jeudi 28 juin 2018

Luttes contre les décharges sauvages

 

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Des débris de chantier, des gravats ou encore des pneus s’entassent régulièrement en toute impunité dans les villes et les campagnes françaises.

Ces déchetteries illégales à ciel ouvert polluent les sols et empoisonnent la vie de milliers d’habitants. Des associations, des élus et des citoyens se mobilisent contre ce fléau.

« Chaque week-end, c’était la même histoire, nous avions jusqu’à quatre à cinq dépôts sauvages aux abords de la ville. La situation était devenue intenable », se souvient Christophe Dietrich.

Le maire de Laigneville, dans l’Oise a observé avec amertume, ces dernières années, les effets collatéraux du dynamisme immobilier de sa commune, située à 60 km de Paris. Alors que les maisons neuves fleurissent dans les lotissements de la ville, des tonnes de briques, de gravats et de matériaux de maçonnerie sont retrouvées sur les chemins avoisinants, bien loin de la déchetterie pourtant toute proche : « Le dépôt de déchets de construction à la décharge municipale est facturé 75 euros la tonne. C’est donc plus économique pour les professionnels de les laisser dans la nature », analyse le maire de la ville.

Excédé par ces incivilités, il décide alors de remonter la piste des pollueurs en recoupant les témoignages recueillis auprès de riverains.

Il finit par identifier un entrepreneur indélicat et décide de lui renvoyer les monceaux de terre jetés quelques semaines plus tôt sur la voie publique.

L’opération est médiatisée pour marquer les esprits. Une solution radicale qui témoigne de l’exaspération du maire : “L’objectif était vraiment de lutter contre le sentiment d’impunité des professionnels“, explique Christophe Dietrich.

Dans le même temps, l’élu a multiplié les réunions pour organiser la prévention et prévenir des poursuites légales encourues par les pollueurs. Ces efforts conjugués ont fini par porter leurs fruits : « En quatre ans, les dépôts sauvages ont chuté de 90 % à Laigneville  », conclut-il.

Des pièges photographiques en forêt

Pour éviter d’être verbalisés, certains automobilistes n’hésitent pas à s’enfoncer loin sur les chemins forestiers pour déverser leurs déchets encombrants et parfois toxiques. Une situation devenue intolérable pour les agents de préservation de la forêt. Pour lutter contre ce fléau, des appareils photo automatiques, utilisés habituellement par les chasseurs, ont été installés dans plusieurs départements pour capturer, de jour comme de nuit, les faits et gestes des pollueurs.

C’est le cas dans le Massif de Haye, en Meurthe-et-Moselle : « C’est une mesure avant tout dissuasive. Ces pièges photographiques sont fixés aux arbres et se déclenchent au moindre mouvement. Nous les changeons régulièrement de place dans les zones où sont régulièrement déposés de l’amiante, du plâtre et d’autres produits dangereux », explique Philippe Pernodet, responsable de l’Office national des forêts du Grand Nancy. Les agents forestiers sont ensuite chargés de visionner les images pour tenter de relever les plaques d’immatriculation des automobilistes. Les particuliers risquent jusqu’à 1 500 euros d’amende. Les professionnels pris sur le fait sont encore plus lourdement sanctionnés. Ils s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros et à la confiscation de leur véhicule.

Une carte interactive pour mobiliser les citoyens

En France, on estime à plus de 80 000 tonnes, la quantité de déchets jetés chaque année dans des décharges sauvages en pleine nature. Pour mieux comprendre les causes du phénomène, l’association Picardie Nature a lancé, en 2016, une plateforme collaborative en ligne unique en France : « L’objectif est de recenser, cartographier et caractériser les dépôts sauvages en Picardie », explique Maïté Godefroy, chargée de mission du projet. Cet outil permet aux citoyens picards de faire remonter leurs informations.

Il suffit de zoomer sur l’emplacement du dépôt sur la carte en ligne et de télécharger une photo. À ce jour, 280 décharges sauvages ont été identifiées dans la région grâce à ce site. L’analyse de ces données permettra de suivre l’évolution du phénomène dans le temps et d’étudier la répartition des dépôts sauvages par rapport au réseau existant de déchetteries : « Cela nous aidera à mieux appréhender les contraintes locales liées aux déchets dangereux comme l’amiante, mais aussi à évaluer l’impact de certaines politiques publiques comme la tarification incitative », précise Maïté Godefroy. La plateforme proposera également des solutions pour accompagner les élus confrontés à ces incivilités grandissantes. L’initiative, si elle est concluante, pourrait s’étendre à d’autres régions françaises.

Auteure : Sandra Coutoux

Source : https://www.up-inspirer.fr/42625-ils-luttent-contre-les-decharges-sauvages?utm_source=mailingquotidien&utm_medium=mailing&utm_campaign

Evy - signature animée Titi

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ATTENTION - J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le continu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension.

 

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mercredi 27 juin 2018

L’ancêtre des baleines

minutenews

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L’ancêtre des baleines ressemblait à un hybride entre le cochon d’Inde et l’antilope.

Ce petit animal à l’aspect disgracieux pourrait bien être le lointain ancêtre terrien des monstres marins que sont les grands cétacés !

Nommé Indohyus, celui-ci présente une apparence étrange, à mi-chemin entre le cochon d’Inde et l’antilope.

LE CHAINON MANQUANT

Les scientifiques savaient déjà que l’ancêtre des baleines était un animal terrien, doté de quatre pattes, qui a un jour opté pour la vie sous-marine.

Plusieurs espèces de cétacés ancestrales ont d’ailleurs été découvertes et permettent de comprendre aux scientifiques la façon dont ces immenses créatures ont évolué.

Mais il leur manquait le chaînon manquant, c’est à dire l’espèce à travers laquelle la transition entre la vie terrestre et sous-marine a eu lieu. 

D’après le professeur Johannes Therwissen, issu de l’université de l’Ohio, ce chainon pourrait bien être… l’indohyus, un petit animal d’une dizaine de kilogrammes, ayant vécu il y a près de 50 millions d’années en Inde.

A mi-chemin entre l’antilope et le rongeur, il vivait au bord de l’eau et était adapté à la fois à la vie terrestre et au milieu aquatique.

En effet, ses os très denses le rendaient particulièrement habile dans l’eau. On retrouve d’ailleurs cette caractéristique chez plusieurs autres espèces de mammifères semi-aquatiques comme le phoque ou l’hippopotame.

UNE ÉVOLUTION MOUVEMENTÉE

Malgré une apparence qui le distingue clairement des baleines, les scientifiques ont découvert plusieurs spécificités chez l’indohyus que l’on ne retrouve que chez les cétacés.

En effet, son oreille interne présente une structure quasiment identique, ses dents également ainsi que le placement de ses yeux.

Il n’y a qu’une seule différence de taille entre les deux espèces : le régime alimentaire. En effet, l’indohyus était herbivore, ce qui n’est pas le cas des cétacés.

Les cétacés seraient ainsi devenus carnivores après avoir définitivement rejoint la mer. Mais il faut manier cette hypothèse avec précaution, car la preuve indubitable d’une filiation entre les deux espèces reste encore à trouver.
L’indohyus a toutefois de bonnes chances d’être le point de transition dans l’évolution mouvementée des cétacés.
 

Evy - signature animée Titi

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mardi 26 juin 2018

Moi, le lundi !!! (mais ça, c'était avant ...)

 

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lundi 25 juin 2018

Saint-Brieuc prend des couleurs avec Just do Paint, le festival de street-art

 

  

13 façades ont été métamorphosées dans le centre-ville de Saint-Brieuc / © F3
13 façades ont été métamorphosées dans le centre-ville de Saint-Brieuc / © F3

 

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La première édition du festival Just do Paint se tient à Saint-Brieuc jusqu'à ce dimanche : 13 façades de la ville sont repeintes par des artistes internationaux, français et bretons. De quoi s'en mettre plein les yeux.

  https://youtu.be/5sNV7xPYpi0

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Depuis jeudi dernier, le festival Just do Paint et son collectif de 35 artistes ont investi la ville de Saint-Brieuc. Les street artistes se sont vu attribuer 13 façades du ventre-ville, et leur redonne des couleurs.

"Tout le monde ne va pas en galerie ou en musée" estime Morne, artiste du collectif TFS, "là ce sont des musées à ciel ouvert, c'est une gratuité de l'art qui n'existait pas auparavant".
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Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/saint-brieuc-prend-couleurs-just-do-paint-festival-street-art-1500271.html
Auteur Stéphane GrammontPublié 

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mercredi 20 juin 2018

Les cinq espèces de rhinocéros

  Photo de Rhinocéros

http://data.photos-animaux.com/photos/648/6471/1280-3-647015.jpg

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Le rhinocéros est un mammifère ongulé herbivore de grande taille vivant en Asie ou en Afrique. Sa peau est épaisse (environ 6 cm), nue, sauf chez le rhinocéros de Sumatra. Les membres du rhinocéros se terminent par trois doigts munis d'un sabot.

La gestation dure plus d'un an (15 mois) et après sa naissance le petit reste environ deux ans avec sa mère.

Les rhinocéros ont été exterminés par l'Homme car leur corne est utilisée pour des usages thérapeutiques. En raison de la longue durée de l'accouplement, des vertus aphrodisiaques ont été attribuées à la corne de rhinocéros.

Les cinq espèces de rhinocéros

Il existe cinq espèces de rhinocéros (trois en Asie et deux en Afrique), toutes sont menacées.

En Asie, les espèces du genre Rhinoceros (Rhinoceros unicornis ou rhinocéros indien, et rhinocéros de Java) n'ont qu'une corne, alors que le rhinocéros de Sumatra en possède deux. Les rhinocéros de Java et de Sumatra sont en danger critique d'extinction.

En Afrique se trouvent le rhinocéros noir (Diceros bicornis) et le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum) qui sont tous les deux bicornes. Le rhinocéros blanc d'Afrique est celui qui est le moins menacé, contrairement au rhinocéros noir en danger critique d'extinction.

 

Auteure :  Marie-Céline Ray, Journaliste (Futura planète)

 Source : https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/mammifere-rhinoceros-15971/

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mardi 19 juin 2018

À bicyclette !

Belle Époque

Belle Époque

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Tout au long de son histoire, l’image et la pratique de la bicyclette se sont définies comme celles d’un magnifique instrument de liberté contre les entraves d’une étroite proximité.

Une liberté qui s’est affirmée contre l’essor d’une industrialisation oppressante puis au coeur du combat écologique.

En ce long printemps pluvieux, qui confine les corps et qui rabougrit les âmes, le besoin surgit, je vous en prends à témoin, d’un grand bol d’air pur.

Et voilà pourquoi dans le cadre du week-end consacré au sport par France culture, j’ai choisi ce matin de vous parler de la bicyclette, jadis, naguère et aujourd’hui.

Car tout au long de son histoire, une histoire qui court sur deux siècles déjà, son image et sa pratique se sont définies continument comme celles d’un magnifique instrument de liberté contre toutes les entraves d’une étroite proximité.

Une liberté qui s’est affirmée longtemps contre l’essor d’une industrialisation oppressante puis, en notre temps, au cœur même du combat écologique : puisque l’effort qu’exigent les vélocipèdes n’emprunte rien aux multiples pollutions que provoquent les autres modes de transport.

Mais si l’usage de la bicyclette peut apparaître comme une forme majeure d’individualisme, sa légende s’est construite d’autre part, ce qui en élargit l’intérêt, dans le grand mouvement des fêtes collectives, depuis les fameux Six jours du Vel’d’hiv jusqu’au Tour de France.

Ce Tour de France qui va être lancé dans quelques jours, pour sa 105e édition, et dont la popularité n’a quasiment jamais fléchi.

La bicyclette, c’est aussi la « petite reine », une définition qui, en République, peut faire rêver. Mon invité, Paul Dietschy, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Franche Comté, à Besançon, est un précieux spécialiste des relations entre le sport, la société et la culture depuis deux siècles.

Il est gourmand d’une réflexion au centre de laquelle la bicyclette est vouée à affirmer une place très éminente.

Donc, Mesdames et Messieurs, en selle ! 

 

par Jean-Noël Jeanneney

 

Source : https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/a-bicyclette

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lundi 18 juin 2018

La douloureuse conquête française de l’Algérie

« La prise de Mascara », estampe, 1836. Gallica-BnF


 

Retronews : Pourquoi Charles X décide-t-il en 1830 de l’expédition d’Alger ?

 

Jacques Frémeaux : Il s’agit d’une opération de prestige du gouvernement de Charles X, qui cherche alors à imposer en France une politique réactionnaire et un gouvernement plus autoritaire. Il estime avoir besoin d’une opération de cette envergure pour donner l’image d’un pouvoir fort, qui doit permettre de faire passer des réformes de politique intérieure.

Comment se déroule l’expédition ?

De très gros moyens sont mis en œuvre. On rassemble près de 40 000 hommes et des moyens navals considérables.

Contre l’adversaire, Alger était très bien défendue par des batteries mais il n’y avait pratiquement plus de marine algérienne, elle ne pouvait donc pas défendre les côtes. Les Français se gardent bien d’attaquer directement Alger, mais débarquent à Sidi-Ferruch, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.

Le débarquement a lieu en été, on craignait des tempêtes, mais finalement l’escadre arrive par beau temps et réussit à débarquer ses troupes. En quelques jours, l’armée marche sur Alger. Le 5 juillet, la ville capitule.

Qu’en pense alors l’opinion publique française ?

Une partie de l’opinion est satisfaite, car la réputation d’Alger, que l’on accuse d’être traditionnellement un nid de pirates, est assez mauvaise.

L’opposition en revanche est très hostile : on dénonce cette opération de prestige comme allant de pair avec le recul des libertés (voir notre dossier sur la suspension de la liberté de la presse). Les Trois Glorieuses, du 27 au 29 juillet, aboutissent au renversement de Charles X. L’expédition n’a pas suffi à sauver le régime.

Lorsqu’il succède à Charles X, Louis-Philippe a-t-il les mêmes velléités de conquête que son prédécesseur ?

Le retrait de la France serait une perte de prestige pour le nouveau régime. Par ailleurs, dès leur arrivée, les autorités françaises ont expulsé les représentants turcs qui gouvernaient l’Algérie, et on ne saurait à qui laisser le pouvoir. Et puis il y a l’idée selon laquelle Alger est « importante » pour la position de la France en méditerranée.

Le gouvernement de Louis-Philippe se maintient donc, mais ne fait pas beaucoup d’effort de conquête. La situation est très tendue en Europe, on préfère garder des forces en France. On retire donc la plus grande partie du corps expéditionnaire.

À partir de 1832, Abd el-Kader, seulement âgé de 24 ans, s’impose à quelques tribus d’Oranie comme le chef de la résistance à l’occupation française. La France signe avec lui deux traités, en 1834 et en 1837. L’occupation restreinte se met en place. Il faut organiser la colonie, y installer des garnisons, mais en se contentant de contrôler les côtes, sans aller plus loin dans le pays. Le gouvernement décide « l’occupation restreinte ».

Comment se déroule cette occupation, prémisse de la colonisation ?

Dès le début, les Français se heurtent à des résistances à l’occupation, que ce soit par des tribus locales qui n’acceptent pas la présence française, ou par des forces plus centralisées – comme celle d’Abd el-Kader. À l’est, dans la province de Constantine, le bey Ahmed reste fidèle au sultan de Constantinople. Plusieurs opérations sont lancées afin de récupérer Constantine, ce qui est fait en 1837, après un premier échec en 1836.

Puis, en 1839, Abd el-Kader déclare la Guerre sainte à la France, après la violation du traité de Tafna par les autorités françaises, traité qui devait assurer à Abd el-Kader l’autonomie des deux tiers du territoire algérien. Il y a à ce moment-là une rupture avec les Français. On envoie davantage de troupes – jusqu’à 110 000 hommes.

En 1841, le général Bugeaud programme l’occupation systématique du pays et la guerre de conquête de l’Ouest algérien, puisque l’est est déjà soumis avec la prise de Constantine.

En 1847, c’est la reddition d’Abd el-Kader après une guerre particulièrement violente. La Grande Kabylie n’est occupée qu’en 1857. Les insurrections se poursuivent jusqu’en 1871 au moins. Le Sahara n’est totalement occupé qu’au début du XXe siècle.

S’ouvre alors la période de colonisation à proprement parler…

En réalité, elle a même commencé dès le début de la conquête : des colons se sont installés dans les villes, d’où les habitants partaient pour éviter le contact avec l’armée française, qui se livrait à un certain nombre d’exactions. À Alger, puis à Oran, les colons ont fait des achats de terres très tôt, et dans des conditions très irrégulières…

L’installation de colons autour des villes d’Alger et d’Oran et l’idée de la colonisation étaient déjà dans le projet du gouvernement de Louis-Philippe, mais c’était alors assez difficile à réaliser et donc limité. Avec la prise en main de Bugeaud, la colonisation s’étend.

Comment se passent les premiers temps de la colonisation ?

Quelques notables gouvernent avec les Français, mais dans l’ensemble la population est hostile : il y a l’idée que l’occupation par les Français chrétiens n’est pas légitime, et l’espoir qu’ils puissent être chassés par une insurrection ou des interventions extérieures. Mais les habitants sont plus ou moins obligés de se résigner. C’est le cas de la plus grande partie des notables, qui passent au service des colonisateurs.

La colonisation s’établit et se développe vraiment au moment de la Révolution de 1848, avec l’arrivée d’un certain nombre de chômeurs de villes françaises qu’on essaie d’établir en Algérie.

Les colons ont beaucoup de revendications en matière de terre, et aussi de gouvernement du pays, mais l’armée met un frein, car elle craint de se heurter au mécontentement de la population algérienne. Et puis, installer des colonies européennes crée une vulnérabilité en cas d’insurrection.

C’est donc sous la IIIe République, période durant laquelle l’armée perd une partie de son autorité, que la colonisation va vraiment se développer. De 1880 à 1900, on passe de 100 000 à 700 000 colons, dont la majorité vit dans les villes d’Algérie.

Propos recueillis par Marina Bellot.

Auteur : Jacques FremeauxProfesseur d'histoire contemporaine, Sorbonne Université

Source : https://theconversation.com/interview-la-douloureuse-conquete-francaise-de-lalgerie

 

Evy - signature animée Titi

Déclaration d’intérêts - Jacques Fremeaux ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Partenaires :  

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Nous vous proposons cet article en partenariat avec RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France

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vendredi 15 juin 2018

La soie des araignées, une fibre très performante

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https://www.1jour1actu.com/wp-content/uploads/la-toile-d2019araignee-des-dinosaures.jpeg

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La soie des araignées, souple, légère, recyclable et d'une résistance supérieure à celle de l'acier, a longtemps suscité la convoitise de l'armée américaine, celle-ci désirant l'utiliser pour fabriquer des gilets pare-balles ou des fils chirurgicaux.

Mais comment produire de la soie en grande quantité alors que ces prédateurs s'entre-dévorent pour protéger leur territoire ? Si invraisemblable que cela puisse paraître, des scientifiques ont trouvé la réponse… dans les mamelles des chèvres !

Bien avant l'arrivée de Spider-Man, les araignées et leurs toiles complexes fascinaient déjà les Hommes. Fruit de 400 millions d'années d'évolution, la soie des araignées est considérée comme le saint Graal en matière de performance de fibre.

Cinq fois plus résistante que l'acier et trois fois plus que le Kevlar - un matériau à base de pétrole utilisé pour réaliser des gilets pare-balles -, la soie d'araignée est un des matériaux les plus résistants sur terre, qui peut être transformé en fibre.

Les chercheurs estiment que cette fibre peut supporter un poids de plus de 45 tonnes par cm² ! Le tout en conservant une flexibilité et une légèreté à couper le souffle.


 https://youtu.be/uBC3Mi6viWE

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Une toile d’araignée se compose de fils de soie que l’arachnide génère à partir de glandes spéciales. Cette soie possède à la fois une solidité et une élasticité exceptionnelle. Unisciel et l’université de Lille 1 nous expliquent, avec la série Kézako, les secrets des toiles d’araignées. © Unisciel

Malheureusement, au fil de l'histoire, et malgré des efforts incessants, diverses tentatives infructueuses ont conduit à un constat sans appel : l'élevage d'araignées se trouve être une entreprise bien trop délicate et trop peu rentable.

Alors que ces prédateurs présentent la fâcheuse tendance à s'entre-dévorer pour protéger leur territoire, comment produire de la soie d'araignées en quantité industrielle ?

Les toiles d'araignées sont fascinantes. © Chuetz-mediendesign, DP

La solution pourrait bien venir de la production de soie synthétique et des progrès de la transgénèse. Grâce à des chèvres, des vers à soie ou encore à des bactéries dans lesquels on implante le gène codant pour la production de soie d'araignée, on peut désormais espérer obtenir enfin le fil tant convoité.

L'armée américaine a d'ores et déjà annoncé avoir lancé un test grandeur nature sur un gilet pare-balles. Le Dragon Silk - comprenez Soie de Dragon - est constitué de fils de soie d'araignée. Des fils produits par des vers à soie génétiquement modifiés.

Auteure : la rédaction de Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/tech/dossiers/technologie-biotechnologie-soie-araignees-fibre-tres-performante-121/

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Pour en lire plus sur le sujet, cliquez sur le lien suivant : 

https://www.futura-sciences.com/tech/dossiers/technologie-biotechnologie-soie-araignees-fibre-tres-performante-121/page/2/

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jeudi 14 juin 2018

Plus de 25 géoglyphes découverts au Pérou, près de Nazca

Redécouvert en novembre 2017, un grand géoglyphe représentant une orque et daté d’environ 2.000 ans. © Johny Isla Cuadrado, Peruvian Ministry of Culture, German Archaeological Institute

© Johny Isla Cuadrado, Peruvian Ministry of Culture, German Archaeological Institute 

On connaît tous au Pérou les lignes de Nazca. Avec l'aide de drones, des archéologues ont découvert des dizaines de géoglyphes dessinés dans le désert bien avant le peuple Nazca. De styles différents, ils sont une nouvelle énigme archéologique.

Ces géoglyphes, aujourd'hui presque imperceptibles à l'œil nu, seraient l'œuvre des Paracas, qui vivaient dans la région entre -500 et 200 de notre ère, et aussi de la culture intermédiaire des Topará. Quelques-uns, surtout ceux composés de lignes, sont attribués aux Nazca qui vivaient entre 200 et 700. La majorité de la cinquantaine de géoglyphes découverts à ce jour a été réalisée sur les flancs des collines, sans doute pour être vus des habitations en contrebas, pensent les chercheurs.

Beaucoup représentent des Hommes, en particulier des guerriers, et aussi des animaux. Les thèmes et aussi le point de vue les distinguent des motifs de Nazca. Toutefois, dans les deux cas, le sens de ces représentations demeure mystérieux.

Pourquoi avoir dessiné ces figures ? Quel était le rituel ? Quoi qu'il en soit, ces découvertes montrent que la tradition est très ancienne : « Au total, nous parlons de 1.200 ans de production de géoglyphes », a souligné Johny Isla Cuadrado, du ministère de la culture péruvien, à Reuters

Cette découverte ouvre la porte à de nouvelles théories sur la fonction et la signification de ces gravures ».

Des géoglyphes découverts et protégés par des drones

Très inquiet des menaces de pillage et de dégradation qui pèsent sur l'ensemble des sites archéologiques du Pérou - il y a eu l'épisode malheureux des manifestants de Greenpeace qui ont marché près du colibri, à Nazca, en 2014, et ont ainsi piétiné toute la zone (l'ONG s'est depuis excusée) - Luis Jaime Castillo Butters, de l'université pontificale catholique du Pérou, a donc tout de suite accepté l'offre de GlobalXplorer de mener des cartographies aériennes. « La documentation et la géolocalisation des sites sont la meilleure protection que nous pouvons leur offrir », a-t-il expliqué à National Geographic (la National Geographic Society participe au financement).

C'est ainsi que des sites candidats remarqués sur des images satellites ont été survolés par des drones, plus à même de dévoiler des détails. Ils ont pu identifier des géoglyphes en partie effacés dont les lignes ne mesurent pas plus de quelques centimètres de large.

Pour le chercheur, bien que les géoglyphes soient dans la même zone que Nazca, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, il est important de les protéger du développement urbain, souvent illégal dans ces provinces, et d'autres dégradations possibles, volontaires ou non. « Nous ne nous battons pas contre un pilleur équipé d'une pelle qui s'enfuit en courant lorsqu'il est repéré. Nous nous battons contre une armée d'avocats. » 

C'est pourquoi les emplacements de ces sites sont pour l'instant gardés secrets.

Auteur : Xavier Demeersman, Journaliste

Source https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/archeologie-plus-25-geoglyphes-decouverts-perou-pres-nazca-71540/

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mardi 12 juin 2018

Quelles sont les plus vieilles villes du monde ?

 L’ancienne ville d’Alep, le centre historique de la ville actuelle, est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. © Craig Jenkins, Wikimedia Commons

© Craig Jenkins, Wikimedia Commons 
Démêler les faits des mythes et légendes, c'est la tâche qui incombe aux archéologues pour couronner les plus anciennes villes du monde.
Mais faire parler les vestiges archéologiques, s'ils existent, ne suffit pas. Encore faut-il se mettre d'accord sur ce qu'est une ville.

Les plus vieilles villes encore habitées

Plusieurs villes se revendiquent comme étant les plus anciennes au monde. Parfois, les traces archéologiques leur donnent tort ou témoignent d'un peuplement intermittent, et non continu.

Ci-dessous une liste non exhaustive des villes comptant parmi les plus anciennes de la planète :

En Asie :
  • Varanasi, Inde : fondée en 3000 av. J.-C, d'après la légende ; en 1000 av. J.-C., d'après les vestiges archéologiques.
  • Luoyang, Chine : une des capitales historiques de Chine, établie en 2070 av. J.-C.

En Europe :

  • Athènes, Grèce : ville depuis 4000 av. J.-C. ; des indices d'une présence humaine dès 11000 av. J.-C.
  • Argos, Grèce : 5000 av. J.-C., possiblement la plus ancienne ville d'Europe.
  • Plovdiv, Bulgarie : fondée en 6000 av. J-C., mais habitée continûment depuis 3500 av. J.-C.
  • Fayoum, Égypte : autrefois Shedet, ou Crocodilopolis pour les Grecs, 4000 av. J.-C.
  • Suse, Iran : possède une acropole datant de 4200 av. J.-C. qui témoigne typiquement du statut de cité.
  • Byblos, Liban : depuis au moins 5000 av. J.-C.
  • Damas, Syrie : fondée en 9000 av. J.-C., mais habitée avec certitude depuis 2000 av. J.-C.
  • Jéricho, Palestine : les archéologues ont trouvé 20 peuplements successifs et les premières fortifications remontant à 9000 av. J.-C., mais habitée continûment depuis 3000 av. J.-C. seulement.
  • Alep, Syrie : autrefois Halab, aurait été fondée en 4300 av. J.-C. ; existait depuis au moins le deuxième millénaire avant notre ère, d'après l'Unesco ; des traces d'occupation humaine dès 5000 av. J.-C.

 

Auteure : Floriane BOYER, Futura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/villes-sont-plus-vieilles-villes-monde-8819/

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