samedi 9 juin 2018

Les récifs coralliens surveillés par satellite

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Dans le cadre d'un partenariat, la société Planet, qui dispose de la plus grande flotte de micro-satellites au monde, va fournir quotidiennement des images des récifs coralliens. L'idée est de mettre en place un système inédit de surveillance spatiale de l'état de ces récifs pour mieux les protéger.

La protection des récifs coralliens est une nécessité absolue. En effet, il faut savoir que s'ils ne couvrent que 0,2 % du plancher océanique, les coraux abritent près de 30 % de la biodiversité marine. Près d'un quart de l'ensemble des espèces marines vivrait dans ces récifs qui, en tant que barrières naturelles, protègent aussi les littoraux des vagues, de l'érosion et fournissent également une protection contre les risques de catastrophe en réduisant sensiblement les impacts côtiers pendant les grandes tempêtes.

À cela s'ajoute qu'au moins un milliard de personnes et 25 % de la vie marine dépendent directement des récifs coralliens sains pour leur nourriture et leurs moyens de subsistance. La perte des coraux aura donc des répercussions importantes, voire catastrophiques, sur la biodiversité marine et sur d'innombrables communautés dont l'alimentation, la sécurité et les revenus en dépendent.

La Grande Barrière de corail, en Australie, près de l'île Heron. Cette image, d'une résolution de 3,7 mètres, a été acquise par un des satellites de la constellation de Planet. ©Planet Lab 2018

La plus grande flotte de microsatellites au monde

Pour surveiller et protéger efficacement les récifs coralliens de la Planète, les systèmes actuels de suivi de la santé des coraux sont irréguliers et très insuffisants. Généralement, ils sont basés sur des études de plongée ou d'avion, dont l'étendue est limitée, ou sur des données approximatives telles que les températures de surface, qui ne tiennent pas compte des différences de résilience des communautés coralliennes.

C'est dans ce contexte que la société Planet, qui dispose de la plus grande flotte de microsatellites au monde, s'est associée à Paul G. Allen Philanthropies ainsi qu'à un consortium de scientifiques renommés et spécialistes de la conservation des coraux et de la télédétection pour cartographier et surveiller l'intégralité des récifs coralliens en eau peu profonde.

Ce consortium comprend des scientifiques de la Carnegie Institution for Science, de l'université du Queensland et de l'Institut de biologie marine de l'université d'Hawaï. Dans sa première phase, qui sera effective en fin d'année, le projet produira une photomosaïque des récifs coralliens dans le monde et effectuera une validation sur cinq sites :

  • l'île Heron, sur la Grande Barrière de corail australienne ;
  • Moorea, en Polynésie française ;
  • Lighthouse Reef, au Belize ;
  • la baie de Kaneohe, à Hawaï ;
  • l'archipel Karimunjawa, en Indonésie.
Le récif corallien de Moorea, en Polynésie française ; image également acquise par un satellite de Planet. © Planet Lab 2018

Des images exploitées grâce à l'intelligence artificielle

Cette carte dynamique des récifs coralliens du monde entier utilisera les images satellitaires haute résolution acquises quotidiennement par les satellites Dove et SkySat, de Planet. Ces images seront exploitées grâce à l'intelligence artificielle, qui corrigera les distorsions de l'atmosphère, les reflets du soleil, les matériaux dans la colonne d'eau et des ondes de surface.

Ce sera le premier système de surveillance à grande échelle capable de détecter l'évolution des récifs et de suivre quotidiennement les changements physiques de la couverture corallienne à haute résolution. Il sera ainsi possible de suivre les changements de graphiques au fil du temps, les évènements de blanchissements sévères, le développement côtier en temps quasi réel ainsi que les dommages causés par le dynamitage (lié à la pêche à la dynamite) qui détériore les récifs coralliens. Enfin, la conservation de ces images permettra également de surveiller les changements au fil du temps, y compris la récupération des coraux après les évènements de blanchissement.

  • À l'échelle de la Planète, les récifs coralliens sont dans un piteux état.
  • Un système mondial de surveillance des récifs coralliens détectera quotidiennement les changements physiques de la couverture corallienne à haute résolution.
  • Ce système satellitaire permettra aux chercheurs, aux décideurs et aux environnementalistes de suivre les évènements de blanchissements sévères, le dynamitage des récifs et le développement côtier en temps quasi réel.

Auteur : Rémy Decourt, journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-recifs-coralliens-surveilles-satellite-71542/

Evy - signature animée Titi

 

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J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le continu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension.

 

 

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vendredi 8 juin 2018

Le chardon - Qui s'y frotte s'y pique !

 

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Connaissez-vous la différence entre le chardon lorrain (ou d’Écosse) et le chardon-Marie ? 

Ces deux plantes appartiennent à la famille des astéracées. Elles se ressemblent, sont belles et fières. 

L’une est septentrionale, l’autre méridionale… 

L’une est austère et guerrière, l’autre représente la douleur de la Vierge Marie, qui lui a donné son nom. 

L’une est ornementale, l’autre médicinale… 

On les prend parfois pour des mauvaises herbes alors qu’elles peuvent rendre bien des services ! 

Comme tous les chardons, ces plantes ont des piquants. C’est une protection contre les herbivores. 

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Ce chardon est également le symbole de l’Écosse. La légende veut que lors d’une tentative d’invasion nocturne par des guerriers suédois, un soldat fut piqué par un chardon. Son cri réveilla les Écossais qui purent affronter victorieusement leurs assaillants. 

Le chardon lorrain a donné sa devise au duc de Lorraine et à la ville de Nancy : qui s’y frotte s’y pique ! La version originelle inventée par René II de Lorraine était : “Ne toquès mi, je poins” ou “Ne me touche pas je pique” ! 


En latin scientifique (si je puis dire !), ce chardon s’appelle Onopordum acanthium. Il ne fait pas partie des plantes médicinales traditionnelles. Il est parfois indiqué dans l’accompagnement du diabète en tant que prébiotique. 

Mais c’est avant tout une plante pour l’ornementation. Sa longue tige se termine par une grande inflorescence en “capitule” composée d’un réceptacle vert surmonté de fleurs pourpres ou bleues assemblées en brosse. La plante possède de grande feuilles grises. 

Elle peut être utilisée en cuisine, mais on préfère la donner aux ânes, d’où son autre nom : le chardon aux ânes. Car c’est une plante au goût très amer.

Mais si l’on vous propose des chardons de Lorraine, ne refusez pas au prétexte que vous n’en n’aimez pas le goût ! 

Car en réalité, ce sont d’excellents chocolats, remplis d’eau-de-vie, dont la forme rappelle l’inflorescence du chardon lorrain ! Nul doute que certains leur trouveront des vertus médicinales ! 



Chardons de Lorraine

 

Auteur : Augustin de Livois

 

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Pour lire la suite, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

Source : https://www.ipsn.eu/sy-frotte-sy-pique/

Evy - signature animée Titi

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lundi 4 juin 2018

L'arbre le plus vieux d'Europe pousse en Italie

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L'arbre le plus vieux d'Europe est un pin de Heldreich de 1.230 ans, que les scientifiques ont surnommé Italus. Il pousse dans un parc national au sud de l'Italie. Son âge a été calculé en combinant des mesures de radiocarbone et une analyse de ses cernes.

Les scientifiques de l'université de la Tuscia (Italie) ont découvert l'arbre sur une pente rocheuse des montagnes du parc national du Pollino.

Une partie de l'arbre manquait, ce qui a compliqué l'évaluation de son âge, comme l'explique Alfredo di Filippo au National Geographic : 

« La partie interne du bois était comme de la poussière — nous n'avons jamais rien vu de tel. Il manquait au moins 20 centimètres de bois, ce qui représente beaucoup d'années ». 

En revanche, les racines, qui produisent elles aussi des anneaux de croissance, étaient en bon état.

Italus est un pin de Heldreich de 1.230 ans

Les chercheurs ont réalisé une datation au radiocarbone des racines puis ils ont relié la croissance des racines à celle du tronc pour trouver quelles années manquaient. 

Italus a 1.230 ans ; il est le plus vieil arbre européen dont l'âge est attesté scientifiquement. Le parc contient d'autres pins de Heldreich, dont beaucoup ont entre 500 et 600 ans. L'équipe a trouvé trois autres arbres millénaires.

Italus aurait donc commencé à germer au Moyen Âge, pendant une période froide. Il a bien survécu jusqu'à aujourd'hui, malgré les augmentations de températures et les sécheresses ; dans la région montagneuse où il pousse, l'air reste frais.

Les arbres qui vivent dans des lieux reculés et difficiles d'accès ont aussi plus de chances d'être épargnés par l'Homme.

Dans le monde, l'arbre le plus vieux dont l'âge est attesté scientifiquement serait un pin Bristlecone des montagnes Blanches (États-Unis), âgé de 5.000 ans.

 

Auteure :  Marie-Céline Ray,  Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/arbre-record-arbre-plus-vieux-europe-pousse-italie-71452/

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jeudi 24 mai 2018

Jardin: comment faire venir les oiseaux?

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Quelles fleurs privilégier pour attirer les oiseaux dans son jardin toute l'année? Les conseils de Pierre-Yves Nédélec, notre expert.

1) Je nourris les oiseaux l'hiver mais, lorsque j'arrête, ils disparaissent. Que planter dans mon jardin pour qu'ils continuent à s'y ravitailler? Lola 83 

Pierre-Yves Nédélec: Bravo et merci de prendre soin de la gente ailée qui a beaucoup souffert du froid cet hiver et du manque de nourriture.

C'est bien de ne plus les nourrir lorsque les conditions météo leur permettent de s'alimenter avec les insectes du jardin. Pour continuer à attirer les oiseaux chez vous tout le reste de l'année, il faut leur offrir le gîte et le couvert. 

Les haies en mélange à base d'essences locales sont indispensables. Les arbustes à baies comme le sureau et la viorne ainsi que les rosiers botaniques sont une bonne source de nourriture.

Mais c'est sans compter sur les pommiers dont les fruits tombés au sol sont particulièrement appréciés des merles. Laissez les fleurettes s'installer dans la pelouse en taillant moins ras. Nombre d'insectes apprécieront et les oiseaux insectivores y trouveront leur bonheur. 

Semez un mélange de fleurs pour prairie fleurie. Les granivores apprécieront picorer les graines des cosmos et des tournesols. Les légumes montés à graines de salade et de panais attireront les chardonnerets.

La diversité des végétaux et la conduite en bio de votre espace favoriseront les insectes dont la population sera contrôlée par les oiseaux. Un équilibre assez simple à mettre en place.

2) Quelles plantes mettre dans les jardins pour nourrir les mésanges, les rouges gorges et les chardonnerets l'été puisqu'il faut arrêter les graines en avril? J01227

La mésange et le rouge-gorge sont des insectivores qui passent à un régime granivore en hiver. Inutile de leur proposer des plantes à graines en été. Quant au chardonneret, rien ne vaut le cosmos et le panais monté à graines.

Auteur  

Source : https://www.notretemps.com/famille/jardinage/oiseaux-fleurs-pour-attirer-dans-son-jardin,

 

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dimanche 22 avril 2018

Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain

 

Vue aérienne de Paris depuis l’Arc de triomphe en août 2016. L’aspect minéral domine la ville. Pascal Weiland/Unsplash

 

Les zones urbanisées occupent environ 10 % des surfaces terrestres, une proportion qui ne cesse de croître. Ces espaces constituent les milieux de vie de plus de 50 % de la population mondiale et contribuent de manière importante au changement climatique.

Face à ces réalités, des efforts de plus en plus importants sont engagés dans de nombreuses villes pour améliorer la qualité de vie et limiter les contributions de ces espaces aux changements globaux, grâce notamment à des plans d’adaptation au changement climatique et en faveur de la biodiversité.

Parmi ces actions, l’accroissement de la place accordée aux arbres, avec l’objectif d’évoluer vers de véritables « forêts urbaines », représente une contribution majeure.

Les services des arbres aux villes

En ville, les arbres rendent de multiples services écologiques.

Ils améliorent la qualité de l’air en absorbant des polluants et en fixant des particules fines ; ils participent à l’atténuation du réchauffement climatique global en stockant du gaz carbonique. Ils permettent aussi de lutter contre les phénomènes d’îlot de chaleur urbain grâce à l’ombrage qu’ils fournissent lors des fortes chaleurs et à l’évapotranspiration des eaux pluviales.

Ils représentent également un support de biodiversité, permettant la présence de multiples espèces de champignons, plantes, insectes, oiseaux, petits mammifères, et forment des trames vertes assurant la connexion avec les espaces forestiers plus naturels. Et ils participent à la diversité et à la qualité des paysages urbains, en apportant des variations de couleurs et de formes, rompant ainsi la monotonie des espaces minéralisés.

Ils contribuent aussi à marquer l’histoire des villes, par des arbres considérés comme patrimoniaux, témoins d’évènements remarquables, heureux ou tragiques.

Ils contribuent enfin au bien-être et à la bonne santé des populations citadines, qui plébiscitent la présence d’arbres et d’espaces verts boisés à proximité de leurs habitations.

Des contraintes à prendre en compte

 Des contraintes spatiales liées à la présence d’arbres sont parfois mises en avant pour en limiter l’extension. Il est évident que les arbres prennent de l’espace au détriment d’autres modes d’occupation, comme les habitations, les places de stationnement, les voies de circulation, les réseaux souterrains, etc.

La gestion des arbres a également un coût, correspondant à leur plantation, suivi, entretien et parfois abattage (arbres dangereux), ainsi qu’au ramassage des feuilles mortes dans les rues en automne qui doit être pris en charge par les municipalités. Mais les aspects positifs liés à leur présence conduisent généralement à accepter sans difficulté ces contraintes.

D’autres aspects parfois négatifs doivent également être pris en compte. C’est le cas des émissions de composés volatils solubles (ou BVOC pour biogenic volatile organic compounds), dont les taux sont variables selon les espèces, et qui, combinés avec des oxydes d’azote émis par la combustion des hydrocarbures produits par les véhicules, conduisent à la production d’ozone.

Un site Internet mis en place par l’Université d’État de Californie permet de choisir parmi plus de 200 espèces d’arbres, classées selon leurs propriétés et selon leurs niveaux d’émissions de gaz, les essences les mieux adaptées à chaque situation.

Il faut aussi noter que les arbres réduisent la circulation de l’air et peuvent ainsi limiter la dilution des polluants par la ventilation, ce qui nécessite de choisir les lieux de leur implantation en connaissance de cause, et évidemment de réduire les émissions de gaz polluants.

Une autre nuisance importante de certaines espèces d’arbres correspond aux allergies causées par les grains de pollen auxquels est sensible une proportion de plus en plus importante de la population citadine.

Information sur les pollens allergisants. Compte Facebook RNSA (2018).

Les principaux arbres allergisants appartiennent aux espèces des familles des bétulacées (aulnes, bouleaux, noisetiers), moracées (mûrier à papier), oléacées (frênes), cupressacées (cyprès) et secondairement aussi des pinacées (cèdres, mélèzes, pins, etc.), salicacées (saules), etc. Ces caractéristiques doivent inciter les services municipaux à leur préférer des espèces de substitution non ou nettement moins allergisantes (érables, copalme, caryer, etc.).

En France, le Réseau national de surveillance aérologique met à la disposition sur son site des informations actualisées sur les émissions de pollens (en fonction des risques par villes et par espèces).

Des outils d’évaluation nombreux et performants

Différents outils et autres indices ont été développés dans le monde pour évaluer l’importance des arbres et les services écologiques qu’ils apportent en ville.

Un outil d’évaluation globale du couvert ligneux urbain – le green view index (ou indice de verdissement) – a récemment été mis au point par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (dans le cadre de leur projet Treepedia) à partir de l’outil d’observation des rues de Google.

Il a été appliqué à 27 villes mondiales, dont Paris (seule ville française prise en compte) qui arrive en dernière position (avec un indice de verdissement de 8,8 %). Loin derrière Oslo (28,8 %), Amsterdam (20,6 %) ou Londres (12,7 %) ; ou encore les villes américaines de Montréal (25,5 %) ou New York (13,5 %) ainsi que d’autres grandes villes comme Singapour (29,3 %) ou Sydney (25,9 %). À noter que ce logiciel prend en compte les seuls arbres des rues, ne donnant ainsi qu’une vision partielle de la canopée urbaine.

Site Treepedia figurant l’indice de verdissement de Singapour, l’un des plus élevés parmi les 27 villes répertoriées.TreepediaCC BY

Un outil plus complet et simple à appréhender est l’indice de canopée, correspondant au % de la projection au sol des couronnes des arbres ou groupes d’arbres de plus de 3 m de hauteur sur la zone considérée. De nombreuses villes nord-américaines ont calculé cet indice qui est de 24 % pour New York, 28 % pour Toronto et 29 % pour Boston. Pour la métropole de Lyon, il a été évalué à 27 %.

Par ailleurs, les services forestiers américains ont développé un logiciel d’évaluation et d’aide à la décision, doté de nombreuses applications, appelé i-Tree. Parmi elles, i-Tree Eco permet d’évaluer les services écologiques rendus par les arbres. Cet outil a été appliqué pour la première fois en France en 2014 à Strasbourg dans le cadre d’une thèse de doctorat. L’outil complémentaire i-Tree Species permet de guider le choix, parmi 1 600 espèces, des arbres les mieux adaptés à chaque situation et chaque objectif.

Demain, de véritables « forêts urbaines » ?

De nombreuses villes ont mis en place ces dernières années ou décennies d’ambitieux programmes de plantations ligneuses, dans l’objectif de constituer de réelles « forêts urbaines ».

En 2012, Montréal s’est ainsi fixé un « plan d’action canopée » très ambitieux prévoyant la plantation de 300 000 arbres d’ici à 2025 pour atteindre un indice de canopée de 25 % (contre 20 % en 2012). Et New York a lancé en 2007 le projet MillionTreesNYC qui visait la plantation d’un million d’arbres.

En France, la métropole de Lyon a adopté dès 2000 une « charte de l’arbre » pour faire face au changement climatique.

Celle-ci comporte un « plan canopée » tout à fait exemplaire, qui a conduit à planter 33 000 arbres depuis 2003 ; l’ambition étant de planter dans la métropole lyonnaise pas moins de 40 000 nouveaux arbres d’ici à 2030, en privilégiant une diversité d’essences afin de faire face aux risques et aléas possibles.

Le Jardin des curiosités à Lyon. Léonard Cotte/Unsplash

À Paris, une analyse statistique précise des arbres du domaine public a été réalisée en 2010 par l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Cet état des lieux, régulièrement mis à jour depuis, fournit des informations très détaillées et cartographiées précisément sur les arbres présents dans la capitale. Le compte actualisé à la mi-avril 2018 est de 200 389 arbres dans les espaces publics (rues, parcs, jardins et cimetières publics), dont un peu plus de 105 000 arbres d’alignement. Il s’y ajoute les quelque 300 000 arbres des 1840 hectares des bois de Boulogne et de Vincennes.

Toutes ces données sont disponibles depuis 2014 sur le portail Parisdata, qui présente la localisation précise de tous les arbres recensés dans les espaces publics, correspondant à près de 190 espèces différentes (80 % de feuillus et 20 % de conifères), dont les plus importantes sont des platanes, marronniers, tilleuls, érables, sophoras, etc.

Dans le cadre de son 1er plan climat de 2007, Paris s’était déjà engagé à planter 20 000 arbres intramuros d’ici à 2020 : le 10 000e a été planté le 21 mars 2018 à l’occasion de la Journée internationale des forêts. Elle a en outre lancé en 2016 l’opération « Un arbre dans mon jardin », consistant à offrir des arbres (de 1 à 5 plants) à des particuliers en les conseillant sur le choix des essences les mieux adaptées à chaque contexte, avec un objectif de plantation de 5000 arbres d’ici à 2020.

Dans le cadre de son nouveau plan « climat air énergie », adopté en novembre 2017, dont l’ambition est de constituer une ville neutre en carbone et 100 % énergies renouvelables d’ici à 2050, Paris prévoit de planter 20 000 arbres supplémentaires d’ici à 2030 et de constituer un canevas de petites forêts urbaines d’ici à 2050.

Autant d’exemples à suivre et d’opérations à multiplier dans toutes les villes au cours des prochaines décennies pour les faire évoluer vers de réelles forêts urbaines, comme autant de « cités végétales » du XXIe siècle, pour reprendre l’expression de l’architecte futuriste Luc Schuiten.

Cet article est publié en collaboration avec les chercheurs de l’ISYEB (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, Muséum national d’Histoire naturelle, Sorbonne Universités). Ils proposent chaque mois une chronique scientifique de la biodiversité, « En direct des espèces ». Objectif : comprendre l’intérêt de décrire de nouvelles espèces et de cataloguer le vivant.

 

Auteur - 

  • Professeur du Muséum national d’histoire naturelle, UMR ISYEB, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

 

 

 

 

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mercredi 4 avril 2018

Toits potagers en ville, ce n’est pas que pour faire joli

 

Sur le toit d’AgroParisTech. François Grunberg/Mairie de ParisAuthor provided

Nous vous proposons cet article en partenariat avec l’émission de vulgarisation scientifique quotidienne « La Tête au carré », présentée et produite par Mathieu Vidard sur France Inter. L’auteur de ce texte évoquera ses recherches dans l’émission du 23 février 2018 en compagnie de Jennifer Gallé, éditrice environnement et énergie pour The Conversation France.

En ville, la gestion des déchets, les épisodes de canicule, les risques d’inondations et l’approvisionnement alimentaire sont autant de défis à relever pour soutenir un développement durable des centres urbains.

Face à ces défis, les scientifiques s’intéressent de près à la végétalisation des zones urbaines : celle-ci peut en effet contribuer à produire des ressources alimentaires et à retenir de l’eau. Ces dernières années, de tels espaces verts se sont multipliés, notamment sur les toits, compte tenu de l’espace urbain limité. Ces espaces peuvent-ils vraiment faire la différence ?

Les promesses des toits urbains

Pour répondre à cette question, nous avons mis à l’épreuve de la science la pratique innovante des potagers sur les toits. Nos résultats – publiés en décembre 2017 dans la revue Agronomy for Sustainable Development – tirent un bilan positif. Le niveau de récoltes sur l’espace testé, à savoir le toit potager de l’école AgroParisTech, est bon et certains « services écosystémiques » sont au rendez-vous : rétention d’eau de pluie, recyclage des biodéchets et stockage du carbone.

C’est la première fois qu’une équipe de recherche mesure les services écosystémiques rendus par ces potagers ; à noter que dans ce cas précis, le toit potager est alimenté uniquement par des déchets urbains. Au vu de ces résultats, l’agriculture urbaine sur les toits pourrait bien devenir plus qu’un phénomène marginal au cœur des mégapoles.

Les toits peuvent en effet représenter jusqu’à 32 % des surfaces horizontales des villes. Il faut également souligner que le phénomène de conquête agricole de ces lieux est aujourd’hui porté par de nombreuses collectivités ; ainsi de Paris, au travers des appels à projets « Parisculteurs » ou encore de l’« Objectif 100 hectares » d’espaces végétalisés dans la capitale d’ici à 2020. Ces expérimentations ont par ailleurs contribué à l’émergence de Topager et Cultures en ville, deux entreprises aujourd’hui bien implantées....

 Pour lire la suite, cliquez sur le lien ci-dessous :

Source : https://theconversation.com/toits-potagers-en-ville-ce-nest-pas-que-pour-faire-joli

 

 

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mardi 3 avril 2018

Quelle différence entre une olive verte et une olive noire ?

 

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Existe-t-il deux espèces d'oliviers, l'un donnant des olives vertes et l'autre, des olives noires ? Non, la différence de couleur que l'on peut observer entre les fruits est simplement le résultat de leur degré de mûrissement.

L’olive verte, un fruit pas encore mûr

De ce point de vue, il peut sembler étrange que nos papilles apprécient les olives vertes. Les fruits qui manquent de maturité ont en effet généralement tendance à l'amertume. Ce qui est bien le cas des olives vertes. Pour adoucir leur goût amer, elles sont trempées dans un bain de soude. Cette base forte permet, par alcalinisation, de neutraliser une grande part de l'amertume de l'olive. Elles peuvent aussi subir un bain de saumure - une solution de sel très concentrée - et une fermentationqui réduisent leur amertume grâce à l'action de micro-organismes

L’oléuropéine, molécule amère 

Ce sont les molécules d'oléuropéine présentes dans l'olive verte qui lui confèrent son amertume. Au cours du mûrissement, des enzymestransforment chimiquement ces molécules et la concentration en sucreaugmente.

Si leur goût n'est pas très appréciable, les molécules d'oléuropéine présentent en revanche des propriétés antioxydantesanti-inflammatoires, antimicrobiennes et anticancéreuses reconnues.

Auteure : : Nathalie Mayer, Journaliste

Source :  https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/botanique-difference-olive-verte-olive-noire-6953/

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mercredi 28 mars 2018

Formation de l'arc-en-ciel : comment se forme-t-il ?

 

Image associée

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La formation d'un arc-en-ciel

Comment ce phénomène optique se produit-il ? La lumière provenant du soleil se reflète sur les gouttes d'eau selon un angle d'environ 40°.

Les gouttes d'eau ne réagissent pas tout à fait comme un miroir, sans quoi le reflet du soleil lui-même serait observé, mais plutôt comme un prisme qui réfracte la lumière blanche en un spectre multicolore.

L'observateur est donc toujours situé entre le soleil, qu'il a derrière lui, et le sommet de l'arc-en-ciel qui se montre devant lui.

Malheureusement, c'est impossible car les trois acteurs sont toujours parfaitement alignés et si l'observateur se déplace, l'arc-en-ciel bouge avec lui.

Le trésor légendaire caché au pied de l'arc-en-ciel n'est donc pas près d'être déterré...

Auteur : par la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/matiere-formation-arc-ciel-forme-t-il-1596/

 

 
Evy
 

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vendredi 15 décembre 2017

Quelle est la différence entre une mer et un océan ?

La côte est canadienne donne sur la mer du Labrador.

© Pixabay/CC0
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Dimensions, frontières physiques, profondeur... Plusieurs critères distinguent les mers des océans. Une distinction qui reste basée sur des conventions plus que sur des caractéristiques objectives !

Lorsque Vasco Núñez de Balboa franchit en 1513 l'isthme de Panamá et s'aventure sur des flots inconnus, il baptise ceux-ci Mer du Sud. Cinq ans plus tard, Magellan y navigant à son tour par temps calme l'appelle océan Pacifique... Nom qui ne devient officiel qu'à la fin du XIXe siècle. Voilà une façon de poser le problème : les mers et les océans sont d'abord des conventions. Il s'agit d'inventions humaines. D'où la difficulté à les différencier clairement, sinon à les justifier.

En l'état, il existe plusieurs critères. Le premier est le plus intuitif : ce qui distingue une mer d'un océan, c'est d'abord un rapport d'échelle. Par définition, l'océan est plus étendu. La superficie du plus petit d'entre eux, l'Indien, est de 73 millions de kilomètres carrés, tandis que la mer la plus grande, celle d'Arabie, couvre 3,6 millions de kilomètres carrés. Un rapport du simple à vingt.

Les océans sont bordés de continents

Les mers se distinguent par une superficie inférieure, mais encore ? La nature de leurs côtes, la profondeur de leur fond et la salinité de leurs eaux sont aussi prises en compte par les océanographes. Par convention, le terme océan désigne les plus grandes étendues d'eau salée, bordées par les continents. Elles sont au nombre de cinq : Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Austral.

Les mers, elles, sont de deux grandes catégories. D'une part, les mers bordières, disposées le long du contour des océans, et circonscrites par des péninsules, des îles ou des hauts-fonds. La mer des Caraïbes, par exemple, bordant l'océan Atlantique, est ceinturée par un chapelet d'îles.

Attention cependant, qui dit mer ne dit pas forcément "faible profondeur" ! Celle des mers bordières peut être très élevée, au-dessus des 2 000 mètres, à l'instar de la mer de Norvège (maximum 4 000 m) ou de la mer de Corail (maximum 9 140 m, située entre l'Australie et la Nouvelle Calédonie). Mais ces mers peuvent aussi être situées sur les plates-formes continentales, moins profondes que les plaques océaniques, et donc ne pas dépasser les 200 mètres de profondeur : c'est le cas de la Manche ou de la mer du Nord.

Les mers enclavées ont des caractéristiques propres

La deuxième grande catégorie, les mers annexes, communiquent avec l'océan uniquement par un détroit et sont cernées en quasi-totalité par des terres émergées. A l'instar de la Méditerranée, reliée à l'Atlantique par le détroit de Gibraltar. Du coup, contrairement aux mers bordières, leurs caractéristiques hydrologiques sont très différentes de celles de l'océan. Enclavées, elles sont soumises à une forte évaporation et sont souvent plus salées que l'océan mondial (les cinq océans communiquant entre eux). Alors que la salinité de ce dernier vaut 35 grammes/litre, en Méditerranée elle varie de 38 à 39,5 g/l, monte à 41 g/l en mer Rouge et plafonne à 275 g/l en mer Morte ! Toutefois, dans la Baltique, une mer alimentée par de nombreux fleuves, elle tombe à 5 ou 10 g/l.

Dernière différence : les mers affichent une plus grande diversité biologique que les océans. La Méditerranée, par exemple, abrite entre 4 et 18 % des espèces marines de la planète alors qu'elle représente moins de 1 % de la surface de l'océan mondial !

D'après Science & Vie QR n°20 « La mer & les océans »

Par Fiorenza Gracci et Emmanuel Monnier 

Source : https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/quelle-est-la-difference-entre-une-mer-et-un-ocean-10127

 

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vendredi 24 novembre 2017

Le changement climatique a déjà un impact "clair" sur notre santé

 

Une usine à Weihai, dans la province du Shandong, en Chine, le 12 décembre 2016. 

Une usine à Weihai, dans la province du Shandong, en Chine, le 12 décembre 2016.  (A QIANG / IMAGINECHINA / AFP)

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"Les impacts sur la santé sont bien pires

qu'on ne le pensait auparavant",

s'alarme un rapport publié par la revue médicale "The Lancet".

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Coups de chaleur, pertes de productivité, expansion des maladies transmises par les moustiques... Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé, avertit un rapport publié mardi 31 octobre, dans la revue médicale britannique The Lancet (en anglais).
Ce rapport invite à"accélérer la transition vers une société bas carbone".

Les "symptômes" provoqués par l'augmentation des températures moyennes et la multiplication des "événements climatiques extrêmes" sont "clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu'on ne le pensait auparavant", souligne le document. 

Le rapport estime que le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d'environ 125 millions entre 2000 et 2016, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015.

Les conséquences pour la santé allant "du stress thermique ou coup de chaleur à l'aggravation d'une insuffisance cardiaque pré-existante ou à un risque accru d'insuffisance rénale liée à une déshydratation." 

Sur la même période, la hausse des températures a réduit de 5,3% la productivité des travailleurs dans les zones rurales, estime le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d'action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4% depuis 1950, tandis que le nombre de malades était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Vers une hausse de la "fréquence et de la gravité" des catastrophes climatiques

Baptisé "Compte à rebours sur la santé et le changement climatique", ce rapport entend mesurer tous les ans, jusqu'en 2030, les progrès réalisés pour 40 indicateurs clés concernant ces deux sujets. 

Lancé en 2015, il est élaboré par 24 organismes de recherche et organisations internationales, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). 

Ses auteurs reconnaissent qu'il est difficile de démêler les impacts liés au changement climatique de ceux causés par la démographie, la pauvreté ou encore la pollution.

Entre 2000 et 2016, le nombre de catastrophes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses...) a augmenté de 46%, observent-ils. 

Si l'on ne peut pas encore attribuer de façon certaine ce phénomène au changement climatique, le lien est "plausible", et il y a peu de doute qu'il y aura à l'avenir une hausse de la "fréquence et de la gravité" de ces épisodes, ajoutent-ils.

Après quinze ans d'"inaction relative", les progrès pour s'adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment à l'occasion de l'Accord de Paris sur le climat, estiment-ils. 

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses "barrières technologiques, financières et politiques" restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s'adapter et limiter l'impact sur la santé, avertit le rapport.

avatarFranceinfo avec AFP France Télévisions

Source  : http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/le-changement-climatique-a-deja-un-impact-clair-sur-notre-sante_2445372.html

 

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