jeudi 14 juin 2018

Plus de 25 géoglyphes découverts au Pérou, près de Nazca

Redécouvert en novembre 2017, un grand géoglyphe représentant une orque et daté d’environ 2.000 ans. © Johny Isla Cuadrado, Peruvian Ministry of Culture, German Archaeological Institute

© Johny Isla Cuadrado, Peruvian Ministry of Culture, German Archaeological Institute 

On connaît tous au Pérou les lignes de Nazca. Avec l'aide de drones, des archéologues ont découvert des dizaines de géoglyphes dessinés dans le désert bien avant le peuple Nazca. De styles différents, ils sont une nouvelle énigme archéologique.

Ces géoglyphes, aujourd'hui presque imperceptibles à l'œil nu, seraient l'œuvre des Paracas, qui vivaient dans la région entre -500 et 200 de notre ère, et aussi de la culture intermédiaire des Topará. Quelques-uns, surtout ceux composés de lignes, sont attribués aux Nazca qui vivaient entre 200 et 700. La majorité de la cinquantaine de géoglyphes découverts à ce jour a été réalisée sur les flancs des collines, sans doute pour être vus des habitations en contrebas, pensent les chercheurs.

Beaucoup représentent des Hommes, en particulier des guerriers, et aussi des animaux. Les thèmes et aussi le point de vue les distinguent des motifs de Nazca. Toutefois, dans les deux cas, le sens de ces représentations demeure mystérieux.

Pourquoi avoir dessiné ces figures ? Quel était le rituel ? Quoi qu'il en soit, ces découvertes montrent que la tradition est très ancienne : « Au total, nous parlons de 1.200 ans de production de géoglyphes », a souligné Johny Isla Cuadrado, du ministère de la culture péruvien, à Reuters

Cette découverte ouvre la porte à de nouvelles théories sur la fonction et la signification de ces gravures ».

Des géoglyphes découverts et protégés par des drones

Très inquiet des menaces de pillage et de dégradation qui pèsent sur l'ensemble des sites archéologiques du Pérou - il y a eu l'épisode malheureux des manifestants de Greenpeace qui ont marché près du colibri, à Nazca, en 2014, et ont ainsi piétiné toute la zone (l'ONG s'est depuis excusée) - Luis Jaime Castillo Butters, de l'université pontificale catholique du Pérou, a donc tout de suite accepté l'offre de GlobalXplorer de mener des cartographies aériennes. « La documentation et la géolocalisation des sites sont la meilleure protection que nous pouvons leur offrir », a-t-il expliqué à National Geographic (la National Geographic Society participe au financement).

C'est ainsi que des sites candidats remarqués sur des images satellites ont été survolés par des drones, plus à même de dévoiler des détails. Ils ont pu identifier des géoglyphes en partie effacés dont les lignes ne mesurent pas plus de quelques centimètres de large.

Pour le chercheur, bien que les géoglyphes soient dans la même zone que Nazca, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, il est important de les protéger du développement urbain, souvent illégal dans ces provinces, et d'autres dégradations possibles, volontaires ou non. « Nous ne nous battons pas contre un pilleur équipé d'une pelle qui s'enfuit en courant lorsqu'il est repéré. Nous nous battons contre une armée d'avocats. » 

C'est pourquoi les emplacements de ces sites sont pour l'instant gardés secrets.

Auteur : Xavier Demeersman, Journaliste

Source https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-plus-25-geoglyphes-decouverts-perou-pres-nazca-71540/

Evy - signature animée Titi

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ATTENTION - J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le continu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension.

 

 

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mercredi 23 mai 2018

Volcan Kilauea à Hawaï

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Une importante explosion a retenti dans un cratère du Kilauea, à Hawaï, jeudi 17 mai, propulsant des cendres jusqu'à 9.000 m dans le ciel. Depuis plusieurs jours, des scientifiques craignent une éruption phréomagmatique, un phénomène qui a lieu quand le magma entre en contact avec de l'eau.

C'est ce qui s'est déjà passé en 1924, avec une cinquantaine d'explosions enregistrées en deux semaines et demie. Le scénario semble se répéter en 2018... Ce jeudi 17 mai, tôt le matin, une explosion a en effet retenti dans un cratère du Kilauea, le Halema'uma'u. Ken Rubin, chef du département de Géologie et de géophysique à l'université de Hawaï, a expliqué à l'AFP : « Le magma se situe à 300 ou 400 mètres sous la surface et peut ainsi entrer en contact avec des nappes phréatiques qui chauffent et [...] sortent de terre en explosant ».

Les populations invitées à se protéger des cendres et des gaz

Pour l'instant, les populations ne sont pas directement en danger, car les zones résidentielles à risque ont été évacuées. Mais les vents transportent sur des kilomètres des cendres qui peuvent poser des problèmes respiratoires. Les habitants sont donc invités à se mettre à l'abri.

Les nuages de cendres, en fonction de la météo, pourraient aller jusqu'à la ville de Hilo, à une quarantaine de kilomètres. Les émanations de dioxyde de soufre sont elles aussi dangereuses. Le trafic aérien est à l'arrêt. Depuis la semaine dernière, le parc national des volcans de Hawaï est fermé au public.

Volcan Kilauea : un risque d'éruption explosive à Hawaï

Article paru le 11 mai 2018

Bien que ce volcan hawaïen soit de type effusif, des scientifiques alertent sur le risque d'explosions, un phénomène qui a déjà eu lieu en 1924. La colonne magmatique pourrait entrer en contact avec de l'eau de la nappe phréatique.

L'éruption du Kilauea, un des volcans les plus actifs de la planète, a débuté le 3 mai. Le 4 mai, un séisme de magnitude 6,9 sur l'échelle de Richter a été enregistré. Une dizaine de fissures laissant s'écouler des laves sont apparues. Environ 2.000 personnes ont dû être évacuées, notamment à cause des risques d'incendies et des émissions de dioxyde de soufre.

Si les éruptions explosives sont typiques des stratovolcans comme le mont St Helens, elles sont moins souvent associées à des volcans boucliers comme le Kilauea. Or, l'Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) craint que l'éruption du Kilauea ne devienne explosive dans les semaines à venir, par un phénomène de type phréatomagmatique.

Un scénario explosif qui a déjà eu lieu en 1924

Comme l'explique sur son site l'USGS (l'Institut d'études géologiques des États-Unis), une éruption peut devenir explosive si la colonne de magma du volcan descend sous la nappe phréatique et entre en contact avec de l'eau, donnant de la vapeur. Comme des roches sont tombées dans la colonne de magma, la pression de la vapeur pourrait conduire à des explosions qui propulseraient ces roches chaudes.

Ce scénario a déjà eu lieu en mai 1924. Un lac de lave a commencé à se déverser du cratère Halema'uma'u en février 1924. Il y eut des séismes importants en avril et l'apparition de failles et fissures. Le fond du cratère a commencé à s'effondrer fin avril et les premières explosions ont eu lieu les 9 et 10 mai ; en tout, une cinquantaine d'explosions se produites durant deux à trois semaines.

Pour l'USGS, « des éruptions explosives similaires se reproduiront ». Si de gros blocs de roches, pesant plusieurs tonnes, sont propulsés par l'explosion, ils devraient rester dans un périmètre proche du sommet, à moins d'un kilomètre. En revanche, les nuages de cendres pourraient retomber à plusieurs dizaines de kilomètres, d'où un risque supplémentaire pour les populations car ces poussières irritent les voies respiratoires et les yeux.

Mais il reste encore bien difficile de prédire comment la situation va évoluer !

Auteure : Marie-Céline Ray, Journaliste

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Pour lire la suite de cet article, cliquez sur le lien ci-dessous :

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/volcanologie-volcan-kilauea-hawai-eruption-explosive-redoutee-eu-lieu-15165/

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dimanche 15 avril 2018

Une cascade de 1,5 km de haut a rempli la Méditerranée orientale

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Les eaux tranquilles de la Méditerranée couvrent les cicatrices d'un passé tumultueux. Des chercheurs exhument peu à peu des indices gravés dans les fonds marins, qui attestent que cette mer a connu, à une époque lointaine, une des pires inondations de l'histoire de la planète. Les explications de Marc-André Gutscher, un géologue qui a participé à la découverte de cette catastrophe survenue il y a plus de cinq millions d'années.

La Méditerranée asséchée. De vastes étendues, autrefois sous l'eau, exposées à l'air libre entre des lacs hypersalés similaires à la mer Morte. Aussi difficile à concevoir qu'elle soit, cette vision était pourtant bien réelle si l'on remonte quelque six millions d'années en arrière.

À la toute fin du Miocène, durant le Messinien, Mare Nostrum était en effet le théâtre du bouleversement géologique le plus violent depuis la crise du Crétacé-Tertiaire. L'évènement, appelé crise de salinité messinienne, a provoqué l'évaporation massive de la Méditerranée suite à la fermeture d'un passage au nord du Maroc (l'actuel détroit de Gibraltar), rompant la connexion entre la mer et l'océan Atlantique.

En outre, le seuil entre la Sicile et la Tunisie a émergé, créant un rebord naturel séparant la Méditerranée en deux bassins, ouest et est. « Les géologues pensent que le niveau marin a baissé d'au moins quelques centaines de mètres, voire jusqu'à 1.000 m, du côté occidental, et de 2.400 m du côté oriental, » précise à Futura Marc-André Gutscher, directeur du Laboratoire Géosciences Océan (LGO), attaché à l'université de Brest et au CNRS.

Comment la Méditerranée a-t-elle retrouvée le visage qu'on lui connaît aujourd'hui ? Une inondation digne d'un film catastrophe, que les Anglophones n'hésitent pas à qualifier de « méga-inondation », aurait mis fin à la crise messinienne voilà 5,2 millions d'années, au tout début du Pliocène.

Le détroit de Gibraltar s'est formé, laissant les eaux de l'océan Atlantique reconquérir la Méditerranée, en commençant par le bassin occidental avant de combler le bassin oriental lorsque le niveau marin a dépassé le seuil de Sicile. L'inondation était d'une telle violence qu'il aurait suffi de deux ans à peine pour remplir entièrement la mer.

 Marc-André Gutscher, directeur du Laboratoire Géosciences Océan (LGO), attaché à l'université de Brest et au CNRS.

Par Floriane BOYER, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-cascade-15-km-haut-rempli-mediterranee-orientale-70801/

Zanclean Flood Animation

 https://youtu.be/Ev1PdwbgvM8

Il y a six millions d’années, la mer Méditerranée s’est retrouvée isolée de l’océan Atlantique et s’est partiellement asséchée : c’est la crise de salinité messinienne. Pour expliquer la fin de la crise, les chercheurs avancent l’hypothèse d’une inondation gigantesque via le détroit de Gibraltar. Elle aurait rempli le bassin ouest, jusqu’à atteindre le seuil de Sicile. Dans un second temps, l'eau se serait déverser dans le bassin oriental en une cascade de 1,5 km de haut. Celle-ci a creusé un immense canyon sur son passage et a entraîné des sédiments, qui se sont déposés en contrebas (tache rouge dans l’animation). © University of Malta, YouTube

 

Le dépôt de sédiments se situe à proximité de la Sicile. La carte (a) est une carte bathymétrique, montrant la profondeur du canal de Sicile et de la mer Ionienne. La carte (b) relève les variations d’épaisseur du dépôt, situé au pied de l’escarpement de Malte en (7) et du canyon de Noto en (8). © Aaron Micallef et al., Scientific Reports, 2018

https://fr.cdn.v5.futura-sciences.com/buildsv6/images/mediumoriginal/7/d/2/7d2abc8443_122789_mediterranee-cascade-depot-sediment.jpg

 

Pour lire l'intégralité de cet article très intéressant,

cliquez sur le lien ci-dessus.

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samedi 31 mars 2018

Rift africain : le continent se sépare en deux

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https://youtu.be/wO7s5zIhX6k

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La route de Mai Mahiu-Narok coupée par une fracture au Kenya.

© DailyNation, YouTube

Cette fracture est un signe de l'activité de la planète. Dans un article paru dans The Conversation, Lucia Perez Diaz, de l'université de Londres, fait le lien entre cet évènement et les phénomènes géologiques au niveau du rift est-africain.

Du point de vue de la tectonique des plaques, ce rift marque la limite entre la plaque africaine à l'ouest et la plaque somalienne à l'est.

Auteure : Marie-Céline Ray, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/geologie-rift-africain-continent-separe-deux-70725/

 

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vendredi 22 décembre 2017

Au pays des cathédrales de glace

 

Au pays des cathédrales de glace ©Lorraine Turci

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On appelle l'Antarctique le continent blanc. À tort, car il est bien plus que cela. Pour partir à la découverte de ce sanctuaire de l'humanité, embarquement pour une croisière-expédition entre faune préservée et paysages démesurés.

La journée s'achève dans la baie de Neko. Au milieu d'une mer d'huile, on distingue de petits jets d'eau émergeant des flots. Le capitaine lance un appel de son poste de pilotage : « Depuis le début de l'après-midi, on aperçoit une dizaine de souffles de baleines, on va tenter de les approcher. » Une heure plus tard, la nageoire puis la queue d'une baleine à bosse apparaît sous la fenêtre de la cabine passager. Et à nouveau la voix du capitaine appelant à se rendre sur le pont supérieur. De bâbord à tribord, les souffles sont maintenant partout. Il y en a une trentaine au total. Lentement, un véritable ballet de cétacés se met en place sous les yeux des passagers incrédules. Cet hallucinant spectacle aquatique sur fond de cimes enneigés se prolongera jusqu'au coucher du soleil, bien plus tard dans la nuit australe. Si un tel épisode constitue le climax d'un voyage en Antarctique, il n'est que l'aboutissement d'une semaine entière consacrée à un show grandeur nature. La veille, dans la baie de Wilhelmina, une baleine à bosse avait effectué 33 sauts devant la proue du bateau. L'avant-veille, une famille d'orques avait fait son apparition et c'est sans parler des nombreuses otaries à fourrure, phoques de Weddell, léopards des mers et manchots en tous genre qui ont jalonné l'itinéraire de la croisière.

 

UN THÉÂTRE À CIEL OUVERT

©Ray Hems/Gettyimages

Une croisière polaire en Antarctique commence à Ushuaïa, la ville la plus australe au monde, capitale de la Terre de feu. Elle se poursuit le long de canal de Beagle, traverse les Cinquantièmes hurlants au niveau du redouté passage de Drake, avant de mettre le cap sur Shetland du Sud, porte d'entrée de la Péninsule Antarctique. Après deux jours de navigation sans la moindre côte en vue, une colonie de damiers du Cap signale l'approche du continent. Le Lyrial a alors dépassé le 63e parallèle, et se trouve à plus de 1 000 kilomètres des premières côtes (celles d'Ushuaïa), à 2 600 km de la Tasmanie et 4 000 km de l'Afrique du Sud. Autant dire au bout du monde, littéralement. Emoi des passagers et crépitement des flashs quand apparaît le premier iceberg. C'est qu'ils ne savent pas encore que celui-ci fait bien pâle figure comparé aux cathédrales de glace qui vont bientôt se dresser sur leur chemin. Au total, quatre jours de voyage auront été nécessaires depuis la France avant d'apercevoir les premières glaces. Un trajet comme il n'en existe plus...

Nous sommes en mars, à la fin de l'été austral, au moment où l'eau s'épaissit, où le brash (amas de glaçons) commence à se former ; dans quelques semaines, la mer sera entièrement recouverte de glace et le continent deviendra totalement inaccessible. C'est donc de novembre à mars qu'il convient de jouer aux explorateurs polaires. À cette période, quatre navires de la Compagnie du Ponant, aux côtés d'une trentaine d'autres, sillonnent sans jamais se croiser les côtes de la Péninsule Antarctique. Si cet appendice de terre long de 1 500 km ne représente que 1% du continent, elle en constitue la partie la plus accessible. C'est également ici qu'on observe la plus importante concentration d'animaux et les températures les plus clémentes (en moyenne de - 5 °C, contre - 50 °C sur le reste du continent). Tout au long de l'été, Le Lyrial vogue donc entre baies protégées, canal envahi par la glace et théâtre de sculptures sur glace à ciel ouvert. C'est aussi la saison idéale pour observer les manchots en mue lorsque debout, hirsutes et immobiles, ils attendent patiemment leur nouveau plumage.

 

©Fabrice Vallon

UNE PALETTE DE COULEURS

On l'appelle le « continent blanc », pourtant, cet espace inhabité de 14 millions de km2, recouvert à 90% de glace, porte bien mal son nom. Car rien n'est plus frappant que la palette de couleurs dont l'Antarctique est constituée. Gris, bleu, blanc et rose en sont les teintes dominantes. À chaque heure de la journée, à chaque variation de température, le paysage change de ton. Partout, les reflets turquoise des icebergs répondent au gris de la mer sur laquelle se reflète le blanc des montagnes enneigées. On avait imaginé de la banquise à perte de vue ; c'est en fait un étonnant paysage de reliefs et de glaciers qui caractérise la Péninsule (le Mont Français, l'un des plus hauts sommets du continent, culmine à 2 760 mètres). On avait imaginé une mer tourmentée ; le plus souvent elle prend des allures de lac placide. Seuls les vents catabatiques soufflant parfois à plus de 200 km/h ne viennent pas trahir nos fantasmes polaires. Unique signe d'une présence humaine : les quelques bases scientifiques installées dans les baies protégées. Dans tout le continent, on n'en compte pas plus de 82, disséminées dans cet étendue vaste comme 22 fois la France, soit moins de 1 000 habitants en permanence et jusqu'à 5 000 pendant l'été austral. On évalue en revanche à 20 millions le nombre de phoques crabiers... Les chercheurs et les membres d'équipage sont donc les rares individus à pouvoir appréhender l'éventail de ces paysages. « Chaque jour est unique car en fonction de la météo, les paysages et l'atmosphère ne sont jamais les mêmes. En début de saison, il y a peu d'animaux, les paysages sont beaucoup plus blancs avec davantage de banquise puis peu à peu viennent les icebergs. En fin de saison c'est au tour de la nuit de faire son apparition », s'enthousiasme Florence Kuyper, chef d'expédition du Lyrial et ancienne chef de base à Port Locroy, un mouillage découvert par le commandant Charcot en 1903, devenue base scientifique britannique dans les années 50, reconverti en petit musée vintage.

L'itinéraire d'une croisière-expédition est tracé chaque jour en fonction de la météo, des conditions de navigation mais aussi de la beauté de la glace et de l'intérêt de la faune. « Nous devons toujours avoir un plan B, voire un plan C », précise le capitaine Olivier Marien. 40 000 touristes débarquent sur la Péninsule chaque année, quand dans les années 90, ils étaient à peine 5 000. Depuis 1991, IAATO, l'organisme réglementant un tourisme responsable en Antarctique, impose des règles strictes auxquelles les passagers sont formés en début de croisière. Jamais plus de 100 personnes par jour sur un même site, passage par un bac de décontamination avant chaque débarquement, distance de sécurité obligatoire avec les animaux... Organisées par le chef d'expédition et accompagnées d'une équipe de naturalistes, les expéditions alternent sorties en zodiac et débarquements à terre, visites de base scientifique et ancienne station baleinière, observation de la faune et balade au milieu des icebergs...

 

CONTINENT POUR LA PAIX ET LA SCIENCE

©Margot SIB

Mais l'essentiel du spectacle se contemple depuis les différents ponts, pendant la navigation, à observer marsouiner les manchots et dériver les icebergs. Il se poursuit par le survol impromptu d'un albatros ou d'un pétrel géant. Et il se prolonge jusqu'au petit matin quand la luminosité confère au paysage d'autres couleurs encore. Quand les conditions s'y prêtent, le capitaine s'aventure à franchir le cercle polaire. Mais le plus souvent, le navire jette l'ancre dans l'un des sites répertoriés, évoquant les grands explorateurs polaires : Port Charcot, détroit de Gerlache, canal Lemaire...

L'Antarctique est le dernier continent à avoir été découvert puis exploré. La course vers le Grand Sud a débuté dès le xvie siècle, avec les premières cartographies. Francis Drake atteindra en 1578 le détroit de Magellan, James Cook sera le premier à dépasser le cercle polaire en 1773. La découverte territoriale s'intensifiera au xixe siècle avec Bellingshausen, puis Smith, Bransfield, Dumont d'Urville... avant de céder la place aux scientifiques. Et puis, Charcot documentera la vie sauvage, Amundsen atteindra le premier le pôle sud en 1911, Shakelton y mènera une expédition devenue culte. L'histoire du continent connaît un tournant en 1957 avec l'année de la géophysique internationale qui conduira en 1959 au traité de Washington gelant toute revendication territoriale. Le protocole de Madrid en 1991 finit de transformer l'Antarctique en un sanctuaire de paix et de science établissant un moratoire de 50 ans sur les ressources minières et protégeant le continent de toute exploitation. Selon certains spécialistes, il recèlerait 20% des réserves de gaz et pétrole, mais aussi du cuivre, de l'or et du fer... Alors, pour découvrir ces terres préservées, ce passager belge, globe-trotteur impénitent, n'a pas hésité à enfiler sa veste polaire. Mais accoudé au bastingage, alors que Le Lyrial a mis le cap au nord et que les derniers glaçons se diluent dans l'océan Austral, une question le taraude : « Que voir après ça ? » 

 

CINQ CHOSES QUE L'ON NE SAIT PAS SUR L'ANTARCTIQUE
  •  01 - Le continent abrite 90% des glaces de la planète et 60% de ses réserves d'eau douce.
  •  02 - Les premières croisières polaires ont été organisées dans la région, dès la fin des années 50, par le Chili et l'Argentine. Le tourisme s'est intensifié au début des années 2000 avec la mise à disposition d'une flotte de brise-glaces provenant de l'ex-Union Soviétique, reconvertis dans le tourisme.
  •  03 - L'Antarctique n'appartient à personne depuis le traité de Washington, mais une occupation régulière par le biais des bases scientifiques est un enjeu stratégique pour pouvoir attester d'une présence permanente et conforter toute revendication territoriale au cas où l'accord du traité prendrait fin.
  • 04 - Le bureau de poste le plus austral au monde se trouve à Port Locroy. 70 000 cartes postales y sont postées chaque année.
  • 05 - 60 000 baleines à bosse vivent au large de l'Antarctique. Elles étaient 2 millions au début du xxe siècle. La chasse a été interdite en 1984.

 

CARNET PRATIQUE

 La compagnie du Ponant, spécialiste des croisières-expéditions de luxe, propose plusieurs croisières en Antarctique. 

Pour la saison 2018 départs de croisière sont prévus à bord des quatre navires de la flotte, Le Lyrial, Le Boréal, L'Austral et Le Soléal.

Quatre circuits différents de 10 à 21 nuits. dont L'Antarctique emblématique (décrite dans l'article) : de Ushuaia à Ushuaïa en 11 jours/10 nuits, à partir de 9 290 euros. Le prix comprend la cabine supérieure sur la base d'une occupation double, vols intérieurs aller-retour Buenos Aires-Ushuaïa, vols long-courrier Air France depuis Paris en classe économique et préprogramme une nuit à Buenos Aires, les repas, les expéditions, taxes aériennes, portuaires et de sûreté inclus. Les parkas polaires et les bottes adaptées aux excursions en zone extrême sont fournies. 

Une croisière-expéditionen version 5 étoiles, comprend des cabines tout confort équipées d'un balcon, mais aussi deux restaurants (un restaurant buffet et un gastronomique), ainsi qu'un spa et un salon de coiffure. 

Des conférences et documentaires sont proposés tout au long de la croisière. Les expéditions, qui ont lieu deux fois par jour, alternent sortie en Zodiac et débarquement à terre, et sont toutes accompagnées d'un guide naturaliste.

La Compagnie du Ponant est membre de IAATO (Association internationale des tour-opérateurs en Antarctique) qui a pour but de promouvoir un tourisme responsable en Antarctique.

 

Auteure Mariana Reali / Journaliste

En savoir plus :  https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/0301050181081-au-pays-des-cathedrales-de-glace-2140620.php

Images : https://www.lesechos.fr/medias/2017/12/22/2140620_au-pays-des-cathedrales-de-glace-web-tete-0301050176472_1000x300.jpg

Source : https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/0301050181081-au-pays-des-cathedrales-de-glace-2140620.php

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dimanche 17 septembre 2017

8 îles du Pacifique déjà englouties à cause du réchauffement climatique

 

Dans l'ouest du Pacifique, où la montée des eaux est plus rapide qu'ailleurs, huit petites îles ont été englouties ces dernières années.

Elles s'ajoutent aux cinq autres identifiées comme déjà disparues.

Cela donne un aperçu de ce qui va advenir aux territoires situés aux plus basses altitudes dans le monde au cours du XXIe siècle.

  • La montée des eaux atteint 12 mm par an dans l’ouest du Pacifique.
  • Au moins huit petites îles ont été englouties.
  • Les îles du Pacifique vont être les plus frappées par les effets du changement climatique.

En 2016, des recherches avaient révélé que cinq des îles Salomon avaient disparu dans le Pacifique au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

Patrick Nunn, de l'université de la Sunshine Coast, en Australie, s'est rendu en Micronésie, sur l'île de Pohnpei, pour mener à son tour une enquête.

Il y a rassemblé des témoignages des habitants et consulté minutieusement les images satellite, à la recherche d'îles submergées.

Il en a recensé huit (mais, selon lui, il y en a probablement d'autres).

Il s'agit de Kepidau en Pehleng et Nahlapenlohd, ainsi que de six autres, d'environ 100 m2 chacune, dans les archipels de Laiap, Nahtik et Ros.

Elles ont vraisemblablement été englouties entre 2007 et 2014.

 

Certaines îles du Pacifique résistent mieux grâce aux mangroves

À l'origine de leur disparition, il y a, bien sûr, la montée des eaux provoquée par le changement climatique en cours.

Dans le monde, celle-ci est actuellement de 3 mm par an en moyenne — les prévisions les plus optimistes du Giec tablent sur 40 cm d'ici 2100 et 126 cm pour les plus pessimistes, si rien n'est fait — mais, dans le Pacifique ouest, principalement en raison d'un cycle naturel des alizés accumulant plus l'eau dans cette région, l'élévation y est plus importante et rapide qu'ailleurs : 12 mm par an depuis les années 1990. 

Tempêtes et typhons ont achevé de les rayer de la carte...

Pour le chercheur, ces changements en Micronésie sont un aperçu de ce qui va arriver à d'autres territoires à faible altitude au cours du XXIe siècle.

Car cette menace est devenue très sérieuse pour plusieurs îles peuplées, comme les îles Carteret, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou Kiribati (110.000 habitants) et Tuvalu (12.000 habitants). 

« Ce sont les premiers endroits sur Terre à connaître des taux vraiment importants d'élévation du niveau de la mer [...] et ils donnent une excellente idée de ce qui peut arriver, commente Simon Albert, de l'université du Queensland, qui a signé l'étude de 2016. Mais nous constatons qu'il existe une grande diversité de réponses, et toutes les îles ne vont pas s'éroder ».

En effet, le point positif constaté par chacun des deux chercheurs est que plusieurs îles de faible altitude résistent bien à l'érosion, notamment celles entourées de mangroves et, pour dans certains cas, celles qui sont protégées des vents, des grandes vagues ou lorsque les sédiments sont piégés par les barrières de corail

« Les mangroves agissent comme un tampon en absorbant l'énergie des vagues et en piégeant les sédiments. »

 

Xavier Demeersman, Journaliste

 


Source : http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/ocean-pacifique-8-iles-pacifique-deja-englouties-cause-rechauffement-climatique-68510/

 

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mardi 8 août 2017

Circuits d’Auvergne : découvrez les volcans et puys d’Auvergne

 

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Profitez des plus beaux circuits d’Auvergne avec Détours en France. Partez à la découverte des volcans et des puys d'Auvergne en voiture ou mieux, à bord de votre camping-car. Délectez-vous d'une montagne à dimension humaine qui offre le plus vif des dépaysements. Avis de randonneurs : ce n'est pas toujours l'altitude qui fait la montagne, et le massif le plus exotique de France n'est peut-être pas celui qui compte les plus hauts sommets. De Bort-les-Orgues à Salers en passant par Clermont-Ferrand, découvrez les circuits d’Auvergne les plus attrayants.

Plan des nombreux circuits d’Auvergne disponibles

 

Circuit d’Auvergne : d’Aurillac à Clermont-Ferrand 

En reliant Clermont-Ferrand à Aurillac par les monts Dôme et Dore ainsi que les monts du Cantal, puis en revenant par le plateau du Cézallier et les lacs, on parcourt tous les sites qui donnent à l’Auvergne sa dimension sauvage et dépaysante : sur les rondeurs de la vieille montagne, les étendues herbeuses ne prennent-elles pas des dimensions de steppes asiatiques ? Au bord des lacs bleu pastel ou gris anthracite, les bouleaux rabougris et les conifères aux troncs torturés, enracinés dans la roche grise, évoquent le Grand Nord scandinave ou canadien. Le vieux Clermont-Ferrand, lui, offre un visage qui n’appartient qu’à lui, avec ses hautes églises de lave noire pointant flèches et clochers au-dessus d’un fouillis de toitures en tuile rousse.

 

Parc naturel régional des volcans d’Auvergne

Parc naturel régional des volcans d’Auvergne 

Vers les Monts Dôme, chaîne de 112 volcans

Avant de se lancer dans l’exploration de cette partie du Massif central, nous avons une autre étape de votre circuit d’Auvergne à vous proposer : Vulcania. Une sorte de parc d’attractions qui vous apprendra tout ce qu’il faut savoir sur la formation des volcans pour apprécier les paysages comme ils le méritent. Vulcania se trouve à 15 kilomètres au nord-ouest de Clermont-Ferrand, à Saint-Ours-les-Roches. On reviendra ensuite vers les Monts Dôme, chaîne de 112 volcans (éteints !) courant sur une trentaine de kilomètres. Depuis le sommet du Puy-de-Dôme, on domine un paysage de cratères et de landes rases, quasi lunaire. Une jolie promenade consiste à descendre son flanc nord par le sentier balisé qui offre la meilleure vue sur les puys de Pariou et de Côme, les plus caractéristiques de tous les volcans de la chaîne. À savoir : les formes arrondies du puy de Dôme viennent de ce que la lave s’est refroidie dès son apparition à l’air libre ; alors que le cratère du puy de Pariou révèle une éruption violente.

 

Le puy de Pariou, l’un des circuits d’Auvergne les plus fréquentés

Le puy de Pariou

Direction le Mont-Dore

Entre le col de la Ventouse et le Mont-Dore, la route D983 multiplie les coups d’œil saisissants avec notamment les très sauvages lacs Servière et de Guéry, et surtout les roches Tuilière et Sanadoire. C’est du col de Guéry qu’on appréciera le mieux les énormes rochers dont le premier se compose d’un faisceau de colonnes prismatiques qui fut la cheminée d’un ancien volcan effondré.

 

Circuit d'Auvergne donnant vue sur le Mont-Dore

Vue sur le Mont-Dore

Autour du Mont-Dore, point de départ pour excursions

Nous poursuivons notre tour des circuits d’Auvergne avec le Mont-Dore. Ce dernier mélange l'ambiance des villes d'eau du XIXesiècle et celle des villages de montagne aux toits d'ardoise épaisse, devenus stations de sports d'hiver avec la mode du ski. Outre ses parcs et ses promenades, il offre un bon point de départ pour deux excursions incontournables : le puy de Sancy et la vallée de Chaudefour. Ses 1 886 mètres font du Sancy le point culminant du Massif central. On y accède par la station du Mont-Dore, un téléphérique dépose quasiment au sommet d’où, par beau temps, la vue porte jusqu’aux Alpes du Dauphiné. Mais pourquoi ne pas y monter à pied depuis le col de la croix-Saint-Robert ? « Faire » ce sommet demande 3 heures d’ascension facile, en suivant les balises du sentier GR4. La vallée de Chaudefour se trouve à 15 kilomètres du Mont-Dore par la D36. Du parking aménagé au bord de la route, un chemin s’enfonce dans une gorge qui conduit au pied du massif du Sancy qui, sous cet angle, montre des reliefs très acérés. Cette balade, quoique facile, demande une demi-journée.

 

Téléphérique menant au puy de Sancy

Prenez le téléphérique pour monter au puy de Sancy

1886 mètres

Ses 1886 mètres font du Sancy le point culminant du Massif central.
On y accède par la station du Mont-Dore, un téléphérique dépose quasiment au sommet d’où, par beau temps, la vue porte jusqu’aux Alpes du Dauphiné.

Circuit d’Auvergne : De la Bourboule à Bort-les-Orgues

7 kilomètres à l’ouest du Mont-Dore, la Bourboule est une autre station thermale typique du XIXsiècle, dont le grand parc est planté de séquoias. C’est d’ici qu’on se met en route vers le sud de l’Auvergne, via le plateau de l’Artense. Plateau granitique, l’Artense présente un relief tourmenté dont les creux sont occupés par des lacs et des tourbières, et les bosses par des pâtures et des bois. Tel est le paysage que l’on traverse en passant par La Tour-d’Auvergne, Bagnols et Bort-les-Orgues. De Bort, on admirera les constructions basaltiques qui lui ont donné son nom, et le barrage sur la Dordogne qui a créé un lac long de 15 kilomètres.

 

Le barrage de Bort-les-Orgues

Le barrage de Bort-les-Orgues

De Bort-les-Orgues à Salers, un des plus beaux villages de France

La D679 sinue jusqu’à Champs-sur-Tarentaine avant d’entrer dans les gorges boisées de la Rhue, où on longe le lac artificiel de Vaussaire. Au bout de celui-ci, guettez la D47 qui conduit à Saint-Amandin. On y trouvera la D678 en direction de Riom-ès-Montagnes, Trizac et Mauriac. On s’arrêtera à Riom pour visiter la Maison de la gentiane, où on apprendra non seulement les secrets de fabrication de l’apéritif amer (la Suze). Puis, après Valette, notre circuit d’Auvergne passe par les orgues basaltiques de Peyre-Grosse, avec de beaux points de vue sur la région de Bort. Passés Trizac puis Moussages, guetter sur la gauche la D22 vers Anglards-de-Salers et Salers. À juste titre classé parmi les «Plus beaux villages de France», Salers dresse ses demeures anciennes en belvédère au-dessus des vallées de l’Aspre, du Rat et de la Maronne. Parce que ce village devint, au tournant des XVe et XVIesiècles, chef-lieu de bailliage des Hautes Montagnes d’Auvergne, juges et officiers de justice s’y installèrent, édifiant les hôtels qui font aujourd’hui son charme. Au bout du village, l’esplanade de Barrouze offre une vue idéale sur les monts du Cantal, avec en premier plan le puy Violent.

 

Vue sur la commune de Salers

Vue sur Salers et ses alentours

Une meule de Salers, un fromage frais au lait cru de vache

 

Salers, un fromage et une vache magnifiques

Une caractéristique frappante des alpages auvergnats est la beauté – ainsi que la vivacité – des vaches qui y paissent : les salers. Du nom d’un charmant village situé dans l’ouest du Cantal, on les reconnaît de loin à leur robe acajou et à leurs longues cornes en forme de lyre. Fournissant une viande réputée (l’origine Salers signe généralement les bonnes tables), ces vaches fournissent aussi un lait de qualité, utilisé pour tous les fromages du Massif central : cantal, bleu d’Auvergne, saint-nectaire, fourme d’Ambert, et salers.

Les monts du Cantal : départ de l'ascension du Puy Mary

On reprend la route de nos circuits d’Auvergne sur une nouvelle départementale. La D680 vers le col de Neronne nous fait entrer dans ce paysage grandiose, dominant le cirque du Falgoux avant d’atteindre le Pas de Peyrol. À 1 582 mètres d’altitude, c’est
le plus haut col routier de tout le Massif central, et le départ de l’ascension du Puy Mary, point culminant des monts du Cantal avec 1 787 mètres d’altitude. Un sentier facile conduit au sommet : quelle vue ! Il faut prévoir 1 heure et demie pour l’aller-retour. Du Pas de Peyrol, la D17 descend vers la vallée de Mandailles, offrant un joli coup d’œil sur les 1 694 mètres du puy Griou. On longe ainsi la rivière Jordanne dont le lit contiendrait encore, disent certains, des paillettes d’or ! Pour ses vieux quartiers autour de l’église Saint-Géraud, Aurillac mérite une halte avant de revenir vers le Cantal. On suit pour cela la N122 en direction de Murat : s’y succèdent les très beaux villages de Vic-sur-Cère et de Thiézac. Les virages en lacet du col de Cère (1 294 m) annoncent qu’on a retrouvé les sommets. Voici en effet la station de ski de Super-Lioran, où un téléphérique donne accès au Plomb du Cantal (1855 m). Ici encore, le panorama est à couper le souffle.

 

Le puy Mary, l'un des plus beaux circuits d'Auvergne

Panorama sur le puy Mary

Un circuit d'Auvergne de Murat à Clermont-Ferrand

Toujours par la N122, on atteint le pittoresque bourg de Murat, dont les maisons semblent s’accrocher au rocher de Bonnevie, faisant face à l’église de Bredons, de l’autre côté de l’étroite vallée. Et c’est ici qu’on prend le chemin du retour vers Clermont-Ferrand en longeant les confins du plateau du Cézallier. La D3 puis la D16 nous conduisent à Condat, village isolé à un carrefour de vallées boisées, au bord du lac artificiel créé par le barrage hydroélectrique des Essarts. Dominant ce dernier, la forêt de Maubert possède plusieurs arbres remarquables comme le hêtre Pierre et Paul Buffault, qui atteint 44 mètres de hauteur! En route pour Besse-en-Chandesse et Saint-Nectaire, on traverse la région des lacs, tous admirables à divers titres. Méritent ainsi l’arrêt, voire un léger détour : Montcineyre pour son caractère sauvage, Pavin pour la couleur de ses eaux, et Chambon pour son cadre bucolique. Mais il en existe d’autres! De Besse-en-Chandesse, on appréciera les demeures anciennes et les vestiges de rempart ; et à Saint-Nectaire, on dégustera un fromage fermier accompagné d’un de ces petits vins d’Auvergne qui mériteraient d’être mieux connus, comme le chanturgue et le châteaugay. Enfin, aux portes mêmes de Clermont-Ferrand, la montée sur le plateau de Gergovie s’impose. Le panorama sur toute l’Auvergne est tellement extraordinaire qu’il serait dommage de se priver de tous ces circuits d’Auvergne.

 

La place de Jaude à Clermont-Ferrand

Véritable coeur de la ville, la place de Jaude à Clermont-Ferrand est un lieu de rencontre pour de nombreux habitants
Par Dominique Le Brun

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jeudi 25 mai 2017

Volcan sous-glaciaire

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Lorsque des volcans naissent sous des glaciers, comme par exemple sous l'inlandsis d'Islande, on assiste à des éruptions dites « sous-glaciaires ».

Schéma illustrant les caractéristiques des éruptions sous-glaciaires. © Futura

Éruptions sous-glaciaires

Les éruptions sous-glaciaires sont particulièrement explosives car la chaleurde la lave fait fondre la glace en produisant de la vapeur qui fragmente la lave. Ces éruptions s'accompagnent donc d'importantes émissions de cendres avec panaches, comme ce fut le cas avec le célèbre Eyjafjöll (plus connu sous le nom de Eyjafjallajökull, du nom de la calotte glaciaire qui le recouvre) en 2010, en Islande. Il s'agit d'un exemple d'éruptions phréatomagmatiques.

https://youtu.be/e-TMtRh8AIs

L'éruption de l'Eyjafjöll en 2010, un volcan du sud de l'Islande, s’est en partie produite sous la calotte glaciaire d'Eyjafjallajökull. Elle y a provoqué une importante fonte de la glace, entraînant des jökulhlaups (débâcles glaciaires), ainsi que la formation d'un important panache volcanique composé de vapeur d'eau, de gaz volcaniques et de cendres. © Fredrik Holm

Ces éruptions peuvent faire fondre d'importantes quantités de glace provoquant la formation de débâcles glaciaires (en islandais, on les appelle des jökulhlaups) et donc de véritables fleuves de boue, charriant d'important blocs de roche et de glace qui ne sont pas sans rappeler les laharsindonésiens.

Tous les types d'éruptions volcaniques

Pour mieux comprendre, sachez qu'il existe donc différents types de volcans et d'éruptions :

  • les éruptions effusives (ou laviques), aussi appelées « éruptions de type hawaïen » ;

  • les éruptions explosives, classées en types :

    • les éruptions stromboliennes, aussi appelées « éruptions de type strombolien » ;
    • le éruptions vulcaniennes, aussi appelées « éruptions de type vulcanien » ;
    • les éruptions pliniennes, aussi appelées « éruptions de type plinien » ;
    • les éruptions péléennes, aussi appelées « éruptions de type péléen » ;
    • les éruptions surtseyennes, aussi appelées « éruptions de type surtseyen » (on parle d'éruption « phréatique » ou « phréatomagmatique »).

Il existe aussi :

Interview : quels sont les différents types d’éruptions volcaniques ?  Les éruptions volcaniques font sans doute partie des catastrophes naturelles les plus destructrices et les plus spectaculaires. Elles ont lieu toute l’année et presque en permanence sur diverses régions du globe. Futura-Sciences a rencontré Jacques-Marie Bardintzeff, docteur en volcanologie, afin qu’il nous explique comment se déroulent ces éruptions. 

Laurent Sacco, Journaliste

Source http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/volcan-volcan-sous-glaciaire-16253/

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jeudi 6 avril 2017

Étoile filante

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http://espacepourlavie.ca/sites/espacepourlavie.ca/files/styles/gal-photo-large/public/perseides.jpg?itok=UboG81RJ

L'expression « étoile filante » est trompeuse. Il ne s'agit pas d'étoiles qui filent mais de grains de poussière pénétrant la haute atmosphère de la Terre à des vitesses comprises entre, environ, 30 et 70 km/s. L'échauffement provoqué par le frottement dans l'air arrache alors les électrons des atomes : c'est une ionisation. Elle se traduit par une brillante et très brève traînée de lumière qui zèbre le ciel.

L'origine de ces corpuscules, dont beaucoup sont aussi gros qu'un grain de riz, est principalement cométaire. Quand notre planète, sur sa trajectoire autour du Soleil, croise les multiples filons de poussière que les comètes ont laissés dans leurs sillages, les météores pleuvent par centaines chaque heure. On parle alors d'essaim météoritique mais le terme le plus souvent utilisé est « pluie d’étoiles filantes ».

Pluies et tempêtes d’étoiles filantes

Ces pluies sont périodiques et plus ou moins importantes d'une année à l'autre, selon la densité du courant de poussière. La plus célèbre de toutes, dite des Perséides (du nom de la constellation où se situe son radiant), se produit chaque année autour du 12 août. Notez qu'il n'est pas le seul à être remarquable. D'autres, comme les Léonides en novembre, peuvent être très spectaculaires. En 1833 et 1966 par exemple, le flux de météores dépassèrent, respectivement, 150.000 et 200.000 par heure ! Dans ces cas, on parle de tempête d'étoiles filantes.

Nonobstant les essaims annuels, il est possible d'observer en moyenne, selon les statistiques, une étoile filante par heure. Bien entendu, il convient de les guetter dans un environnement où la pollution lumineuse est très faible. Les plus brillantes et longues sont des bolides. Les plus volumineux de ces météores peuvent atteindre le sol.

 

Source : http://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-etoile-filante-868/

 

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samedi 23 juillet 2016

Les petits secrets de la dune du Pyla, la plus haute d'Europe

La dune du Pyla, édifice de sable, est la plus connue des attractions autour du bassin d'Arcachon. © DR

La dune du Pyla, édifice de sable, est la plus connue des attractions autour du bassin d'Arcachon. © DR

Venez visiter l'impressionnante dune du Pyla dans ce dossier. Située à l'entrée sud du bassin d'Arcachon, en Gironde, elle est la plus haute d'Europe, formée d'environ 60 millions de mètres cubes de sable.

 

Située à l'entrée sud du bassin d'Arcachon, la dune du Pyla s'étend sur 500 m d'est en ouest et sur 2,7 km du nord au sud. Elle dépend du territoire de la commune française de La Teste-de-Buch, à... 

Pour lire la suite, cliquer sur le lien suivant : 

http://www.futura-sciences.com/magazines/voyage/infos/dossiers/d/geographie-dune-pyla-visite-guidee-791/

Pyla ou Pilat ?

Découvrez ici pourquoi il est possible d'écrire « dune du Pyla » et « dune du Pilat » puis entrez au cœur de ce site naturel pour en apprendre plus sur sa formation et son...

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http://www.futura-sciences.com/magazines/voyage/infos/dossiers/d/geographie-dune-pyla-visite-guidee-791/page/2/

Types de sables et composition

Il existe plusieurs types de sables selon la composition. Celui des plages françaises est fait de silice car c'est ce qui reste de plus dur après l’érosion des montagnes. Il arrive à la mer par...

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Tourisme dans le bassin d'Arcachon : le cap Ferret, l'île aux Oiseaux…

Le bassin d'Arcachon est une lagune de 155 km² ouverte sur l'océan qui comporte quelques sites touristiques exceptionnels comme l'île aux Oiseaux, le banc d'Arguin ou le cap Ferret par...

Pour lire la suite, cliquer sur le lien suivant : 

http://www.futura-sciences.com/magazines/voyage/infos/dossiers/d/geographie-dune-pyla-visite-guidee-791/page/4/

À voir dans la région : le phare de Cordouan…

Pour visiter plus de sites dans la région, nous vous conseillons notre rubrique Escapade en Gironde, où vous pourrez découvrir la liste des châteaux, parcs botaniques, aquariums… 

Pour lire la suite, cliquer sur le lien suivant : 

http://www.futura-sciences.com/magazines/voyage/infos/dossiers/d/geographie-dune-pyla-visite-guidee-791/page/5/

Futura-Sciences - Claire Koenig, enseignante Sciences Naturelles

Sourcehttp://www.futura-sciences.com/magazines/voyage/infos/chroniques/d/geographie-dossier-petits-secrets-dune-pyla-plus-haute-europe-63641/

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