Internet. Les premières informations diffusées (et qui ont été validées tôt ce jeudi matin par un analyste) font état d’un tremblement de terre de magnitude 3,9 sur l’échelle de Richter. L’épicentre était localisé à 15 km de Vern-sur-Seiche et 5 km de Janzé.

Des données confirmées par ailleurs par le site de la Direction des applications militaires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). 

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Source : http://www.rennes.maville.com/actu/

 

Evy - signature animée Titi

 

 

 

 

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samedi 16 septembre 2017

Savez-vous vraiment ce qu'il y a dans une figue ? (Ça ne va pas plaire aux végétariens)

 

GETTY CREATIVE - ELLY SCHUURMAN
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Savez-vous vraiment ce qu'il y a dans une figue?

Apprendre que les artichauts sont des fleurs et les câpres, des boutons de fleurs marinés, nous a ouvert les yeux. Mais quand on a su ce qu'il y avait dans les figues — et comment elles dépendaient des guêpes —, on a remis en cause tout ce qu'on croyait savoir sur le monde qui nous entoure.

Pour faire simple, les figues ne sont pas des fruits mais des fleurs inversées. Les figuiers ne fleurissent pas comme les pommiers ou les poiriers. Leurs fleurs éclosent à l'intérieur du réceptacle en forme de poire qui donnera le fruit que nous mangeons. Une fleur de figuier ne produit qu'un fruit contenant une seule graine et une coquille rigide, l'akène (c'est ce qui lui donne son côté croquant). Chaque figue est constituée de plusieurs akènes. Quand nous mangeons une figue, nous croquons en fait dans plusieurs fruits.

Mais ce n'est pas la seule particularité de la figue.

Parce que les fleurs du figuier éclosent en interne, elles dépendent d'un processus spécifique pour la pollinisation car elles ne peuvent dépendre du vent ou des abeilles pour répandre leur pollen. C'est là qu'intervient la guêpe du figuier. La figue ne peut survivre sans elle, et réciproquement, car c'est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. C'est ce que l'on appelle le mutualisme.

GETTY IMAGES/DEAGOSTINI - Dessin de guêpe du figuier

 La guêpe femelle dépose ses œufs dans la figue mâle (nous ne consommons que celles des figuiers femelles), dont la forme facilite l'accueil des larves de guêpes mais les ailes et les antennes de la guêpe se cassent lorsqu'elle pénètre dans la figue, ce qui l'empêche d'en ressortir. Seul le bébé guêpe sera assez petit pour se libérer. Les mâles naissent sans ailes, parce que leur seule fonction est de se reproduire avec les bébés femelles — qui sont techniquement leurs sœurs — et de creuser un tunnel pour sortir de la figue. Ce sont les femelles qui s'échappent, en emportant le pollen avec elles.

Si une guêpe entre par erreur dans une figue femelle ― celles que nous mangeons ―, elle n'a pas la place de se reproduire, et elle ne peut plus sortir puisque ses ailes et ses antennes se sont détachées. La guêpe meurt donc à l'intérieur, ce qui est hélas nécessaire parce qu'elle apporte ainsi le pollen qui donnera le fruit que nous aimons.

Attention: le croquant que vous sentez sous votre dent n'est pas dû à la carcasse de la guêpe! La figue se sert d'une enzyme, la ficine, pour la transformer en protéines. Mais, techniquement, quand vous mangez une figue, vous avalez aussi une guêpe du figuier (du moins ce qu'il en reste). Certains végans décident d'ailleurs de ne plus en consommer pour cette raison.

Regardez la vidéo de Brain Stuff ci-dessous (en anglais) pour visualiser le processus de la pollinisation. 

 https://youtu.be/9DQTjv_u3Vc

 

Cet article, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit pour le HuffPost Québec par Bamiyan Shiff pour Fast for Word.

 

Auteure : Julie R. Thomson

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/13/savez-vous-vraiment-ce-quil-y-a-dans-une-figue_a_23205966/

Evy - signature animée Titi

 

 

 

 

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