samedi 16 septembre 2017

Savez-vous vraiment ce qu'il y a dans une figue ? (Ça ne va pas plaire aux végétariens)

 

GETTY CREATIVE - ELLY SCHUURMAN
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Savez-vous vraiment ce qu'il y a dans une figue?

Apprendre que les artichauts sont des fleurs et les câpres, des boutons de fleurs marinés, nous a ouvert les yeux. Mais quand on a su ce qu'il y avait dans les figues — et comment elles dépendaient des guêpes —, on a remis en cause tout ce qu'on croyait savoir sur le monde qui nous entoure.

Pour faire simple, les figues ne sont pas des fruits mais des fleurs inversées. Les figuiers ne fleurissent pas comme les pommiers ou les poiriers. Leurs fleurs éclosent à l'intérieur du réceptacle en forme de poire qui donnera le fruit que nous mangeons. Une fleur de figuier ne produit qu'un fruit contenant une seule graine et une coquille rigide, l'akène (c'est ce qui lui donne son côté croquant). Chaque figue est constituée de plusieurs akènes. Quand nous mangeons une figue, nous croquons en fait dans plusieurs fruits.

Mais ce n'est pas la seule particularité de la figue.

Parce que les fleurs du figuier éclosent en interne, elles dépendent d'un processus spécifique pour la pollinisation car elles ne peuvent dépendre du vent ou des abeilles pour répandre leur pollen. C'est là qu'intervient la guêpe du figuier. La figue ne peut survivre sans elle, et réciproquement, car c'est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. C'est ce que l'on appelle le mutualisme.

GETTY IMAGES/DEAGOSTINI - Dessin de guêpe du figuier

 La guêpe femelle dépose ses œufs dans la figue mâle (nous ne consommons que celles des figuiers femelles), dont la forme facilite l'accueil des larves de guêpes mais les ailes et les antennes de la guêpe se cassent lorsqu'elle pénètre dans la figue, ce qui l'empêche d'en ressortir. Seul le bébé guêpe sera assez petit pour se libérer. Les mâles naissent sans ailes, parce que leur seule fonction est de se reproduire avec les bébés femelles — qui sont techniquement leurs sœurs — et de creuser un tunnel pour sortir de la figue. Ce sont les femelles qui s'échappent, en emportant le pollen avec elles.

Si une guêpe entre par erreur dans une figue femelle ― celles que nous mangeons ―, elle n'a pas la place de se reproduire, et elle ne peut plus sortir puisque ses ailes et ses antennes se sont détachées. La guêpe meurt donc à l'intérieur, ce qui est hélas nécessaire parce qu'elle apporte ainsi le pollen qui donnera le fruit que nous aimons.

Attention: le croquant que vous sentez sous votre dent n'est pas dû à la carcasse de la guêpe! La figue se sert d'une enzyme, la ficine, pour la transformer en protéines. Mais, techniquement, quand vous mangez une figue, vous avalez aussi une guêpe du figuier (du moins ce qu'il en reste). Certains végans décident d'ailleurs de ne plus en consommer pour cette raison.

Regardez la vidéo de Brain Stuff ci-dessous (en anglais) pour visualiser le processus de la pollinisation. 

 https://youtu.be/9DQTjv_u3Vc

 

Cet article, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit pour le HuffPost Québec par Bamiyan Shiff pour Fast for Word.

 

Auteure : Julie R. Thomson

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/13/savez-vous-vraiment-ce-quil-y-a-dans-une-figue_a_23205966/

Evy - signature animée Titi

 

 

 

 

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mercredi 23 août 2017

Mer, océan, lac, étang, mare : quelles différences ?

 

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Il n'est pas toujours aisé de différencier mer, océan, lac et étang, mare.

Même les scientifiques montrent parfois des désaccords quant à ces classifications. Quelques caractéristiques simples de chacune de ces étendues d'eau permettent d'y voir un peu plus clair.

« Vaste étendue d'eau salée qui couvre une grande partie de la surface du Globe ».

Les dictionnaires ne font pas toujours la différence entre une mer et un océan. Pourtant, comme il existe des différences entre un fleuve et une rivièremer et océan présentent des caractéristiques bien définies.

Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

Quelles différences entre un océan, une mer et un lac ?

Les mers et les océans sont tous les deux de vastes étendues d'eaux salées. Ils peuvent aussi bien être froids que chauds. Et tous les deux peuvent également subir le phénomène de marée. Même s'il est plus marqué du côté des océans.

Pourquoi la mer Morte est-elle si salée ?

Mais trois critères essentiels permettent de distinguer une mer d'un océan :
  • Un océan est plus vaste qu'une mer. Le plus grand des océans (1) de la planète s'étend sur une superficie de près de 180 millions de km2. Le plus petit océan couvre quelque 14 millions de km2. La plus grande mer, la mer d'Arabie, quant à elle, ne mesure qu'environ 3.600.000 km2.
  • Un océan est également nettement plus profond qu'une mer.
  • Un océan entoure un continent et repose sur un plancher basaltique. Une mer, quant à elle, repose sur de la croûte continentale.

Les lacs, quant à eux, se différencient des océans et des mers essentiellement par le fait qu'ils sont remplis d'eau douce.

Ils sont isolés de la mer, alimentés par un cours d'eau et comportent également un cours d'eau émissaire.

Pour mériter la désignation de lac, il faut qu'une étendue d'eau soit suffisamment grande et profonde — supérieure à 20 mètres — pour permettre le dépôt de sédiments sur son fond et/ou la stratification thermique des eaux.

Quelles différences entre un lac, un étang et une mare ?

Contrairement au lac, l'étang est une étendue d'eau, douce ou salée, et surtout peu profonde (entre 5 et 10 mètres). Un étang se forme par accumulation d'une eau non absorbée par un sol trop imperméable. Son alimentation se fait par des sources de faible débit (eaux de pluies, ruissellements, ruisseaux, nappes phréatiques, etc.). L'eau d'un étang est donc stagnante. Et son écosystème est, de fait, bien différent de celui d'un lac.

Une mare enfin, est de petite taille. Et sa profondeur est inférieure à 2 mètres. Elle peut être naturelle (mare forestière, mare de prairie, etc.) ou anthropique (mare de régulation de collecte d'eau, mare de réserve d'eau pour l'usage domestique, etc.) et elle n'est pas nécessairement pérenne.

Plongez dans le fascinant lac vert d'Autriche  En Autriche, à la fin du printemps, un site de randonnée se transforme en site de plongée grâce à la fonte des neiges ! Sentiers, bancs, passerelles, arbres : tous sont submergés sous au moins 10 m d'eau. Le paysage sous-marin rappelle alors un lieu enchanté que nous vous invitons à découvrir en vidéo.

Nathalie Mayer, Journaliste

(1) Le plus grand des océans est l'océan Pacifique, avec une surface de plus de 166 millions de km². 

C'est donc le plus vaste des 5 océans du globe terrestre, devant l'Atlantique (160 millions de km²), l'Océan Indien (73 millions de km²), l'océan Antarctique (20 millions de km²) et l'océan Arctique (14 millions de km²).

C'est aussi dans le Pacifique que l'on trouve les fosses les plus profondes de la planète : plus de 10.000 mètres de profondeur.

L'océan Pacifique a été découvert en 1513 par l'Espagnol Vasco Nuñez de Balboa. Mais c'est l'explorateur portugais Magellan qui fut le premier à y naviguer. Il lui donna d'ailleurs le nom de "Pacifique" en raison du temps calme qu'il trouva pendant sa traversée.

 

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/ocean-mer-ocean-lac-etang-differences-7651/

 

 

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samedi 19 août 2017

Dune du Pilat : Difficile d'accès, victime de son succès

 

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Malgré le rond point mis en place cette année, la dune du Pilat est toujours relativement difficile d'accès.

Bouchon, parking complet, la dune reste l'un des endroits les plus touristiques de la région. 

Pendant les vacances d'été, de nombreux touristes veulent visiter la dune du Pilat. 

Au mois d'août, c'est 500 000 visiteurs qui affluent pour voir cette grande destination du littoral aquitain. 

La semaine du 15 août est généralement la plus chargée de l'année.

C'est donc parfois une vraie marée humaine qui commence quelques kilomètres plus loin dans les bouchons.
En voiture, il faut faire preuve d'une grande patience après parfois plusieurs heures de route. 

"Là ça fait 15 kilomètres pour 30 minutes.

Et maintenant, il faut trouver une place pour se garer"


Mais le parking de 950 places est régulièrement saturé !
Nouveauté notable pour désengorger la route ? Un rond point a été réaménagé au mois de juin à la demande du syndicat mixte de la grande dune du Pilat. 
Il est à présent à doubles voies pour libérer la circulation vers les plages voisines. 
Malgré le monde, le trafic semble donc un peu plus fluide que les années précédentes. 
Par Anne-Flore Roulette
Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/arcachon/dune-du-pilat-difficile-acces-victime-son-succes-1312947.html

 

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jeudi 17 août 2017

Pourquoi la mer Morte est-elle si salée ?

 

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Si la mer Morte est morte, c'est qu'elle renferme un excès de sel fatal à toute forme de vie macroscopique, qu'elle soit animale ou végétale.

Mais quelle est l'origine d'une telle quantité de sel ?

La mer Morte ne contient pas moins de 27,5 % de sel. Un chiffre presque incroyable lorsqu'on le compare au taux de salinité moyen des autres mers et océans de notre planète qui oscille entre 2 et 4 %.

De manière générale, le sel dissout dans les mers et les océans qui recouvrent largement la surface du Globe est issu de l'érosion de la croûte terrestre.

Ce sont les rivières et les fleuves qui les alimentent en sels divers et variés. Concernant la mer Morte — qui n'est en réalité qu'un lac —, on estime que le Jourdain lui apporte quelque 850.000 tonnes de sel par an.

Mais aujourd'hui, on évalue à 90 % au moins, le volume d'eau qui approvisionnait traditionnellement la mer Morte et qui est détourné à des fins d'irrigation. Ajoutez à cela juste ce qu'il faut d'évaporation naturelle et vous ferez baisser le niveau de la mer Morte d'environ un mètre par an.

Vous comprendrez d'où lui vient cette salinité hors du commun !

Le sel présent en grande quantité dans l’eau de la mer Morte permet de flotter plus facilement. © Rottan, Pixabay, CC0 Public Domain

On flotte mieux dans l’eau salée de la mer Morte

Ajouter du sel à de l'eau influe sur sa densité. L'opération a tendance à la faire augmenter. Ainsi, selon le principe énoncé par le célèbre Archimède, un corps humain plongé dans l'eau subit une poussée verticale, dirigée du bas vers le haut, et égale au poids du volume d'eau déplacé par le corps.

Comme l'eau de mer — et d'autant plus celle de la mer Morte dont la masse volumique atteint les 1.240 kg.m-3 — est plus lourde que l'eau douce, nous flottons mieux dans la mer Morte que dans le bassin olympique de la piscine municipale.

Ainsi, une baignade dans la mer Morte se fait-elle un peu... assis sur l'eau. Et on peut y profiter des bienfaits pour la peau que procure la densité importante de sels minéraux qu'elle contient.
Mais autant de sel peut aussi être dangereux pour la santé.
Alors, attention à prendre quelques précautions : ne pas mettre la tête sous l'eau afin d'éviter les brûlures aux yeux, par exemple, et ne pas boire cette eau beaucoup trop salée ni même s'y baigner trop longtemps — une dizaine de minutes suffisent — afin de ne pas provoquer de déséquilibre de la concentration en sels minéraux dans votre corps.

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dimanche 13 août 2017

Dendrochronologie ou l'art de lire l'âge des arbres

 

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Dans la plupart des cas, il est aisé de distinguer chaque cerne du précédent. Si l’on est un peu observateur, on réalise aussi en les comptant que les cernes n’ont pas tous la même largeur. On comprend alors que pour un arbre, il y a des années fastes, marquées de larges cernes, et d’autres moins (années de sécheresse par exemple), marquées de cernes étroits.

Dès le XVIe siècle, Léonard de Vinci avait établi une relation entre la largeur des cernes et les variations climatiques, mais depuis plus d’un siècle, la dendrochronologie a fait de ces observations naturalistes une discipline irremplaçable pour l’étude des arbres et de leur environnement.

En fonction du climat

Les espèces d’arbres ne produisent pas toutes des cernes de croissance annuels visibles. Celles qui poussent en milieu tropical – où les variations climatiques saisonnières sont subtiles voire inexistantes – en sont rarement pourvues, leur croissance étant continue.

Sous les climats tempérés et boréaux, en revanche, où la saisonnalité marquée impose des alternances de périodes de croissance et d’arrêt de croissance, les arbres accumulent année après année des cernes qui finiront par créer des séquences de plusieurs décennies, voire même de plusieurs siècles.

L’examen de ces séquences de cernes ne nécessite pas l’abattage de l’arbre, mais seulement l’extraction d’une fine carotte de bois dans le tronc, à l’aide d’une tarière, sans préjudice pour sa santé.

Extraction d’une fine carotte de bois. Author provided

Mesurer, dater, expliquer

Une fois les carottes de bois extraites, le travail du dendrochronologue se divise en trois étapes. La première consiste en la mesure précise de la largeur de chaque cerne. La seconde permet d’attribuer avec certitude une date à sa formation. La troisième concerne la recherche des causes des variations de ces largeurs.

Certaines variations sont propres à un individu, comme celles liées à la disparition soudaine d’un voisin gênant, lors d’un orage, d’un coup de vent ou d’une coupe forestière, qui engendrera une augmentation de la taille des cernes jusqu’à ce que de nouvelles contraintes apparaissent.

D’autres affectent la plupart des arbres d’un peuplement, d’un massif ou d’une région. C’est le cas, par exemple, d’épisodes de gelée tardive ou de sécheresse dont l’intensité et l’ampleur géographique sont variables et qui entraînent une réduction plus ou moins forte de la croissance annuelle de tous les arbres dans la zone concernée.

Exemple de réduction de croissance radiale observée sur une souche de douglas lors d’une succession de sécheresses de 2003 à 2006. La barre verte montre un cerne large avant cette période climatique difficile.

Surprenantes découvertes

Au début des années 1990, notre équipe a pu, grâce aux données dendrochronologiques, mettre en évidence une augmentation progressive de la croissance annuelle des arbres forestiers au cours de l’ère industrielle.

Paradoxalement, cette découverte a été faite à l’occasion de recherchessur des dépérissements forestiers importants qui alertaient les gestionnaires et défiaient la communauté scientifique.

Les variations de la croissance des arbres, mises en regard des données climatiques, ont permis de conclure que les facteurs déclencheurs des dépérissements étaient liés essentiellement à des évènements de sécheresse exceptionnels et pas, comme on le suspectait, à la pollution de l’atmosphère. Au contraire, l’augmentation des températures, de la concentration en CO2 dans l’atmosphère ou des dépôts atmosphériques azotés issus de l’agriculture étaient plutôt des facteurs stimulant la croissance des arbres.

Se préparer aux sécheresses

Aujourd’hui, la réalité des changements globaux s’est précisée et les projections climatiques vers le futur également. Les fortes sécheresses des décennies passées constituaient des évènements rares, induisant systématiquement des épisodes de dépérissement forestier. Elles devraient augmenter en fréquence et en intensité dans les décennies à venir.

Face à l’augmentation prédite des contraintes climatiques et aux risques induits pour la santé et la productivité des forêts, la communauté scientifique est sollicitée par les gestionnaires forestiers qui doivent sans attendre anticiper la capacité des arbres à s’accommoder (ou pas) des nouvelles conditions environnementales et adapter progressivement la forêt.

L’étude des impacts des changements climatiques sur le fonctionnement des arbres n’est cependant pas aisée car le recours à l’expérimentation reste très limité. D’une part, les arbres forestiers sont des organismes de très grande taille, difficiles à placer dans des conditions expérimentales contrôlées. D’autre part, l’évaluation de ces effets est à inscrire dans un temps long, car les impacts d’une perturbation, qu’elle soit due au climat ou à des insectes, peuvent avoir des retentissements très longtemps après l’aléa.

Étudier le passé pour prédire l’avenir

Extraire des carottes des arbres, c’est accéder rétrospectivement à toute l’histoire de leur vie. S’offrent ainsi, en un temps record et à moindre coût, autant d’expérimentations « naturelles » permettant l’étude de la chronologie de croissance de nombreux individus, sur de très longues périodes.

Cette approche nécessite cependant de composer avec d’autres difficultés. La principale est qu’en conditions naturelles, de très nombreux facteurs (sol, climat, peuplement forestier, âge des arbres, dépôts azotés, concentration en CO2 atmosphérique, etc.) agissent conjointement sur les arbres, rendant les interprétations complexes.

De nombreuses questions sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers sont aujourd’hui abordées par la dendrochronologie. La résilience des arbres, c’est-à-dire leur capacité à retrouver un fonctionnement normal après une période de fortes perturbations, est par exemple évaluée en ciblant dans la chronologie des cernes, les périodes de crise, et en étudiant l’évolution de la croissance des années qui suivent.

Carottes de bois issues de chênes pédonculés croissant en forêt de Tronçais dans l’Allier.

Ces études permettent d’identifier quelles sont les caractéristiques des arbres capables de surmonter un évènement stressant, comme les sécheresses estivales de 1976 ou 2003, et quelles sont les conditions de sol ou de sylviculture qui peuvent affecter la réponse des arbres.

D’autres informations précieuses

Les cernes recèlent, en réalité, bien d’autres indications que la seule croissance des arbres. Leur radiographie aux rayons X, pratiquée depuis 50 ans, révèlent des variations de densité du bois qui permettent une meilleure reconstitution des contraintes climatiques et des quantités de carbone fixées dans le bois par la croissance, information nécessaire pour estimer au mieux le rôle des écosystèmes forestiers dans le cycle du carbone.

Radiographies de carottes de pins. Author provided

L’analyse de la composition chimique des cernes peut également apporter des informations très pointues sur le fonctionnement physiologique des arbres, des années après. L’étude de la composition en isotopes stables du carbone du bois peut être, par exemple, reliée au fonctionnement foliaire des arbres. L’analyse isotopique des cernes a ainsi montré que, chez un grand nombre d’espèces, les arbres étaient devenus, au cours du siècle passé, plus efficaces dans l’utilisation de l’eau : pour une même quantité d’eau consommée, leur assimilation de carbone est aujourd’hui supérieure à ce qu’elle était au début de l’ère industrielle. Leur fonctionnement a été modifié vers une meilleure performance par unité de quantité d’eau utilisée.

Cette découverte, comme beaucoup d’autres, aurait été quasiment impossible sans le recours à l’approche dendrochronologique pour dater, quantifier et comparer les changements de fonctionnement des arbres à court, moyen et long terme.

Auteurs : 

Chargé de recherche, unité « Écologie et écophysiologie forestières », INRA

Directrice de recherche, unité « Écologie et écophysiologie forestières », INRA

Ingénieur de recherche, unité « Écologie et écophysiologie forestières », INRA

Déclaration d’intérêts

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

Source : http://theconversation.com/la-dendrochronologie-lart-de-lire-dans-les-cernes-des-arbres

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dimanche 6 août 2017

Pourquoi entend-on le bruit de la mer dans les coquillages ?

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Coller son oreille à un coquillage. Petits ou grands, nous l'avons tous déjà fait. Pour entendre le bruit de la mer et nous rappeler un peu la douceur des vacances. Mais est-ce vraiment le souvenir de son environnement d'origine que nous restitue le coquillage ?

Comment est-il possible qu'un coquillage garde en mémoire le bruit des vagues sur la jetée ? La réponse est simple. Mais elle risque de décevoir les plus romantiques. Cela n'est tout simplement pas possible. Les sons que nous percevons lorsque nous collons notre oreille à un coquillage ne sont donc pas ceux de la mer.

En réalité, le coquillage - comme d'ailleurs tout objet cylindrique creux et fermé - fait caisse de résonnance. En d'autres termes, il amplifie les sons qui le pénètrent. Ceux qui arrivent à l'ouverture de la cavité se réfléchissent sur les parois plus ou moins lisses et dures du coquillage. Et selon la forme et les dimensions de celui-ci, le son perçu par notre oreille sera différent. Ainsi, sera-t-il plus grave pour une cavité plus importante.

Si l’on croit entendre le bruit de la mer dans les coquillages, c’est parce que nous associons ces objets à nos vacances au bord de l’eau. © KRPhotography, Pixabay, CC0 Public Domain

Les coquillages amplifient le son de la vie.

Quant à l'origine de ce bruit qui se répercute sur les parois du coquillage alors qu'il est collé à notre oreille, elle est attribuée à notre propre circulation sanguine. Et nous l'entendons d'autant mieux que le geste isole quelque peu notre oreille des bruits de l’extérieur. Il suffit par ailleurs d'éloigner ou de rapprocher le coquillage de notre oreille pour provoquer des variations de ce ronronnement régulier.

Et si ce bourdonnement nous rappelle le son de la mer, c'est sans doute par association d'idées. Finalement, c'est le coquillage qui nous ramène à nos vacances. Car remarquez que l'expérience peut aussi bien être vécue en accolant un simple verre à moutarde à votre oreille ou juste votre main. Les personnes souffrant d'acouphènes pulsatiles — dus à une hypertension artérielle, à un souffle au cœur ou à une inflammation de l'oreille — entendent, quant à elles, ces bruits en permanence.

Nathalie Mayer, Journaliste

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/physique-entend-on-bruit-mer-coquillages-7647/

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mardi 1 août 2017

Comment faire durer un bouquet de fleurs ?

 

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Lorsqu'on reçoit, qu'on achète ou qu'on compose, avec celles de son jardin, un bouquet de fleurs coupées, on souhaite en profiter le plus longtemps possible. Voici une série de conseils simples et efficaces pour conserver les fleurs en vase dans les meilleures conditions. 


• Il faut choisir un vase adapté à la forme des fleurs et au volume (l'épaisseur) du bouquet. En effet, les fleurs doivent pouvoir s'ouvrir avec ampleur.

• Toujours retirer l'emballage et les ficelles ou les cordelettes qui lient les fleurs les unes aux autres.

• Coupez systématiquement les tiges sur 2 cm, de préférence en biseau. Pour les tiges ligneuses, c'est-à-dire apparentées à du bois fin (mimosa, lilas), il convient d'écraser la base avec un marteau ou un objet lourd, ou de la fendre.

• Retirez les feuilles de la tige à hauteur de l'eau du vase, afin qu'elles ne pourrissent pas dans l'eau.

• Versez une cuillerée à café de bicarbonate de soude (non alimentaire) à l'eau des fleurs avant d'immerger le bouquet.

• Plongez le bouquet aussi vite que possible dans de l'eau fraîche. Les bouquets emballés avec du cellophane, lorsqu'il sert aussi de bulle d'eau, permettent d'allonger ce laps de temps. Les fleurs peuvent tenir 1 ou 2 jours.

• Changez l'eau tous les deux jours, vous éviterez ainsi que les bactéries colonisent l'eau du vase. Préférez une eau de pluie filtrée ou une eau à température ambiante. A chaque renouvellement d'eau, recoupez un peu les tiges. Certains ajoutent un peu d'eau de Javel, du bicarbonate de soude, une aspirine ou encore du vinaigre blanc à l'eau des fleurs pour limiter la propagation des germes. A chacun sa méthode...

• N'exposez pas vos fleurs directement au soleil, elles pourraient flétrir rapidement, et éloignez-les des sources de chaleur (radiateur, ordinateur, cuisinière...).

• Tenez vos fleurs à bonne distance des courants d'air, des lieux de passage fréquent et des corbeilles à fruits. Il faut savoir que certains fruits (comme les bananes) émettent du gaz (éthylène) lorsqu'ils mûrissent, et ceci est néfaste pour les fleurs. 

• Achetez des fleurs de saison fraîchement coupées...

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lundi 24 juillet 2017

Schistes et gaz de schiste

                    

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Le terme de schistes apparaît en géologie.

Il ne désigne pas une roche précise mais plutôt une texture de roche particulière. Celle de roches présentant un débit en feuillets plus ou moins minces, ondulés ou irréguliers, suivant des plans de schistosité.

On appelle ainsi les plans suivant lesquels les minéraux constitutifs de la roche sont orientés parallèlement les uns par rapport aux autres sous l'influence de contraintes tectoniques.

Les schistes sont associés aux zones de métamorphisme général.

Ce sont des roches métamorphiques formées en profondeur par la pression et la température à partir de roches préexistantes. Les schistes peuvent présenter des natures différentes (schistes ardoisiers, schistes chloriteux, talcschistes, etc.) mais beaucoup sont issus du métamorphisme de degré moyen d'argiles anciennes. On y retrouve souvent du mica. Ils contiennent aussi d'autres minéraux qui donnent aux schistes des couleurs et des textures diverses.

Globalement, les schistes présentent un aspect feuilleté, lisse et brillant.

Gaz de schistes : un terme qui prête à confusion

Si le terme de schiste désigne bien, pour les géologues, une roche métamorphique, il est parfois aussi employé pour qualifier une roche sédimentaire argileuse.

Dans ce cas — et uniquement dans ce cas —, le schiste peut renfermer des hydrocarbures sous la forme de gaz que l'on appelle alors, les gaz de schistes.

De ce point de vue, le terme employé par les Anglo-saxons prête moins à confusion. Pour eux, les gaz de schistes sont des shale gas, le terme shale désignant spécifiquement et plus largement, les schistes sédimentaires.

 

Par la rédaction de Futura

 

Source : http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geologie-schistes-1607/

 

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jeudi 13 juillet 2017

La biodiversité des forêts, un atout contre le réchauffement climatique

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La diversité des espèces végétales atténuerait significativement l'impact négatif du changement climatique. Lequel, en efet, entraîne en effet des sécheresses accrues ralentissant la décomposition des litières et donc la remise à disposition au sol du carbone et de l'azote.

  • En forêt, les litières au pied des arbres régulent le recyclage de la matière organique et la remise à disposition des éléments nutritifs.
  • Une expérience sur une parcelle forestière de type méditerranéenne soumise à un stress hybride important afin de simuler le changement climatique en cours montre que la présence de plusieurs espèces végétales atténue significativement l’impact négatif de la réduction des précipitations sur cette décomposition.

Pour étudier la décomposition des litières dans les forêts, processus clé du fonctionnement des écosystèmes qui régule le recyclage de la matièreorganique et la remise à disposition des éléments nutritifs, une équipe de l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE-CNRS, université Aix-Marseille, université d'Avignon, IRD) a effectué une expérience durant deux ans sur le site de l'O3HP (Oak Observatory at OHP), dans les Alpes de Haute-Provence. L'objectif était de comparer la dégradation de trois types de litières (mélange de feuilles d'une à trois espèces végétales : chêne pubescentérable de Montpellier, sumac-fustet) dans deux parcelles forestières. L'une était soumise à une sécheresse accrue grâce à un système d'exclusion des pluies printanières et estivales performant, et l'autre comme parcelle témoin. Par la même occasion, ils ont suivi l'évolution des communautés d'organismes décomposeurs et prédateurs (abondance, diversité et interactions trophiques) colonisant ces litières.

La sécheresse printanière et estivale accrue entraîne, dans tous les cas, un ralentissement de la décomposition de la litière et donc de la remise à disposition au sol du carbone et de l'azote. Cependant, la présence de plusieurs espèces végétales dans la litière atténue significativement l'impact négatif de la réduction des précipitations sur cette décomposition.

 

De l’intérêt de préserver la biodiversité

Concernant les organismes de la mésofaune (la faune de taille intermédiaire entre la microfaune et la macrofaune) présents dans ces litières, ils sont favorisés par le mélange d'espèces (plus de diversité et d'abondance), ce qui explique pour partie la meilleure décomposition observée. Néanmoins, la parcelle où le stress hydrique a été fortement augmenté montre des diminutions importantes dans l'abondance et la diversité des organismes colonisant les litières variables en fonction du groupe considéré. On observe ainsi, en liaison avec l'augmentation de la sécheresse, une modification du rapport entre organismes décomposeurs et prédateurs entrainant une pression de prédation plus importante, une modification du rapport entre collemboles et acariens oribates favorable à ces derniers, un impact à des degrés divers au sein des collemboles entraînant jusqu'à la disparition du groupe des Neelipleones.

Cette étude publiée dans la revue Journal of Ecology souligne à la fois les modifications extrêmement rapides de la biodiversité présente dans la litière suite à une sécheresse accrue et surtout l'intérêt de conserver une diversité d'espèces végétales dans les forêts méditerranéennes de manière à limiter les conséquences du changement climatique en cours. Ces recherches s'inscrivent dans une problématique générale visant à mieux comprendre les relations biodiversité-fonctionnement dans les écosystèmes et l'intérêt de conserver une biodiversité élevée face aux contraintes environnementales croissantes.

 

Visualisation sans précédent et en 3D de la circulation du CO2 dans l'atmosphère

La circulation du CO2 dans l'atmosphère comme vous ne l'avez jamais vue  Dans cette vidéo de la Nasa, il est possible de visualiser, pour la première fois, avec un niveau de détails impressionnant et en trois dimensions, le cycle du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, sur une année. Dans la perspective de mieux prédire l’évolution du changement climatique en cours sur le long terme, les scientifiques ont besoin de recueillir un maximum de données sur la circulation de ce gaz à effet de serre émis massivement par nos activités humaines. 

CNRS, publié le 12/07/2017

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-biodiversite-forets-atout-rechauffement-climatique-67940/

 

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samedi 20 mai 2017

Élévation du niveau de la mer : le risque d’inondation des côtes va doubler

 

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Le réchauffement climatique qui élève le niveau des mers menace les villes côtières et les populations qui vivent dans certaines îles du Pacifique. Une élévation du niveau de la mer de 5 à 10 cm doublera la fréquence des inondations au niveau des tropiques entre 2030 et 2050.

  • Le niveau des mers augmente de 4 mm par an environ dans le monde.
  • D'ici quelques décennies, le risque d'inondations sera doublé au niveau des côtes des régions tropicales.
  • Les populations des villes littorales, des îles du Pacifique au niveau de la mer, sont particulièrement menacées.

Chaque année, le niveau des mers dans le monde monte de 3 à 4 mm, mais ceci pourrait s'accélérer à cause du réchauffement climatique et de la fonte des glaces. À l'horizon 2100, la hausse devrait atteindre entre 30 cm et un mètre, voire plus. Or cette élévation favorise les inondations lors des marées hautes, augmente l'érosion des côtes, modifie la dynamique des vagues et accroît le risque d'inondation.

À quoi faut-il s'attendre exactement dans les années à venir ? Une recherche parue dans  Scientific Reports a analysé ces différents facteurs, en tenant compte notamment des vagues et des tempêtes. L'étude a trouvé que les zones qui seront les premières affectées se trouvent à de basses latitudes, là où les marées sont moins importantes : l'élévation du niveau de la mer y est proportionnellement plus significative.

Cinq à dix centimètres d'augmentation, ce serait deux fois plus d'inondations des côtes au niveau des tropiques dès 2030. L'augmentation constante du niveau de la mer ne cause pas directement des inondations : la plupart du temps, elle est inférieure aux fluctuations normales causées par les marées, les tempêtes ou les vagues. Mais l'élévation du niveau de la mer augmente rapidement la fréquence et la sévérité des inondations côtières : de grandes vagues risquent plus de submerger les protections mises en place sur les côtes.

La ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, est particulièrement menacée. © romayan, Fotolia

Des populations côtières devraient se déplacer

L'élévation qui devrait avoir lieu d'ici 2030 à 2050 doublera le risque d'inondation dans des villes comme San Francisco aux États-Unis, Bombay en Inde, Ho Chi Minh au Vietnam ou Abidjan en Côte d'Ivoire. Ceci aura un impact sur l'économie des villes côtières et les conditions de vie dans les îles du Pacifique situées au niveau de la mer. Ces îles sont particulièrement vulnérables aux inondations lors des tempêtes.

La hausse du niveau de la mer semble quasiment inévitable. Le réchauffement du climat et des océans, la fonte des glaces, causent une montée des eaux qui devrait se poursuivre pendant de nombreuses décennies. Les émissions de  gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone dans l'atmosphère restent élevées malgré les politiques mises en œuvre.

Pour Sean Vitousek, de l'université de l'Illinois à Chicago, qui a dirigé cette recherche et qui s'exprime dans  The Guardian, « nous allons devoir [réduire les émissions de dioxyde de carbone] et concevoir les côtes pour arrêter beaucoup de ces événements ». Il donne ce conseil aux lecteurs la prochaine fois qu'ils iront à la plage : « pensez à ce que serait cette zone dans certains de ces scénarios de montée du niveau de la mer, d'un demi-mètre ou d'un mètre. Vous verrez que c'est une proposition assez effrayante ».

Hausse du niveau de la mer : une preuve de l'effet des activités humaines

Article du CNRS paru le 2 décembre 2014

Quelle est l'influence de l'Homme sur l'élévation du niveau de la mer ? En s'appuyant sur les données d'un vaste réseau de marégraphes disséminésaux quatre coins de la planète, une équipe internationale montre que la hausse du niveau des océans observée depuis plus d'un siècle dans les enregistrements marégraphiques ne peut, dans deux tiers des cas, être expliquée sans tenir compte de l'impact de nos activités. La cause première est-elle le réchauffement ou les aménagements du littoral ? L'étude ne le dit pas.

Installés vers la fin du XIXe siècle dans plusieurs villes portuaires de la planète pour faciliter la navigation, les marégraphes nous fournissent également un aperçu de l'évolution du niveau des océans au cours des 100 à 150 dernières années. Par l'analyse de ces données séculaires provenant de 59 marégraphes disséminés à travers le globe, une équipe franco-allemande est parvenue à déterminer, pour la première fois, la contribution des activités humaines dans l'élévation du niveau de la mer.

Pour mener à bien leurs investigations, les chercheurs se sont appuyés sur le fait que, de manière naturelle, le  niveau de la mer en un lieu précis et à un instant t dépend en partie des valeurs qui l'ont précédé. Un peu comme si celui-ci possédait une mémoire de toute l'histoire antérieure de ses fluctuations. « En appliquant des méthodes statistiques aux enregistrements marégraphiques dont nous disposions, nous avons pu tenir compte de cet effet mémoire et distinguer ainsi la part naturelle de la part anthropique de l'élévation du niveau des océans à la fois à l'échelle régionale et globale », précise Mélanie Becker, scientifique au sein d'Espace-DEV (IRD / Université Montpellier 2/ Université de La Réunion/ Université des Antilles et de la Guyane) et principal auteur de ces travaux.

Contribution anthropique minimale dans la tendance du niveau de la mer détectée dans les marégraphes de l'Atlantique du nord au cours du XXe siècle. Chaque cercle correspond à la position d'un marégraphe. Les couleurs correspondent à la répartition de la composante anthropique (rouge) et naturelle (gris) dans la tendance du niveau de la mer. © Mélanie Becker

Les activités humaines ont élevé le niveau de la mer de 1 mm/an

L'étude, publiée dans la revue  Geophysical Research Letters, montre ainsi qu'au niveau des villes de New-York, Baltimore, San Diego, Marseille et Mumbai, l'impact de l'Homme a contribué à plus de 50 % à l' élévation du niveau de la mer au cours du XXe siècle. Il en va de même le long du littoral sud de la mer du Nord et dans la mer Baltique. À l'échelle de la planète, l'équipe estime par ailleurs qu'au cours du XXe siècle, les activités humaines ont engendré une élévation de 1 mm par an du niveau des océans, soit plus de la moitié de la hausse observée durant cette période.

Néanmoins, bien que la méthode employée montre sans ambiguïté l'implication à long terme des activités humaines sur l'élévation du niveau de la mer, elle ne fournit aucune information sur les causes de cette hausse : « En recoupant les données issues des enregistrements marégraphiques avec l'analyse détaillée et contextualisée de chaque situation locale étudiée, nous pourrons déterminer si l'élévation du niveau des océans résulte de perturbations locales telles que les aménagements portuaires ou d'un bouleversement à grande échelle comme le  changement climatique », conclut Mikhail Karpytchev, chercheur au LIENSs (CNRS / Université de La Rochelle) et coauteur de ces travaux.

La banquise arctique en mars 2017 : maximum hivernal historiquement bas

http://www.dailymotion.com/video/x5g1plg_la-banquise-arctique-en-mars-2017-maximum-hivernal-historiquement-bas_news

La banquise hivernale arctique de 2017 était la plus petite jamais observée  Comme on peut le voir dans cette vidéo de la Nasa, l’expansion de la banquise hivernale a atteint sa plus grande extension le 7 mars 2017. La surface de mer couverte de glace fut alors la plus basse jamais mesurée lors d'un maximum saisonnier. Les zones grises plus foncées traduisent une couverture glacée plus fine qu’ailleurs, donc plus fragile. La banquise estivale, fin septembre 2016, était à un niveau très bas. L’hiver a eu ensuite du mal à s’installer. Aux antipodes, la banquise estivale autour de l’Antarctique était aussi à un niveau historiquement bas. 

Auteur : Marie-Céline Jacquier, Journaliste

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-elevation-niveau-mer-risque-inondation-cotes-va-doubler-56263/

 

 

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