samedi 17 février 2018

Montesquieu - Un écrivain philosophe

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Personnalité essentielle du siècle des Lumières, Montesquieu a marqué le monde intellectuel en tant que philosophe de l’Histoire et figure fondatrice de la science politique. Il a laissé l’image d’un aristocrate impassible, sagace et pondéré, à l’instar des vieux sages Romains qu’il a fait ressurgir dans la culture de son temps. Cette représentation correspond à une certaine réalité, qui est cependant beaucoup plus complexe. Car Montesquieu possède plusieurs facettes, tant il est éclectique et son œuvre bigarrée, à l’exemple de sa vie qui semble si lisse et est pourtant bien plus animée qu’il n’y parait.

Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède (il n’héritera le titre de Montesquieu qu’à la mort de son oncle, en 1716) nait dans la propriété familiale en Guyenne, en 1689. Après des études chez les Oratoriens, puis à l’université de droit de Bordeaux dont il sort licencié en 1708, il monte à Paris pour s’initier à la pratique des affaires tout en complétant sa culture littéraire. La mort de son père en 1713 le ramène à La Brède, où il reprend la gestion de ses vignobles qui périclitaient pour en faire une affaire extrêmement rentable, le mettant à l’abri du besoin. Sa fortune augmente encore par son mariage avec une riche héritière protestante, qui lui apporte 100 000 livres de dot et lui donnera trois enfants. Devenu conseiller du Parlement de Bordeaux (1714), Président à mortier (1716) et membre de l’Académie de la ville, il devient un notable incontournable de la région. Outre ses différentes charges, il écrit beaucoup, sur des sujets très divers : économie, religion, histoire, et surtout sur les sciences : écho, éclair, aimant, pesanteur. Il envisage même une Histoire physique de la Terre, qui ne verra jamais le jour

Tout change en 1721. Il publie un roman épistolaire, les Lettres persanes, qui connaît un succès foudroyant. Ce récit de deux orientaux venant en Europe donne une vision décalée et ironique de la société française et rend son auteur célèbre. Sa réputation lui permet d’être introduit dans la haute société parisienne. Délaissant La Brède, il fréquente assidument les salons de la capitale, notamment celui de Madame Lambert qui l’aidera à devenir membre de l’Académie Française en 1727. Il continue d’écrire, notamment le Temple de Gnide qui obtient en 1725 un triomphe. Durant cette période, il côtoie les Grands du royaume, la fine fleur de la littérature et de l’art, et poursuit quelques aventures galantes, sans lendemain. En 1726 il quitte brusquement Paris et cette vie mondaine, suite peut-être à une rupture amoureuse avec une mystérieuse "belle Comtesse".

Libre professionnellement (il a vendu sa charge de Président à mortier), riche (sa fortune est évaluée à 550.000 livres), curieux, à la recherche aussi d’un poste diplomatique (mais le ministère ne donnera pas suite), il se lance dans un grand périple, suivant la tradition aristocratique du "Grand Tour" qui voyait les nobles sillonner l’Europe. Parti à Vienne en avril 1728, cette expédition dure trois ans : il visite la Hongrie, séjourne en Italie, notamment à Rome où il reste six mois, traverse l’Allemagne et les Pays-Bas avant de s’installer à Londres pendant un an et demi. Même s’il se divertit en chemin (théâtre, opéra), c’est avant tout un voyage d’études. Tout l’intéresse, de l’éruption du Vésuve à la franc-maçonnerie à laquelle il sera initié en Angleterre, des fortifications aux visages des gens rencontrés, des paysages à la diplomatie. Il enquête, discute, observe, et note tout, accumulant ainsi un ensemble phénoménal de connaissances.

Son retour en France en mai 1731 inaugure une nouvelle phase de sa vie, studieuse, calme et posée. Retiré à La Brède, il agrandit son domaine, établit ses enfants, et continue d’écrire. Des contes : Arsace et Isménie, Histoire véritable, mais surtout ses réflexions sur le monde, la politique, le pouvoir. Dès 1734, Les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence sont une méditation sur l’Histoire à travers celle de la Rome antique. On y trouve déjà quelques idées force : l’évolution des sociétés dépend de l’interrelation entre plusieurs facteurs concrets, comme la géographie, la culture, la religion, etc. Il est très critiqué, et certains, pastichant le titre de son livre, parlent de la "décadence" de Montesquieu. Mais celui-ci élargit son horizon, appliquant au monde entier les principes décrits dans son ouvrage. Il s’attelle à un travail de quinze ans : cela donne L’Esprit des lois.
De l'Esprit des lois

Publié à Genève en 1748, cette vaste composition mêle sociologie, droit, économie, politique, institutions. Il y analyse les différents types de gouvernements, développe ses théories sur le climat, la séparation des pouvoirs, l’éloge des corps intermédiaires, etc. 

C’est peu dire que l’accueil de l’Esprit des lois fut froid. Certains, comme Voltaire ou Fréron, furent très réservés. Madame Du Deffand alla jusqu’à persifler que ce livre ne faisait que de « l’esprit sur les lois ». Mais les attaques les plus virulentes vinrent de l’Eglise, qui ne pouvait accepter que l’action des hommes soit détachée de la volonté divine. Le livre fut mis à l’Index en 1751, et condamné par la Sorbonne en 1754. Affaibli, devenu presque aveugle, Montesquieu va pourtant se battre : en 1750 il expose une Défense de L’Esprit des lois. Il met également en ordre toutes ses notes, qui seront publiées plus tard sous les titres Mes Pensées et Spicilège, revoit certaines de ses œuvres, rédige pour l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert un article sur le Goût. Il décède le 12 février 1755 à Paris, d’une fièvre maligne, refusant sur son lit de mort des corrections à L’Esprit des lois que lui tendait un jésuite. Seul de tous les gens de lettres Diderot assistera à son enterrement.

Montesquieu est depuis sa mort continuellement étudié, analysé, critiqué, tant son influence a été et est encore immense. Mais son héritage est ambigu. D’un côté, il est totalement inséré dans l’élite sociale et culturelle de son temps. Loin d’être subversif, c’est un grand seigneur, dont le but est la perpétuation du nom, la continuité de la lignée, l’agrandissement de ses terres. Certains l’ont même catalogué comme réactionnaire, expliquant que sa défense des corps intermédiaires ne fait que camoufler une apologie de sa classe sociale et une défense des privilèges nobiliaires. À l’inverse, Montesquieu rompt radicalement avec l’idéologie de son temps en évacuant Dieu, le hasard ou le rôle prédominant des grands hommes dans l’Histoire. Il défend également et systématiquement la liberté, la tolérance, l’universalisme. C’est un précurseur dont se réclameront les philosophes des Lumières qui écriront après lui.

Au-delà du portrait de théoricien qu’a sculpté pour lui la postérité, Montesquieu est également un écrivain. Son œuvre littéraire est abondante, car il n’a cessé toute sa vie de rédiger contes, romans, nouvelles. Les Lettres persanes qui n’étaient considérées pendant deux siècles que comme un brouillon de son chef d’œuvre, un délassement de l’auteur, sont maintenant réévaluées, comme ses écrits plus personnels, Mes Pensées et Spicilège, publiés seulement au XXe siècle et depuis souvent réédités et longuement analysés. On a beaucoup glosé sur son style, assez différent de celui de ses contemporains : phrases simples, logique démonstrative, éliminant le superflu pour aller à l’essentiel : "Pour bien écrire, disait-il, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour n’être pas ennuyeux ; pas trop, de peur de n’être pas entendu". Et toujours un humour sous-jacent, qui transparait dans sa façon de justifier l’originalité et la nouveauté de son écriture : "Un homme qui écrit bien n’écrit pas comme on a écrit, mais comme il écrit, et c’est souvent en parlant mal qu’il parle bien".
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samedi 2 avril 2016

Marie-Antoinette - Stefan Zweig

 

Marie-Antoinette

 

Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l'"Autrichienne" Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité. S'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple.

Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'oeuvre de la biographie classique, dans laquelle excella l'auteur du Joueur d'échecs et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.


Stefan Zweig, conteur hors pair, nous offre ici unebiographie détaillée de Marie-Antoinette.


Marie-Antoinette, née le 2 novembre 1755 à Vienne, quitte l'Autriche, son pays, et sa famille à 14 ans pour épouser le futur roi de France, Louis XVI. Elle n'est encore qu'une enfant. Et c'est seule, détachée à jamais de tout ce qui faisait son monde jusque là - pays, famille, etc. - que cette enfant est livrée à la France.

Lors de leur première rencontre, le futur roi de France ne paraît pas vraiment intéressé par la jeune fille.

"Mais Marie-Antoinette n'a rencontré dans la forêt de Compiègne ni un homme ni un amant : un fiancé officiel tout simplement."

Ce mariage politique scellera son destin et le fil noir de la fatalité. 

Ce somptueux mariage ne sera consommé qu'après sept années.

Louis XVI souffre d'une impuissance physique, cause de sa faiblesse psychologique, qui le rendra incapable de réellement se comporter en roi.*Cette insatisfaction charnelle, Marie-Antoinette la comble par une grande frivolité.

Et les relations de ces deux souverains leur confère une manque de crédibilité.

A la cour de Versailles, peuplée d'intrigants et de profiteurs, tout n'est plus que représentation. Plus rien n'y est créé.

"En revanche, ici, à cette cour précieuse et surannée, on ne vit pas pour vivre, mais uniquement pour représenter, et plus le rang d'un personnage est élevé, plus celui-ci a de prescriptions à suivre. Donc pour l'amour de Dieu, pas de geste spontané ; il ne faut pas être naturel, à aucun prix, ce serait là un irréparable manquement aux usages." 

Marie-Antoinette n'a jamais pu s'habituer à cette superficialité. Sa propre personne ne lui appartient plus. Elle est exhibée dans un palais tel un animal en cage. Elle doit s'oublier.

Après leur couronnement, Louis XVI, lui, est un "Roi de carton, sans grâce ni tenue, heureux seulement quand on le laisse en paix, désespéré et désespérant aux heures où il devrait réellement gouverner, il est le jouet de sa femme et de ses ministres. Si la Révolution, au lieu de laisser tomber le couperet de la guillotine sur le cou épais et court de cet homme apathique et sans malice, lui avait permis de vivre dans une maisonnette de paysan avec un jardinet, où il se serait adonné à une tâche insignifiante, elle l'aurait rendu plus heureux que ne le fit l'archevêque de Reims en posant sur sa tête la couronne de France qu'il portât, pendant vingt ans, sans orgueil, sans joie et sans dignité." 

Louis XVI et Marie-Antoinette sont deux êtres totalement opposés l'un à l'autre, moyens, qui n'ont absolument rien en commun Marie-Antoinette, elle, est une jeune reine toujours en mouvement.

"Et c'est ainsi que ses vingt années de vie royale s'écoulent dans un éternel tourbillon, dans une constante agitation dépourvue de tout but extérieur ou intime, politique ou humain."

"Elle n'aime que le jeu, l'amusement en tout et partout, elle déteste l'effort, le travail réel. Marie-Antoinette parle toujours sans réfléchir."

Pour Marie-Antoinette, seuls importent ses plaisirs. Elle est frivole, dépensière, coquette, insouciante.

La France est sensée être gouvernée par deux souverains qui n'ont ni l'envie ni le souci d'agir comme tel. Ils veulent la paix, et surtout ne pas être ennuyés ou dérangés. Le sort de la France, et la misère du peuple français, ne semble pas les préoccuper ni même les intéresser.

Grogne de la noblesse, qui, jalouse, se voit écartée du pouvoir. Grogne de la bourgeoisie et du grand public à l'encontre de cette reine, responsable de tous les maux et qui est trop paresseuse pour s'intéresser au sort du pays, mais s'occupe de politique sans y entendre rien, poussée par des influences néfastes.

La réputation de la reine est calomniée par pamphlets.

"Leurs efforts réunis atteindront bientôt le but désiré : faire détester Marie-Antoinette, la femme et la reine, dans toute la France." 

Après le procès du collier, Marie-Antoinette prend enfin conscience du fossé qui la sépare désormais du peuple français.
Toutes ses tentatives de mieux faire dès lors ne suffiront pas à entraver le processus révolutionnaire enclenché, ourdis par d'habiles manipulateurs.

Le 6 octobre 1789 "le roi, la reine et toute la famille (...) quittent Versailles pour toujours. Un chapitre de l'Histoire, dix siècles d'autocratie royale viennent de prendre fin.

Aux Thuileries, Marie-Antoinette se transforme. Elle prend en main les décisions, la vie de sa famille, le devoir.

Prisonniers aux Thuileries, la fuite de famille royale est programmée. Mais malheureusement, elle manque totalement de discrétion, de discernement et d'organisation. Le 21 juin 1791, le carrosse royal est arrêté à Varennes et redirigé vers Paris.

De retour aux Thuileries, la reine pressent la fin proche, inévitable.

"Dites donc à M. de Mercy que les jours du Roi et de la Reine sont dans le plus grand danger ; qu'un délai d'un jour peut produire des malheurs incalculables... la troupe des assassins grossit sans cesse."

Au moment grave de l'arrivée des révolutionnaires aux Thuileries, le Roi, encore et toujours, n'est qu'hésitation et indécision, et est incapable d'insuffler aux troupes sensées protéger la famille royale force et persuasion.

"Avant que le combat ne commence, il est déjà terminé."

Louis XVI, incapable de poigne et de décision énergique, les souverains quittent les Thuileries sans lutter.

"Le 13 août, à six heures du soir, la famille royale est amenée au Temple sous la conduite de Pétion - à six heurs du soir avant la tombée du crépuscule, car on veut que le peuple vainqueur puisse contempler son ancien maître et surtout l'orgueilleuse reine sur le chemin de leur prison."

Le 21 janvier 1793, Louis Capet, condamné à mort, est guillotiné.

Plusieurs tentatives pour faire évader Marie-Antoinette et les siens échouent. Peine injustement sévère, on la sépare de son fils. Et peu après, elle est amenée à la conciergerie.

C'est dans les derniers moments, dans la souffrance, que Marie-Antoinette est réellement devenue une reine dans toute sa grandeur au plus profond de son âme. Dans l'adversité, elle se transforme et devient royale et responsable.

Le procès de Marie-Antoinette se déroule à Paris le 16 octobre 1793, au terme duquel elle sera jugée coupable de trahison et condamnée à la peine de mort à l'unanimité.

Marie-Antoinette est morte guillotinée le 16 octobre 1793.

"A la fin de la vie des pensées jusqu'alors informes surgissent clairement dans l'esprit, elles sont comme d'heureux et brillants génies qui se posent sur les cimes du passé." 

Stefan Zweig nous offre ici une biographie riche en détails historiques et en explications psychologiques des évènements.

Il permet au lecteur de se retrouver proche de ces souverains, de les connaître intimement.

Il explique leurs réactions, leurs psychologies et leurs conséquences dans l'histoire.

Il nous dépeint la vie de ces monarques malgré eux avec beaucoup de précision.

Marie-Antoinette de Stefan Zweig est un témoignage poignant, touchant.


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Le Livre de Poche 

Source : http://livre.fnac.com/a313334/Stefan-Zweig-Marie-Antoinette

NB : pour ceux qui, comme moi détestait l'histoire enseignée à l'école, je vous conseille vivement de lire les livres de cet auteur qui vous réconciliera, à coup sûr, avec l'histoire de France !!!

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vendredi 10 octobre 2014

L'écrivain français Patrick Modiano, prix Nobel de littérature

Le Nobel de littérature décerné à Patrick Modiano © BALTEL/SIPA

Le prix Nobel de littérature a été décerné ce jeudi au romancier français Patrick Modiano, il succède à la Canadienne Alice Munro. Il devient le quinzième auteur français à recevoir la distinction.

Le prix Nobel de littérature a été attribué au romancier français Patrick Modiano, a annoncé jeudi l'Académie royale de Suède en expliquant avoir récompensé "l'art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de la vie sous l'occupation". L'auteur français âgé de 69 ans a centré toute son oeuvre sur le Paris de la Seconde guerre mondiale.

Patrick Modiano devient ainsi le quinzième auteur français à recevoir la distinction, il succède à la nouvelliste canadienne anglophone Alice Munro

Il y a quelques jours, il était l'invité d'Augustin Trapenard sur France Inter. Patrick Modiano évoquait son travail d'écrivain

880.000 euros de récompense

Né en 1945, protégé de Raymond Queneau à ses débuts, Patrick Modiano a écrit une trentaine de romans, dont Les Boulevards de ceinture, pour lequel il a obtenu le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1972, et Rue des boutiques obscures, avec lequel il a décroché le Prix Goncourt "pour l'ensemble de son oeuvre" en 1978. Son dernier roman, Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, vient de sortir en librairie.

Le Nobel de littérature, doté d'une récompense de 8 millions de couronnes (880.000 euros environ), est le quatrième prix attribué cette année après la médecine, la physique et la chimie. Suivront les prix Nobel de la paix (vendredi) et d'économie (lundi prochain).

par Rédaction de France Info

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lundi 7 juillet 2014

Le Comte de Monte-Cristo

Le Comte de Monte-Cristo

Alexandre Dumas

Résumé

« On fit encore quatre ou cinq pas en montant toujours, puis Dantès sentit qu'on le prenait par la tête et par les pieds et qu'on le balançait. « Une, dirent les fossoyeurs. - Deux. - Trois! » En même temps, Dantès se sentit lancé, en effet, dans un vide énorme, traversant les airs comme un oiseau blessé, tombant, tombant toujours avec une épouvante qui lui glaçait le coeur. Quoique tiré en bas par quelque chose de pesant qui précipitait son vol rapide, il lui sembla que cette chute durait un siècle. Enfin, avec un bruit épouvantable, il entra comme une flèche dans une eau glacée qui lui fit pousser un cri, étouffé à l'instant même par l'immersion. Dantès avait été lancé dans la mer, au fond de laquelle l'entraînait un boulet de trente-six attaché à ses pieds. La mer est le cimetière du château d'If. » Avec son héros légendaire qui entreprend une véritable épopée vengeresse, ce roman appartient depuis longtemps aux grandes mythologies de la littérature française. Un classique qui ne vieillira jamais. À lire et à relire!

 

Commentaire : une de mes meilleures lectures ! savoureux !!!

Mis en ligne par Evy, le 07 juillet 2014.

Source :

http://telecharger-ebook.chapitre.com

 

Posté par evynou35 à 12:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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