mardi 21 mai 2019

À Madagascar, les lémuriens victimes du changement climatique

 

Un lémurien "bambou" dans le parc national de Marojejy classé au patrimoine mondial de l’Unesco © Radio France / Sarah Tétaud

Cyclones de plus en plus intenses, perturbation de la saison des pluies, calendrier cultural bouleversé… 25% des espèces de l'île pourraient disparaître en cas d’augmentation de deux degrés.

Alors que le rapport Planète Vivante 2018 déplore une réduction de 60% des populations d'espèces sauvages, à Madagascar, la faune et la flore subissent déjà les impacts du changement climatique.

25% des espèces pourraient disparaître en cas d’augmentation de la température de 2 degrés. Or de récentes projections tablent sur une augmentation de 2,6 degrés d’ici à 2055. Un désastre pour la biodiversité du pays, endémique à plus de 80%.

Quelles solutions pour réduire les impacts ?

Une aire protégée, déjà considérée par les scientifiques comme un refuge climatique pour ces primates, a été mise en place dans le parc national de Marojejy situé au nord de l'île et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On y trouve par exemple un lémurien au pelage blanc : le Simpona ou "propitecus soyeux".

Le lémurien "Simpona" espèce rare, classée parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. 

Ils ne sont que 5 individus dans un territoire de 44 hectares

C’est ici, au cœur de cette forêt primaire humide de moyenne altitude, que vit cette espèce rare de lémurien, classée parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. "Ils ne sont que 5 individus dans un territoire de 44 hectares" rappelle Mosesy Madiomanana, guide du parc national de Marojejy.

Erik Patel, grand spécialiste américain des primates malgaches et directeur de la Lemur Conservation Foundation, est très inquiet pour ces mammifères : "Beaucoup de modèles géospatiaux et climatiques ont montré assez précisément qu’à cause du changement climatique, plus de 90% des espèces sont menacées d’extinction."

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) explique qu’avec l’augmentation de la température, les habitats des lémuriens ne seront plus viables. Les animaux devront migrer pour survivre. Pour Harisoa Rakotondrazafy, chercheuse au sein de l’ONG : "Face au changement climatique, on doit vraiment beaucoup investir dans la gestion des corridors forestiers, c’est-à-dire de relier les forêts d’une zone à une autre zone pour vraiment faciliter cette migration des espèces vers ces refuges climatiques."

En attendant que les arbres des corridors forestiers artificiels poussent, l’urgence est de préserver les corridors existants et de stopper une déforestation galopante. En 2017, 3,8% de la couverture forestière de l’île a disparu. 

Auteur : par France Inter 

Source :

https://www.franceinter.fr/societe/a-madagascar-les-lemuriens-victimes-du-changement-climatique

Signature - Evy bleugif

-=oOo=-

 

!   ATTENTION   !

 

"J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension."

 

Posté par evynou35 à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


dimanche 24 février 2019

5 idées fausses sur les chats

 

chat-heureux-entretien-article

-=oOo=-

Les croyances sur les chats ont la vie dure. Entre les pouvoirs qui leurs sont prêtés et l'interprétation de leurs manies, il y a parfois un fossé avec la réalité.

1) Ils retombent sur leurs pattes? Oui mais dans quel état?

Un chat est souple, mais il y a des limites! La chute d’un balcon reste une cause fréquente de fracture et de décès. Même s’il a le réflexe de relever bien haut la tête lorsqu’il est en chute libre (de sorte que son corps suive le mouvement et que ses pattes se placent en position de réception), ce n’est pas toujours efficace: cela dépend de la hauteur de sa chute et de la dureté du sol. Voilà pourquoi un balcon accueillant un chat devrait être équipé de filets de sécurité indéchirables (vendus en animalerie). 

2) Il vous rapporte une proie. Il vous juge… incompétent

Aux dires de certains, l’offrande signifierait qu’il vous considère comme sa mère. S’il est vrai que le chat n’a ce comportement qu’avec un individu proche et qu’il affectionne, il agit de la sorte quand il considère que vous n’êtes pas capable de chasser et, donc, qu’il faut tout vous apprendre! Autrement dit, il ne vous considère pas comme sa mère, mais plutôt comme un chaton incompétent qu’il faut éduquer! 

3) Les chats noirs portent malheur à eux-mêmes

La peur des chats noirs vient du Moyen Âge. Ils étaient alors assimilés au diable, accusés de déchaîner les éléments naturels et, donc, pourchassés comme les sorcières. Aucune étude n’a montré qu’ils portent malheur (et pour cause, il n’y a pas de raison), hélas cette superstition amenuise leurs chances d’adoption lorsqu’ils se trouvent en refuge et, cela, c’est prouvé. En outre, un chat noir encourt davantage le risque d’être percuté par une voiture la nuit, faute de visibilité. 

4) Les chats blancs sont sourds… seulement s’ils ont les yeux bleus

Tous les chats blancs ne sont pas sourds. Seuls 50% des chats blancs de la tête à la queue avec les deux yeux bleus sont concernés. Cette particularité vient du fait qu’ils ont hérité d’une mutation de leur gène responsable de la couleur blanche. Or, ce gène muté peut induire la mort des cellules de l’oreille et une surdité précoce. Le principal risque pour un chat sourd étant de se faire écraser, il est préférable de le garder chez soi. 

5) Il ronronne, donc il nage dans le bonheur…

Le ronronnement est une vibration du larynx correspondant à un mouvement volontaire. C’est le chat qui décide de ronronner. Le chaton le fait pour exprimer sa dépendance vis-à-vis de sa mère, puis, plus tard, vis-à-vis d’un proche avec lequel il se sent bien: il ronronne donc, en effet, lorsqu’il est heureux. Mais pas seulement. Ce faisant, il synthétise des molécules proches de la morphine, euphorisantes et antalgiques: il ronronne donc aussi lorsqu’il est malade, blessé ou lors de la mise à bas.   

Auteure : Nathalie Szapiro-Manoukian 

Source : https://www.notretemps.com/famille/actualites-famille/5-idees-fausses-chats,

1) Evy - signature animée Titi

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».  

Posté par evynou35 à 18:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 12 février 2019

Une étude met en lumière le déclin catastrophique des insectes

500_F_100632220_tnWyXN8ej7RyaWqyYiNIcTkDmwcVwSeg

https://t3.ftcdn.net/jpg/

 

-=oOo=-

 

MENACE  Ils sont un maillon indispensable de nombreux écosystèmes

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Eviter l’effondrement

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d'extinction « et chaque année, environ 1 % supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41 %) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10 %) huit fois plus », soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires » : « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels », insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Les pesticides fortement soupçonnés

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition : le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018. « Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait un des chercheurs, Vincent Bretagnolle : car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

A l’origine de la perte des insectes, les chercheurs australiens désignent le bouleversement de leur habitat et le recours aux pesticides de synthèse, au cœur de l’intensification de l’agriculture dans le monde ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur le cas de l’Europe et des États-Unis où l’on dispose de suivis les plus réguliers. « Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ». A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes, les espèces invasives, et enfin le changement climatique mais surtout dans les régions tropicales.

Auteurs : 20 Minutes avec AFP

Source : https://news-w-planete.20minutes.fr/planete/2448663-20190211-

etude-met-lumiere-declin-catastrophique-insectes

Signature - Evy bleugif

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

Posté par evynou35 à 17:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 28 janvier 2019

Au Mexique, des petits ponts sur les autoroutes pour sauver les animaux sauvages

Ces "passages pour la faune" vont se multiplier au-dessus des autoroutes de l'État de Chihuahua.

Ces "passages pour la faune" vont se multiplier au-dessus des autoroutes de l'État de Chihuahua.
-=oOo=-

Une initiative mise en place dans le vaste État de Chihuahua, qui concentre de nombreuses espèces dont plusieurs en voie de disparition.

Pour les protéger le plus possible, la Commission d'écologie du Congrès de Chihuahua, présidée par le député Alejandro Gloria González, a décidé d'agir récemment, rapportent cette semaine nos collègues du HuffPost Mexico.

"Il est nécessaire de générer des stratégies qui marquent un changement substantiel dans la politique que nous avons eue jusqu'à présent. Une alternative viable et éprouvée est la construction de "passages pour la faune", a déclaré le député.

Ces "passages pour la faune" prendront la forme de tunnels ou de ponts sous et au-dessus des autoroutes, permettant aux animaux de les traverser en toute sécurité.

HUFFPOST MEXICO

 Pour Juan Carlos Bravo, directeur de l'ONG Wildlands Network, il s'agit d'un progrès important pour la conservation et la durabilité de la faune.

Auteur : Rédaction du HuffPost

Source : https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/27/au-mexique-des-petits-pont-sur-les-autoroutes-pour-sauver-les-animaux-sauvages_a_23654031/?utm_hp_ref=fr-homepage

1) Evy - signature animée Titi

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

Posté par evynou35 à 12:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 30 novembre 2018

Vipères, crotales, cobras… Les venins tuent mais peuvent aussi soigner

 

Ophiophagus hannah, cobra royal. viperskin/FlickrCC BY-NC-SA


Nous vous proposons cet article en partenariat avec l’émission de vulgarisation scientifique quotidienne « La Tête au carré », présentée et produite par Mathieu Vidard sur France Inter. L’auteur de ce texte évoquera ses recherches dans l’émission du 30 novembre 2018 en compagnie d’Aline Richard, éditrice science et technologie pour The Conversation France.


Saviez-vous que le venin est aussi un médicament ? Il peut soigner grâce à la spécificité de ses composants qui sont de véritables scalpels moléculaires. Ils sont à l’origine d’une vingtaine de médicaments déjà commercialisés, et ce n’est qu’un début : chercheurs et cliniciens travaillent sur des toxines qui, à l’issue d’un processus long et rigoureux de recherche-développement, seront peut-être les traitements de demain.

Depuis l’Antiquité, les venins sont à la fois poisons ou remèdes, selon la dose administrée et la compétence de l’utilisateur. Cléopâtre maîtrisait les poisons végétaux et les venins animaux qu’elle expérimenta sur des condamnés à mort avant de choisir le cobra pour se suicider. Après la Renaissance, Francesco Redi (1626-1697) et Felice Fontana (1730-1805) décrivirent les effets des venins avec une approche rationnelle, fondant la « toxinologie » moderne.

Les venins ont un grand intérêt du point de vue de l’évolution. Ils servent à paralyser, tuer et digérer une proie sans avoir à la dépecer et permettent aussi de se défendre. Ils sont produits par des glandes spécialisées issues de glandes digestives, concernant les reptiles, araignées et mollusques ; génitales, pour les hyménoptères ou encore cutanées, pour les batraciens, les poissons et les monotrèmes. Enfin, le venin de scorpion ne dérive d’aucune structure connue, et sécrète des neurotoxines provenant des défensines, des protéines faisant partie du système immunitaire.

Dard d’une guêpe avec une gouttelette de venin. WikimediaCC BY-SA

Certains batraciens, oiseaux ou poissons assimilent et stockent des alcaloïdes de leurs proies, ce qui renforcent leurs substances venimeuses. Au cours de l’évolution, les venins ont acquis de nouvelles propriétés en capturant des gènes de cellules d’autres organes codant pour des médiateurs chimiques ou des hormones. D’où leur grande diversité, un facteur qui explique que les envenimations soient souvent graves. Mais l’étude de cette large palette de molécules et de leurs mécanismes physiopathologiques permet aussi le développement de médicaments.

Ainsi, les venins de la famille des vipères et des crotales, Viperidae, agissent sur la coagulation du sang. Induite par une plaie ou un traumatisme, la coagulation résulte de processus enzymatiques complexes au cours desquelles les plaquettes et cellules sanguines s’agglutinent en masse dans un réseau de fibrine pour constituer le caillot. Or, que se passe-t-il quand une proie se fait mordre par une vipère ? Certaines enzymes du venin (les désintégrines) bloquent l’agrégation des plaquettes sanguines de l’animal mordu, ce qui retarde et fragilise le caillot. D’autres enzymes, les hémocoagulases, rendent le sang durablement incoagulable. Enfin, dernier agent toxique, les hémorragines perforent les parois vasculaires provoquant les saignements. La proie meurt d’hémorragie mais ces protéines offrent un fort potentiel thérapeutique.

Administrées localement chez un malade, les désintégrines dissolvent les thromboses veineuses à l’origine d’embolies pulmonaires ou d’infarctus cardiaques et cérébraux. L’aggrastat (Tirofiban) et l’eptifibatide (Integrilin), respectivement extraits des venins d’Echis carinatus, une vipère indienne, et de Sistrurus miliarius un crotale nord-américain, sont utilisés pour prévenir et traiter l’occlusion des vaisseaux coronaires lors d’une chirurgie cardiaque. En cancérologie, aussi, ces molécules ont une utilité. En empêchant l’adhésion des cellules entre elles, les désintégrines s’opposent à l’implantation de métastases et à la vascularisation nécessaire à la croissance de cancers.

Colle de serpent à sonnette

La gyroxine, hémocoagulase du venin de Crotalus durissus terrificus, serpent à sonnette sud-américain, est utilisée comme une « colle biologique ». Appliquée localement avec une protéine coagulante, du fibrinogène de bovin, elle forme un réseau de fibrine qui arrête les saignements, comble les petites cavités et ferme les plaies. Résistante, moins intrusive que la suture par fil et résorbée en 1 à 2 semaines, la colle de fibrine crée une barrière contre l’infection et est appréciée dans les transplantations, greffes et en chirurgie plastique. Les hémocoagulases extraites du venin de crotale brésilien Bothrops jararaca (Botropase et Botroclot) activent localement la formation de fibrine et sont indiquées comme hémostatique local en chirurgie et odontologie.

Contre l’hypertension, le venin de la vipère sud-américaine B. jararacaest intéressant. Il inhibe une enzyme rénale responsable d’une vasoconstriction et de l’augmentation de la pression artérielle. Un analogue synthétique à ce venin, le captopril, est chef de file d’une classe médicamenteuse d’antihypertenseurs (les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine ou IECA) parmi les plus vendus dans le monde.

Des neurotoxines contre la douleur

Le mamba noir Dendroaspis polylepis en posture d’intimidation. 
Bill Love/Blue Chameleon Ventures/WikipediaCC BY-SA

Dans les venins, on trouve des neurotoxines qui agissent sur les membranes des cellules neuromusculaires, ce qui perturbe la transmission de l’influx nerveux et affecte la motricité ou la sensibilité. On s’en sert également pour soigner. Les neurotoxines de cobras sont employées comme antispasmodiques contre les spasmes et contractures des muscles de la face ou des membres. Les mollusques marins du genre Conus ont aussi leurs venins, et leurs conotoxines sont testées dans le traitement des épilepsies. La mambalgine (extraite du mamba noir, Dendroaspis polylepis), l’hannalgésine (provenant du cobra royal, Ophiophagus hannah) et le ziconotide (isolé de Conus magus et commercialisé sous le nom de Prialt) sont de puissants analgésiques, substituts potentiels de la morphine sans accoutumance ni effet sur la conscience et l’éveil.

Du côté des hyménoptères, l’apamine (3 % du venin de l’abeille) favorise la diffusion dans le cerveau de la dopamine, un neuromédiateur qui régule le comportement. Dans la maladie de Parkinson, les cellules sécrétant la dopamine disparaissent progressivement, ce que compense l’administration précoce d’apamine.

Chez les lézards, l’exénatide (Byetta) du venin d’héloderme (Heloderma horridum et H. suspectum), saurien venimeux nord-américain, a les mêmes effets qu’une hormone intestinale (GLP-1) régulant la glycémie. Comme celle-ci, mais avec une durée d’action beaucoup plus longue, il stimule la production d’insuline, favorisant l’incorporation du glucose dans les cellules, et inhibe l’excrétion du glucagon, une substance qui empêche la libération de glucose par le foie. Dans le diabète de type 2, le Byetta réduit le risque d’hypoglycémie réactionnelle et la production d’hémoglobine glyquée, une substance qui diminue lorsque la glycémie a été correctement équilibrée. De plus, il ralentit la motricité gastrique, ce qui lui confère un effet « coupe-faim ». Un autre peptide homologue du GLP-1 se trouve dans le venin des monotrèmes (ornithorynques et échidnés).

Enfin, les défensines et alcaloïdes influent sur le monde microbien. On peut s’en servir pour limiter la survenue de résistances, ce qui en font de bons candidats antibiotiques. La mélitine (50 % du venin d’abeille) est un puissant inhibiteur de nombreuses bactéries, notamment les agents de la maladie de Lyme et du trachome, levures (candidose), parasites (leishmaniose, maladie de Chagas) et virus. Un gel à base de mélitine est à l’étude contre la transmission sexuelle du virus du SIDA.

D’autres substances venimeuses sont en développement pour de nouveaux médicaments. Les aléas d’approvisionnement en venins et leur structure protéique qui induit une immunité, sont des obstacles. Mais on peut aujourd’hui les contourner en réalisant la synthèse chimique de molécules homologues. Ces nouveaux produits devront apporter une réelle valeur ajoutée par rapport à ceux existant sur le marché. Les indications, le mode d’administration et le risque d’effets indésirables – sans parler du coût – seront alors soigneusement définis.

Auteur : , médecin et docteur en santé publique, Institut de recherche pour le développement (IRD)

Source : https://theconversation.com/viperes-crotales-cobras-les-venins-tuent-mais-peuvent-aussi-soigner

1)signature_1


 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

Posté par evynou35 à 12:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


lundi 26 novembre 2018

Le marsouin du Pacifique, un cétacé en voie d'extinction

Résultat de recherche d'images pour "images marsouin du pacifique"

https://files.newsnetz.ch/story/2/4/8/24834596/1/topelement.jpg

 

-=oOo=-

Le marsouin du Pacifique (Phocoena sinus) est une espèce endémique du nord du golfe de Californie.

Il s'agit du plus petit, mais aussi du plus menacé des cétacés au monde.

On estime aujourd'hui que seulement 100 à 300 individus existent.

Poids : entre 30 et 55 kg

Taille : de 1,2 à 1,5 m

 

Auteure : Agnès Roux, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/photos/faune-plus-petits-animaux-monde-950/faune-marsouin-pacifique-cetace-voie-extinction-5717/



Signature - Evy bleugif

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 17:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 24 novembre 2018

Le cachemire est une laine provenant de la chèvre cachemire.

 

DSC_1968_2_2

Cette laine particulièrement légère, douce et chaude est principalement produite en Chine et en Mongolie, qui représentent les trois quarts de la production mondiale (environ 20.000 tonnes par an).

On trouve aussi quelques élevages en Iran et en Afghanistan, et depuis peu en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Après la tonte, le nettoyage élimine jusqu'à 80 % de la laine tondue. Au final, une chèvre cachemire donne à peine 150 grammes de poils par an.

De plus, comme la fibre est très fine (elle doit avoir un diamètre inférieur à 19,5 micromètres pour que la laine ait droit à l'appellation cachemire), il en faut des milliers pour obtenir un fil.

Les fils sont ensuite eux-mêmes tordus ensembles pour donner plus de solidité à la laine. Il en faut parfois jusqu'à 12 selon l'épaisseur du tricot.

L’entretien d’un pull en cachemire

Si le cachemire est une laine très douce et fine, il est aussi très fragile.

Lors de l'achat, méfiez-vous tout d'abord d'une douceur initiale trop marquée : c'est le signe que le pull a été tricoté avec des fibres courtes qui auront tendance à se casser facilement.

Il est ensuite déconseillé de porter le pull plus de deux jours d'affilée pour laisser à la fibre le temps de se « reposer ».

Contrairement aux idées reçues, il vaut mieux le laver à la machine sur un programme laine à froid (maximum 30 °C) et avec un essorage à 600 tours/mn car le cycle de la machine exerce un mouvement plus régulier qu'avec un lavage à la main.

Le pull doit ensuite être séché à plat sur une serviette éponge, à l'abri du soleil et d'une source de chaleur excessive.

Malgré toutes ces précautions, il faut savoir qu'un vêtement en cachemire, même de bonne qualité, aura tendance à boulocher.

 

Auteure :  Céline Deluzarche, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/personnalites/environnement-celine-deluzarche-1390/

 

Signature_noir abeille

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 16:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 3 novembre 2018

Au Portugal, interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

cirquesenquestions_1

http://www.cirques-de-france.fr/sites/default/files/vignettes/cirquesenquestions_1.jpg

oOo

Adieu lions, tigres, éléphants, chameaux, zèbres... 

Le Portugal a décidé d'interdire les animaux sauvages dans les spectacles de cirque d'ici à 2024, après l'adoption d'une loi par le Parlement, mardi 30 octobre. 

"Cette loi était très attendue. La place des animaux sauvages n'est pas dans les cirques. Les gens doivent pouvoir se divertir sans souffrance pour les animaux", a déclaré à l'AFP Bianca Santos, vice-présidente de l'association portugaise AZP, qui milite pour le bien-être des animaux.

Cette interdiction concernera plus de 1 100 animaux appartenant à une quarantaine d'espèces. Avec la loi approuvée cette semaine grâce aux voix des députés de gauche comme de droite, qui prévoit une période de transition de six ans, le Portugal rejoint ainsi la quarantaine de pays dans le monde, dont la moitié en Europe, qui limitent déjà l'utilisation d'animaux dans les cirques.

Organiser le placement des animaux

D'ici à 2024, les propriétaires des cirques devront enregistrer ces animaux sur une plateforme qui sera créée prochainement, tandis que le gouvernement devra organiser le placement de ces animaux dans des centres d'accueil, au Portugal ou à l'étranger. 

Les professionnels du spectacle qui accepteront de se séparer de leurs animaux avant la fin de la période de transition pourront bénéficier, en outre, d'une aide pour leur reconversion professionnelle.

L'association représentative de la vingtaine de cirques portugais s'était opposée à cette loi, affirmant dans un communiqué qu'elle "contribue à la disparition" de cette filière. "

Le Parlement a enfin compris que des cages plus grandes, des règles plus strictes ou davantage de contrôles n'étaient pas une solution au problème de ces animaux, réduits à de simples marionnettes, à qui on a retiré leur dignité", a réagi de son côté le député André Silva, du Parti personnes-animaux-nature (PAN), qui a le premier soumis un projet de loi sur ce sujet il y a près d'un an.

 

Auteur : France Info avec AFP France Télévisions

Source : https://www.francetvinfo.fr/animaux/bien-etre-animal/le-portugal-interdit-les-animaux-sauvages-dans-les-cirques_3013847.html

 

Signature panda violet

 

!   A T T E N T I O N   !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont  à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des  effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel  et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension. 

Posté par evynou35 à 10:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 30 octobre 2018

La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 44 ans

minutenews

oOo

Mammifères, oiseaux, poissons… sous la pression de l’homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, annonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan plus alarmant à chaque édition.

“Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons”, souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. “C’est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité”.

Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport “Planète vivante”, publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4.000 espèces).

Le 10e rapport faisait état de -52% entre 1970 et 2010. Rien ne semble freiner l’effondrement des effectifs, à -60% désormais.

La zone Caraïbe/Amérique du sud affiche un bilan “effrayant”: -89% en 44 ans. Amérique du nord + Groënland s’en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31%.

Au Brésil, qui vient d’élire un président dont le programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l’élevage bovin.

Mondialement, seuls 25% des sols sont exempts de l’empreinte de l’homme; en 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l’IPBES (le “Giec de la biodiversité”).

S’ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique…

“NOTRE CHANCE”

“La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir”, souligne le DG du WWF France Pascal Canfin.

 

Effondrement des populations de vertébrés


(credit photo AFP) Effondrement des populations de vertébrés

“On pêche moins qu’il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000,” dit-il: “Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis”.

Les “services rendus par la nature” (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial.

Chaque année, le “jour du dépassement” avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c’était le 1er août.

Et pourtant “l’avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l’attention des dirigeants”, s’alarme le WWF pour qui il faut “relever le niveau d’alerte”, provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. “Que tout le monde comprenne que le statu quo n’est pas une option”.

Un combat d’autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l’a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l’Atlantique ou du saumon de la Loire…

Cette année-là les Etats seront appelés à renforcer leurs engagements pour réduire les gaz à effet de serre, et aussi à s’accorder pour protéger la nature lors d’une conférence spéciale à Pékin — avec pour objectif “zéro perte nette de biodiversité en 2030”, souhaite le WWF.

“Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2, renverser la perte de nature – via la finance verte, les énergies propres, une autre production agroalimentaire – restaurer suffisamment de sols et d’océan”, liste Marco Lambertini. “Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C’est notre chance”.

Auteur : Afp avec Minutenews.fr 

Source :  https://www.minutenews.fr/actualite/la-terre-a-perdu-60-de-ses-animaux-sauvages-en-44-ans-437286.html?utm_source=WM&utm_medium=cpc

 

 

Signature_coccinelle rouge

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 12:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 6 octobre 2018

En rouge et noir, la génétique des pois de la coccinelle

________________________________________________________________________________________________________________________________________

oOo

Certaines coccinelles arlequin Harmonia axyridis.possèdent des élytres noires avec deux gros points rouges. D’autres possèdent deux petits points rouges additionnels vers l’arrière, ou sont décorées d’une douzaine de petits points rouges. A l’inverse, il existe des coccinelles avec des élytres rouges, ornées d’une vingtaine de points noirs. Toutes ces coccinelles appartiennent à la même espèce. B. Prud’homme, J. YamaguchiAuthor 

Qu’est-ce qui différencie les coccinelles noires à points rouges des coccinelles rouges à points noirs ? Les enfants – comme les adultes – se sont posé un jour cette question. Les scientifiques aussi. Depuis les années 1920, les travaux se multiplient sur la présence, courante chez les insectes, de motifs colorés distincts au sein d’une même espèce. De grandes figures de la biologie évolutive, comme le généticien Theodosius Dobzhansky ou l’écologiste Michael Majerus s’y sont notamment intéressés.

Un des cas les plus célèbres de coloration a été décrit au XIXe siècle chez un papillon, la phalène du bouleau, au corps entier assombri. On l’a qualifié de mélanisme industriel parce que la mutation qui a rendu l’insecte noir a été concomitante à la révolution industrielle en Angleterre. Un papillon couleur suie a de meilleures chances de survie dans un environnement pollué.

Cependant, chez la plupart des espèces d’insectes concernées par le mélanisme, des motifs noirs discontinus et complexes n’apparaisent que sur certaines parties du corps des insectes. Il en est ainsi chez la coccinelle arlequin, Harmonia axyridis, dite aussi coccinelle asiatique. Cet insecte est le champion du transformisme avec plus de 200 formes de coloration décrites dans les populations naturelles à travers le monde. Ces formes correspondent pour l’essentiel à des variations de zones de couleur noire sur un fond rouge au niveau des élytres, ces ailes antérieures durcies qui recouvrent les ailes postérieures.

Le gène de la coloration identifié

Les mécanismes génétiques par lesquels ces motifs mélaniques sont créés, et maintenus dans les populations de coccinelles, restent largement inconnus. On sait depuis les années 1950 que les différentes formes de couleur résultent de variations génétiques situées dans une seule région du génome mais qui n’avait jusqu’à présent pas été caractérisée. Nos équipes de recherche ont mobilisé leurs différentes expertises en génomique des populations et en biologie du développement pour répondre à cette question. Et nos efforts ont abouti : nous avons pu caractériser précisément les variations génétiques et les mécanismes régulateurs responsables des différents motifs de coloration chez la coccinelle arlequin. Nous avons notamment identifié le gène qui, à lui seul, code toutes les instructions nécessaires pour dessiner les différents motifs qui décorent les ailes de ces « bêtes à bon Dieu ». Ces résultats ont été publiés en août 2018 dans la revue Current Biology.

Dans un premier temps, nous avons séquencé le génome complet de la coccinelle arlequin. Puis nous avons comparé les génomes de nombreuses coccinelles arlequin présentant différentes formes de coloration au sein de plusieurs populations naturelles réparties aux quatre coins du monde, ceci afin d’identifier la région du génome associée aux variations de coloration. Nous avons ainsi pu identifier une région bien précise, mais qui couvrait deux gènes voisins. L’inactivation successive de ces deux candidats a permis de trancher : le gène responsable de la formation des motifs noirs sur les élytres se nomme pannier.

Inactivation du gène pannier : les formes de colorations sauvages de la coccinelle arlequin (de a à d) perdent leur coloration noire (e-h) lorsque le gène est inactivé par la technique dite « d’interférence à l’ARN ». auteursAuthor provided

Le gène pannier a été découvert initialement chez la mouche drosophile dans les années 1980. En général les noms de gènes découverts se réfèrent, souvent avec un zeste d’humour, aux malformations corporelles visibles lorsque ce gène est muté. Pour le gène pannier, c’est la forme de l’embryon mutant similaire à un panier (pannier en anglais) qui a inspiré son nom aux généticiens qui l’ont découvert. Étonnamment, chez aucun autre insecte, le gène pannier ne semblait lié à la production de motifs de coloration. Par la suite, en révélant la localisation de la protéine produite par ce gène, nous avons mis en évidence que pannier est activé (ou exprimé) pendant la formation des élytres.

La localisation de la protéine dans différents territoires cellulaires d’un élytre est corrélée avec la distribution spatiale de la pigmentation noire. Le gène est activé (ou exprimé) dans différents territoires cellulaires (photo de droite, zones argentées) qui préfigurent les emplacements des points noirs sur les élytres rouges (photo de gauche). AuteursAuthor provided

Plus précisément le gène pannier s’active dans différentes populations de cellules de l’élytre qui préfigurent exactement là où la pigmentation noire apparaîtra chez l’adulte. Pannier y active alors d’autres gènes qui assurent collectivement la production de pigment noir par ces cellules et donc la formation des fameux points noirs (chez les coccinelles « rouges ») ou du fond noir (chez les coccinelles « noires »). L’expression du gène pannier est lui-même contrôlée par des séquences d’ADN dites régulatrices, situées autour du gène. Ce sont ces séquences, très différentes dans leur composition moléculaire, qui définissent des variants du gène pannierassociés aux différentes formes de coloration. Les fréquences de ces variants fluctuent selon les populations, créant ainsi des compositions de couleur très bigarrées au sein des populations naturelles de la coccinelle arlequin de par le monde.

En résumé, les différents motifs de couleurs chez la coccinelle arlequin trouvent leur origine génétique dans des variations de l’activation spatiale d’un seul gène qui orchestre la mise en place des différents motifs de mélanisation des élytres. D’une manière générale, ces résultats illustrent de quelle manière des variations au niveau d’un seul gène (génotypes) peuvent, dans certains cas, générer une impressionnante diversité de phénotypes.

Au-delà des couleurs

On suspecte depuis longtemps que la coloration d’une coccinelle, et donc les variations au niveau du gène pannier, affectent d’autres caractères impliqués dans la survie et la reproduction de cet insecte. Ainsi, la distribution des différentes formes de coloration au sein des populations pourrait traduire une réponse adaptative à des contraintes locales (par exemple, climatiques).

Dans ce contexte, une remarque intéressante peut être faite, liant la couleur au caractère invasif de cette coccinelle arlequin, qui depuis son aire native en Asie, a colonisé les quatre continents (Amérique du Nord, du Sud, Europe, et Afrique). De manière surprenante, en effet, la diversité des formes de couleur de H. axyridis est restreinte sur les continents envahis. Dans la plupart des régions récemment colonisées (sauf en Europe), seule la forme non-mélanique (élytres rouges ornées d’une vingtaine de points noirs) est présente. Jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible de déterminer si la quasi-fixation d’une seule forme de coloration dans l’aire envahie est due à des contingences historiques ou démographiques (de simples effets aléatoires), ou les deux, ou à un processus de sélection naturelle favorisant la forme non-mélanique au cours de l’invasion. Nos découvertes sur les régions du génome responsables des variations de coloration nous permettront peut-être de trancher entre ces deux hypothèses.

Auteurs : 

  1. , Chercheur en génétique des populations et biologie évolutive, directeur de recherche au Centre de Biologie pour la Gestion des Populations de Montpellier, INRA
  2. Chercheur en biologie du développement, directeur de recherche, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  3. chercheur post-doctorant, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  4. chercheur en génomique statistique et évolutive des populations, INRA

Source : https://theconversation.com/en-rouge-et-noir-la-genetique-des-pois-de-la-coccinelle

oOo

1) Evy - signature animée Titi

 

- ATTENTION -

« J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 16:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,