mardi 28 août 2018

Alan TURING - Enigma, la guerre du code

  Alan Turing à 16 ans

Alan Turing à 16 ans

Crédits : Heritage Images / Contributeur - Getty

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En 1939, la guerre vient d’éclater et Alan Turing, jeune mathématicien britannique sorti de Cambridge, rejoint Bletchley Park où, dans le plus grand secret, les Britanniques tentent de percer les communications ennemies.

Depuis quelques temps, le commandement militaire allemand utilise pour protéger ses communications les machines Enigma, créées d’abord à des fins de secret économique.

Ces machines proposent des possibilités de chiffrement vertigineuses. Faute de pouvoir en percer la combinaison, les Alliés sont incapables de déchiffrer les messages qu’ils interceptent.

En temps de guerre l’information est vitale : déchiffrer les communications ennemies permettrait de connaître les attaques projetées, les positions des unités adverses etc.

"Il ne suffisait pas aux Britanniques de mettre la main sur une machine. L’intérêt de l’Enigma, c’est que si votre ennemi en capturait une, ça ne l’aiderait pas, à moins qu’il n’en connaisse la configuration précise de tous les éléments au moment où le message a été envoyé." David Kenyon, historien à Bletchley Park.

S’engage, dès septembre 1939, une titanesque entreprise de cassage des codes allemands, une lutte contre la montre d’autant plus décourageante que chaque matin, les clés de chiffrement sont modifiées.

A Bletchley Park, un manoir entouré d’un vaste domaine situé au nord-ouest de Londres sont rassemblés linguistes, cruciverbistes, logiciens et autres esprits vifs qui planchent sur le problème.

On trouve aussi des mathématiciens recrutés dans les universités voisines d’Oxford et Cambridge.

Parmi eux, Alan Turing, un jeune type brillant, secret et un peu loufoque. Féru de cryptologie, il pressent que l’ampleur de la tache (trouver le bon réglage parmi les milliards de milliards de possibilités) nécessite une nouvelle approche du problème. 

"L'idée qui va s'imposer à Turing c'est qu'on peut avoir les meilleurs mathématiciens, les meilleurs génies de notre temps, on ne pourra jamais, avec une réflexion humaine, se battre cette machine. Donc l'idée de génie c'est de se dire : contre une machine, il faut inventer une autre machine." Arnaud Delalande        

Ces contre-machines, calculateurs programmés pour "mouliner" jusqu’à trouver la bonne clé de chiffrement sont baptisées les "bombes", possiblement en référence à… un dessert polonais.

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https://learncryptography.com/assets/content/images/bombe.jpg

C’est que le cassage de l’Enigma, qui aurait permis in fine d’écourter la guerre de deux ans et d’épargner près de quinze millions de vies humaines, avant d’être une réussite britannique, avait bénéficié des avancées d’autres services de renseignements : polonais, ou français…

Auteur : Amaury Chardeau

Source : https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-lenigmatique-alan-turing/enigma-la-guerre-du-code

 

 

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« J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

 

 

 

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mardi 3 juillet 2018

Simone et Antoine Veil, un couple "fusionnel" au Panthéon

 

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C'est un couple "fusionnel" qui rejoint le Panthéon ce dimanche, de l'aveu de leur fils Jean, à l'AFP. Simone Veil est la cinquième femme inhumée dans ce temple de la République. Antoine Veil, décédé en 2013, est le premier à entrer en tant qu'époux là où reposent 76 personnalités.

Simone et Antoine Veil sont le troisième couple qui reposera au Panthéon, non loin de Jean Moulin et du fondateur de l'Europe, Jean Monnet.

Simone et Antoine Veil sont le troisième couple qui reposera au Panthéon, non loin de Jean Moulin et du fondateur de l'Europe, Jean Monnet. Crédits : Thomas Samson - AFP

 

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lundi 18 juin 2018

La douloureuse conquête française de l’Algérie

« La prise de Mascara », estampe, 1836. Gallica-BnF


 

Retronews : Pourquoi Charles X décide-t-il en 1830 de l’expédition d’Alger ?

 

Jacques Frémeaux : Il s’agit d’une opération de prestige du gouvernement de Charles X, qui cherche alors à imposer en France une politique réactionnaire et un gouvernement plus autoritaire. Il estime avoir besoin d’une opération de cette envergure pour donner l’image d’un pouvoir fort, qui doit permettre de faire passer des réformes de politique intérieure.

Comment se déroule l’expédition ?

De très gros moyens sont mis en œuvre. On rassemble près de 40 000 hommes et des moyens navals considérables.

Contre l’adversaire, Alger était très bien défendue par des batteries mais il n’y avait pratiquement plus de marine algérienne, elle ne pouvait donc pas défendre les côtes. Les Français se gardent bien d’attaquer directement Alger, mais débarquent à Sidi-Ferruch, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.

Le débarquement a lieu en été, on craignait des tempêtes, mais finalement l’escadre arrive par beau temps et réussit à débarquer ses troupes. En quelques jours, l’armée marche sur Alger. Le 5 juillet, la ville capitule.

Qu’en pense alors l’opinion publique française ?

Une partie de l’opinion est satisfaite, car la réputation d’Alger, que l’on accuse d’être traditionnellement un nid de pirates, est assez mauvaise.

L’opposition en revanche est très hostile : on dénonce cette opération de prestige comme allant de pair avec le recul des libertés (voir notre dossier sur la suspension de la liberté de la presse). Les Trois Glorieuses, du 27 au 29 juillet, aboutissent au renversement de Charles X. L’expédition n’a pas suffi à sauver le régime.

Lorsqu’il succède à Charles X, Louis-Philippe a-t-il les mêmes velléités de conquête que son prédécesseur ?

Le retrait de la France serait une perte de prestige pour le nouveau régime. Par ailleurs, dès leur arrivée, les autorités françaises ont expulsé les représentants turcs qui gouvernaient l’Algérie, et on ne saurait à qui laisser le pouvoir. Et puis il y a l’idée selon laquelle Alger est « importante » pour la position de la France en méditerranée.

Le gouvernement de Louis-Philippe se maintient donc, mais ne fait pas beaucoup d’effort de conquête. La situation est très tendue en Europe, on préfère garder des forces en France. On retire donc la plus grande partie du corps expéditionnaire.

À partir de 1832, Abd el-Kader, seulement âgé de 24 ans, s’impose à quelques tribus d’Oranie comme le chef de la résistance à l’occupation française. La France signe avec lui deux traités, en 1834 et en 1837. L’occupation restreinte se met en place. Il faut organiser la colonie, y installer des garnisons, mais en se contentant de contrôler les côtes, sans aller plus loin dans le pays. Le gouvernement décide « l’occupation restreinte ».

Comment se déroule cette occupation, prémisse de la colonisation ?

Dès le début, les Français se heurtent à des résistances à l’occupation, que ce soit par des tribus locales qui n’acceptent pas la présence française, ou par des forces plus centralisées – comme celle d’Abd el-Kader. À l’est, dans la province de Constantine, le bey Ahmed reste fidèle au sultan de Constantinople. Plusieurs opérations sont lancées afin de récupérer Constantine, ce qui est fait en 1837, après un premier échec en 1836.

Puis, en 1839, Abd el-Kader déclare la Guerre sainte à la France, après la violation du traité de Tafna par les autorités françaises, traité qui devait assurer à Abd el-Kader l’autonomie des deux tiers du territoire algérien. Il y a à ce moment-là une rupture avec les Français. On envoie davantage de troupes – jusqu’à 110 000 hommes.

En 1841, le général Bugeaud programme l’occupation systématique du pays et la guerre de conquête de l’Ouest algérien, puisque l’est est déjà soumis avec la prise de Constantine.

En 1847, c’est la reddition d’Abd el-Kader après une guerre particulièrement violente. La Grande Kabylie n’est occupée qu’en 1857. Les insurrections se poursuivent jusqu’en 1871 au moins. Le Sahara n’est totalement occupé qu’au début du XXe siècle.

S’ouvre alors la période de colonisation à proprement parler…

En réalité, elle a même commencé dès le début de la conquête : des colons se sont installés dans les villes, d’où les habitants partaient pour éviter le contact avec l’armée française, qui se livrait à un certain nombre d’exactions. À Alger, puis à Oran, les colons ont fait des achats de terres très tôt, et dans des conditions très irrégulières…

L’installation de colons autour des villes d’Alger et d’Oran et l’idée de la colonisation étaient déjà dans le projet du gouvernement de Louis-Philippe, mais c’était alors assez difficile à réaliser et donc limité. Avec la prise en main de Bugeaud, la colonisation s’étend.

Comment se passent les premiers temps de la colonisation ?

Quelques notables gouvernent avec les Français, mais dans l’ensemble la population est hostile : il y a l’idée que l’occupation par les Français chrétiens n’est pas légitime, et l’espoir qu’ils puissent être chassés par une insurrection ou des interventions extérieures. Mais les habitants sont plus ou moins obligés de se résigner. C’est le cas de la plus grande partie des notables, qui passent au service des colonisateurs.

La colonisation s’établit et se développe vraiment au moment de la Révolution de 1848, avec l’arrivée d’un certain nombre de chômeurs de villes françaises qu’on essaie d’établir en Algérie.

Les colons ont beaucoup de revendications en matière de terre, et aussi de gouvernement du pays, mais l’armée met un frein, car elle craint de se heurter au mécontentement de la population algérienne. Et puis, installer des colonies européennes crée une vulnérabilité en cas d’insurrection.

C’est donc sous la IIIe République, période durant laquelle l’armée perd une partie de son autorité, que la colonisation va vraiment se développer. De 1880 à 1900, on passe de 100 000 à 700 000 colons, dont la majorité vit dans les villes d’Algérie.

Propos recueillis par Marina Bellot.

Auteur : Jacques FremeauxProfesseur d'histoire contemporaine, Sorbonne Université

Source : https://theconversation.com/interview-la-douloureuse-conquete-francaise-de-lalgerie

 

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Déclaration d’intérêts - Jacques Fremeaux ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

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samedi 14 avril 2018

La disparition de Saint-Exupéry : la découverte de la gourmette

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Antoine de Saint-Exupéry s'est éteint brutalement le 31 juillet 1944, mais le mystère entourant sa disparition aura perduré pendant plus de cinquante ans, jusqu'à ce que Jean-Claude Bianco, un pêcheur marseillais, retrouve sa gourmette. Une découverte inouïe faite au large des calanques.

Mais à peine un an après la naissance du Petit Prince, l'histoire prend un tournant tragique. Saint-Exupéry, alors pilote dans l'armée de l'air, disparaît subitement au cours d'un vol de reconnaissance effectué dans le sud de la France. Il semble n'avoir laissé aucune trace...

La découverte de la gourmette relance l'enquête

Par un jour de tempête, le 7 septembre 1998, un heureux hasard conduit Jean-Claude Bianco, patron pêcheur, à remonter dans ses filets un petit bijou en argent perdu en mer au large de Marseille. Ternie et abîmée, la gourmette s'avère bien plus précieuse qu'elle n'en a l'air puisqu'elle appartient à Saint-Exupéry !

La découverte semble littéralement incroyable, au point que Jean-Claude Bianco sera d'abord accusé de tromperie avant de connaître la célébrité. Pourtant, les inscriptions gravées sur la gourmette — les noms de Saint-Exupéry et de sa femme ainsi que l'adresse de son éditeur — ne mentent pas. Les recherches de l'épave menées par la Comex de Henri-Germain Delauze (que Jean-Claude Bianco avait contacté tout de suite) restent d'abord sans succès. Le bijou mènera finalement le plongeur Luc Vanrell jusqu'aux débris de l'avion de Saint-Exupéry, qui reposaient dans les profondeurs sous-marines, attendant d'être retrouvés.

Une exposition au Musée

archéologique de Saint-Raphaël

Grâce à la découverte de la gourmette, le mystère de la disparition de l'aviateur semble avoir trouvé un dénouement, mais son histoire continue de nous captiver. L'authentique gourmette est au cœur d'une exposition consacrée à Antoine de Saint-Exupéry, « Des nuages aux profondeurs », au Musée archéologique de Saint-Raphaël, du 2 février au 13 avril 2018.

© Vigilant Corp, Photonico, Pierre Salaun, Immo Sud Annonces, Mathieu Serra

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Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/disparition-saint-exupery-decouverte-gourmette-5385/

 

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dimanche 8 avril 2018

L’Esprit des lois (Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu)

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Publié à Genève en 1748, cette vaste composition mêle sociologie, droit, économie, politique, institutions. Il y analyse les différents types de gouvernements, développe ses théories sur le climat, la séparation des pouvoirs, l’éloge des corps intermédiaires, etc.  

C’est peu dire que l’accueil de l’Esprit des lois fut froid. Certains, comme Voltaire ou Fréron, furent très réservés. Madame Du Deffand alla jusqu’à persifler que ce livre ne faisait que de « l’esprit sur les lois ».

Mais les attaques les plus virulentes vinrent de l’Eglise, qui ne pouvait accepter que l’action des hommes soit détachée de la volonté divine. Le livre fut mis à l’Index en 1751, et condamné par la Sorbonne en 1754.

Affaibli, devenu presque aveugle, Montesquieu va pourtant se battre : en 1750 il expose une Défense de L’Esprit des lois. Il met également en ordre toutes ses notes, qui seront publiées plus tard sous les titres Mes Pensées et Spicilège, revoit certaines de ses œuvres, rédige pour l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert un article sur le Goût.

Il décède le 12 février 1755 à Paris, d’une fièvre maligne, refusant sur son lit de mort des corrections à L’Esprit des lois que lui tendait un jésuite. Seul de tous les gens de lettres, Diderot assistera à son enterrement.

Montesquieu est depuis sa mort continuellement étudié, analysé, critiqué, tant son influence a été et est encore immense.

Mais son héritage est ambigu. D’un côté, il est totalement inséré dans l’élite sociale et culturelle de son temps. Loin d’être subversif, c’est un grand seigneur, dont le but est la perpétuation du nom, la continuité de la lignée, l’agrandissement de ses terres. Certains l’ont même catalogué comme réactionnaire, expliquant que sa défense des corps intermédiaires ne fait que camoufler une apologie de sa classe sociale et une défense des privilèges nobiliaires.

À l’inverse, Montesquieu rompt radicalement avec l’idéologie de son temps en évacuant Dieu, le hasard ou le rôle prédominant des grands hommes dans l’Histoire.

Il défend également et systématiquement la liberté, la tolérance, l’universalisme. C’est un précurseur dont se réclameront les philosophes des Lumières qui écriront après lui.

Au-delà du portrait de théoricien qu’a sculpté pour lui la postérité, Montesquieu est également un écrivain. Son œuvre littéraire est abondante, car il n’a cessé toute sa vie de rédiger contes, romans, nouvelles.

Les Lettres persanes qui n’étaient considérées pendant deux siècles que comme un brouillon de son chef d’œuvre, un délassement de l’auteur, sont maintenant réévaluées, comme ses écrits plus personnels, Mes Pensées et Spicilège, publiés seulement au XXe siècle et depuis souvent réédités et longuement analysés.

On a beaucoup glosé sur son style, assez différent de celui de ses contemporains : phrases simples, logique démonstrative, éliminant le superflu pour aller à l’essentiel : "Pour bien écrire, disait-il, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour n’être pas ennuyeux ; pas trop, de peur de n’être pas entendu".

Et toujours un humour sous-jacent, qui transparait dans sa façon de justifier l’originalité et la nouveauté de son écriture : "Un homme qui écrit bien n’écrit pas comme on a écrit, mais comme il écrit, et c’est souvent en parlant mal qu’il parle bien".

 

 Source : http://quilesfrederique9.e-monsite.com/pages/portraits-d-ecrivains/montesquieu.html

 

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lundi 2 avril 2018

Quelles sont les causes de la première guerre mondiale ?

 

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Si on explique souvent le déclenchement de la première guerre mondiale par l'assassinat de l'archiduc autrichien François-Ferdinand par le nationaliste serbe Gavrilo Princip, à Sarajevo, le 28 juin 1914, les causes sont en réalité plus nombreuses et complexes.

Elles tiennent au fort sentiment nationaliste qui agite l'Europe, à la poussée économique allemande et aux jeux subtils des alliances diplomatiques.

En parallèle, depuis l'unification de l'Allemagne en 1871, le pays a rattrapé son retard économique sur les grands États européens. Son industrie est particulièrement importante. Les dirigeants allemands veulent donc trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits et obtenir des matières premières à moindre coût.

C'est ainsi qu'ils lorgnent sur l'Afrique, chasse gardée française et anglaise. Par deux fois, l'empereur Guillaume II tente de prendre le Maroc à la France, en 1905 et en 1912, provoquant des conflits diplomatiques de plus en plus graves.

La Triple Alliance et la Triple Entente durant la première guerre mondiale. © Historicair, Wikipedia, CC by-sa 3.0

Les alliances diplomatiques

L'assassinat de François-Ferdinand provoque un mécanisme d'alliances diplomatiques en cascade.

L'Autriche-Hongrie pose un ultimatum à la Serbie pour enquêter sur le meurtre, le 23 juillet.

L'Allemagne lui assure son soutien.

Le 25 juillet, la Serbie refuse l'ultimatum et déclare la mobilisation générale.

Le 29 juillet, la Russie, alliée de la Serbie, se mobilise contre l'Autriche-Hongrie puis contre l'Allemagne.

Le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France, alliée de la Russie.

En quelques jours, la Triple Entente, France, Royaume-Uni et Russie, et la Triple Alliance, Allemagne et Autriche-Hongrie, se sont constituées.

Membres du Commonwealth, le Canada, l'Australie et l'Afrique du Sud entrent automatiquement en guerre aux côtés de l'Angleterre, participant ainsi au caractère mondial du conflit.

L'armistice sera signé le 11 novembre 1918 à Rethondes dans l'Oise, suite à la capitulation allemande.

Le traité de paix sera quant à lui signé le 28 juin 1919 à Versailles. 

 Par la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/

histoire-sont-causes-premiere-guerre-mondiale-5430/

 

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unification politique de l'ensemble des territoires de langue italienne

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jeudi 29 mars 2018

Le Machu Picchu et son histoire

 

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Situé au Pérou, dans les Andes, à 2.430 mètres d'altitude, le Machu Picchu semble littéralement émerger de la forêt tropicale. Ce site spectaculaire, édifié sur une crête rocheuse entourée de précipices abrupts, s'étend sur près de 13 km². Il a été classé au patrimoine mondial de l'humanité en 1983. Découvrez son histoire.

Situé entre les Andes péruviennes et le bassin de l'Amazonie, ce sanctuaire est le plus important patrimoine matériel laissé par la civilisation inca, et l'une des plus exceptionnelles réalisations architecturales et artistiques au monde. De nombreux mystères liés au Machu Picchu sont irrésolus, comme les connaissances des Incas en matière d'astronomie.

Le site du Machu Picchu se compose : 

  • d'une zone urbaine constituée de quelque 200 constructions, où l'on trouve encore les habitations réservées à la noblesse et les édifices religieux (temple du soleil, mausolée de l'Inca...) ;
  • d'une zone rurale avec ses cultures en terrasses et ses canaux d'irrigation.
Le Machu Picchu, une mystérieuse cité inca

Après plusieurs dizaines d'années de grand dynamisme sur le site du Machu Picchu, la vallée devint l'un des derniers refuges des Incas face aux conquistadors espagnols. L'assassinat de l'empereur Atahualpa par l'Espagnol Pizzaron marqua la fin de la civilisation inca.

Les colonisateurs espagnols étaient plus intéressés par l'or que par la remarquable œuvre architecturale réalisée sur le site du Machu Picchu. Le site a également été protégé par sa situation géographique et son accessibilité très compliquée. Il a ainsi sombré dans l'oubli pendant plus de trois siècles jusqu'à sa redécouverte par l'Américain Hiram Bingham, par hasard, le 24 juillet 1911 alors qu'il cherchait la ville de Vitco, dernier refuge des Incas.

Aujourd'hui, le Machu Picchu surprend le visiteur par sa préservation dans son superbe écrin montagneux et la remarquable qualité technique de ses constructions, dont les pierres, parfaitement polies qui tiennent sans aucun mortier.

On ignore encore comment les Incas, qui ne connaissaient ni la roue ni les animaux de trait, ont pu transporter et tailler avec autant de perfection ces énormes blocs de pierre.

Par la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-machu-picchu-son-histoire-5291/

 

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mardi 20 février 2018

Scandale à la cour de Louis XIV : l'affaire des poisons

  

La marquise de Brinvilliers a été torturée et a subi le supplice de l’eau pour avouer ses crimes. © Wikimedia Commons, Domaine Public

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L'affaire des poisons secoue le royaume de France, et en particulier la Cour, entre 1679 et 1682.

Plusieurs personnalités sont impliquées dans ce scandale, qui provoque une véritable chasse aux sorcières.

Le danger des poisons est partout au XVIIe siècle.

L'affaire éclate en 1672, lorsqu'on retrouve dans les affaires personnelles de l'officier et aventurier Godin de Sainte-Croix neuf lettres de sa maîtresse, la marquise de Brinvilliers — née Marie-Madeleine Dreux d'Aubray—, accompagnées de plusieurs fioles ayant contenu du poison.

Dans ses lettres, cette dernière reconnaît avoir empoisonné son père et ses deux frères.

Après avoir fui à Londres, Valenciennes et en Hollande, elle rejoint la Belgique.

Réfugiée dans un couvent à Liège, elle est arrêtée le 25 mars 1676, puis exécutée.

Les poisons à la Cour de France

Quelques années plus tard, en 1679, l'affaire des poisons rebondit.

Ayant entendu quelques rumeurs d'empoisonnement, un petit avocat, maître Perrin, se confie à la police.

Une femme est alors arrêtée : Marie Bosse. Elle aurait fourni des poisons à des épouses de parlementaires voulant se débarrasser de leur mari.

En parallèle, elle dénonce une autre empoisonneuse. Des affaires de messes noires et de meurtres d'enfants sont révélées.
Catherine Deshayes, que l'on connaît sous le nom de « La Voisin », est mise en cause. Elle affirme avoir fourni poisons et sortilèges à des personnes de la Cour.
Un tribunal dédié, la Chambre ardente, est alors créé. Madame de Vivonne (la belle-sœur de Madame de Montespan, un temps favorite du roi), la comtesse de Soissons et le maréchal de Luxembourg font notamment partie des personnes impliquées.
La Cour vit au rythme des rumeurs : on raconte notamment que Madame de Montespan aurait fait empoisonner Marie-Angélique de Fontanges, l'une de ses rivales.

Au total, la Chambre ardente auditionna 442 accusés et prononça 36 condamnations à mort. 

Louis XIV ordonna que l'on brûlât les registres le 13 juillet 1709. 

Auteur : La rédaction de Futura

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 Pour poursuivre la lecture de cet article,

je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous : 

 Sourcehttps://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-scandale-cour-louis-xiv-affaire-poisons-5641/

 

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lundi 19 février 2018

On a retrouvé le premier Poilu de Verdun grâce à son ADN

  

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https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/

 

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Le sergent Fournier, premier Poilu de Verdun,

a été identifié grâce à son ADN.

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« Il y a toute une série de petites circonstances miraculeuses » qui ont permis à « cette belle histoire », débutée par un coup de pelleteuse le 6 mai 2015, de connaître un dénouement « extraordinaire », sourit Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

.../
Vous pouvez lire cet article en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/guerre-14-18/

 

Source Ouest-France

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jeudi 23 novembre 2017

La loi salique : les femmes évincées de la succession au trône

 

Histoire et Secrets - découvrir l'histoire de France et du monde

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L'expression du "miracle Capétien" renvoie au fait que tous les rois de France ont eu au moins un fils pour leur succéder. 

Cependant, à sa mort en 1316, Louis X ne laisse qu’une fille, Jeanne de France (née en 1311), et son épouse, Clémence de Hongrie, est enceinte de deux mois. Il est alors convenu que le frère cadet du roi défunt, Philippe de Poitiers, exercera la Régence jusqu’à l’accouchement de la reine. C’est un fils qui naît en novembre, Jean Ier dit "le Posthume".
Hélas, l’enfant meurt au bout de cinq jours.
La logique voudrait donc que ce soit la petite Jeanne de France qui hérite de la couronne. Seulement, Jeanne est encore une enfant et le comte de Poitiers est plus apte à gouverner un royaume en difficultés.
Ajoutons à cela le fait qu'un soupçon de bâtardise pèse sur Jeanne, sa mère Marguerite de Bourgogne, ayant été reconnue coupable d'adultère.
L’habilité de Philippe de Poitiers paie en dépit d’Eudes de Bourgogne, oncle maternel de Jeanne, qui réclame le trône pour sa nièce. Après une série d’accords, il est convenu en mars 1318 qu’Eudes renonce au nom de Jeanne a la succession de son père.
Afin de justifier cet acte, on prétexte le fait qu’il est impossible de transmettre le trône à une femme : d’une part, en cas de mariage avec un prince étranger, le royaume de France constituerait une dot que la reine apporterait à son époux.  Seulement voilà, la couronne n’appartient pas à celui qui la porte mais au royaume. Le roi ne peut la transmettre à qui bon lui semble.
La couronne de France appartient au royaume et les français ne seraient être  gouvernés par un étranger. D’autre part, le statut de la femme en général joue beaucoup : celle-ci est toujours sous tutelle ; d’abord sous celle de son père, puis sous celle de son époux.
Comment, en partant de là, expliquer qu’une femme peut avoir un pouvoir plus élevé que celui des hommes ?
Néanmoins, l’accord de mars 1318 démontre indirectement que la petite Jeanne pouvait revendiquer ce statut de reine et la couronne de son défunt père : elle a doit signer - par l’intermédiaire de son oncle- une renonciation.
Ce point démontre qu’il aurait été tout à  fait légitime qu’elle succède à Jean Ier.
 

La couronne de Louis XV (musée du Louvre)
A partir de cette date, il est décidé que le trône de France ne peut pas échoir à une femme. La couronne revient alors au comte de Poitiers, devenu Philippe V. A sa mort en 1322, le roi ne laisse que des filles.
Conformément à la loi salique, la couronne passe à son frère cadet, le comte de la Marche, qui devient Charles IV. Lorsqu’il meurt en 1328, il ne laisse lui aussi que des filles.
Charles IV était le dernier fils de Philippe IV. La branche directe des Capétiens par voie masculine s’éteint avec lui. Le plus proche parent du roi défunt est son neveu, Edouard III roi d’Angleterre.
Cependant, sa candidature au trône de France est rejetée. D'abord  il est roi d’un pays étranger et ne connaît rien de la France. Mais surtout,  il descend de Philippe IV par sa mère, Isabelle, sœur des derniers rois de France. Si la couronne de France ne peut aller à une femme, une femme peut-elle transmettre cette même couronne ?
Afin de ne pas tomber sous la tutelle de l’Angleterre, les grands Seigneurs répondent négativement. Ainsi, pour des raisons politiques, Edouard III,  qui est pourtant le plus proche parent du dernier capétien, est écarté du trône.
C’est le parent le plus proche de Charles IV par voie masculine, Philippe de Valois (petit-fils de Philippe III), qui acquiert la couronne de France sous le nom de Philippe VI.
Bien que dans d’autres pays d’Europe (à l'exemple de l'Angleterre) la couronne revienne à la fille aînée du souverain en l'absence d'héritier mâle, ce ne sera jamais  le cas en France.
Cependant,  si une reine ne peut transmettre la couronne, elle peut faire la transition entre deux rois lors de la Régence, lorsque son fils est trop jeune pour régner.
D’où le caractère complexe de la situation de reine qui peut avoir le pouvoir mais gouvernant toujours au nom d’un roi (et non au nom d'elle même), qui une fois majeur, reprendra sans difficultés les rennes du pouvoir.
Une reine l'est uniquement  parce qu’elle est l’épouse d’un roi.
Elle est à la fois souveraine et sujette, ce qui limite ses actions au sein du gouvernement.
Bien que reine, elle reste soumise au roi son époux qui limite ou non son influence à la cour et dans sa politique.
Ouf !!!

 

 

 

oOo

 

 

Posté par evynou35 à 12:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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