vendredi 30 novembre 2018

Vipères, crotales, cobras… Les venins tuent mais peuvent aussi soigner

 

Ophiophagus hannah, cobra royal. viperskin/FlickrCC BY-NC-SA


Nous vous proposons cet article en partenariat avec l’émission de vulgarisation scientifique quotidienne « La Tête au carré », présentée et produite par Mathieu Vidard sur France Inter. L’auteur de ce texte évoquera ses recherches dans l’émission du 30 novembre 2018 en compagnie d’Aline Richard, éditrice science et technologie pour The Conversation France.


Saviez-vous que le venin est aussi un médicament ? Il peut soigner grâce à la spécificité de ses composants qui sont de véritables scalpels moléculaires. Ils sont à l’origine d’une vingtaine de médicaments déjà commercialisés, et ce n’est qu’un début : chercheurs et cliniciens travaillent sur des toxines qui, à l’issue d’un processus long et rigoureux de recherche-développement, seront peut-être les traitements de demain.

Depuis l’Antiquité, les venins sont à la fois poisons ou remèdes, selon la dose administrée et la compétence de l’utilisateur. Cléopâtre maîtrisait les poisons végétaux et les venins animaux qu’elle expérimenta sur des condamnés à mort avant de choisir le cobra pour se suicider. Après la Renaissance, Francesco Redi (1626-1697) et Felice Fontana (1730-1805) décrivirent les effets des venins avec une approche rationnelle, fondant la « toxinologie » moderne.

Les venins ont un grand intérêt du point de vue de l’évolution. Ils servent à paralyser, tuer et digérer une proie sans avoir à la dépecer et permettent aussi de se défendre. Ils sont produits par des glandes spécialisées issues de glandes digestives, concernant les reptiles, araignées et mollusques ; génitales, pour les hyménoptères ou encore cutanées, pour les batraciens, les poissons et les monotrèmes. Enfin, le venin de scorpion ne dérive d’aucune structure connue, et sécrète des neurotoxines provenant des défensines, des protéines faisant partie du système immunitaire.

Dard d’une guêpe avec une gouttelette de venin. WikimediaCC BY-SA

Certains batraciens, oiseaux ou poissons assimilent et stockent des alcaloïdes de leurs proies, ce qui renforcent leurs substances venimeuses. Au cours de l’évolution, les venins ont acquis de nouvelles propriétés en capturant des gènes de cellules d’autres organes codant pour des médiateurs chimiques ou des hormones. D’où leur grande diversité, un facteur qui explique que les envenimations soient souvent graves. Mais l’étude de cette large palette de molécules et de leurs mécanismes physiopathologiques permet aussi le développement de médicaments.

Ainsi, les venins de la famille des vipères et des crotales, Viperidae, agissent sur la coagulation du sang. Induite par une plaie ou un traumatisme, la coagulation résulte de processus enzymatiques complexes au cours desquelles les plaquettes et cellules sanguines s’agglutinent en masse dans un réseau de fibrine pour constituer le caillot. Or, que se passe-t-il quand une proie se fait mordre par une vipère ? Certaines enzymes du venin (les désintégrines) bloquent l’agrégation des plaquettes sanguines de l’animal mordu, ce qui retarde et fragilise le caillot. D’autres enzymes, les hémocoagulases, rendent le sang durablement incoagulable. Enfin, dernier agent toxique, les hémorragines perforent les parois vasculaires provoquant les saignements. La proie meurt d’hémorragie mais ces protéines offrent un fort potentiel thérapeutique.

Administrées localement chez un malade, les désintégrines dissolvent les thromboses veineuses à l’origine d’embolies pulmonaires ou d’infarctus cardiaques et cérébraux. L’aggrastat (Tirofiban) et l’eptifibatide (Integrilin), respectivement extraits des venins d’Echis carinatus, une vipère indienne, et de Sistrurus miliarius un crotale nord-américain, sont utilisés pour prévenir et traiter l’occlusion des vaisseaux coronaires lors d’une chirurgie cardiaque. En cancérologie, aussi, ces molécules ont une utilité. En empêchant l’adhésion des cellules entre elles, les désintégrines s’opposent à l’implantation de métastases et à la vascularisation nécessaire à la croissance de cancers.

Colle de serpent à sonnette

La gyroxine, hémocoagulase du venin de Crotalus durissus terrificus, serpent à sonnette sud-américain, est utilisée comme une « colle biologique ». Appliquée localement avec une protéine coagulante, du fibrinogène de bovin, elle forme un réseau de fibrine qui arrête les saignements, comble les petites cavités et ferme les plaies. Résistante, moins intrusive que la suture par fil et résorbée en 1 à 2 semaines, la colle de fibrine crée une barrière contre l’infection et est appréciée dans les transplantations, greffes et en chirurgie plastique. Les hémocoagulases extraites du venin de crotale brésilien Bothrops jararaca (Botropase et Botroclot) activent localement la formation de fibrine et sont indiquées comme hémostatique local en chirurgie et odontologie.

Contre l’hypertension, le venin de la vipère sud-américaine B. jararacaest intéressant. Il inhibe une enzyme rénale responsable d’une vasoconstriction et de l’augmentation de la pression artérielle. Un analogue synthétique à ce venin, le captopril, est chef de file d’une classe médicamenteuse d’antihypertenseurs (les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine ou IECA) parmi les plus vendus dans le monde.

Des neurotoxines contre la douleur

Le mamba noir Dendroaspis polylepis en posture d’intimidation. 
Bill Love/Blue Chameleon Ventures/WikipediaCC BY-SA

Dans les venins, on trouve des neurotoxines qui agissent sur les membranes des cellules neuromusculaires, ce qui perturbe la transmission de l’influx nerveux et affecte la motricité ou la sensibilité. On s’en sert également pour soigner. Les neurotoxines de cobras sont employées comme antispasmodiques contre les spasmes et contractures des muscles de la face ou des membres. Les mollusques marins du genre Conus ont aussi leurs venins, et leurs conotoxines sont testées dans le traitement des épilepsies. La mambalgine (extraite du mamba noir, Dendroaspis polylepis), l’hannalgésine (provenant du cobra royal, Ophiophagus hannah) et le ziconotide (isolé de Conus magus et commercialisé sous le nom de Prialt) sont de puissants analgésiques, substituts potentiels de la morphine sans accoutumance ni effet sur la conscience et l’éveil.

Du côté des hyménoptères, l’apamine (3 % du venin de l’abeille) favorise la diffusion dans le cerveau de la dopamine, un neuromédiateur qui régule le comportement. Dans la maladie de Parkinson, les cellules sécrétant la dopamine disparaissent progressivement, ce que compense l’administration précoce d’apamine.

Chez les lézards, l’exénatide (Byetta) du venin d’héloderme (Heloderma horridum et H. suspectum), saurien venimeux nord-américain, a les mêmes effets qu’une hormone intestinale (GLP-1) régulant la glycémie. Comme celle-ci, mais avec une durée d’action beaucoup plus longue, il stimule la production d’insuline, favorisant l’incorporation du glucose dans les cellules, et inhibe l’excrétion du glucagon, une substance qui empêche la libération de glucose par le foie. Dans le diabète de type 2, le Byetta réduit le risque d’hypoglycémie réactionnelle et la production d’hémoglobine glyquée, une substance qui diminue lorsque la glycémie a été correctement équilibrée. De plus, il ralentit la motricité gastrique, ce qui lui confère un effet « coupe-faim ». Un autre peptide homologue du GLP-1 se trouve dans le venin des monotrèmes (ornithorynques et échidnés).

Enfin, les défensines et alcaloïdes influent sur le monde microbien. On peut s’en servir pour limiter la survenue de résistances, ce qui en font de bons candidats antibiotiques. La mélitine (50 % du venin d’abeille) est un puissant inhibiteur de nombreuses bactéries, notamment les agents de la maladie de Lyme et du trachome, levures (candidose), parasites (leishmaniose, maladie de Chagas) et virus. Un gel à base de mélitine est à l’étude contre la transmission sexuelle du virus du SIDA.

D’autres substances venimeuses sont en développement pour de nouveaux médicaments. Les aléas d’approvisionnement en venins et leur structure protéique qui induit une immunité, sont des obstacles. Mais on peut aujourd’hui les contourner en réalisant la synthèse chimique de molécules homologues. Ces nouveaux produits devront apporter une réelle valeur ajoutée par rapport à ceux existant sur le marché. Les indications, le mode d’administration et le risque d’effets indésirables – sans parler du coût – seront alors soigneusement définis.

Auteur : , médecin et docteur en santé publique, Institut de recherche pour le développement (IRD)

Source : https://theconversation.com/viperes-crotales-cobras-les-venins-tuent-mais-peuvent-aussi-soigner

1)signature_1


 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

Posté par evynou35 à 12:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


lundi 26 novembre 2018

Le marsouin du Pacifique, un cétacé en voie d'extinction

Résultat de recherche d'images pour "images marsouin du pacifique"

https://files.newsnetz.ch/story/2/4/8/24834596/1/topelement.jpg

 

-=oOo=-

Le marsouin du Pacifique (Phocoena sinus) est une espèce endémique du nord du golfe de Californie.

Il s'agit du plus petit, mais aussi du plus menacé des cétacés au monde.

On estime aujourd'hui que seulement 100 à 300 individus existent.

Poids : entre 30 et 55 kg

Taille : de 1,2 à 1,5 m

 

Auteure : Agnès Roux, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/photos/faune-plus-petits-animaux-monde-950/faune-marsouin-pacifique-cetace-voie-extinction-5717/



Signature - Evy bleugif

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 17:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 24 novembre 2018

Le cachemire est une laine provenant de la chèvre cachemire.

 

DSC_1968_2_2

Cette laine particulièrement légère, douce et chaude est principalement produite en Chine et en Mongolie, qui représentent les trois quarts de la production mondiale (environ 20.000 tonnes par an).

On trouve aussi quelques élevages en Iran et en Afghanistan, et depuis peu en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Après la tonte, le nettoyage élimine jusqu'à 80 % de la laine tondue. Au final, une chèvre cachemire donne à peine 150 grammes de poils par an.

De plus, comme la fibre est très fine (elle doit avoir un diamètre inférieur à 19,5 micromètres pour que la laine ait droit à l'appellation cachemire), il en faut des milliers pour obtenir un fil.

Les fils sont ensuite eux-mêmes tordus ensembles pour donner plus de solidité à la laine. Il en faut parfois jusqu'à 12 selon l'épaisseur du tricot.

L’entretien d’un pull en cachemire

Si le cachemire est une laine très douce et fine, il est aussi très fragile.

Lors de l'achat, méfiez-vous tout d'abord d'une douceur initiale trop marquée : c'est le signe que le pull a été tricoté avec des fibres courtes qui auront tendance à se casser facilement.

Il est ensuite déconseillé de porter le pull plus de deux jours d'affilée pour laisser à la fibre le temps de se « reposer ».

Contrairement aux idées reçues, il vaut mieux le laver à la machine sur un programme laine à froid (maximum 30 °C) et avec un essorage à 600 tours/mn car le cycle de la machine exerce un mouvement plus régulier qu'avec un lavage à la main.

Le pull doit ensuite être séché à plat sur une serviette éponge, à l'abri du soleil et d'une source de chaleur excessive.

Malgré toutes ces précautions, il faut savoir qu'un vêtement en cachemire, même de bonne qualité, aura tendance à boulocher.

 

Auteure :  Céline Deluzarche, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/personnalites/environnement-celine-deluzarche-1390/

 

Signature_noir abeille

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 16:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 3 novembre 2018

Au Portugal, interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

cirquesenquestions_1

http://www.cirques-de-france.fr/sites/default/files/vignettes/cirquesenquestions_1.jpg

oOo

Adieu lions, tigres, éléphants, chameaux, zèbres... 

Le Portugal a décidé d'interdire les animaux sauvages dans les spectacles de cirque d'ici à 2024, après l'adoption d'une loi par le Parlement, mardi 30 octobre. 

"Cette loi était très attendue. La place des animaux sauvages n'est pas dans les cirques. Les gens doivent pouvoir se divertir sans souffrance pour les animaux", a déclaré à l'AFP Bianca Santos, vice-présidente de l'association portugaise AZP, qui milite pour le bien-être des animaux.

Cette interdiction concernera plus de 1 100 animaux appartenant à une quarantaine d'espèces. Avec la loi approuvée cette semaine grâce aux voix des députés de gauche comme de droite, qui prévoit une période de transition de six ans, le Portugal rejoint ainsi la quarantaine de pays dans le monde, dont la moitié en Europe, qui limitent déjà l'utilisation d'animaux dans les cirques.

Organiser le placement des animaux

D'ici à 2024, les propriétaires des cirques devront enregistrer ces animaux sur une plateforme qui sera créée prochainement, tandis que le gouvernement devra organiser le placement de ces animaux dans des centres d'accueil, au Portugal ou à l'étranger. 

Les professionnels du spectacle qui accepteront de se séparer de leurs animaux avant la fin de la période de transition pourront bénéficier, en outre, d'une aide pour leur reconversion professionnelle.

L'association représentative de la vingtaine de cirques portugais s'était opposée à cette loi, affirmant dans un communiqué qu'elle "contribue à la disparition" de cette filière. "

Le Parlement a enfin compris que des cages plus grandes, des règles plus strictes ou davantage de contrôles n'étaient pas une solution au problème de ces animaux, réduits à de simples marionnettes, à qui on a retiré leur dignité", a réagi de son côté le député André Silva, du Parti personnes-animaux-nature (PAN), qui a le premier soumis un projet de loi sur ce sujet il y a près d'un an.

 

Auteur : France Info avec AFP France Télévisions

Source : https://www.francetvinfo.fr/animaux/bien-etre-animal/le-portugal-interdit-les-animaux-sauvages-dans-les-cirques_3013847.html

 

Signature panda violet

 

!   A T T E N T I O N   !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont  à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des  effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel  et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension. 

Posté par evynou35 à 10:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 30 octobre 2018

La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 44 ans

minutenews

oOo

Mammifères, oiseaux, poissons… sous la pression de l’homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, annonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan plus alarmant à chaque édition.

“Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons”, souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. “C’est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité”.

Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport “Planète vivante”, publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4.000 espèces).

Le 10e rapport faisait état de -52% entre 1970 et 2010. Rien ne semble freiner l’effondrement des effectifs, à -60% désormais.

La zone Caraïbe/Amérique du sud affiche un bilan “effrayant”: -89% en 44 ans. Amérique du nord + Groënland s’en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31%.

Au Brésil, qui vient d’élire un président dont le programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l’élevage bovin.

Mondialement, seuls 25% des sols sont exempts de l’empreinte de l’homme; en 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l’IPBES (le “Giec de la biodiversité”).

S’ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique…

“NOTRE CHANCE”

“La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir”, souligne le DG du WWF France Pascal Canfin.

 

Effondrement des populations de vertébrés


(credit photo AFP) Effondrement des populations de vertébrés

“On pêche moins qu’il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000,” dit-il: “Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis”.

Les “services rendus par la nature” (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial.

Chaque année, le “jour du dépassement” avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c’était le 1er août.

Et pourtant “l’avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l’attention des dirigeants”, s’alarme le WWF pour qui il faut “relever le niveau d’alerte”, provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. “Que tout le monde comprenne que le statu quo n’est pas une option”.

Un combat d’autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l’a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l’Atlantique ou du saumon de la Loire…

Cette année-là les Etats seront appelés à renforcer leurs engagements pour réduire les gaz à effet de serre, et aussi à s’accorder pour protéger la nature lors d’une conférence spéciale à Pékin — avec pour objectif “zéro perte nette de biodiversité en 2030”, souhaite le WWF.

“Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2, renverser la perte de nature – via la finance verte, les énergies propres, une autre production agroalimentaire – restaurer suffisamment de sols et d’océan”, liste Marco Lambertini. “Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C’est notre chance”.

Auteur : Afp avec Minutenews.fr 

Source :  https://www.minutenews.fr/actualite/la-terre-a-perdu-60-de-ses-animaux-sauvages-en-44-ans-437286.html?utm_source=WM&utm_medium=cpc

 

 

Signature_coccinelle rouge

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 12:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


samedi 6 octobre 2018

En rouge et noir, la génétique des pois de la coccinelle

________________________________________________________________________________________________________________________________________

oOo

Certaines coccinelles arlequin Harmonia axyridis.possèdent des élytres noires avec deux gros points rouges. D’autres possèdent deux petits points rouges additionnels vers l’arrière, ou sont décorées d’une douzaine de petits points rouges. A l’inverse, il existe des coccinelles avec des élytres rouges, ornées d’une vingtaine de points noirs. Toutes ces coccinelles appartiennent à la même espèce. B. Prud’homme, J. YamaguchiAuthor 

Qu’est-ce qui différencie les coccinelles noires à points rouges des coccinelles rouges à points noirs ? Les enfants – comme les adultes – se sont posé un jour cette question. Les scientifiques aussi. Depuis les années 1920, les travaux se multiplient sur la présence, courante chez les insectes, de motifs colorés distincts au sein d’une même espèce. De grandes figures de la biologie évolutive, comme le généticien Theodosius Dobzhansky ou l’écologiste Michael Majerus s’y sont notamment intéressés.

Un des cas les plus célèbres de coloration a été décrit au XIXe siècle chez un papillon, la phalène du bouleau, au corps entier assombri. On l’a qualifié de mélanisme industriel parce que la mutation qui a rendu l’insecte noir a été concomitante à la révolution industrielle en Angleterre. Un papillon couleur suie a de meilleures chances de survie dans un environnement pollué.

Cependant, chez la plupart des espèces d’insectes concernées par le mélanisme, des motifs noirs discontinus et complexes n’apparaisent que sur certaines parties du corps des insectes. Il en est ainsi chez la coccinelle arlequin, Harmonia axyridis, dite aussi coccinelle asiatique. Cet insecte est le champion du transformisme avec plus de 200 formes de coloration décrites dans les populations naturelles à travers le monde. Ces formes correspondent pour l’essentiel à des variations de zones de couleur noire sur un fond rouge au niveau des élytres, ces ailes antérieures durcies qui recouvrent les ailes postérieures.

Le gène de la coloration identifié

Les mécanismes génétiques par lesquels ces motifs mélaniques sont créés, et maintenus dans les populations de coccinelles, restent largement inconnus. On sait depuis les années 1950 que les différentes formes de couleur résultent de variations génétiques situées dans une seule région du génome mais qui n’avait jusqu’à présent pas été caractérisée. Nos équipes de recherche ont mobilisé leurs différentes expertises en génomique des populations et en biologie du développement pour répondre à cette question. Et nos efforts ont abouti : nous avons pu caractériser précisément les variations génétiques et les mécanismes régulateurs responsables des différents motifs de coloration chez la coccinelle arlequin. Nous avons notamment identifié le gène qui, à lui seul, code toutes les instructions nécessaires pour dessiner les différents motifs qui décorent les ailes de ces « bêtes à bon Dieu ». Ces résultats ont été publiés en août 2018 dans la revue Current Biology.

Dans un premier temps, nous avons séquencé le génome complet de la coccinelle arlequin. Puis nous avons comparé les génomes de nombreuses coccinelles arlequin présentant différentes formes de coloration au sein de plusieurs populations naturelles réparties aux quatre coins du monde, ceci afin d’identifier la région du génome associée aux variations de coloration. Nous avons ainsi pu identifier une région bien précise, mais qui couvrait deux gènes voisins. L’inactivation successive de ces deux candidats a permis de trancher : le gène responsable de la formation des motifs noirs sur les élytres se nomme pannier.

Inactivation du gène pannier : les formes de colorations sauvages de la coccinelle arlequin (de a à d) perdent leur coloration noire (e-h) lorsque le gène est inactivé par la technique dite « d’interférence à l’ARN ». auteursAuthor provided

Le gène pannier a été découvert initialement chez la mouche drosophile dans les années 1980. En général les noms de gènes découverts se réfèrent, souvent avec un zeste d’humour, aux malformations corporelles visibles lorsque ce gène est muté. Pour le gène pannier, c’est la forme de l’embryon mutant similaire à un panier (pannier en anglais) qui a inspiré son nom aux généticiens qui l’ont découvert. Étonnamment, chez aucun autre insecte, le gène pannier ne semblait lié à la production de motifs de coloration. Par la suite, en révélant la localisation de la protéine produite par ce gène, nous avons mis en évidence que pannier est activé (ou exprimé) pendant la formation des élytres.

La localisation de la protéine dans différents territoires cellulaires d’un élytre est corrélée avec la distribution spatiale de la pigmentation noire. Le gène est activé (ou exprimé) dans différents territoires cellulaires (photo de droite, zones argentées) qui préfigurent les emplacements des points noirs sur les élytres rouges (photo de gauche). AuteursAuthor provided

Plus précisément le gène pannier s’active dans différentes populations de cellules de l’élytre qui préfigurent exactement là où la pigmentation noire apparaîtra chez l’adulte. Pannier y active alors d’autres gènes qui assurent collectivement la production de pigment noir par ces cellules et donc la formation des fameux points noirs (chez les coccinelles « rouges ») ou du fond noir (chez les coccinelles « noires »). L’expression du gène pannier est lui-même contrôlée par des séquences d’ADN dites régulatrices, situées autour du gène. Ce sont ces séquences, très différentes dans leur composition moléculaire, qui définissent des variants du gène pannierassociés aux différentes formes de coloration. Les fréquences de ces variants fluctuent selon les populations, créant ainsi des compositions de couleur très bigarrées au sein des populations naturelles de la coccinelle arlequin de par le monde.

En résumé, les différents motifs de couleurs chez la coccinelle arlequin trouvent leur origine génétique dans des variations de l’activation spatiale d’un seul gène qui orchestre la mise en place des différents motifs de mélanisation des élytres. D’une manière générale, ces résultats illustrent de quelle manière des variations au niveau d’un seul gène (génotypes) peuvent, dans certains cas, générer une impressionnante diversité de phénotypes.

Au-delà des couleurs

On suspecte depuis longtemps que la coloration d’une coccinelle, et donc les variations au niveau du gène pannier, affectent d’autres caractères impliqués dans la survie et la reproduction de cet insecte. Ainsi, la distribution des différentes formes de coloration au sein des populations pourrait traduire une réponse adaptative à des contraintes locales (par exemple, climatiques).

Dans ce contexte, une remarque intéressante peut être faite, liant la couleur au caractère invasif de cette coccinelle arlequin, qui depuis son aire native en Asie, a colonisé les quatre continents (Amérique du Nord, du Sud, Europe, et Afrique). De manière surprenante, en effet, la diversité des formes de couleur de H. axyridis est restreinte sur les continents envahis. Dans la plupart des régions récemment colonisées (sauf en Europe), seule la forme non-mélanique (élytres rouges ornées d’une vingtaine de points noirs) est présente. Jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible de déterminer si la quasi-fixation d’une seule forme de coloration dans l’aire envahie est due à des contingences historiques ou démographiques (de simples effets aléatoires), ou les deux, ou à un processus de sélection naturelle favorisant la forme non-mélanique au cours de l’invasion. Nos découvertes sur les régions du génome responsables des variations de coloration nous permettront peut-être de trancher entre ces deux hypothèses.

Auteurs : 

  1. , Chercheur en génétique des populations et biologie évolutive, directeur de recherche au Centre de Biologie pour la Gestion des Populations de Montpellier, INRA
  2. Chercheur en biologie du développement, directeur de recherche, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  3. chercheur post-doctorant, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  4. chercheur en génomique statistique et évolutive des populations, INRA

Source : https://theconversation.com/en-rouge-et-noir-la-genetique-des-pois-de-la-coccinelle

oOo

1) Evy - signature animée Titi

 

- ATTENTION -

« J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 16:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 25 septembre 2018

Pourquoi Nemo a trois bandes blanches : l’énigme enfin résolue !

 

Le papa de « Nemo » le plus connu des poissons à trois bandes. Disney Pixar

Les poissons coralliens sont connus pour leur grande diversité de couleurs et de motifs plus étonnants les uns que les autres. On peut citer par exemple le poisson-papillon à bec à bandes jaunes et blanches Paracanthurus hepatus (Chelmon rostratus) qui possède un œil noir sur son corps ou bien le poisson baliste-Picasso dont le nom est lié à ses couleurs vives et aux dessins qu’il possède sur ses flancs.

Myriade de couleurs chez les poissons coralliens. À gauche le poisson à bec, et à droite le poisson baliste-Picasso. J. E. RandallAuthor provided

Parmi ces poissons coralliens, on retrouve aussi le fameux Nemo : poisson-clown star du film d’animation des studios Pixar « le monde de Némo ». Ce petit poisson-clown qui vit en symbiose avec l’anémone de mer est très reconnaissable grâce à son corps orange vif parcouru de larges bandes blanches.

Comment expliquer la myriade de couleurs et motifs arborés par les poissons coralliens ? Comment se forment ces motifs ? Quel est le rôle de ces couleurs ? Notre équipe de chercheurs de l’Observatoire de Banyuls-sur-Mer (France) et de l’Université de Liège (Belgique) ont décidé de s’intéresser à ces questions en étudiant le poisson-clown et ses cousins.

Némo, alias Amphiprion ocellaris, appartient au groupe des poissons-clowns qui compte une trentaine d’espèces. Leur patron de coloration est caractérisé par une robe jaune, orange, brun ou noir avec des bandes blanches verticales composées de cellules réfléchissant la lumière appelées iridophores.

En plus d’autres caractères morphologiques, les espèces de poissons-clowns se distinguent par leur nombre de bandes blanches et la couleur de leur robe. Ainsi, certaines espèces n’ont aucune bande blanche verticale, comme Amphiprion ephippium ; d’autres n’en possèdent qu’une, comme Amphiprion frenatus ; ou alors ils en arborent deux comme Amphiprion sebae ; ou trois comme chez Amphiprion ocellaris, le fameux Némo. Nous avons donc voulu comprendre d’où venait cette diversité de patron de coloration chez les poissons-clowns. Qu’est-ce qui peut expliquer cette différence de nombre de bandes entre ces espèces ?

Quatres espèces de poissons-clowns illustrant les quatre patrons de colorations existants chez les poissons-clowns. De haut en bas- de gauche à droite : Amphiprion ephippium, Amphiprion frenatus, Amphiprion bicinctus et Amphiprion ocellaris. J. E. RandallCC BY

Comptons les bandes

Pour comprendre le mécanisme menant à la diversité des patrons de pigmentation, chaque poisson a été groupé selon son nombre de bandes verticales. Des analyses intégrant l’histoire évolutive des poissons-clowns ont révélé que leur ancêtre commun possédait 3 bandes blanches, et qu’au cours de leur diversification, des lignées de poissons-clowns ont perdu successivement la bande de la queue, puis celle du corps et enfin celle de la tête donnant ainsi quatre combinaisons : trois bandes (tête, corps et queue), deux bandes (tête et corps), une bande (tête seule) ou aucune bande. Il y a donc une diversité visiblement contrainte. Il semble que les mécanismes biologiques ne permettent pas d’avoir par exemple une espèce qui aurait une bande sur la queue et une sur la tête.

Une perte des bandes au cours de l’évolution

Pour comprendre ce mécanisme, nous nous sommes intéressés au développement de deux espèces ayant deux patrons de coloration différents à l’âge adulte : A. ocellaris qui présente trois bandes et A. frenatusqui n’a qu’une bande sur la tête.

Les bandes chez A. ocellaris apparaissaient dans un ordre bien défini au cours de sa transformation de larve à jeune adulte : d’abord celle de la tête, puis celle du corps et enfin celle de la queue. C’est-à-dire dans l’ordre inverse de celui de la disparition observée au cours de l’évolution !

Seconde observation très étonnante : A. frenatus présente le même développement que A. ocellaris à l’état larvaire, il y a l’apparition successive de trois bandes blanches de la tête à la queue alors que les individus adultes n’en possèdent qu’une ! Ces bandes surnuméraires sont ensuite perdues dans un ordre également séquentiel identique à celui de l’évolution (de la queue vers la tête).

Ces résultats suggèrent ainsi que la perte chronologique des bandes au cours de l’évolution a été contrainte par la séquence d’apparition des bandes au cours du développement et qu’il y a un lien très profond entre phylogenèse (histoire évolutive) et ontogenèse (développement de l’individu). Cela conduit à l’hypothèse que la formation des bandes est contrôlée par un mécanisme génétique très précis et dépendant de la polarité antéro-postérieure du poisson. Ces mécanismes restent encore à découvrir.

Finalement, à quoi servent ces bandes ?

Pour répondre à cette question, nous avons comparé la diversité des patrons de bandes blanches rencontrée chez des communautés naturelles de poissons-clowns avec la diversité observée chez des communautés où la diversité des patrons de bandes blanches serait distribuée totalement au hasard.

Grâce à ces simulations, nous avons pu montrer que la probabilité d’avoir des espèces de poissons-clowns avec le même nombre de bandes dans la même région était très rare.

Plusieurs facteurs écologiques peuvent influer cette distribution non aléatoire et il est très probable que le nombre de bandes blanches joue un rôle de signal permettant aux espèces de se reconnaître mutuellement. Cette reconnaissance est primordiale dans l’organisation sociale de ces poissons vivant dans des anémones et où peuvent se côtoyer plusieurs espèces. Cette reconnaissance permet également bien évidemment au papa de Némo de le retrouver à l’autre bout de l’océan !

Auteurs : 

Déclaration d’intérêts

Pauline Salis a reçu des financements de CNRS, et Sorbonne Université

Bruno Frédérich a reçu des financements du Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS) et de la Politique Scientifique Fédérale (Belspo) de Belgique. Il est membre du Laboratoire de Morphologie Fonctionnelle et Evolutive à l'Université de Liège (Belgique) (https://www.morfonct.uliege.be/cms/c_3353261/fr/morfonct-portail).

Vincent Laudet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Source : https://theconversation.com/pourquoi-nemo-a-trois-bandes-blanches-lenigme-enfin-resolue-102941?

1) Evy - signature animée Titi

 

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

Posté par evynou35 à 16:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 11 septembre 2018

Les mésanges savent autant se contrôler que les chimpanzés

 

Blaumeise11ib_(cropped)

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Blaumeise11ib_(cropped).jpg/290px-Blaumeise11ib_(cropped).jpg

oOo

La capacité à se contrôler est traditionnellement associée à des capacités cognitives plutôt avancées. Pourtant une étude de chercheurs suédois montre aujourd'hui que les mésanges charbonnières sont capables de faire preuve d'une étonnante maîtrise de soi.

Pour en arriver à cette conclusion, les biologistes ont soumis les mésanges à des tests simples de mise en œuvre. Ils ont placé de la nourriture à l'intérieur de cylindres transparents et ouverts aux extrémités. Les mésanges qui ont picoré le cylindre pour accéder à la nourriture ont échoué au test. Celles qui se sont déplacées vers l'une des ouvertures ont réussi.

La mésange et le chimpanzé ont un point commun : ils savent maîtriser leurs impulsions. © Thomas Lersch, Wikipedia, CC by-2.5

Pas de lien avec la taille du cerveau ?

Au final, 80 % des mésanges ont su faire preuve d'un certain contrôle et ne pas céder au comportement impulsif de picorer le cylindre. Un chiffre qui dépasse celui de la plupart des animaux déjà testés ainsi et qui place les mésanges charbonnières presque sur un pied d'égalité avec les chimpanzés. 

« C'est incroyable compte tenu du fait que le cerveau d'une mésange correspond à seulement 0,1 % de celui d'un chimpanzé », précise Anders Brodin, professeur à l'université de Lund.

Cette étude fait suite à celle réalisée par la même équipe il y a quelques années. Elle avait conclu que les mésanges charbonnières sont capables d'observer d'autres oiseaux à distance. Objectif, mémoriser où ceux-ci cachent leurs provisions de nourriture afin de mieux pouvoir les leur voler.

Auteure : Nathalie Mayer, Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/animaux-mesanges-savent-autant-controler-chimpanzes-72258/

Evy - signature animée Titi

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 16:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 4 septembre 2018

Laissez la vie sauve aux araignées de la maison

 10480389

http://u1.ipernity.com/18/03/89/10480389.a4486d91.560.jpg 

oOo

Parole d’entomologiste !

Il sera probablement dur de vous convaincre, mais laissez-moi essayer : ne tuez pas la prochaine araignée que vous croiserez chez vous. Pourquoi pas ? Car les araignées sont une partie importante de la nature ainsi que de l’écosystème domestique.

Des araignées vivent chez vous

Les gens aiment penser que leur logement est sûr et isolé du monde extérieur. Pourtant, de nombreux types d’araignées peuvent y être retrouvés. Certaines sont accidentellement piégées, alors que d’autres ne sont que des visiteuses temporaires. Quelques espèces s’épanouissent même à l’intérieur, y passant leur vie avec plaisir, et se reproduisant.

Ces arachnides sont généralement discrets, et presque toutes les araignées que vous rencontrez ne sont ni agressives ni dangereuses. Elles peuvent même offrir leurs services, en dévorant des parasites – et certaines mangent même d’autres araignées.

Une Malmignatte des maisons achève une proie attrapée dans sa toile. 
Matt Bertone, CC BY-ND

Mes collègues et moi avons mené une enquête dans 50 maisons de Caroline du Nord pour inventorier quels arthropodes vivent sous nos toits. Chaque foyer visité abritait des araignées : en particulier la Malmignatte des maisons et les pholques.

Un pholque, parfois appelé papa longues jambes (à ne pas confondre avec les faucheurs). 
Matt Bertone, CC BY-ND

Ces deux espèces construisent des toiles, où elles guettent, à l’affût d’une proie à attraper. Les pholques laissent quelques fois leurs toiles pour chasser d’autres araignées qui s’aventurent sur leur territoire, imitant une proie afin de capturer leurs cousins pour le dîner.

Les araignées sont utiles !

Bien qu’elles soient des prédateurs généralistes, susceptibles de manger quiconque croisera leur chemin, les araignées attrapent régulièrement des organismes nuisibles, voire des insectes porteurs de maladies – comme les moustiques. Certaines espèces africaines d’araignées sauteuses préfèrent même manger des moustiques remplis de sang.

Tuer une araignée ne coûtera donc pas seulement la vie de l’arachnide, mais supprimera un chasseur important de votre foyer.

Il est normal de craindre les araignées. Elles ont beaucoup trop de pattes et sont presque toutes venimeuses – même si la majorité des espèces ont un venin trop faible pour poser problème aux humains, dans l’hypothèse où leurs crocs arriveraient à traverser votre peau. Les entomologistes eux-mêmes peuvent céder à l’arachnophobie. Quelques arachnologues ont surpassé leur peur en observant et en travaillant avec ces créatures fascinantes. S’ils peuvent le faire, vous aussi !

"Doctor Spider" - Dr Fiona Cross

L’histoire d’une arachnologue terrifiée toute sa vie par les araignées, mais devenue finalement fascinée par ces créatures à huit pattes.

(Aotearoa Science Agency/YouTube, 2018).

Les araignées n’en ont pas après vous et préfèrent plutôt éviter les humains ; nous sommes beaucoup plus dangereuses pour elles qu’inversement. Leurs morsures sont très rares. Bien qu’il existe quelques espèces ayant une importance médicale, comme la veuve noire et la recluse brune, leurs morsures sont exceptionnelles et provoquent rarement de sérieux problèmes.

Si vous ne pouvez vraiment pas supporter cette araignée vivant dans votre maison, votre appartement, votre garage, ou ailleurs, au lieu de l’écraser, essayer plutôt de la capturer et de la relâcher à l’extérieur. Elle trouvera un autre lieu à visiter, et les deux camps seront plus heureux de ce dénouement.

Mais si vous arrivez à le supporter, ce n’est pas grave d’avoir des araignées chez vous. En fait, c’est même normal. Et honnêtement, même si vous ne les voyez pas, elles seront toujours là. Privilégiez donc une approche tolérante envers la prochaine araignée dont vous croiserez le chemin.

Auteur :  Matt Bertone - Extension Associate in Entomology, North Carolina State University (https://theconversation.com/profiles/matt-bertone-471762)

Source : https://theconversation.com/parole-dentomologiste-laissez-la-vie-sauve-aux-araignees-de-la-maison

signature_1

oOo

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

Posté par evynou35 à 12:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 3 septembre 2018

Le toucan

 

Les toucans de Guyane sont des oiseaux colorés au bec proéminent. Ici, un toucan d'Amérique tropicale. © Fintanobrien, DP

Les toucans possèdent un bec d'une grande taille mais à quoi leur sert-il ? Découvrez-le au cours de ce voyage en Guyane, à la rencontre de ces oiseaux hors norme.

Le bec des toucans leur sert surtout à atteindre les fruits situés aux extrémités fragiles et fines des branches, qui ne supporteraient pas leur poids.

Les toucans ne sont pas que frugivores. Ils s'alimentent aussi d'œufs, d'oisillons et de lézards. La couleur vive du bec des toucans, ajoutée à la proéminence de celui-ci, dissuade les parents des nichées convoitées d'attaquer. Il se pourrait aussi que le bec de cet oiseau ait une fonction sociale chez ces animaux qui vivent parfois en groupe. En Guyane, les toucans sont appelés « gros becs ».

Cette énorme et volumineuse structure est en fait très légère. Il arrive même qu'elle se casse. Si elle n'est pas lourde, elle crée en revanche des contraintes aérodynamiques importantes lorsque l'oiseau vole. Le vol des toucans est caractéristique, sinusoïdal, fait de phases ascendantes et descendantes.

Habitat : où vit le toucan ?

Les toucans ne vivent que dans les régions chaudes d'Amérique du Sud, du Mexique jusqu'au nord de l'Argentine.

À cause de leur bec, de leurs couleurs et de leur taille (souvent respectable), bref, de leur beauté, les toucans font partie des oiseaux les plus populaires de toute l'Amérique. Pourtant, les ornithologues (scientifiques qui étudient les oiseaux) connaissent encore bien mal leur vie.

Description du toucan

Pour commencer, on ne connaît pas précisément le nombre d'espèces de toucans : il en existe environ une quarantaine, entre 35 et 42 selon les scientifiques. Ce travail de recensement est assez complexe car certaines espèces se ressemblent beaucoup.

Les toucans ont été classés en 3 groupes :

  • les toucanets, de petite taille ;
  • les araçaris, de taille moyenne ou petite et aux couleurs dominantes vert, jaune et rouge ;
  • les toucans, de grande taille et au plumage largement marqué de noir.

Nourriture : que mange le toucan ? Fruits, insectes, œufs et oisillons

Les toucans sont des oiseaux frugivores (ils mangent principalement des fruits).

Cependant, ils mangent aussi, à l'occasion, des insectes ou des oisillons et parfois des œufs en allant piller le nid des autres. Les jeunes toucans, en particulier, ont besoin d'un complément à leur régime pour faciliter leur croissance, les fruits n'étant pas suffisants.

Reproduction des toucans : des oiseaux cavernicoles

Les toucans se reproduisent dans des cavités d'arbre : ils sont dits « cavernicoles ». Ils utilisent à cet effet d'anciens nids de pics ou des trous dus par exemple à la chute d'une branche. Les araçaris utilisent toute l'année ces cavités pour passer la nuit.

Les bébés toucans dans des œufs blancs

Comme toutes les espèces cavernicoles, les toucans pondent des œufs blancs :

  • d'une part, ces œufs n'ont pas besoin d'être camouflés à l'aide de couleurs différentes, comme le font certains autres oiseaux ;
  • d'autre part, le blanc les rend plus visibles pour les deux parents qui les couvent ; c'est quand même plus stimulant pour le père ou la mère de voir ses œufs !

De 2 à 4 œufs sont pondus puis couvés pendant un peu plus de deux semaines. Quand les oisillons naissent, ils sont tout nus et aveugles. Il leur faudra souvent près de 7 semaines avant de quitter le nid, alors que deux semaines suffisent à un jeune bleuet (tangara évêque) pour s'envoler.

Prédateurs des toucans : singes, serpents et aigles ornés

Les toucans ont peu de prédateurs lorsqu'ils sont adultes. Les singes ou certains serpents peuvent cependant piller leurs nids.

Le spizaète orné, un aigle puissant, reste toujours une menace, même pour les adultes, car il peut les capturer grâce à ses attaques foudroyantes.

Les toucans en danger

L'Homme est en fait le plus grand danger : il détruit la forêt, lieu de vie des toucans, et il les chasse parfois sans aucune retenue. D'ailleurs, à cause de l'Homme, les toucans ont déjà disparu de certaines zones. Cela a été constaté au Brésil, en Guyane ; les toucans sont devenus rares sur la côte.

Il est difficile de protéger les toucans en créant de petites réserves naturelles car ces oiseaux ont l'habitude d'effectuer régulièrement de véritables migrations, à la recherche de nourriture.

Auteur : Paul Siffert

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/animaux-toucans-guyane-droles-oiseaux-433/

signature_1

 

ATTENTION 

« J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension. »

 

 

Posté par evynou35 à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,