* Evynou 35 *

mardi 12 février 2019

Une étude met en lumière le déclin catastrophique des insectes

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MENACE  Ils sont un maillon indispensable de nombreux écosystèmes

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Eviter l’effondrement

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d'extinction « et chaque année, environ 1 % supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41 %) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10 %) huit fois plus », soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires » : « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels », insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Les pesticides fortement soupçonnés

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition : le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018. « Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait un des chercheurs, Vincent Bretagnolle : car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

A l’origine de la perte des insectes, les chercheurs australiens désignent le bouleversement de leur habitat et le recours aux pesticides de synthèse, au cœur de l’intensification de l’agriculture dans le monde ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur le cas de l’Europe et des États-Unis où l’on dispose de suivis les plus réguliers. « Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ». A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes, les espèces invasives, et enfin le changement climatique mais surtout dans les régions tropicales.

Auteurs : 20 Minutes avec AFP

Source : https://news-w-planete.20minutes.fr/planete/2448663-20190211-

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Signature - Evy bleugif

 

ATTENTION - « J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension ».

 

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dimanche 10 février 2019

Le populisme, un terme trompeur

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Le terme populisme est polysémique. Certains considèrent le populisme comme un style (proximité langagière avec le « peuple », habillement simple « populaire », etc.) ; d’autres réduisent le populisme à un discours démagogique.

On peut aussi considérer que l’aspect le plus important pour définir un populiste, en plus des deux précédents, est son attachement à se considérer comme le représentant du « vrai peuple », c’est-à-dire comme le représentant légitime de la majorité silencieuse. Mais quelle est-elle ?

S’agit-il du peuple tout entier moins ceux d’en haut (les « élites »), c’est-à-dire de la majorité de la population nationale ? Parle-t-on de la partie prolétarisée de celle-ci ? Dans ce dernier cas, le « peuple » se réduit-il à la classe ouvrière à laquelle s’adjoindraient les chômeurs et les précarisés ? Y ajoute-t-on les employés ? Les artisans et les commerçants ? Les paysans ? Et où met-on les classes moyennes salariée ? Bref, le terme populisme est trompeur.

Les raisons de la montée en puissance

Il renvoie, dans les différents pays où il est utilisé, à des contenus différents : aux Pays-Bas, par exemple, à un parti de droite qui se radicalise (le Parti pour la Liberté) ; tandis qu’en France, il est utilisé pour qualifier un parti d’extrême droite qui essaie de muter (en l’occurrence le Rassemblement national). Au Venezuela, il sert à définir un régime autoritaire.

En France, il y a deux grandes formations populistes : le Rassemblement national (Jean‑Marie Le Pen excellait dans cet exercice) et La France Insoumise. D’ailleurs, cette dernière formation met en avant des théoriciens du populisme, en l’occurrence d’un populisme de gauche : Chantal Mouffe et Ernesto Laclau.

Le populisme est divers, d’où la difficulté d’en cerner les contours : son expression dépend du lieu où il est né, elle est liée à l’histoire du pays dans lequel il se développe. En outre, ce terme est abondamment utilisé comme disqualifiant –, ce qui ne facilite pas sa compréhension.

Les différents partis populistes apparaissent et se développent à partir du milieu des années 1980, à la suite de la stagnation économique née des chocs pétroliers du début des années 1970. Mais ils deviennent des partis de premier plan à compter du début des années 2000. Ce sont donc d’autres raisons qui sont à l’origine de l’essor de ces partis.

Parmi celles-ci, qui peuvent d’ailleurs se cumuler, figurent la montée de l’euroscepticisme et la question de la souveraineté, le poids de la mondialisation, la volonté de protectionnisme économique, le rejet des élites et des partis politiques et, évidemment, celui de l’immigration, en particulier celle provenant des pays arabo-musulmans.

Défendre le « vrai peuple »

Pour un partisan de cette façon de faire de la politique, être populiste est éminemment positif. Il s’agit de défendre le peuple, d’en être son porte-parole. La connotation négative est le fait de ceux qui le rejettent. Elle est utilisée comme une façon de disqualifier. En ce sens, elle devient synonyme de démagogie.

En outre, on peut être d’extrême droite sans être populiste. Pensons aux régimes technocratiques. L’un des meilleurs exemples reste l’« État nouveau » de Salazar au Portugal. Ceci dit, le style « populiste » est très fréquent à l’extrême droite, surtout dans les régimes totalitaires : Italie fasciste, Allemagne nazie. Mais il faut tenir compte du fait que ce populisme n’est pas spontané, il est au contraire très travaillé. Le populisme relève du discours extrémiste, dans le sens où il pousse à tout changer, à tout bousculer… Il porte en lui des germes radicaux.

Cette radicalité se manifeste dans l’idée de défendre le « vrai peuple ». En définissant un « vrai peuple », le leader populiste établit une double exclusion : d’un côté, cela revient à rendre les autres partis illégitimes, ceux-ci étant forcément corrompus (le « tous pourris » chez tous les populistes, de gauche comme de droite) ; de l’autre, à exclure les citoyens qui ne soutiennent pas la politique de ce leader (ils deviennent alors des ennemis) : car s’il y a un « vrai peuple », forcément homogène, il y a aussi, en miroir, un « faux peuple ».

Le cœur du populisme, son essence, n’est pas la critique des élites – les leaders populistes sont d’ailleurs rarement issus du « peuple », bien au contraire –, mais le rejet du pluralisme de l’offre politique. Sauf que, sans pluralisme politique, il n’y a pas de démocratie.

Malaise dans le système représentatif

S’il existe un populisme droite et un populisme de gauche, distincts, ceux-ci se rejoignent dans l’idée d’être le représentant du « vrai » peuple. Le rapport aux élections de ces formations est d’ailleurs symptomatique : les populismes rejettent le système représentatif au profit du référendum et préfèrent s’adresser directement au peuple.

En ce sens, il s’agit d’un symptôme d’un malaise dans le système représentatif. Comme il est censé connaître les besoins de ce peuple, le leader populiste est à même d’identifier la volonté populaire, il n’a guère besoin d’institutions intermédiaires. Le rejet des pratiques électorales se voit dans le décalage, selon lui, entre le résultat électoral et celui des populistes : la majorité silencieuse, n’ayant pu s’exprimer (pour quelle raison ? Cela reste un mystère), les procédures électorales sont remises en cause.

Toutefois, il ne faut pas repousser d’un geste de la main le populisme ou mépriser ceux qui sont attirés par ce vote. Il faut maintenir un dialogue avec ces partis, mais en respectant plusieurs règles :

  • ne pas les disqualifier d’office, par exemple en les traitant de démagogues, de racistes ou de menteurs ;

  • il faut faire de vraies contre-propositions ;

  • il faut condamner fermement les propos les plus antidémocratiques ou moralement les plus inacceptables ;

  • Surtout, il faut prendre conscience que le populisme relève d’une crise de la représentation pour deux grandes raisons : premièrement, l’électorat des grands partis s’érode, ceux-ci ne renouvelant ni leur personnel, ni leurs idées ; deuxièmement, cet électorat devient très volatile.

Face au populisme, l’un des enjeux est donc de renouer la confiance entre les partis de gouvernement et l’électorat, et surtout de proposer des idées nouvelles, mobilisatrices, qui peuvent – et doivent – être concrétisées.

 

Auteur :  - Politiste, historien des idées, chercheur associé, École pratique des hautes études (EPHE) (article du 28 novembre 2018)

Source :  https://theconversation.com/le-populisme-un-terme-trompeur

 

Signature - Evy bleugif

 

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mercredi 6 février 2019

La chandeleur : des crêpes pour se régaler !

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Pourquoi des crêpes à la Chandeleur ?

Mais au fait, pourquoi mange-t-on des crêpes à la Chandeleur ?  L'origine de la Chandeleur, sans doute catholique, est ancienne. Elle remonte au Ve siècle et n'est pas du tout spécifique à la Bretagne. Le pape en fonction à l'époque, Gélase, souhaitait ainsi récompenser avec des crêpes les pèlerins venus à Rome pour fêter la présentation de Jésus au Temple. Le choix des crêpes n'était pas anodin. En effet, elles ont alors un symbole particulier. Elles représentent, par leur forme ronde, le Soleil et l'abondance. Mais d'où cette tradition de la Chandeleur tire-t-elle ses origines ? Quelle est la signification de la fête de la Chandeleur ? Découvrez-le dans notre page spéciale.

Origine de la Chandeleur

Les origines de la Chandeleur demeurent disputées. Dans l'Empire Romain, il était d'usage, mi-février, de fêter les Lupercales. Cette période, riche en célébrations débridées (à l'image des Saturnales de la mi-décembre, qui auraient engendré Noël), se célébrait au Lupercal, une grotte située au pied du Palatin à Rome, en l'honneur de Faunus, divinité des troupeaux et de la fécondité. Or, le mois de février marquait, dans une société fondée sur l'agriculture, une période importante : celle des premières semailles.

La période correspond également, en Europe du nord, à l'ancien culte celte irlandais d'Imbolc. Les paysans célébraient alors la divinité de la fécondité en organisant des parades aux flambeaux. Pas sûr, néanmoins, que ces fêtes païennes aient directement engendré la fête que nous connaissons.

Tradition de la Chandeleur

La chrétienté s'est appropriée la date du 2 février, au moins à partir du IVe siècle, avant que l'événement ne soit officialisé par le pape Gélase. Des réjouissances célébrant la présentation de Jésus au Temple, quarante jours après la veillée de Noël, sont signalées dans les textes au Proche-Orient dès le IVe siècle. Le pape Gélase aurait "officialisé" le rite un peu plus tard, l'étendant à l'ensemble de la chrétienté, qui n'était pas encore divisée (les églises catholiques, orthodoxes ou protestantes apparaîtront bien plus tard). La fête aurait également été popularisée par l'empereur bizantin Justinien.  

Qu'est-ce que la Chandeleur ?

La Chandeleur doit son nom à la "Festa candelarum" : en latin, "fête des chandelles". Les croyants vont alors développer l'usage d'allumer des cierges ou des chandelles. Cette tradition est notamment vivace dans les églises : chez les catholiques, le prêtre peut profiter de cette fête pour bénir les chandelles des personnes venues prier, achetées à l'avance et qui seront utilisées dans l'année. Les fidèles en ramènent souvent une chez eux et l'exposent à leur fenêtre le 2 février. Autrefois, il était d'usage d'enlever les objets liés à Noël (houx, crèche...) à l'occasion de la Chandeleur. 

Chair dorée et forme de disque, l'apparence des crêpes de la Chandeleur ressemble à celle de la galette de l'Epiphanie. Dans les campagnes, on disait que la farine de l'année serait perdue si elle ne servait pas aux crêpes de la Chandeleur. Aux alentours du Ve siècle, les paysans utilisaient donc la farine en trop des semailles pour préparer des crêpes symbolisant une prospérité à venir. 

Signification de la Chandeleur

Pour les chrétiens, le 2 février correspond à un épisode biblique : la Présentation de Jésus au Temple. Il est raconté par l'évangéliste Luc : "Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier né de sexe masculin sera consacré au Seigneur". Traditionnellement, le rite juif demandait aux parents d'un nouveau né de participer à une cérémonie de purification de la mère, quarante jours après l'accouchement. 

Dans la Bible, Marie et Joseph se présentent au Temple à Jérusalem (qui fut plus tard détruit par Rome) à ce moment précis et procèdent au sacrifice de deux colombes, selon les préceptes révélés par Moïse. Un vieil homme sage nommé Syméon serait entré dans le Temple et aurait reconnu la "nature divine" du nouveau-né en le prenant dans ses bras. L'homme aurait vu dans l'enfant la "lumière" qui éclairerait les païens. La scène de la présentation au Temple a servi de sujet à de nombreux peintres : Fra Bartolomeo, Hans Holbein, Philippe de Champaigne, Simon Vouet... Un cantique en est aussi né, ou chant de Syméon, composé à partir des paroles qu'aurait alors tenues le prophète : "Maintenant, Seigneur, tu peux me laisser m'en aller dans la paix, tu peux me laisser reposer... car mes yeux ont vu le Salut que tu prépares à la face des peuples."

C'est ce fait sacré qui donnera pour les chrétiens le sens de la Chandeleur, où l'on célébrera la lumière apportée sur la Terre. Pour les chrétiens, cette clarté rappelle la "lumière" prodiguée par le Christ et est un symbole du renouvellement de la foi mais aussi de la pureté de la Vierge Marie.

De nombreuses traditions liées aux crêpes ont vu le jour, notamment en France. L'une d'elles consiste à tenir un louis d'or (ou plus communément, une pièce de monnaie) dans une main et à retourner une crêpe en la jetant en l'air depuis sa poêle. Une retombée élégante et non pliée de la pâte serait de bonne augure pour les finances du foyer. Par ailleurs, les plus superstitieux conserveront la première crêpe dans une armoire : là, elle aurait le don d'attirer la chance.

Fête de la Chandeleur

Ce samedi 2 février, selon la tradition populaire, les crêpes symboliseront le retour du soleil après les nuits à rallonge de l'hiver. En effet, en ce début du mois de février, l'astre se lève de plus en plus tôt à l'est et se couche de plus en plus tard à l'ouest (la durée du jour s'allonge de 3 minutes par jour). La consommation de crêpes est un hommage à la renaissance de la nature, au cycle de saisons et plus précisément au printemps qui s'annonce. 

La Chandeleur de nos jours, ce n'est pas seulement les crêpes, mais aussi le cidre qui les accompagne ! En fonction de la garniture des crêpes, le cidre le plus indiqué peut changer : du cidre à la poire sublimera par exemple les crêpes au chocolat quand du cidre rosé se mariera délicatement avec les crêpes fourrées à la confiture. Un bon cidre brut fera l'affaire pour des crêpes à la pomme.

Date de la Chandeleur

Le chiffre à retenir est 40. Dans la liturgie chrétienne, la Chandeleur est fixée au 2 février, c'est à dire 40 jours après la veillée de Noël du 24 décembre. La date est en effet censée représenter un épisode biblique : la Présentation au temple de l'enfant Jésus par sa mère, Marie. Cet événement raconté dans la Bible aurait eu lieu 40 jours après la naissance du Christ. Plus tard, au IVe siècle, la papauté a fixé la célébration de la naissance du Christ au 25 décembre, jour de la Nativité, c'est à dire Noël. La Chandeleur est donc fixée quarante jours après Noël, au 2 février, dans la tradition catholique. Il s'agit du 33ème jour de l'année et même la survenue d'années bissextiles ne change pas sa date. 

Chandeleur 2019

La chandeleur est prévue ce samedi 2 février 2019. De date fixe, elle tombe comme chaque année un 2 février, mais le jour de la semaine change (elle avait par exemple eu lieu un vendredi en 2018). A l'inverse d'une date du calendrier religieux comme le Mardi gras ou le Vendredi saint, dont la date change mais le jour de la semaine non, comme leurs noms l'indiquent.

Auteure : La Rédaction - linternaute.com

Source : https://www.linternaute.com/sortir/guide-des-loisirs/1211535-chandeleur-2019-quelle-recette-de-crepe-la-tradition-expliquee/

1) Evy - signature animée Titi

 

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