vendredi 21 juillet 2017

Qu’est-ce qui oppose évolutionnisme et créationnisme

 

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Qu’est-ce qui oppose évolutionnisme et créationnisme ?

http://www.futura-sciences.com/planete/videos/quest-ce-oppose-evolutionnisme-creationnisme-4660/

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Si on compare évolutionnisme d'une part et créationnisme d'autre part, il y a d'un côté un mode de pensée basé sur des faits scientifiques et de l'autre des croyances et des valeurs d'ordre religieux.

Dans cette vidéo, Éric Lapie, muséologue à la Cité des Sciences et de l'Industrie, qui a conçu l'exposition Darwin l’original, explique la différence entre l'évolutionnisme et le créationnisme.

D'un côté, l'évolutionnisme est un courant qui se base sur l'ensemble des sciences liées à l'évolution.

De l'autre côté, le créationnisme découle d'une époque qui va jusqu'à Darwin, au cours de laquelle sciences et religion sont souvent mêlées.

Ainsi, le travail d'un biologiste ou d'un géologue à cette époque devait être en accord avec les textes bibliques.

L'âge de la Terre : une des pierres d'achoppement

Un des problèmes qui se posaient fut celui de l'âge de la Terre.

D'après la Bible, elle aurait 6.000 ans.

Or, l'évolution des espèces s'est effectuée sur des périodes bien plus longues. De même, les physiciens et les géologues démontraient que la Terre devait avoir plus de 6.000 ans.

Les scientifiques ont donc dû s'affranchir de leurs relations avec le religieux pour répondre à ces questions.

Une vidéo qui rend hommage au travail d'Éric Lapie qui nous a quittés prématurément en janvier 2017.

© Futura

Source : http://www.futura-sciences.com/planete/videos/quest-ce-oppose-evolutionnisme-creationnisme-4660/

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mardi 30 juin 2015

Exodus : que dit la science sur "les dix plaies d’Egypte" ?

Les 7 plaies d'Egypte. Tableau de John Martin (1789-1854), exposé au musée Fine Arts, Boston, Massachusetts. Sipa

Les 7 plaies d'Egypte. Tableau de John Martin (1789-1854), exposé au musée Fine Arts, Boston, Massachusetts. Sipa

INSPIRATION. Au moment où sort sur nos écrans "Exodus" de Ridley Scott, resucée de la superproduction de 1956 de Cecil B.DeMille "Les 10 commandements" en à peine moins kitsch, il peut sembler opportun de se poser la question : les multiples fléaux-invasions d’espèces nuisibles, phénomènes météorologiques exceptionnels, épidémies animales et humaines dont l’Egypte aurait été la victime lors de cet épisode biblique de l’Exode auraient-ils pu s’inspirer de faits réels ?

En effet, il est frappant de constater que la succession des plaies qui s’abattent alors sur pharaon et sur son peuple obéit à un enchaînement quasi naturel, chaque fléau pouvant se lire comme la conséquence des précédents selon la dynamique d’un terrifiant effet domino. D’ailleurs, dans le film de Ridley Scott, un des conseillers du pharaon s’essaye bien à une ébauche d’explication rationnelle pour expliquer la série de catastrophes en cours : la mort des poissons du Nil qui engendre une invasion terrestre de grenouilles, la pourriture des poissons attirant les mouches et les parasites, qui propagent des maladies parmi les animaux et les Hommes, et ainsi de suite… Las, dans le film, la clairvoyance de ce proto-scientifique contrariera pharaon et vaudra au malheureux de se tortiller le lendemain au bout d’une potence…

Pourtant, il est un évènement géologique majeur qui pourrait effectivement avoir donné naissance à la série de cataclysmes qui frappèrent l’Egypte ancienne et servi de ferment au mythe de la fuite de Moïse et des siens : l’éruption du mont Santorin.

Localisation du Mont Santorin. Crédit : Google map

CATACLYSME. Situé à 800 km à vol d’oiseau au nord-ouest du pays des pharaons, ce volcan de la mer Égée en bordure de la Crète entra en éruption entre 1650 et 1600 avant notre ère avec la puissance explosive d’une quarantaine de bombes atomiques, ne laissant en lieu et place du cône volcanique qu’une immense caldeira béante ! En deux jours, 120 km3 de matières éruptives, soit 40 fois plus que lors de l’éruption du Vésuve qui ensevelira Pompéi en 79 après JC, furent expulsées à 30 km d’altitude dans un panache qui tutoya la stratosphère.

Sur place, les dégâts matériels et humains furent bien évidemment absolus : l’île et ses habitants cessèrent purement et simplement d’exister. On oublia même totalement durant des siècles que Santorin ait accueilli un jour une activité humaine jusqu’à ce que des fouilles entamées en 1967 exhument sous des couches épaisses de cendres et de pierres ponces, les restes d’Akrotiri, une des villes naguère florissantes de l’île.

En tout, une centaine d’autres éruptions du Santorin ont eu lieu au cours des 400.000 dernières années. La dernière en date remonte à 1950 et les géologues sont sur le pied de guerre pour repérer la prochaine à venir.

L’archipel de Santorin, constitué aujourd’hui de cinq îles, dont les trois principales Santorin, Thirassia et Aspronissi, est le vestige d’une seule île volcanique que la forme sphérique de l’archipel permet encore de se représenter. Crédit : Google map.

CONSÉQUENCES. Mais, au delà des mers, quelles furent les conséquences de cette gigantesque éruption ? Ce qui est certain, c’est que les cendres du Santorin ont atteint le delta du Nil, des relevés stratigraphiques en attestent. De là à en conclure que l’un des plus violents évènements volcaniques à laquelle l’espèce humaine put être témoin ait inspiré un épisode de la Bible, il n’y a qu’un pas, franchi par Gilles Lericolais, géologue et directeur des affaires européennes et internationales de l’Ifremer qui travailla sur la question il y a quelques années avec un collègue new-yorkais, William Ryan. "À cause la courbure de la Terre, explique-t-il, les égyptiens n’ont pas été en mesure de voir l’éruption du Santorin. Mais nous pensons qu’ils ont du en subir fortement les conséquences."

  • Première plaie d’Egypte

« ….toutes les eaux qui sont dans le fleuve se chargèrent en sang »

Plusieurs explications peuvent expliquer cette première plaie. Comme "les réactions des pluies acides sur les argiles favorisant le lessivage et l'augmentation du fer dans les eaux du Nil", avance Gilles Lericolais. Autour du Santorin, on retrouve des ignimbrites rouges, des roches constituées de débris de laves acides. Elles confèrent une teinte carmin à certaines plages de Santorin.

Un cratère à l'ouest de l'archipel du Mont Santorin, à cap Akrotiri. On y voit affleurer la roche rouge faite d'ignimbrites.

Crédit : Wikimedia commons.

Certains chercheurs évoquent également la prolifération massive d’algues rouges dans le fleuve suite au changement de conditions climatiques. Connu sous le nom d'"Efflorescence algale", ce phénomène affecte par exemple de temps en temps le golfe du Mexique, alors la proie d'une invasion exubérante de l'algue microscopique Karenia brevis qui en rougit les eaux et intoxique les poissons.

  • Deuxième plaie

« …les grenouilles montèrent et recouvrirent l’Egypte »

Les pluies torrentielles et l’augmentation du taux d’humidité de l’air consécutives à l’éruption auraient poussé les batraciens à sortir de leurs cachettes pour envahir en masse les villages et rejoindre leurs lieux de reproduction. Autre hypothèse : surchargé en sédiments rouges, le Nil s’est appauvri en oxygène, décimant les poissons et poussant les amphibiens à s’en extirper pour respirer.

  • Troisième et quatrième plaies

« …toute la poussière du sol se changea en moustiques »

« …des taons en grand nombre entrèrent […] dans tout le pays d’Egypte »

Sauve qui peut ! ont dû s’écrier les insectes devant le cataclysme, se repliant en masse vers le sud pour fuir son avancée. Profitant de la pluviosité, ils se sont mis à pulluler d’autant, transportant avec eux une kyrielle de maladies et d’affections diverses.

  • Cinquième plaie

« …tous les troupeaux des égyptiens moururent »

Rien d’étonnant à ce que la prolifération soudaine d’insectes nuisibles ait décimé le bétail. Plusieurs suspects ont été montrés du doigt. John Marr et Curtis Malloy, épidémiologistes au département de santé publique de New York penchent pour un moucheron du genre Culicoïdes. Porteur d’agents pathogènes pour les animaux, l’insecte présente la particularité de pouvoir véhiculer deux maladies virales distinctes : la peste équine et la maladie de la langue bleue qui touche principalement le bétail.

  • Sixième plaie

« …gens et bêtes furent couverts d’ulcères bourgeonnant en pustules »

Pour expliquer cette plaie, nous avons l’embarras du choix. Des larves de diptères, des maladies parasitaires comme la leishmaniose ou encore le caractère acide des précipitations peuvent tout à fait expliquer l’apparition de lésions cutanées sur les humains et les animaux.

  • Septième plaie

« …Yahvé fit tomber la grêle sur le pays d’Egypte »

Il n’est pas rare qu’une éruption volcanique s’accompagne d’orages de gros grêlons formés, non de glace, mais d’accrétions de cendres. Ce fut notamment le cas lors de l’éruption du mont Saint-Helens en 1980.

  • Huitième plaie

« …les sauterelles […] couvrirent toute la surface du pays… »

Suivant le sillage des autres insectes fuyant vers le sud, une infestation de criquets pélerins, dont l’une des aires de regroupement se situe justement autour de la mer rouge, a pu traverser l’Egypte ravageant les cultures et la végétation.

  •  Neuvième plaie

« …il y eut d’épaisses ténèbres… »

Pour des raisons d’intensité dramatique devant aller crescendo, il se pourrait que les auteurs de cet épisode de la Bible aient bousculé la chronologie des évènements. Si les ténèbres ont envahi la région, c’est plus sûrement aux premiers temps de l’éruption, un nuage de poussières ayant obscurci le ciel des jours durant.

  • Dixième plaie

« …tous les premiers-nés mourront dans le pays d’Egypte… »

Ce dernier fléau, apex de la colère divine, ne doit pas être pris au pied de la lettre. Il semble plus vraisemblable que les conséquences de l’éruption et le déferlement de pluies acides aient rendu l’eau potable impropre à la consommation et qu’une famine ait commencé à se développer suite aux récoltes dévastées. "De plus, un changement d’hygiène dans la société égyptienne a pu provoquer le développement du choléra, en plus du paludisme et du typhus" ajoute Gilles Lericolais. Toutes les conditions étaient alors réunies pour éliminer les plus faibles et les nouveaux-nés.

Reste une interrogation : la gigantesque éruption du mont Santorin a-t-elle eu des conséquences à l’échelle mondiale ? Ce cataclysme majeur a-t-il été ressenti ailleurs qu’en Égypte? Pour entrevoir un début de réponse, il nous faut faire un bond dans le futur, au tout début du 19e siècle de notre ère.

-Citations de la Bible extraites du Livre de l’Exode, chapitres 7 à 12. Bible de Jérusalem, traduction des dominicains de l’Ecole biblique. Editions Fleurus/Cerf

Source : http://www.sciencesetavenir.fr/critique-scientifique/20141222.OBS8469/exodus-dans-les-salles-que-dit-la-science-sur-les-dix-plaies-d-egypte.html

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samedi 20 juin 2015

Guyane, LA MEMOIRE BAFOUEE

Guyane, LA MEMOIRE BAFOUEE

François PUZENAT, qui fit la classe aux Indiens Wayanas de la forêt amazonienne de Guyane, s’était lié d’amitié à un proche de Nelson Mandela -évêque de son état- qu’il a accueilli et introduit auprès de ses amis indiens. On a beau être le meilleur des hommes, on n’en est pas moins clerc et prosélyte. L’évêque revint en forêt guyanaise, mais pour y mettre en œuvre une évangélisation systématique et magistralement organisée.

Ce texte –poème destiné à fournir les paroles d’une chanson-, rédigé peu après les massacres de janvier 2015 à Charlie Hebdo et au magasin juif de Vincennes, est la réaction d’un humaniste athée

François PUZENAT a écrit « Guyane, LA MEMOIRE BAFOUEE »

 Depuis que l’Homme est sur la Terre

Vous ne cessez de répéter
« Aimez, aimez votre prochain »
Et vous ne cessez de prêcher
Qu’on baise les pieds de vos saints.
« Aimez-vous fort les uns les autres »
Clamez-vous dans vos homélies
Et vous dépêchez vos apôtres
Nous infliger vos prophéties.
 
 Vos rabbins et tous vos pasteurs
Vos imams et tous vos curés
Sont de tristes prédicateurs
Qui jamais n’ont su écouter.
Voient-ils que l’autre est différent
Dans son refus ou sa piété
De l’occident à l’orient
Que l’Homme croie ou soit athée ?
 
Depuis que l’Homme est sur la terre
Depuis que l’Homme s’est mis debout
On a jeté l’homme en prière
On a mis les hommes à genoux.
 
Quel dieu voudrait que sur la terre
On assassine les enfants
Qu’on viole et tue filles et mères
Qu’on égorge les mécréants ?
Quel dieu, quand claquent vos bannières,
Ordonne de mettre à genoux
Les Indiens, tous les pauvres hères
Qui s’acharnent à vivre debout ?
 
Au Moyen-Age c’était la guerre
Sainte disiez-vous en priant,
Une épée contre un cimeterre
Un chrétien contre un musulman
Une sourate contre un pater
Une bible contre un coran
Tout ça conduit au cimetière
Les infidèles et les croyants.
 
Depuis que l’Homme est sur la terre
Depuis que l’homme s’est mis debout
On a jeté l’homme en prière
On a mis les hommes à genoux.
 
On brûlait les livres naguère
Pour ne garder qu’une opinion
Les bûchers brûlaient les sorcières
Le sabre armait le goupillon.
Aujourd’hui vos ministères
Ne sav’ plus à qui se vouer
Pour conquérir tout l’univers
Et imposer vos vérités.
 
On refuse vos muselières
On veut vivre tout simplement.
Jetez aux orties vos œillères,
Vos robes, vos déguisements.
Vos églises et vos cathédrales,
Vos synagogues, vos mosquées,
Vos temples sont tristes escales
Où se noient tous les naufragés.
 
Depuis que l’Homme est sur la terre
Depuis que l’Homme s’est mis debout
On a jeté l’homme en prière
On a mis les hommes à genoux.
 
Vous avez toujours fait la guerre
Vous n’avez jamais su rêver
Saurez-vous donc un jour vous taire ?
Saurez-vous un jour accepter
Qu’on puisse s’aimer sans barrière
Sans votre avis, vos boniments ?
Laissez-nous accoupler la paire
Hommes ou femmes, comme on l’entend.
 
Et puis dans vos foutues boutiques
Où vous ne vendez que du vent
A la place de vos cantiques
Laissez-nous entonner nos chants
Dont les paroles hérétiques
S’élèveront joyeusement.
Nos ave si peu catholiques
Ranimeront tous les gisants.
 
François PUZENAT, instituteur, Indien wayana d’adoption.

 Publié dans POESIE, LIBRAIRIE, SOCIETE

Source : http://www.libre-penseur-adlpf.com/2015/06/guyane-la-memoire-bafouee.html

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jeudi 5 février 2015

Quand Dieu n’existait pas !

Olivier ADAM

J’allume la télévision, la radio. Et ils sont là. Partout. Des religieux. De toutes confessions. Des durs. Des mous. Des excités. Des conciliants. Ils s’expriment. Au même titre que les élus, les chercheurs, les intellectuels. Ils formulent des analyses, émettent des préconisations. S’immiscent dans le débat public. Ils ont voix au chapitre. On les consulte. On écoute leurs recommandations. Leurs souhaits. Leurs exigences, même. Mariage et adoption pour tous. Fin de vie. Et même, depuis Charlie, fanatisme religieux (!), liberté d’expression (!!), laïcité (!!!). Ils sont là, partout, arpentent les plateaux. Et s’ils ne sont pas là, on parle d’eux. On tient compte de leur «sensibilité». On nous dit qu’il faut veiller à ne pas les heurter. Et tant pis si, par leurs incursions hors des lieux de culte, ils heurtent les athées et nuancent d’emblée une laïcité pourtant non négociable.

J’allume la télévision, la radio. Et me retrouve projeté dans des temps très lointains et très obscurs. Des temps que je n’ai pas connus. Et que je ne pensais pas connaître un jour. Parce qu’on se croyait délivrés. Affranchis. J’ai grandi en banlieue. Un écheveau de villes plus ou moins tranquilles, bien mélangées, avec leurs cités déjà sensibles, leurs lotissements et un reste de culture prolétaire à l’ancienne. J’avais des copains beurs, des copains blacks, la plupart vivaient dans les HLM. On ne parlait pas de musulmans. Ceux qui l’étaient ne s’en réclamaient jamais. Comme aurait dit Charb : ils faisaient le ramadan comme d’autres fêtaient Noël, par habitude et parce que ça rythmait l’année, rien de plus.

On ne savait pas si untel ou untel était juif ou autre. S’il était pratiquant ou non. D’ailleurs les racistes n’étaient pas «islamophobes». Ils se contentaient de détester les Arabes et les Noirs. Et on les emmerdait. Et l’antisémitisme était juste un truc immonde de très vieux cons, qui allait disparaître avec la dernière génération à l’avoir nourri. On avait grandi bercés par les disques de nos parents, Brel, Brassens et Ferré. On avait passé notre enfance à écouter Renaud, à regarder Coluche et Desproges, à s’endormir devant Polac et Cavanna. On chourait le Canard de nos pères pour dévorer les dessins de Cabu. Notre prof préféré nous faisait commenter les dessins de Charlie. On était tous un peu anars. On bouffait du religieux (curés imams rabbins tous dans le même sac), on se foutait des flics, de l’armée, de la nation, des fachos. Et l’internationale serait le genre humain. A nos yeux, la religion n’était qu’une vieille scorie déliquescente, un reste d’obscurantisme dont on avait mis des siècles à se délivrer mais ça y était, c’était fait, on tenait le bon bout. Il y avait bien quelques cathos de nos âges mais ils restaient entre eux dans leurs écoles privées, se retrouvaient au catéchisme, se côtoyaient chez les scouts. C’était juste des sujets de plaisanteries. Des types coincés et des filles pas futes-futes, dotés de parents bornés. Nous, les seules paroles du Christ qu’on se refilait c’étaient les dernières : un clou je glisse.

Au final, qu’on soit blanc, black ou beur, la religion, c’était juste un hobby bizarre, un truc du dimanche matin pour la plupart, qui nous faisait un peu froid dans le dos parce que ça ressemblait quand même à un genre de secte et franchement, quand on les voyait sur le parvis de l’église en rentrant de la boulangerie, ils ne faisaient pas envie. Ils étaient tous gris tous fermés tous coincés dans leurs croyances irrationnelles et leurs principes étriqués. Mais on les plaignait plus qu’autre chose : avec tout ça, ils allaient rater Téléfoot. Nos parents ne nous démentaient pas, ceux qui avaient été élevés dans la religion nous répétaient combien nous étions chanceux de nous construire en esprits libres, guidés par des enseignants soucieux de former des citoyens éclairés et non par des curés. Quant à ceux des cités, dont beaucoup étaient vaguement musulmans, jamais je n’ai entendu l’un d’eux invoquer le Prophète, ni même mentionner le Coran. C’étaient d’autres temps.

La citoyenneté, la liberté l’égalité la fraternité, et le combat qu’il fallait mener pour que ces belles paroles deviennent des réalités : c’était ça, le projet commun. Ce qui nous projetait ensemble vers l’avenir. La laïcité était un principe intangible. Et l’athéisme n’était pas une croyance parmi d’autres mais un idéal universel. On voulait bien admettre qu’il y ait encore quelques volontaires pour s’aveugler, on voulait bien apprendre à le tolérer, pourvu que tout ça reste dans le silence des églises, des synagogues et des mosquées. Que la religion demeure une occupation strictement privée et vaguement honteuse. Un genre d’hygiène personnelle. Comme le yoga, en plus sectaire. Ou les arts martiaux, en moins physique. Oui vraiment, c’était une autre époque. Une époque bénie.

Cette chronique est assurée en alternance par Olivier Adam, Christine Angot, Thomas Clerc et Marie Darrieussecq.

Olivier ADAM

Source :

http://www.liberation.fr/chroniques/2015/01/30/quand-dieu-n-existait-pas_1192366

 

 

 

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Laïcité sans exception !

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8 membres de la rédac­tion de Charlie-Hebdo et 1 poli­cier chargé de les pro­té­ger sont morts pour la liberté d’expression dans un atten­tat qui a fait 3 autres vic­times. En France, cette liberté fon­da­men­tale implique le droit de cri­ti­quer les reli­gions, et de les tour­ner en déri­sion. Ce que les dogmes reli­gieux appellent « blas­phème » est rela­tif aux seuls adeptes d’un culte donné, et ne sau­rait donc s’appliquer à l’ensemble des citoyens. Le blas­phème est non seule­ment inconnu du droit de la Répu­blique, mais légi­time et auto­risé. Seules sont inter­dites et sanc­tion­nées péna­le­ment les attaques contre les per­sonnes ou les groupes de per­sonnes, quand elles revêtent un carac­tère dif­fa­ma­toire, raciste, anti­sé­mite, xéno­phobe, ou dis­cri­mi­na­toire.
Or nous rap­pe­lons qu’il sub­siste encore, dans les dépar­te­ments d’Alsace et la Moselle, un « délit de blas­phème », ves­tige dans le « droit local des cultes » de l’occupation bis­mar­ckienne de 1870. Il est tou­jours prévu et réprimé par l’art. 166 du droit pénal local.

Les asso­cia­tions laïques sous­si­gnées exigent l’abrogation immé­diate, par voie légis­la­tive, de ce délit de blas­phème déro­ga­toire aux lois de la Répu­blique, et à jamais lié à la jus­ti­fi­ca­tion pré­ten­due de meurtres barbares.

Une telle abro­ga­tion ne por­te­rait aucu­ne­ment atteinte au libre exer­cice des cultes, puisque celui-ci est garanti par­tout en France par la Consti­tu­tion et la loi du 9 décembre 1905. Cet acte hau­te­ment sym­bo­lique nous paraît un devoir mini­mal du Par­le­ment et du Gou­ver­ne­ment fran­çais, à l’égard de la mémoire des vic­times de la liberté d’expression, saluée le 11 jan­vier par des mil­lions de per­sonnes. Mettre fin à cette déro­ga­tion locale poten­tiel­le­ment meur­trière aura en même temps la valeur d’une réaf­fir­ma­tion, pour l’ensemble du ter­ri­toire, de la por­tée des liber­tés républicaines.

  • CLR (Comité laï­cité république)
  • ÉGALE (Ega­lité, Laï­cité, Europe)
  • UFAL (Union des familles laïques)

Signez la péti­tion sur le site de l’UFAL

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samedi 27 décembre 2014

Fédération Nationale de la Libre Pensée.

 

 

 

 

 

Pensée


Source :
Si RenHer a partagé la photo de Fédération Nationale de la Libre Pensée.

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mardi 15 juillet 2014

Terrorisme intellectuel

Il est un terrorisme dont on parle peu car il est dans sa nature de se protéger et de se camoufler avec des airs doucereux d'innocence : le terrorisme intellectuel (TI pour nous dorénavant).

En quoi consiste-t-il ? Qui et que vise-t-il ? Quels sont ses moyens ?

Le TI est l'adversaire de toute approche nuancée quels que soient le sujet ou le problème abordés, il est l’adversaire radical du relativisme d'ailleurs condamné explicitement par le pape Benoît XVI, ce qui ne peut nous étonner, l’Église étant une pratiquante inspirée du TI depuis toujours.

Qui vise-t-il ? Toute personne ou association de personnes pour qui le libre examen est comme une seconde nature ou un impératif absolu. En font notamment partie les libres penseurs et les adeptes de la liberté absolue de conscience, tous gens fort dangereux.

Que vise-t-il ? Eh bien toute pensée non asservie à des schémas ou à des dogmes que la pensée «politiquement correcte» entend imposer, ou encore toute pensée en délicatesse avec les canons d'une religion quelconque.

Ses moyens sont mieux connus qu'il ne l'est lui même bien qu'ils soient fort complexes et sophistiqués. Ils vont de l'intimidation, y compris violente (cf. les caricatures de Mahomet), à la campagne de dénigrement et/ou à la falsification des faits ou de la pensée, le tout appuyé sur des médias le plus souvent complaisants, pressés de «sortir l'info» sans recul ni réflexion et désespérément tombés dans ce qu'on ne peut qu'appeler une forme de paresse intellectuelle qui laisse songeur... La caricature en est la TV News qui mouline 24h/24 les mêmes faits (ah l’idolâtrie du factuel!) livrés «bruts de décoffrage» ou alors commentés de façon très orientée en fonction des intérêts et opinions des propriétaires de la chaîne. De là, l'intelligence s'est retirée, comme Achille sous sa tente.

Le TI est une fermeture radicale, un refus du contradictoire, un refus de la réalité parfois. Tenter l'expérience de critiquer telle attitude de l’État d'Israël sur la colonisation en Palestine, par exemple, c'est se voir à coup sûr traiter d'antisémitisme. S'étonner voire s'insurger devant la nullité, le crétinisme et la violence des «fous de dieu» (c'est eux-mêmes qui s’appellent comme ça!) de tout poil et de toute religion fait de vous un islamophobe, un antisémite (encore!) ou un christianophobe, charmante dernière construction, construites sur le modèle des phobies qui sont des pathologies mentales! Il y aurait beaucoup à dire, soit dit en passant, sur ces nouvelles phobies qui pointent au passage, montrant que la guerre sémantique est dans l'arsenal du TI, et pas à sa marge ! Ludwig Wittgenstein pointait déjà en son temps cette erreur classique : «  essayer derrière le substantif de trouver la substance ».

Allons plus loin. Développer une certaine réticence à applaudir la construction européenne depuis que la fièvre ultra-libérale s'en est emparée vous fera taxer, pour le moins, d'eurosceptique – ce qui à la limite pourrait se défendre – mais qui explicitement est dénoncé comme populisme. Ah! le populisme, quel pied pour les biens pensants ! Il vous dénie toute capacité ou envie de projeter ou de rêver une autre Europe différente de celle qu'on veut vous vendre à tout prix et surtout hélas à coût humain ruineux. Escroquerie habituelle du TI qui, fidèle à sa stratégie, enjambe distraitement et avec désinvolture toute différence, toute nuance entre le populisme de droite fondé sur l’ethos (l’ethnie) et donc raciste et xénophobe et celui, de gauche, fondé sur le démos (le peuple) qui s'en prend aux élites profiteuses, aux accapareurs et plus généralement à tous ceux qui exerce un pouvoir sans jamais être passés par les urnes. (Cf. l'article de Gérard Mauger, in Le Monde Diplomatique, juillet 2014). Qu'à cela ne tienne : le populisme, voilà l'ennemi !

On le voit, ce déploiement souvent violent et en tout cas entaché de mauvaise foi est une barrière à toute réflexion, à tout examen, à toute nuance et à tout confrontation contradictoire. Et pourtant... n'y aurait-il rien à dire sur la violence de l’État d'Israël ou sur celle du Hamas ? Sur les groupes sectaires assassins de quelque obédience qu'ils relèvent ou des dégâts et désastres engendrés par l'ultra-libéralisme ambiant à l’œuvre dans nos contrées ? Je ne le pense pas et proclame au contraire le droit inaliénable à l'esprit critique et à la liberté de l'exercer en tout temps et tout lieu, d'en tirer écrits et d'en débattre librement comme le veut le droit à la liberté d'expression inscrite dans notre Constitution.

Je vous invite à en faire de même.

Publié le 14 juillet 2014 par Gilles POULET

Dans le site de la Libre Pensée :

http://www.libre-penseur-adlpf.com/2014/07/terrorisme-intellectuel.html

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dimanche 6 juillet 2014

Laïcité : il est temps de se ressaisir !

Dessin : Louison

Dessin : Louison

Il y a urgence ! Les politiques se sont trop longtemps défaussés sur les juges, comme le montre l'interminable feuilleton Baby-Loup, désormais entre les mains de la justice européenne. "Marianne" publie un appel d'intellectuels, de politiques et d'acteurs de la société civile. Pour renouer avec la tradition républicaine et en finir avec trente ans de démissions. Un appel que vous pouvez vous aussi signer sur la plateforme Change.org.

Hommes et femmes d'horizons philosophiques, politiques et professionnels différents, nous sommes inquiets de voir à quel point, face à l'action engagée par diverses mouvances religieuses et politico-religieuses pour attenter à la laïcité républicaine, la réponse politique demeure faible. Pour notre part, récusant autant ceux qui exploitent la défiance générale pour accentuer la fracture sociale et identitaire, que ceux qui rejettent toute analyse critique du multiculturalisme dans le camp des « réactionnaires » ou des « intolérants », notre démarche vise à défendre et faire vivre la laïcité sans blesser mais dans la clarté et la fermeté, à trouver des solutions sans heurter mais sans faillir.

La laïcité — qui refuse les aspects politiques des religions et laisse à ces dernières toute liberté dans la vie sociale sous régime de droit commun — est globalement vécue dans notre pays comme une « tradition moderne », ce qui est parfois difficile à décrypter pour ceux venus d'ailleurs. Or aujourd'hui, la laïcité comme principe politique, code de vie collective et force morale, est remise en question par divers mouvances et groupes religieux qui rejettent « la démocratie des mécréants », la suprématie du droit civil sur les textes, à leurs yeux sacrés, avec un usage maîtrisé des radios communautaires et d'internet. Dans cet espace ainsi ouvert se rejoignent radicaux et orthodoxes issus des trois religions monothéistes pour exploiter à leur profit la crise ambiante, remettant notamment en cause les acquis du long combat pour l’égalité des sexes que l’on croyait clos et qui, à notre grande surprise, est à reprendre.

Notre propos n'est pas de nier l'existence d'une diversité ethnique, religieuse, culturelle ou autres, encore moins de réfuter le droit d'appartenir à telle ou telle communauté à la condition, toutefois, que celle-ci ne verse pas dans le communautarisme et reste ouverte sur l'extérieur, qu'elle facilite le va-et-vient en pensées et en individus entre le dedans et le dehors. Mais plus encore à la condition que, sachant indivisible notre République de citoyens, chacun se reconnaisse dans un fonds commun en histoire, en droits, en valeurs et en normes dont la laïcité est l’une des plus éminentes. Pour autant la laïcité n'est pas un dogme, on a le droit de manifester des opinions anti-laïques, mais on n'a aucunement le droit de transgresser les lois laïques votées par le Parlement.

Or depuis une trentaine d'années, des mouvements se développent dans notre société qui semblent aller en sens inverse, du fait d'une immersion des peuples dans la mondialisation avec perte des repères, d'une circulation accentuée de populations poussées hors de leurs pays par la misère, les révolutions et les guerres théocratiques, fondamentalistes, interethniques et nationalistes. Ont ainsi surgi des exigences en matière de rituels vestimentaires, alimentaires, cultuels ou d'expression médiatique, qui sont loin de correspondre toujours aux demandes réelles de populations hétérogènes d'un point de vue économique et identitaire. Certains pays ont expérimenté sur ce terrain une attitude permissive, comme le Canada sous le couvert d'accommodements dits raisonnables, avant de reculer face aux incohérences des revendications et au risque d'un éclatement sociétal : tribunaux rabbiniques ou islamiques, jours fériés spécifiques à chaque religion, révision multiforme des programmes scolaires, pauses pour les prières sur les lieux de travail, formation au multiculturalisme de la police et des médecins, imposition de quotas pour certains recrutements et différents concours, etc. Ces accommodements s'imposent quelquefois au niveau mondial avec, depuis peu, l'autorisation du port du voile ou du turban sur les stades.

De plus en plus en France, le flou juridique en matière de laïcité, doublé de l'indécision politique, favorise au sein de nombreuses institutions publiques et privées des « accommodements » mal vécus par une grande partie des professionnels et des usagers. Face à ces confusions — qui alimentent les extrêmes — ce sont aujourd’hui bien souvent les décisions prises par des acteurs de la société civile, sans toujours le garant de la loi, qui montrent courageusement la voie à suivre. Ce fut ainsi le cas pour la crèche Baby-Loup comme pour l'entreprise Paprec, en Seine-Saint-Denis, qui s’est dotée d’une charte de la laïcité, acceptée à l'unanimité des 800 représentants de ses 4 000 salariés, pour imposer un devoir de neutralité sur le lieu de travail où coexistent des employés de 52 nationalités.

Pour accueillir l'altérité, un pays se doit d'être solide sur ses pieds, confiant dans ses fondations, tout en étant capable, par ses structures d'accueil et en fonction de ses capacités, d'intégrer chacun sur la base de principes clairs expliqués et enseignés. Il appartient aux politiques et aux institutions de transmettre cette laïcité, qui reste par nature un formidable levier d'intégration puisqu'elle permet de rassembler tous les citoyens — et au-delà tous ceux qui vivent sur le territoire national —, quelles que soient leurs origines religieuses ou ethniques, qu’ils soient croyants ou non, sans la moindre distinction. Tous les citoyens et les responsables, quelle que soit leur sensibilité politique, sont concernés. Or nombre d'entre eux ne réagissent plus sur ce terrain, quand d'autres l'instrumentalisent d'un point de vue idéologique. Entre autres raisons, les résultats des dernières élections municipales et européennes ont durement sanctionné ce délaissement de nos valeurs par nombre de ceux qui avaient à les faire vivre. Ainsi de la laïcité. Il est grand temps de se ressaisir !

Magazine Marianne

Mis en ligne par Evy, le 06 juillet 2014.

Source :

http://www.marianne.net/Laicite-il-est-temps-de-se-ressaisir-_a239732.html?preaction=nl&id=5909033&idnl=27171&

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jeudi 19 juin 2014

Le pape François condamne le "lobby gay"

 

Le pape François a affirmé lors de sa première conférence de presse ne pas juger les homosexuels mais condamner le "lobby gay".

Dans l’avion qui le ramenait des JMJ de Rio à Rome, le pape François a évoqué la question des homosexuels. "Le problème n'est pas d'avoir cette tendance, c'est de faire du lobbying. C'est le problème le plus grave selon moi. Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?" a-t-il demandé.

C'était la première fois que le pape donnait une véritable conférence de presse. Détendu, plaisantant mais prudent, il a répondu à toutes les questions sans en esquiver, parfois après des pauses de réflexion, de manière très maîtrisée, que lui posaient une quinzaine des 70 journalistes présents sur le vol.

L'Eglise catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser

ces personnes qui doivent être intégrées dans la société.

Interrogé sur les affirmations selon lesquelles il aurait été tenu dans l'ignorance des relations homosexuelles d'un prélat qu'il a nommé à la banque du Vatican, l'IOR, Mgr Ricca, le pape a répondu: "J'ai fait diligenter une enquête brève et nous n'avons rien trouvé sur lui".

"Je n'ai encore vu personne au Vatican sur la carte d'identité duquel est inscrit gay. On affirme qu'il y en a. Le catéchisme de l'Eglise catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser ces personnes qui doivent être intégrées dans la société". "Sur le lobby gay, je n'ai rien trouvé. Les lobbies ne sont pas bons", a-t-il dit citant en exemple les lobbies politiques ou francs-maçons.

Distinction entre les "péchés de jeunesse" et les délits

Evoquant plus largement la sexualité dans l'Eglise, il a distingué "les délits" comme "les abus sur mineurs" et les "péchés", notamment les "péchés de jeunesse". "Des laïcs, des prêtres, des soeurs ont fait des péchés et se sont convertis. Quand le Seigneur pardonne, il oublie tout".

Interrogé sur le mariage gay et sur l'avortement, auxquels l'Eglise est fermement opposée, le pape a répondu: "Vous savez parfaitement la position de l'Eglise". Pour la seule fois, il a répondu brièvement, sèchement.

par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP

Mis en ligne par,

Source :

http://www.rtl.fr/actu/le-pape-francois-condamne-le-lobby-gay-7763458377

Posté par evynou35 à 11:58 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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