mercredi 15 novembre 2017

« LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ » : Comment la devise française est née.

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CES TROIS MOTS APPARAISSENT POUR LA PREMIÈRE FOIS
SUR UN DOCUMENT OFFICIEL LE 27 FÉVRIER 1848, À L'ISSUE DE LA RÉVOLUTION.
Estampe de C. Maurice ; 1848 - source Gallica BnF
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Si la formule est plus ancienne, les trois mots :

"Liberté, égalité, fraternité" 

apparaissent côte à côte pour la première fois en tête d'un document "officiel" le dimanche 27 février 1848.

Ce jour-là, Le Moniteur universel, organe du gouvernement français, publie un communiqué du gouvernement provisoire, formé suite à la révolution qui a eu lieu à Paris du 22 au 25 février et a abouti à la proclamation de la Deuxième République, où figure la devise.

 

"Citoyens,

La royauté, sous quelque forme qu'elle soit, est abolie. […] La République est proclamée. Le peuple est uni. […] Conservons ce vieux drapeau républicain dont les trois couleurs ont fait avec nos pères le tour du monde. Montrons que ce symbole de liberté, d'égalité, de fraternité, est en même temps le symbole de l'ordre, et de l'ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice en est la base et le peuple entier l'instrument."

 

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Paris (bleu et rouge) et Roi (blanc au centre - Paris encerclant la royauté)

 

Dans cette proclamation, où figurent aussi un certain nombre de mesures que le gouvernement provisoire entend présenter à l'Assemblée (abolition de la peine de mort, suffrage universel masculin...), la devise nationale est en effet directement reliée aux couleurs du drapeau de la France :

 

"Le Gouvernement provisoire déclare que le drapeau national est le drapeau tricolore, dont les couleurs seront rétablies dans l'ordre qu’avait adopté la République française ; sur ce drapeau sont écrits ces mots : République française, Liberté, Égalité, Fraternité, trois mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques, dont ce drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent les traditions."

 

C'est Louis Blanc, membre du gouvernement, qui a décidé de l'adoption de la formule.

Lors de la rédaction de la Constitution, le 4 novembre 1848, elle sera définie comme un principe de la République.

La liberté et l'égalité avaient été posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ("Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits").

En 1793, la Commune de Paris inscrivit sur les édifices publics de la ville la formule "La République une et indivisible – Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort".

Telle quelle, la devise nationale n'apparaîtra que le 14 juillet 1880 sur le fronton de toutes les institutions publiques.

 

Auteur : Pierre Ancery

Source : https://www.retronews.fr/actualite/liberte-egalite-fraternite-comment-la-devise-de-la-france-est-nee

 

Evynou35

 

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lundi 13 novembre 2017

EN 1883, LE PRÉFET EUGÈNE POUBELLE IMPOSE LE RAMASSAGE DES ORDURES À PARIS

 

Les boites à ordures de la rue Emile Zola à Paris, 1913 ; source Gallica BnF

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EN 1883, LE PRÉFET EUGÈNE POUBELLE IMPOSE LE RAMASSAGE DES ORDURES À PARIS.

L'IDÉE SE HEURTE À L'HOSTILITÉ DE LA POPULATION, ET LE MÉTIER DE CHIFFONNIER, MENACÉ, DEVIENT L'EMBLÈME DE CE MÉCONTENTEMENT.

Le 24 novembre 1883, le tout nouveau préfet de la Seine, Eugène Poubelle, signe un arrêté qui oblige les propriétaires parisiens à fournir à chacun de leurs locataires un récipient muni d'un couvercle pour accueillir les déchets ménagers.

Parallèlement, le ramassage des ordures est mis en place.

Le préfet a même prévu la collecte sélective : trois boîtes sont obligatoires, une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons, et une pour le verre, la faïence et les coquilles d'huîtres.

C'est une date-clé dans l'histoire de l'hygiène publique.

Pourtant, à l'époque, l'arrêté Poubelle se heurte à une vaste levée de boucliers de la part de la population parisienne...

Les chiffonniers, en particulier, sont menacés de perdre leur gagne-pain – et ils sont quelque 40 000 à Paris.

 

https://youtu.be/oSYZeHc8azs

 Toute une partie de la presse se montre hostile. Henri Rochefort, dans un violent éditorial intitulé "40.000 affamés" paru en une de La Lanterne du 23 janvier 1884, s'insurge :

"L’ordure qu’il est urgent d’envoyer avant toutes les autres au dépotoir, c’est l’arrêté Poubelle. On y joindrait même son auteur, que nous n’y verrions aucun inconvénient. […] M. Poubelle nous paraît disposer avec une étrange désinvolture de ce qui appartient à tout autre qu’à lui. Ces détritus sont à nous, qui les avons payés quand on nous les a présentés sous forme de victuailles, d’étoffes ou de papier. Il nous plaisait de les abandonner aux chiffonniers ; mais s’il ne nous convient pas d’en faire profiter un entrepreneur désigné par le préfet, notre droit est absolu."

La Croix du 7 février 1884 publie la lettre d'une chiffonnière désespérée par l'arrêté du préfet :

"Je suis chiffonnière, j'ai soixante-dix ans, et je travaille depuis soixante ans, je suis presque aveugle, et mes pauvres os ne me soutiennent quasiment plus. Je meurs de misère : que faire ? Avant l'arrêté Poubelle, je trouvais à peu près de quoi vivre : maintenant, plus rien, rien. Voudriez-vous bien faire savoir à M. Poubelle qu'il me rendrait service en me faisant abattre : c'est le complément nécessaire à sa mesure. Mes remerciements sincères.

 Veuve Maurice,

Rue Lesage, n° 6"

      Le Petit Caporal du 20 janvier 1883 fait quant à lui paraître un "Chant des Chiffonniers" qui s'en prend nommément à Poubelle :

"Encore un nouvel arrêt

De notre étonnant préfet

C'est une gaffe nouvelle

De Poubelle

De Poubelle

 […]

 Faisant un' affair' d’État

De l'enlèvement des tas

Il renverse notre écuelle

Ce Poubelle

Ce Poubelle

Il nous la f... belle !"

L'arrêté suscite aussi la colère des propriétaires, qui payent de nouvelles charges, et des concierges, obligées d'accomplir des tâches supplémentaires.

L'essentiel des décisions du préfet sera pourtant appliqué, et l'exemple de Paris sera peu à peu suivi en province.

Le mot "poubelle", devenu nom commun, entrera en 1890 dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle.

 

Souce : https://www.retronews.fr/actualite/le-tres-impopulaire-arrete-poubelle

 

Evynou35

 

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samedi 5 août 2017

Rome : de quand date le Colisée ?

 

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Emblème impérial de la ville éternelle, le Colisée domine le centre de Rome depuis bientôt 2.000 ans. Théâtre des célèbres et cruels combats de gladiateurs, l'édifice reste surtout l'un des joyaux de l'architecture romaine. Il est aujourd'hui un passage obligé pour les millions de touristes qui affluent dans la capitale italienne.

Le Colisée est un monument incontournable pour tous les visiteurs de la Rome antique. Le monument, théâtre durant des siècles de spectacles grandioses et souvent sanglants, est devenu l'un des emblèmes de la ville éternelle.

Quelle est l’origine du Colisée à Rome ?

Pendant des siècles, les combats de gladiateurs et les exécutions se déroulaient dans des théâtres en bois, montés et défaits rapidement selon les occasions. C'est Vespasien, en 70 de notre ère, qui décide de construire un amphithéâtre en pierre, bien plus majestueux, afin d'offrir au peuple romain des spectacles inédits et ainsi asseoir sa gloire.

L'édifice prend d'abord le nom d'amphithéâtre Flavien, du nom de la dynastie de l'empereur. Le monument devient le Colisée, en référence à la statue gigantesque, « le Colosse de Néron » installé près de l'amphithéâtre. Le Colisée fut achevé en 80, sous le règne de Titus, nouvel empereur et fils de Vespasien. Son frère cadet, Domitien, agrémenta l'édifice d'une sorte de sous-sol abritant la machinerie ainsi que les protagonistes (animaux et combattants) des spectacles sanglants.

Histoire du Colisée de Rome jusqu’à aujourd’hui ?

Utilisé jusqu'au VIe siècle, le Colisée a été victime du poids des années et est aujourd'hui partiellement en ruine. Il reste néanmoins le meilleur témoin de la puissance de la Rome antique, ainsi qu'un site touristique ultra populaire. Le monument est également un lieu de grande importance pour l'Église catholique, qui y organise encore des processions.

Depuis le 7 juillet 2007, le Colisée fait partie des sept nouvelles merveilles du monde.

 

Par la rédaction de Futura

 

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/antiquite-rome-date-colisee-5247/

 

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dimanche 9 juillet 2017

Qu'appelle-t-on les guerres puniques ?

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Les guerres puniques, au nombre de trois, sont le nom donné aux affrontements sanglants ayant opposé Rome et Carthage pendant plus d'un siècle. De 264 à 146 av. J.-C., ces deux cités florissantes bataillèrent impitoyablement en Méditerranée pour conquérir des territoires toujours plus vastes.

Les guerres puniques débutèrent en 264 av. J.-C., en Sicile, et se terminèrent en 146 av. J.-C. par la chute de Carthage.

Guerres puniques : de la Sicile à la chute de Carthage

  • La première guerre punique débute en 264 av. J.-C. avec l'irruption de soldats romains en Sicile, terre carthaginoise. Malgré de nombreuses déroutes, Rome l'emporte en 241 av. J.-C. et condamne les forces affaiblies de Carthage à quitter l'île.

  • La deuxième guerre punique éclate en 219 av. J.-C. sous l'impulsion des troupes vaincues (les Carthaginois). Envahies d'un désir de revanche, elles conquièrent avec brio des terres espagnoles et gauloises, parfois alliées de Rome, s'attirant les foudres de leur vieille ennemie. Cependant, les Carthaginois essuient un échec cuisant en 202 av. J.-C. lors de la bataille de Zama (non loin de Carthage). Forcés de laisser aux mains romaines leurs possessions ibériques, ils s'en retournent à Carthage.

  • La troisième guerre punique ne dure que trois ans, de 149 à 146 av. J.-C. Les Romains, voyant d'un mauvais œil l'essor économique de leur cité rivale, votent pour son siège, puis rayent Carthage de la carte, avant de la reconstruire à leur image en 29 av. J.-C.
Territoires romain, syracusain et carthaginois en 264 av. J.-C., à la veille de la première guerre punique. © Ursus, Wikipédia, CC by-sa 3.0

Marcus Atilius Regulus, Hannibal et Scipion Émilien

De chaque guerre punique s'extrait un personnage illustre :

  • Lors de la première guerre punique, Marcus Atilius Regulus, consul romain, est fait prisonnier par les soldats carthaginois. Sommé par l'ennemi de négocier la paix à son profit, puis renvoyé à Rome, il choisit de défier l'autorité de ses geôliers et refuse d'exécuter leurs ordres. De retour à Carthage, il sera exécuté.

  • Lors de la deuxième guerre punique, Hannibal, chef carthaginois et fin stratège militaire, se distingue à la fois par ses campagnes victorieuses mais aussi par son recours historique aux éléphants. Réquisitionnés dans le but d'effrayer les troupes rivales, les éléphants d'Hannibal ne survivront cependant pas aux conditions climatiques des montagnes alpines.

  • Lors de la troisième guerre punique, Scipion Émilien, général romain adulé par l'armée, assiège Carthage et vient à bout de son héroïque résistance. Sous ses ordres, Rome détruit la seule cité capable de lui faire de l'ombre et assoit sa suprématie sur le bassin méditerranéen.

À savoir : Gustave Flaubert, romancier français du XIXe siècle, s'est inspiré d'un épisode de la première guerre punique pour écrire Salammbô en 1862.

Par la rédaction de Futura

Source http://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/antiquite-quappelle-t-on-guerres-puniques-5652/

 

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samedi 27 mai 2017

Mémorial du débarquement de Provence

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Pour accéder au site consacré à la mémoire du débarquement de Provence, il faut d'abord prendre la vertigineuse route menant au sommet du Faron, ou le téléphérique, nouvelle génération, qui mènent à l'un des plus beaux panoramas offerts sur la rade de Toulon.

De la terrasse de la Tour Beaumont, édifiée en 1845 et autrefois dédiée à la surveillance de la ville de Toulon, l'horizon s'étend de Porquerolles au bec de la Ciotat, embrassant aussi les monts Caume, du Gros Cerveau, ou du Baou des 4 Ouros.

Le Mémorial du débarquement de Provence qui avait été inauguré par le général de Gaulle, le 15 août 1964, vient d'être complètement rénové et repensé. Ce lieu de mémoire très réussi  détaille les opérations qui se sont déroulées sur les côtes de Provence suite au débarquement allié d'août 1944.

 Deux parties composent le Mémorial :

La première est consacrée à l'évocation historique. Dans des salles d'expositions, photographies, maquettes, armes et uniformes, rappellent le déroulement du débarquement et ses différents épisodes. Dans une salle audiovisuelle, un diorama animé, de 15 m de développement, représente la côte provençale, d'Anthéor à Marseille, et fait revivre dans leurs grandes lignes toutes les opérations, depuis la nuit du 14 au 15 août 1944 jusqu'à la libération de Marseille. Un film, composé d'images prises lors du débarquement, est projeté sur un écran de cinéma. 

La seconde partie concerne davantage le souvenir. Elle permet au visiteur d'évoquer la mémoire de ceux qui, à tous les échelons, ont contribué à la réussite de l'entreprise : chefs de gouvernement, soldats alliés, résistants... Beaucoup d'objets personnels apportent à cette exposition une touche émotionnelle. A l'extérieur des bâtiments se situent un canon antichar, un canon antiaérien, ainsi qu'un tank Sherman amené là à titre symbolique. Sur le muret qui longe la montée vers le mémorial, plusieurs plaques ont été apposées à la mémoire de combattants. Plus loin, vers le fort de la Croix-Faron, une stèle a été élevée en souvenir du commandant de la batterie de la Croix-Faron, tué au combat en mai 1940.

Sources

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mercredi 24 mai 2017

Mort de Néron (Néron, l'un des plus célèbres empereurs romains)

 

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Avec sa mère, la redoutable Agrippine, Néron fut au cœur de nombreuses intrigues politiques. Quant à son règne (de 54 à 68 ap. J.-C.), il fut notamment marqué par l'incendie de Rome et la persécution des chrétiens. Découvrez l'histoire fascinante de l'un des plus célèbres empereurs romains.

La ruine du trésor romain provoque des révoltes dans l'Empire. Les importantes dépenses liées au style de vie de Néron et à l'incendie de Rome mettent fin à sa politique de faibles taxes. Abandonnant sa popularité, Néron lève d'importants impôts, au grand déplaisir des gouverneurs des provinces de l'Empire. Ceux-ci veulent sa mort. Néron se suicide en 68 ap. J.-C.

La chute de Néron s'amorce quand la riche province de Lugdunum, en Gaule, se soulève contre Néron. Son gouverneur, Vindex, appelle à l'aide le gouverneur de Tarragone, Galba.

Portrait de Néron, mort en 68 ap. J.-C. Œuvre romaine en marbre datant du Ier siècle ap. J.-C. © Jastrow, DP

Vindex et Galba se soulèvent contre Néron

Les forces néroniennes marchent sur Ludgunum et exécutent Vindex, mais Galba continue la lutte et gagne en popularité : tous les opposants de Néron proclament Galba nouvel Empereur.

Quand les troupes d'élite de l'Empereur, la célèbre « garde prétorienne », se rangent du côté de Galba, il ne reste plus beaucoup de choix pour Néron. L'Empereur pense d'abord rallier une province orientale de l'Empire et lever une armée contre Galba, mais le peuple de Rome se soulève et son palais est déserté.

Cette pièce de monnaie frappée par les partisans du rebelle Vindex le représente comme le « sauveur de l'humanité ». © DR

Suicide de Néron

Néron s'enfuit alors chez un affranchi qui lui est resté fidèle à l'heure où le Sénat le déclare « ennemi public » et le condamne à mort. Plutôt que de se livrer, Néron s'enfonce un glaive dans la gorge (68 ap. J.-C.). Avant de se suicider, il répète plusieurs fois la phrase « Qualis artifex pereo »« Quel artiste meurt avec moi ! », une citation restée célèbre.

La terrible réputation de Néron est remise en cause de nos jours par les historiens. En effet, les sources viennent principalement de ses ennemis, qu'ils soient d'autres politiciens romains ou des chrétiens documentant les persécutions. L'étendue exacte de ses crimes ou de sa popularité posent question et son règne se trouve à un carrefour de l'histoire : quand le puissant Empire romain voit l'arrivée des chrétiens dans l'échiquier politique. 

La rédaction de Futura

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/histoire-neron-plus-celebres-empereurs-romains-1313/page/5/

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dimanche 9 avril 2017

La Grande Mademoiselle ou les coulisses de la cour de Louis XIV

 

« La Grande Mademoiselle » par Louis Ferdinand Elle. WikipediaCC BY

La cour de Louis XIV aurait pu être dénommée, comme celle de Louis XV par la suite, la cour parfumée. Dans ses Mémoires, Anne-Marie-Louise d’Orléans, la Grande Mademoiselle, cousine germaine du roi et intrigante de naissance, montre à quel point les parfums occupent une place importante. Des portraits peu ou pas du tout flatteurs, des maladies curieusement bénéfiques pour la peau… autant d’anecdotes qui nous replongent dans un siècle fascinant.

Des talons pour prendre de la hauteur…

À une époque où l’on était mariée enfant, le port de talons hauts permet de grignoter quelques centimètres bien utiles. Lors des fiançailles de Mademoiselle de Brézé avec le duc d’Enghien,

« il y eut un bal où Melle de Brézé, qui était fort petite, tomba comme elle dansait une courante, à cause que, pour rehausser sa taille, on lui avait donné des souliers si hauts qu’elle ne pouvait marcher. Il n’y eut point de considération qui empêchât de rire toute la compagnie, sans excepter M. le duc d’Enghien, qui ne consentait à cette affaire qu’à regret et que par la crainte qu’il avait de déplaire à M. son père ».

Anne d’Autriche reine de France. Rubens au Prado

Du parfum en abondance

Durant la Fronde, la cour se réfugie pour un temps à Saint-Germain. La reine Anne d’Autriche (qui en troublera plus d’un « par sa beauté soulignée par les fards » nous dit René Cerbelaud) et le jeune roi Louis XIV quittent en hâte la capitale, en n’emportant avec eux que le strict minimum. « Le roi et la reine manquaient de tout. »

Anne d’Autriche fait venir de Paris des malles remplies de vêtements ; elle n’oublie pas non plus ses cosmétiques :

« Parmi les hardes que la reine fit venir, il y avait un coffre de gants d’Espagne. Comme on le visitait, les bourgeois commis pour cette visite, qui n’étaient pas accoutumés à de si fortes senteurs, éternuèrent beaucoup, à ce que rapporta le page que j’avais envoyé […] »

Ces gants sont confectionnés par la corporation des gantiers-parfumeurs, une corporation qui a le « privilège » de « parfumer les gants et de vendre toute espèce de parfums. On importait alors d’Espagne et d’Italie des peaux parfumées qui servaient pour la fabrication de toutes sortes d’accessoires de mode, gants, bourses, gibecières… » « Ces peaux coûtaient fort cher ». « Leur forte odeur de musc, d’ambre et de civette » en était caractéristique.

Eau de Cologne originale. Farina Gegenueber

Une vingtaine d’années plus tard, alors qu’elle se recueille dans un couvent, à Beaune, sur le tombeau d’une carmélite, sœur Marguerite du Saint-Sacrement, morte en odeur de sainteté, la Grande Mademoiselle sentit « une odeur extraordinairement bonne » qu’elle a du mal à définir car elle « ne ressemblait à aucune de celles que j’ai jamais senties, moi qui les ai fort aimées et qui en ai eu de toutes sortes. »

Le parfum accompagne la cour dans toutes les circonstances de la vie. Alors que la reine Marie-Thérèse vient de mourir, son beau-frère, peu attristé, s’amuse aux frais de sa cousine :

« Monsieur me conta la mort de cette reine et, en badinant, il tira une boîte de ces senteurs d’Allemagne et me dit : sentez, je l’ai tenue deux heures sous le nez de la reine, comme elle se mourait. Je ne voulus pas sentir. »

Cette senteur d’Allemagne est probablement l’ancêtre de l’eau de Cologne, dénommée ainsi en l’honneur de sa ville d’origine. C’est un produit alors tout nouveau qui provient de la « distillation d’eau alcoolisée contenant de la mélisse, du romarin et de l’iris ; on ajoutait ensuite à l’alcool condensé des essences diverses d’hespéridés et d’un peu d’essence de lavande. » On lui reconnaîtra de nombreuses propriétés thérapeutiques et ce pendant plusieurs siècles ; on comprend mieux pourquoi ce remède fut expérimenté pour ramener la reine à la vie.

Une beauté due à la petite vérole ?

La petite vérole, une maladie fréquente à cette époque, laisse des marques indélébiles sur la peau dans le meilleur des cas. Beaucoup de gens n’ont pas cette chance et en décèdent. La Grande Mademoiselle nous étonne fort lorsqu’elle considère cette maladie comme bénéfique.

« Cette maladie me traita si favorablement que je ne demeurai pas rouge ; devant, j’étais fort couperosée, ce qui surprenait à mon âge et à voir la santé que j’ai. Et cela m’emporta tout : il y a peu de gens qui se voulussent servir de tel remède pour avoir le teint beau. »

En effet, le teint de la princesse est vanté :

« Je ne manquai pas de trouver beaucoup de gens qui surent me dire assez à propos que ma belle taille, ma bonne mine, ma blancheur et l’éclat de mes cheveux blonds ne me paraient pas moins que toutes richesses qui brillaient sur ma personne. »

Un teint gâté par des piqûres d’insectes

Alors que Mademoiselle sort victorieuse de sa petite vérole, sa jeune sœur se débat contre les piqûres d’insectes :

« Par malheur, de certaines mouches, que l’on nomme des cousins, avaient mordu ma sœur la nuit ; comme ce qu’elle a de plus beau est le teint, elle l’avait si gâté, et la gorge qu’elle a fort maigre comme ont d’ordinaire les filles de 13 ans, que c’était pitié à voir cela […] »

Une hygiène de vie irréprochable

Mademoiselle de Montpensier prend les eaux à Forges, l’été, pour réparer la « vie sédentaire menée tout l’hiver. » Elle y reforme une véritable petite cour :

« La vie de Forges est assez douce, mais bien différente de celle que l’on aime ordinairement. On se lève à 6 heures au plus tard ; on va à la fontaine ; car, pour moi, je n’aime pas prendre les eaux au logis. On se promène en les prenant ; il y a beaucoup de monde ; on parle aux uns, aux autres. »

Chaque nouveau curiste expose à la société le mal qui l’amène et chaque jour l’on se réjouit de voir les « progrès que l’on fait » à détruire les différentes maladies.

Une maigreur consternante

Lors du mariage de Monsieur avec Henriette d’Angleterre, le roi Louis XIV dit à son frère : « Mon frère, vous allez épouser tous les os des saints innocents. » La maigreur n’est pas appréciée comme en témoigne ce second témoignage : la princesse de Modène était une « grande créature qui n’avait rien de beau ni de laid, un air mélancolique, jaune, maigre. » Une fois « engraissée », elle devint belle.

Des cheveux de manants ou bien, au contraire, poudrés à souhait

Charles II à cheval. Peter Lelly

À la cour, on apporte un soin tout particulier à ses cheveux et à sa barbe. La Grande Mademoiselle nous rapporte deux anecdotes capillaires. La première concerne l’un de ses nombreux soupirants, à savoir Charles II (à 16, 17 ans, le prince de Galles est « grand pour son âge, la tête belle, les cheveux noirs […] »). Après l’exécution du roi Charles Ier, le pouvoir est aux mains de Cromwell. Charles II tente de renverser la situation, par la force. Son armée est vaincue à la bataille de Worcester en septembre 1651.

Claire Clemence de Maille Brézé. Jean-Marie Ribou

La cousine du roi Louis XIV nous explique comment son prétendant a quitté l’Angleterre. C’est la mère de ce dernier qui lui confie : « Vous trouverez mon fils bien ridicule ; car pour se sauver, il a coupé ses cheveux et a un habit fort extraordinaire. » Jugeant par elle-même : « Je le trouvai fort bien fait et de beaucoup meilleure mine qu’il n’était devant son départ, quoiqu’il eût les cheveux courts et beaucoup de barbe, deux choses qui changent les gens. La seconde concerne le grand amour de sa vie, le duc de Lauzun. Alors qu’elle l’aime avec passion, elle garde un œil lucide sur ses attraits.

« C’est un petit homme […]. Les jambes sont belles ; un bon air à tout ce qu’il fait ; peu de cheveux blonds, mais fort mêlés de gris ; mal peignés et souvent gras ; de beaux yeux bleus, mais quasi toujours rouges, un air fin ; une jolie mine. »

Ajoutez à cela un « nez pointu, rouge ». Le plus souvent, Lauzun se montre fort négligé ce qui chagrine sa tendre amie. Ce n’est pas faute de lui donner des conseils, de se moquer gentiment de lui… Rien n’y fait. Le cheveu est rare et gras, « ce n’est pas la poudre qui vous les gâte ; car vous n’en mettez guère et, si vous en aviez mis, on ne vous aurait pas reproché que vous auriez tiré votre poudre aux moineaux. » Le duc de Lauzun aurait-il été avare au point d’économiser sur sa toilette ?

En bref : du parfum (beaucoup), des cheveux poudrés (abondamment), des corps charnus (il est utile de se nourrir pour alimenter sa beauté), des litres d’eau de Forges (pour la santé), tels sont les conseils de beauté de la Grande Mademoiselle.

 et 

Sources : La grande mademoiselle ou les coulisses de la cour de Louis XIV

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Image associée

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mercredi 15 mars 2017

La Guerre de Cent Ans

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Bataille de Crécy 1346, chroniques de Jean Froissard.

A gauche les Anglais regroupés autour de l'étendard rouge avec les léopards dorés.

A droite les Français autour du roi avec son écu bleu parsemé les fleurs de lys. L'étendard royal français est à terre et brisé, il indique le résultat de la bataille perdue par le roi de France

La guerre de Cent Ans est un conflit qui opposa le royaume de France au royaume d'Angleterre à la fin du Moyen Âge. Elle commença en 1337 lorsque le roi d'Angleterre réclama la couronne de France et se termina en 1453 par la victoire française.

Elle s'étala donc sur plus d'un siècle mais fut entrecoupée de périodes de paix.

Les causes de la guerre de Cent Ans

La crise de succession au début du XIVe siècle

Au début du xive siècle, le royaume de France connaît une crise de succession : les trois fils du roi Philippe IV Le Bel sont morts sans héritier masculin. Philippe de Valois (Philippe VI), neveu de Philippe IV et cousin des derniers rois est désigné par les grands seigneurs français et monte sur le trône. Il fonde la dynastie des Capétiens Valois.

Isabelle, fille de Philippe IV, est écartée de la succession à la mort de ses frères au nom de la loi salique qui interdit à une femme de régner. Elle a épousé le roi d'Angleterre et a un fils nommé Édouard III. Ce dernier est donc le petit-fils de Philippe IV le Bel et neveu des derniers rois. Il estime à ce titre avoir le droit de devenir roi de France et conteste l'autorité des Capétiens Valois. À la veille de la guerre, le roi d'Angleterre est aussi le vassal du roi de France pour ses fiefs de Guyenne (région du sud-ouest de la France) où les agents du roi de France ne cessent de lui causer des ennuis. En 1337, le roi de France, Philippe VI s'empare du duché de Guyenne à la suite du défi d'Édouard III.

C'est le début de la guerre de Cent Ans.

Un conflit d'influence a également lieu entre la France et l'Angleterre: les deux royaumes se disputent les droits de navigation et de pêche entre Calais et Douvres. De plus, les anglais ont des intérêts économiques en Flandre (alors fief français), ils y vendent beaucoup de laine. Le Comte de Flandre est soutenu par le roi de France alors que les classes entreprenantes (qui travaillent la laine) sont soutenues par l'Angleterre. Ce qui a pour conséquence une interdiction donnée par la France d'utiliser la laine anglaise en Flandre et un envoi massif de laine anglaise au Brabant avec interdiction de vendre en Flandre.  Ce conflit du "mouton", est une des causes ayant mené à la Guerre de Cent Ans.

Les principales phases de la guerre

Souverains et opérations militaires de la Guerre de Cent Ans

1340–1360 : les défaites françaises

Début de la guerre de 100 ans
                                                                                                       
                                                                                                         
Traité de Brétigny. En rose le territoire cédé au roi d'Angleterre

Pendant la première période de la guerre de Cent Ans, les Français subissent une série de défaites entre plusieurs trêves : ils perdent la bataille navale de l'Écluse (1340) laissant ainsi les Anglais libres de leurs mouvements entre leur île et le continent. En 1346, le roi Édouard III fait une chevauchée dévastatrice depuis la Normandie vers le nord du royaume. Lancé tardivement à sa poursuite, Philippe VI perd la bataille de Crécy (1346) et Calais (1347) devient un port anglais. En 1355, le Prince Noir, fils d'Édouard III, à partir de Bordeaux, fait une chevauchée dévastatrice en Aquitaine puis en 1356, en direction de Paris. Venant à sa rencontre, le roi Jean le Bon est fait prisonnier à la bataille de Poitiers. Il est emmené à Londres. Il est contraint d'accepter la signature du traité de Brétigny en 1360. La France cède à l'Angleterre en toute souveraineté le duché de Guyenne agrandi ; en échange, Édouard III renonce à la couronne de France.

1360–1386 : la reconquête sous Charles V

La deuxième période de la guerre est marquée par des succès français. Bertrand Du Guesclin, chef de l'armée française (connétable) refuse les batailles rangées mais harcèle sans trêve les Anglais (guérilla). Les Anglais perdent une grande partie de leurs possessions d'Aquitaine. La guerre semble terminée.

1386–1428 : les troubles et l'éclatement du royaume de France

Traité de Troyes

Sous le règne de Charles VI, le royaume de France tombe à nouveau dans le désordre. Le roi de France est en effet frappé de crises de folie intermittentes et son entourage se déchire pour exercer le pouvoir : le pays sombre dans une guerre civile qui oppose deux clans : les Armagnacs (partisans du dauphin Charles, fils de Charles VI) et les Bourguignons (partisans du duc de Bourgogne, cousin du roi, soutenu par la reine Isabeau de Bavière). Ces derniers finissent par s'allier aux Anglais en 1414.

Après le désastre pour la chevalerie française de la bataille d'Azincourt en 1415, le roi d'Angleterre Henri V conquiert tout le nord de la France et prend Paris. Le traité de Troyes, signé en 1420, déshérite le dauphin Charles. Le roi de France marie sa fille à Henri V qui est désormais reconnu comme régent de France et héritier du trône. Le nord-est du pays est sous domination bourguignonne et seules les régions du sud obéissent au dauphin Charles qui à la mort de son père, en 1422, prend le titre de roi de France (Charles VII).

1428–1453 : le renforcement et la victoire du roi de France

En 1428, les Anglais font le siège de la ville d'Orléans, favorable au roi Charles VII et qui tient le passage de la Loire. Jeanne d'Arc, une jeune fille de Lorraine, va trouver le roi à Chinon. Elle le convainc de lui confier des troupes, qui vont délivrer Orléans. Les Anglais reculent vers le nord et le roi est sacré à Reims le 17 juillet 1429 : il devient officiellement Charles VII. Jeanne d'Arc tente de s'emparer de Paris qui la repousse, elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne. Ces derniers la livrent aux Anglais, qui la jugent à Rouen ; elle y est brûlée vive le 29 mai 1431.

Charles VII réorganise son armée et finit par reprendre Paris (1436), la Normandie (1450) et la Guyenne (1453). Les Anglais ne conservent que Calais.

Le bilan

En France

La guerre a provoqué d'importantes destructions dans le royaume de France. Elle a aussi fait naître le sentiment national, incarné par Jeanne d'Arc. Louis XI fils de Charles VII va créer une armée professionnelle. Pour maintenir cette armée, il lève des impôts permanents (gabelle: sel; taille: récoltes). Les rois et Louis XI et ses successeurs ont par la suite unifié et pacifié le royaume de France.

En Angleterre

Vaincu le roi d'Angleterre renonce à ses terres continentales. La royauté anglaise va entrer en crise. Des clans de la famille royale vont se déchirer pour prendre le pouvoir (guerre des Deux-Roses). La famille Tudor à la fin du XVe siècle remplace la dynastie des Plantagenets.

Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc a sauvé les Français des Anglais. Mais, elle se fait brûler en 1431.

Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles VII, dans la cathédrale de Reims. Tableau du peintre Ingres, 1851

                                                                                                                  
La signature de Jeanne d'Arc

 

Sourcehttps://fr.vikidia.org/wiki/Guerre_de_Cent_Ans

 

 

 

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mercredi 13 avril 2016

Joséphine Baker, résistante pendant la guerre de 39/40 !

Publicity portrait of American singer, dancer, and actress Josephine Baker (1906 - 1925) in a military uniform, 1944.

http://www.gettyimages.fr/photos/jos%C3%A9phine-baker?sort=mostpopular&excludenudity=false&mediatype=photography&phrase=jos%C3%A9phine%20baker&family=editorial

Le 12 avril 1975, l'artiste Joséphine Baker disparaissait.

Saviez-vous qu'elle a été Résistante ?

"C'est la France qui m'a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle..."

Quand la guerre éclate, Joséphine Baker est au sommet de sa gloire. Dès 1939, l'artiste star devient, au péril de sa vie, l'agent de propagande du général de Gaulle et entre, en 1940, dans la Résistance. Militante antiraciste, celle qui chante "J'ai deux amours, mon pays c'est Paris…" refuse de voir Paris entre les mains d'Hitler. Afin de récolter des fonds au profit de l'armée française, elle donne de nombreux concerts. Sous-lieutenante des forces féminines de l'Armée de l'air, il s'agit de l'une des 1res icône parisienne à lutter contre les nazis en France et en Afrique.

Après la guerre, elle obtient la médaille de la Résistance puis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur et la croix de guerre 1939-1945.

Photo de Le Mémorial de Caen.
En photo : article publié dans le quotidien "Ce soir", le 12 octobre 1944 - crédits - "Histoire @ la Une" 

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mercredi 24 février 2016

Où l’on s'intéresse à un monsieur fatigué qui ressemble à Napoléon.

Résultat de recherche d'images pour "images napoleon"

Ci-dessous, voici un homme assis, presque avachi, le ventre bedonnant, les bottes pleines de boue... Mais qui peut-il être ? 

Plusieurs indices nous éclairent : un bicorne oublié par terre et la tapisserie avec des "N" entourés de couronnes de laurier.

Il s'agit bien de Napoléon ! Quel étonnant portrait : on est loin des représentations habituelles de l'Empereur, qui sont beaucoup plus majestueuses. Alors pourquoi Delaroche choisit-il de le peindre ainsi ? C'est une bien mauvaise allure... Mais elle est réaliste !

Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

 

Paul Delaroche, Napoléon (1769-1821) dans son bureau, collection particulière

Le valet de chambre de Napoléon confirme cette apparence. Il nous dit que sous l'Empire, son maître "engraissa beaucoup" et que "sa peau était devenue très blanche".

Pour réaliser ce tableau, le peintre s'inspire aussi des Mémoires de Bourienne, un contemporain de Napoléon. L'auteur nous décrit précisément cette scène : Napoléon est à Fontainebleau, dans ses appartements, quelques jours avant son abdication...

Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

Paul Delaroche, Napoléon franchissant les Alpes, 1848, Paris, Musée du Louvre

Ainsi, Delaroche a choisi de représenter un instant crucial : le moment où l'Empereur se rend compte que sa fin est proche.

Sa mauvaise mine est donc justifiée... Paul Delaroche est un spécialiste de ces scènes intimes, réalistes et anecdotiques. L'artiste parvient toujours à trouver le moment culminant d'un événement pour mieux émouvoir son spectateur. 

En 1848, l'artiste représente à nouveau Napoléon. Il choisit l'épisode de la traversée des Alpes. Contrairement au peintre David, qui présente Napoléon triomphant sur un cheval fougueux, Delaroche est bien plus réaliste : l'empereur est recroquevillé sur un petit mulet. Une image bien moins glorieuse !

Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard (5ème version), 1803, 264 × 231 cm, Musée du Château de Versailles

 

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71 rue du faubourg Saint-Martin
75010 PARIS

Source : http://www.artips.fr/

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