samedi 14 avril 2018

La disparition de Saint-Exupéry : la découverte de la gourmette

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Antoine de Saint-Exupéry s'est éteint brutalement le 31 juillet 1944, mais le mystère entourant sa disparition aura perduré pendant plus de cinquante ans, jusqu'à ce que Jean-Claude Bianco, un pêcheur marseillais, retrouve sa gourmette. Une découverte inouïe faite au large des calanques.

Mais à peine un an après la naissance du Petit Prince, l'histoire prend un tournant tragique. Saint-Exupéry, alors pilote dans l'armée de l'air, disparaît subitement au cours d'un vol de reconnaissance effectué dans le sud de la France. Il semble n'avoir laissé aucune trace...

La découverte de la gourmette relance l'enquête

Par un jour de tempête, le 7 septembre 1998, un heureux hasard conduit Jean-Claude Bianco, patron pêcheur, à remonter dans ses filets un petit bijou en argent perdu en mer au large de Marseille. Ternie et abîmée, la gourmette s'avère bien plus précieuse qu'elle n'en a l'air puisqu'elle appartient à Saint-Exupéry !

La découverte semble littéralement incroyable, au point que Jean-Claude Bianco sera d'abord accusé de tromperie avant de connaître la célébrité. Pourtant, les inscriptions gravées sur la gourmette — les noms de Saint-Exupéry et de sa femme ainsi que l'adresse de son éditeur — ne mentent pas. Les recherches de l'épave menées par la Comex de Henri-Germain Delauze (que Jean-Claude Bianco avait contacté tout de suite) restent d'abord sans succès. Le bijou mènera finalement le plongeur Luc Vanrell jusqu'aux débris de l'avion de Saint-Exupéry, qui reposaient dans les profondeurs sous-marines, attendant d'être retrouvés.

Une exposition au Musée

archéologique de Saint-Raphaël

Grâce à la découverte de la gourmette, le mystère de la disparition de l'aviateur semble avoir trouvé un dénouement, mais son histoire continue de nous captiver. L'authentique gourmette est au cœur d'une exposition consacrée à Antoine de Saint-Exupéry, « Des nuages aux profondeurs », au Musée archéologique de Saint-Raphaël, du 2 février au 13 avril 2018.

© Vigilant Corp, Photonico, Pierre Salaun, Immo Sud Annonces, Mathieu Serra

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Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/disparition-saint-exupery-decouverte-gourmette-5385/

 

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dimanche 8 avril 2018

L’Esprit des lois (Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu)

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Publié à Genève en 1748, cette vaste composition mêle sociologie, droit, économie, politique, institutions. Il y analyse les différents types de gouvernements, développe ses théories sur le climat, la séparation des pouvoirs, l’éloge des corps intermédiaires, etc.  

C’est peu dire que l’accueil de l’Esprit des lois fut froid. Certains, comme Voltaire ou Fréron, furent très réservés. Madame Du Deffand alla jusqu’à persifler que ce livre ne faisait que de « l’esprit sur les lois ».

Mais les attaques les plus virulentes vinrent de l’Eglise, qui ne pouvait accepter que l’action des hommes soit détachée de la volonté divine. Le livre fut mis à l’Index en 1751, et condamné par la Sorbonne en 1754.

Affaibli, devenu presque aveugle, Montesquieu va pourtant se battre : en 1750 il expose une Défense de L’Esprit des lois. Il met également en ordre toutes ses notes, qui seront publiées plus tard sous les titres Mes Pensées et Spicilège, revoit certaines de ses œuvres, rédige pour l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert un article sur le Goût.

Il décède le 12 février 1755 à Paris, d’une fièvre maligne, refusant sur son lit de mort des corrections à L’Esprit des lois que lui tendait un jésuite. Seul de tous les gens de lettres, Diderot assistera à son enterrement.

Montesquieu est depuis sa mort continuellement étudié, analysé, critiqué, tant son influence a été et est encore immense.

Mais son héritage est ambigu. D’un côté, il est totalement inséré dans l’élite sociale et culturelle de son temps. Loin d’être subversif, c’est un grand seigneur, dont le but est la perpétuation du nom, la continuité de la lignée, l’agrandissement de ses terres. Certains l’ont même catalogué comme réactionnaire, expliquant que sa défense des corps intermédiaires ne fait que camoufler une apologie de sa classe sociale et une défense des privilèges nobiliaires.

À l’inverse, Montesquieu rompt radicalement avec l’idéologie de son temps en évacuant Dieu, le hasard ou le rôle prédominant des grands hommes dans l’Histoire.

Il défend également et systématiquement la liberté, la tolérance, l’universalisme. C’est un précurseur dont se réclameront les philosophes des Lumières qui écriront après lui.

Au-delà du portrait de théoricien qu’a sculpté pour lui la postérité, Montesquieu est également un écrivain. Son œuvre littéraire est abondante, car il n’a cessé toute sa vie de rédiger contes, romans, nouvelles.

Les Lettres persanes qui n’étaient considérées pendant deux siècles que comme un brouillon de son chef d’œuvre, un délassement de l’auteur, sont maintenant réévaluées, comme ses écrits plus personnels, Mes Pensées et Spicilège, publiés seulement au XXe siècle et depuis souvent réédités et longuement analysés.

On a beaucoup glosé sur son style, assez différent de celui de ses contemporains : phrases simples, logique démonstrative, éliminant le superflu pour aller à l’essentiel : "Pour bien écrire, disait-il, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour n’être pas ennuyeux ; pas trop, de peur de n’être pas entendu".

Et toujours un humour sous-jacent, qui transparait dans sa façon de justifier l’originalité et la nouveauté de son écriture : "Un homme qui écrit bien n’écrit pas comme on a écrit, mais comme il écrit, et c’est souvent en parlant mal qu’il parle bien".

 

 Source : http://quilesfrederique9.e-monsite.com/pages/portraits-d-ecrivains/montesquieu.html

 

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lundi 2 avril 2018

Quelles sont les causes de la première guerre mondiale ?

 

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Si on explique souvent le déclenchement de la première guerre mondiale par l'assassinat de l'archiduc autrichien François-Ferdinand par le nationaliste serbe Gavrilo Princip, à Sarajevo, le 28 juin 1914, les causes sont en réalité plus nombreuses et complexes.

Elles tiennent au fort sentiment nationaliste qui agite l'Europe, à la poussée économique allemande et aux jeux subtils des alliances diplomatiques.

En parallèle, depuis l'unification de l'Allemagne en 1871, le pays a rattrapé son retard économique sur les grands États européens. Son industrie est particulièrement importante. Les dirigeants allemands veulent donc trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits et obtenir des matières premières à moindre coût.

C'est ainsi qu'ils lorgnent sur l'Afrique, chasse gardée française et anglaise. Par deux fois, l'empereur Guillaume II tente de prendre le Maroc à la France, en 1905 et en 1912, provoquant des conflits diplomatiques de plus en plus graves.

La Triple Alliance et la Triple Entente durant la première guerre mondiale. © Historicair, Wikipedia, CC by-sa 3.0

Les alliances diplomatiques

L'assassinat de François-Ferdinand provoque un mécanisme d'alliances diplomatiques en cascade.

L'Autriche-Hongrie pose un ultimatum à la Serbie pour enquêter sur le meurtre, le 23 juillet.

L'Allemagne lui assure son soutien.

Le 25 juillet, la Serbie refuse l'ultimatum et déclare la mobilisation générale.

Le 29 juillet, la Russie, alliée de la Serbie, se mobilise contre l'Autriche-Hongrie puis contre l'Allemagne.

Le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France, alliée de la Russie.

En quelques jours, la Triple Entente, France, Royaume-Uni et Russie, et la Triple Alliance, Allemagne et Autriche-Hongrie, se sont constituées.

Membres du Commonwealth, le Canada, l'Australie et l'Afrique du Sud entrent automatiquement en guerre aux côtés de l'Angleterre, participant ainsi au caractère mondial du conflit.

L'armistice sera signé le 11 novembre 1918 à Rethondes dans l'Oise, suite à la capitulation allemande.

Le traité de paix sera quant à lui signé le 28 juin 1919 à Versailles. 

 Par la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/

histoire-sont-causes-premiere-guerre-mondiale-5430/

 

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unification politique de l'ensemble des territoires de langue italienne

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jeudi 29 mars 2018

Le Machu Picchu et son histoire

 

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Situé au Pérou, dans les Andes, à 2.430 mètres d'altitude, le Machu Picchu semble littéralement émerger de la forêt tropicale. Ce site spectaculaire, édifié sur une crête rocheuse entourée de précipices abrupts, s'étend sur près de 13 km². Il a été classé au patrimoine mondial de l'humanité en 1983. Découvrez son histoire.

Situé entre les Andes péruviennes et le bassin de l'Amazonie, ce sanctuaire est le plus important patrimoine matériel laissé par la civilisation inca, et l'une des plus exceptionnelles réalisations architecturales et artistiques au monde. De nombreux mystères liés au Machu Picchu sont irrésolus, comme les connaissances des Incas en matière d'astronomie.

Le site du Machu Picchu se compose : 

  • d'une zone urbaine constituée de quelque 200 constructions, où l'on trouve encore les habitations réservées à la noblesse et les édifices religieux (temple du soleil, mausolée de l'Inca...) ;
  • d'une zone rurale avec ses cultures en terrasses et ses canaux d'irrigation.
Le Machu Picchu, une mystérieuse cité inca

Après plusieurs dizaines d'années de grand dynamisme sur le site du Machu Picchu, la vallée devint l'un des derniers refuges des Incas face aux conquistadors espagnols. L'assassinat de l'empereur Atahualpa par l'Espagnol Pizzaron marqua la fin de la civilisation inca.

Les colonisateurs espagnols étaient plus intéressés par l'or que par la remarquable œuvre architecturale réalisée sur le site du Machu Picchu. Le site a également été protégé par sa situation géographique et son accessibilité très compliquée. Il a ainsi sombré dans l'oubli pendant plus de trois siècles jusqu'à sa redécouverte par l'Américain Hiram Bingham, par hasard, le 24 juillet 1911 alors qu'il cherchait la ville de Vitco, dernier refuge des Incas.

Aujourd'hui, le Machu Picchu surprend le visiteur par sa préservation dans son superbe écrin montagneux et la remarquable qualité technique de ses constructions, dont les pierres, parfaitement polies qui tiennent sans aucun mortier.

On ignore encore comment les Incas, qui ne connaissaient ni la roue ni les animaux de trait, ont pu transporter et tailler avec autant de perfection ces énormes blocs de pierre.

Par la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-machu-picchu-son-histoire-5291/

 

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mardi 20 février 2018

Scandale à la cour de Louis XIV : l'affaire des poisons

  

La marquise de Brinvilliers a été torturée et a subi le supplice de l’eau pour avouer ses crimes. © Wikimedia Commons, Domaine Public

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L'affaire des poisons secoue le royaume de France, et en particulier la Cour, entre 1679 et 1682.

Plusieurs personnalités sont impliquées dans ce scandale, qui provoque une véritable chasse aux sorcières.

Le danger des poisons est partout au XVIIe siècle.

L'affaire éclate en 1672, lorsqu'on retrouve dans les affaires personnelles de l'officier et aventurier Godin de Sainte-Croix neuf lettres de sa maîtresse, la marquise de Brinvilliers — née Marie-Madeleine Dreux d'Aubray—, accompagnées de plusieurs fioles ayant contenu du poison.

Dans ses lettres, cette dernière reconnaît avoir empoisonné son père et ses deux frères.

Après avoir fui à Londres, Valenciennes et en Hollande, elle rejoint la Belgique.

Réfugiée dans un couvent à Liège, elle est arrêtée le 25 mars 1676, puis exécutée.

Les poisons à la Cour de France

Quelques années plus tard, en 1679, l'affaire des poisons rebondit.

Ayant entendu quelques rumeurs d'empoisonnement, un petit avocat, maître Perrin, se confie à la police.

Une femme est alors arrêtée : Marie Bosse. Elle aurait fourni des poisons à des épouses de parlementaires voulant se débarrasser de leur mari.

En parallèle, elle dénonce une autre empoisonneuse. Des affaires de messes noires et de meurtres d'enfants sont révélées.
Catherine Deshayes, que l'on connaît sous le nom de « La Voisin », est mise en cause. Elle affirme avoir fourni poisons et sortilèges à des personnes de la Cour.
Un tribunal dédié, la Chambre ardente, est alors créé. Madame de Vivonne (la belle-sœur de Madame de Montespan, un temps favorite du roi), la comtesse de Soissons et le maréchal de Luxembourg font notamment partie des personnes impliquées.
La Cour vit au rythme des rumeurs : on raconte notamment que Madame de Montespan aurait fait empoisonner Marie-Angélique de Fontanges, l'une de ses rivales.

Au total, la Chambre ardente auditionna 442 accusés et prononça 36 condamnations à mort. 

Louis XIV ordonna que l'on brûlât les registres le 13 juillet 1709. 

Auteur : La rédaction de Futura

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 Pour poursuivre la lecture de cet article,

je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous : 

 Sourcehttps://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-scandale-cour-louis-xiv-affaire-poisons-5641/

 

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lundi 19 février 2018

On a retrouvé le premier Poilu de Verdun grâce à son ADN

  

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https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/

 

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Le sergent Fournier, premier Poilu de Verdun,

a été identifié grâce à son ADN.

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« Il y a toute une série de petites circonstances miraculeuses » qui ont permis à « cette belle histoire », débutée par un coup de pelleteuse le 6 mai 2015, de connaître un dénouement « extraordinaire », sourit Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

.../
Vous pouvez lire cet article en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/guerre-14-18/

 

Source Ouest-France

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jeudi 23 novembre 2017

La loi salique : les femmes évincées de la succession au trône

 

Histoire et Secrets - découvrir l'histoire de France et du monde

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L'expression du "miracle Capétien" renvoie au fait que tous les rois de France ont eu au moins un fils pour leur succéder. 

Cependant, à sa mort en 1316, Louis X ne laisse qu’une fille, Jeanne de France (née en 1311), et son épouse, Clémence de Hongrie, est enceinte de deux mois. Il est alors convenu que le frère cadet du roi défunt, Philippe de Poitiers, exercera la Régence jusqu’à l’accouchement de la reine. C’est un fils qui naît en novembre, Jean Ier dit "le Posthume".
Hélas, l’enfant meurt au bout de cinq jours.
La logique voudrait donc que ce soit la petite Jeanne de France qui hérite de la couronne. Seulement, Jeanne est encore une enfant et le comte de Poitiers est plus apte à gouverner un royaume en difficultés.
Ajoutons à cela le fait qu'un soupçon de bâtardise pèse sur Jeanne, sa mère Marguerite de Bourgogne, ayant été reconnue coupable d'adultère.
L’habilité de Philippe de Poitiers paie en dépit d’Eudes de Bourgogne, oncle maternel de Jeanne, qui réclame le trône pour sa nièce. Après une série d’accords, il est convenu en mars 1318 qu’Eudes renonce au nom de Jeanne a la succession de son père.
Afin de justifier cet acte, on prétexte le fait qu’il est impossible de transmettre le trône à une femme : d’une part, en cas de mariage avec un prince étranger, le royaume de France constituerait une dot que la reine apporterait à son époux.  Seulement voilà, la couronne n’appartient pas à celui qui la porte mais au royaume. Le roi ne peut la transmettre à qui bon lui semble.
La couronne de France appartient au royaume et les français ne seraient être  gouvernés par un étranger. D’autre part, le statut de la femme en général joue beaucoup : celle-ci est toujours sous tutelle ; d’abord sous celle de son père, puis sous celle de son époux.
Comment, en partant de là, expliquer qu’une femme peut avoir un pouvoir plus élevé que celui des hommes ?
Néanmoins, l’accord de mars 1318 démontre indirectement que la petite Jeanne pouvait revendiquer ce statut de reine et la couronne de son défunt père : elle a doit signer - par l’intermédiaire de son oncle- une renonciation.
Ce point démontre qu’il aurait été tout à  fait légitime qu’elle succède à Jean Ier.
 

La couronne de Louis XV (musée du Louvre)
A partir de cette date, il est décidé que le trône de France ne peut pas échoir à une femme. La couronne revient alors au comte de Poitiers, devenu Philippe V. A sa mort en 1322, le roi ne laisse que des filles.
Conformément à la loi salique, la couronne passe à son frère cadet, le comte de la Marche, qui devient Charles IV. Lorsqu’il meurt en 1328, il ne laisse lui aussi que des filles.
Charles IV était le dernier fils de Philippe IV. La branche directe des Capétiens par voie masculine s’éteint avec lui. Le plus proche parent du roi défunt est son neveu, Edouard III roi d’Angleterre.
Cependant, sa candidature au trône de France est rejetée. D'abord  il est roi d’un pays étranger et ne connaît rien de la France. Mais surtout,  il descend de Philippe IV par sa mère, Isabelle, sœur des derniers rois de France. Si la couronne de France ne peut aller à une femme, une femme peut-elle transmettre cette même couronne ?
Afin de ne pas tomber sous la tutelle de l’Angleterre, les grands Seigneurs répondent négativement. Ainsi, pour des raisons politiques, Edouard III,  qui est pourtant le plus proche parent du dernier capétien, est écarté du trône.
C’est le parent le plus proche de Charles IV par voie masculine, Philippe de Valois (petit-fils de Philippe III), qui acquiert la couronne de France sous le nom de Philippe VI.
Bien que dans d’autres pays d’Europe (à l'exemple de l'Angleterre) la couronne revienne à la fille aînée du souverain en l'absence d'héritier mâle, ce ne sera jamais  le cas en France.
Cependant,  si une reine ne peut transmettre la couronne, elle peut faire la transition entre deux rois lors de la Régence, lorsque son fils est trop jeune pour régner.
D’où le caractère complexe de la situation de reine qui peut avoir le pouvoir mais gouvernant toujours au nom d’un roi (et non au nom d'elle même), qui une fois majeur, reprendra sans difficultés les rennes du pouvoir.
Une reine l'est uniquement  parce qu’elle est l’épouse d’un roi.
Elle est à la fois souveraine et sujette, ce qui limite ses actions au sein du gouvernement.
Bien que reine, elle reste soumise au roi son époux qui limite ou non son influence à la cour et dans sa politique.
Ouf !!!

 

 

 

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mercredi 15 novembre 2017

« LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ » : Comment la devise française est née.

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CES TROIS MOTS APPARAISSENT POUR LA PREMIÈRE FOIS
SUR UN DOCUMENT OFFICIEL LE 27 FÉVRIER 1848, À L'ISSUE DE LA RÉVOLUTION.
Estampe de C. Maurice ; 1848 - source Gallica BnF
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Si la formule est plus ancienne, les trois mots :

"Liberté, égalité, fraternité" 

apparaissent côte à côte pour la première fois en tête d'un document "officiel" le dimanche 27 février 1848.

Ce jour-là, Le Moniteur universel, organe du gouvernement français, publie un communiqué du gouvernement provisoire, formé suite à la révolution qui a eu lieu à Paris du 22 au 25 février et a abouti à la proclamation de la Deuxième République, où figure la devise.

 

"Citoyens,

La royauté, sous quelque forme qu'elle soit, est abolie. […] La République est proclamée. Le peuple est uni. […] Conservons ce vieux drapeau républicain dont les trois couleurs ont fait avec nos pères le tour du monde. Montrons que ce symbole de liberté, d'égalité, de fraternité, est en même temps le symbole de l'ordre, et de l'ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice en est la base et le peuple entier l'instrument."

 

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Paris (bleu et rouge) et Roi (blanc au centre - Paris encerclant la royauté)

 

Dans cette proclamation, où figurent aussi un certain nombre de mesures que le gouvernement provisoire entend présenter à l'Assemblée (abolition de la peine de mort, suffrage universel masculin...), la devise nationale est en effet directement reliée aux couleurs du drapeau de la France :

 

"Le Gouvernement provisoire déclare que le drapeau national est le drapeau tricolore, dont les couleurs seront rétablies dans l'ordre qu’avait adopté la République française ; sur ce drapeau sont écrits ces mots : République française, Liberté, Égalité, Fraternité, trois mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques, dont ce drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent les traditions."

 

C'est Louis Blanc, membre du gouvernement, qui a décidé de l'adoption de la formule.

Lors de la rédaction de la Constitution, le 4 novembre 1848, elle sera définie comme un principe de la République.

La liberté et l'égalité avaient été posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ("Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits").

En 1793, la Commune de Paris inscrivit sur les édifices publics de la ville la formule "La République une et indivisible – Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort".

Telle quelle, la devise nationale n'apparaîtra que le 14 juillet 1880 sur le fronton de toutes les institutions publiques.

 

Auteur : Pierre Ancery

Source : https://www.retronews.fr/actualite/liberte-egalite-fraternite-comment-la-devise-de-la-france-est-nee

 

Evynou35

 

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lundi 13 novembre 2017

EN 1883, LE PRÉFET EUGÈNE POUBELLE IMPOSE LE RAMASSAGE DES ORDURES À PARIS

 

Les boites à ordures de la rue Emile Zola à Paris, 1913 ; source Gallica BnF

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EN 1883, LE PRÉFET EUGÈNE POUBELLE IMPOSE LE RAMASSAGE DES ORDURES À PARIS.

L'IDÉE SE HEURTE À L'HOSTILITÉ DE LA POPULATION, ET LE MÉTIER DE CHIFFONNIER, MENACÉ, DEVIENT L'EMBLÈME DE CE MÉCONTENTEMENT.

Le 24 novembre 1883, le tout nouveau préfet de la Seine, Eugène Poubelle, signe un arrêté qui oblige les propriétaires parisiens à fournir à chacun de leurs locataires un récipient muni d'un couvercle pour accueillir les déchets ménagers.

Parallèlement, le ramassage des ordures est mis en place.

Le préfet a même prévu la collecte sélective : trois boîtes sont obligatoires, une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons, et une pour le verre, la faïence et les coquilles d'huîtres.

C'est une date-clé dans l'histoire de l'hygiène publique.

Pourtant, à l'époque, l'arrêté Poubelle se heurte à une vaste levée de boucliers de la part de la population parisienne...

Les chiffonniers, en particulier, sont menacés de perdre leur gagne-pain – et ils sont quelque 40 000 à Paris.

 

https://youtu.be/oSYZeHc8azs

 Toute une partie de la presse se montre hostile. Henri Rochefort, dans un violent éditorial intitulé "40.000 affamés" paru en une de La Lanterne du 23 janvier 1884, s'insurge :

"L’ordure qu’il est urgent d’envoyer avant toutes les autres au dépotoir, c’est l’arrêté Poubelle. On y joindrait même son auteur, que nous n’y verrions aucun inconvénient. […] M. Poubelle nous paraît disposer avec une étrange désinvolture de ce qui appartient à tout autre qu’à lui. Ces détritus sont à nous, qui les avons payés quand on nous les a présentés sous forme de victuailles, d’étoffes ou de papier. Il nous plaisait de les abandonner aux chiffonniers ; mais s’il ne nous convient pas d’en faire profiter un entrepreneur désigné par le préfet, notre droit est absolu."

La Croix du 7 février 1884 publie la lettre d'une chiffonnière désespérée par l'arrêté du préfet :

"Je suis chiffonnière, j'ai soixante-dix ans, et je travaille depuis soixante ans, je suis presque aveugle, et mes pauvres os ne me soutiennent quasiment plus. Je meurs de misère : que faire ? Avant l'arrêté Poubelle, je trouvais à peu près de quoi vivre : maintenant, plus rien, rien. Voudriez-vous bien faire savoir à M. Poubelle qu'il me rendrait service en me faisant abattre : c'est le complément nécessaire à sa mesure. Mes remerciements sincères.

 Veuve Maurice,

Rue Lesage, n° 6"

      Le Petit Caporal du 20 janvier 1883 fait quant à lui paraître un "Chant des Chiffonniers" qui s'en prend nommément à Poubelle :

"Encore un nouvel arrêt

De notre étonnant préfet

C'est une gaffe nouvelle

De Poubelle

De Poubelle

 […]

 Faisant un' affair' d’État

De l'enlèvement des tas

Il renverse notre écuelle

Ce Poubelle

Ce Poubelle

Il nous la f... belle !"

L'arrêté suscite aussi la colère des propriétaires, qui payent de nouvelles charges, et des concierges, obligées d'accomplir des tâches supplémentaires.

L'essentiel des décisions du préfet sera pourtant appliqué, et l'exemple de Paris sera peu à peu suivi en province.

Le mot "poubelle", devenu nom commun, entrera en 1890 dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle.

 

Souce : https://www.retronews.fr/actualite/le-tres-impopulaire-arrete-poubelle

 

Evynou35

 

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samedi 5 août 2017

Rome : de quand date le Colisée ?

 

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d8/Colosseum_in_Rome-April_2007-1-_copie_2B.jpg/280px-Colosseum_in_Rome-April_2007-1-_copie_2B.jpg

 

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Emblème impérial de la ville éternelle, le Colisée domine le centre de Rome depuis bientôt 2.000 ans. Théâtre des célèbres et cruels combats de gladiateurs, l'édifice reste surtout l'un des joyaux de l'architecture romaine. Il est aujourd'hui un passage obligé pour les millions de touristes qui affluent dans la capitale italienne.

Le Colisée est un monument incontournable pour tous les visiteurs de la Rome antique. Le monument, théâtre durant des siècles de spectacles grandioses et souvent sanglants, est devenu l'un des emblèmes de la ville éternelle.

Quelle est l’origine du Colisée à Rome ?

Pendant des siècles, les combats de gladiateurs et les exécutions se déroulaient dans des théâtres en bois, montés et défaits rapidement selon les occasions. C'est Vespasien, en 70 de notre ère, qui décide de construire un amphithéâtre en pierre, bien plus majestueux, afin d'offrir au peuple romain des spectacles inédits et ainsi asseoir sa gloire.

L'édifice prend d'abord le nom d'amphithéâtre Flavien, du nom de la dynastie de l'empereur. Le monument devient le Colisée, en référence à la statue gigantesque, « le Colosse de Néron » installé près de l'amphithéâtre. Le Colisée fut achevé en 80, sous le règne de Titus, nouvel empereur et fils de Vespasien. Son frère cadet, Domitien, agrémenta l'édifice d'une sorte de sous-sol abritant la machinerie ainsi que les protagonistes (animaux et combattants) des spectacles sanglants.

Histoire du Colisée de Rome jusqu’à aujourd’hui ?

Utilisé jusqu'au VIe siècle, le Colisée a été victime du poids des années et est aujourd'hui partiellement en ruine. Il reste néanmoins le meilleur témoin de la puissance de la Rome antique, ainsi qu'un site touristique ultra populaire. Le monument est également un lieu de grande importance pour l'Église catholique, qui y organise encore des processions.

Depuis le 7 juillet 2007, le Colisée fait partie des sept nouvelles merveilles du monde.

 

Par la rédaction de Futura

 

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/antiquite-rome-date-colisee-5247/

 

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