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Après le premier tour de l’élection présidentielle au Brésil, tout laisse supposer que Jair Bolsonaro, représentant de l’extrême droite, pourrait prendre la tête de la huitième puissance économique mondiale. Le candidat, porté par près de 50 millions d’électeurs (46 % des voix), est un adepte des déclarations à la Trump qui se dit fier de ses préjugés. Cet ancien militaire est un adorateur de la dictature (qui a dirigé le pays de 1964 à 1985), dont il dit que la seule erreur a été de torturer au lieu de tuer, sans oublier toutefois de préciser que la torture est une pratique légitime. Il s’oppose fermement au mariage entre personnes du même sexe, multiplie les attaques racistes, homophobes et misogynes. Il soutient la peine de mort, combat l’immigration et lutte contre l’avortement.

Ainsi, nombreux sont ceux qui s’inquiètent de sa probable arrivée au pouvoir. Mais derrière l’arbre gesticulant se cache une bien plus sombre forêt.

L’alliance des militaires, des évangélistes et des grands propriétaires terriens

L’ascension de Jair Bolsonaro jusqu’aux portes du Planalto, siège de la présidence, n’est en fait que la mise en lumière d’un mouvement de fond qui ne subit pas les vicissitudes de l’élection présidentielle. Le candidat Bolsonaro, qui a déjà changé huit fois de parti au cours de sa carrière politique, est en revanche un fidèle représentant du réseau conservateur BBB, pour « bœuf, balles et Bible ». Il est dénommé ainsi car il regroupe les parlementaires soutenant les intérêts de l’agrobusiness, des militaires ou partisans de la légalisation du port d’armes, et du mouvement religieux des puissantes églises évangélistes.

Des intérêts qui se chiffrent en milliards. Le Brésil pointe aujourd’hui au cinquième rang des plus grands producteurs agricoles au niveau mondial. L’agriculture, locomotive actuelle d’une économie nationale à la peine, constitue le premier poste d’exportation du pays et pèse pour environ 5 % dans le PIB national.

Voilà qui confère aux propriétaires terriens un énorme pouvoir. Un pouvoir détenu entre les mains de quelques-uns seulement (la moitié de l’espace rural brésilien est occupé par seulement 2 % des propriétés !) au mépris de l’intérêt général. Ces cinquante dernières années, les besoins de terres pour l’élevage intensif de bovin notamment, a conduit à la destruction de près de 780 000 km2 de forêt amazonienne, soit près d’une fois et demi la France métropolitaine.

Les agriculteurs brésiliens ont par ailleurs triste réputation en matière d’utilisation de pesticides. Selon une étude de l’Institut National du Cancer, chaque brésilien consommerait 7,3 litres de produits toxiques tous les ans....

Auteur :  Frédéric Prévot, Professor of Strategy and International Business, Kedge Business School

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Source : https://theconversation.com/boeuf-balles-et-bible-

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