vendredi 11 octobre 2019

Féminicides : Les députés unanimes pour le bracelet antirapprochement

 

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VIOLENCES CONJUGALES 

La secrétaire d’Etat Marlene Schiappa, non présente dans l’hémicycle, a estimé la mise en place de ce bracelet à 5,6 millions d’euros au départ, puis 1,8 million chaque année.

La France va mettre en le bracelet antirapprochement pour les conjoints violents. Les députés unanimes ont soutenu jeudi cette mesure portée par LR. La proposition de loi d’Aurélien Pradié « me paraît essentielle, elle recueille le plein soutien du gouvernement », a indiqué la ministre de la Justice Nicole Belloubet en ouverture dans l’hémicycle jeudi. « Il nous faut impérativement stopper cette spirale dramatique » des féminicides. L’ensemble du texte sera soumis à un scrutin public mardi, avant d’être transmis au Sénat en procédure accélérée.

Le consentement des deux conjoints sera nécessaire

Le bracelet antirapprochement (BAR) permet de géolocaliser et maintenir à distance les conjoints et ex-conjoints violents par le déclenchement d’un signal, avec un périmètre d’éloignement fixé par un juge. Il existe dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne depuis dix ans, où les féminicides ont baissé de manière significative. Le Parlement français avait déjà voté à plusieurs reprises le principe d’expérimentations de ce dispositif, mais sans jamais les mettre en œuvre.

Cette fois, le bracelet doit être autorisé aussi bien au pénal qu’au civil, avec la nécessité d’obtenir le consentement des deux conjoints, dont l’auteur des violences, pour éviter tout risque d’inconstitutionnalité. Au pénal, le conjoint ou ex-conjoint violent aura intérêt à l’accepter pour éviter la détention préventive ou bénéficier d’un aménagement de peine s’il est déjà condamné. Au civil, en cas de refus du bracelet, le juge aux affaires familiales (JAF) pourra en aviser immédiatement le procureur de la République.

La séance a commencé avec gravité au Palais-Bourbon. « Une, deux, trois… » jusqu’à 117 : Aurélien Pradié a égrené durant deux minutes le nombre de femmes tuées par leurs conjoints ou leurs ex depuis début 2019. « Je sais ce que ce décompte peut avoir de glaçant mais il devait résonner ici dans cette Assemblée pour ne pas nous habituer », a souligné l’élu du Lot.

Le gouvernement et LREM pris de vitesse

L’ensemble des groupes ont assuré qu’ils allaient voter le texte, à « condition de donner des moyens suffisants à la justice », a martelé le communiste Stéphane Peu. Côté LREM, Guillaume Vuilletet planchait sur une proposition de même nature, mais « ça n’a pas d’importance, nous voulons agir de façon urgente et consensuelle », a-t-il expliqué.

Le texte, dont la plupart des articles ont été adoptés par une série de votes unanimes, prévoit en outre de donner une limite de six jours au JAF saisi d’une ordonnance de protection pour mettre à l’abri une personne violentée. Il vise aussi à élargir et généraliser l’utilisation des téléphones grave danger. Ces appareils, munis d’une unique touche pour appeler en urgence les secours, sont encore sous-utilisés.

Pour cette loi, Aurélien Pradié a habilement profité de la « niche » LR, journée réservée à un groupe politique pour présenter des textes. Il a devancé la majorité en plein Grenelle des violences conjugales, suscitant un certain embarras chez les marcheurs, alors que les groupes de travail du Grenelle doivent rendre leurs propositions le 28 octobre. Comme prévu, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes n’était pas présente dans l’hémicycle. « Où est-elle ? Je m’en inquiète », a lancé la députée Clémentine Autain (LFI), critiquant le « féminisme de communication » de Marlène Schiappa.

Lors d’un déplacement mercredi à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), la ministre a toutefois évoqué le budget prévu pour la mise en place du bracelet : 5,6 millions d’euros au départ, puis 1,8 million, chaque année, pour son fonctionnement.  

Auteur : 

20 Minutes avec AFP

Source : 

https://www.20minutes.fr/politique/2625535-20191011-feminicides-deputes-unanimes-bracelet-antirapprochement

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"J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension." 

  


mercredi 24 juillet 2019

Le troisième sexe ; Etre ou ne pas être un homme pénétré (ATTENTION : article parlant de sexualité)

 


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CHRONIQUE 

Notre construction de la masculinité traditionnelle veut qu’un « vrai » homme se doit d’être au-dessus.

Cela n’a pas toujours été le cas, nous explique Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale du Monde ».

 

LE SEXE SELON MAÏA

Au risque de terrifier les anatomistes, il semblerait que les hommes aient deux corps.

Le premier, organique, serait constitué de muscles, de nerfs et autres rotules, offrant d’innombrables potentialités érotiques.

Le second corps, symbolique, formerait une version culturellement acceptable du premier : les zones érogènes se concentrent dans le pénis, qui n’existe qu’en érection.

La prostate perd son rôle d’organe pour devenir une réponse de Trivial Pursuit (« As-tu lu l’intégrale des œuvres de Prostate ? »).

Le mâle se voit amputé de son anus (dommage). Subir une pénétration devient impossible. Sans parler d’aimer ça.

Un dialogue de sourds s’enclenche entre ceux qui peuvent concevoir un homme dans une position de réception sexuelle, et ceux qui littéralement, trouvent cette idée impensable.

Dans ce fascinant univers parallèle, la nature ne permettrait pas d’intromission anale, sauf
  • 1) sur les femmes (nous sommes étrangement plus libérés quand il s’agit du corps féminin),
  • 2) entre gays,
  • 3) à Guantanamo, comme torture.

Cette incapacité à envisager des hommes hétérosexuels pénétrables ne concerne pas que le mâle lambda : mêmes les études scientifiques viennent à manquer.

Nous ne disposons pas d’imagerie cérébrale sur le Super-O (pour « super-orgasme »). Mais nous savons par exemple qu’un homme de 63 ans peut obtenir jusqu’à dix jouissances avant l’éjaculation (université de Sheffield, 2017).

ANGOISSE

Médicalement, le massage prostatique est reconnu comme pourvoyeur d’orgasmes plus longs et plus intenses. Au cas où le doute subsisterait sur la grande motivation des adeptes, la liste infiniment renouvelée des objets retrouvés par les urgentistes dans les rectums du peuple clôt le débat.

Alors, pourquoi tant d’hésitations, quand on sait que notre moralité est aussi élastique que notre culture ? Pourquoi en appeler à la nature, quand il s’agit justement d’utiliser une ressource avec laquelle nous sommes nés ?

En 2018, alors que nous prétendons courir tous les plaisirs imaginables, cette réticence ne laisse pas de surprendre. Il existe bien sûr une homophobie intériorisée (les enfants apprennent très tôt qu’« enculé » est une insulte, mais pas « enculeur »).

Cette angoisse n’appartient cependant pas consubstantiellement à notre culture. L’excellente Histoire de la sexualité dirigée par Sylvie Steinberg (à paraître aux PUF) permet ainsi d’expliquer – et de relativiser – ce phénomène.

Du côté des Grecs, c’est bien connu, les relations sexuelles entre hommes existent – donc la pénétration réceptive. Elles sont acceptées, n’entraînent aucune identité particulière, à condition que le citoyen reste au-dessus, sous peine de marquer une faiblesse civique (mais pas morale).

Dans la Rome antique, pas question de débaucher un garçon futur citoyen, mais un homme pouvait par exemple coucher avec des prostitués hommes.

A partir du IVe siècle de notre ère, les empereurs chrétiens condamnent la pénétration des hommes par des hommes. Mais pas l’homosexualité, qui n’existe pas et dont la dénomination n’apparaîtra qu’en 1868-1869 !

L'IDEE D'UN TROISIEME SEXE

Aujourd’hui, pour nous, une intromission anale est perçue comme incroyablement « grave » et engageante, au point qu’elle constitue une sorte de point de non-retour.

Cette hiérarchisation n’a pas toujours existé. Ainsi, dans les poèmes satiriques de Martial (au Ier siècle de notre ère), toutes les pratiques en prennent pour leur grade, mais les pires sont la fellation et le cunnilingus, parce qu’elles souilleraient l’organe noble que serait la bouche, par laquelle s’exprime la voix du citoyen.

Au Moyen Age, on serre la vis ! L’homme doit reposer sur la femme pendant l’acte sexuel, afin de se conformer au rapport hiérarchique des sexes.

Du côté des galipettes entre hommes, la sodomie n’a pas encore pris le sens qu’elle possède aujourd’hui. Et surtout, elle ne s’associe pas à l’homosexualité telle que nous la concevons : il n’y a pas de continuité perçue entre le fait d’aimer un homme et avoir des rapports homosexuels, de même qu’être soumis sexuellement n’est pas directement lié à un caractère efféminé.

Autre différence de taille avec notre monde contemporain : au XVe siècle, le rapport homosexuel actif est réprimé bien plus cruellement que le rapport passif (du moins en Italie et en Espagne).

Celui qui subit paraît moins fautif. Encore heureux, car pour les sodomites, les peines sont allées jusqu’à la castration et la mort (voire, pour les enthousiastes, la mort sur un bûcher avec le pénis transpercé par une aiguille ou un clou).

Il faudra attendre l’an 1791 pour que le code pénal français exclue pour la première fois la sodomie de la liste des crimes punissables.

Mais la médicalisation s’incruste dans la partie : à la fin du XIXe siècle, on commence à percevoir l’homosexualité comme une inversion.

Elle était une pratique, elle devient une identité : celle d’hermaphrodites moraux. C’est l’apparition de l’idée d’un troisième sexe.

Dans le même temps, la condamnation religieuse campe sur ses positions.

Le IIIe Reich parachèvera le désastre en envoyant les homosexuels (« radicalement malades », une « peste »,selon Himmler) dans les camps.

L'HERITAGE PESE LOURD

Nous voici donc en 2018.

Lentement, notre société détricote l’association entre homosexualité et pénétration anale des hommes – comme vous l’aurez constaté, une association assez récente !

Nous nous rendons compte péniblement que tous les homosexuels ne pratiquent pas la pénétration anale, de même qu’on peut être hétérosexuel et aimer être pénétré.

L’héritage pèse cependant lourd : les grandes religions restent majoritairement conservatrices (selon mes sources secrètes au Vatican, le pape François n’aurait pas encore pris position sur la réception sexuelle masculine), la médicalisation agressive de l’inversion a été remplacée, dans le cas du massage prostatique, par de relatifs encouragements (toucher sa prostate devient une question de santé sexuelle).

Les Français acceptent l’homosexualité à 77 %. Mais on ignore combien accepteraient d’être touchés, là, en bas, derrière.

Finalement, c’est encore notre construction de la masculinité traditionnelle qui constitue le pire blocage.

Un « vrai » homme doit être au-dessus.

Tant pis pour les Super Orgasmes. Tant pis pour la reconnaissance de ses potentialités physiques.

A ce titre, et c’est un comble, nous faisons passer un plaisir charnel (« jouir d’un corps d’homme ») après un plaisir intellectuel (le plaisir de se sentir un « vrai homme »).

Nous choisissons le regard social plutôt que la chambre à coucher. Nous choisissons la peur. Dans le monde de la virilité toute-puissante, ça ne manque pas d’ironie.

Retrouvez ici toutes les chroniques de Maïa Mazaurette dans La Matinale. 

 

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vendredi 21 juin 2019

Picasso : une peinture qui dénonce les horreurs de la guerre !

 

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"Guernica" de Picasso (1937)

"Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements,

c’est un instrument de guerre offensif et défensif contre l’ennemi."

 

Guernica, 1937
Guernica, 1937 Crédits : Pablo Picasso / Archives Snark - AFP
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Une semaine après le bombardement de la ville basque espagnole de Guernica par l'Allemagne nazie le 26 avril 1937, Pablo Picasso a la rage au cœur.

Il s'empare d'un crayon et esquisse sur un petit bloc de papier bleu un taureau, un cheval, et une femme, inspirés des trois premières photos du drame qui étaient publiées dans le journal Ce soir, dirigé par Louis Aragon.

Ces dessins, il les convertira en une gigantesque peinture cubiste, réalisée dans son atelier sous les toits de Paris. Un tableau destiné à l'Exposition universelle de 1937 et intitulé Guernica.

Auteure : Hélène Combis

Source : https://www.franceculture.fr/peinture/six-peintres-qui-ont-denonce-les-horreurs-de-la-guerre

 

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lundi 29 avril 2019

Le temps des cathédrales

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Rebâtir Notre-Dame en cinq ans, c'est choisir l'industrie contre l'artisanat.
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Reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans est un choix politique, c'est aussi un choix économique. Celui de préférer l'industrie à l'artisanat. En s'engageant, mardi soir, à mener tambour battant ce gigantesque chantier de restauration, le chef de l'Etat a implicitement opté pour le recours à la rapidité des procédés industriels plutôt qu'à la lenteur de la main-d'oeuvre.

Avancer sabre au clair, si possible viser l'impossible, surprendre plutôt qu'attendre, voilà qui est dans la nature d'Emmanuel Macron. Et l'horizon des Jeux olympiques de 2024 peut bien justifier que soit tenté cet exploit de rebâtir en un quinquennat ce que nos ancêtres ont mis des siècles, puis des décennies à exécuter. Ne fallut-il pas encore vingt ans, entre les deux guerres mondiales, pour redresser la cathédrale de Reims ?

La nécessité absolue de rouvrir grand les portes de Notre-Dame lors des JO ne saute pas aux yeux, mais elle peut s'entendre. Sauf si elle doit s'accomplir au détriment de la qualité des projets ou d'un savoir-faire dans la restauration du patrimoine qui tient de l'exception culturelle. Car, pour tenir des délais aussi serrés, le maître d'oeuvre n'aura d'autre choix que de faire travailler des groupes de construction, compétitifs et performants, seuls capables de livrer les matériaux composites ou métalliques indispensables à la rapidité du chantier. Alors, adieu charpentes en chêne massif, pierres taillées à la main et patines naturelles... 

... Vous pouvez lire la suite de cet article 

en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

Auteur : Jean-Françis Pécresse

Source : 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-temps-des-cathedrales

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vendredi 8 mars 2019

À quand les livres remboursés par la Sécurité sociale ?

 

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On soigne par les livres depuis au moins aussi longtemps qu’on soigne par les plantes. Innombrables, en effet, sont les cas de guérison par la lecture. Ainsi John Stuart Mill, que la lecture du Prélude de William Wordsworth sauva de la plus noire des dépressions. Montaigne, lui, voyait dans le compagnonnage des livres le seul à résister à l’usure du temps. Un article de 2016, paru dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, retrace la généalogie de la « bibliothérapie » et semble en consacrer le caractère scientifique. Mais est-ce vraiment servir la cause des livres que de les assimiler à une médecine douce ?

Brève histoire de la clinique littéraire

Création anglo-saxonne, le terme de « bibliothérapie » apparaît en 1916, dans un article de l’Atlantic Monthly, que signe le pasteur Samuel McChord Crothers. D’une plume ironique, il dialogue avec Bagster, ecclésiastique fictif qui a converti sa sacristie en « Institut de Bibliothérapie » pour hommes d’affaires fatigués, auxquels il dispense des ordonnances exclusivement littéraires.

Tel ouvrage s’administrerait comme un cataplasme à la moutarde, tel autre comme un sirop apaisant. Crothers y fait la satire des thérapies alternatives – homéopathie, naturopathie – récemment apparues sur le marché. Mais on ne rit plus quand la « clinique littéraire » trouve un début de traduction concrète grâce aux efforts déployés par Sadie Peterson Delaney (1889-1958). Formée à Harlem, puis devenue bibliothécaire en chef d’un hôpital de l’Alabama spécialisé dans la prise en charge des anciens combattants afro-américains, elle se penche sur les aptitudes du livre à soulager certains traumas.

Sadie Peterson Delaney. History Makers/Facebook

En Angleterre à la même époque, l’Armée britannique mandate un universitaire d’Oxford, H.F. Brett-Smith, exempté de service militaire pour raisons médicales, pour constituer un « Fever-Chart » (relevé ou feuille de température) destiné à évaluer les lectures les plus « salubres » pour les blessés de la Grande Guerre. Sans surprise, c’est Jane Austen qui arrive en tête. Lors du deuxième conflit mondial, c’est vers le romancier Anthony Trollope que les Londoniens se tourneront en masse pour y puiser de quoi conforter leur résilience. Il serait donc avéré que Les livres prennent soin de vous, pour le dire avec la romancière Régine Detambel, kinésithérapeute de formation, ou que Lire, c’est guérir (Marc-Alain Ouaknin).

La bibliothérapie expliquée aux enfants

C’est en 1946 que la bibliothérapie est utilisée pour la première fois sur un public d’enfants « à problèmes », en particulier relationnels. Le gros des recherches actuelles, pour lequel on manque encore de recul, porte, de fait, sur l’impact prêté à la thérapie par le livre en milieu scolaire. Réputés plus réceptifs que les adultes à la métaphore et au récit, aux histoires racontées avant d’affronter les craintes liées à la nuit, les enfants constituent un public de choix pour mettre à l’épreuve une thérapie conçue comme non invasive, et reposant sur trois piliers fondamentaux.

L’identification, d’abord : c’est le stade où l’enfant s’identifie à un personnage de roman, chez qui il retrouve ses propres problèmes personnels et découvre qu’il n’est pas seul dans ce cas. La deuxième étape est la catharsis, purge émotionnelle théorisée en son temps par Aristote à propos du théâtre. L’Insight, ou compréhension intuitive en profondeur, parachève le processus.

Image extraite de L’Histoire universelle des théâtres de toutes les nations, depuis Thespis jusqu’à nos jours (1779). Flickr

Parmi les bénéfices attendus de la démarche, figurent : l’assurance qu’il existe des solutions alternatives, la résilience renforcée au sein d’un groupe, le fait de renouer avec des facultés d’empathie atrophiées. Se posent cependant des questions de méthode. Le livre se suffit-il à lui-même, ou bien faut-il l’intervention d’un enseignant et/ou d’un thérapeute spécialisé, avec exercices prescrits et objectifs comportementaux à la clef ? Le choix des livres, enfin, est crucial. Le livre retenu doit-il être pris dans le champ de la littérature existante. Ou convient-il de créer un livre ad hoc, de façon à répondre à des besoins spécifiques ? Dans le domaine de la lecture pour la jeunesse, on pense à la série The Berenstain Bears, apparue en 1962, qui cible à chaque nouvelle parution un nouveau « problème » (obésité, visite chez le dentiste, racket à l’école…).

Les ours Berenstain ont une solution pour chaque difficulté de la vie quotidienne. Amazon

Quand la littérature se rebiffe

L’effet bien réel, sur la vie des patients, des healing stories (récits guérisseurs, et de guérison) est une chose. Une autre est l’instrumentalisation de la littérature à des fins de thérapie généralisée. Certes, Marcel Proust est l’un des premiers écrivains à évoquer, à propos de cet « acte psychologique original appelé lecture », « certains cas pathologiques pour ainsi dire, de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée, par des incitations répétées, de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l’esprit ». Certes encore, l’ouvrage récent d’Alexandre Gefen, Réparer le monde La littérature française face au XXIe siècle (Corti, 2017), identifie un tournant thérapeutique dans la jeune littérature française, qui semble délaisser les préoccupations formelles au profit d’engagements proches de l’éthique de la sollicitude, du Care, chère aux universitaires américains.

Jean Baptiste Camille Corot, Liseuse couronnée de fleurs, ou La Muse de Virgile (1845).Wikipédia

 

Mais on peut ne pas vouloir cautionner les lectures prescrites, délivrées sur ordonnance. C’est ce que Marielle Macé fait avec panache. Nulle direction de lecture, chez elle, mais telle ou telle conduite de vie, à puiser à même les livres et à accorder à son être profond. Et l’auteur de Façons de lire, manières d’être(Gallimard, 2011) de plaider pour une conception tout autant existentielle que stylistique de la lecture. Lire, c’est se trouver « puissamment attiré par des possibilités d’être et des promesses d’existence » offertes par les textes.

Le poème « Dans le style des hirondelles », de Francis Ponge, illustre à merveille son propos. Sur la page, l’oiseau « signe » son vol heurté, enjoignant le lecteur à comprendre autant que faire se peut la « forme » prise par sa trajectoire de vie. Dans le « style » en question Marielle Macé reconnaît en outre la marque que son père boulanger laissait dans le pain avant de l’enfourner. Voilà, conclut-elle, ce qui anime la vie intérieure d’un lecteur : chaque forme littéraire se présente à lui comme une « puissance » qui tire en lui « des fils et des possibilités d’être ». En suivant un auteur, comme le préconisait Proust, on suit une phrase, bien sûr, mais on suit aussi des promesses d’existence, des manières de conduire sa vie – des phrasés, en somme, que nous restons libres de reprendre ou non à notre compte…

Auteur

Professeur de littérature anglaise, École normale supérieure (ENS)

Source : 

https://theconversation.com/a-quand-les-livres-rembourses-par-la-securite-sociale

 

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mardi 8 janvier 2019

L'argot

 

Trois hommes attablés au Lapin agile,

agence Rol, 1909 - source : Gallica-BnF

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Langue orale typiquement populaire, l'argot a suscité dès le XIXe siècle la curiosité des journaux, qui se sont plu à en reproduire les meilleures expressions et à en décortiquer les mécanismes.

« L'argot, c'est le verbe devenu forçat », disait Victor Hugo. Comme l'auteur des Misérables, les journaux français affichent dès le XIXe siècle une véritable fascination pour l'argot, ce langage populaire aux expressions riches et imagées, souvent associé aux criminels, mais dont l'usage dépasse en réalité largement le simple milieu des gouapes, des marlous, des arsouilles et autres fleurs de bagne.

En 1856, le dramaturge Albert Monnier se risque dans Le Figaro à une « excursion dans l'argot ». De cette virée en zone louche, il ramène quelques perles :

  • Une table, c'est une carrante, parce qu'on s'y carre.
  •  
  • Le soleil s'y nomme le luisant, ou le bourguignon.
  •  
  • Une perruque – une réchauffante, ou un gazon.
  •  
  • Une porte – une lourde ; – l'ouvrir, déboucler une lourde.
  •  
  • Une sonnette – une branlante.
  •  
  • Un pantalon – un montant.
  •  
  • Un habit, une pelure, absolument comme pour une pomme qu'on épluche.
  •  
  • S'habiller, c'est se piausser, se mettre une autre peau. Déshabiller quelqu'un de force, c'est le dépiausser. On croirait qu'il s'agit d'un lapin.
  •  
  • La chemise devient une limace.
  •  
  • Le cœur – le palpitant.
  •  
  • L'estomac – la place d'armes, le stom, l'atout.
  •  
  • Le ventre — la bauge (retraite du porc).
  •  
  • La gorge — la rue au pain.
  • Le sang — le raisiné.
  •  
  • Les ongles — les arpions (harpon, croc pour la pêche).
  •  
  • La langue — le chiffon rouge.
  •  
  • La tête, c'est la sorbonne s'il s'agit de penser ; — la tronche s'il est question de la risquer ; — la coloquinte pour désigner une mauvaise tête ; — la boule pour indiquer un homme qui la perd ; — le melon s'il s'agit du chef d'un imbécile, et la trombine s'il faut peindre une trompeuse binette. 

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Auteur : Pierre Ancery

Source : https://www.retronews.fr/societe/echo-de-presse/2018/05/30/largot-vie-et-mort-dune-langue-du-peuple?utm_source=NLhebdo301218&utm_medium=article-a-la-une&utm_campaign=largot-vie-et-mort-dune-langue-du-peuple

 

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samedi 5 janvier 2019

D'où vient la tradition de s'embrasser sous le gui le 31 décembre ?

 

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C’est au XVIIIe siècle que les Anglais amènent cette tradition du baiser sous une branche de gui, porteur de bons auspices, et signe d'heureux présage pour franchir le seuil d’une nouvelle année..
Ils ont inventé la « kissing ball», des boules de gui que l’on accroche à une porte, et sous laquelle on s’embrasse.
Auteure :  Maïna Sicard-Cras 
Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/vient-tradition-s-embrasser-gui-1598711.html

Complément d'informations : 
Le gui est un parasite qui vit sur le chêne. Les druides adoraient les bocages de chênes. Les anciens Celtes (associés aux druides) avaient pour habitude de donner du gui en tant que remède aux animaux stériles afin de les rendre fertiles. Sa signification en langue celte est toujours : « la plante qui guérit tout ».
Source : http://vivementnoel.blogspot.com/2014/12/pourquoi-sembrasser-sous-le-gui-noel.html

 

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samedi 8 décembre 2018

La féminisation des mots : portée d'une querelle

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On ne sait pas toujours que dans un passé lointain, la langue française s'était montrée, avant qu'on ne la corsète, d'une remarquable souplesse. Le linguiste Bernard Cerquiglini nous raconte comme la langue révèle ainsi l’état des sociétés, et en l'occurrence du statut de la femme...

Cliquez sur le lien ci-après pour accéder au podcast: https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/la-feminisation-des-mots-portee-dune-querelle?xtor=EPR-3.

 

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mardi 16 octobre 2018

Le Bordeaux sombre des années 1930, entre romanesque et réalité.

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Un feuilleton vécu

Ni écrivain ni journaliste reconnu, Jean Rollot n’a que très peu laissé de traces dans les catalogues des bibliothèques. Il appartient à la masse des reporters quasi anonymes qui forment la majorité du corps professionnel des années 1930.

À Paris-Soir, Rollot couvre l’actualité des spectaclesdes arts et de la littérature, en plus de faits divers occasionnels. Des procès aux bruits de coulisses en passant par le grand reportage que l’on va évoquer, une certaine polyvalence est exigée de sa part par ses supérieurs.

Rollot rappelle ainsi l’existence d’une pratique courante mais peu valorisée du reportage, qui se trouve susceptible d’activer pourtant les mêmes codes, les mêmes imaginaires que sous la plume des plus célèbres écrivains-reporters de l’entre-deux-guerres. Qu’il s’agisse de Blaise Cendrars, de Joseph Kessel ou de Jean Rollot, les reporters, s’ils ne sont pas d’égales renommées, produisent des enquêtes semblables par certains aspects : le reportage est alors souvent conçu comme un roman-feuilleton « vrai », un récit se disant « vécu » et qui, dans le journal, a au moins autant – sinon davantage – fonction de divertissement que d’information.

Consommé et publié en série, les reportages se succèdent dans Paris-Soir selon une mécanique bien huilée : lorsqu’une enquête se termine, une nouvelle lui succède aussitôt, de manière à ne jamais laisser le lecteur sur sa faim. Ainsi, le « grand reportage » de Jean Rollot à Bordeaux, publié du 17 au 28 janvier 1932, fait suite à une enquête de G.-A. Oubert (autre écrivain-reporter peu connu mais employé à plusieurs reprises par Paris-Soir) sur les Romanichels, dont la conclusion est parue la veille.

Femmes déchargeant des tonneaux près des docks de Bordeaux, Agence Rol, 1916 - source : Gallica-BnF
Femmes déchargeant des tonneaux près des docks de Bordeaux,
Agence Rol, 1916.
Source : Gallica-BnF
Quartier réservé

Comme Marseille, Bordeaux mérite sa place dans le panorama des « bas-fonds » en sa qualité de ville portuaire. Le titre du reportage met en avant ce statut : le « port d’Amérique, port d’amour » promet lointains et voluptés. Avant même d’ouvrir le journal pour y retrouver le reportage, le lecteur peut rêver sur le titre affiché à la Une, imaginer la vie des matelots.

Jean Rollot fait penser à l’écrivain Francis Carco par la proximité qu’il met en scène avec les marins et bandits bordelais. Il ne leur rend pas visite seulement en reporter, mais se décrit comme un ami qui fréquente les bouges des ports, récolte les propos et la confiance des hommes, leur manifeste une « vraie sympathie ».

Le reportage s’ouvre un soir d’ennui, alors que Rollot flâne à Bordeaux : « Partirais-je pour l’Afrique rouge, les Amériques couleur de l’espérance ? » La ville portuaire retiendra plutôt son attention, grâce à la rencontre impromptue de Georges le Marin, « [grand], gros, écarlate, bien vêtu » et de « ses compagnons », André et Philippe. Avec eux, Rollot découvre l’« atmosphère de passion, voire de vice » de Bordeaux où, « comme dans tous les grands ports, les plaisirs ont leur caractère spécial ».

Le reporter, d’accointance avec les marins, partage leurs virées nocturnes dans le « quartier réservé », aux alentours de « la place Mériadeck ». Dans les « rues où s’accotent les cabarets louches aux maisons discrètes », il se fait le témoin des patrouilles de police et des rafles, se promène au son des « accents de la guitare hawaïenne ou du banjo ».

En compagnie de Georges le Marin, dont il a gagné la confiance, le reporter se voit ouvrir les portes d’un bar fréquenté par les travestis, le « Sabatou », à proximité de la gare Saint-Jean.

Sur les quais de Bordeaux, où est amarré le cargo « L'Europe », Agence Rol, 1917 - source : Gallica-BnF
Sur les quais de Bordeaux, où est amarré le cargo « L'Europe »,
Agence Rol, 1917.
Source : Gallica-BnF

L’imaginaire de la France criminelle véhiculé par le reportage déborde bien au-delà de Paris. Tandis que Blaise Cendrars met en scène les trafics de Marseille, c’est un journaliste peu renommé de Paris-Soir, Jean Rollot, qui s’intéresse aux quartiers interdits de Bordeaux en 1932.

« [Sabatou, le patron] laissait le service du bar à un blondinet de seize ans, tout au plus, dont la figure enfantine était passée au “fond de teint” et à la poudre.

Pour être bien vu dans la maison, il fallait plaire à ce jeune barman, qui faisait de mauvais cocktails, mais était seul à disposer des bouteilles. C’était l’ami officiel du patron. »

La plongée dans les milieux interlopes homosexuels fait de Jean Rollot un intermédiaire méconnu entre l’imaginaire tracé par Francis Carco en 1914, dans le roman à succès Jésus-la-Caille, et celui de Jean Genet, qui produira quelque dix ans plus tard le sulfureux classique Notre-Dame-des-Fleurs (1943).

À Bordeaux, le Sabatou et ses clients sont violentés par des « voyous […] outragés dans leur conception de la morale naturelle […] qui jurèrent de défendre la vertu ». Mais à celui qui arrive à pénétrer sans heurt dans l’établissement se révèle une vision équivoque et fascinante.

« Les petits messieurs qu’on découvrait là, poudrés, maquillés, répondaient à ces surnoms : La Tosca, Pola Negri, La Louve, Véronique, La Violettera.

Ils chantaient, papotaient dans les coins, buvaient, fumaient, se passaient de main en main de petits paquets de “coco”, poussaient des miaulements de chatte et, parfois, se mettaient à danser entre eux. »

Rollot s’attarde aux talents de danse et de chant des « messieurs », ce en quoi il laisse percer son regard de chroniqueur des spectacles. Disputes, intrigues, légendes et anecdotes sont rapportées, le reporter se faisant le conteur de cette faune et de son animation, d’une « gaieté inlassable et parfaitement sincère », où l’on imite Raquel Meller, étoile du music-hall parisien.

Visions de nuit, visions de jour

En compagnie d’André, son nouveau « guide », Rollot observe la vie nocturne dans les bistrots de la rive gauche du port, en quête de « quelque secret nouveau », d’une « turbulence dramatique »... (pour lire la suite de cet article, cliquez sur le lien " Source" ci-dessous).

Auteure : Mélodie Simard-Houde

Source :  https://www.retronews.fr/societe/long-format/2018/10/04/le-bordeaux-sombre-des-annees-1930-entre-romanesque-et-realite

1) Evy - signature animée Titi

 

 

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samedi 13 octobre 2018

Le terme « fake news » est officiellement remplacé par « infox »

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Après maints débats et discussions, les experts de la langue française ont convenu remplacer l’expression américaine « fake news » par « infox »

Pour rappel, c’est Donald Trump qui a initié en premier l’expression « fake news » durant sa campagne électorale. Depuis, l’expression s’est répandue aussi bien sur la bouche du public que sur les médias sociaux.

LA COMMISSION GRIMACE À L’ENTENTE DES TERMES ÉTRANGERS

La commission d’enrichissement de la langue française se compose d’experts et de membres de l’Académie française. Elle a pour fonction de trouver une équivalence française aux vocabulaires étrangers.

D’ailleurs, la majorité de ces expressions populaires et locutions étrangères proviennent des Etats-Unis. Tel est le cas, par exemple, du mot brainstorming, un terme qui donnerait sans doute une douloureuse migraine aux académiciens et qu’ils préfèrent remplacer par le plus élégant terme de « remue-méninges ».

LES EXPERTS DE LA LANGUE S’ENTENDENT SUR « INFOX »

Trouver un mot français pour dire « fake news » a déjà traversé l’esprit de la commission en octobre 2017. Toutefois, il a fallu du temps aux experts de la langue pour s’accorder sur le terme approprié.

« Infox » a ainsi eu plusieurs rivaux, notamment, « infaux », « intox », « craque », « infausse » ou encore le mot « fallace » qui, semble-t-il, plaisait bien à Rabelais.

Néanmoins, c’est « infox » qui a mis d’accord les spécialistes. Ce terme sonnait effectivement mieux à l’oreille. D’autant plus qu’il était le produit de deux termes français: « info » et « intox ». La commission pense ainsi que ce mot pourrait bien plaire au public.

Auteure : 

Source : https://www.minutenews.fr/actualite/societe/le-terme-fake-news-est-officiellement-remplace-par-infox-428285.html?utm_source=WM&utm_medium=cpc

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