* Evynou 35 *

mercredi 20 juin 2018

Les cinq espèces de rhinocéros

  Photo de Rhinocéros

http://data.photos-animaux.com/photos/648/6471/1280-3-647015.jpg

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Le rhinocéros est un mammifère ongulé herbivore de grande taille vivant en Asie ou en Afrique. Sa peau est épaisse (environ 6 cm), nue, sauf chez le rhinocéros de Sumatra. Les membres du rhinocéros se terminent par trois doigts munis d'un sabot.

La gestation dure plus d'un an (15 mois) et après sa naissance le petit reste environ deux ans avec sa mère.

Les rhinocéros ont été exterminés par l'Homme car leur corne est utilisée pour des usages thérapeutiques. En raison de la longue durée de l'accouplement, des vertus aphrodisiaques ont été attribuées à la corne de rhinocéros.

Les cinq espèces de rhinocéros

Il existe cinq espèces de rhinocéros (trois en Asie et deux en Afrique), toutes sont menacées.

En Asie, les espèces du genre Rhinoceros (Rhinoceros unicornis ou rhinocéros indien, et rhinocéros de Java) n'ont qu'une corne, alors que le rhinocéros de Sumatra en possède deux. Les rhinocéros de Java et de Sumatra sont en danger critique d'extinction.

En Afrique se trouvent le rhinocéros noir (Diceros bicornis) et le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum) qui sont tous les deux bicornes. Le rhinocéros blanc d'Afrique est celui qui est le moins menacé, contrairement au rhinocéros noir en danger critique d'extinction.

 

Auteure :  Marie-Céline Ray, Journaliste (Futura planète)

 Source : https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/mammifere-rhinoceros-15971/

Evy - signature animée Titi

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ATTENTION - J’attire l’attention de mes lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur mon blog, le sont à la seule fin de vous informer. Le continu de ces articles n’engage que leur auteur. Je ne fais que véhiculer des informations. Merci de votre compréhension.

 

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mardi 19 juin 2018

À bicyclette !

Belle Époque

Belle Époque

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Tout au long de son histoire, l’image et la pratique de la bicyclette se sont définies comme celles d’un magnifique instrument de liberté contre les entraves d’une étroite proximité.

Une liberté qui s’est affirmée contre l’essor d’une industrialisation oppressante puis au coeur du combat écologique.

En ce long printemps pluvieux, qui confine les corps et qui rabougrit les âmes, le besoin surgit, je vous en prends à témoin, d’un grand bol d’air pur.

Et voilà pourquoi dans le cadre du week-end consacré au sport par France culture, j’ai choisi ce matin de vous parler de la bicyclette, jadis, naguère et aujourd’hui.

Car tout au long de son histoire, une histoire qui court sur deux siècles déjà, son image et sa pratique se sont définies continument comme celles d’un magnifique instrument de liberté contre toutes les entraves d’une étroite proximité.

Une liberté qui s’est affirmée longtemps contre l’essor d’une industrialisation oppressante puis, en notre temps, au cœur même du combat écologique : puisque l’effort qu’exigent les vélocipèdes n’emprunte rien aux multiples pollutions que provoquent les autres modes de transport.

Mais si l’usage de la bicyclette peut apparaître comme une forme majeure d’individualisme, sa légende s’est construite d’autre part, ce qui en élargit l’intérêt, dans le grand mouvement des fêtes collectives, depuis les fameux Six jours du Vel’d’hiv jusqu’au Tour de France.

Ce Tour de France qui va être lancé dans quelques jours, pour sa 105e édition, et dont la popularité n’a quasiment jamais fléchi.

La bicyclette, c’est aussi la « petite reine », une définition qui, en République, peut faire rêver. Mon invité, Paul Dietschy, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Franche Comté, à Besançon, est un précieux spécialiste des relations entre le sport, la société et la culture depuis deux siècles.

Il est gourmand d’une réflexion au centre de laquelle la bicyclette est vouée à affirmer une place très éminente.

Donc, Mesdames et Messieurs, en selle ! 

 

par Jean-Noël Jeanneney

 

Source : https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/a-bicyclette

Evy - signature animée Titi

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lundi 18 juin 2018

La douloureuse conquête française de l’Algérie

« La prise de Mascara », estampe, 1836. Gallica-BnF


 

Retronews : Pourquoi Charles X décide-t-il en 1830 de l’expédition d’Alger ?

 

Jacques Frémeaux : Il s’agit d’une opération de prestige du gouvernement de Charles X, qui cherche alors à imposer en France une politique réactionnaire et un gouvernement plus autoritaire. Il estime avoir besoin d’une opération de cette envergure pour donner l’image d’un pouvoir fort, qui doit permettre de faire passer des réformes de politique intérieure.

Comment se déroule l’expédition ?

De très gros moyens sont mis en œuvre. On rassemble près de 40 000 hommes et des moyens navals considérables.

Contre l’adversaire, Alger était très bien défendue par des batteries mais il n’y avait pratiquement plus de marine algérienne, elle ne pouvait donc pas défendre les côtes. Les Français se gardent bien d’attaquer directement Alger, mais débarquent à Sidi-Ferruch, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.

Le débarquement a lieu en été, on craignait des tempêtes, mais finalement l’escadre arrive par beau temps et réussit à débarquer ses troupes. En quelques jours, l’armée marche sur Alger. Le 5 juillet, la ville capitule.

Qu’en pense alors l’opinion publique française ?

Une partie de l’opinion est satisfaite, car la réputation d’Alger, que l’on accuse d’être traditionnellement un nid de pirates, est assez mauvaise.

L’opposition en revanche est très hostile : on dénonce cette opération de prestige comme allant de pair avec le recul des libertés (voir notre dossier sur la suspension de la liberté de la presse). Les Trois Glorieuses, du 27 au 29 juillet, aboutissent au renversement de Charles X. L’expédition n’a pas suffi à sauver le régime.

Lorsqu’il succède à Charles X, Louis-Philippe a-t-il les mêmes velléités de conquête que son prédécesseur ?

Le retrait de la France serait une perte de prestige pour le nouveau régime. Par ailleurs, dès leur arrivée, les autorités françaises ont expulsé les représentants turcs qui gouvernaient l’Algérie, et on ne saurait à qui laisser le pouvoir. Et puis il y a l’idée selon laquelle Alger est « importante » pour la position de la France en méditerranée.

Le gouvernement de Louis-Philippe se maintient donc, mais ne fait pas beaucoup d’effort de conquête. La situation est très tendue en Europe, on préfère garder des forces en France. On retire donc la plus grande partie du corps expéditionnaire.

À partir de 1832, Abd el-Kader, seulement âgé de 24 ans, s’impose à quelques tribus d’Oranie comme le chef de la résistance à l’occupation française. La France signe avec lui deux traités, en 1834 et en 1837. L’occupation restreinte se met en place. Il faut organiser la colonie, y installer des garnisons, mais en se contentant de contrôler les côtes, sans aller plus loin dans le pays. Le gouvernement décide « l’occupation restreinte ».

Comment se déroule cette occupation, prémisse de la colonisation ?

Dès le début, les Français se heurtent à des résistances à l’occupation, que ce soit par des tribus locales qui n’acceptent pas la présence française, ou par des forces plus centralisées – comme celle d’Abd el-Kader. À l’est, dans la province de Constantine, le bey Ahmed reste fidèle au sultan de Constantinople. Plusieurs opérations sont lancées afin de récupérer Constantine, ce qui est fait en 1837, après un premier échec en 1836.

Puis, en 1839, Abd el-Kader déclare la Guerre sainte à la France, après la violation du traité de Tafna par les autorités françaises, traité qui devait assurer à Abd el-Kader l’autonomie des deux tiers du territoire algérien. Il y a à ce moment-là une rupture avec les Français. On envoie davantage de troupes – jusqu’à 110 000 hommes.

En 1841, le général Bugeaud programme l’occupation systématique du pays et la guerre de conquête de l’Ouest algérien, puisque l’est est déjà soumis avec la prise de Constantine.

En 1847, c’est la reddition d’Abd el-Kader après une guerre particulièrement violente. La Grande Kabylie n’est occupée qu’en 1857. Les insurrections se poursuivent jusqu’en 1871 au moins. Le Sahara n’est totalement occupé qu’au début du XXe siècle.

S’ouvre alors la période de colonisation à proprement parler…

En réalité, elle a même commencé dès le début de la conquête : des colons se sont installés dans les villes, d’où les habitants partaient pour éviter le contact avec l’armée française, qui se livrait à un certain nombre d’exactions. À Alger, puis à Oran, les colons ont fait des achats de terres très tôt, et dans des conditions très irrégulières…

L’installation de colons autour des villes d’Alger et d’Oran et l’idée de la colonisation étaient déjà dans le projet du gouvernement de Louis-Philippe, mais c’était alors assez difficile à réaliser et donc limité. Avec la prise en main de Bugeaud, la colonisation s’étend.

Comment se passent les premiers temps de la colonisation ?

Quelques notables gouvernent avec les Français, mais dans l’ensemble la population est hostile : il y a l’idée que l’occupation par les Français chrétiens n’est pas légitime, et l’espoir qu’ils puissent être chassés par une insurrection ou des interventions extérieures. Mais les habitants sont plus ou moins obligés de se résigner. C’est le cas de la plus grande partie des notables, qui passent au service des colonisateurs.

La colonisation s’établit et se développe vraiment au moment de la Révolution de 1848, avec l’arrivée d’un certain nombre de chômeurs de villes françaises qu’on essaie d’établir en Algérie.

Les colons ont beaucoup de revendications en matière de terre, et aussi de gouvernement du pays, mais l’armée met un frein, car elle craint de se heurter au mécontentement de la population algérienne. Et puis, installer des colonies européennes crée une vulnérabilité en cas d’insurrection.

C’est donc sous la IIIe République, période durant laquelle l’armée perd une partie de son autorité, que la colonisation va vraiment se développer. De 1880 à 1900, on passe de 100 000 à 700 000 colons, dont la majorité vit dans les villes d’Algérie.

Propos recueillis par Marina Bellot.

Auteur : Jacques FremeauxProfesseur d'histoire contemporaine, Sorbonne Université

Source : https://theconversation.com/interview-la-douloureuse-conquete-francaise-de-lalgerie

 

Evy - signature animée Titi

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